Cet été, le massif du Kaçkar, dans le nord-est de la Turquie, a accueilli Run Like Her, un stage de trail réservé aux femmes, organisé en marge du Kaçkar by UTMB. Originaires de Russie, de Turquie ou d’Afghanistan, quatre d’entre elles ont accepté de raconter à Cécile Bertin, avec leurs mots, ce que ces montagnes ont révélé en elles.

Run Like Her : le témoignage de Başak Ağdaş Ünal

Instagram : @agdasbasak

Capitaine de l’équipe ASICS FrontRunner Turquie, Başak Ağdaş Ünal jongle entre une carrière dans l’agroalimentaire et l’ultra-trail. Coureuse depuis quinze ans, elle a découvert les sentiers il y a une dizaine d’années et n’a plus quitté les montagnes depuis.

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Başak Ağdaş Ünal. Photo @acanavc (Ahmed Can Avci) pour @kackarbyutmb

Le sport a toujours occupé une grande place dans ma vie. J’ai commencé à courir il y a presque 15 ans, et j’ai découvert le trail il y a environ 10 ans, en parallèle de ma carrière en entreprise. J’ai toujours aimé être dans la nature, le trail m’a donc semblé très naturel : j’aime la liberté de courir en montagne, et cet équilibre entre ma vie professionnelle et ma vie d’athlète que les sentiers m’aident à trouver plus facilement. Depuis, le trail est devenu une part très importante de ma vie.

Mon premier trail faisait 17 kilomètres, et c’était vraiment éprouvant ! Mais c’est exactement ce que j’ai aimé : le défi, me pousser dans mes retranchements, découvrir de quoi j’étais capable. Après cette course, j’ai tout de suite su que je voulais continuer.

Başak Ağdaş Ünal : “Le trail m’a appris la patience.”

Le vrai déclic est venu plus tard, quand j’ai commencé à courir de plus longues distances sur les sentiers. J’adorais passer des heures en montagne et continuer même quand j’étais fatiguée. J’ai réalisé que le trail n’est pas seulement physique pour moi, mais aussi mental : il m’apprend la patience, la concentration et la persévérance quand les choses deviennent difficiles. C’est là que je me suis dit : « Oui, c’est mon sport et ma place est ici. »

Il y a quelque chose de très spécial dans les montagnes du Kaçkar. J’aime la nature sauvage, les montagnes vertes, les nuages et l’atmosphère mystérieuse, qui leur donnent un caractère unique. Ce stage a été une magnifique opportunité d’explorer ce bel endroit, de courir dans ce paysage incroyable et de partager cette expérience avec d’autres femmes qui ont la même passion pour le trail. Je crois que c’est exactement ce qu’est « Run Like Her ». On adorerait voir toutes celles qui partagent cette passion au Kaçkar by UTMB en septembre !

Run Like Her : le témoignage de Beyza Güzel

Instagram : @beyzaguzel1

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Beyza Güzel. Photo @acanavc (Ahmed Can Avci) pour @kackarbyutmb

Architecte d’intérieur et à la tête de sa propre entreprise de design, Beyza Güzel a découvert la course pendant le confinement, avant que son mari ne l’initie au trail. Elle se révèle dès 2023 sur le Trail Alsace by UTMB, où elle termine 4ème de son tout premier 100 km. Depuis, elle enchaîne les victoires féminines sur les ultras turcs, dont le Kapadokya Ultra Trail 119 km et l’Efes Ultra 60 km en 2024 et 2025, et vient de remporter l’Uludağ Premium Ultra Trail 70K.

Je suis en réalité architecte d’intérieur, et je dirige ma propre entreprise de design. Le sport a toujours fait partie de ma vie, mais je n’avais jamais imaginé que la course deviendrait une part aussi importante de qui je suis aujourd’hui. Tout a changé pendant la pandémie du Covid, quand les salles de sport ont fermé : j’ai commencé à courir simplement pour rester active. Puis un jour, en sortant courir, j’ai rencontré l’amour de ma vie, mon mari. C’est grâce à lui que j’ai découvert le trail, et c’est là que mon vrai parcours a commencé.

Il y a cinq ans, je n’aurais même pas pu imaginer courir un kilomètre. Aujourd’hui, je cours des distances de plus de 100 kilomètres en montagne. Le trail m’a montré que nos limites ne sont souvent que celles auxquelles on choisit de croire : chaque sentier, chaque montée, chaque ligne d’arrivée me rappelle qu’on est capable de bien plus que ce qu’on imagine. Pour moi, le trail, c’est bien plus qu’un sport, c’est une façon de découvrir qui je suis, d’apprendre à me faire confiance, et de trouver la liberté dans la nature.

