Grands favoris du Marathon des 3 Cols, l’épreuve phare du Gapen’Cimes 2022, Thibaut Garrivier et Nicolas Martin ne se sont pas quittés d’une semelle. Ils valident ainsi leur fin de stage avec l’équipe de France et leur course de préparation pour les Mondiaux de Trail qui se dérouleront dans 1 mois en Thaïlande.

THIBAUT GARRIVIER GAPEN'CIMES
Enfant du pays, Thibaut Garrivier connaît tous les sentiers du côté des cimes qui dominent Gap. © DR

Résultat Gapen’Cimes : Thibaut Garrivier 10 ans après

C’est sur ses terres, à Gap, en 2012, que Thibaut Garrivier a participé à son premier trail. Il avait alors fini 9e d’une course remportée par Andy Simonds. 10 ans après, il avait à cœur de participer à cette nouvelle édition et d’honorer sa sélection en équipe de France de trail long. Tête d’affiche du Marathon des 3 Cols, un 47km affichant 2300m de D+, le vainqueur de la CCC 2021 restait sur une belle démonstration de son mental et de sa détermination à toute épreuve en terminant son premier UTMB à la 10e place.

Thibaut devant, Nicolas derrière, pendant plus de 4 heures, les 2 membres de l’Équipe de France ne se sont pas quittés. © DR

C’est avec son ami et complice Nicolas Martin, remarquable 6e de l’OCC à Chamonix fin août et également sélectionné en équipe de France de Trail long, que Thibaut Garrivier avait choisi de faire cette course de préparation. Une belle façon de clore la semaine qu’ils ont passé ensemble en stage avec les Bleus dans le Cantal. L’objectif, indiqué par Nicolas Martin, était de travailler dur sur la fatigue. Les deux hommes ont donc fait course commune, Nicolas Martin finissant 2 petites secondes derrière l’enfant du pays, vainqueur en 4h 07mn 43s. Longtemps dans leur sillage, jusqu’au Col de Ferlieu, 2e des 3 cols à franchir, Bertrand Brochot a été décroché et termine 3e à 20 minutes des 2 premiers.

GAPEN CIMES ARRIVEE
Poignée de main entre les 2 complices à l’arrivée du Marathon des 3 Cols. © DR

Résultat Gapen’Cimes : Lucie Bidault intouchable

Lucie Bidault s’impose chez les féminines, en 5h 40mn 22s, et prend la 15e place au général. Elle poursuit sur sa lancée son été impressionnant, avec des victoires sur la Pierra Menta, la 6000D et le Serre Che Trail. Elle devance Séverine Oliver, de près de 35 minutes. Tiziana Ranalli prend la 3e place en 6h 15mn 48s.

GAPEN CIMES PARCOURS
Un parcours exigeant et un chrono impressionnant pour Thibaut Garrivier et Nicolas Martin. © DR

Résultat Gapen’Cimes : Romain Roux sur le 15km, Pierre Amedeo sur le 28km

Trail de Saint Mens (15,5km et 480m D+)

Classement général
Romain Roux
 : 1h 05mn 33S
Damien Augry : 1h 06mn 41s
Charley Couton : 1h 07mn 46s

Classement féminin
Alexandra Louison : 1h 14mn 23s
Roseline Thierry : 1h 16mn 58s
Lisa Chabas : 1h 21mn 49s

Trail des Crêtes (28km et 1280m D+)

Classement général
Pierre Amedeo
 : 2h 37mn 56s
Rémi Debeauvais : 2h 39mn 22s
Yann Durand : 2h 39mn 25s

Classement féminin
Laetitia Dardanelli : 3h 09mn 01s
Fanny Petit : 3h 17mn 20s
Céline Jain Garcia : 3h 24mn 35s

Voir les résultats complets des courses ICI

Les organisateurs de la 3e édition de l’Ultra Trail des Montagnes du Jura pouvaient être fiers : avec plus de 2300 inscrits, dont 530 enfants sur l’UTMJ Kids, ils ont battu leur record d’affluence, malgré une météo capricieuse. Et les 2 dernières courses du week-end ont rendu leur verdict : Thibault Marquet s’impose sur la CMM et Florent Olivier sur la Lynx.

Dimanche pluvieux, traileurs heureux

Après les belles victoires samedi 1er octobre du Haut-Savoyard Johan Fernandez sur l’épreuve reine de l’UTMJ (177 km), du Savoyard Luc Gential et de l’Italien Massimo Paladin ex-aequo sur la Franco-Suisse (107 km) et d’Alexandre Boucheix alias Casquette Verte sur la Renarde (79 km), la CMM de 42 km et la Lynx de 24 km étaient les deux dernières épreuves du week-end. Et c’est à nouveau sous la pluie que les départs ont été donnés ce dimanche 2 octobre, tandis que les derniers finishers de l’UTMJ, de la Franco-Suisse et la Renarde franchissaient également la ligne d’arrivée à Métabief.

Pour revivre les 3 courses du samedi et les déclarations des vainqueurs, c’est ICI

UTMJ LYNX © Ben Becker
Oubliée, la canicule de cet été… © UTMJ / Ben Becker

Ultra Trail des Montagnes du Jura : La CMM pour Thibault Marquet et Margaux Henry

Sur la CMM de 42 km, l’expérimenté Savoyard Thibault Marquet, initialement inscrit sur la Renarde, a remporté la course en 3h 20mn 40s. Il était suivi de très près par le Bisontin Daniel Camalet (3h 25mn 10s). Le Béarnais Jérémy Lenormand monte sur la troisième marche du podium, en 3h 34mn 14s.

