Suite aux annonces du préfet du Rhône ce lundi 21 septembre concernant les nouvelles mesures restrictives pour tenter d’enrayer la propagation trop importante du virus dans l’agglomération lyonnaise, Lyon Urban Trail et le LUT by night, programmés le 31 octobre et le 1er novembre prochain, au départ de la Place Saint Jean, sont en conséquence annulés.

Photo Gilles Reboisson

Parmi ces nouvelles mesures restrictives, la réduction de la jauge de 5000 à 1000 personnes fait qu’à l’évidence, ce week-end Lyon Urban Trail, qui devait avoir lieu dans moins de 40 jours, ne pourra pas se dérouler dans ces conditions.

Cette annonce est un nouveau coup dur pour cet événement, les organisateurs et les événements sportifs lyonnais en général : « Nous y avons pourtant cru jusqu’au bout. Nous avons tout fait pour que cet événement puisse avoir lieu, après le 1er report du mois de mars, en adaptant nos jauges à 5000 personnes par jour. » précise Jean-Francois Cuinet, Président de Lyon Ultra Run, le club organisateur. « Nous avions notamment travaillé avec les services de la ville de Lyon afin de proposer un dispositif réaliste, qui puisse garantir la sécurité de tous. Hélas, nous prenons acte de cette nouvelle mesure de restriction annoncée hier par la Préfecture du Rhône, qui met fin à toute perspective d’organisation. »

Il s’agit bien sûr d’une une immense déception pour les plus de 7000 coureurs et randonneurs sportifs déjà inscrits sur les deux jours, l’ensemble des partenaires et les très nombreux bénévoles mobilisés depuis des mois dans la préparation de cet événement.

Les participants inscrits seront informés très prochainement par l’organisation des modalités concernant leur inscription.

Malgré les incertitudes quant à son organisation, cette nouvelle édition a tenu bien plus que toutes ses promesses.

Samedi 12 septembre, en s’élançant à 5h30 de Chatillon sur la Pano Vercors (85km/5200D+), les coureurs se sont vite retrouvés sur la première mise en bouche, le col des Caux. Si les champions, comme Benoit Girondel ou Francesca Canépa, vont trouver la première partie roulante, certains vont s’y brûler les ailes. Un passage rapide au petit jour au col de Gorodel, avant d’avoir les yeux éblouis par le cirque d’Archiane, avant « côte Chèvre » et ses 800D+ sur 4km. Devant, Benoit Girondel compte plus de 15mn d’avance sur le vainqueur 2018 Stépane Deperraz, et 22mn sur Adrien Belle. Chez les filles, Francesca Canépa, un moment en tête malgré 3 chutes, se fait reprendre par Aurélia Truel.  Marie Andrieux et Mandy Alcaraz sont à plus de 15mn. Le passage au Vallon de Combeau permet de relancer, avant d’arriver sur le passage le plus extraordinaire de la course. Un enchaînement du col de Menée, Mont Barral, Col de Seysse, Jocou, Col de Grimone, ceci à 2000m d’altitude. Un panorama à couper le souffle en 360°.

Francesca Canepa

Benoit Girondel s’envole !

Il attaque le passage le plus engagé à la Toussière et la Pare, avec plus de 50mn d’avance. Chez les femmes, Francesca a repris le commandement au Mont Barral, Aurélia pointe à 20mn, alors que Marie Andrieux, jette l’éponge sur blessure. Mandy Alcaraz pointe à 1h05mn. La descente sur le petit village de Boulc, confirme les positions. Francesca décide d’accélérer, passe 4ème au scratch et se rapproche de la 3ème place scratch au col du Pinet, et son tunnel qui permet de rejoindre les Gallands. La dernière bosse, va avoir raison de cet élan de générosité. Dans l’obligation de ralentir, elle va terminer, avec seulement 11mn54s d’avance sur une Aurélia des grands jours et Mandy Alcaraz à 23mn. A l’arrivée Benoît Girondel a plébiscité le parcours, et témoigné de son amour pour Chatillon en Diois et pour le Vercors qui pour lui est unique ! Comme pour le 2ème Stéphane Deperraz et pour le 3ème Romain Bouchard, qui a profité de l’abandon d’Adrien Belle à cause d’un coup de chaleur. Sur l’aire d’arrivée, les yeux étaient brillants, et reconnaissants pour l’organisation.