Je me souviens très bien de ma première course. J’étais complètement inexpérimentée et je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait. Je ne pensais pas au résultat, je voulais juste finir et profiter de l’expérience. Quand j’ai franchi la ligne d’arrivée et réalisé que je faisais partie des trois premières femmes, quelque chose a changé en moi : ce moment n’était pas seulement une histoire de podium, c’est là que j’ai compris que j’avais trouvé quelque chose auquel j’appartenais vraiment. À partir de ce jour-là, j’ai su que le trail serait bien plus qu’un loisir, un chemin pour découvrir de quoi j’étais capable, physiquement et mentalement.

Beyza Güzel : “Être entourée de femmes qui se soutiennent, c’est incroyablement puissant !”

Le vrai moment de bascule est venu pendant ma première course de 100 kilomètres, le Trail Alsace by UTMB. C’était ma première année de trail, je n’avais pas beaucoup d’expérience, mais je n’avais pas peur : je me sentais à ma place dans ces montagnes, dans cette ambiance, dans cette communauté. Mon seul objectif était de tout donner. Pendant environ 65 kilomètres, j’ai mené la course féminine. L’épreuve était retransmise en direct, et tellement de personnes de mon pays suivaient mon parcours, je n’en revenais pas ! Je me souviens encore de Siri qui me lisait les messages de soutien dans mes AirPods, chaque message me donnant un peu plus de force et me rappelant de continuer à croire en moi.

Bien sûr, mon manque d’expérience m’a rattrapée dans la dernière partie de la course. Après 70 kilomètres, les athlètes plus expérimentées m’ont dépassée, et j’ai terminé quatrième féminine. Mais cette journée n’a jamais été une histoire de résultat : elle m’a montré que mes capacités étaient bien plus grandes que ce que j’avais imaginé. Pour la première fois, j’ai réalisé que je pouvais rivaliser avec certaines des meilleures traileuses du monde. Et c’est là que je me suis dit : « Oui, c’est ici que je suis à ma place. »

Je crois sincèrement que derrière chaque femme forte, il y a d’autres femmes fortes qui l’encouragent, et c’est exactement pour ça que j’étais au Kaçkar. Ces montagnes sont à couper le souffle, mais ce qui rend cette expérience vraiment spéciale, ce sont les gens : être entourée de femmes qui s’inspirent, se soutiennent et se célèbrent les unes les autres, c’est incroyablement puissant. Pour moi, ce stage, c’est bien plus que courir. C’est partager des histoires, apprendre les unes des autres, tisser des liens sincères, et se rappeler mutuellement qu’on peut toujours aller plus loin qu’on ne le pense. Les montagnes nous rassemblent, mais c’est l’énergie de cette communauté qui rend cet endroit inoubliable.

Run Like Her : le témoignage de Fatima Painda

Instagram : @paindafitness

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Fatima Painda. Photo @acanavc (Ahmed Can Avci) pour @kackarbyutmb

Infirmière-cheffe adjointe aux urgences au Royaume-Uni et ambassadrice de l’association Free to Run, Fatima Painda a grandi dans les montagnes afghanes avant de fuir son pays avec sa famille à l’arrivée des talibans. Elle découvre le trail running en 2021, après la chute de l’Afghanistan, et en fait depuis un vecteur d’engagement pour les femmes et les filles de son pays. Parmi ses résultats marquants : la CCC 100 km en 2024, où elle est l’une des toutes premières Afghanes finishers, et la Manaslu Trail Race 150 km au Népal en 2025.

J’ai grandi dans les magnifiques montagnes d’Afghanistan, où je me sentais libre et sans peur. Je ne savais même pas que le trail running existait, pour moi courir était tout simplement une façon de vivre : chaque jour, je courais pour aller à l’école, parce que c’était à une heure de marche de chez moi et que je ne voulais pas être en retard. Mais ces montagnes m’ont été enlevées quand j’ai dû quitter mon pays, devenue réfugiée à cause des talibans.

Commencer une nouvelle vie a été difficile, et les montagnes m’ont toujours appelée. J’ai découvert le trail running en 2021, après la chute de l’Afghanistan aux mains des talibans. À travers le trail, je porte l’espoir de millions de femmes et de filles de mon pays, où elles vivent aujourd’hui sous un système d’apartheid de genre, privées de leurs droits humains fondamentaux, y compris l’éducation et la liberté de mouvement, et réduites au silence. Aujourd’hui, je revis mon enfance dans les montagnes afghanes à travers le trail et la course en montagne, non seulement en tant qu’athlète, mais aussi en tant que porte-drapeau de la tolérance et de l’émancipation des femmes.

