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3 bonnes raisons de courir l’Ultra-Trail d’Angkor, par Sylvain Kinnen

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A 49 ans, Sylvain Kinnen est un passionné de course à pied qui n’a pas peur d’avaler des kilomètres. Avec 40 marathons à son compteur, il est aussi à l’aise sur route que sur sentiers. A son actif, 10 Marathons des Sables, un UTMB, une Diagonale des Fous, un UT4M et quelques autres monuments de l’ultra-trail. Il a déjà couru 4 fois l’Ultra-Trail d’Angkor, entre 2016 et la première édition et 2020 pour sa dernière participation. Autant dire qu’il sait de quoi il parle…

1 – Ultra-Trail d’Angkor : un voyage, des vacances, une course

« C’est en 2015 que j’ai vu passer les premières publicités pour l’Ultra-Trail d’Angkor. Déjà, un nouvel ultra était une info qui m’intéressait. Mais avec les temples cambodgiens du site archéologique d’Angkor, classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité en plus, j’ai tout de suite été intéressé. Ce qui nous a séduits, ma compagne et moi, c’était surtout la possibilité de combiner des vacances avec la visite des temples et, pour moi, la participation à l’ultra. La première fois, nous avons donc combiné des vacances en Thaïlande et la course au Cambodge, la seconde fois nous sommes allés à Hong Kong, la troisième à Singapour et la quatrième au Vietnam. C’est quand même plus sympa que de faire un aller-retour juste pour la course avec 2 jours avant et 2 jours après. »

ULTRA TRAIL ANGKOR PHOTO Regis Binard - SDPO
Photo Régis Binard – SDPO

2 – Ultra-Trail d’Angkor : une organisation au top

« La première fois, je me suis renseigné sur l’organisateur, Jean-Claude Le Cornec. J’avais déjà reçu des propositions pour une autre course qu’il organisait, les Foulées de la Soie, à laquelle je n’ai pas participé, mais du coup il y avait des avis sur lui et l’organisation sur Internet, son Facebook était plutôt bien fait et il était plutôt bien noté. Ça avait l’air à la fois familial et sérieux. Et effectivement, quand nous sommes arrivés sur place, nous avons pu apprécier cette organisation. C’était vraiment bien, avec beaucoup de gentillesse, de l’attention, tout ce qu’il faut. Et un côté très familial aussi, puisque nous étions au début un tout petit groupe. Il y avait à peine une trentaine de partants sur le 128 kilomètres ! »

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Sylvain Kinnen lors de sa 4e participation, en 2020, sur l’UTA 128 kilomètres. Depuis, à l’écoute des coureurs, l’organisation a raccourci l’UTA à 100 kilomètres. Photo DR

3 – Ultra-Trail d’Angkor : la magie des temples

« Depuis le temps que nous y allons, ma compagne et moi, nous avons appris à bien connaître les temples. Et si parfois les sites sont envahis par les touristes chinois, d’autres fois, c’est plus calme. Surtout la nuit, quand tu passes dans les ruines que tu éclaires à la frontale, c’est magique. Parfois, c’est même nous qui, en passant, avec nos lumières, allons réveiller des habitants allongés dehors sur un genre de structure en bois… Une année, Jean-Claude avait réussi à privatiser la Terrasse des Éléphants, dans la cité royale d’Angkor Thom, pour donner le départ. C’était génial de l’avoir rien que pour nous. Et pendant que je cours, ma compagne a son propre rituel en allant au Bayon, son temple préféré, avec ses grandes sculptures de visages qui se regardent… Elle prend un livre et elle va se caler là… »

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Prendre le temps d’admirer les temples de la civilisation Khmer… Photo Sylvain Kinnen

Sylvain Kinnen : « 100 kilomètres, ce sera bien suffisant ! »

En ayant appris que la distance de l’épreuve la plus longue de l’Ultra Trail d’Angkor allait passer en 2023 à 100 kilomètres, au lieu des 128 qu’elle comportait, Sylvain Kinnen a trouvé l’idée très bonne. On lui a demandé pourquoi. Entre autres…

Esprit Trail : 128 kilomètres à peu près plats, pour un ultra-traileur ayant fait l’UTMB, c’est rien, non ?

Sylvain Kinnen : (Rires.) Non, ce n’est pas rien ! C’est vrai qu’au niveau du profil il n’y a qu’une petite bosse à peu près au milieu, avec 200 mètres de dénivelé qu’on redescend après, donc ça a l’air facile. Mais dans les faits, c’est surtout la chaleur qui est dure à supporter. Des fois tu as de l’eau, des fois tu n’en as pas ; des fois tu as des rivières, des fois tu n’en as pas… Et puis tu cours souvent sur de la latérite, un terre de couleur rouge qui renvoie la chaleur.

Sur une édition, il faisait tellement chaud que j’avais trouvé une technique : je courais quand il y avait du soleil et dès que j’arrivais à l’ombre des arbres, je marchais pour récupérer. Pour te donner un ordre d’idée, sur mes 4 participations, j’ai dû mettre au minimum 22 heures et au maximum 26 pour les 128 kilomètres. Alors qu’en règle générale sur un 100 en France je mets 12h30.

J’ai lu quelque part que c’est Antoine Guillon et Christophe Le Saux (1er et 3e en 2017), qui ont déjà participé à l’épreuve, qui ont conseillé à Jean-Claude de diminuer la distance. C’est une bonne chose, car ça permet aussi de garder un peu de fraîcheur pour pouvoir faire un peu de tourisme après la course.

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Antoine Guillon et Christophe Le Saux tout sourire lors de leur participation à l’UTA. Photo SPDO

Esprit Trail : Tu as participé à 4 éditions sur 6. C’est une drogue ?

Sylvain Kinnen : Comme je le disais, c’est la possibilité de combiner de vraies vacances avec la course qui nous a incité à y retourner, ma compagne et moi. Ça, et également l’organisation, qui est vraiment au top. Lors de la dernière édition, on avait même des policiers qui nous suivaient pour s’assurer qu’on ne se trompait pas d’itinéraire. Très attentifs, au point même que l’un des deux qui nous accompagnait, mon coéquipier et moi, est allé dans un petite échoppe de bord de piste pour « réquisitionner » des boissons pour nous…

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Pause boisson pour Sylvain Kinnen, à l’ombre d’une échoppe. Photo DR

Esprit Trail : Quel est ton plus beau souvenir de l’Ultra-Trail d’Angkor ?

Sylvain Kinnen : La première édition. Déjà, pour avoir réussi à franchir la ligne d’arrivée, et parce que je suis monté sur le podium de ma catégorie, moi qui n’avais jamais fait un podium de ma vie. Avec le ministre du tourisme qui m’avait remis mon trophée, et moi qui me demandais ce que je faisais là. Ah, et puis un truc amusant : je suis assez sujet aux hallucinations, et lors d’une de mes participations, il y avait des vaches sur le bord du chemin, et moi je pensais que c’était des Bisounours. Mais ça, c’est pour l’anecdote. Sinon, c’est la beauté des temples et la gentillesse des gens que l’on rencontre sur place, accueillants, bienveillants.

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Sylvain Kinnen sur le podium de sa catégorie lors de la première édition de l’UTA, qui lui vaudra de porter le dossard N°1 lors de la 2e édition. Photo DR

Plus d’informations et inscriptions : sdpo@sdpo.com / https://ultratrail-angkor.com/

Découvrir le film de l’édition 2022

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