Benoit Girondel
Adrien Belle

Le dimanche, place au 37km et au 17km

Un départ commun, en respectant les consignes Covid, les coureurs s’engagent sur une partie de la Pano Vercors, avant de redescendre sur Chatillon. C’est le moment pour le 17km de franchir l’arrivée et au 37km de partir sur une boucle sauvage et technique, du côté du hameau de Ravel. Sur les 2 courses, le public a assisté à du grand spectacle. Sur le 17km, qui emprunte une partie du parcours du championnat du Monde de montagne 1989, Romaric Pelloux Tytgat a marqué les esprits, en s’envolant dans la première bosse, devant l’un des favoris, Morgan Dumas. Au sommet, il compte quelques mètres sur Morgan, alors que le vainqueur de 2019, Jean Vianny Daubelcour bagarre avec la jeune génération Valentin Chanron. Dans le final, les deux locaux vont se disputer la 3ème place. La jeunesse de Valentin l’emporte pour 45s. Devant, si Morgan a recollé sur la partie moins abrupte, il ne va rien pouvoir faire dans la descente technique. Romaric s’impose avec seulement une petite minute d’avance, pulvérisant le record de 5 minutes. Chez les filles, Marianne Peyron s’impose devant Camille Chanron et Isabelle Dragon dans un mouchoir de poche.

Morgan Dumas

Un 37km à rebondissement.

Au passage de Chatillon pour la première boucle, le local Jérôme Lassale arrive avec Samuel Bonnaud. Derrière c’est encore bien groupé à 40s. Dans la montée du col Régnier, Samuel coince. Revenant de l’arrière, c’est Sean Van Court qui prend le leadership, juste avant le ravitaillement au bassin de Ravel. Il compte 1mn d’avance, avant d’avoir un petit moment d’inattention à la sortie des Gallands. Jérôme arrive alors en tête sur la ligne d’arrivée. Étonné de cette 1ère place, les 2 hommes seront classés ensemble, à la demande de Jérôme.  Samuel termine 3ème. Chez les femmes, Aurélie Fournat s’impose devant Coline Péron et Erika Loursac.

Une édition des records

Record de participants, record de satisfaction, record des partages aussi, avec le déplacement des troupeaux en coopération avec les bergers, ainsi qu’une ouverture de la chasse reportée par les associations des chasseurs sur le secteur. De quoi réjouir les organisateurs.  Rendez-vous en 2021 avec encore des surprises !

Les passionnés de trail sont dans les starting blocks, la tenue de l’UTMJ, premier du nom, a été confirmée par les autorités. Les concurrents ont rendez-vous les 2, 3 et 4 octobre prochains pour participer aux différentes épreuves de la compétition.

Une première dans un décor de rêve
Les Montagnes du Jura seront, les 2, 3 et 4 octobre prochains, le théâtre de la première édition de l’UTMJ. Conjuguant une très longue expérience dans le tourisme (42 ans) et une expertise reconnue dans bon nombre de pratiques sportives de nature, l’association Espace Mont d’Or a naturellement pensé et mis en place l’UTMJ. Traversant pour la première fois les monts jurassiens du sud au nord, l’UTMJ ambitionne de devenir une référence incontournable.
Pour sa toute première édition, l’Ultra Trail des Montagnes du Jura promet une traversée complète d’un des plus beaux massifs français. Tout au long du parcours, la diversité des paysages fera vivre aux participants une expérience inoubliable. Les sommets du Haut-Doubs et du Jura Suisse formés par la Roche Jurassienne offrent un panorama et des points de vue exceptionnels sur la chaîne des Alpes. Des passages les plus techniques aux longues combes et vallées entourées de sapins, la distance Ultra garantit un dépassement de soi total, mais aussi des moments inégalés au cœur de la Nature.

Un environnement préservé
La haute qualité environnementale des Montagnes du Jura est un atout majeur à préserver, très attractif pour bon nombre de Français et d’étrangers. L’UTMJ s’inscrit résolument dans cette démarche respectueuse des espaces naturels traversés, tant dans sa propre organisation que dans les bonnes pratiques environnementales des coureurs, de leurs accompagnants et du public. Les parcours « hors normes » sont tracés sur le fil des Montagnes du Jura, de sorte à découvrir les richesses des milieux Naturels et la diversité des paysages (belvédères sur les Alpes, grands espaces des combes jurassiennes, pâturages, formations géologiques…). Pour être en cohérence avec ce principe, les participants doivent signer une Charte environnementale
visant à les responsabiliser et minimiser l’impact de leur passage.
 
Des mesures exceptionnelles
Dans un contexte sanitaire inédit, l’organisateur a décidé d’offrir 50 dossards aux soignants en soutien de leur engagement pendant la pandémie. Sur le plan de l’organisation, rien ne sera laissé au hasard, l’Espace Mont d’Or offre toutes les garanties pour le bon déroulement de l’épreuve (port du masque pour les bénévoles, spectateurs et membres de l’organisation, mise en place de sens de circulation pour le retrait des dossards et la restauration, signalétique, gel hydroalcoolique à disposition, distanciation sur le podium…)
Selon Eric Picot, Directeur d’Espace Mont d’Or : « la situation n’est pas idéale pour une première édition, mais nous avons pu éprouver tout l’été la mise en place des mesures sanitaires pour protéger nos vacanciers. Nous sommes spécialistes des vacances adaptées et avons accueilli plus de 1 000 personnes cet été dans le respect total du protocole sanitaire que nous avons mis en place. Les membres de l’organisation et les bénévoles de l’UTMJ sont donc tout à fait préparés à encadrer cette épreuve et faire respecter les règles. »
Les épreuves

Pour cette première édition, le Comité d’Organisation est notamment composé de trailers d’expériences et passionnés comme Jean-Marie Thévenard. Ils vous proposent un tracé de qualité offrant aux coureurs une belle épreuve.