Fatima Painda : “Le trail est aussi devenu un tournant pour moi, alors que les règles injustes des talibans continuent d’effacer les femmes et les filles de la société! ”

Ma première course de trail fut l’ETC by UTMB, et j’ai eu l’impression de retrouver le chemin de la maison : courir à travers les montagnes a fait ressurgir les sensations de mon enfance, quand la nature était mon terrain de jeu et que les montagnes faisaient partie de mon quotidien. Le trail est aussi devenu un tournant pour moi, alors que les règles injustes des talibans continuent d’effacer les femmes et les filles de la société. Je me suis lancée dans un défi mondial : courir des trails, des marathons et gravir des montagnes à travers le monde, dans 26 villes par ordre alphabétique, dans le but de sensibiliser et de récolter des fonds pour Free to Run, afin de soutenir les femmes et les filles de mon pays dans la poursuite de rêves qui semblent impossibles.

Les montagnes du Kaçkar occupent une place particulière dans mon cœur. Chaque kilomètre à travers leur beauté sauvage, leurs paysages à couper le souffle, un sourire échangé avec les habitants et la communauté locale, tout me rappelle mon pays, l’Afghanistan… un pays que je ne peux que rêver de revoir un jour. Être dans ces montagnes me reconnecte à mon pays et à ses souvenirs, que je porte avec moi où que j’aille : cette sensation familière d’être entourée par la nature, les montagnes, la résilience de cette terre et le lien avec les gens et leur culture.

Pour moi, le trail, c’est bien plus qu’une compétition ou une ligne d’arrivée. Ce sont des stages comme celui-ci, et des projets comme Run Like Her, qui permettent de donner du pouvoir et d’inspirer les gens, en particulier les femmes, à travers le mouvement dans la nature et la montagne, pour poursuivre leurs rêves.

Run Like Her : le témoignage d’Elena Polyakova Kırık

Instagram : @e.lena.polyakova

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Elena Polyakova Kırık. Photo @acanavc (Ahmed Can Avci) pour @kackarbyutmb

Née en 1981 à Znamensk, une ville fermée de Russie, Elena Polyakova Kırık a d’abord été bodybuildeuse avant de tout plaquer pour l’ultra-trail. Agente de voyage saisonnière à Antalya depuis 2005, elle s’engage en 2011 sur la Lycian Way Ultramarathon, où elle fait une rencontre qui va changer sa vie… Elle s’installe en Turquie un mois plus tard et enchaîne depuis les victoires féminines sur les ultras turcs. Elle est aussi l’autrice d’un roman autobiographique en turc, « Lena’nın Küçük Yolculuğu » (Le petit voyage de Lena).

Mon histoire de coureuse a en fait commencé à l’école, quand j’ai terminé dernière d’une course de 700 mètres. Plus tard, pas à pas, j’ai appris à m’entraîner plus intelligemment, et j’ai progressé petit à petit jusqu’au semi-marathon, puis au marathon. Puis, dans le pack qu’on nous distribue souvent avec notre dossard lors d’une course sur route, j’ai trouvé une brochure pour la Lycian Way Ultra Marathon, une course en autosuffisance de 240 km le long de sentiers spectaculaires. Cette petite brochure a tout changé.

Je me suis donc lancée directement dans une aventure de 240 km. Je me souviens encore de l’excitation sous la tente avant le départ, et de l’instant où j’ai posé le pied sur le sentier pour la première fois. Le début a été vraiment difficile, mais entourée de forêts qui sentaient bon le pin, de montagnes, de vues sur la mer à couper le souffle et du soutien des personnes qui partageaient le camp avec moi, j’ai réussi à atteindre la ligne d’arrivée. Après ça, ma vie n’a plus jamais été la même : ce premier ultra m’a donné le courage de quitter un emploi bien payé et de déménager à Istanbul pour explorer mon potentiel dans d’autres domaines.

Elena Polyakova Kırık : “Partager le chemin avec des femmes qui comprennent vraiment ton esprit donne une force différente.”

La course est devenue bien plus qu’un sport. Elle est devenue une part majeure de ma vie et a façonné beaucoup des décisions qui ont suivi. Au cours des 15 dernières années, j’ai terminé 59 ultramarathons, dont la PTL, et j’ai écrit un livre sur mes aventures.

Le Kaçkar a toujours été un endroit très spécial pour moi. Ces montagnes ont conquis mon cœur dès le tout premier instant : elles sont uniques, avec d’innombrables nuances de vert, des crêtes enneigées et des lacs glaciaires. J’aime aussi l’hospitalité des habitants, leurs traditions et, bien sûr, la cuisine délicieuse. Ce stage rassemble des femmes aux parcours différents mais à l’amour du trail identique. Nous sommes peut-être déjà fortes chacune de notre côté, mais partager le chemin avec des femmes qui comprennent vraiment ton esprit donne une force différente, celle qui reste bien après la fin du sentier.

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Photo @acanavc (Ahmed Can Avci) pour @kackarbyutmb
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C’est l’un des derniers trails de haute montagne de la saison, et sans doute un des plus beaux et sauvages. Au départ des Chapieux, sur la commune de Bourg Saint-Maurice, le Trail du Petit Saint-Bernand, TPSB pour les intimes, propose une expérience qui restera gravée dans les mémoires de celles et ceux qui affronteront ses parcours. Entretien avec Laurent Vinner, son organisateur, avant la prochaine édition, les 26 et 27 septembre 2026.