Thibault Marquet a commenté sur sa victoire : « J’ai pris les devants avec un autre concurrent ; du coup, ça a envoyé d’entrée de jeu assez fort. Dans la montée un peu raide en milieu de course, il a marqué un peu le pas, après j’ai pu dérouler. Je me suis bien employé pour aller chercher cette victoire et ce super chrono. J’ai préféré finalement participer à la CMM parce que dans trois semaines, je suis sur les Templiers (80 km), le dernier objectif de ma saison, et je ne voulais pas trop me fatiguer. À première vue, je pensais que 70 km, ça allait être bien, puis j’ai décidé de faire seulement 40 km pour prendre du rythme et venir découvrir le paysage. C’était un challenge de venir ici parce que je suis plutôt habitué aux gros dénivelés dans mon Beaufortain. »

Thibault Marquet 1er CMM © Hugo Schleicher
Thibault Marquet 1er de la CMM. © UTMJ / Hugo Schleicher

Première femme sur la CMM, la Haut-Savoyarde Margaux Henry a bouclé le parcours en 4h 12mn 50s. Elle a également apprécié sa participation : « C’était boueux mais c’était marrant, j’avais l’impression d’être une gamine et de sauter dans les flaques de boue, donc ça m’a bien plu. Parfois j’en ai eu marre, parfois la motivation est revenue, mais c’était très sympa. Le rayon de soleil arrivé un kilomètre avant mon arrivée m’a donné beaucoup d’énergie pour finir. »

Margaux Henry 1e femme CMM © Ben Becker
Margaux Henry, 1ère femme sur la CMM. © UTMJ / Ben Becker

Ultra Trail des Montagnes du Jura : La Lynx pour Florent Olivier et Mélina Grosjean

Sur la plus petite épreuve, la Lynx, d’une distance de 24 km, c’est le Breton Florent Olivier qui termine premier en 1h 52mn 39s. Il devance le local Gaël Invernizzi (1h 54mn 01s) et l’Anglais Robert Wadd (1h 54mn 36s.

Florent Olivier savourait ce moment : « C’était un super circuit, on a eu un peu de vent et de pluie, mais je suis Breton, donc je suis un peu habitué. Et un super parcours aussi, c’était une belle édition. Il fallait être cramponné pour aller vite. Je ne suis pas habitué aux longues montées de 10 kilomètres, donc je suis parti un peu vite pour voir comment ça suivait et je me suis fait reprendre par le deuxième. Il m’a mis une belle patate au 9e kilomètre, je n’ai pas pu suivre. Mais jusqu’au Mont d’Or, j’ai réussi à prendre le relais et après j’ai serré les dents. J’avais fait la première édition, j’avais terminé 3e, cette fois-ci je voulais ramener une clarine (cloche en trophée remise par l’organisation au vainqueur). » C’est donc chose faite.

Florent Ollivier 1er- Lynx © Hugo Schleicher
Florent Olivier peut faire l’avion : il reporte la Lynx ! © UTMJ / Hugo Schleicher

Côté féminin, c’est la Franc-Comtoise Mélina Grosjean qui s’impose en 2h 15mn 08s. « C’était une course importante pour la Jurassienne que je suis, j’étais chez moi, a-t-elle souligné. C’est une épreuve que je n’avais jamais courue et que j’avais envie de découvrir après avoir déjà participé à plusieurs courses qui empruntent une partie des sentiers. J’aime beaucoup cet endroit, donc ça me tenait à cœur de bien faire. Au départ, j’étais en 3e position, puis j’ai réussi à passer devant dans la première montée et à rester en tête. J’aime bien ce genre de parcours très dur avec la boue et la pluie. J’aime bien ces conditions climatiques, après les chaleurs de l’été, ça m’a fait plaisir de retrouver un temps comme ça. » Quand on vous dit que ce dimanche pluvieux a fait des heureux…

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Melina Grosjean - Lynx 2 © Hugo Schleicher
Mélina Grosjean aime la pluie et la pluie le lui rend bien : elle s’impose sur la Lynx 2 © UTMJ / Hugo Schleicher

Le Haut-Savoyard Johan Fernandez remporte pour la deuxième année consécutive, l’UTMJ, la plus grande course de 177 km de la 3e édition de l’Ultra Trail des Montagnes du Jura. Sur la Franco-Suisse (110 km), victoire conjointe de Luc Gential et de l’Italien Massimo Paladin. Quant à Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, il s’adjuge la Renarde (79 km) et met désormais le cap, comme Johan Fernandez, sur La Diagonale des Fous.

Résultat UTMJ : Johan Fernandez comme en 2021 sur le 177km

Annoncé comme tête d’affiche de cette 3e édition avec sa victoire en 2021, Johan Fernandez a gagné son pari. Il remporte à nouveau l’épreuve reine de l’UTMJ en 24h 32mn 55s, avant d’affronter la Diagonale des Fous. Pourtant, rien n’a été simple, comme il l’avoue lui-même : « Je voulais faire moins que l’année dernière, mais vu que le parcours a été raccourci, le challenge était quelque peu changé. Je voulais forcément gagner mais je suis parti en mode cool, à mon rythme, sans me préoccuper des autres concurrents. Cela était plus compliqué que l’année dernière, notamment par rapport au climat ; j’ai eu des hauts et des bas avec un coup de mou cette nuit et un peu froid mais c’était supportable. J’ai fait une bonne partie du parcours avec un concurrent, Cédric Mermet, et avec mon pacer sur une partie de la course. Je vais faire désormais deux semaines off et me reposer. »

Johan Fernandez arrivee vainqueur UTMJ © Ben Becker
Johan Fernandez vainqueur de l’UTMJ grand format. © UTMJ / Ben Becker

Deuxième de la Franco-Suisse l’an dernier, le local de l’étape, le Jurassien Cédric Mermet, termine second de l’UTMJ à un peu plus de 35 minutes. « Je me suis basé sur une partie de parcours comme l’année précédente et du coup, je me suis trompé sur le balisage et j’ai perdu du temps bêtement, a-t-il commenté après course. J’ai essayé de récupérer mon chrono mais c’était trop tard. C’est parti très fort au début et même si j’ai déjà fait cette distance, je l’ai subi après. J’étais barbouillé. Mais j’ai eu des beaux moments, notamment entre Mont d’Or et Jougne où j’ai retrouvé des sensations et où je me suis fait plaisir. J’y croyais encore mais bon, je termine deuxième, c’est bien. »