Les 2 000 concurrents au départ participeront à l’une des 5 épreuves : UTMJ : 180 km et 7800 D+ au départ de Lancrans (01) au plus tard à 8h (l’heure définitive sera communiquée dès qu’elle aura été arrêtée par les autorités administratives) le Vendredi 02 Octobre 2020, arrivant à Métabief (25), en un temps maximum de 51h, en semi-autonomie. Pacer possible à partir des Rousses (km 68) Limité à 250 coureurs. En solo.  La Franco-Suisse : Les Rousses (39) – Métabief (25) : 112 km et 4650 D+, départ des Rousses à 5h00 le Samedi 03 Octobre 2020, empruntant la fin du parcours de l’UTMJ, en un temps maximum de 26h, en semi-autonomie. Limité à 400 coureurs. La Renarde : Les Rousses (39) puis redescente sur Métabief depuis le Morond : 72 km et 2600 D+ : départ des Rousses à 7h00 le Samedi 03 Octobre 2020. Limité à 600 coureurs. La CMM : Chapelle des Bois – Mouthe – Métabief : 38km et 1100 D+. Départ de Chapelle des Bois à 8h00) le Dimanche 04 Octobre 2020 à 8h00 avec un temps maximum de 8h. Limité à 900 coureurs. La Lynx : 19 km et 690 D+. Départ de Mouthe à 10h00 le Dimanche 04 Octobre 2020 avec un temps maximum de 5h. Limité à 900 coureurs. Rendez-vous à Lancrans dans l’Ain le 2 octobrepour le départ de l’UTMJ !

Après un report imposé en mars à quelques jours de l’événement, et une situation sanitaire qui se dégrade depuis l’été et plus encore depuis la rentrée, l’EcoTrail Organisation est au regret de devoir annuler l’édition 2020 de l’EcoTrail Paris.
Cette lourde décision s’impose aujourd’hui aux organisateurs, les obstacles devenant trop nombreux (complexité d’obtenir les autorisations, difficultés à trouver des bénévoles, …) et l’incertitude grandissant chaque jour en raison d’une organisation complexe.
« Nous partageons la déception des trailers inscrits qui s’étaient préparés et entraînés pour l’édition reportée de mars en octobre et qui attendaient que nous trouvions la solution pour que l’EcoTrail Paris ait lieu, malgré la crise du covid-19. Nous y aurons cru jusqu’au bout, investi plus que de raison du temps et des moyens financiers mais malheureusement, la situation sanitaire aura eu raison de nous. »
L’organisation de l’EcoTrail Paris 2020

Photo C. Guiard


Avec le soutien de ses partenaires, l’EcoTrail Organisation propose aux trailers inscrits plusieurs alternatives :
• Pour ceux inscrits avant l’ouverture de la bourse d’échange officielle et qui n’ont pas revendu leur dossard :

  • Un avoir pour participer à l’édition 2021 ou 2022 de l’EcoTrail Paris
    OU
  • un remboursement de 50% des droits d’inscription, avec un envoi par la poste du tee-shirt de l’édition 2020
    • Pour ceux ayant acheté un dossard sur la plateforme d’échanges :
  • Un avoir pour participer à l’édition 2021 ou 2022 de l’EcoTrail Paris, ainsi que le tee-shirt de l’édition 2020 par envoi postal.
    Information médias : mardi 15 septembre 2020
    L’EcoTrail est né en 2008 à Paris « d’une idée un peu folle qu’organiser une course nature en environnement urbain était
    possible.» (Jean Charles Perrin – Créateur du concept) L’objectif était dès lors d’offrir à Paris et la région Ile-de-France une
    véritable course nature ouverte à tous, mettant en valeur le milieu naturel et culturel de la région et inscrivant au coeur des
    préoccupations le bien-être des participants.
    A ce jour aucune date n’est encore définie quant au déroulement de l’EcoTrail Paris 2021, mais l’organisation
    l’affirme : « Nous comptons bien trouver le moyen de vous réunir à nouveau pour une nouvelle édition ludique, festif et éco-responsable »

Le coureur italien devait commencer aujourd’hui sa 4ème et dernière Transgrancanaria 360, mais il a décidé de ne pas continuer suite à une douloureuse lésion au quadriceps droit et aux très hautes températures. Il avait commencé son défi de parcourir les 4 Transgrancanaria 360 à la suite le 31 août dernier.

