Du 10 au 12 janvier 2026, le désert marocain a servi de décor au MDS Ultra, dernier-né de la famille Marathon des Sables, qui s’est déroulé dans la région de Merzouga. Le MDS Ultra a marqué un tournant majeur dans l’histoire de cette épreuve mythique : pour la première fois, les organisateurs ont proposé un format non-stop, sans étapes, offrant deux distances mythiques : 100 kilomètres et 582m de D+ ou 100 miles (environ 160 km) et 875m de D+ à parcourir en 40 heures maximum. Gagnante du MDS Legendary et 4ème au scratch en avril 2025, Maryline Nakache a écrasé la concurrence pour s’imposer, devant tous les hommes. Légendaire !

MDS Ultra : une course non-stop en immersion totale dans le désert

À la différence du format historique du Marathon des Sables, traditionnellement découpé en plusieurs étapes avec bivouacs, le MDS Ultra s’est imposé par sa radicalité. Un seul tracé balisé, une progression continue jour et nuit, et une immersion totale dans le désert. Au départ, près de 200 athlètes issus de plus de 30 pays ont pris le départ de cette aventure hors normes, où la gestion de l’effort, la résistance mentale et l’adaptation aux conditions extrêmes se sont révélées aussi déterminantes que la performance pure.

Aucune installation de bivouac n’était prévue sur le MDS Ultra. L’épreuve reposait sur un enchaînement continu de sections de course ponctuées de 9 Water Stations et de 5 Bases Vie, favorisant une dynamique proche des grandes courses d’ultra-trail internationales, mais transposée en plein désert. Les Water Stations proposaient exclusivement un ravitaillement en eau, sans zone de repos. Les Bases Vie, positionnées tous les 30 kilomètres environ, offraient quant à elles de l’eau chaude, du thé, de la soupe, des gâteaux et des fruits secs, ainsi qu’une zone de repos équipée d’abris et d’un espace chauffé.

Départ MDS ULTRA. Photo MDS
Le départ du MDS ULTRA, avec plein centre guêtres roses Maryline Nakache, déjà aux avants-postes. Photo MDS

MDS Ultra : aucune assistance autorisée

Les participants évoluaient en autosuffisance alimentaire totale : ils devaient transporter l’intégralité de leur nutrition et de leur matériel obligatoire. Aucune assistance extérieure n’était autorisée pendant la course. L’organisation assurait en revanche un encadrement médical et sécuritaire complet, ainsi qu’un balisage précis de l’ensemble du parcours, garantissant une pratique encadrée de l’ultra-endurance dans un environnement extrême.

Le parcours, majoritairement plat, se caractérisait par un sable plus compact que sur les autres épreuves MDS, permettant aux coureurs de maintenir une allure soutenue sur de longues portions. Les conditions climatiques, typiques du désert marocain en hiver, ont offert un contraste saisissant : des températures diurnes clémentes avoisinant les 15°C, suivies de nuits froides, où l’obscurité et la fatigue accumulée ont mis à l’épreuve la détermination des participants.

MDS ULTRA
Les concurrents du MDS ULTRA sur les sentiers mythiques du MDS Legendary. Photo MDS

MDS Ultra : performance d’exception pour Maryline Nakache

Cette première édition du MDS Ultra a été marquée par une performance hors du commun sur la distance reine des 100 miles. Maryline Nakache a réalisé une course absolument magistrale et remporté l’épreuve au scratch, signant un temps de 18h 17min et 10 sec, avec plus d’une heure d’avance sur l’Argentin Martin Gallardo et le Français Jean-Baptiste Bouchoux, au terme d’une course où la régularité et la gestion de l’effort ont fait la différence.

