Du 30 juillet au 2 août, la Tarentaise a accueilli la première édition du Grand Raid KIPRUN 3 Vallées – Moûtiers, 4ème et dernière étape du circuit Ligue ULTRA 2026. Avec 1 767 inscrits répartis sur les sept formats de course proposés, deux formats offrant des départs inédits en altitude et un format 100M de 170 km et 12000mD+ figurant déjà parmi les plus exigeants d’Europe, l’événement a rassemblé un large public au cœur des paysages emblématiques des 3 Vallées, traversant les stations de Courchevel, Méribel, Brides-les-Bains, Les Menuires, Saint-Martin-de-Belleville, Val Thorens et Orelle.

Grand Raid Kiprun 3 Vallées – Moûtiers : une réussite populaire

Avec sept formats de course de 12 à 170 km, le Grand Raid Kiprun 3 Vallées – Moûtiers a su séduire un large public, des traileurs en quête de performance aux passionnés venus relever un défi personnel. Les participants, issus de 14 nationalités, témoignent du rayonnement international de cette première édition.

Porté par Kiprun et par ses partenaires territoriaux, le Grand Raid Kiprun 3 Vallées – Moûtiers a proposé une expérience unique au cœur des 3 Vallées, en valorisant la richesse des paysages et des terrains de jeu de la Tarentaise. Cette première édition a également bénéficié de la présence d’athlètes emblématiques de la discipline, à l’image de Thomas Cardin et Adeline Martin, athlètes Kiprun, qui ont pris le départ du Marathon des 3 Vallées (50 km).

Malgré une forte chaleur et la mise en place du plan canicule, les coureurs ont pu relever les défis proposés par les différents parcours. Grâce à la mobilisation des équipes d’organisation, des bénévoles et des partenaires, l’événement a offert une expérience à la hauteur des ambitions affichées, placée sous le signe du dépassement de soi et du partage.

Grand Raid Kiprun 3 Vallées – Moûtiers : Baptiste Carimentrand et Claire Bannwarth remportent l’Ultra des 3 Vallées

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Sur le parcours de l’Ultra des 3 Vallées – Grand Raid Kiprun 3 Vallées – Moûtiers. Photo Baptiste Gousset – We Are Media Makers

Épreuve reine de l’événement, l’Ultra des 3 Vallées (170 km et 12 000 m de dénivelé positif) s’est imposé comme le défi ultime du week-end. Déjà considéré comme l’un des ultras les plus exigeants d’Europe, il a permis aux 6 coureurs des podiums masculin et féminin de décrocher leur qualification pour la finale de la Ligue ULTRA qui se tiendra le 23 octobre 2026 à Tahiti.

Vainqueur de l’épreuve, Baptiste Carimentrand revient sur un défi qui l’aura marqué : « Je suis vraiment très fier. Des ultras, j’en ai couru pas mal, mais celui-ci m’a vraiment poussé dans mes derniers retranchements… et j’ai adoré ça ! Les 50 derniers kilomètres ont été extrêmement difficiles. J’ai dû aller puiser très loin dans mes ressources. Ce qui m’a permis de tenir, c’est le soutien de ma famille et tous les moments de partage. »

Chez les femmes, Claire Bannwarth, après de longs mois sillonnés de blessures, est revenue au plus haut niveau en s’imposant avec plus de 9 heures d’avance sur sa poursuivante, 9ème au scratch : « Tout s’est très bien passé pour moi. Le parcours était exigeant, mais magnifique, avec beaucoup de dénivelé positif. C’est exactement ce que je recherchais : grimper, et nous avons grimpé presque tout le temps ! » 

Podium Hommes
Baptiste CARIMENTRAND – 29:16:05
Tanguy WARIN – 29:40:45
Samuel CLAVEL – 30:34:36

Podium Femmes
Claire BANNWARTH – 34:49:09
Christèle LE ROUX – 41:57:33
Catherine MUSSO – 46:47:57

Grand Raid Kiprun 3 Vallées – Moûtiers : Nicolas Ramsamy et Amandine Vitali s’offrent l’Odyssée de Caron

