Il y avait du beau monde sur cette 7ème édition du Grand Trail du Lac ! Les coureurs des 2 parcours (75km et 34km) se sont dépassés profitant au maximum de cette belle journée automnale de course autour du lac du Bourget.
Les trailers se sont élancés du Bourget-du-lac de 5h à 6h ce dimanche par vagues de 100 coureurs. C’est donc dans une ambiance un peu plus intimiste et à la lueur des frontales que les coureurs ont entamé leur course autour du lac du Bourget. Ils ont tout d’abord longé ce dernier avant de prendre un peu de hauteur en direction du premier ravitaillement de La Chambotte. En tête dès le départ, Sébastien Spehler a mené la cadence poursuivi par Sylvain Court et Baptiste Chassagne. Les coureurs ont ensuite mis le cap vers les crêtes de Cessens où ils ont pu profiter de magnifiques points de vue sur la lac avant d’entamer une descente vers le deuxième ravitaillement de Portout au bord du canal de Savière. Les concurrents engagés sur le 34km ont rejoint ceux du grand parcours à 10h depuis le charmant village médiéval de Chanaz. Clément Durance en grande forme était à nouveau sur la ligne de départ prêt à faire tomber son record. Après une montée vers Ontex, les coureurs ont attaqué la tant redoutée ascension de la Dent du chat pour ensuite redescendre sur le Bourget-du-Lac par un chemin très technique et plutôt gras du fait de la météo de ces derniers jours. Les 117 bénévoles, en place sur l’ensemble du parcours, ont comme chaque année été aux petits soins pour les coureurs, redoublant d’efforts sur cette édition particulière pour le plus grand plaisir des participants. 
Sébastien Spehler explose le record sur le 75km

Sébastien Spehler, grand favori de l’épreuve reine, a fait honneur à son statut. Il a bouclé les 75km en 6h41’31” et explosé le record de Steve Dobert de 55 minutes. « Je suis toujours content de venir sur des courses différentes, c’est l’occasion de découvrir de nouveaux parcours. Une superbe journée pour moi, sur une distance comme celle-là que j’apprécie » déclare-t-il sur la ligne d’arrivée. Derrière lui, la bataille a été belle. Les coureurs se sont dépassés et nous ont offert un beau spectacle avec beaucoup d’émotion à l’arrivée. Baptiste Chassagne, termine 2e en 7h18’47”, fier de lui car il n’a “jamais lâché” même si il aurait aimé faire la boucle en moins de 7h. Clovis Chaverot, très ému sur la ligne d’arrivée, complète ce beau podium. Après avoir tout donné dans la dernière descente, il termine juste devant Emir Graïri (7h29’52”) et Matthieu Simon (7h31’01). Sylvain Court, en tête sur les 40 premiers kilomètres, passe la ligne en 9e position. “C’est un superbe parcours, je me suis accroché pendant la première moitié mais l’enchaînement avec les championnats de France militaire de cross a semble-t-il laissé des traces“.

Julia Rezzi s’impose chez les féminines en 9h11’44”. Elle termine devant Sophie Gagnon (9h19’05”), sans toutefois battre le record établi l’an passé par cette dernière.Christine Denis Billet complète le podium en 9h33’15”.
Triplé pour Clément Durance sur le 34km

Clément Durance, double vainqueur 2018 et 2019, s’impose en 2h56’46’’ sur le 34km. Déjà détenteur du record de l’épreuve, il réussit à nouveau à gagner une minute sur son temps de référence, la descente un peu grasse l’empêchant “d’envoyer” autant qu’il le prévoyait. “Je suis très content de cette 3ème victoire. J’ai l’habitude de partir en tête assez fort mais cette année c’est parti encore plus fort. J’ai pu reprendre l’avantage sur la partie roulante“. Une belle bataille effectivement : Fleury Roux monte sur la deuxième marche du podium après avoir rattrapé Paul Jay dans la descente et termine juste 2 minutes devant ce dernier.  Laure Desmurs s’impose chez les féminines en 3h43’11. Après avoir fait la course en tête, elle passe la ligne d’arrivée très fraîche, presque étonnée de terminer sur la plus haute marche du podium. Une belle surprise pour Laure, “je savais que c’était un superbe trail mais je ne m’étais jamais inscrite car je redoutais la Dent du chat. Finalement c’est passé tout seul ! J’ai couru aux sensations et j’ai laissé déroulé comme ça venait“. Diana Ballet (4h06’59”) et Marie Dandrieux (4h12’46”) viennent compléter le podium.