Le podium est complété par un néophyte de cette distance, le Breton Tangi Taton, résidant en Suisse et connaissant la région. Il termine avec un chrono de 25h 58m 22s. « Je n’avais jamais fait cette distance auparavant, j’ai donc essayé de partir à un rythme que je considérais le bon pour arriver au bout et en bon état. Je me suis un peu trompé sur le rythme et je le saurai la prochaine fois, j’étais bien sur 110-115 km mais après je n’ai jamais réussi à récupérer mes jambes et j’ai terminé en marchant. Du coup, j’ai pu profiter des paysages tout en restant dans la course. Je n’ai pas été gêné du tout par le froid et le vent, j’aime bien ces conditions. Par contre, je suis surpris de terminer 3e malgré tout et je ne savais pas pour le déclassement du 4e. Je suis donc content. » En effet, le Haut Savoyard Nicolas Firmin, qui l’a précédé sur la ligne d’arrivée, a fait une erreur de parcours et a donc subi des pénalités. Il a été rétrogradé à la 4e place.

TOP 10 UTMJ © LiveTrail
TOP 10 UTMJ © LiveTrail

Duo franco-italien sur la Franco-Suisse

franco suisse
Météo compliquée pour tous, il fallait aimer l’eau sur la Franco-Suisse. © UTMJ

Sur la Franco-Suisse, le Savoyard Luc Gential partage la victoire avec l’Italien Massimo Paladin. Les deux coureurs ont passé la ligne main dans la main et sont donc ex-aequo. « Nous avons fait la course ensemble tout le long ; il aurait été bête à la fin de faire un sprint pour essayer de remporter la course individuellement. Je lui ai demandé de passer la ligne ensemble et il a dit d’accord sans hésiter », a déclaré Massimo Paladin, qui habite dans le Pays de Gex depuis 13 ans et apprécie le Jura. Les deux hommes devancent Cédric Pernet et Rémi Gillie.

Résultat UTMJ : Casquette Verte remet ça sur la Renarde

Alexandre Boucheix - Casquette Verte © Ben Becker
Une Casquette Verte bien détrempée remporte la Renarde pour la seconde fois consécutive, avant de filer vers La Réunion… © UTMJ / Ben Becker

Sur la Renarde (70 km), le tenant du titre, vainqueur cette année de l’Ultra Tour des 4 Massifs et de l’Ultra01, Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, remporte à nouveau la course en 7h 39mn 58s. Frédéric Poumerol, de la Team Élite Brooks Trail Runners, qui devançait Boucheix sur le début de la course, a abandonné en milieu de parcours, pour le plus grand étonnement de Casquette Verte à l’arrivée.

« J’ai décidé de jouer au jeu “Mets pas ta veste”, c’est-à-dire tenir malgré le froid, un jeu à ne pas reproduire chez soi, a raconté le fantasque traileur parisien. Mais c’était pour bien m’entraîner à la Diagonale des Fous (du 20 au 23 octobre), me dire que l’humain est plus fort que les conditions. Je suis trempé, mais j’ai tenu jusqu’au bout. Après le départ, j’ai laissé partir trois-quatre concurrents devant moi, puis je me suis perdu avant Morbier, j’étais cinquième. J’ai repris plusieurs concurrents à Morbier.

Je savais qu’il en un restait un encore devant (Frédéric Poumerol), mais on m’avait dit qu’il avait quinze-vingt minutes d’avance. Il a envoyé du lourd et je n’ai pas compris à quel moment je l’ai doublé. On m’a dit que j’étais deuxième pendant un long moment, puis une ou deux fois des personnes m’ont dit qu’il n’y avait personne devant moi. Je ne savais plus qui croire, donc j’ai continué à me concentrer sur ma course, pour ne pas tomber. Ce n’est que deux kilomètres avant l’arrivée que j’ai su que j’allais gagner. C’est toujours sympa d’être premier, en espérant qu’il ne soit rien arrivé de grave à Frédéric Poumerol»

Le podium est complété par le Mâconnais Ludovic Anicet et le jurassien Ludovic Bailly Basin.

Résultats complets des courses ICI

Archi-favori du Grand Raid de La Réunion 2022 qui s’élancera jeudi 20 octobre, François D’Haene devra se méfier d’une concurrence redoutable déterminée à fêter dignement les 30 ans de l’épreuve. Avec, parmi les outsiders, de nombreux anciens vainqueurs de l’épreuve, Ludovic Pommeret en tête. Et un épouvantail féminin qui rêve de devancer un jour les hommes sur un 100K majeur : l’Américaine Courtney Dauwalter.

Diagonale des Fous : 165km très exigeants

Tous ceux qui l’ont faite sont unanimes : la Diagonale des Fous ne ressemble à aucune autre course d’ultra. Un terrain très technique, des montées et des descentes brutales, des passages périlleux, une humidité parfois suffocante, des températures tropicales, l’île de la Réunion ne se laisse pas facilement apprivoiser. Et si les paysages sont somptueux, l’engagement nécessaire pour parvenir au bout du parcours doit être total. Côté itinéraire, pas de changement à déclarer par rapport aux années précédentes : la Diagonale partira du sud de l’île, de la ville de Saint-Pierre, à la Ravine Blanche, pour rejoindre au nord le Stade de la Redoute, à Saint-Denis, en passant par les fameux Cirques de Cilaos et de Mafate. Soit un parcours de 165km avec 10210m de dénivelé positif et un temps limite de 66 heures.

Découvrez le détail du parcours 2022 en vidéo ICI

François D’Haene pour une 5e victoire ?

Quadruple vainqueur de l’épreuve, François D’Haene, qui n’est plus venu à La Réunion depuis 2018, avait coché 2 grandes courses sur son calendrier 2022 : la Hardrock 100 et la Diagonale des Fous. Après sa courte défaite face à Kilian Jornet à la Hardrock 100, nul doute qu’il aura à cœur de remettre les pendules à l’heure et de réaffirmer son hégémonie sur l’ultra lors de cette épreuve.