Cette victoire sur le MDS Ultra 2026 s’inscrit dans une trajectoire déjà prestigieuse : double vainqueure du Marathon des Sables Legendary (2023 et 2025) chez les femmes, 4ème au scratch de l’édition 2025 (meilleure performance féminine jamais réalisée) et auteure de performances remarquables sur certaines des courses les plus exigeantes du calendrier mondial, Maryline Nakache a une nouvelle fois démontré son incroyable capacité à gérer l’effort sur de très longues distances, à rester stratégique et constante dans des conditions extrêmes, et à puiser au plus profond d’elle-même pour l’emporter.

En tant que coach chez Expert Sport Coaching, Maryline Nakache incarne parfaitement l’esprit du dépassement de soi qu’elle transmet à ses athlètes. Sa victoire ne se résume pas à un chrono : elle illustre l’équilibre rare entre puissance physique, intelligence de course, préparation mentale et connaissance intime des mécanismes d’endurance qualités qu’elle partage quotidiennement avec celles et ceux qu’elle accompagne dans leurs propres défis.

Maryline Nakache MDS ULTRA
Maryline Nakache tout sourire après sa victoire éclatante. Photo MDS

MDS Ultra : le podium scratch du 100 miles

1- Maryline Nakache – 18:17:10
2- Martin Gallardo – 19:23:02
3- Jean-Baptiste Bouchoux – 20:11:06

MDS Ultra : 2 femmes sur le podium de la version 100 km

Sur le format 100 km, l’Espagnol Sergio Turull s’est montré le plus rapide, devant la Néerlandaise Adriana Moser et l’Italienne Francesca Canepa, illustrant une nouvelle fois la forte présence et la compétitivité des femmes dans les épreuves d’ultra-endurance.

1- Sergio Turull – 11:53:27
2- Adriana Moser – 12:22:43
3- Francesca Canepa – 13:17:27

MDS ULTRA
Photo MDS
Les derniers articles

Un nouveau film avec Casquette Verte mérite quelques explications. Commençons par le décryptage du titre tout : [Et ça repart !!] ALERTE ÉMÉTOPHOBIE – Casquette Verte sur la LyonSaintéLyon 2025. Si « Casquette Verte sur la LyonSaintéLyon 2025 » est explicite, le reste est plus brouillardeux (comme le temps sur l’aller de la course, d’ailleurs).
Le « [Et ça repart !!] » ne fait pas allusion au fait que Casquette Verte est de retour dans une vidéo, 5, mois après sa vidéo de la TDS, mais aux encouragements que l’on peut entendre dans la bande-son alors qu’il est en train de vomir tout ce qu’il peut à la sortie du ravito de Soucieu-en-Jarres
t.

Car c’est bien les renvois qui sont au cœur de cette vidéo, comme l’indique la deuxième partie du titre : « ALERTE ÉMÉTOPHOBIE ». L’émétophobie désigne en effet une intense peur de vomir, de se sentir nauséeux, voir ou entendre un autre individu vomir, ou se voir vomir.

Alerte émétophobie, les dessous de l’histoire

Mais cette émétophobie, il l’a bien cherchée. En effet, après un aller Lyon / Saint-Étienne de jour à un rythme traquille le samedi (petite balade, papotage permanent, dédicace des bouquins, pose pour les photographes, checks avec le public) et une tentative de repos dans la salle Tony Garnier de Saint-Etienne plutôt ratée avant de prendre le départ du retour, Alexandre Boucheix confesse avoir eu la riche idée de demander à la Baronne Cécile Bertin, son assistante de choc (même pas habillée en vert, Un scandale!), de surdoser en sucre ses flasques.

L’idée derrière tout ça ? Voir si ça passera ou pas.
Et la réponse est dans le titre : ça ne passera pas.

Vision qui se trouble, symptômes bizarres, blocage des poumons, vomis à répétition, le retour vers Lyon ressemble à un petit cauchemar où on peut quasiment suivre Casquette Verte à la trace (de vomi, bien sûr). Jusqu’à ce cultissime « Après ça repart » entendu alors que le coureur est recroquevillé dans un coin, en train de vomir tout son corps en émettant des sons dignes de Jurassic Park…
Et en effet, malgré les furieuses envies d’abandon, il repartira, histoire d’honorer le dossard.
Résultat pour le triple vainqueur de l’épreuve : une anecdotique (pour lui) 18ème place au scratch, avec un aller en 8h46 et un retour en 7h59.
Mais il reviendra l’année prochaine, car comme il le dit, « de toute façon, à cette période de l’année, il n’y a rien d’autre à faire ».