Une belle bataille également sur le relais 75km

Du côté des relais, la course est allée très vite aussi ! En 6h32’42’’, la team Go For It Running Grand Chambéry, composé de Florent Tournay, Hugo Renaux, Simon Ollier et Alexandre Shutz pose un nouveau record et termine juste devant les 2ème et 3ème (1er relais mixte). La première équipe féminine avec Gaëlle Decorse, Marie Paturel, Candice Bonnet et Alice Niemaz passe quand à elle la ligne d’arrivée en 8 h19’39’’.

Podiums

75km

Scratch hommes1 – Sébastien Spehler(6h41’31)2 – Baptiste Chassagne (7h18’47)3 – Clovis Chaverot (7h28’56)Scratch femmes
1 – Julia Rezzi(9h11’44)2 – Sophie Gagnon (9h19’05)3 – Christine Denis Billet (9h33’15)


34km

Scratch hommes1 – Clément Durance (2h56’46)2 – Fleury Roux (3h00’51)3 – Paul Jay (3h02’4) Scratch femmes
1 – Laure Desmurs (3h43’11)2 – Diana Ballet (4h06’59)3 – Marie Dandrieux (4h12’46)
75km relais

1er relais hommeFlorent Tournay / Hugo Renaux / Simon Ollier / Alexandre Shutz (6h32’42)1er relais femmeGaëlle Decorse / Marie Paturel / Candice Bonnel / Alice Niemaz (8h19’30)1er relais mixtePauline Nicolantonio / Benjamin Liotier / Damien Jeanjean / Clémentine Geoffray (6h34’37)

Un numéro fidèle à l’esprit de ce magazine qui conjugue le trail selon vos envies de nature et d’évasion. Des conseils pour tous les niveaux de pratique, des textes ciselés par nos journalistes experts sans cesse sur votre terrain de jeu, et des reportages au cœur du trail. Des défis personnels, des courses, des rencontres, des histoires d’hommes et de femmes qui s’éblouissent de sentiers et d’efforts ! Partagez ces moments avec nous, ils le valent bien ! 

La première épreuve de l’Ultra Trail des Montagnes du Jura, longue de 180 km, a connu des conditions climatiques extrêmes et a compté de nombreux abandons parmi les participants.
Les Suisses Fabrice Fauser chez les hommes et Stéphanie Perriard chez les femmes ont su braver les éléments pour remporter cette course au prix d’efforts intenses.

Photo Ben Becker – UTMJ

Des conditions dantesques

Après un départ dans des conditions plutôt sèches pour les 221 concurrents au départ à 8h vendredi au départ de Lancrans, la pluie s’est invitée sur le parcours pour tomber en continu et gagner en intensité sur tout le tracé … Elle s’est ensuite transformée en neige dès 5h du matin aux Rousses et sur les cimes du parcours. Une météo chaotique qui a eu raison de bon nombre de participants avec plus de 2/3 d’abandons. Le local Sacha Devillaz, bien placé en tête, a dû renoncer pour hypothermie, puis c’est le Haut-Savoyard Arnaud Lejeune, pourtant en 2e position qui a dû abandonner.


La Suisse à l’honneur

Photo Ben Becker – UTMJ
Echappé depuis le 30e km, Fabrice Fauser a fait la course en tête pour couper la ligne en 24 heures 53 minutes et 39 secondes.

Fabrice Fauser à l’arrivée de la course : « on a eu la chance de partir au sec mais la pluie s’est intensifiée au fil du parcours, on a ensuite eu le droit à la neige avec plus de 10 cm par endroits ! Il fallait être costaud aujourd’hui, on a eu le droit à tout ! J’ai eu un problème de lampe frontale qui m’a fait perdre du temps mais j’ai pu trouver une solution. J’ai eu un coup de pompe autour du 140e km mais je me suis accroché pour garder la tête de la course. C’était mon tout premier 180 km, j’habite à 20 km je connais très bien les lieux, c’est génial de pouvoir gagner ici. »

Côté femmes, c’est Stéphanie Perriard qui a franchi la ligne en premier (12e au général) pour un doublé suisse !
 
