Référence dans le monde de la photographie alpine, Dan Patitucci est un amoureux de l’outdoor. Avec sa femme Janine, il combine de façon trépidante photographie et vie d’athlète professionnel de trail. Tout deux arpentent les Alpes, à la recherche des plus beaux chemins à parcourir et des plus jolis instants à capturer. Into The Route, un film de 12 minutes de Julen Elorza produit par leur équipementier et partenaire Black Diamond, permet de découvrir leur intimité et la façon dont ils pratiquent leur art. Au pas de course, naturellement.

Une panne moteur pour débuter

L’aventure commence vers la fin des années 1990, le van Volkswagen de Dan et Janine Patitucci pose ses roues sur le parking de Supercrack, à Indian Creek, aux USA. Le moteur ayant rendu l’âme, leur maison sur roues est suffisamment approvisionnée en eau et nourriture pour permettre un long séjour avant d’appeler un remorqueur. Finalement, en attendant le dépannage, ils partent courir sous la neige légère avec, comme à leur habitude, un appareil photo glissé dans le sac à dos. Quelques mois plus tard, une image de ce matin-là atterrit dans le catalogue Patagonia, permet de payer les réparations et dès lors inspire toute une carrière autour de la photographie de trail.

INTO THE ROUTE

L’amour de l’outdoor, une passion commune

Vingt ans plus tard, les voilà basés à Interlaken, en Suisse, menant une existence soigneusement calibrée pour ne pas être trop différente de la bonne vieille époque en van. Ils pratiquent le trail dans les Alpes, dans la Sierra, en Himalaya, et un peu partout. En tant qu’athlètes, Dan et Janine ont chacun une compréhension approfondie, un haut niveau de compétence technique et une passion pour les sujets qu’ils photographient. Les travaux commerciaux et éditoriaux du binôme ont fait leur apparition dans le monde entier pour de multiples campagnes publicitaires, reportages dans des magazines et communications pour les plus grands noms de l’industrie Outdoor. Ils gèrent également leur propre stock d’images de sports de montagne, d’aventures et de voyages issues de plus de vingt ans de travail.

INTO THE ROUTE 3

Il suffira d’un site…

En 2015, ils créent ALPSinSight, un site Web dédié à la communication d’expériences dans les Alpes dans le domaine des sports de montagne à travers la photographie, les récits et les conseils personnels. ALPSinsight leur permet ainsi de créer une vitrine pour publier leur propre contenu tout en fournissant des ressources en ligne concernant l’escalade, la randonnée, le ski de randonnée, le vélo, et bien sûr le trail.

3 spécialistes du trail dans les Alpes

Kim Strom rejoint l’équipe en 2016 et enrichit celle-ci de son énergie et de ses compétences en tant qu’athlète, photographe, écrivaine, designer et mannequin. Depuis, les trois partenaires ont lancé Elevation : The Alps Trail & Peak Running Resource, une fine collection des meilleurs trails des Alpes, suite à la publication du guide Run the Alps Switzerland. Grâce à ces guides imprimés et en ligne, l’équipe a définitivement acquis la réputation de spécialistes du trail dans les Alpes.

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Into The Route, un film « de famille »

Into the route donne un aperçu du fonctionnement interne de l’équipe, une étrange petite famille. Traite également des frustrations et des bénéfices du travail créatif en montagne, tout en traçant un chemin inédit et inspirant pour ceux et celles qui recherchent des expériences stimulantes. Avec en tête le trail, bien entendu… 

L

2e course et seule manche française des Golden Trail World Series 2022, le 42km du Marathon du Mont-Blanc a offert un spectacle grandiose. En effet, sous un soleil de plomb, avec le toit de l’Europe en toile de fond, quelques-uns des meilleurs traileurs du monde étaient au rendez-vous. Grâce à ce résumé vidéo produit pour les GTWS, découvrez les coulisses de l’événement, l’intimité des athlètes avant le départ, leur préparation et leurs espoirs. Et surtout, revivez tous les faits de course commentés en direct, avec des chutes spectaculaire, des efforts surhumains, et le bonheur des vainqueurs.