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Départ de l’Odyssée de Caron – Grand Raid Kiprun 3 Vallées – Moûtiers. Photo Baptiste Gousset – We Are Media Makers

L’Odyssée de Caron (110 km et 5500m D+) faisait partie des deux formats de course offrant un départ inédit en altitude, depuis la Cime Caron (3195m). La gagnante féminine de l’épreuve, Amandine Vitali, raconte : « Pour résumer cette course en quelques mots, je dirais qu’elle est d’une extrême exigence et d’une beauté incroyable. C’est une épreuve qu’il faut faire au moins une fois dans sa vie, pour repousser ses limites. D’ailleurs, le nom de l’Odyssée de Caron est super bien choisi, parce que c’est une véritable quête tout au long du parcours pour arriver jusqu’au but personnel que l’on s’est fixé. »

Podium Hommes
Nicolas RAMSAMY – 16:33:13
Andrea MARTINEZ – 16:41:42
Lucas DUTERTRE – 17:44:00

Podium Femmes
Amandine VITALI – 21:59:45
Steffie COUTARD – 23:29:21
Tiffany FRANCK FAIVRE – 25:16:48

Grand Raid Kiprun 3 Vallées – Moûtiers : Allaire Etienne et Marion Jeandet remportent le Défi de la Masse

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Départ du Défi de la Masse – Grand Raid Kiprun 3 Vallées – Moûtiers. Photo Olivier Vin-Heimana

Seconde course avec un départ en altitude, le Défi de la Masse (70 km et 2650m D+) proposait quant à lui de s’élancer depuis la Pointe de la Masse (2804m). Un parcours spectaculaire et technique souligné par la gagnante de l’épreuve, Marion Jeandet : « C’était très technique, très beau, j’ai adoré les paysages, c’était magnifique. C’était plutôt une course de préparation pour moi, mais j’ai vraiment pris énormément de plaisir. Au début, j’ai eu de grosses douleurs au ventre, j’ai cru que j’allais abandonner. Mais toute l’énergie est revenue et la beauté des paysages a fait que j’ai fait une chouette course. »

Vainqueur masculin du Défi de la Masse, Étienne Allaire a également apprécié la beauté de l’épreuve : « Le parcours était magnifique. J’ai eu la chance de pouvoir le reconnaître il y a trois semaines, et c’est splendide : les paysages sont incroyables. Le gros défi, c’est le dénivelé négatif, c’est un exercice qui demande beaucoup de travail. On a eu une météo un peu chaude, mais j’ai vraiment apprécié ce parcours ! »

Podium Hommes
Étienne ALLAIRE – 07:36:21
Théo MOYROUD – 07:46:14
Paul COQUET – 07:50:22

Podium Femmes
Marion JEANDET – 09:20:11
Typhaine GUILLO – 09:30:06
Laurie JOURDAIN – 10:32:28

Grand Raid Kiprun 3 Vallées – Moûtiers : Thomas Cardin et Adeline Martin survolent le Marathon des 3 Vallées

Les deux athlètes élite du team Kiprun étaient très attendus, ils n’ont pas déçu. Intégrant le Marathon des 3 Vallées (50 km et 2500m D+) dans son bloc de préparation pour la CCC, Thomas Cardin s’est baladé pour s’imposer très largement, avec plus de 45 minutes d’avance sur son poursuivant. Un écart considérable que l’on a rertrouvé chez les féminines, avec une Adeline Martin impériale.

Thomas Cardin : « C’était une très belle course. Je me suis tout de suite mis dans mon rythme et j’ai joué avec mes sensations. La première montée a été très agréable, et une fois arrivée en haut, le panorama était magnifique. La descente sur les Deux Nants permet de dérouler, puis la deuxième partie de course a été plus difficile avec la chaleur. Je suis très content de ma performance et du parcours, et je remercie l’organisation ainsi que les bénévoles ! » 

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Thomas Cardin, vainqueur du Marathon des 3 Vallées – Grand Raid Kiprun 3 Vallées – Moûtiers. Photo Olivier Vin-Heimana

