Découvrez ce film qui suit les athlètes Karina Carsolio et Hillary Gerardi lors de leur voyage en Bolivie, en 2024, lorsqu’elles partent à la conquête du « fastest known time » sur le Huayna Potosí, l’une des montagnes les plus emblématiques de Bolivie. Pourtant, le record n’était pas l’essentiel — cette ascension portait une signification bien plus personnelle.
Karina avait d’abord imaginé ce projet avec son frère, amoureux de la montagne à l’âme joyeuse et sincère, décédé dans un accident d’alpinisme une semaine seulement avant leur départ pour la Bolivie. Karina est ensuite retournée sur cette montagne pour honorer sa mémoire et vivre l’aventure qu’ils n’avaient jamais pu partager, cette fois aux côtés de son amie et coéquipière Hillary Gerardi.
Ce voyage est devenu un pèlerinage de mémoire, une façon pour Karina de faire vivre son lien avec son frère dans ce paysage qui les a tous deux façonnés. C’est dans ces montagnes qu’ils ont grandi, et c’est là qu’elle s’est confrontée à la réalité de son deuil.
« Ma relation avec mon frère ne s’est pas arrêtée à sa mort, confie Karina. Elle continue de se construire » — et elle la nourrit à chaque fois qu’elle parcourt ces montagnes qui les ont vus grandir. Un film superbe et émouvant réalisé par Julien Elorza, où la montagne devient le miroir de la douleur, de la joie et de la spiritualité.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2026/07/Cantos-y-Flores.webp8401200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2026-07-15 12:50:462026-07-15 12:50:49Cantos y Flores, bien plus qu’un FKT en Bolivie
Un film qui raconte un bout de l’aventure de Mathieu Blanchard lors de sa participation à la Hardrock100 2025. Avec son équipe, il a voulu prendre une direction différente des films récits de course habituels : moins vlog et plus artistique. Travailler la couleur, le rythme, l’ambiance western, l’histoire des montagnes de San Juan et de ceux qui osent encore s’y aventurer.
À une époque où l’IA prend de plus en plus de place dans la création, Mathieu Blanchard et l’équipe de réalisation du film se sont aussi lancé un défi : ne pas utiliser d’lA dans ce film.
La voix-off, les motions, la 3D, le son, l’image… tout a été fait par de vrais artistes, avec du temps, des mains, des idées, des doutes et du cœur. Et finalement, c’est ça qui compte.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2026/07/HARDROCK-BLANCHARD.jpg6661200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2026-07-14 06:53:202026-07-14 06:53:22HEART OF ROCK : la Hardrock 100 de Mathieu Blanchard
Il s’appelle Noa Ohms, il est franco-allemand et il rêve de faire un jour l’UTMB. Et puis, hasard de la vie, son père, qui vit aux États-Unis et sait la passion de son fils pour l’ultra-trail, lui a offert à Noël 2025 un dossard pour le 100 Miles de la Canyon Endurance Run by UTMB 2026. Noa Ohms est donc parti aux États-Unis pour courir un 100 miles, et en est revenu avec une victoire et un Golden Ticket pour l’UTMB 2027.
Mais ce n’est pas vraiment ce dont ce film parle. Il raconte un père qui ne connaît presque rien au trail et qui s’est pourtant investi dans ce projet bien plus que son fils ne l’aurait imaginé. Reconnaissance du parcours, préparation des ravitaillements, assistance, logistique… il a découvert un univers totalement nouveau.
À ses côtés, il y avait aussi Martin, un ami de son père, qui au fil des jours est devenu une pièce essentielle de cette aventure. Ensemble, ils ont passé plusieurs semaines à Foresthill, au cœur de la Californie, à préparer cette épreuve qui allait rapidement devenir bien plus qu’un simple objectif sportif.
Le film de Valentin Anger raconte ce séjour. Les longues journées sur les sentiers américains ; les reconnaissances du parcours ; les discussions en voiture ; les doutes ; les certitudes ; les moments de partage ; la découverte d’une culture où l’ultra-trail occupe une place à part.