Il faut dire que le grand François sera ici dans son jardin, sur un tracé qu’il connaît parfaitement et sur lequel il a déjà triomphé 4 fois. Ainsi, il s’est imposé en 2013, 2014, 2016 et 2018. S’il est difficile de parler de record de l’épreuve, car le tracé a souvent quelque peu varié d’une année sur l’autre, François D’Haene détient cependant le record de vitesse sur l’épreuve, ayant avalé les 167km de l’édition 2013 en 22h 58mn 30s, soit une vitesse moyenne de 7,27km/h. Ou, si vous préférez, 8mn15 au kilo pendant 167 km !

Illustration de sa motivation à briller sur cette Diagonale, François D’Haene écrivait il y a quelque temps : « Trentième anniversaire de cette course légendaire et extrême à tous les niveaux. Un ultra exotique sur une île aussi intense que la course qu’elle accueille. Une belle façon de clore cette saison… Ce sera une 6e participation pour moi après 4 victoires et surtout mon premier 100 miles là-bas en… 2009 ! Hâte de retrouver les Réunionnais, chaleureux et accueillants pour vivre encore une folle aventure. »

D'HAENE GRAND RAID REUNION © DR
© DR

Benoît Girondel, l’autre favori, forfait sur blessure

On attendait tous l’opposition entre François D’Haene et Benoît Girondel, grand habitué de cette Diagonale des Fous. Girondel l’a en effet remportée 2 fois, la première en 2017 et la seconde en 2018, ex-aecquo avec D’Haene. Hélas, ce « match retour » de 2018 n’aura pas lieu. Contraint à l’abandon sur l’UTMB en raison d’une blessure à la cheville, le Français souffre depuis d’une lésion du tibial postérieur (un tendon extrêmement important qui naît en haut et en arrière de la jambe et passe en arrière de la malléole médiale pour soutenir l’arche médial du pied), lésion qui l’a empêché de préparer correctement cette échéance, le poussant à renoncer.

D'HAENE GIRONDEL © M. Mussard Team Asics Trail
D’Haene et Girondel triomphent ensemble en 2018. © M. Mussard Team Asics Trail

Plusieurs anciens vainqueurs dans les starting blocks

Benoît Girondel absent, la voie ne sera pas pour autant libre pour François D’Haene. En effet, sur la ligne de départ, pas moins de 5 anciens vainqueurs s’aligneront. Parmi eux, le Français Ludovic Pommeret, expérimenté à souhait, 2e en 2014 et en 2021, encore tout auréolé de son triomphe sur la TDS 2022. À ses côtés, on trouvera l’Italien Daniel Jung, également vainqueur en 2021 ex-aecquo avec Pommeret. Les deux hommes avaient alors signé un très beau chrono de 23h 02mn 21s, le second plus rapide de l’histoire de la Diagonale après celui de D’Haene en 2013.

Il faudra également suivre de près les performances de Grégoire Curmer, vainqueur en 2019 et de l’inoxydable Julien Chorier, vainqueur de l’édition 2011. Ou encore celle de Mr Diagonale des Fous, alias Antoine Guillon, grand habitué de la Réunion, vainqueur en 2015, 2e en 2012 et 2017, 4e en 2018 et encore dans le Top 10 en 2021 (6e).

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Antoine Guillon lors de l’édition 2021. © DR

Des outsiders aux dents longues

A côté des anciens vainqueurs, d’autres athlètes aux performances significatives sur ultra s’ajoutent à la liste des prétendants. Ainsi, il faudra suivre de près ce que fera le Basque Beñat Marmissolle, 3e de l’épreuve en 2021, et qui vient de décrocher une belle 6e place sur l’UTMB après un début d’été riche de belles victoires (6000D et Restonica Trail). A suivre également Nicolas Rivière, 2e en compagnie de Ludovic Pommeret en 2019 et Maxime Cazajous, 3e en 2018. Sans oublier Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, remarquable 20e de l’UTMB il y a quelques semaines, et qui découvrira les sentiers réunionnais avec l’ambition d’un résultat.

Courtney Dauwalter prête à tout casser

La meilleure ultra-traileuse du monde rêve depuis longtemps de remporter un jour un ultra majeur au nez et à la barbe des hommes. Kilian Jornet en personne lui a prédit ce destin. Et ses dernières performances montrent que l’Américaine est en grande forme. En effet, après sa fantastique 6e place au scratch sur la Hardrock 100 au mois de juillet, Dauwalter, qui s’est abstenue d’UTMB, a dynamité le record absolu du Collegiate Loop, un parcours de 260km et 10058m D+ sur le mythique Colorado Trail. Son temps : 40h 14mn, soit plus de 6h30 de moins que le record masculin détenu jusque-là par Nick Pedatella en 46 heures et 48 minutes. Autant dire qu’elle est plus que jamais prête à rivaliser avec les hommes, même si elle aura le désavantage de ne pas connaître le parcours réunionnais.

COURTNEY DAUWALTER UTMB
Double vainqueure de l’UTMB, Courtney Dauwalter a fait impasse sur Chamonix cette année mais sera à La Réunion. © UTMB / DR

Une course féminine sans grand suspense

Autant dire que sauf blessure ou colossale surprise, Courtney Dauwalter semble avoir course féminine gagnée. En effet, l’écart avec la concurrence paraît immense, même si elle devra faire face, entre autres, à deux anciennes gagnantes de l’épreuve, Sabrina Stanley, première en 2019, et Jocelyne Pauly, vainqueure en 2018. Sans oublier la locale Sophie Blard, 3e l’an dernier…

C’est du côté de San Francisco que s’est tenue la 6e et dernière étape qualificative des Golden Trail World Series, samedi 25 septembre. Et comme pour la 5e épreuve, la Pikes Peak Ascent, ce sont Rémi Bonnet et Nienke Brinckman qui se sont imposés. Côté français, Anthony Felber et Élise Poncet ont confirmé leur forme du moment.