Classement final du 180 km 
1er : Fabrice Fauser (Suisse) : 24 heures 53 minutes et 39 secondes
2e : Alexandre Boucheix (France) : 25 heures 59 minutes et 07 secondes
3: Patrick Duboz (France) : 26 heures 48 minutes et 53 secondes
12e au général et première femme : Stéphanie Perriard (Suisse) : 30 heures 23 minutes et 09 secondes
Fabrice Fauser. crédit photo GDphotos.net f

Les autres épreuves

Le départ de la Franco-Suisse, l’épreuve de 112 km et 4650 D+, a été donné ce matin aux Rousses et c’est le français Adrien Alix qui a coupé la ligne le premier en 10 h 00 mn et 13 s.
Toujours aux Rousses ce matin, peu après le départ de la Franco-Suisse, c’est celui de la Renarde (72 km 2600 D+) qui a été donné avec Julien Chorier (France) en favori, celui-ci a terminé la course main dans la main avec Kevin Vermeulen (France).

Demain se tiendront les deux dernières courses de l’événement avec la CMM (38 km 1100 D+) dont le départ sera donné à La Chapelle des Bois à 8h et la Lynx (19 km et 690 D+) qui verra s’élancer les derniers traileurs du week end à Mouthe à 10h.

Epreuves à suivre en live sur le site web de l’UTMJ.

Après avoir testé et apprécié la Lone Peak 4, nous étions impatients d’essayer cette nouvelle version 4.5, et nous n’avons pas été déçus. Grâce à la large toe-box (juste à peine un peu plus étroite que celle de sa grande sœur), on ressent un réel confort, avec les métatarses et les orteils bien installés pour pouvoir jouer pleinement leurs rôles d’amortissement et de propulsion, grâce à une excellente stabilité de l’appui et une optimisation de la poussée. Par rapport à la version 4, la tige a été légèrement renforcée et rehaussée au niveau du talon pour plus de stabilité, sans pour autant nuire au sentiment de liberté et d’aisance, que l’on a en courant avec ces chaussures ! Le pied ne ballotte pas, tout en n’étant pas du tout entravé, d’autant plus que l’empeigne comporte plus de zone de mesh aéré que sur l’ancienne version, pour une meilleure « respirabilité » du pied. La semelle intermédiaire procure un compromis optimal entre amorti et retour d’énergie, amorti d’autant plus confortable que la semelle présente une épaisseur de 25mm.Côté accroche, la semelle extérieure reste identique et très performante, avec un caoutchouc très souple pour l’adhérence, ainsi que des gros crampons multidirectionnels agressifs disposés notamment sous les métatarses, c’est-à-dire la zone de réception et de relance.Le système de laçage est parfait, avec des passants bien solides qui accueillent les lacets. La languette est renforcée en son milieu pour mieux tenir en place. A noter toujours le système d’accroche pour une guêtre avec un scratch au talon, un œillet sur l’avant du système de laçage, mais les deux passants de chaque côté de la chaussure ont disparu. Attention, comme pour tous les modèles Altra, on est sur du zéro drop. Il faut donc faire preuve de beaucoup de progressivité dans son utilisation, si on n’est pas habitué à ce type de chaussure.

A noter aussi la sortie en août d’une série spéciale « Chamonix ».

Utilisation : Entrainement et trail en terrain technique.

Poids : 240g en 38,5, 310gr en 42.5

Drop : 0mm

Prix : 140€

LES +Confort de la large toe-box, souplesse, accroche et dynamisme.

LES – Exigence du drop zéro

Alors que l’on s’acheminait vers un Festival des Templiers 2020 réduit à la seule journée du dimanche avec le Grand Trail, nous venons d’apprendre l’annulation totale de l’événement…

Extrait du communiqué publié sur la page Facebook du Festival des Templiers : “La journée du dimanche est, elle aussi, annulée. Voilà…nous y sommes. Fin de tous les espoirs, fin d’une histoire chaotique, fin d’un combat erratique, fin de la partie signifiée d’un coup de sifflet érayé. Pas de sono pour donner le tempo, pas d’ERA pour frissonner et grésiller sur pieds, pas de fumigènes dans le champ des sirènes, pas de SAS pour écrire les préfaces. Pas d’arches montées surmontées de nos nouveaux totems en bois et fer, pas de trousses réalisées en Inde….Un grand trou blanc, un grand voile blanc…rien d’autre. Le 18 octobre au petit matin, 5h30 précisément, St-Estève restera noir, nous aurons l’humeur sombre passée au pressoir. Les Templiers resteront muets.”