Et puis il y a la course. 160 kilomètres dans la chaleur californienne. Une journée entière à pousser, gérer, s’adapter. Mais au fond, la course – et la victoire – n’est que la fin de l’histoire. Et le début d’une autre, à l’UTMB, en 2027.
Sortie : 2026 Durée : 26 minutes Langue : Français et anglais sous-titré
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2026/06/Go-Big-Or-Go-Home.jpg7201280Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2026-06-23 16:27:012026-06-23 16:27:04Go Big Or Go Home
Pourquoi courir à Angkor, au milieu des temples millénaires de la culture Khmer, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO ? C’est à cette simple question que répondent les magnifiques images de ce clip vidéo tourné par Christian Biard lors de la dernière édition de l’Angkor Ultra Trail, en janvier 2026. 4 minutes et 10 secondes de sport, culture et émotion pour vous plonger dans l’une des plus belles courses de trail au monde.
Tous ceux qui ont participé à l’UTCAM sont unanimes : les courses sont dures, les sentiers techniques, mais les parcours entre mer et montagne sont exceptionnels. En 2025, pour la première fois, les organisateurs ont proposé une formule originale permettant de s’imprégner de tous les plus beaux panoramas azuréens : La Belle Épopée. Elle est de retour du 3 au 5 juillet 2026.
La Belle Épopée : 3 étapes 100% UTCAM
L’idée est géniale, et plutôt novatrice dans le calendrier des épreuves de trail français : proposer trois étapes « raisonnables » sur trois jours, à faire en solo ou en duo, pour aller des eaux transparentes de la Méditerranée jusqu’aux cimes du Mercantour, sans avoir à affronter les difficultés d’un ultra-trail. Ainsi, du vendredi au dimanche, les concurrents partent de Monaco pour rallier Saint-Martin Vésubie en trois étapes de 25 à 30 km chacune permettant de découvrir toutes les facettes de ce territoire extraordinaire.
Question intendance, pas de souci : l’inscription comprend les dîners et les petits-déjeuners du vendredi soir au dimanche après-midi, les transports en navette, une tente et un tapis de sol pour les bivouacs du vendredi et du samedi soir (prévoir votre duvet et un matelas pour plus de confort) et l’accès à un espace de récupération avec kinés à Saint-Martin Vésubie. Une aventure clés en mains conviviale à souhait, dans le plus pur esprit trail.
1ère Étape : Monaco – La Turbie, 27 km et 1610m D+
2ème Étape : Roquebillière – Saint-Martin Vésubie, 25 km et 2100m D+
3ème Étape : Saint-Martin Vésubie – Saint-Martin Vésubie, 30 km et 2150m D+
Les 3 étapes de la Belle Épopée. Source UTCAM
Les 7 courses de l’UTCAM 2026
– Vertical 5 km, le KV de la Maremontana au départ de Monaco
– 15 km de la Mysterious Race, un parcours surprise de 15 km et 1 000m D+ dévoilé la veille du départ
– 30 km de la Skyrace du Mercantour
– 50 km de la Skymarathon
– 75 km de la Skyultra
– 120 km de l’Ultra du Mercantour en solo ou en duo
– La Belle Épopée, 82 km en 3 étapes entre Monaco et Saint-Martin Vésubie en solo ou en duo
Katie Schide, vainqueure de l’ultra en 2020 : « Cette course est toujours un gros challenge. Plus de 19h, c’est dur mentalement, c’est dur de rester en mouvement, c’est dur de se dépasser. Mais c’est tellement beau ! Nul doute que je reviendrai m’y frotter avec plaisir. »
Germain Grangier, vainqueur de l’ultra en 2020 : « C’est une course extrêmement dure, que l’on sous-estime un petit peu en disant que c’est “que” 130 km. Il faut être patient. Avec les dernières difficultés à la fin, il n’y a jamais vraiment trop de répit. »
Pau Capell, vainqueur du format 52 km en 2022 : « Je ne connaissais pas les montagnes du Parc National du Mercantour, elles sont alpines et exigeantes, avec des montées terribles ! Mais c’était vraiment très beau. »