Un copié-collé de la Pikes Peak Ascent

Prenez le classement de la Pikes Peak Ascent qui s’est tenue dans le Colorado 8 jours plus tôt, faites un copié-collé du top 10 masculin et féminin et, à peu de choses près, vous avez le classement du Flagstaff Sky Peaks. Pour sa première apparition dans le calendrier des Golden Trail World Series, cette épreuve disputée sur le bord volcanique des San Francisco Peaks a sans surprise sacré les athlètes en forme du moment. Il faut dire que le parcours, 26km pour 1266m D+ composé d’une très longue montée de 11,5km jusqu’à une altitude de 3500m, suivi d’une descente non stop de 14,5km, était taillé pour les grimpeurs. Rémi Bonnet et Nienke Brinckman n’allaient pas laisser passer l’occasion de rappeler que c’était leur domaine.

FLAGSTAFF SKY PEAKS PROFIL
Le profil de la course.

Flagstaff Sky Peaks : Rémi Bonnet sur une autre planète

Comme il y a 8 jours, Rémi Bonnet s’est immédiatement installé en tête de la course pour imprimer un rythme rapide. Au bout de 4,5km, au point de contrôle de Kachina, il possédait déjà 20 secondes d’avance sur le peloton de tête. Il n’allait ensuite cesser de creuser l’écart, pour s’imposer facilement avec plus de 4mn30 d’avance sur le second, l’Américain Eli Hemming. Le Canadien Sam Hendry, troisième, termine à plus de 6 minutes de Bonnet.

Côté Français, Anthony Felber, du team Sidas Matryx, a confirmé son excellent résultat de la semaine précédente en finissant une nouvelle fois meilleur Tricolore, à la 5e place du général. Sylvain Cachard et Julien Rancon entrent également dans le Top 10.

FLAGSTAFF SKY PEAKS anthony felber © GTWS : DR
Anthony Felber a confirmé son résultat d’il y a 8 jours. © GTWS / DR
FLAGSTAFF SKY PEAKS top 10 hommes
Le Top 10. © GTWS

Flagstaff Sky Peaks : Nienke Brinckman au finish

Si Rémi Bonnet a survolé les débats, la bataille aura été plus indécise chez les féminines. Victorieuse il y a 8 jours à dans le Colorado, la Néerlandaise Nienke Brinckman a reconduit sa stratégie de course, veillant à ne pas se mettre dans le rouge durant la montée pour faire parler sa vitesse sur la fin de l’épreuve. Pari gagné, puisqu’elle s’impose avec un peu plus d’une minute d’avance sur l’Américaine Sophia Laukli, 3e de la Pikes Peak Ascent. C’est Allie McLaughlin, 4e dans le Colorado, qui monte ce coup-ci sur la 3e marche du podium, reléguant la Suissesse Maude Mathys, toujours en manque de jambes, à la 4e place.

8e et deuxième Française il y a 8 jours, Élise Poncet gagne une place et termine 7e et première Tricolore, à une dizaine de minutes de Brinckman. Blandine L’Hirondel, 6e de la Pikes Peak Ascent, finit à la 12e place, à un quart d’heure de la Hollandaise.

Place maintenant au décompte des points pour connaître les finalistes qui se retrouveront à Madère fin octobre…

FLAGSTAFF SKY PEAKS ELISE PONCET © GTWS : DR
Élise Poncet, meilleure Tricolore du jour. © GTWS / DR
FLAGSTAFF SKY PEAKS top 10 femmes
Le Top 10 féminin. © GTWS

C’est en moins de 24h que le jeune Hugo Deck, 22 ans, a bouclé les 165km et 8900mD+ de la première édition de l’ultra Nice Côte d’Azur by UTMB. Chez les femmes, Ragna Debats, intouchable, remporte la course et prend la 8e place au général.

Hugo Deck sort du brouillard

NICE UTMB Hugo Deck © Facebook NICE COTE D'AZUR BY UTMB
Hugo Deck, vainqueur de son premier 160km. © Facebook NICE COTE D’AZUR BY UTMB

C’est sur un parcours technique et exigeant, rendu encore plus compliqué par la météo capricieuse et de nombreux bancs de brouillard durant la nuit, qu’Hugo Deck est allé chercher l’une des plus belles victoires de sa jeune carrière. Quelques semaines seulement après son abandon sur la TDS, qu’il avait menée, Hugo Deck confirme ainsi ses aptitudes sur le très long. Longtemps à la bagarre avec Jérémie Marin, 32e de l’UTMB, il s’impose finalement en 23h 59mn 18s, pile une heure avant ce dernier. C’est un autre Français, Jérémie Marcuccilli, qui termine 3e en 26h 18mn 33s.

NICE UTMB TOP 10 GENERAL
Le TOP 10 général. © Livetrail

Ragna Debats, 8e au général, se venge de l’UTMB

NICE UTMB RAGNA DEBATS © Facebook NICE COTE D'AZUR BY UTMB
Ragna Debats, superbe revanche après son abandon sur l’UTMB. © Facebook NICE COTE D’AZUR BY UTMB

Côté féminin, Ragna Debats, elle aussi contrainte à l’abandon il y a quelques semaines du côté de Chamonix (elle faisait partie des favorites de l’UTMB), a fait la loi. La Néerlandaise remporte son 2e 100K de la saison sans jamais être inquiétée en 27h 45mn 02s. Elle prend une superbe 8e place au scratch. Elle devance la Japonaise Aya Wakabayashi de plus de 4h. La troisième, la Grecque Despoina Simantrakou, termine quant à elle à plus de 11 heures de Debats. La première Française, Audrey Bacile, échoue à la 4e place, à 15h de la gagnante du jour.