Suite aux annonces du préfet du Rhône ce lundi 21 septembre concernant les nouvelles mesures restrictives pour tenter d’enrayer la propagation trop importante du virus dans l’agglomération lyonnaise, Lyon Urban Trail et le LUT by night, programmés le 31 octobre et le 1er novembre prochain, au départ de la Place Saint Jean, sont en conséquence annulés.

Photo Gilles Reboisson

Parmi ces nouvelles mesures restrictives, la réduction de la jauge de 5000 à 1000 personnes fait qu’à l’évidence, ce week-end Lyon Urban Trail, qui devait avoir lieu dans moins de 40 jours, ne pourra pas se dérouler dans ces conditions.

Cette annonce est un nouveau coup dur pour cet événement, les organisateurs et les événements sportifs lyonnais en général : « Nous y avons pourtant cru jusqu’au bout. Nous avons tout fait pour que cet événement puisse avoir lieu, après le 1er report du mois de mars, en adaptant nos jauges à 5000 personnes par jour. » précise Jean-Francois Cuinet, Président de Lyon Ultra Run, le club organisateur. « Nous avions notamment travaillé avec les services de la ville de Lyon afin de proposer un dispositif réaliste, qui puisse garantir la sécurité de tous. Hélas, nous prenons acte de cette nouvelle mesure de restriction annoncée hier par la Préfecture du Rhône, qui met fin à toute perspective d’organisation. »

Il s’agit bien sûr d’une une immense déception pour les plus de 7000 coureurs et randonneurs sportifs déjà inscrits sur les deux jours, l’ensemble des partenaires et les très nombreux bénévoles mobilisés depuis des mois dans la préparation de cet événement.

Les participants inscrits seront informés très prochainement par l’organisation des modalités concernant leur inscription.

Malgré les incertitudes quant à son organisation, cette nouvelle édition a tenu bien plus que toutes ses promesses.

Samedi 12 septembre, en s’élançant à 5h30 de Chatillon sur la Pano Vercors (85km/5200D+), les coureurs se sont vite retrouvés sur la première mise en bouche, le col des Caux. Si les champions, comme Benoit Girondel ou Francesca Canépa, vont trouver la première partie roulante, certains vont s’y brûler les ailes. Un passage rapide au petit jour au col de Gorodel, avant d’avoir les yeux éblouis par le cirque d’Archiane, avant « côte Chèvre » et ses 800D+ sur 4km. Devant, Benoit Girondel compte plus de 15mn d’avance sur le vainqueur 2018 Stépane Deperraz, et 22mn sur Adrien Belle. Chez les filles, Francesca Canépa, un moment en tête malgré 3 chutes, se fait reprendre par Aurélia Truel.  Marie Andrieux et Mandy Alcaraz sont à plus de 15mn. Le passage au Vallon de Combeau permet de relancer, avant d’arriver sur le passage le plus extraordinaire de la course. Un enchaînement du col de Menée, Mont Barral, Col de Seysse, Jocou, Col de Grimone, ceci à 2000m d’altitude. Un panorama à couper le souffle en 360°.

Francesca Canepa

Benoit Girondel s’envole !

Il attaque le passage le plus engagé à la Toussière et la Pare, avec plus de 50mn d’avance. Chez les femmes, Francesca a repris le commandement au Mont Barral, Aurélia pointe à 20mn, alors que Marie Andrieux, jette l’éponge sur blessure. Mandy Alcaraz pointe à 1h05mn. La descente sur le petit village de Boulc, confirme les positions. Francesca décide d’accélérer, passe 4ème au scratch et se rapproche de la 3ème place scratch au col du Pinet, et son tunnel qui permet de rejoindre les Gallands. La dernière bosse, va avoir raison de cet élan de générosité. Dans l’obligation de ralentir, elle va terminer, avec seulement 11mn54s d’avance sur une Aurélia des grands jours et Mandy Alcaraz à 23mn. A l’arrivée Benoît Girondel a plébiscité le parcours, et témoigné de son amour pour Chatillon en Diois et pour le Vercors qui pour lui est unique ! Comme pour le 2ème Stéphane Deperraz et pour le 3ème Romain Bouchard, qui a profité de l’abandon d’Adrien Belle à cause d’un coup de chaleur. Sur l’aire d’arrivée, les yeux étaient brillants, et reconnaissants pour l’organisation.