Qui sont les responsables ?

Petit détail, mais qui a son importance : cette vidéo n’a pas été réalisée par Casquette Verte et son équipe, mais par 2 individus, Corentin Boullard et Guenael Winkler (UNSO STUDIO) lui ayant demandé quelques mois avant sa participation à la LyonSaintéLyon 2025 s’il c’était possible de le suivre et de tourner une petite vidéo sur sa course. Très sollicité par ce genre de démarches, Casquette Verte a accepté, en leur demandant de faire « un truc différent », un truc qu’il n’avait pas déjà vu.

Il ne vous reste plus qu’à regarder le résultat !

Sortie : 2026
Durée : 14 minutes
Langue : Français

Voir le film ICI

Les derniers articles

Peu d’athlètes incarnent une certaine idée du trail faite à la fois de performance et de liberté comme Anton Krupicka. Sa détermination sur les pentes du Longs Peak, montagne emblématique du Colorado qui reste son spot d’entraînement de prédilection, reflète la façon dont il a évolué, changé et repoussé les limites. The Progression Film raconte sa passion pour cette montagne, les nombreuses heures qu’il y a passées, les progrès qu’il y a enregistrés, toujours à la recherche de la ligne parfaite, de l’effort juste. Inspirant.

Sortie : 2025
Durée : 9mn30
Langue : Anglais

Voir le film ici

Les derniers articles

Plus de 500 000 abonnés sur Instagram, des queues de plus d’une heure sur le village UTMB cet été pour se procurer le fameux tee-shirt rose Brooks Bouzin / La Killcam, impossible, lorsqu’on gravite dans l’univers trail, d’échapper au phénomène ClemQuiCourt. Mais pourquoi ce jeune homme de 25 ans, qui ne s’est mis à la course à pied qu’il y a à peine 3 ans, déclenche-t-il une telle furia ? Cécile Bertin a rencontré Clément Deffrenne, l’homme derrière le pseudo, pour tenter de décrypter les raisons de la tornade médiatique.

Tu fais du trail depuis une seconde et demie, et tu étais déjà au départ de l’UTMB en août dernier… Ça ne te gêne pas trop, vis-à-vis de tous ceux qui galèrent des années dans l’espoir d’y arriver ?

Clément Deffrenne : Que veux-tu, j’ai toujours été meilleur que les autres ! Nan, blague à part, j’ai toujours été un extrémiste, et dans le trail c’est tout de suite le long qui m’a attiré. En fait, il faut bien le reconnaître, je suis très nul en vitesse ; c’est sur la durée que mes qualités sportives peuvent s’exprimer. Alors autant aller là où je suis le mieux naturellement. Ma première course, c’était un 50 km (le Dodo Trail) et ce qui m’attirait le plus dans ce sport c’était cette notion d’aventure, de passer une très grosse journée, voire même une nuit dehors.

ClemQuiCourt 2 Photo Nicoadgie
Attention, influenceur en plein travail. Photo Nicoadgie

Tu fais donc le Dodo Trail en juillet 2023 et tu enchaînes directement avec la Diagonale des Fous, 3 mois plus tard. Fou, tu l’es complètement ou quoi ?

Clément Deffrenne : Disons qu’en vivant sur l’Île Maurice à l’année, la Diagonale des Fous m’a immédiatement attirée. Et comme je ne savais pas pour combien de temps j’allais rester dans l’océan Indien, je me suis autorisé à y aller quasiment tout de suite. J’ai fini 690ème à l’époque, avec la certitude que je pouvais faire mieux. Et en 2024, je la refais et je finis 23ème !