Benoît Girondel, vainqueur du 75 km en 2021 et du 125 km en 2022 : « La fin, qui est commune aux deux distances, est très technique, avec beaucoup de cailloux, des grosses montagnes, des bosses qui sont vraiment dures. Mais toute la partie dans le Mercantour est sacrément chouette. Et puis il ne faut pas rater le ravito d’après-course : il est énorme ! J’ai fait pas mal de courses dans ma vie, mais franchement, l’organisation et tout ce qui est mis en place pour ce repas d’après-course est énorme. C’est gargantuesque et c’est super bon ! »
Théo Le Boudec, vainqueur du 125 km en 2024 et du 120 km en 2025, à propos de sa première victoire en 2024 : « Un week-end fort en émotions qui vient remplir le bocal à souvenirs. Que c’est bon de vivre ces moments de sport, ces moments de vie… De gagner à la maison. Lever cette banderole les yeux rivés sur notre “petit coin de paradis” était pour moi un rêve. Je suis tellement reconnaissant envers l’organisation, les bénévoles présents de jour comme de nuit. »
Benoît Girondel, vainqueur de l’UTCAM 75 en 2021 et de l’UTCAM 125 en 2022. Photo UTCAM
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2026/06/OPEN-Utcam.jpg8001200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2026-06-11 07:37:562026-06-11 07:37:58La Belle Épopée de l’UTCAM : une triple dose de Mercantour
Pourquoi choisir de courir et souffrir ? C’est sur le format 100 Miles (160 km) du Canyons Endurance by UTMB qu’Alexis Richard a décidé de se poser la question. Pour ce Canadien, à la base, courir 100 miles appartenait à la catégorie des défis impossibles. Un truc réservé à une classe de gens spéciaux… et un peu fous. Puis, lentement mais sûrement, il a laissé sa curiosité grandir. Jusqu’à devenir l’un de ces fous, en prenant le départ du redoutable 100M du Canyons Endurance en avril 2026. Pourquoi souffrir sur une telle épreuve quand on pourrait rester tranquillement dans son canapé ? Ce film parle de ça : trouver les raisons d’avancer.
Et vous, quelles sont les vôtres ?
Sortie : 2026 Durée : 42 minutes Langue : Français
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2026/06/100-Miles-fois-POURQUOI-.jpg6751200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2026-06-08 18:24:092026-06-08 18:24:11100 Miles fois POURQUOI ? – Les raisons qui nous poussent à souffrir
Au terme d’un véritable mano a mano avec Théo Détienne, Hugo Deck a remporté la MaXi-Race pour la 2ème année consécutive. Chez les femmes, Toni McCann a survolé l’épreuve.
MaXi-Race : 3 favoris pour le podium
La 15èmeédition de la MaXi-Race a livré samedi 30 mai sur les rives du lac d’Annecy un scénario fou sur le plus long des parcours, le Tour du Lac, un 105 km avec 5700m D+. Sur un tracé inédit, qui se courrait dans le sens inverse des années précédentes, la course a été haletante et indécise jusqu’au bout.
Théo Detienne, Yannick Noël et Hugo Deck étaient annoncés comme les grands favoris et ils ont tenu leur rôle. Le premier à prendre le large était Théo Detienne. Après le km 17 et le premier ravitaillement, dans la longue ascension en direction de la Pointe de Talamarche, il faisait une première différence. Au km 28, il affichait 1’18 d’avance sur Hugo Deck et Yannick Noël, puis 1’49 au km 31. Un écart qui passait sous la minute à Doussard (Km 45).
MaXi-Race : le finish de fou de Hugo Deck
A la faveur d’un ravitaillement express, Hugo Deck entamait la deuxième partie de course en tête. Yannick Noël pointant alors à 47’’ et Théo Detienne à 1’03. Si peu après Yannick Noël marquait le pas, Théo Detienne, lui, comblait son retard et accélérait pour passer en tête au km 61 avec 3’32 d’avance sur Hugo Deck. Mais ce dernier ne se laissait pas faire et il reprenait les rênes dans l’ascension en direction du Semnoz.