Laurent, peux-tu me donner 3 bonnes raisons de venir courir le TPSB ?

Laurent Vinner : La première, c’est que c’est le dernier trail de haute altitude de l’année. Il n’y a quasiment aucun trail qui monte aussi haut à cette époque, fin septembre. On monte encore jusqu’à quasiment 2900 mètres d’altitude. Ensuite, il y a le côté sauvage. On est vraiment l’un des trails les plus sauvages du calendrier, parce qu’on fait un départ aux Chapieux, en zone blanche, où il n’y a aucun réseau. Et sur l’ensemble du parcours, il n’y a aucun village, il n’y a rien. C’est vraiment que de la montagne. Et ça, c’est extrêmement rare.

Personnellement, je ne connais pas de trails comme ça, où il n’y a vraiment rien. C’est nature du début à la fin. La troisième chose, c’est l’esprit de l’événement, notre volonté de rester simple. L’esprit montagne, c’est vraiment ce qu’on veut faire passer. C’est simple, on ne vient pas sur cette course pour chercher la lumière, on vient là pour se faire plaisir. Et la plupart des gens qui viennent là sont des passionnés de montagne, ce qui donne une ambiance très conviviale.

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Photo TPSB

C’est donc un peu le rendez-vous des montagnards. Mais est-ce accessible à tous, du coup ?

LV : C’est vrai, il faut préciser que ce sont pour la plupart des montagnards assez aguerris et autonomes. Si on ne connaît pas la montagne, le TPSB n’est pas le genre de trail par lequel il faut débuter. Enfin, je parle pour les longues distances. Si on n’a jamais fait de trail en montagne, franchement, le 68 km ne me paraît pas raisonnable. Après, moi, je ne fais pas de tri, bien sûr, c’est à chacun de connaître et de ne pas surestimer ses capacités. Si tu n’es pas montagnard et que tu n’es pas capable de te débrouiller, ne viens pas.

Et le 43 km, il est plus accessible ?

LV : On va dire que c’est un peu moins engagé, mais on est encore sur les hauteurs, le parcours passe tout de même par le col de la Grande Écaille, à 2700 mètres d’altitude. Ça reste donc très montagne. Même pour le 35, il faut quand même avoir une petite expérience de trail en montagne, il y a, comme sur le 68, des passages à flanc de paroi avec des mains courantes.

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Photo TPSB

Fin septembre, la météo peut parfois être capricieuse, avec des chutes de neige très tôt dans l’année. Comme cela se passe dans ces conditions ?

LV : On a des parcours de repli qui sont toujours prêts, au cas où. C’est d’ailleurs quelque chose de très positif par rapport aux années précédentes, lorsqu’on partait de l’Hospice du Petit Saint-Bernard, qui se situe au col du Petit Saint-Bernard, et où on n’avait pas de possibilité de repli. Depuis Les Chapieux, on y arrive. Enfin, jusqu’à un certain point bien sûr ! Il ne faut pas non plus que ça soit le déluge. Mais même quand c’est bien enneigé, on arrive à sortir des parcours alternatifs exceptionnels, qui restent bien montagne et de haut niveau. C’est ça aussi qui n’est fait le charme du TPSB.

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Photo TPSB

Trail du Petit Saint-Bernard : 6 distances et un challenge pour traileurs aguerris

Côté programme, le TPSB propose 6 distances et un challenge sur 2 jours.

La Verticale du Bonhomme
5 km et 900m D+
Une montée sèche type KV pour atteindre le refuge du Bonhomme situé à 2443m. Descente libre.

Le 10 KM de la Vallée des Glaciers
10 km et 360m D+
Un aller-retour express jusqu’au lieu dit « La Ville des Glaciers » pour découvrir la vallée et un point de vue magnifique sur l’Aiguille des Glaciers.

Le Trail de la Grande Écaille
21 km et 1300m D+
Une petite boucle express avec le passage de la Grande Écaille (2751m), col emblématique de la vallée des Glaciers, avec un point de vue impressionnant sur l’Aiguille des Glaciers.

Le Technitrail des Glaciers
33 km et 2700m D+
Un nouveau tracé pour découvrir notamment une bonne partie du sentier technique de haute altitude « Thomas Roques » qui s’étend de la Tête Nord des Fours au col de la Seigne et qui domine la vallée des glaciers. Attention, le tracé comporte quelques passages aériens et techniques susceptibles de ne pas convenir à tout le monde.

Le Trail du Mont Blanc
45 km et 2800m D+
Un trail de montagne qui se déroule en altitude avec 4 cols de plus de 2500m d’altitude à franchir. Il offre des points de vue imprenables sur le mont Blanc et l’Aiguille des Glaciers. Réservé aux traileurs aguerris aux couleurs d’automne, loin de la civilisation. Dépaysement garanti !