Après la moisson de médailles d’hier, les Français ont encore brillé ce 3 juillet aux Championnats d’Europe, en catégorie de course en montagne. En vedette, Sylvain Cachard remporte l’or chez les seniors. De l’or également chez les juniors féminines par équipe.

Sylvain Cachard en patron

Il en avait fait l’un de ses principaux objectifs de la saison, il a assuré haut la main. En tête de bout en bout, le champion de France de course en montagne Sylvain Cachard est devenu champion d’Europe à El Paso, dans les îles Canaries. Il devance l’Italien Cesare Maestri et le Suisse Dominik Rolli. Les autres Français, plus en difficulté, terminent groupés. Loïc Robert 19e, Julien Rancon 21e et Rémi Lonchampt 26e. La performance générale des coureurs français leur permet néanmoins d’accrocher une belle médaille de bronze par équipe, derrière l’Italie et la Suisse.

CACHARD CHAMPION D'EUROPE PODIUm
TOP 10 HOMMES
Le Top 10 hommes.

Déception chez les féminines

Avec toutes les médailles glanées sur les courses précédentes du week-end, on attendait beaucoup des féminines. Elles n’ont hélas pas pu jouer le haut du tableau, largement dominé par la Suissesse Maude Mathys. La première Française, Elise Poncet, championne de France de course en montagne il y a moins d’un mois, se classe seulement 19e. Elle devance Christel Dewalle 20e, Laura Vignot 25e et Louise Serban-Penhoat 30e. Les Françaises terminent 6e au classement par équipes, remporté par la Suisse devant l’Italie et la Grande-Bretagne.

ELISE PONCET CHAMPION D'EUROPE
Elise Poncet, championne de France de course en montagne 2022, 1ère Française, termine 19e. © DR

Les juniors françaises en or

Superbe victoire de l’équipe de France junior féminine, qui décroche l’or grâce à une prestation collective de premier plan. Niélie Clément (4e), Pauline Trocellier (5e), Lili Beck (8e) et Fannie Sapet (11e) font un magistral tir groupé et devancent ainsi la Grande-Bretagne et l’Italie.

Le bronze pour les garçons

A noter la belle performance d’Anatole Berthou chez les juniors, qui termine à la 4e place d’une course dominée par l’Italien Elia Mattio. Antonin Therond accroche une belle 9e place, Melaine Le Palabe la 12e place et Marius Simoneau la 17e. Une performance collective qui permet à l’équipe de France de décrocher le bronze, derrière les équipes de Grande-Bretagne et l’Espagne.

La France 2e au tableau des médailles

Au total, la France termine ces premiers championnats d’Europe off-road à la seconde place au nombre de médailles, derrière l’Italie, avec un total de 5 médailles d’or, 1 d’argent et 5 de bronze.

Médailles d’or
Blandine L’Hirondel en trail senior féminin
Sylvain Cachard en course en montagne senior hommes
L’équipes de France de trail femmes
L’équipe de France de trail hommes
L’équipe de France de course de montagne junior femmes

Médailles d’argent
Arnaud Bonin en trail senior hommes

Médailles de bronze
Christel Dewalle en KV senior femmes
Mathilde Sagnes en trail senior féminin
Thomas Cardin en trail senior hommes
L’équipe de France de course de montagne senior hommes
L’équipe de France de course de montagne junior hommes

championnat d'europe tableau des médaielles
Le tableau final des médailles

Magnifique tir groupé des Français aux championnats d’Europe de trail à El Paso, aux Canaries, en Espagne. Chez les femmes, Blandine L’Hirondel monte sur la première marche du podium, Mathilde Sagnes sur la troisième. Chez les hommes, Arnaud Bonin et Thomas Cardin font 2 et 3. Les 2 formations tricolores décrochent l’or par équipe.