Revenons à cet UTMB 2025 où tu as marqué l’épreuve. Fan zone à Trient, vente de tee-shirts ultra colorés pour se reconnaître…, tu t’es cru à une soirée du BDE de ton école de commerce ?

Clément Deffrenne : C’est vrai que ça tient un peu de ça ! Mais tout cela vient plutôt des réseaux sociaux où aujourd’hui tout le monde partage sa vie, tout le monde fait de la vidéo. La seule différence c’est que moi, très vite, j’ai souhaité en faire mon métier. Et pour ça, il fallait se différencier à la fois derrière les écrans mais aussi sur le terrain. C’est comme ça qu’est né le maillot rose ! Et puis ça n’a pas été compliqué à mettre en place parce que clairement l’ambiance trail est assez proche de l’ambiance BDE. Il suffit d’ailleurs de voir ce qui se passe à Notre-Dame-de-La-Gorge tous les ans…

Maintenant, il faut bien comprendre que la Fan Zone était avant tout pour moi une façon de partager un moment avec ma communauté que, par la force des choses, je ne vois quasiment jamais, puisque ne l’oublions pas, je vis à Maurice à l’année. C’était une façon de les impliquer dans mon aventure qui reste solitaire 99% du temps.

ClemQuiCourt 2 Photo DR
ClemQuiCourt au départ de l’UTMB, en mode “dépouillé”. Photo DR
ClemQuiCourt Photo DR
ClemQuiCourt au départ de l’UTMB, en mode “paré pour la bagarre”. Photo DR

La question « haters » maintenant : Île Maurice, La Réunion, la France, tu sautes dans des avions comme d’autres dans le métro. Et la planète, tu y penses un peu ?

Clément Deffrenne : Alors déjà il faut savoir qu’avant l’UTMB, cela faisait 3 ans que je n’étais pas rentré en France, et pas uniquement pour une raison écologique mais déjà tout simplement pour une raison économique. Là, ça a l’air facile, tout explose pour moi, mais c’est tout récent et financièrement, ça n’aurait pas été possible avant. Je n’ai pas de voiture, je me déplace à vélo la plupart du temps, je vis hyper simplement.

Aujourd’hui, je considère que mes déplacements sont professionnels avant tout. Lors d’une invitation sur une course à Oman, j’avais justement fait appel à ma communauté pour leur demander leur avis sur ce déplacement et je n’ai reçu que de la bienveillance, en mode « tu es jeune, profite, voyage, va voir le monde », ce qui m’a plutôt rassuré. Après tout, si j’avais continué dans la voie professionnelle qui s’ouvrait à moi à l’époque, j’aurais mille fois plus pris l’avion que je le prends aujourd’hui mais tout le monde aurait trouvé ça normal puisque je le faisais pour mon travail. J’essaie juste de faire ça de façon intelligente et rationnée.

Entre les élites qui se prennent des influenceurs et les influenceurs qui se prennent pour des élites, deux groupes s’affrontent sur les réseaux sociaux… Ton rêve, c’est de jouer dans quelle catégorie ?

Clément Deffrenne : Je suis et je reste un influenceur, et encore on peut bien m’appeler comme on veut. Je suis un passionné qui cherche juste à partager sa passion… Mais le plus drôle, c’est que si j’essaie d’envisager une « perf », les gens qui me suivent s’en foutent totalement, il n’y a pas d’autre terme pour le dire. Sur l’UTMB, j’avais à cœur de bien faire, de faire un meilleur chrono (Clément Deffrenne a fait 29h19mn34s et se classe 144ème sur 1665 finishers, NDLR). Je m’étais fixé dans ma tête 26 heures, mais sur la quasi-totalité des commentaires, aucun ne fait référence à ce que je pourrais considérer comme un échec sportif. Les rares qui font référence à mon classement sont noyés sous tous les autres, bienveillants à souhait. Alors oui évidemment, si un jour je « perf » j’en serai ravi, mais je ne suis pas positionné là-dessus.