« Il m’a doublé sans un regard et en faisant peut-être du 1500 m de dénivelé par heure, témoignera Théo Detienne. Il a été très fort. » À partir de cet instant, l’avance de Hugo Deck n’a cessé d’augmenter au fil des kilomètres. Le coureur du team adidas TERREX a finalement franchi en solitaire la ligne en 9h48’14 avec 8’39 d’avance sur Théo Detienne et 22’11 sur Yannick Noël. Il remporte l’épreuve pour la 2ème année consécutive.
Photo MaXi-Race
MaXi-Race : la déclaration d’Hugo Deck
« C’est la plus belle course de ma vie. Le temps que j’ai réalisé, je n’en reviens pas. Il faut savoir être fier de soi quand on réalise une performance de ce niveau-là. J’étais parti sur un chrono de 10h15 – 10h30. Je finis en 9h48. Je ne pensais pas être capable de faire ça, et je pense que j’ai réussi grâce à Théo (Detienne). Il était lui aussi à un niveau incroyable aujourd’hui. Son temps est costaud également. Juste aujourd’hui j’ai touché la grâce.
Théo nous a brisé le mental à sans cesse accélérer et ralentir. C’est ça qui est incroyable avec lui, sa façon de courir est déstabilisante. L’accompagner était dur et un moment j’ai même pensé ne pas finir sur le podium tellement il m’a usé après Doussard. Derrière je l’ai un peu repris dans la descente et dans la montée du Semnoz j’ai fait la différence.
J’ai tout donné pour gagner et je n’ai jamais réfléchi. À la fin, j’étais épuisé. Je traînais des pieds. Battre Théo, qui en junior me mettait 7 minutes sur 7 km, ce n’est pas rien. Je suis fier de ma course.»
MaXi-Race : la déclaration de Théo Detienne
« Hugo était très fort aujourd’hui. Il y a eu une belle bagarre entre nous deux. Ça a été un peu “je te passe, tu me passes”. Dès le départ, j’étais sur mes allures. Un moment, après Doussard, j’ai pris de l’avance mais quand il est revenu son attaque a été tranchante. Pour moi, le contrat a été rempli, la bataille était terrible ».
Photo MaXi-Race
MaXi-Race : Toni McCann dominatrice de bout en bout
Forfait il y a un an, Toni McCann était au départ cette année du Tour du Lac. La Néo-Zélandaise était annoncée comme la grande favorite et elle a tenu son rang. Dès les premiers kilomètres, elle a pris ses distances avec le reste des féminines. Un écart de quelques secondes qui s’est rapidement transformé en minutes pour dépasser l’heure sur la ligne d’arrivée . « Ça fait deux ans que je vis à Annecy maintenant, expliquait-elle. Le final dans le Semnoz était dur. Sur l’ensemble, j’ai bien géré ma course. J’avais prévu un chrono de 11 h 25 et je réalise 11 h 25. Le plan s’est déroulé sans accrocs. L’an prochain, je reviens et je ferai mieux. » Anna Llewellyn et Blandine Orsini complètent le podium.
Photo MaXi-Race
MaXi-Race : première pour Simon Paccard sur le Demi-Tour du lac
Le Demi-Tour du lac était le point d’orgue de la deuxième journée de la 15ème édition de l’événement, qui se déroulait sur un nouveau tracé avec près de 57 km et 3500 m de dénivelé positif et un départ de Doussard pour rejoindre Annecy. Dans des conditions rendues difficiles par la chaleur, Simon Paccard a rapidement pris les devants. Annoncé comme le grand favori, l’Annécien faisait la différence et s’échappait pour ne plus être rejoint et s’imposer en 5h16’32.
Derrière la lutte pour le podium a été plus indécise. Placé dès le début de course, Samuel Ponce s’est très tôt retrouvé dans la position du dauphin. Alors qu’il a longtemps lutté avec Joaquin Narvaez, sur la fin de la course, il a dû contenir le retour du Jurassien Dimitri Morel-Jean, qui n’a cessé de gagner du terrain au fil des kilomètres.
Finalement, Samuel Ponce franchit la ligne en deuxième position en 5h26’48 devant Dimitri Morel-Jean (5h29’36).