L’Hirondel au sommet

Opérée il y a 3 mois d’une endofibrose de l’artère iliaque externe, Blandine L’Hirondel, championne du monde de trail en 2019, s’était juré, sur la table d’opération, de tout faire pour retrouver son niveau de performance et honorer sa sélection. Mais elle ne s’était alignée sur aucune course depuis. Pour son retour à la compétition, elle s’attaquait à un sérieux morceau avec ce parcours de 47km et 2600m D+ sur l’île de Las Palmas, aux Canaries, sous un soleil de plomb. La leader du Team Women Evadict et de l’équipe de France n’a pas eu le temps de douter de sa forme. Elle a fait une course incroyable, menant quasiment de bout en bout. Elle s’impose avec pratiquement 7 minutes d’avance sur l’Espagnole Nuria Gil Clapera. Bonne surprise, c’est une autre Française, Mathilde Sagnes, qui prend la 3e place.

BLANDINE L'HIRONDEL OPEN
Arrivée tout sourire de Blandine L’Hirondel © DR

L’équipe de France féminine championne d’Europe par équipes

Avec la 8e place d’Audrey Tanguy et la 13e place de la championne de France en titre Laure Paradan, la France se classe première par équipe, devant l’Espagne et la Grande-Bretagne. Une consécration pour une équipe de copines qui était venue aux Canaries pour décrocher l’or.

TOP 10 FEMMES
Le Top 10 féminin.

Fantastique tir groupé chez les hommes

Il s’en est fallu d’un rien pour qu’un Français soit champion d’Europe. Mais si tout le monde attendait Thomas Cardin, c’est Arnaud Bonin qui a failli monter sur la plus haute marche. Pour 3 petites secondes, il laisse la victoire au Belge Maximilien Drion du Chapois. Thomas Cardin assure une belle troisième place, à 2 minutes du vainqueur du jour. Kevin Vermeulen, titularisé après le forfait de Nicolas Martin, complète la prestation française en terminant au pied du podium.

equipe de france hommes
© DR

L’équipe masculine championne d’Europe par équipes

Même bonheur chez les hommes, avec un titre de champion d’Europe par équipes décroché grâce à la magistrale performance des Français. Favoris sur la ligne de départ, ils ont fait une démonstration de force et de cohésion. Ils devancent l’Italie et l’Espagne.

TOP 10 Hommes trail
Le Top 10 masculin.

Vendredi 1er juillet débutaient les championnats d’Europe de trail à El Paso, aux Canaries, en Espagne. Très attendue sur les différentes courses, l’équipe de France a bien commencé sa campagne avec la médaille de bronze de Christel Dewalle en montée sèche. Découvrez le programme du week-end…

Une remontada au mental

Si elle faisait partie des favorites pour le podium, à mi-course, on était loin du compte. Après un début de course compliqué, Christel Dewalle pointait en 7e position, assez loin de la tête. Mais en s’arrachant dans les dernières kilomètres de ce kilomètre vertical sur un parcours de 9km, la meilleure grimpeuse tricolore a réussi à inverser la tendance. Elle ouvre ainsi le compteur de médailles de l’équipe de France de Trail. Elle termine derrière la Suissesse Maude Mathys et l’Autrichienne Andrea Mayr. « Ce n’était pas une partie de plaisir, c’était difficile pour moi physiquement, a-t-elle confié. Les jambes ne répondaient pas, alors la tête a parlé : c’est vraiment une médaille que je suis allée chercher au mental. » Et, forcément, un résultat qui motivera l’ensemble de l’équipe pour les 2 jours à venir, où l’on attend d’autres médailles, voire des titres.

CHAMPIONNATS D'EUROPE DE TRAIL 2022 CLASSEMENT FÉMININ
LE TOP 10.