Benoit Girondel
Adrien Belle

Le dimanche, place au 37km et au 17km

Un départ commun, en respectant les consignes Covid, les coureurs s’engagent sur une partie de la Pano Vercors, avant de redescendre sur Chatillon. C’est le moment pour le 17km de franchir l’arrivée et au 37km de partir sur une boucle sauvage et technique, du côté du hameau de Ravel. Sur les 2 courses, le public a assisté à du grand spectacle. Sur le 17km, qui emprunte une partie du parcours du championnat du Monde de montagne 1989, Romaric Pelloux Tytgat a marqué les esprits, en s’envolant dans la première bosse, devant l’un des favoris, Morgan Dumas. Au sommet, il compte quelques mètres sur Morgan, alors que le vainqueur de 2019, Jean Vianny Daubelcour bagarre avec la jeune génération Valentin Chanron. Dans le final, les deux locaux vont se disputer la 3ème place. La jeunesse de Valentin l’emporte pour 45s. Devant, si Morgan a recollé sur la partie moins abrupte, il ne va rien pouvoir faire dans la descente technique. Romaric s’impose avec seulement une petite minute d’avance, pulvérisant le record de 5 minutes. Chez les filles, Marianne Peyron s’impose devant Camille Chanron et Isabelle Dragon dans un mouchoir de poche.

Morgan Dumas

Un 37km à rebondissement.

Au passage de Chatillon pour la première boucle, le local Jérôme Lassale arrive avec Samuel Bonnaud. Derrière c’est encore bien groupé à 40s. Dans la montée du col Régnier, Samuel coince. Revenant de l’arrière, c’est Sean Van Court qui prend le leadership, juste avant le ravitaillement au bassin de Ravel. Il compte 1mn d’avance, avant d’avoir un petit moment d’inattention à la sortie des Gallands. Jérôme arrive alors en tête sur la ligne d’arrivée. Étonné de cette 1ère place, les 2 hommes seront classés ensemble, à la demande de Jérôme.  Samuel termine 3ème. Chez les femmes, Aurélie Fournat s’impose devant Coline Péron et Erika Loursac.

Une édition des records

Record de participants, record de satisfaction, record des partages aussi, avec le déplacement des troupeaux en coopération avec les bergers, ainsi qu’une ouverture de la chasse reportée par les associations des chasseurs sur le secteur. De quoi réjouir les organisateurs.  Rendez-vous en 2021 avec encore des surprises !

Les passionnés de trail sont dans les starting blocks, la tenue de l’UTMJ, premier du nom, a été confirmée par les autorités. Les concurrents ont rendez-vous les 2, 3 et 4 octobre prochains pour participer aux différentes épreuves de la compétition.

Une première dans un décor de rêve
Les Montagnes du Jura seront, les 2, 3 et 4 octobre prochains, le théâtre de la première édition de l’UTMJ. Conjuguant une très longue expérience dans le tourisme (42 ans) et une expertise reconnue dans bon nombre de pratiques sportives de nature, l’association Espace Mont d’Or a naturellement pensé et mis en place l’UTMJ. Traversant pour la première fois les monts jurassiens du sud au nord, l’UTMJ ambitionne de devenir une référence incontournable.
Pour sa toute première édition, l’Ultra Trail des Montagnes du Jura promet une traversée complète d’un des plus beaux massifs français. Tout au long du parcours, la diversité des paysages fera vivre aux participants une expérience inoubliable. Les sommets du Haut-Doubs et du Jura Suisse formés par la Roche Jurassienne offrent un panorama et des points de vue exceptionnels sur la chaîne des Alpes. Des passages les plus techniques aux longues combes et vallées entourées de sapins, la distance Ultra garantit un dépassement de soi total, mais aussi des moments inégalés au cœur de la Nature.