Photo MaXi-Race
MaXi-Race : la déclaration de Simon Paccard
« C’était une belle journée. Je ne m’attendais pas être devant mais la course a été ainsi. Nous avons pris les devants avec Joaquin (Narvaez) et Dylan (Ribeiro). J’avais peur de la chaleur mais ça s’est finalement bien passé. Je réalise la course parfaite. Parfois dans le passé, le statut de favori a pu être gênant. Mais pas là même si ce n’est jamais anodin de courir à la maison. J’ai pris tout ça avec détachement. Il faut savoir relativiser. Je suis très content de ma course. Je réalise l’une des plus belles courses de ma carrière. »
MaXi-Race : Ruth Croft évidemment
Annoncée également comme la grande favorite, la dernière gagnante de l’UTMB Ruth Croft a laissé peu de place au suspens. La Néo-Zélandaise s’est imposée en 6h20 devant deux coéquipières du team adidas TERREX : Louise Serban-Penhoat (6h32’47) et Anaïs Guillot (6h38’18). Les deux jeunes femmes ont tour à tour occupé la deuxième place, Louise Serban-Penhoat s’installant définitivement dans le fauteuil de dauphine après le Semnoz.
Photo MaXi-Race
MaXi-Race : la déclaration de Ruth Croft
« Je suis rentrée en Europe il y a dix jours. C’est différent de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie avec des montées plus longues. C’était ma dernière course avant l’UTMB. Je préfère réaliser un long bloc de préparation. »
Il n’avait jamais participé au Marathon des Sables, mais pour la 40ème édition, il n’a pas hésité à aller se confronter aux frères El Morabity, champions incontestés invaincus depuis plus de 15 ans. Pari gagnant, puisqu’il a bien failli bousculer la hiérarchie. Bienvenue dans ce numéro qui sent bon le sable chaud… et plein d’autres choses.
ESPRIT TRAIL N°149 : Ludovic Pommeret et Maryline Nakache étincelants
Si Ludovic Pommeret, en montant sur le podium du MDS et en rivalisant avec le vainqueur Mohamed El Morabity sur 2 étapes, dont la longue, a été brillant, que dire de Maryline Nakache ? Tenante du titre, la Française a survolé cette édition pour remporter son 3ème MDS, en s’offrant un grand chelem sur les 6 étapes de l’épreuve. Esprit Trail vous propose de vous replonger dans cette édition exceptionnelle.
Ventoux ET 149
ESPRIT TRAIL N°149 : Tout tout tout sur le Ventoux
Théâtre des championnats de France de trail 2027 dans le cadre du Trail du Ventoux, le Géant de Provence a fait vibrer la planète trail au sens propre comme au figuré, avec pour les coureurs des conditions de vent et de froid épiques. Esprit Trail revient sur les épreuves les plus emblématiques de cette fin de mois de mars, et vous livre un guide complet des parcours les plus sympas à découvrir pour vous offrir vous aussi le Ventoux, à votre rythme.
MDS ET 149
ESPRIT TRAIL N°149 : et toujours vos rubriques habituelles
Conseils d’entraînement, nouveautés d’équipement testées et approuvées, conseils en matière de santé et de nutrition, reportages sur les épreuves passées mais aussi sur les off et autres aventures sans dossards, nouvelles de la communauté, vous retrouverez dans ce numéro toutes les rubriques actuelles pour un panorama complet de l’actualité du trail.
Reportages ET 149
Retrouvez ESPRIT TRAIL n°149 dès maintenant en kiosque !
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-29-a-16.17.12.png12381920Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2026-05-29 16:26:232026-05-29 16:26:26ESPRIT TRAIL N°149 : Le Président Pommeret fait la Une !
Clément Deffrenne – alias Clemquicourt – vient de terminer le Baekdu Deagan Ridge Trail. Soit l’un des itinéraires les plus exigeants d’Asie, avec 760 km pour 64 877m D+ sur la grande dorsale montagneuse coréenne. Après un court silence subtilement orchestré sur ses réseaux sociaux, il revient avec un nouveau récit d’aventure filmé.