Les Français à suivre samedi 2 juillet

Trail senior hommes (47km / 2600m D+)
Thomas Cardin
Arnaud Bonin
Kevin Vermeulen

Trail senior femmes (47km / 2600m D+)
Blandine L’Hirondel
Mathilde Sagnes
Audrey Tanguy
Laure Paradan

Les Français à suivre dimanche 3 juillet

Montagne Senior homme
Rémi Longchampt
Loïc Robert
Julien Rancon
Sylvain Cachard

Montagne Senior femme
Elise Poncet
Laura Vignot
Louise Serban-Penhoat
Christell Dewalle

Montagne Junior homme
Melaine Le Palabe
Antonin Therond
Marius Simoneau
Anatole Berthou

Montagne Junior femmes
Fannie Sapet
Pauline Trocellier
Nellie Clément
Lili Beck

C’était une des courses les plus attendues du week-end, avec Thibaut Garrivier et Maryline Nakache parmi les favoris. La météo a contraint les organisateurs à annuler la course, sans report possible.

Des modèles météo unanimes

C’est suite à la dernière commission de sécurité tenue le 25 juin à 19h00 que le verdict est tombé. Compte tenu de l’alerte préfectorale vigilance orange orage, le 90km du Mont-Blanc 2022 a été annulé. Tous les modèles météo étaient unanimes, y compris celui du météorologue de la course. La situation annoncée sur le département de la Haute-Savoie, et plus particulièrement sur la Vallée de Chamonix Mont-Blanc à partir de vendredi 24 juin à la mi-journée indiquaient :
– Pluies continues fortes
– Rafales de vent de 80 à 100km/h à toute altitude
– Perturbations orageuses organisées importantes (grêle, tonnerre, foudre)
– Chutes des températures à 5°C à 2000m d’altitude
Au regard de ces éléments, la commission de sécurité, en accord avec le comité d’organisation, a donc pris la décision d’annuler l’épreuve afin de préserver l’intégrité physique des coureurs, de leurs accompagnants et de tous les membres de l’organisation (bénévoles, secouristes, prestataires…).

MARATHON MONT BLANC @ David Gonthier
L’édition 2021 avait bénéficié d’une météo clémente. @ Marathon du Mont-Blanc / David Gonthier

Pas de report possible

Toutes les options de maintien de la course ont été étudiées, a communiqué l’organisation, y compris celle d’un report éventuel. Malheureusement, l’indisponibilité des équipes d’organisation liée à la densité des événements du week-end a imposé l’annulation pure et simple.

Les autres courses maintenues

À l’heure où nous publions cette information, les autres courses du week-end (KV et 23 km samedi 25 juin, 42km dimanche 26 juin) sont maintenues.

C’est lors d’une chute pendant la course Neirivue-Moléson le 19 juin que le traileur italien Francesco Puppi s’est de nouveau fracturé le coude. A peine 6 mois après sa première fracture au même endroit. Une blessure qui va le tenir éloigné des parcours pendant de nombreuses semaines.

Troisième à Neirivue-Moléson malgré un coude cassé

C’est sur les réseaux sociaux que l’Italien à la chevelure folle a annoncé lundi matin la nouvelle : fracture du coude gauche, 6 mois à peine après sa première fracture. « Je ne pense pas que vous puissiez ou vouliez y croire, tout comme je ne peux et ne veux presque pas y croire moi-même. Hier à Neirivue-Moléson j’ai chuté en pleine course et me suis cassé – encore – le coude gauche, six mois après la première fracture. J’ai tout de même réussi à terminer la course en finissant troisième en 1h 01mn 23s, même si l’intérêt de mon résultat passe complètement au second plan. »

PUPPI A NEIRIVUE MOLESON © Instagram Francesco Puppi : DR
Francesco Puppi durant la course de Neirivue-Moléson où il a chuté, se cassant de nouveau le coude. © Instagram Francesco Puppi / DR