Luca Papi vient d’une autre planète, un extraterrestre comme beaucoup le définissent, une machine à kilomètres qui aujourd’hui a écrit une grande page de l’histoire de l’ultrafond. Le coureur italien s’était donné comme objectif de réaliser les 4 éditions de la Transgrancanaria 360, en parcourant plus de 1100km avec un dénivelé positif et négatif de plus de 100.000m en 15 jours. Mais aujourd’hui, 13 jours après le début de l’aventure, le coureur italien habitant en France a décidé de ne pas continuer et a arrêté le chrono à 850km et 41242m de dénivelé positif et négatif.

Luca Papi est parti lundi 31 août à 23h du Port de Las Nieves d’Agaete. Après un échauffement de 46km jusqu’au Roque Nublo, il a pris le départ de la première Transgrancanaria 360 de son défi sur le parcours de la dernière édition qui s’est tenue en mars cette année.

Il a commencé son aventure en bouclant en environ 72h le parcours de l’édition 2020 de la Transgrancanaria 360, sur un tracé très difficile de 262km, depuis le centre de Gran Canaria jusqu’au Phare de Maspalomas. Il a ensuite poursuivi avec le tracé correspondant à l’édition de la 360 2018 (269km/12000mD), au cours duquel, la nuit du dimanche 6, il est passé par l’un des endroits les plus emblématiques de l’île : la plage de “las canteras” ainsi que la “calle Triana”. Puis, il a enchaîné avec le tracé de l’édition 2019 (264km/13265mD), sur lequel il a mis 102h10mn à cause de la chaleur et d’une lésion au quadriceps droit l’obligeant à marcher sur une grande partie du parcours. 

Malgré des conditions extrêmes (semaines très chaudes avec des températures dépassant les 40 degrés la journée et jusqu’à 32 la nuit, très peu de sommeil seulement dehors sur le chemin, longs passages sans point d’eau), Luca n’a jamais perdu le sourire et a apprécié à chaque instant l’accueil des habitants de Gran Canaria qui sont venus le ravitailler, l’ont accompagné durant des heures, et l’ont même massé pour l’aider à récupérer.

Le conseiller du sport du Cabildo de Gran Canaria, Francisco Castellano, lui a remis une plaque commémorative à son arrivée à Maspalomas

Après ces 13 jours et 850km sur un parcours très exigeant cet ultra fondeur italien, vainqueur de trois des quatre éditions de la Transgrancanaria 360, est ainsi devenu l’un des athlètes les plus aimés dans l’île.

Photos Joséfir

Ce sont plus de 1300 traileurs qui se sont donnés rendez-vous ce week-end pour la 7ème édition du Serre Che Trail Salomon. Des conditions optimales sous un soleil radieux ont rythmé les différents formats de course malgré des mesures sanitaires strictes imposées par la situation actuelle. 

Le Tour des Chapelles 12 km a vu plus de 300 coureurs prendre le départ alors que près de 130 enfants s’aventuraient sur les sentiers des Serre Che Kids, profitant du beau temps et de la structure d’escalade spécialement installée pour l’événement.
La totalité des 500 dossards dédiés au Petit Tour des Cerces 26km ont vu preneurs. Près de 400 coureurs se sont alignés sur la course reine, le Grand Tour des Cerces et ses 56km très techniques à près de 3000m d’altitude.

Sur le Tour des Chapelles (12km et 600m de D+), que ce soit au niveau de la course féminine ou masculine, la densité des performances de haut niveau est impressionnante, et les records des éditions précédentes sont tombés. Iris Pessey la coureuse du Team Scott France l’emporte en 59min16s, juste devant la jeune Jade Rodriguez (encore espoir) en 59min48s et Fiona Porte, de retour aux affaires sur les trails, qui complète ce podium d’une densité rare en 1h00min07s.Chez les garçons, la bataille entre les jeunes loups du trail a bien eu lieu puisqu’on trouve 3 espoirs et 1 junior aux 4 premières places et tous sous le précédent record de la course. Impressionnant !!! A ce petit jeu, c’est Sylvain Cachard qui l’emporte, mais que la bataille fut serrée avec Baptiste Fourmont, son coéquipier du Team Buff les Saisies, puisque seulement 25 secondes les séparent à l’arrivée (47min13s pour le vainqueur). Le jeune Vincent Troullier, encore junior, fini 3ème en 48min48s. 

Iris Pessey
Anthony Felber

Sur le Petit Tour des Cerces (26km et 1800m de D+), où ceux qui participaient au challenge enchainaient après le 12km de la veille, on peut dire que les favoris ont assumé leur statut. Lucille Germain, du Team Matryx, l’a emporté, en 2h59min51s avec une impressionnante 12ème place au scratch. Après un départ plutôt sage (puisque c’est Iris Pessey qui était passée en tête au sommet du Chardonnet, le 1er sommet du parcours), elle a accéléré, et peut-être aussi un peu profité de la fatigue de ses poursuivantes, puisque Iris Pessey (qui finira 2ème en 3h14min24s) et Fiona Porte (3ème en 3h17min34s) participaient au challenge et avaient sûrement laissé un peu d’énergie et d’influx la veille sur le 12km. Dans la course homme, Anthony Felber du Team Matryx lui aussi, a fait la course en tête du début à la fin, s’imposant en 2h31min15s, avec une avance confortable sur Paul Burette, qui finira 2ème en 2h42min21s. Pour la 3ème place la bataille tout s’est joué dans la descente entre un petit groupe qui était passé ensemble au Col de Roche Noire (2ème grosse difficulté du jour), et à ce petit jeu c’est Jarno Legros de Team Provence Endurance, qui sortira son épingle du jeu et complétera donc le podium. 