Le TPSB 68 KM
68 km et 4000m D+Un parcours « expert » situé au cœur de la montagne sauvage, « loin de la civilisation ». Ce 68 km vous propose notamment de découvrir le fameux « colle di Bassa Serra » culminant à 2738m d’altitude, véritable muraille au cœur d’un paradis glaciaire qui domine au loin le col des Chavannes et qui offre une vue imprenable sur le massif du mont Blanc tout proche. Situé dans un secteur extrêmement peu fréquenté, c’est un véritable joyau. Vous découvrirez également l’arête du Mont Fortin, qui offre des panoramas grandioses, sans oublier  le col de l’Ouillon et de la Forclaz. Attention, ce parcours est réservé aux traileurs aguerris ayant déjà une certaine expérience de la montagne, et comporte quelques passages aériens et techniques.

Le TPSB Ultra 
103 km et 6700m D+
Le cumul du Technitrail des Glaciers (35 km) et du TPSB (68 km)

Renseignements et inscriptions ICI

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Photo TPSB
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16ème du format 50K du Kaçkar by UTMB lors de la première édition, en 2025, l’ultra-traileur italien Philipp Ausserhofer vise désormais le format 100K, qu’il a reconnu. Il a confié à Cécile Bertin ses conseils pour l’aborder et vous donne rendez-vous du 11 au 13 septembre dans les montagnes du Kaçkar, un superbe massif sauvage situé au nord-est de la Turquie, le long de la mer Noire. Immersion.

Philipp Ausserhofer en quelques mots

Philipp Ausserhofer est un ultra-traileur originaire du Tyrol du Sud (Haut-Adige, Italie), né en 1992. Il a grandi dans le val Aurina (Ahrntal), à Weißenbach, un village perché à 1400 m et cerné de sommets de plus de 3000 m, un terrain de jeu qui a forgé sa passion pour la montagne. Pharmacien de formation, il a découvert le trail pendant ses études à Innsbruck et disputé sa première course en 2018, avant de devenir coureur professionnel à plein temps en avril 2023. Il vit aujourd’hui dans la vallée du Stubai, en Autriche, et court sous les couleurs de l’Italie.

Son palmarès s’est étoffé rapidement : vainqueur du Mozart 100 by UTMB en 2021 (108 km), médaillé de bronze par équipes avec l’Italie aux championnats du monde de trail 2023 (longue distance) à Innsbruck, et 3e du 100 km de Nice la même année. Il détient le record (FKT) du Stubaier Höhenweg, bouclé en 2023 avec 54 minutes d’avance sur l’ancien temps de référence. En 2024, il remporte l’Ultra-Trail Snowdonia by UTMB au pays de Galles, puis l’UTVV en Slovénie en 2025. On lui doit aussi le projet personnel « HOMERUN », une boucle de 160 km et près de 11 000 m de dénivelé autour de sa vallée natale. Sa devise, « Dream and dare » (rêver et oser), résume assez bien sa trajectoire.

Portrait Philipp Photo Moritz Klee
Philipp Ausserhofer. Photo Moritz Klee

Le 100K du Kaçkar by UTMB, kilomètre après kilomètre

Le départ se fait à Ayder. C’est vraiment chouette : la ligne de départ, la musique locale au tulum, l’ambiance du village, puis on s’élance. On commence par une petite boucle dans Ayder même, avant d’attaquer une longue montée technique, humide et glissante jusqu’à Hazindak. C’est un vrai défi. Dès les premiers kilomètres, on comprend le slogan de la course, « Wild is the trail ». Comparée aux autres épreuves UTMB, elle est vraiment très technique, du début à la fin. Même les portions en forêt, qu’on imagine plus roulantes, restent humides et exigeantes. Il faut rester prudent et concentré en permanence : si on relâche, on se met vite en difficulté.

Après Hazindak, on enchaîne une belle traversée en légère descente jusqu’à Samistal, où se trouve un très beau ravitaillement. On grimpe ensuite jusqu’à un col, avant une longue descente vers Yukarı Kavrun. Là commence, selon moi, l’une des plus belles parties de la course : c’est isolé, silencieux, très long et très roulant, mais toujours en single. On monte ensuite vers le point culminant du parcours, un col en altitude. Juste avant, on a une vue épique sur le Kaçkar (le Kaçkar Dağı) et sur un sommet voisin en forme de lame de couteau. On court le long d’une rivière qui serpente, dans un paysage magnifique. Avec un peu de chance en septembre (et en général la météo est bonne là-bas), on voit les hauts sommets dégagés, sans nuages : c’est incroyable.