Adeline Martin : « C’était un super parcours, comme je l’imaginais. J’en ai pris plein les yeux et plein les jambes. J’ai fait une bonne partie de course, en essayant notamment de revenir sur la tête de course masculine. Ensuite, j’ai eu quelques soucis de ventre, sûrement à cause de la chaleur. J’ai réalisé une moins bonne descente que je l’aurais espéré, mais cela reste un super événement. Un grand merci à l’équipe organisatrice et aux bénévoles. »

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Adeline Martin, vainqueure du Marathon des 3 Vallées – Grand Raid Kiprun 3 Vallées – Moûtiers. Photo Olivier Vin-Heimana

Podium Hommes
Thomas CARDIN – 04:35:03
Martin PARIENTE – 05:10:05
Pierrick PAILLOT – 05:31:12

Podium Femmes
Adeline MARTIN – 05:45:18
Delphine COUDURIER – 06:30:40
Élise CLINET – 07:00:42

Grand Raid Kiprun 3 Vallées – Moûtiers : les podiums des autres courses

Les Balcons de la Saint-Jean (29 km et 1570m D+)

Podium Hommes
Colin LOONES – 02:57:45
Loïc LEMOINE – 03:00:01
Tanguy BONNET – 03:03:46

Podium Femmes
Annaëlle MASSOL – 03:22:49
Loriane BAL – 03:30:35
Deltell Cerda GEMMA – 03:53:12

Vainqueure féminine des Balcons de la Saint-Jean, Annaëlle Massol partage son ressenti sur une épreuve qu’elle a particulièrement appréciée : « J’ai trouvé que c’était vraiment très bien organisé, les bénévoles ont été supers. Le parcours est magnifique, très ouvert, en pleine montagne. Je l’ai trouvé très équilibré en termes de technicité. C’était une magnifique première édition ! »

L’Étoilée des Thermes (12 km et 800m D+)

Podium Hommes
Maxime CANNIZARO – 01:13:55
Théo BROSSE – 01:15:06
Matthieu CORDIER – 01:15:29

Podium Femmes
Mathilde BRODIER – 01:30:47
Mélanie LEPAGE – 01:37:17
Géraldine BAU – 01:32:25

Maxime Cannizaro : « Je suis parti tout de suite devant, je savais que ça montait en single, donc j’ai essayé de me placer rapidement en tête. J’ai bombardé toute la descente, je suis vraiment descendu à fond. Cette première édition est une réussite, il y a un terrain de jeu incroyable. »

Grand Raid Kiprun 3 Vallées – Moûtiers : le mot de l’organisateur

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Alexandre Picquier et Ludo Collet, l’orga au top. Grand Raid Kiprun 3 Vallées – Moûtiers. Photo JumpStart Studio

Pour accompagner cette première édition du Grand Raid Kiprun 3 Vallées-Moûtiers, près de 200 bénévoles se sont mobilisés. Présents sur les différents points du parcours et aux côtés des coureurs tout au long du week-end, ils ont contribué à faire vivre l’événement par leur engagement, leur énergie et leur accueil. Alexandre Picquier, directeur de l’épreuve, n’a pas manqué de les saluer : « Je tiens à remercier chaleureusement nos 200 bénévoles, qui se sont mobilisés pendant ces 4 jours pour offrir aux coureurs une aventure exceptionnelle. Je souhaite également exprimer ma plus profonde gratitude aux acteurs du territoire, qui nous ont accordé leur confiance sans réserve et nous ont donné accès à un terrain de jeu exceptionnel ainsi qu’à une marque reconnue à l’international : les 3 Vallées. »

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La 14ème édition de l’Ut4M s’est achevée dimanche 19 juillet après quatre jours et 12 formats de course. La chaleur n’a pas entamé la motivation des 3 679 traileurs, dont 25 % de femmes, qui ont gravi un ou plusieurs des 4 massifs qui entourent la métropole grenobloise, Vercors, Taillefer, Belledonne et Chartreuse. De cet événement, rendu possible grâce à l’investissement de plus de 800 bénévoles passionnés, on retiendra également la tenue d’un handi’trail, illustration du désir de l’association Grenoble Outdoor Aventure, organisateur de l’Ut4M, de rendre la discipline accessible à tous.