Julien Michelon

Sur Grand Tour des Cerces (56km et 4000m de D+), la chaleur arrivée durant la journée a beaucoup marqué les organismes, mais certains ont malgré tout fait forte impression. Julia Rezzi, qui avait fini 3ème l’année dernière, aura fait preuve de sagesse en début de course après un gros départ de Claire Bernard qui pointait en tête lors des premiers pointage intermédiaires (elle finira finalement 4ème). Puis une fois qu’elle a pris la tête, elle n’a eu de cesse de creuser les écarts avec ses poursuivantes, et elle l’emporte en 8h34min54s (24ème au scratch). Derrière, c’est Sophie Gagnon qui après un long mano à mano avec Lucie Bidault et Claire Bernard sera la plus costaud sur la fin de course, et elle boucle ce difficile parcours en 8h56min19s. Pour la 3ème place Lucie Bidault finit en 9h08min30s (à peine 3min21s devant Claire Bernard). Sur la course homme, qui avait un superbe plateau (avec l’inscription de dernière minute de Ludovic Pommeret), nous avons eu droit à une superbe partie de manivelles entre Julien Michelon (Team Salomon) et Julien Navarro. Ils sont restés ensemble jusqu’au 40ème kilomètre, avant que le jeune coureur du Team Salomon n’accélère au profit d’une descente, et file vers la victoire dans l’énorme chrono de 6h20min15s. Julien Navarro finira assez proche en 6h29min28s. Pour la 3ème place, Gautier Airiau, le vainqueur de l’année dernière, après une belle bataille avec Alban Berson et Ludovic Pommeret, sera le plus costaud sur la fin de course, et complète le podium en 6h50min51s.
(Crédit Photos, Cyrille Quintard, EG DL)Texte, Olivier Gaucher, Yann Ilhardoy)

Julien Michelon

Le circuit Ultra-Trail® World Tour se poursuit ce week-end avec l’Ultra-Trail Harricana™ qui aura lieu ce dimanche 13 septembre à La Malbaie, au Canada. Compte tenu du contexte sanitaire, la course est adaptée, avec la mise en place de protocoles sanitaires pour respecter la distanciation sociale et la sécurité de toutes les personnes impliquées. Le nombre de coureurs, de bénévoles et de membres de l’organisation est limité, seuls les athlètes canadiens étant autorisés à participer à l’événement. Le dispositif sanitaire a reçu l’approbation du ministère de la Santé publique du Québec et a été partagé avec les participants.

« Nous prenons la situation très au sérieux et la santé de chacun est notre priorité », a déclaré Marline Côté, directrice générale de l’Ultra-Trail Harricana™ au Canada. « Nous sommes convaincus que nous pouvons réaliser cet événement de manière éthique et responsable.»

Après plusieurs semaines de réflexion, et à la lumière des développements concernant la situation COVID-19 au Québec, l’équipe de l’Ultra-Trail Harricana ™ au Canada a décidé que seules les courses longue distance (65 km, 80 km et 125 km) étaient maintenues. Les règles de la distanciation sociale et de sécurité étant plus difficiles à appliquer sur les distances plus courtes, les participants inscrits sur les 28 km, 20 km, 10 km et 5 km sont invités à participer à l’épreuve « Harricana All Summer Long ».

© Ultra-Trail Harricana™ – David Beland ®

Le champion en titre de l’UTHC, Guillaume Barry fera partie des élites sur la course phare. L’an dernier, il a réalisé sa meilleure performance jusqu’à présent avec un temps final de 13h55. Sera-t-il capable de battre son propre record cette année ? Chez les femmes, Alicia Woodside, qui compte 3 victoires, 10 top 3 et 18 top 10 dans sa carrière, découvrira la course de 125 km.

L’Ultra-Trail Harricana™ est un voyage authentique et stimulant à travers la nature sauvage du Canada. Le parcours équilibré requiert à la fois vitesse et habiletés techniques de la part des coureurs. La ligne de départ sera installée dans l’arrière-pays de Charlevoix, réputé pour ses terrains sauvages et accidentés. Les coureurs devront traverser plusieurs lacs et, en route, pourront rencontrer des espèces sauvages canadiennes typiques comme les castors, les porcs-épics et les élans. Il y aura quatre ascensions à aborder sur le parcours : le mont Lac-à-L’Empêche et le mont Morios, avec leurs vues panoramiques à couper le souffle sur les environs, la montagne Noyée, avec sa crête en forme de femme flottant sur l’eau, et enfin la montagne Noire, sur des sentiers spécialement développés par l’équipe Harricana, qui offrent de belles vues sur le Mont Grand-Fonds.