Un environnement préservé
La haute qualité environnementale des Montagnes du Jura est un atout majeur à préserver, très attractif pour bon nombre de Français et d’étrangers. L’UTMJ s’inscrit résolument dans cette démarche respectueuse des espaces naturels traversés, tant dans sa propre organisation que dans les bonnes pratiques environnementales des coureurs, de leurs accompagnants et du public. Les parcours « hors normes » sont tracés sur le fil des Montagnes du Jura, de sorte à découvrir les richesses des milieux Naturels et la diversité des paysages (belvédères sur les Alpes, grands espaces des combes jurassiennes, pâturages, formations géologiques…). Pour être en cohérence avec ce principe, les participants doivent signer une Charte environnementale
visant à les responsabiliser et minimiser l’impact de leur passage.
 
Des mesures exceptionnelles
Dans un contexte sanitaire inédit, l’organisateur a décidé d’offrir 50 dossards aux soignants en soutien de leur engagement pendant la pandémie. Sur le plan de l’organisation, rien ne sera laissé au hasard, l’Espace Mont d’Or offre toutes les garanties pour le bon déroulement de l’épreuve (port du masque pour les bénévoles, spectateurs et membres de l’organisation, mise en place de sens de circulation pour le retrait des dossards et la restauration, signalétique, gel hydroalcoolique à disposition, distanciation sur le podium…)
Selon Eric Picot, Directeur d’Espace Mont d’Or : « la situation n’est pas idéale pour une première édition, mais nous avons pu éprouver tout l’été la mise en place des mesures sanitaires pour protéger nos vacanciers. Nous sommes spécialistes des vacances adaptées et avons accueilli plus de 1 000 personnes cet été dans le respect total du protocole sanitaire que nous avons mis en place. Les membres de l’organisation et les bénévoles de l’UTMJ sont donc tout à fait préparés à encadrer cette épreuve et faire respecter les règles. »
Les épreuves

Pour cette première édition, le Comité d’Organisation est notamment composé de trailers d’expériences et passionnés comme Jean-Marie Thévenard. Ils vous proposent un tracé de qualité offrant aux coureurs une belle épreuve.

Les 2 000 concurrents au départ participeront à l’une des 5 épreuves : UTMJ : 180 km et 7800 D+ au départ de Lancrans (01) au plus tard à 8h (l’heure définitive sera communiquée dès qu’elle aura été arrêtée par les autorités administratives) le Vendredi 02 Octobre 2020, arrivant à Métabief (25), en un temps maximum de 51h, en semi-autonomie. Pacer possible à partir des Rousses (km 68) Limité à 250 coureurs. En solo.  La Franco-Suisse : Les Rousses (39) – Métabief (25) : 112 km et 4650 D+, départ des Rousses à 5h00 le Samedi 03 Octobre 2020, empruntant la fin du parcours de l’UTMJ, en un temps maximum de 26h, en semi-autonomie. Limité à 400 coureurs. La Renarde : Les Rousses (39) puis redescente sur Métabief depuis le Morond : 72 km et 2600 D+ : départ des Rousses à 7h00 le Samedi 03 Octobre 2020. Limité à 600 coureurs. La CMM : Chapelle des Bois – Mouthe – Métabief : 38km et 1100 D+. Départ de Chapelle des Bois à 8h00) le Dimanche 04 Octobre 2020 à 8h00 avec un temps maximum de 8h. Limité à 900 coureurs. La Lynx : 19 km et 690 D+. Départ de Mouthe à 10h00 le Dimanche 04 Octobre 2020 avec un temps maximum de 5h. Limité à 900 coureurs. Rendez-vous à Lancrans dans l’Ain le 2 octobrepour le départ de l’UTMJ !

Après un report imposé en mars à quelques jours de l’événement, et une situation sanitaire qui se dégrade depuis l’été et plus encore depuis la rentrée, l’EcoTrail Organisation est au regret de devoir annuler l’édition 2020 de l’EcoTrail Paris.
Cette lourde décision s’impose aujourd’hui aux organisateurs, les obstacles devenant trop nombreux (complexité d’obtenir les autorisations, difficultés à trouver des bénévoles, …) et l’incertitude grandissant chaque jour en raison d’une organisation complexe.
« Nous partageons la déception des trailers inscrits qui s’étaient préparés et entraînés pour l’édition reportée de mars en octobre et qui attendaient que nous trouvions la solution pour que l’EcoTrail Paris ait lieu, malgré la crise du covid-19. Nous y aurons cru jusqu’au bout, investi plus que de raison du temps et des moyens financiers mais malheureusement, la situation sanitaire aura eu raison de nous. »
L’organisation de l’EcoTrail Paris 2020