Ut4M 2026 : un succès populaire qui se confirme

Pendant quatre jours chaque année, l’agglomération grenobloise est devenue la capitale du trail. 3 679 participants représentant 35 nationalités (5 % d’étrangers au départ) se sont engagés dans les 12 courses balisées sur les massifs du Vercors, Taillefer, Belledonne et Chartreuse. Malgré la chaleur, les parcours initiaux ont été maintenus avec quelques petits ajustements pour les 12 formats de courses de l’Ut4M.

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Photo Ut4M

Ut4M 2026 : une expérience trail au-delà des courses

Avec la Halle Clémenceau comme quartier général des traileurs et la place Victor-Hugo comme camp de base de l’arrivée avec ses animations, rafraîchissements et podiums, l’énergie trail a envahi la métropole grenobloise et tous les massifs alentour tout au long de l’événement.

Une quinzaine d’exposants – territoires partenaires et fournisseurs d’équipements trail – étaient présents à la Halle Clémenceau du mercredi 15 au vendredi 17 juillet. Mercredi 15 juillet, les premiers traileurs venus récupérer leurs dossards ont pu écouter en parallèle la conférence et l’enregistrement en direct du podcast Courir Mieux par Cyril Forestier sur la thématique : « Le Labo Ut4M : trois ans de science en montagne ».

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Photo Ut4M

Ut4M 2026 : 1er ultra et 1ère victoire pour Zakaria Hogga

L’épreuve reine de l’Ut4M, légèrement raccourcie mais faisant tout de même 169km et 10650mD+, a été remportée par Zakaria Hogga en 27h44. Parti sagement, le coureur, qui disputait là son premier ultra-trail, n’a pris la tête qu’à la mi-course pour ne plus la lâcher et s’imposer avec plus de 45 minutes d’avance sur son dauphin, Arthur Simon.

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Zakaria Hogga. Photo Ut4M / Christine Cun

Chez les femmes, Phoebe Bramley, qui a mené une grande partie de la course, s’est imposée en 30h53, 8ème au scratch, avec plus d’une heure d’avance sur sa dauphine, Lucie Croissant.

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Phoebe Bramley. Photo Ut4M / B. Hareng

Le 180 Challenge (épreuve par étapes, 1 jour 1 massif) a quant à lui couronné Ferdinand-Clovis Airault (18h10) chez les hommes et Valentine Bourgois (21h40) chez les femmes.

Ut4M 2026 : les podiums de toutes les courses

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Ut4M 2027 : la prochaine édition se tiendra du 15 au 18 juillet 2027

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C’est l’un des derniers trails de haute montagne de la saison, et sans doute un des plus beaux et sauvages. Au départ des Chapieux, sur la commune de Bourg Saint-Maurice, le Trail du Petit Saint-Bernand, TPSB pour les intimes, propose une expérience qui restera gravée dans les mémoires de celles et ceux qui affronteront ses parcours. Entretien avec Laurent Vinner, son organisateur, avant la prochaine édition, les 26 et 27 septembre 2026.

Laurent, peux-tu me donner 3 bonnes raisons de venir courir le TPSB ?

Laurent Vinner : La première, c’est que c’est le dernier trail de haute altitude de l’année. Il n’y a quasiment aucun trail qui monte aussi haut à cette époque, fin septembre. On monte encore jusqu’à quasiment 2900 mètres d’altitude. Ensuite, il y a le côté sauvage. On est vraiment l’un des trails les plus sauvages du calendrier, parce qu’on fait un départ aux Chapieux, en zone blanche, où il n’y a aucun réseau. Et sur l’ensemble du parcours, il n’y a aucun village, il n’y a rien. C’est vraiment que de la montagne. Et ça, c’est extrêmement rare.