Un hommage appuyé à Rémi Bonnet

Si Francesco Puppi a minimisé l’intérêt de cette troisième place acquise malgré un coude cassé, c’est principalement pour deux raisons. Il les explique lui-même : « D’abord l’accident, et le fait que je vais subir une nouvelle opération douloureuse et un parcours de rééducation difficile, comme j’ai déjà pu en faire l’expérience. Et surtout parce qu’hier Rémi Bonnet a montré toute sa classe et ce que signifie courir vite en montagne, en battant un record historique ayant appartenu à Jonathan Wyatt. Rémi l’a fait avec une démonstration explosive de puissance, d’élégance et de courage, me faisant me sentir en quelque sorte privilégié d’avoir été là, au moins pendant une partie de la course, et d’avoir pu courir avec lui. » Difficile de rendre un plus bel hommage à la performance du Suisse.

PUPPI OUT © Instagram Francesco Puppi : DR
© Instagram Francesco Puppi / DR

Aller chercher des ressources pour se reconstruire

Très abattu par cette nouvelle blessure, Francesco Puppi ne cachait pas son amertume de devoir quasiment mettre un terme à sa saison avant même de l’avoir réellement débutée. Et redoutait les éventuelles complications au niveau de son coude, qui avait déjà dû être ré-opéré en avril suite à la fracture de décembre dernier. Il comptait sur l’été pour se refaire la cerise. Ce sera pour plus tard…

PUPPI IN ZEGAMA © Instagram Francesco Puppi : DR
Francesco Puppi dans la foule de Zegama en mai dernier, heureux comme un gosse de cet accueil chaleureux. Il terminera à une décevante 65e place, victime de problèmes musculaires en descente. © Instagram Francesco Puppi / DR

Partenaire du Marathon du Mont-Blanc, Polar Electro a concocté à l’occasion de l’épreuve chamoniarde un programme sur mesure pour une immersion totale dans le monde du trail de montagne. Avec, entre autres, un run avec leurs athlètes et la projection de 3 films exceptionnels, dont L’Altavia, avec le traileur corse Guillaume Peretti. Demandez le programme.

Le Trail Camp pour découvrir les nouveautés Polar

L’événement débute dès le jeudi 23 juin au cœur du Chamonix avec le Trail Camp, le salon du Marathon du Mont-Blanc. Il se tiendra jusqu’au samedi de 9h à 20h. Vous pourrez y découvrir les nouveaux produits de la marque adaptés au trail. Deux modèles seront particulièrement attendus, la montre GPS Pacer Pro et la montre GPS outdoor Grit X Pro, dont une édition limitée aux couleurs du Mont-Blanc. Vous pourrez, en avant-première, découvrir les activations prévues.

MONT BLANC POLAR

Shake Out Run : venez courir avec les athlètes Polar

Si tous les regards seront bien sûr tournés vers les courses du week-end (90km, Kilomètre Vertical, 23km, 10km, Duo étoilé et le fameux 42km), vous pourrez vous aussi chausser vos baskets. En effet, Polar et i-Run vous invitent le vendredi 24 juin au matin pour un petit run avec les athlètes et ambassadeurs des deux marques. Rendez-vous à 8h30 sous la tente Polar, Place du Mont-Blanc, à Chamonix. Un petit déjeuner sera offert après le run. Vous aurez l’occasion de discuter avec les athlètes de leur expérience sur la course. Cerise sur le gâteau de l’après-run, une surprise sera offerte par Polar et i-Run à tous les participants.

Pour les inscriptions au morning run, c’est ici

Inspirations : 3 films pour s’évader

Si vous êtes à Chamonix, ne ratez pas la soirée Inspirations by Polar. Au programme, la projection de films outdoor exceptionnels, toujours en présence des athlètes et ambassadeurs Polar. Cette soirée cinéma aura lieu le vendredi 24 juin à partir de 19h30 chez Shoukâ, le torréfacteur situé au 206, rue du Dr Paccard à Chamonix.

