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Rencontre avec Gloria Nasr

Publié le 17/03/2016 à 15:07:05

Je peux pas, j’ai
Je peux pas, j’ai " Marathon des Sables "

Du 08 au 18 avril 2016 se tiendra la 31ème édition du Marathon des Sables. À cette occasion nous vous présenterons chaque semaine l’un des coureurs emblématiques de cette saison. Pour ce premier opus nous faisons un gros plan sur Gloria NASR (46 ans), Médecin de médecine physique et de réadaptation. Une femme de son temps, sportive et féminine ! Une femme active qui se lance corps et âme dans cette aventure !

Le MDS comme une thérapie intérieure
G.N : Courir le Marathon des Sables c’est comme une cure détox de l’âme, en quelque sorte ça recharge et purifie notre esprit. C’est une course mythique dans un cadre idyllique, le désert, un grand espace de paix et de liberté. On est en rupture avec la routine, loin du stress du quotidien. Avec la fatigue, il est difficile de rester les pieds sur terre, alors l’esprit s’évade. L’épurement matériel laisse s’éveiller des sensibilités plus intérieures. Le confort est rudimentaire, on emporte le strict nécessaire, sans cesse en contact avec la terre sans goudron, sans chaise, sans lit. Courir la nuit dans le désert, c’est magique, on éprouve un sentiment de sécurité ce qui peut paraitre paradoxal et un sentiment d’intimité.

Femme active et entrainement, une adaptation de chaque instant
G.N : Ce n’est pas toujours facile de caser les entrainements dans un planning chargé. Je m’entraine tôt avant de commencer ma journée de travail ou entre midi et deux. Je m’entraine sur du plat et dans le froid parisien, loin des conditions du Marathon des Sables. Je m’entraine de la même façon toute l’année avec un principe de base, courir au feeling et sans douleur. Dans les deux mois qui précèdent le MDS, j’augmente un peu le kilométrage hebdomadaire, je cours 4 à 5 fois par semaine, les grosses semaines avoisinent 80 km. Je ne fais pas de séances avec le sac à dos. Je le teste une seule fois sur 2 à 3 km pour vérifier le
réglage des sangles.

Un MARATHON DES SABLES High tech ou authentique ?
G.N : Un MARATHON DES SABLES High tech tout en restant authentique. Pendant une semaine, les participants ont la chance d’être en contact
authentique avec une nature somptueuse, loin du confort occidental. On ramasse du bois pour faire du feu le soir au bivouac sous un ciel étoilé. On mange par terre, on dort par terre. Les conditions de vie sont spartiates. Alors si dans un souci permanent de sécurité des participants, l’organisation a fait le choix du high tech, je trouve cela très bien et ça n’enlève rien à l’authenticité. Pour ceux qui veulent 100% d’authenticité et zéro technologie, ils peuvent partir seuls à la conquête du Sahara, sans aucun encadrement, sans GPS au risque de se perdre ou d'affronter quelques mauvaises surprises.

Comment prendre plaisir sans bonne nourriture ?
G.N : Je suis une vraie gourmande et fin gourmet mais Le Marathon Des Sables est une course de gestion, il faut savoir gérer son effort, son
alimentation et son hydratation. Il faut trouver le meilleur rapport entre les calories et le poids qu’il faudra transporter. J'ai souvent autour de 3,6kg de nourriture pour environ 18000 cal, le minimum requis étant 2000cal/j je suis largement au-dessus mais cela reste peu comparé à l'effort fourni et à mon régime alimentaire habituel. Mon sac ne fait que 6,5kg, ce qui veut dire que je privilégie la nourriture. Je me réserve des petits plaisirs, les saucissons, les cacahuètes, les biscuits Tuc. J'ai une barre énergétique à base de fruits secs qui a le goût des baklava libanais, j'en raffole. Le Coca offert par l’organisation le lendemain de l’étape longue, quel luxe en plein milieu du désert.

Se couvrir de sable pour être belle, ça marche ?
G.N : Le total look ensablé, certes il y a plus glamour ! Mais on peut faire en sorte de rester élégante en toute circonstance. Je porte la même tenue
du premier jour au dernier jour, le choix de celle-ci est important. Elle est customisée de la paire des lunettes jusqu’aux lacets. D’ailleurs, pour moi, la
préparation de la tenue et du look fait partie intégrante de la préparation du Marathon  Des Sables. Et pendant que certains s’entrainent à dormir
par terre dans leur salon pour s’habituer, moi je fréquente les salons d’esthétique pour avoir une manucure et une pédicure parfaites et la peau bien
bronzée. Par contre, je ne plaisante pas avec le poids du sac. Pas de maquillage, pas de shampoing, aucun produit de beauté, même pas de brosse
à cheveux. Entre 100g de crème de jour et 100g de couscous, mon choix est vite fait, j’ai faim.

Que penses-tu des personnes en situation d’handicap ?
G.N : Je suis médecin de médecine physique et de réadaptation. Je connais l’importance de la volonté dans la reconstruction après un traumatisme et
dans la reconquête d’une fonction pour compenser un handicap. Mes patients me prouvent, tous les jours, que nous avons des ressources insoupçonnées. Quand on connait toutes les étapes et les difficultés que traverse un patient amputé des deux jambes et ce depuis l’accident, les chirurgies souvent multiples, une rééducation de longue haleine, apprendre qu’un coureur amputé bilatéral va affronter le désert avec ses deux prothèses, je dis c’est une sacrée leçon de vie. En dehors de leurs capacités physiques indéniables, les personnes en situation d’handicap qui participent au Marathon Des Sables ont une volonté indomptable.

Au-delà du Marathon Des Sables quels sont tes horizons ?
G.N : C’est ma quatrième participation et certainement pas la dernière. Sinon, j’aimerais revivre une nouvelle aventure telle mon Paris Beyrouth en courant. En 2013, j’ai accompli un défi personnel, une course transcontinentale entre mon pays adoptif la France et mon pays natal le Liban. De Paris à Beyrouth, 4150 km, à raison de 50 km par jour. Cette aventure fut une expérience unique qui a marqué ma vie. Je peux dire que j'y ai vécu les trois plus beaux mois de ma vie. Pendant mon Paris Beyrouth, j’ai rêvé de ma prochaine course transcontinentale, je l’ai beaucoup désirée depuis mon retour, désormais le projet est prêt et sera très bientôt annoncé.

 
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