Depuis ses débuts en 2014, l’Ultra-Trail® World Tour s’est progressivement développé pour rassembler les courses de trail running longue distance les plus emblématiques et les plus prestigieuses au monde. De 10 événements en 2014, l’Ultra-Trail® World Tour compte désormais 28 événements organisés dans 20 pays et 6 continents. Le calendrier initial – qui comprenait des courses à Hong-Kong, en Espagne, en Nouvelle-Zélande, au Japon, en Australie, en Italie, aux États-Unis, en France et en Suisse – a été complété par des événements en Croatie, au Portugal, en Autriche, au Canada, en Corée du Sud, en Chine, en Russie, en Turquie, en Afrique du Sud, en Argentine et à Oman. www.ultratrail-worldtour.com

La décision préfectorale vient officiellement de tomber, l’édition 2020 du GRAND RAID de la Réunion n’aura pas lieu… L’organisation propose aux inscrits, soit de leur rembourser 40% du prix de l’inscription, soit le report pour 2021. Tous les détails de son communiqué :

Chers Amis,

Nous avons essayé durant ces derniers mois de convaincre les autorités, que le protocole sanitaire élaboré par l’Organisation permettait d’éviter une contamination par le virus.

Sachez que ce protocole générait de nombreuses contraintes pour le Grand Raid, en terme de gestion des compétiteurs, en terme de précautions sanitaires mobilières, en terme de formation des bénévoles, en terme de recommandations aux compétiteurs et au public, mais c’était sans compter les réactions des Maires des Communes concernées par le Grand Raid (7 / 9).

Ces derniers, lors de la dernière rencontre en Préfecture le 09 septembre 2020, ont marqué leur réticence, voire leur hostilité pour l’édition 2020, estimant que la population était inquiète et craintive, et redoutait la présence d’autant de compétiteurs sur les sentiers de La Réunion, ainsi que les rassemblements publics.

Nous nous abstiendrons de tout commentaire, même si nous regrettons de ne pas avoir été informés plus tôt de ce type de positionnement.

Monsieur le Préfet a tranché : il n’autorisera pas l’édition 2020 pour des raisons uniquement sanitaires.

Nous nous devons de respecter cette décision et afin d’atténuer votre déception, que nous partageons, nous vous proposons 2 options :

1ère option :

–          Vous souhaitez être remboursé pour partie de votre inscription.

A ce propos, sachez que le règlement de la course, dans ce type de situation, ne prévoit aucun remboursement, mais prenant en compte le particularisme de la situation, en même temps qu’afin d’assurer la pérennité du Grand Raid, nous sommes en mesure de vous rembourser 40 % du prix de l’inscription.

            Ce pourcentage tient compte du fait que nous sommes à un mois du départ de la course et que nécessairement, la quasi-totalité des frais inhérents a été engagée.

            Au surplus, il convient de garder en mémoire que si nous souhaitons conserver notre institution en bon état de marche, nous nous devons de répondre tout au long de l’année à des dépenses incompressibles comme le paiement de deux salariés à plein temps, un loyer mensuel, et des charges fixes de fonctionnement.

1ère option :

–          Vous souhaitez être remboursé pour partie de votre inscription.

A ce propos, sachez que le règlement de la course, dans ce type de situation, ne prévoit aucun remboursement, mais prenant en compte le particularisme de la situation, en même temps qu’afin d’assurer la pérennité du Grand Raid, nous sommes en mesure de vous rembourser 40 % du prix de l’inscription.

            Ce pourcentage tient compte du fait que nous sommes à un mois du départ de la course et que nécessairement, la quasi-totalité des frais inhérents a été engagée.

            Au surplus, il convient de garder en mémoire que si nous souhaitons conserver notre institution en bon état de marche, nous nous devons de répondre tout au long de l’année à des dépenses incompressibles comme le paiement de deux salariés à plein temps, un loyer mensuel, et des charges fixes de fonctionnement.

2e option :

            – Nous conservons le montant de votre inscription pour l’édition 2021 (en supposant que la Covid-19 n’y fasse pas obstacle), étant précisé que vous serez dispensé du tirage au sort, s’agissant des compétiteurs inscrits à La Mascareignes et à La Diagonale des Fous.  

            S’agissant du Trail de Bourbon et du Zembrocal, ceux qui auront opté pour le maintien de leur inscription, seront assurés de participer à l’édition 2021.

Nous vous précisons que vous disposez d’un délai expirant le 31 octobre 2020 pour exercer votre choix.

La 13e édition de la Transju’trail, qui se déroulera les 19 et 20 septembre au cœur des montagnes du Jura, ne cesse de s’adapter aux conditions sanitaires liées au COVID-19. A 10 jours de l’événement, les organisateurs dévoilent des parcours inédits issus de l’adaptation et de la réactivité.