Photo C. Guiard


Avec le soutien de ses partenaires, l’EcoTrail Organisation propose aux trailers inscrits plusieurs alternatives :
• Pour ceux inscrits avant l’ouverture de la bourse d’échange officielle et qui n’ont pas revendu leur dossard :

  • Un avoir pour participer à l’édition 2021 ou 2022 de l’EcoTrail Paris
    OU
  • un remboursement de 50% des droits d’inscription, avec un envoi par la poste du tee-shirt de l’édition 2020
    • Pour ceux ayant acheté un dossard sur la plateforme d’échanges :
  • Un avoir pour participer à l’édition 2021 ou 2022 de l’EcoTrail Paris, ainsi que le tee-shirt de l’édition 2020 par envoi postal.
    Information médias : mardi 15 septembre 2020
    L’EcoTrail est né en 2008 à Paris « d’une idée un peu folle qu’organiser une course nature en environnement urbain était
    possible.» (Jean Charles Perrin – Créateur du concept) L’objectif était dès lors d’offrir à Paris et la région Ile-de-France une
    véritable course nature ouverte à tous, mettant en valeur le milieu naturel et culturel de la région et inscrivant au coeur des
    préoccupations le bien-être des participants.
    A ce jour aucune date n’est encore définie quant au déroulement de l’EcoTrail Paris 2021, mais l’organisation
    l’affirme : « Nous comptons bien trouver le moyen de vous réunir à nouveau pour une nouvelle édition ludique, festif et éco-responsable »

Le coureur italien devait commencer aujourd’hui sa 4ème et dernière Transgrancanaria 360, mais il a décidé de ne pas continuer suite à une douloureuse lésion au quadriceps droit et aux très hautes températures. Il avait commencé son défi de parcourir les 4 Transgrancanaria 360 à la suite le 31 août dernier.

Luca Papi vient d’une autre planète, un extraterrestre comme beaucoup le définissent, une machine à kilomètres qui aujourd’hui a écrit une grande page de l’histoire de l’ultrafond. Le coureur italien s’était donné comme objectif de réaliser les 4 éditions de la Transgrancanaria 360, en parcourant plus de 1100km avec un dénivelé positif et négatif de plus de 100.000m en 15 jours. Mais aujourd’hui, 13 jours après le début de l’aventure, le coureur italien habitant en France a décidé de ne pas continuer et a arrêté le chrono à 850km et 41242m de dénivelé positif et négatif.

Luca Papi est parti lundi 31 août à 23h du Port de Las Nieves d’Agaete. Après un échauffement de 46km jusqu’au Roque Nublo, il a pris le départ de la première Transgrancanaria 360 de son défi sur le parcours de la dernière édition qui s’est tenue en mars cette année.

Il a commencé son aventure en bouclant en environ 72h le parcours de l’édition 2020 de la Transgrancanaria 360, sur un tracé très difficile de 262km, depuis le centre de Gran Canaria jusqu’au Phare de Maspalomas. Il a ensuite poursuivi avec le tracé correspondant à l’édition de la 360 2018 (269km/12000mD), au cours duquel, la nuit du dimanche 6, il est passé par l’un des endroits les plus emblématiques de l’île : la plage de “las canteras” ainsi que la “calle Triana”. Puis, il a enchaîné avec le tracé de l’édition 2019 (264km/13265mD), sur lequel il a mis 102h10mn à cause de la chaleur et d’une lésion au quadriceps droit l’obligeant à marcher sur une grande partie du parcours. 

Malgré des conditions extrêmes (semaines très chaudes avec des températures dépassant les 40 degrés la journée et jusqu’à 32 la nuit, très peu de sommeil seulement dehors sur le chemin, longs passages sans point d’eau), Luca n’a jamais perdu le sourire et a apprécié à chaque instant l’accueil des habitants de Gran Canaria qui sont venus le ravitailler, l’ont accompagné durant des heures, et l’ont même massé pour l’aider à récupérer.

Le conseiller du sport du Cabildo de Gran Canaria, Francisco Castellano, lui a remis une plaque commémorative à son arrivée à Maspalomas

Après ces 13 jours et 850km sur un parcours très exigeant cet ultra fondeur italien, vainqueur de trois des quatre éditions de la Transgrancanaria 360, est ainsi devenu l’un des athlètes les plus aimés dans l’île.

Photos Joséfir