Pour les inscriptions à la soirée cinéma, c’est ici

Pour vous mettre l’eau à la bouche, nous vous présentons les teasers des 3 films à découvrir lors de cette soirée.

Solace – Running The Alps in 30 days

Pendant l’été 2021, le traileur belge Karel Sabbe a couru la Via Alpina, plus de 2650 km et 150 000m de D+ en un peu plus de 30 jours. Avec une moyenne de 87 km par jour, il a établi un nouveau FKT, battant l’ancien record connu de 14 jours. En plus de l’épreuve des Alpes, Karel a dû surmonter le manque de sommeil, la maladie et des conditions météo extrêmes. Et tout ça avec une équipe de tournage derrière lui, qui en a tiré un film de 45 minutes.

Out Of Frame : Mountains Legacy, de Jordan Manoukian

L’athlète Mathis Dumas donne un aperçu de sa vie de guide de montagne et de photographe. Lors d’un voyage au Mont-Blanc, accompagné d’athlètes avec une passion débordante, Dumas révèle sa vision photographique.

Altavia, de Guillaume Peretti et Jean-François Hautin

En 2021, le traileur corse et ancien recordman du GR20, Guillaume Peretti, accompagné de son ami Jean-François Hautin, ont réussi la traversée intégrale du massif du Cinto en 14h 25mn. Cet itinéraire de 45km et environ 6000m D+, d’une extrême technicité, a été baptisé l’Altavia, « la haute voie ». Ce film illustre toute la difficulté et la beauté de la performance.

La 16e édition de l’EcoTrail Paris aura lieu le samedi 18 mars 2023. Avec pas moins de 11 000 coureurs en 2022, l’édition 2023 s’annonce encore plus importante. Soyez rapide pour commander votre dossard, les inscriptions ouvriront le mercredi 29 juin à 12h.

Tour Eiffel ou Pont d’Iéna ?

Avec 5 courses et 2 épreuves de marche nordique, l’EcoTrail Paris fait chaque année un carton plein auprès des coureurs comme du public. Mais pour vous payer le luxe d’une arrivée au premier étage de la Tour Eiffel, il faudra le mériter. En effet, cette arrivée spectaculaire est réservée aux coureurs du 80km. Pour ceux du 45km et du 30km, il faudra se contenter du pont d’Iéna.

Lire aussi : EcoTrail Paris 2022 : la fête était totale

Ecotrail © Photo Vincent Krieger
Arrivée de Yoann Stuck, 3e du 80km de l’édition 2022. © Photo Vincent Krieger

L’EcoTrail, ou la nature aux portes de Paris

L’EcoTrail est né en 2008 à Paris grâce à des amis trailers qui ont eu l’idée d’organiser une course nature sur les lieux où ils s’entraînaient. A l’origine, l’idée était de créer un trail dans un environnement urbain qui a priori ne s’y prêtait pas. Partant du principe que la pratique était méconnue en ville, il s’agissait de pouvoir mettre en évidence les principes d’éco-responsabilité dans l’ADN de l’événement et de saisir l’opportunité de la participation de néophytes pour les sensibiliser aux bonnes pratiques.

EcoTrail © E Montgobert
© E Montgobert

Inscriptions : profitez de tarifs préférentiels

Pour les plus motivés et impatients à l’idée de participer à cette nouvelle édition, il faudra être vifs puisque des tarifs préférentiels seront proposés aux plus rapides d’entre eux ! Cela concernera les 100 premiers inscrits pour les 80km, 45km, 30km et 18km. Et uniquement les 50 premiers inscrits du 10km. Pour les épreuves de marche nordique, ces tarifs réduits seront offerts uniquement aux 20 premiers inscrits de chacune des distances. 

Pour plus d’informations et vous inscrire à partir du 29 juin, c’est ici.