Personnellement, je ne connais pas de trails comme ça, où il n’y a vraiment rien. C’est nature du début à la fin. La troisième chose, c’est l’esprit de l’événement, notre volonté de rester simple. L’esprit montagne, c’est vraiment ce qu’on veut faire passer. C’est simple, on ne vient pas sur cette course pour chercher la lumière, on vient là pour se faire plaisir. Et la plupart des gens qui viennent là sont des passionnés de montagne, ce qui donne une ambiance très conviviale.

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Photo TPSB

C’est donc un peu le rendez-vous des montagnards. Mais est-ce accessible à tous, du coup ?

LV : C’est vrai, il faut préciser que ce sont pour la plupart des montagnards assez aguerris et autonomes. Si on ne connaît pas la montagne, le TPSB n’est pas le genre de trail par lequel il faut débuter. Enfin, je parle pour les longues distances. Si on n’a jamais fait de trail en montagne, franchement, le 68 km ne me paraît pas raisonnable. Après, moi, je ne fais pas de tri, bien sûr, c’est à chacun de connaître et de ne pas surestimer ses capacités. Si tu n’es pas montagnard et que tu n’es pas capable de te débrouiller, ne viens pas.

Et le 43 km, il est plus accessible ?

LV : On va dire que c’est un peu moins engagé, mais on est encore sur les hauteurs, le parcours passe tout de même par le col de la Grande Écaille, à 2700 mètres d’altitude. Ça reste donc très montagne. Même pour le 35, il faut quand même avoir une petite expérience de trail en montagne, il y a, comme sur le 68, des passages à flanc de paroi avec des mains courantes.

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Photo TPSB

Fin septembre, la météo peut parfois être capricieuse, avec des chutes de neige très tôt dans l’année. Comme cela se passe dans ces conditions ?

LV : On a des parcours de repli qui sont toujours prêts, au cas où. C’est d’ailleurs quelque chose de très positif par rapport aux années précédentes, lorsqu’on partait de l’Hospice du Petit Saint-Bernard, qui se situe au col du Petit Saint-Bernard, et où on n’avait pas de possibilité de repli. Depuis Les Chapieux, on y arrive. Enfin, jusqu’à un certain point bien sûr ! Il ne faut pas non plus que ça soit le déluge. Mais même quand c’est bien enneigé, on arrive à sortir des parcours alternatifs exceptionnels, qui restent bien montagne et de haut niveau. C’est ça aussi qui n’est fait le charme du TPSB.

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Photo TPSB

Trail du Petit Saint-Bernard : 6 distances et un challenge pour traileurs aguerris

Côté programme, le TPSB propose 6 distances et un challenge sur 2 jours.

La Verticale du Bonhomme
5 km et 900m D+
Une montée sèche type KV pour atteindre le refuge du Bonhomme situé à 2443m. Descente libre.

Le 10 KM de la Vallée des Glaciers
10 km et 360m D+
Un aller-retour express jusqu’au lieu dit « La Ville des Glaciers » pour découvrir la vallée et un point de vue magnifique sur l’Aiguille des Glaciers.

Le Trail de la Grande Écaille
21 km et 1300m D+
Une petite boucle express avec le passage de la Grande Écaille (2751m), col emblématique de la vallée des Glaciers, avec un point de vue impressionnant sur l’Aiguille des Glaciers.

Le Technitrail des Glaciers
33 km et 2700m D+
Un nouveau tracé pour découvrir notamment une bonne partie du sentier technique de haute altitude « Thomas Roques » qui s’étend de la Tête Nord des Fours au col de la Seigne et qui domine la vallée des glaciers. Attention, le tracé comporte quelques passages aériens et techniques susceptibles de ne pas convenir à tout le monde.

Le Trail du Mont Blanc
45 km et 2800m D+
Un trail de montagne qui se déroule en altitude avec 4 cols de plus de 2500m d’altitude à franchir. Il offre des points de vue imprenables sur le mont Blanc et l’Aiguille des Glaciers. Réservé aux traileurs aguerris aux couleurs d’automne, loin de la civilisation. Dépaysement garanti !