Depuis le point le plus haut, on plonge dans une longue descente vers Yukari Ceymakçur, où l’on découvre des lacs de montagne immenses, une zone superbe. Entre Yukari Ceymakçur et Palakçur, on traverse des forêts vraiment mystiques, pleines de feuilles, un régal à courir ; puis une belle descente de Palakçur jusqu’au lac d’Avusor. Les locaux m’ont dit que c’est là qu’on mange le meilleur sütlaç, et c’est vrai.

D’Avusor, on rejoint la Dadala Pansion, un refuge perdu dans la montagne, puis on bascule vers Koçdüzü. C’est la seule section que je n’ai jamais parcourue : entre le point culminant et Koçdüzü, il me manque un morceau. Je connais environ 2 km avant Koçdüzü et 2 km après Avusor, mais entre les deux, la neige étant encore trop présente, je n’ai pas pu reconnaître cette petite portion.

De Koçdüzü à Huser, il ne faut pas se dire qu’il ne restera qu’à descendre sans réfléchir jusqu’à l’arrivée. Déjà, il faudra profiter de la vue ! Huser est célèbre pour sa magnifique mer de nuages, c’est un lieu très touristique et vraiment splendide. On croit alors être à l’arrivée… mais non : il reste une dernière descente, comme au départ, très raide et technique. C’est là qu’on peut perdre beaucoup de temps.

Mer de nuages du Kackar. Photo Moritz Klee
Huser et la mer de nuages. Photo Moritz Klee

Les conseils de Philipp Ausserhofer

Le principal, c’est de bien avoir en tête que c’est un 100K difficile, un vrai défi. Si vous n’avez jamais fini une telle distance en trail, essayez plutôt le 50K : il est déjà bien exigeant. Plus concrètement : ne partez pas trop vite, la première montée peut vous détruire. Prenez votre temps.

Le plus dur, honnêtement, sur ces 100 km, ce n’est pas qu’on ne peut jamais courir (on peut), mais qu’on n’a presque nulle part où laisser filer ses pensées. Il faut rester concentré et engagé en permanence. Pour moi, c’est ça la vraie difficulté : rester prêt mentalement du début à la fin.

Ce qui m’a le plus surpris, c’est justement la technicité. Beaucoup de courses vendent aujourd’hui du « technique » dans leur communication, mais ici c’est vrai du premier au dernier kilomètre. L’autre chose, c’est la traversée des villages et l’hospitalité turque : on en entend beaucoup parler, et on la ressent vraiment dès qu’on entre dans la vallée. C’est bien réel.

Si je devais comparer la course à une épreuve connue en Europe, je dirais Snowdonia, dans le circuit UTMB. (Cette comparaison du Kaçkar avec Snowdonia n’a rien d’anodin : il connaît parfaitement cette course galloise, qu’il a remportée en 2024, NDLR.) Mais le Kaçkar est encore plus dur, parce que c’est plus haut : il faut se préparer à l’altitude et à l’humidité. Courir à 3000 mètres là-bas n’a rien à voir avec ce qu’on connaît chez nous. À chaque fois, je suis bluffé par la difficulté de courir dans le Kaçkar. C’est vraiment dur, mais la vue sur la mer Noire quand la météo est de notre côté est tellement incroyable : depuis Huser, quand il n’y a pas de brume, on l’aperçoit et c’est vraiment magnifique.

Parcours du Kackar by UTMB. Photo Moritz Klee
Les montagnes du Kaçkar by UTMB. Photo Moritz Klee
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154,5 km, 6111m D+, le Dullegil Seoul Trail est un parcours mythique qui fait le tour de la ville de Séoul. Une trace assez simple sur le papier, extrêmement cassante en réalité. C’est ce défi que Yoonjoo et Mangki de GOODRUNNER ont choisi d’offrir à leur amie Axelle, co-fondatrice de WISE. Suivez-les pendant les 22h 06mn et 26s que durera la course, de jour comme de nuit, entre temples bouddhistes et gratte-ciels, au rythme d’un lever de soleil sur la rivière et des coureurs coréens qui se sont relayés à ses côtés à chaque étape.

Mais ce qu’Axelle retient de cette aventure dépasse largement le chrono. Courir, parler, rencontrer des gens, se connecter aux autres, en France comme à l’autre bout du monde, telle est la vision de l’ultra-trail d’Axelle. Ici, en Corée, l’important, ce sera Yoonjoo, les GOODRUNNER Sisters, et une immense bienveillance qui a transformé ce défi individuel en une véritable épopée collective. Ce qu’elles lui ont offert, plus que tout, c’est une inoubliable leçon de sororité.

Sortie : 2026
Durée : 8mn30
Langue : Français, Coréen sous-titré

Voir le film ICI

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Découvrez ce film qui suit les athlètes Karina Carsolio et Hillary Gerardi lors de leur voyage en Bolivie, en 2024, lorsqu’elles partent à la conquête du «  fastest known time » sur le Huayna Potosí, l’une des montagnes les plus emblématiques de Bolivie. Pourtant, le record n’était pas l’essentiel — cette ascension portait une signification bien plus personnelle.