Voir le film de ClemQuiCourt “Comment j’ai gagné l’UTMB” ICI

ClemQuiCourt Photo Melvin Buhler
ClemQuiCourt lors de son passage à Champex-Lac lors de l’UTMB 2025. Photo Melvin Buhler

Ta communauté évoque ton humilité pour expliquer son amour inconditionné alors que tu passes ta journée à montrer ta tête et raconter ta vie sur les réseaux. C’est quand même sacrément ambivalent comme situation, non ?

Clément Deffrenne : Ce qui est drôle c’est que, comme certains acteurs célèbres évoquent leur timidité maladive, je ne suis pas à l’aise à sortir mon téléphone pour me filmer comme je le fais. Avec les réseaux, cela donne le sentiment que c’est facile, mais même pour moi ça n’est pas simple. Le plus drôle c’est lorsque je croise ceux que je considère toujours comme de « vrais influenceurs » et ça me fascine de les voir si facilement partager leur vie avec leur communauté. Il ne faut pas oublier qu’à la base, mes premières vidéos n’étaient destinées qu’à ma famille, pour partager avec eux ma nouvelle vie sur l’Île Maurice, raconter mon premier trail, mes aventures.

Et d’ailleurs, pour en revenir à cette histoire d’acteur, je me vois plus comme un comédien qui fait ou tente de faire de l’humour sur son univers. Et si je n’ai pas une blague, une bonne vidéo à poster, je préfère ne rien poster et attendre le bon moment pour moi sans penser une seule seconde à l’algorithme d’Instagram ou de Tik Tok. Une vidéo de 2 minutes représente souvent 2 à 3 jours de travail, alors autant ne pas le gâcher en se forçant, cela se ressentirait et mon incroyable communauté mérite que mieux que ça.

Cet article a été publié dans le magazine ESPRIT TRAIL n°146.

Vous pouvez vous le procurer en version numérique ou papier ICI

COVER ET 146
Les derniers articles

Chaque année, au cœur de la Bretagne, une course s’impose comme un rendez-vous incontournable : le Trail de Guerlédan, que certains se plaisent à appeler « le championnat du monde de Bretagne ». Au départ de l’Abbaye de Bon-Repos, les meilleurs traileurs bretons se retrouvent pour se livrer une bataille sans détour, dans les forêts magiques autour du lac de Guerlédan. Un terrain exigeant, une course où le moindre coup de moins bien se paie immédiatement. Gagner à Guerlédan est souvent le signe d’un grand jour.

Ce film nous embarque au cœur de l’aventure des différents athlètes du Team Trail Finistère, qui à travers les différents formats de course, entre le 44 km du tout nouveau Trail du Breuil, l’explosif 26 km de l’Interceltique et le mythique 66 km et 2500m D+ du Trail de Guerlédan, un « parcours de sanglier » qu’aucun Breton n’a gagné depuis 9 ans, vont connaître des fortunes diverses.

Un film comme une série à suspense, servi par de superbes images qui montrent toute l’intensité qu’impose ce rendez-vous en terre bretonne, mais aussi l’attraction et la ferveur qu’il génère auprès des athlètes comme du public. Pour gagner à Guerlédan, il faut être capable de tout perdre.

Sortie : 2025
Durée : 28 minutes
Langue : Français

Voir le film ICI

Les derniers articles

Dans cette vidéo, Théo Detienne, vainqueur cette année du 90 km du Mont-Blanc et qui espérait frapper un grand coup lors de son premier UTMB, où il a longtemps joué devant avant de devoir abandonner sur blessure après 135 km de course, nous entraîne sur la dernière course de sa saison : le format 140 km du Mallorca by UTMB, qu’il aborde avec un objectif clair : finir dans les 3 premiers pour valider sa qualification pour l’UTMB 2026.