Ultra-Trail Nice Côte d’Azur by UTMB : les podiums des autres courses

NICE UTMB Anaïs Sabrié © Facebook NICE COTE D'AZUR BY UTMB
Anaïs Sabrié remporte le petit format entre Villefranche et Nice. © Facebook NICE COTE D’AZUR BY UTMB

Roubion-Nice (111km et 5000m D+)

Classement général

1 – Tobias Dahl FENRE
2 – Didrik HERMANSEN
3 – Stephen ROUX

Classement course femmes

1 – Ida-Sophie HEGEMANN
2 – Hannah DERKSEN
3 – Kathleen LEGUIN

Menton-Nice (59km et 3300m D+)

Classement général

1 – Tao LUO
2 – Þorbergur JONSSON
3 – George FOSTER

Classement course femmes

1 – Marie PERRIER
2 – Mónica VIVES VILA
3 – Yuri YOSHIZUMI

Villefranche-Nice (17km et 700m D+)

Classement général

1 – Adrien CHOUCHOU
2 – Vincent VIALLEFONT
3 – Victor OLIVIER

Classement course femmes

1 – Anais SABRIE
2 – Sandra TRUJILLO ARMAS
3 – Veronica DEL GROSSO

Les résultats complets de toutes les courses ICI

Samedi 24 septembre, la Skyrhune a accueilli la finale de la Golden Trail National Series. La célèbre course basque au parcours exigeant a couronné 2 pensionnaires des Esclops d’Azun, le club emblématique des Pyrénées occidentales : Loïc Robert et Mathilde Sagnes.

La Rhune, montagne emblématique

Au cœur du Pays Basque, le Massif de la Rhune culmine à 900 m d’altitude et est un lieu de rando et de trail incontournable, avec certains chemins d’accès très exigeants. Le sommet de la montagne de la Rhune, Larrun, était donc le point culminant de la Skyrhune, une boucle de 21km à partir du village d’Ascain. Si le dénivelé, 1700m D+, n’est pas exceptionnel pour une telle distance, la technicité du tracé et des pentes très raides en font un parcours très exigeant, qui ne tolère aucun coup de moins bien.

Skyrhune profil

Résultat Skyrhune : Loïc Robert en solo

En se portant en tête dès la première montée, Loïc Robert a donné le ton : il était en forme et comptait bien asphyxier la concurrence. Pari réussi pour le local de l’étape, 8e de la Skyrhune en 2021 et vainqueur cette année entre autres du 42km du MIUT. Il l’emporte en 1h 52mn 16s, échouant à seulement 16 petites secondes du record de l’épreuve détenu depuis l’an dernier par Jan Margarit. Loïc Robert devance à l’arrivée Adrien Michaud d’1mn 26s. L’Espagnol Aritz Egea, vainqueur en 2015, termine 3e à 3mn 35s.

SKYRHUNE ADRIEN MICHAUD
© Facebook Skyrhune
SKYRHUNE TOP 10 HOMMES
Skyrhune 2022 : le Top 10 du classement général.

Mathilde Sagnes impériale en montée

On la savait très forte en montée, elle l’a encore prouvé. C’est en mettant plus d’une minute et demi à Noémie Vachon et plus de 3 minutes et demi à toutes les autres concurrentes sur le segment de montée, que Mathilde Sagnes, championne de France de trail court 2022 et sélectionnée pour les Mondiaux de Trail en Thaïlande début novembre, a construit sa victoire. Moins à l’aise que les meilleures descendeuses (elle n’a que le 6e temps du segment de descente), elle devance au final Noémie Vachon d’un peu plus de 2 minutes. La troisième, Laura Vignot, termine à plus de 7 minutes de la gagnante du jour.

SKYRHUNE TOP 10 FEMMES
Skyrhune 2022 : le Top 10 du classement féminin.

Très attendue, la Pikes Peak Ascent, 5e épreuve des Golden Trail World Series 2022 s’est tenue dans le Colorado le 17 septembre. Sur un format spécial, puisqu’il s’agit d’une « verticale » se terminant à plus de 4300 m d’altitude, les favoris ont assuré leur rang. Belles performances des Français, avec 2 Top 10 masculin et 2 Top 10 féminin.

Pikes Peak Ascent : une course particulière

Avec ses 21km pour 2382m D+, la Pikes Peak Ascent n’est pas une course comme les autres dans le calendrier des Golden Trail World Series. En effet, le parcours qui emmène sur une longue ascension les coureurs de Manitou Springs jusqu’au sommet de Pikes Peak à 4302 m, est extrêmement exigeant physiquement par rapport aux autres courses, surtout du fait de l’altitude.

Mais sa physionomie est aussi spéciale : avec une pente moyenne de 11 %, le Barr Trail de Pikes Peak emprunté par les coureurs est unique. Il s’agit d’un sentier souvent étroit, sinueux ou escarpé et constitué de graviers, de rochers ou de terre, avec des virages serrés et des changements brusques d’élévation ou de direction. Autant dire qu’il faut être en parfaite condition physique pour s’imposer. Motivation supplémentaire, une prime de 10 000 dollars est promise aux coureurs capables de battre le temps couperet fixé par l’organisation : 2h00 pour les hommes et 2h21 pour les femmes.

Rémi Bonnet au sommet de son art

Il était serein et sûr de lui, et il n’a pas failli. La veille, le Suisse Rémi Bonnet plaisantait en rappelant que la prime pour celui qui battrait le record était de 10 000 dollars. Et comme son séjour se terminait à Las Vegas, ce serait une très bonne motivation que d’essayer de rafler la mise. S’il n’a pas réussi à passer sous la barre des 2 heures, l’athlète du team Salomon s’est imposé sans trembler en 2h 07mn 02s. Il devance de 1mn 40s l’Espagnol Daniel Osanz du team Adidas. C’est l’Américain Joseph Gray du team Hoka qui monte sur la 3e marche du podium.