Revivez l’édition 2022 en vidéo

Transféré du team Elite Matryx chez Salomon en début d’année, Johann Baujard fait partie, à 24 ans, de cette jeune génération de traileurs qui a avant tout le goût de vivre « à fond » et d’apprécier chaque instant. 2e de la SkyRace des Matheysins 2022 derrière l’intouchable Sylvain Cachard, 5e Français et 22e au général au marathon de Zegama-Aizkorri, il fera partie des 4 meilleures chances tricolores au Marathon du Mont-Blanc fin juin. Découverte d’un pur talent !

ESPRIT TRAIL : Avant le trail, as- tu pratiqué un autre sport ?

Johann Baujard : Je viens du ski de fond, pratiqué de mes 14 à 20 ans sur le circuit national. Et avant, je faisais du ski alpin. Je suis venu tout naturellement au trail car j’ai vu que j’avais de bonnes capacités de coureur à pied et d’endurance pendant mes années de ski. Je me démarquais plus sur les cross et les trails en été, que sur les skis l’hiver. Au fil du temps, j’ai pris goût à la course et je me suis mis à courir de plus en plus, jusqu’à mes premières “vraies” compétitions en 2016. Mais chaque hiver, je fais quasi-exclusivement du ski alpinisme, aussi bien à l’entraînement qu’en compétition, avec seulement quelques footings de temps en temps.

ET : Qu’est-ce qui te plaît dans cette discipline ?

JB : J’aime parcourir la montagne, partir à l’aventure, sans être limité par des pistes damées. Je prends plaisir à concilier endurance, intensité et technique sur des courses de 2 à 4h. J’aime cette polyvalence, et la simplicité de me mouvoir en montagne sans matériel. Au collège et lycée en sport-études ski de fond, on faisait souvent des courses typées trail en été et à l’automne pour préparer l’hiver à haute intensité. Je me souviens du cross du collège en 2011, c’était un vrai trail court avec de bonnes montées et descentes, et peu de plat. J’avais gagné et je me souviens que c’était le graal de gagner ce cross du collège pour tout le monde !

JOHANN BAUJARD 4 @ instagram Johann Baujard / Jordi Saragossa
@ instagram Johann Baujard / Jordi Saragossa

ET : Quelles disciplines du trail-running préfères-tu ? Et pourquoi ?

JB : Je me passionne vraiment pour les formats de 2 à 4h. Ils regroupent pour moi toutes les composantes du trail : endurance, technique et intensité. Aucune autre discipline ne demande d’être aussi complet, et j’aime particulièrement cette polyvalence. J’aime aussi concilier le fight, l’adversité, avec la gestion de course (pacing, ravito…)

ET : Comment t’entraînes-tu ?

JB : Je m’entraîne tous les jours en privilégiant l’endurance, sur des entraînements entre 2 et 4h à intensité faible, en montagne, de préférence sur des parcours vallonnés, en single, avec des montées et des descentes pas trop longues. Cela représente environ 700h et 350 000m D+/D- par an. Je m’entraîne souvent seul, pour être à l’écoute de mes sensations et de l’environnement dans lequel j’évolue. En parcourant chaque jour la montagne dans différentes conditions, et en me fixant des objectifs, je reste motivé tout au long de l’année. Je trouve du plaisir dans toutes les conditions. Je n’aime pas la monotonie, j’aime que ça change ! J’ai un conseiller sportif, mais je suis très autonome dans mon entraînement, donc je lui suggère ce que je pense faire et il m’oriente si besoin.

JOHANN BAUJARD @ Instagram Johann Baujard / DR
Le grand sourire de Johann Baujard lorsqu’il est arrivé à Zegama pour participer au Marathon. @ Instagram Johann Baujard / DR

ET : Dans quel état d’esprit abordes-tu une course ?