Sauf qu’après sa blessure sur l’UTMB, si Théo Detienne a réussi à relever le défi de se soigner, il n’a pas pu s’entraîner suffisamment pour pouvoir prétendre être au top sur cette course espagnole exigeante car plutôt « roulante » (5000m D+) et nécessitant de courir quasiment tout le temps pour espérer un podium.

Si la trame de ce film est le suspense autour de sa performance, on appréciera en filigrane les réflexions de l’intéressé sur les changements dans le monde du trail, son évolution globale, et les changements que cela a induit sur sa propre personne. Comme il le dit lui-même : « J’ai grandi avec vous, j’ai appris à rêver encore plus grand grâce à vous. »

Sortie : 2025
Durée : 18 minutes
Langue : Français

Voir le film ICI

Les derniers articles

Bien sûr, Clément Deffrenne, alias ClemQuiCourt, n’a pas gagné l’UTMB. Mais à Chamonix, il a gagné le cœur des siens – parents, amis… – et de sa communauté devenue en quelques semaines une énorme pieuvre qui a fait un ravage dans le village UTMB et sur le stand Brooks, s’arrachant notamment les 5000 tee-shirts roses du phénomène.

Comment on en est arrivé là ? 

Et surtout, comment ClemQuiCourt en est arrivé là, lui qui a débuté le trail tout juste 3 ans plus tôt ? 

C’est tout le propos de ce film, un quasi long métrage qui raconte le défi d’un jeune homme tout simple venu pour performer sur la course la plus mythique du monde, n’ayant pas atteint son objectif mais ayant réussi quelque chose de beaucoup plus grand, que l’on découvre à partir de la 50e minute dans une scène qui résume tout du trail festif partagé par les jeunes aujourd’hui. 
PS : à noter que ClemQuiCourt a tout de même bouclé son UTMB en 29h19, 144e au général. 

Sortie : 2025
Durée : 55 minutes 
Langue : Français 

Voir le film ICI

Les derniers articles

« L’UTC 100 – À la poursuite des contrebandiers » est un projet d’ultra-trail en off sur le tracé de l’Ultra Trail du Cotentin, un parcours de 107 km avec un peu plus de 2200m de D+ en terre normande imaginé par 3 copains passionnés de trail, Franck Lallemand, Dorian Pommarede et Thomas Moore dans l’esprit des aventures partagées et sans dossard.

Inspiré par le tracé du GR 223, aussi appelé le sentier des douaniers, ce parcours longe les côtes escarpées du littoral normand, autrefois foulées par les contrebandiers et les patrouilles qui les pistaient. Entre falaises, plages, ports et sentiers boisés, chaque kilomètre raconte une histoire.

Ce projet off, plus qu’un défi sportif, est une invitation à l’évasion, à la camaraderie, et à la découverte de paysages authentiques, dans le respect de la nature et de l’esprit du trail. Loin des problèmes de dossards, il célèbre le plaisir de courir entre amis et de partager des souvenirs.

Un bel hommage à la philosophie du off.

Sortie : 2025
Durée : 10 minutes
Langue : Français

Voir le film ICI

Les derniers articles

En janvier 2023, Dave Pen prenait le départ de la Spine Race. Son Graal : une course interminable de 7 jours et 430 km en autonomie au cœur des nuits et des campagnes brumeuses et glaciales de l’Angleterre rurale. Sept jours à progresser vers le Nord, jusqu’à l’épuisement, sur le plus ancien sentier britannique, la Pennine Way.

Run Again suit cet homme en équilibre entre deux mondes que tout semble opposer. Dans son autre vie, Dave Pen est chanteur et guitariste du groupe de rock anglais ARCHIVE. Il s’est découvert il y a quelques années une passion pour l’ultra-trail.

Le film, projet commun du photographe-réalisateur Alexis Berg et de la journaliste Patricia Oudit, propose une immersion totale au cœur de cette course, mais plonge aussi le spectateur dans les coulisses de la tournée européenne d’ARCHIVE en octobre-novembre de cette même année 2023.