Des parcours inédits
L’actualité sanitaire et les contraintes liées à la traversée de pays ont poussé les organisateurs à simplifier les parcours qui resteront en France. « Les parcours qui prévoyaient un passage par la Dôle, située sur le territoire Suisse changent. En effet, compte-tenu de la situation sanitaire actuelle et n’ayant pas de visibilité sur l’évolution des mesures que pourraient prendre notre voisin, nous ne souhaitons pas avoir à gérer un refus de passage à quelques jours de l’épreuve. Nous avons donc revu les parcours et prévu que toutes les arrivées se fassent Place de l’Omnibus aux Rousses », explique Quentin Lebas, coordinateur de Trans’Organisation.

Les changements annoncés sont :

  • Le 53 km se transforme en 51 km pour 2750 m de D+
  • Le 36 km a un dénivelé de 2000 m
  • Le 23 km devient 21 km avec 900 m de D+
  • Le lieu de départ de la randonnée sera désormais à Prémanon

Aucun changement n’est apporté aux parcours de 5 km et 10 km.

En ce qui concerne les ravitaillements :

  • Morbier : liquide pour le 51 km
  • Prémanon : solide et liquide
  • Le Balancier : liquide

Le nouveau tracé du 51 km ne permet pas d’organiser le challenge 53k. Celui-ci devait se faire en moins de 5h et 5h30. N’ayant pas de temps de référence en course pour cette nouvelle distance, le défi ne pourra avoir lieu.

Retrouvez toutes les infos : https://latransju.com/faq-transjutrail/

Annulation de la Transju’trail des Marmots
La Transju’trail soutient depuis de nombreuses années l’association Nathan Graine de Soleil, dont la mission est de permettre à des enfants malades ou handicapés ainsi qu’à leurs familles de découvrir le massif du Jura grâce à des activités sportives, culturelles ou de pleine nature. Cette année, dans le contexte sanitaire du COVID-19, l’accueil des enfants est compliqué. Aussi, les organisateurs ont donc pris la décision d’annuler la Transju’trail des Marmots et maintiennent leur don à l’association.

Annulation de la Commando Race
La Commando Race ne pourra pas avoir lieu. En effet, les mesures COVID obligatoires sur les courses à obstacles sont très complexes à mettre en place. Il a été décidé à contre-cœur d’annuler cette première édition afin de pouvoir mieux appréhender l’organisation en 2021.

Encore quelques jours pour s’inscrire
La clôture des inscriptions à La Transju’trail est repoussée au 16 septembre. Toutefois, il sera possible de s’inscrire sur place avec une majoration de 10€ pour les épreuves du 51, 36 et 21 km.
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– Transju’trail : http://latransju.com/les-courses-transjutrail/

L’année dernière, l’athlète catalan du team International BUFF®, Pau Capell avait remporté l’UTMB en 20h19min 07secondes. Cette année, quand l’annonce de l’annulation est tombée, il était impensable pour lui de ne pas courir sur le parcours qu’il affectionne particulièrement. Pour 2020, il s’est donc lancé donc un challenge à sa mesure : battre son propre record et passer sous la barre des 20h. 

Photo Serge Moro

Dès cette annonce, BUFF® qui le suit depuis 2 ans maintenant, lui offre immédiatement son soutien. Logistique et humain. Pour Sergi Muñoz-Baiget, sport marketing coordinator, « L’accompagner dans ce projet était une évidence pour l’équipe de BUFF®. Nous construisons une aventure avec lui depuis 2 ans maintenant et la marque catalane partage avec lui de nombreuses valeurs, de performance, de ténacité et une volonté farouche d’avancer. Chaque ambassadeur qui vient nous voir avec un beau projet humain obtient notre support et c’était le cas dans cette envie de battre son propre record et de passer sous la barre des 20h. Mais pas uniquement. Ce projet s’accompagne également d’un support plus large avec notamment des valeurs environnementales fortes qui se traduisent par un soutien actif auprès de l’association POW (Protect Our Winters) sur cette collection UTMB 2020. Nous reversons 15% de chaque vente à l’association. Notre slogan, « Live more Now* » se reflète totalement au travers de ces actions. »

LES RAVITAILLEMENTS

Tout au long du parcours, l’équipe logistique qui suit Pau Capell est présente aux points de passage et de contrôles officiels de l’UTMB 2019. Une chaise et une couverture, une table pliante, confort spartiate, à l’arrière d’un van. Son régime alimentaire est surprenant, toujours identique, ou presque. Fromage blanc et miel. Riz blanc froid. Dattes et bananes. Fromage seul. Pain avec du jambon, chocolat ou du fromage. Billes de chocolat. Eau. Coca. Perrier. Ice Tea. Et à chaque fois il repart avec 2 flasques, l’une d’eau et l’autre de boisson énergétique. Les nutritionnistes doivent en avoir des haut-le-cœur ! Mais le plus important reste le plaisir que le coureur doit avoir lors du ravitaillement. C’est un moment de réconfort important. Ce qu’il mange doit faire plaisir au moral avant tout. Une course de cet acabit se gagne au mental.