JB : Selon l’enjeu, c’est un mélange d’impatience et de stress. J’aime me répéter mon plan avant la course et avoir confiance en ce que je vais faire et en mes capacités. Ce que je redoute le plus au départ d’une course, c’est de passer complètement à côté, les sensations des mauvais jours où toute la course n’est que souffrance. Ça arrive rarement, mais quand ça arrive, tu t’en souviens longtemps ! Côté points forts, je me démarque en descente technique et je maîtrise particulièrement bien le format 2h. Je reste assez polyvalent malgré tout. Mes points faibles, c’est que je suis un vrai diesel, j’ai horreur des départs rapides ! Sans que ce soit de vraies lacunes, j’ai aussi envie de progresser à plat et en montée raide, et me perfectionner sur les gestions de courses de 4h.

ET : Quel est ton meilleur souvenir ?

JB : Mon meilleur souvenir sportif est la Skyrhune 2021. Je décroche une inattendue 2e place sur l’une des plus belles courses pour moi, en plus au calendrier des Golden Trail World Series cette année. Après tant d’envie et de travail pour décrocher cette première grosse performance internationale, c’était un moment ultra fort ! Réussir à concrétiser au plus haut niveau tout ce dont je me croyais capable lors de cette Skyrhune m’a donné le sentiment du devoir accompli, d’avoir enfin réussi à toucher mon rêve.

JOHANN BAUJARD 3 @ instagram Johann Baujard / DR
Johann Baujard lors de sa seconde place à la SkyRace des Matheysins 2022. @ instagram Johann Baujard / DR

ET : Quelle a été ta plus grande déception ou plus grande souffrance ?

JB : J’ai connu une année de blessures compliquée à gérer en 2019, où je n’ai pas pu courir de la saison. Devoir ronger mon frein sur le vélo pendant que les copains faisaient des courses, ça a été difficile émotionnellement. Gérer un échec n’est pas une mince affaire ! Je prends le temps d’une remise en question: je réfléchis en profondeur pour trouver les raisons, ce qui explique l’échec, pour ne pas le reproduire. Ce sont souvent des moments incroyablement constructifs ! Je repense aussi à celui qui a été ma plus grande rencontre sur le plan humain, mon entraîneur de ski alpin quand j’avais 11 ans. C’est lui qui m’a donné envie de m’impliquer dans le sport, il m’a donné le goût de la compétition, de l’envie de progresser et de travailler.

ET : Quelles courses te vois-tu gagner à l’avenir ?

JB : D’abord le Marathon du Mont-Blanc d’ici un an. En me projetant plus avant, dans 3 ans, j’aimerais remporter le classement général des Golden Trail World Series. Pour plus tard, on verra… Je n’en sais encore trop rien, je laisserai peut-être évoluer mes envies vers d’autres formats de course.

ET : Quels sont tes loisirs ou autres passions ?

JB : Je lis, je joue du piano, je passe du temps avec des potes, je suis sur Netflix ! Mes goûts musicaux sont ultra larges, avec un penchant particulier pour le piano jazz. Mais je ne cours pas en musique, je préfère écouter la nature. Je m’intéresse aux autres sports et aux sciences de l’entraînement. Je suis aussi fils d’apiculteurs et je suis passionné par ces petites bêtes.

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Johann Baujard et Sylvain Cachard à l’arrivée de la SkyRace des Matheysins. @ instagram Johann Baujard / DR

ET : Aurais-tu aimé être champion dans un autre sport ?

JB : Je pense que le biathlon m’aurait plu, l’association entre endurance et tir de précision. Ça en fait un sport fascinant. J’ai longtemps rêvé d’associer mes skis de fond à une carabine pendant mon adolescence, mais ça ne s’est jamais fait !

ET : Quels types de courses aimerais-tu voir se développer en France les prochaines années ?

JB : J’aimerais que les formats marathon se développent encore et attirent plus de coureurs et de public. Ce sont pour moi les plus belles courses, car elles restent très spectaculaires.

Interview réalisée par JMK parue dans Esprit Trail n°125

JOHANN BAUJARD @ GTWS / DR
Johann Baujard dans la montée du Sanctu Spiritu, à Zegama. @ GTWS / DR