Pour autant, il ne s’agit ni d’un film sur la musique – même si la bande originale d’ARCHIVE et de BirdPen (son autre projet musical) donne à ce long-métrage une dimension épique – ni d’un film sur la course à pied. C’est une histoire d’indéfectibles amitiés, de fidélité à ses envies, à ses valeurs.

Une histoire qui parle à tout le monde, touchante, émouvante, drôle ; celle d’une quête universelle, d’un homme lancé à la poursuite du bonheur, dans des images à couper le souffle.

Sortie : 2025
Durée : 66 minutes
Langue : Anglais

Voir le film ICI

Les derniers articles

Entre falaises, vastes plages de sable, bocages verdoyants et marais préservés, la Manche offre tout au long de l’année un immense terrain de jeu, où les éléments naturels, vent, marée, humidité ajoutent un réel défi et rendent chaque sortie différente. Ici, pas besoin de sommets pour se challenger : le relief reste accessible, mais le cadre est puissant et forge les caractères. Yannick Noël, 2ème de la Diagonale des Fous 2025, revient régulièrement se ressourcer sur ses terres d’origine. Il raconte ses coups de cœur.

La Manche, un territoire de trail ambitieux

« Là où il y a une volonté, il y a un chemin. » Ou plutôt « un sentier ». Cette citation, apocryphe, trouve un écho particulier dans ce département de l’Ouest de la France, où l’agence d’attractivité Attitude Manche a impulsé, avec le soutien des collectivités locales et dans le cadre du projet Normandie Destination Trail porté par Normandie Tourisme, une offre trail structurée et ambitieuse, accessible sur l’ensemble du territoire manchois. De cette volonté, 4 espaces trail sont nés, proposant de multiples parcours balisés, sécurisés et adaptés à tous les niveaux, du débutant au traileur confirmé.

Trail à Coutances Mer et Bocage : l’endurance au naturel

Labellisée Uni’Vert Trail, la station offre 3 circuits de 9km et 254m D+ à 27 km et 621m D+ qui alternent sections roulantes, passages techniques et sous-bois. Accessible aux débutants mais suffisamment variée pour intéresser les coureurs expérimentés, elle permet de travailler l’endurance en terrain mixte, avec des repères visuels emblématiques comme la cathédrale de Coutances en ligne de mire.

Types de terrains : prairies ouvertes, sous- bois, sections techniques

En savoir plus ICI

Photo Ibrahim Hendy
Photo Ibrahim Hendy

Trail dans le Cotentin : aventures entre mer et falaises

Avec ses falaises escarpées, ses plages sauvages et ses sentiers à travers landes et bocages, le Cotentin est un terrain de jeu à ciel ouvert. Ses 5 Stations de Trail proposent au total 30 circuits de 7 km et 100m D+ à 32 km et 530m D+ pour tous niveaux, dont un tracé noir pour traileurs confirmés. Ici, la variété des terrains — sable, rochers, chemins côtiers — impose une adaptation constante et en fait un lieu privilégié pour l’entraînement longue distance.

Types de terrains : sable, falaises, dunes, landes, bocage

En savoir plus ICI

SECTEUR 1_2019_Sciotot_la_Roche_a_Coucou_trail_2-CaptainYvon
Photo Captain Yvon

Trail à Saint-Lô Agglo : vitesse et technicité

Avec ses 9 circuits balisés proposant des parcours de 5,5 km et 83m D+ à 33 km et 631m D+, Saint-Lô Agglo offre des parcours variés, du périurbain aux Roches de Ham et leurs panoramas sur la Vire. Les différents tracés traversent un bocage dense et varié, offrant relances et changements de rythme à chaque foulée. Le secteur se distingue également par son patrimoine historique, avec la présence du cimetière allemand de Marigny, qui rappelle le passé et confère une dimension contemplative aux sorties.