Karina avait d’abord imaginé ce projet avec son frère, amoureux de la montagne à l’âme joyeuse et sincère, décédé dans un accident d’alpinisme une semaine seulement avant leur départ pour la Bolivie. Karina est ensuite retournée sur cette montagne pour honorer sa mémoire et vivre l’aventure qu’ils n’avaient jamais pu partager, cette fois aux côtés de son amie et coéquipière Hillary Gerardi.

Ce voyage est devenu un pèlerinage de mémoire, une façon pour Karina de faire vivre son lien avec son frère dans ce paysage qui les a tous deux façonnés. C’est dans ces montagnes qu’ils ont grandi, et c’est là qu’elle s’est confrontée à la réalité de son deuil.

« Ma relation avec mon frère ne s’est pas arrêtée à sa mort, confie Karina. Elle continue de se construire » — et elle la nourrit à chaque fois qu’elle parcourt ces montagnes qui les ont vus grandir. Un film superbe et émouvant réalisé par Julien Elorza, où la montagne devient le miroir de la douleur, de la joie et de la spiritualité.

Sortie : 2026
Durée : 27 minutes
Langue : Anglais

Voir le film ici

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Un film qui raconte un bout de l’aventure de Mathieu Blanchard lors de sa participation à la Hardrock100 2025. Avec son équipe, il a voulu prendre une direction différente des films récits de course habituels : moins vlog et plus artistique. Travailler la couleur, le rythme, l’ambiance western, l’histoire des montagnes de San Juan et de ceux qui osent encore s’y aventurer.

À une époque où l’IA prend de plus en plus de place dans la création, Mathieu Blanchard et l’équipe de réalisation du film se sont aussi lancé un défi : ne pas utiliser d’lA dans ce film. 

La voix-off, les motions, la 3D, le son, l’image… tout a été fait par de vrais artistes, avec du temps, des mains, des idées, des doutes et du cœur. Et finalement, c’est ça qui compte.

Sortie : 2026
Durée : 15 minutes 
Langue : Anglais sous-titré 

Voir le film ICI

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Il s’appelle Noa Ohms, il est franco-allemand et il rêve de faire un jour l’UTMB. Et puis, hasard de la vie, son père, qui vit aux États-Unis et sait la passion de son fils pour l’ultra-trail, lui a offert à Noël 2025 un dossard pour le 100 Miles de la Canyon Endurance Run by UTMB 2026. Noa Ohms est donc parti aux États-Unis pour courir un 100 miles, et en est revenu avec une victoire et un Golden Ticket pour l’UTMB 2027.

Mais ce n’est pas vraiment ce dont ce film parle. Il raconte un père qui ne connaît presque rien au trail et qui s’est pourtant investi dans ce projet bien plus que son fils ne l’aurait imaginé. Reconnaissance du parcours, préparation des ravitaillements, assistance, logistique… il a découvert un univers totalement nouveau.

À ses côtés, il y avait aussi Martin, un ami de son père, qui au fil des jours est devenu une pièce essentielle de cette aventure. Ensemble, ils ont passé plusieurs semaines à Foresthill, au cœur de la Californie, à préparer cette épreuve qui allait rapidement devenir bien plus qu’un simple objectif sportif.

Le film de Valentin Anger raconte ce séjour. Les longues journées sur les sentiers américains ; les reconnaissances du parcours ; les discussions en voiture ; les doutes ; les certitudes ; les moments de partage ; la découverte d’une culture où l’ultra-trail occupe une place à part.

Et puis il y a la course. 160 kilomètres dans la chaleur californienne. Une journée entière à pousser, gérer, s’adapter. Mais au fond, la course – et la victoire – n’est que la fin de l’histoire. Et le début d’une autre, à l’UTMB, en 2027.

Sortie : 2026
Durée : 26 minutes
Langue : Français et anglais sous-titré

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Pourquoi courir à Angkor, au milieu des temples millénaires de la culture Khmer, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO ? C’est à cette simple question que répondent les magnifiques images de ce clip vidéo tourné par Christian Biard lors de la dernière édition de l’Angkor Ultra Trail, en janvier 2026. 4 minutes et 10 secondes de sport, culture et émotion pour vous plonger dans l’une des plus belles courses de trail au monde.

Sortie : 2026
Durée : 4mn10
Langue : Anglais

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Tous ceux qui ont participé à l’UTCAM sont unanimes : les courses sont dures, les sentiers techniques, mais les parcours entre mer et montagne sont exceptionnels. En 2025, pour la première fois, les organisateurs ont proposé une formule originale permettant de s’imprégner de tous les plus beaux panoramas azuréens : La Belle Épopée. Elle est de retour du 3 au 5 juillet 2026.