LE RECIT DU PARCOURS

Aucune surprise pour l’athlète Buff® sur ce parcours. Il le connait presque par cœur et même si la nuit lui a joué des tours, se perdant à de multiples reprises, il connait toutes les difficultés du tracé. Parti sur l’exact parcours de l’UTMB 2019, il a attaqué fort dès le départ. Avant d’arriver sur Saint Gervais, il accélère, prenant de précieuses minutes sur son « spectre » de 2019. Xavier Thevenard et Seb Chaigneau sont là, attentifs, l’encourageant. Aux Contamines (1 581m D+ // 31km parcourus depuis le départ), il est en avance de quelques minutes sur son temps de référence. Notre Dame de la Gorge, kilomètre 35, les derniers rayons du soleil ont disparu et les frontales s’allument. Celles de ses supporters, ses amis, sa famille et ses sponsors. On compte encore une cinquantaine de personnes qui l’encourage « Go go go PAU ! ». Il est toujours en avance. Les premières vraies difficultés, arrivées avec la nuit, lui feront puiser au bout de lui-même la ressource nécessaire pour ne pas lâcher son avance. Le col de la Croix du Bonhomme en ligne de mire et ses 2 412m, puis viendra le col de Seigne à 2 516m. Toute la nuit il maintient le rythme. 2h30 du matin, Courmayeur (4 600m D+ // 78km parcouru depuis le départ). Le ravitaillement est plus long et la foule des journalistes et suiveurs surprenantes. Ambiance flashs, caméras et foule des grands jours. Massage, encas et réconfort. Il repart, la foulée rapide et le regard toujours aussi déterminé. Il ne lâche rien durant la nuit, garde sans cesse ses bâtons. Aux premières lueurs de l’aube, son avance s’est pourtant réduite. 6h30, La Fouly, 109km de course. Lever de soleil. La descente est intense, il survole les difficultés, semble voler mais au prix d’un effort intense. La dernière montée avant le prochain ravitaillement lui coûte cher en énergie. Champex-Lac. Le calme matinal des bords du lac est troublé par les supporters, toujours présents. Les cris d’encouragement résonnent dans la montagne et les cloches des supporters #Breaking20 réveillent ceux qui s’étaient assoupis. Le champion arrive. Pau est plus fatigué. La nuit a sans doute été dure, intense. Ravitaillement court. Pas plus de 5’ de repos. Le visage est marqué physiquement. La foulée plus lourde, moins légère. Mais il tient. Il est en retard sur ses plans pour passer sous les 20h. Mais il est encore en avance pour battre son propre record de 2019. Son équipe et son coach sont à ses côtés, l’encouragent, l’accompagnent. Il reste encore 42km à avaler. Un marathon. Mais « des bosses » qui n’ont rien de roulantes. La partie est loin d’être gagnée. Col de Forclaz (1 527m). Le regard rivé sur le sol, concentré, marqué, il arrive. Ses chances de passer sous la barre des 20h sont définitivement envolées. La descente. Trient, 140km de course et déjà plus de 8 234m de dénivelés positifs. Retard. Même s’il paraît mieux, plus frais, les temps de référence tombent. Impitoyables. Battre son propre record de 2019 ? Il est encore en course. Vallorcine. 5ème et dernier ravitaillement. La dépression météo prévue à partir de 14h a pris de l’avance, elle. Une pluie lourde s’abat sur les supporters, plus nombreux, qui l’attendent. Il accuse encore plus de retard que lors du dernier check-point de Trient. Les chances de record semblent s’envoler. La météo n’aide pas. Mais le champion est encore là. Solide mais fatigué. Il sourit un peu aux mots de réconfort de son équipe. Il se bat, reste dans la course à l’amorce du Col des Montets. Dernières difficultés. Il est épaulé, suivi par toute son équipe qui l’accompagne. Jusqu’à la ligne. 14h sonne au clocher de l’horloge de Chamonix. La pluie lourde s’est mise à tomber. Ambiance un peu de fin de monde. L’orage tonne. La foule est là quand même. Aux aguets. Masques sur les visages et capuches relevées. Même si sur les réseaux sociaux officiels de Pau Capell et de ses sponsors, on appelle les supporters à suivre le live plutôt que de se déplacer. D’éviter les rassemblements à l’arrivée. Le Covid est présent. Difficile de respecter les distances tant on a envie de voir le catalan à l’arrivée. De le féliciter malgré tout. Il n’aura pas réalisé l’exploit attendu, passer sous la barre des 20h. Il n’aura pas n’ont plus réussi à battre son propre record de 2019. Mais il réalise tout de même un immense exploit. Celui d’avoir bravé les difficultés, d’avoir été au bout de son rêve. Prendre le départ de son UTMB. Seul. Bravo Pau Capell de nous avoir fait rêver cette année encore !