La fin d’une aventure, le début d’une autre
« Clemquicourt, c’est l’histoire d’un mec lambda, qui rêve de vivre de sa passion. Mais le problème, c’est que le rêve il s’est réalisé. », annonçait Clément Deffrenne dans une vidéo Instagram publiée le 25 avril dernier. Tout dans la mise en scène – enterrement en grande pompe du maillot Killcam – laissait croire à la fin d’un véritable personnage du trail moderne : format horizontal façon cinéma, voix-off presque froide, ton différent du traditionnel humour décalé, storytelling qui rappelle d’où il vient…
Dans le même temps, Clément Deffrenne avait même pris soin de supprimer l’intégralité des contenus publiés depuis plus de 2 ans sur son compte, pour soigner plus encore sa « disparition ». De quoi semer le trouble chez sa communauté, comme le montrent les commentaires sous cette vidéo aux 5,4 millions de vues. Mais en réalité, cette « disparition » était le teasing d’une renaissance, 9 jours plus tard, avec l’annonce d’un projet d’envergure : la traversée de la Corée du Sud du Sud au Nord.
L’enterrement du maillot KillCam, fin d’une aventure. Et début d’une autre… Instagram Clemquicourt
Un véritable coup de com assumé par cet influenceur-coureur, qui met en récit chacun de ses grands défis d’ultra-trail depuis quelques années en revendiquant un statut de créateur de contenu plus qu’un statut d’athlète, et ce malgré des résultats très honorables. Son compte Instagram aux 655 000 abonnés ne laisse planer aucun doute, qui présente une figure moderne de coureur créatif et influent. Clemquicourt y apparaît comme un personnage issu d’une sorte de jeu vidéo façonné à sa manière, avec son auto-dérision et son univers bien à lui. En fait, le Lillois casse les codes du trail, sans jamais laisser croire que tout est acquis. À travers ses vidéos immersives lors du Baekdu Deagan début mai en Asie du Sud, il donne à voir la réalité du terrain, et de ce sport qui a encore tout à lui apprendre.
Parachuté en Corée du Sud, Clemquicourt annonce une nouvelle aventure, comme une nouvelle ère. Instagram Clemquicourt
Une dorsale montagneuse et sauvage de 760 km
Le défi était de taille : traverser la grande ligne de crête montagneuse d’Asie du Sud en seulement 13 jours, pour espérer décrocher le Fastest Known Time, le record de vitesse officiel sur ce tracé. Mais rien ne semble effrayer ce Lillois, déjà finisher du Grand Raid de la Réunion 2024 (23ème), de l’Ultra Terrestre 2025, toujours à La Réunion (4ème) et de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc 2025 (144ème, sub 30 heures).
Après avoir explosé sur les réseaux sociaux en 2025 grâce à ses mises en scène immersives et ses récits d’aventure, Clemquicourt s’est donc attaqué à ce qu’il a présenté, à juste titre, comme l’un des défis les plus exigeants de sa jeune carrière. Ainsi, pendant 13 jours, accompagné de sa petite équipe de filmmakers et de supporters, Clément Deffrenne a documenté l’ensemble de sa traversée. Un Clément « plein-phares », comme il le dit souvent dans ses vidéos, qui dépasse chaque jour un peu plus ses limites.
Quand il faut y aller… Départ, plus que 760 km à parcourir… Instagram Clemquicourt
Clemquicourt face à la réalité du terrain
Dès les premiers jours, Clément Deffrenne fait face à l’imprévisibilité d’un tel défi. Les étapes sont plus longues que prévu, le terrain est extrêmement technique et les informations sur les tracés sont différentes selon les sources consultées. Il faut alors réajuster les plans pour mieux répartir le dénivelé sur chaque étape. Malgré cette adaptation constante, Clemquicourt ne perd jamais l’envie de continuer. L’équipe qui l’accompagne se charge de ses ravitaillements et de son confort. Lui n’a qu’à courir. Mais le manque de sommeil prend de plus en plus de place et les réveils deviennent difficiles. Pour autant, son humour tant apprécié ne le quitte pas. C’est la particularité qui le rend d’ailleurs si attachant.