La Belle Épopée : 3 étapes 100% UTCAM

L’idée est géniale, et plutôt novatrice dans le calendrier des épreuves de trail français : proposer trois étapes « raisonnables » sur trois jours, à faire en solo ou en duo, pour aller des eaux transparentes de la Méditerranée jusqu’aux cimes du Mercantour, sans avoir à affronter les difficultés d’un ultra-trail. Ainsi, du vendredi au dimanche, les concurrents partent de Monaco pour rallier Saint-Martin Vésubie en trois étapes de 25 à 30 km chacune permettant de découvrir toutes les facettes de ce territoire extraordinaire.

Question intendance, pas de souci : l’inscription comprend les dîners et les petits-déjeuners du vendredi soir au dimanche après-midi, les transports en navette, une tente et un tapis de sol pour les bivouacs du vendredi et du samedi soir (prévoir votre duvet et un matelas pour plus de confort) et l’accès à un espace de récupération avec kinés à Saint-Martin Vésubie. Une aventure clés en mains conviviale à souhait, dans le plus pur esprit trail.

1ère Étape : Monaco – La Turbie, 27 km et 1610m D+

2ème Étape : Roquebillière – Saint-Martin Vésubie, 25 km et 2100m D+

3ème Étape : Saint-Martin Vésubie – Saint-Martin Vésubie, 30 km et 2150m D+

3 étapes
Les 3 étapes de la Belle Épopée. Source UTCAM

Les 7 courses de l’UTCAM 2026

– Vertical 5 km, le KV de la Maremontana au départ de Monaco

– 15 km de la Mysterious Race, un parcours surprise de 15 km et 1 000m D+ dévoilé la veille du départ

– 30 km de la Skyrace du Mercantour

– 50 km de la Skymarathon

– 75 km de la Skyultra

– 120 km de l’Ultra du Mercantour en solo ou en duo

– La Belle Épopée, 82 km en 3 étapes entre Monaco et Saint-Martin Vésubie en solo ou en duo

Infos et inscriptions UTCAM 2026 ICI

L’UTCAM vu par ceux qui l’ont couru – et gagné !

Katie Schide, vainqueure de l’ultra en 2020 : « Cette course est toujours un gros challenge. Plus de 19h, c’est dur mentalement, c’est dur de rester en mouvement, c’est dur de se dépasser. Mais c’est tellement beau ! Nul doute que je reviendrai m’y frotter avec plaisir. »

Germain Grangier, vainqueur de l’ultra en 2020 : « C’est une course extrêmement dure, que l’on sous-estime un petit peu en disant que c’est “que” 130 km. Il faut être patient. Avec les dernières difficultés à la fin, il n’y a jamais vraiment trop de répit. »

Pau Capell, vainqueur du format 52 km en 2022 : « Je ne connaissais pas les montagnes du Parc National du Mercantour, elles sont alpines et exigeantes, avec des montées terribles ! Mais c’était vraiment très beau. »

Benoît Girondel, vainqueur du 75 km en 2021 et du 125 km en 2022 : « La fin, qui est commune aux deux distances, est très technique, avec beaucoup de cailloux, des grosses montagnes, des bosses qui sont vraiment dures. Mais toute la partie dans le Mercantour est sacrément chouette. Et puis il ne faut pas rater le ravito d’après-course : il est énorme ! J’ai fait pas mal de courses dans ma vie, mais franchement, l’organisation et tout ce qui est mis en place pour ce repas d’après-course est énorme. C’est gargantuesque et c’est super bon ! »

Théo Le Boudec, vainqueur du 125 km en 2024 et du 120 km en 2025, à propos de sa première victoire en 2024 : « Un week-end fort en émotions qui vient remplir le bocal à souvenirs. Que c’est bon de vivre ces moments de sport, ces moments de vie… De gagner à la maison. Lever cette banderole les yeux rivés sur notre “petit coin de paradis” était pour moi un rêve. Je suis tellement reconnaissant envers l’organisation, les bénévoles présents de jour comme de nuit. »

GIRONDEL
Benoît Girondel, vainqueur de l’UTCAM 75 en 2021 et de l’UTCAM 125 en 2022. Photo UTCAM
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Pourquoi choisir de courir et souffrir ? C’est sur le format 100 Miles (160 km) du Canyons Endurance by UTMB qu’Alexis Richard a décidé de se poser la question. Pour ce Canadien, à la base, courir 100 miles appartenait à la catégorie des défis impossibles. Un truc réservé à une classe de gens spéciaux… et un peu fous. Puis, lentement mais sûrement, il a laissé sa curiosité grandir. Jusqu’à devenir l’un de ces fous, en prenant le départ du redoutable 100M du Canyons Endurance en avril 2026. Pourquoi souffrir sur une telle épreuve quand on pourrait rester tranquillement dans son canapé ? Ce film parle de ça : trouver les raisons d’avancer.

Et vous, quelles sont les vôtres ?

Sortie : 2026
Durée : 42 minutes
Langue : Français

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