Pikes Peak Bonnet leading
Rémi Bonnet en tête de bout en bout, remporte la course sans être inquiété. © GTWS 2022

Parti dans le groupe de tête, Rémi Bonnet comptait déjà plus d’une minute d’avance sur Osanz à la mi-course. Parmi les autres favoris, l’Italien Francesco Puppi termine 5e, tandis que le Japonais Rui Ueda, qui venait de battre le FKT du Mont Fuji peu avant, termine 10e. Grosse déception en revanche pour Bartlomiej Przedwojewski,. Le Polonais s’était en effet beaucoup entraîné à la montée ces derniers mois et était arrivé sur place 3 semaines avant la compétition pour bien finaliser sa préparation. Il ne termine qu’à la 18e place, pile 20 minutes après le vainqueur du jour.

Anthony Felber premier Français

Côté Français, Anthony Felber du team Sidas Matryx réalise une grosse course. Il termine 1er Français et 7e au général, juste devant Sylvain Cachard du team Hoka, 8e. Autre Français à entrer dans le Top 20, Quentin Meyleu prend une belle 13e place.

Anthony Felber © GTWS 2022
Anthony Felber © GTWS 2022
PIKES PEAK TOP 10 MASCULIN
© GTWS

Brinckman / Mathys, duel de reines

Sur le papier, la Néerlandaise Nienke Brinckman du team Nike était donnée favorite par de nombreux spécialistes. Elle était surtout jugée plus en forme que la championne suisse Maude Mathys, du team Salomon. Le terrain n’a fait que confirmer ce pronostic. En tête dès le début, Brinckman a fait une première partie de course rythmée en compagnie des Américaines Sophia Laukli et Allie McLaughlin.

Les 3 femmes passaient groupées à mi-course, avec déjà une minute d’avance sur la Suissesse. Mathys avait prévenu qu’elle n’était pas dans la meilleure forme de sa vie et que, vu l’altitude, tenir le même rythme qu’en 2019 serait déjà pour elle une performance. De son côté, la Néerlandaise avait annoncé sa stratégie, déclarant avant la course : « Le problème pour moi sera l’altitude. J’essaierai de ne pas me mettre dans le rouge dans la première moitié de la course et d’en garder dans le réservoir pour la fin. »

C’est donc dans la deuxième partie de l’ascension qu’elle a produit son effort. Les 2 Américaines ont dû la laisser filer, et ont vu Maude Mathys leur revenir dessus. Nienke Brinckman, visiblement très éprouvée, a coupé la ligne en première position en 2h 27mn 26s, un peu plus d’une minute devant la Suissesse. Elle s’octroie la 19e position au scratch, et Mathys la 20e. Sophia Laukli termine 3e à plus de 7 minutes de la gagnante du jour.

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Nienke Brinckman à l’arrivée, totalement épuisée mais gagnante. © GTWS 2022

Blandine L’Hirondel première Française

Côté françaises, la perf du jour est réalisée par Blandine L’Hirondel du team Evadict, qui prend la 6e place, Elise Poncet, du team Sidas Matryx, signe quant à elle une très belle 8e place. Iris Pessey rentre également dans le Top 20, à la 16e place. Julia Combe, elle, termine juste après, 21e.

Sara Alonso, toujours très bien placée dans ces GTWS 2022, termine quant à elle 10e. Une petite déception pour l’Espagnole, dont la montée sèche n’est pas la spécialité et qui se disait effrayée par l’altitude, mais qui espérait tout de même pouvoir accrocher un Top 5.

Place maintenant à la récupération avant la dernière manche des GTWS le 25 septembre à Flagstaff, puis les finales à Madère en octobre.

Pour le résultat complet de la course, c’est ICI

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Blandine L’Hirondel, meilleure Française du jour. © GTWS
PIKES PEAK TOP 10 FEMININ
© GTWS

La barre des 1 200 inscriptions à l’Ultra Trail des Montagnes du Jura a été franchie, et il reste encore quelques dossards pour vous joindre à cette grande fête du trail et de l’ultra traversant au total deux pays (la France, la Suisse) et trois départements (le Doubs, le Jura, l’Ain). En effet, du 30 septembre au 2 octobre, les concurrents se retrouveront sur 5 parcours au choix : l’UTMJ (170 km), la Franco-Suisse (110 km), la Renarde (70 km), la CMM (40 km) et la Lynx (20 km).

Johan Fernandez, Thibault Marquet et Casquette Verte en vedettes

Malgré deux premières éditions fortement impactées par la pandémie, l’organisateur, l’Espace Ô, a réussi à faire de l’UTMJ une épreuve de référence dans les Montagnes du Jura en matière d’ultra-trail, à l’instar des plus grands massifs. Des sportifs reconnus ont déjà annoncé leur venue : les Français Johan Fernandez (vainqueur de l’UTMJ 2021), Thibault Marquet (12e de l’UTMB cette année), Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte (vainqueur de la Renarde en 2021, vainqueur de l’Ultra01, de l’UT4M et 18e de l’UTMB cette année). Ou encore la Suissesse Stéphanie Perriard, première femme à avoir franchi la ligne d’arrivée de l’UTMJ en 2020 et deuxième femme en 2021.

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L’UTMJ, 170km et 7500m D+ au programme. © DR
UTMJ Profil
Un profil qui n’a rien à envier aux grandes courses alpines voisines.

Le Jura, territoire de trail à découvrir en famille

Moins médiatisé que les Alpes ou les Pyrénées, le territoire du Jura offre des parcours aux paysages très diversifiés qui feront vivre aux participants une expérience inoubliable. Frontière naturelle entre la France et la Suisse, les Montagnes du Jura représentent en effet un ensemble territorial s’étendant des plaines de l’Ain aux plus hauts sommets de la chaîne jurassienne. Au centre du dispositif, la station de ski de Métabief sera le lieu d’arrivée de toutes les courses.

Face au réchauffement climatique, cette station développe depuis plusieurs années une nouvelle offre touristique non dépendante de la neige et propose ainsi des activités outdoor à l’image du trail, de la randonnée ou de la luge d’été. L’Ultra Trail des Montages du Jura fait ainsi partie de ces nouvelles orientations prises par la station, soutenue par le Département du Doubs et le territoire du Haut-Doubs, pour promouvoir le sport nature. L’organisateur de l’UTMJ a à ce titre également pensé aux enfants, en proposant l’UTMJ Kids, six courses pour les jeunes accessibles dès l’âge de 6 ans.