Un exploit non homologable, mais un exploit quand même
D’après ses vidéos, Clemquicourt – qui court de moins en moins au fil des jours – emprunte des sentiers en forêt interminables, jusqu’à se retrouver souvent au beau milieu de bases militaires. D’ailleurs, il avoue avoir quitté volontairement certains segments officiels pour suivre une version plus historique de la crête coréenne, afin de donner plus de sens à son objectif. Certains de ces passages étant aujourd’hui fermés, interdits ou non reconnus dans les standards classiques de validation, Clemquicourt est parfaitement conscient qu’il n’a probablement pas réalisé de FKT homologable (Fastest Known Time) à l’issue de son aventure. En revanche, la performance sportive est indéniable. L’exploit de Clément Deffrenne s’exprime tant sur l’ampleur de la distance parcourue en 13 jours que sur la rigueur extrême du tracé.
Instagram Clemquicourt
Du sentier à l’écran : rendez-vous en août sur YouTube
Clément Deffrenne a terminé son défi mi-mai. Dans sa dernière vidéo, il annonce qu’un film relatant son aventure verra le jour fin août sur YouTube. Et au vu de la créativité du traileur, le projet est prometteur et le film est assuré de rencontrer son public, les fans du personnage se comptant par dizaines de milliers, dans la sphère des traileurs et bien au-delà. Avec cette nouvelle page de ses aventures, une chose est sûre : Clemquicourt se pose plus que jamais comme un phénomène de l’ultra-trail, tête d’affiche d’un trail moderne, tourné vers la performance du corps autant que du récit.
La création de contenu, passage obligatoire pour exister auprès des marques ?
Si la vitrine donnée à l’ultra-trail à travers ces réalisations est immense, la démarche, elle, commence à inquiéter les athlètes de premier plan, généralement plus âgés, qui s’aperçoivent que pour exister sur les réseaux sociaux, la performance sportive pure ne suffit plus. Les budgets engagés par les marques sur des coureurs-influenceurs sont d’ailleurs révélateurs : plus qu’une victoire ou un podium, elles privilégient un story-telling vivant, moderne et plein d’humour. Et sèment le trouble dans la communauté des coureurs.
Les précurseurs de la création de contenu, à l’image d’Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, ont montré la voie mais sans jamais avoir eu les budgets d’un Clemquicourt, et se retrouvent aujourd’hui « distancés » par la jeune génération montante. Certains autres, comme Mathieu Blanchard, ont dès le début associé la performance sportive et la production de films ambitieux, quitte à être critiqués pour leur façon de se « vendre » aux marques. D’autres encore, comme Théo Detienne, tentent de faire la synthèse des deux – performance sportive et création de contenu décalé -, mais sont attendus au tournant et ont encore tout à prouver.
D’autres enfin, qui n’ont jamais communiqué sur les réseaux autrement que par leurs séances d’entraînement ou leurs performances sportives, se retrouvent poussés par des agents en image à se mettre en scène, à l’image d’un Ludovic Pommeret désormais installé dans son rôle de Président du Trail Mondial, mais dans un costume dans lequel on ne le sent pas du tout à l’aise. En grandissant, en se démocratisant mais aussi en se professionnalisant et en attirant de plus en plus d’argent, le trail est entré dans une crise d’adolescence qui nous réserve sans doute encore bien des surprises.
Ludovic Pommeret dans une “allocution présidentrail”. Instagram Ludo Pommeret
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2026/05/Instagram-Clemquicourt-4.jpg6961200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2026-05-26 13:15:382026-05-26 13:48:25FKT du Baekdu Deagan : la performance au service du récit, façon Clemquicourt
Du 14 au 17 mai 2026, la grande famille du trail a vibré au pied de la Montagne de Lure. Des départs dans la nuit, le sommet de Lure, les arrivées à Forcalquier, la fête au village THP, et pour la première fois, THP Horizon, la nouvelle course inclusive organisée pour celles et ceux qui ne courent pas comme les autres, c’est tout l’univers du Trail de Haute Provence que vous retrouvez ici dans ce court film résumant les moments forts de la 12ème édition du THP Summer.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2026/05/THP-2026-LE-FILM.png6641200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2026-05-25 11:43:052026-05-25 11:43:26THP Summer 2026 : le film officiel du Trail de Haute Provence