Types de terrains : bocage, rivières, vallées, chemins périurbains

En savoir plus ICI

SECTEUR 3_2023_Brectouville_Roches_de_Ham-Alexis_Berg_Attitude_Manche--10- (1)
Photo Alexis Berg

Trail dans le Mortanais : entre cascades et dénivelés

Cascades, falaises, passages en forêt : le Mortainais se distingue par un dénivelé marqué et des sentiers exigeants. Les 3 circuits de 10 km et 261m D+ à 28 km et 588m D+ intègrent des sites emblématiques comme les cascades, la petite chapelle ou le pont du Diable, idéaux pour les traileurs qui souhaitent cumuler du D+ et travailler la gestion de l’effort sur des sections plus raides et techniques.

Types de terrains : sentiers forestiers, falaises, cascades, passages rocheux

En savoir plus ici

SECTEUR 4_2023_Mortain-Alexis_Berg_Attitude_Manche--11-
Photo Alexis Berg

La Manche, le territoire d’origine de Yannick Noël

Boulanger la nuit et traileur le jour, le Manchois Yannick Noël, originaire de Neuville-au-Plain, à côté de Sainte- Mère-Église, a découvert le trail à La Réunion. Installé aujourd’hui en Isère, il reste cependant fidèle à ses racines : dès qu’il revient sur ses terres, il en profite pour courir et disputer des compétitions, comme en 2024 où il a remporté le format 50K de la Barjo.

« La Manche, j’y reviens très souvent pour la famille. Je t’avoue que quand on revient 4 ou 5 jours sur le territoire et que le samedi matin il y a une compétition, j’en profite toujours, quand je peux. Ça me fait plaisir, et aux organisateurs aussi. Bien sûr, ici, ce n’est pas la montagne, c’est différent, mais les paysages sont vraiment beaux.

En aspect entraînement, c’est vraiment vallonné et à force, au bout de la course, quand tu as enchaîné 30 kilomètres, c’est dur quand même. C’est pour ça que les athlètes normands s’en sortent vraiment pas mal et commencent à se faire connaître. Il leur manque peut-être le côté longues descentes de montagne pour travailler les cuisses, mais sur la distance à plat et les montées, ils n’ont rien à envier aux montagnards ! L’année dernière, j’avais fait le 50 kilomètres de la Barjo, et cette année j’ai fait le Trail de T’Cheu Nous. C’était très beau, et en plus on finit sur la plage, mais c’était vraiment très très plat ! (Rires.) J’avais déjà fait La Bri’zeuse deux années de suite, le 30 et le 42 kilomètres. C’est chouette de se retrouver dans ces petites organisations, c’est toujours un bon moment. »

YANNICK NOEL photo IMAZ PRESS
Le Manchois Yannick Noël lors de la Diagonale des Fous 2025, où il a terminé 2ème derrière Baptiste Chassagne. Photo IMAZ PRESS

La Hague, le sentier des Douaniers, itinéraire favori de Yannick Noël

Entre falaises et vent du large, le tra prend ici un goût de liberté. Ce bou du monde manchois offre une natur sauvage et changeante, où chaque virage révèle une nouvelle lumière, une nouvelle émotion. « C’est vraiment beau. Goury par exemple, c’est magnifique ! »

Les Roches de Ham, l’itinéraire découverte conseillé par Yannick Noël

Un trail accessible et bucolique, entre rivière et bocage, où la simplicité du paysage rencontre le plaisir pur de courir. « Je n’étais jamais allé courir dans ce coin et franchement j’ai adoré. Le parcours est roulant, mais le paysage est vraiment chouette. On traverse des bois, une ferme, on longe le fleuve de la Vire… »

La Barjo, la course coup de cœur de Yannick Noël

Trail emblématique du département, La Barjo traverse les plus beaux coins du littoral manchois. Un rendez-vous à la fois sportif et humain, porté par une ambiance sincère et conviviale. « C’est une course que je fais dès que je peux revenir à cette période dans la Manche. La Barjo, c’est un vrai concentré de Manche : les falaises, les chemins côtiers et le vent. »

La Manche, terre de trail
La Manche, terre de trail
Les derniers articles