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© DR

UTMJ 2022 : le programme

Vendredi 30 septembre
Départ de l’UTMJ (170km et 7500m D+) depuis Lancrans (Ain) à 11h. Arrivée à Métabief

Samedi 1er octobre
Départ de la Franco-Suisse (110km et 4070m D+) des Rousses (Jura) à 5h. Arrivée à Métabief
Départ de la Renarde (70km et 2600m D+) des Rousses (Jura) à 7h. Arrivée à Métabief

Dimanche 2 octobre
Départ de la CMM (40km et 1250m D+) à Chapelle-des-Bois (Doubs) à 8h. Arrivée à Métabief
Départ de la Lynx (20km et 900m D+) à Mouthe (Doubs) à 10h. Arrivée à Métabief
Départ entre 13h30 et 14h45 des courses de l’UTMJ Kids à Métabief

Renseignements et inscriptions ICI

123 heures, 57 minutes et 18 secondes, c’est le temps qu’il a fallu au Français Sébastien Raichon pour venir à bout des 450 km et 32000m D+ du Tor des Glaciers 450, l’épreuve ultra +++ du Tor des Geants. Il établit un nouveau record, battant de plus de 10 heures l’ancien chrono de 134 heures et 10 minutes établit par Luca Papi en 2019. Sur le Tor des Geants, le Suisse Jonas Russi s’impose.

Tor des Glaciers 2022 : Raichon, Papi, Tiaan, un trio ultra-endurant

On ne se lance pas sur le Tor des Glaciers comme on se lancerait dans un ultra classique type UTMB. Pour pouvoir prendre le départ de cette épreuve mythique, l’une des plus dures des Alpes, il faut déjà avoir fait ses preuves. Comprenez : avoir déjà terminé le Tor des Geants, la célèbre « petite sœur » du Tor des Glaciers, avec ses 330 kilomètres au menu, en moins de 130 heures.

C’était donc le cas de Sébastien Raichon, 10e du Tor des Geants 2019. À l’époque, Raichon avait terminé premier Français en un peu moins de 86 heures, tandis que Luca Papi bouclait de son côté le Tor des Glaciers en un peu plus de 134 heures, établissant un nouveau record.

TOR DES GLACIERS
Sébastien Raichon à l’arrivée du Tor des Glaciers, record à la clé. © Tor des Géants / DR

Sur cette édition 2022, Luca Papi était de nouveau sur la ligne de départ et a d’ailleurs amélioré son propre chrono. Parfaitement régulier, l’Italien a fait course commune avec le Sud-Africain Erwee Tiaan, les deux traileurs franchissant la ligne d’arrivée ensemble en 133h 22mn 28s. Ils complètent ainsi le podium.

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Erwee Tiaan et Luca Papi à l’arrivée du Tor des Glaciers, tout sourire après leur “balade” de 450 km. © Tor des Geants / DR

Tor des Glaciers 2022 : la Belge Isabelle Ost au sommet

Chez les femmes, l’Italienne Marina Plavan a fait la course en tête depuis les premières foulées mais a dû abandonner suite à une chute, alors qu’il ne restait plus quelques dizaines de kilomètres à parcourir avant l’arrivée à Courmayeur. Elle a laissé la voie libre à la Belge Isabelle Ost, qui s’impose en 168h 04mn 32s devant la Française Chloé Saint Joly, revenue sur la fin sur la Britannique Nicky Spinks.

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TOR DES GLACIERS ISABELLE OST
Isabelle Ost au paradis, après plus de 168 heures de course. © Tor des Geants / DR

Le Tor des Geants pour le Suisse Jonas Russi

À peine deux semaines après sa 8e place à l’UTMB, Jonas Russi a franchi mercredi 14 septembre la ligne d’arrivée du Tor des Geants à Courmayeur en vainqueur. Il a bouclé les 330 km et 24000m D+ du parcours en 70h 31mn 36s. Il prend ainsi sa revanche sur l’année dernière, où pour sa première participation il avait terminé second après avoir fait toute la course en tête. À l’époque, il avait été décroché dans la dernière descente par l’Italien Franco Collé, recordman de l’épreuve en 66h 43mn. Russi devance l’Italien Simone Corsini, 5e du Tor des Geants 2021 de près de 5 heures. Un autre Italien, Andrea Macchi, monte sur la 3e marche du podium, arrivé 6h12 après le vainqueur.

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Jonas Russi enfin premier. © Tor des Geants / DR

Chez les femmes, après avoir longtemps mené la course, l’Espagnole Silvia Trigueros s’est fait devancer par la Britannique Sabrina Verjee, qui termine 5e au scratch moins de 10 heures après Jonas Russi. Trigueros termine 4 heures plus tard, en 10e position au scratch. La Française Sandrine Béranger monte sur la 3e marche du podium, en un peu moins de 90 heures.

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TOR DES GEANTS sabrina Verjee
Sabrina Verjee peut signer : c’est elle la “Géante” de 2022 ! © Tor des Geants / DR

Tor 130 : record pour Henri Grosjacques

C’est le régional de l’étape, Henri Grosjacques, du village de Brusson, dans le Val d’Aoste, qui s’est imposé sur le Tor 130 kilomètres, dit le “Tot Dret”. Il s’impose en 22h 6mn 31s, nouveau record de l’épreuve. Il devance de 33 minutes le Belge Florentin Gooris. Le troisième, le Suisse Vincent Boitelet, termine à près de 2 heures du vainqueur. Le premier Français, Fabien Piquerez, termine 5e.

Chez les femmes, c’est l’Italienne Alessandra Boifava qui s’impose en 25h 45mn 25s. Elle prend la 10e place au général. Elle devance deux autres Italiennes, Katrin Bieler et Denise Zacco, arrivées ex-aecquo.

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TOR 130
Henri Grosjacques, vainqueur du Tor 130 © Tor des Geants / DR