Le TPSB 68 KM
68 km et 4000m D+Un parcours « expert » situé au cœur de la montagne sauvage, « loin de la civilisation ». Ce 68 km vous propose notamment de découvrir le fameux « colle di Bassa Serra » culminant à 2738m d’altitude, véritable muraille au cœur d’un paradis glaciaire qui domine au loin le col des Chavannes et qui offre une vue imprenable sur le massif du mont Blanc tout proche. Situé dans un secteur extrêmement peu fréquenté, c’est un véritable joyau. Vous découvrirez également l’arête du Mont Fortin, qui offre des panoramas grandioses, sans oublier  le col de l’Ouillon et de la Forclaz. Attention, ce parcours est réservé aux traileurs aguerris ayant déjà une certaine expérience de la montagne, et comporte quelques passages aériens et techniques.

Le TPSB Ultra 
103 km et 6700m D+
Le cumul du Technitrail des Glaciers (35 km) et du TPSB (68 km)

Renseignements et inscriptions ICI

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Photo TPSB
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16ème du format 50K du Kaçkar by UTMB lors de la première édition, en 2025, l’ultra-traileur italien Philipp Ausserhofer vise désormais le format 100K, qu’il a reconnu. Il a confié à Cécile Bertin ses conseils pour l’aborder et vous donne rendez-vous du 11 au 13 septembre dans les montagnes du Kaçkar, un superbe massif sauvage situé au nord-est de la Turquie, le long de la mer Noire. Immersion.

Philipp Ausserhofer en quelques mots

Philipp Ausserhofer est un ultra-traileur originaire du Tyrol du Sud (Haut-Adige, Italie), né en 1992. Il a grandi dans le val Aurina (Ahrntal), à Weißenbach, un village perché à 1400 m et cerné de sommets de plus de 3000 m, un terrain de jeu qui a forgé sa passion pour la montagne. Pharmacien de formation, il a découvert le trail pendant ses études à Innsbruck et disputé sa première course en 2018, avant de devenir coureur professionnel à plein temps en avril 2023. Il vit aujourd’hui dans la vallée du Stubai, en Autriche, et court sous les couleurs de l’Italie.

Son palmarès s’est étoffé rapidement : vainqueur du Mozart 100 by UTMB en 2021 (108 km), médaillé de bronze par équipes avec l’Italie aux championnats du monde de trail 2023 (longue distance) à Innsbruck, et 3e du 100 km de Nice la même année. Il détient le record (FKT) du Stubaier Höhenweg, bouclé en 2023 avec 54 minutes d’avance sur l’ancien temps de référence. En 2024, il remporte l’Ultra-Trail Snowdonia by UTMB au pays de Galles, puis l’UTVV en Slovénie en 2025. On lui doit aussi le projet personnel « HOMERUN », une boucle de 160 km et près de 11 000 m de dénivelé autour de sa vallée natale. Sa devise, « Dream and dare » (rêver et oser), résume assez bien sa trajectoire.

Portrait Philipp Photo Moritz Klee
Philipp Ausserhofer. Photo Moritz Klee

Le 100K du Kaçkar by UTMB, kilomètre après kilomètre

Le départ se fait à Ayder. C’est vraiment chouette : la ligne de départ, la musique locale au tulum, l’ambiance du village, puis on s’élance. On commence par une petite boucle dans Ayder même, avant d’attaquer une longue montée technique, humide et glissante jusqu’à Hazindak. C’est un vrai défi. Dès les premiers kilomètres, on comprend le slogan de la course, « Wild is the trail ». Comparée aux autres épreuves UTMB, elle est vraiment très technique, du début à la fin. Même les portions en forêt, qu’on imagine plus roulantes, restent humides et exigeantes. Il faut rester prudent et concentré en permanence : si on relâche, on se met vite en difficulté.

Après Hazindak, on enchaîne une belle traversée en légère descente jusqu’à Samistal, où se trouve un très beau ravitaillement. On grimpe ensuite jusqu’à un col, avant une longue descente vers Yukarı Kavrun. Là commence, selon moi, l’une des plus belles parties de la course : c’est isolé, silencieux, très long et très roulant, mais toujours en single. On monte ensuite vers le point culminant du parcours, un col en altitude. Juste avant, on a une vue épique sur le Kaçkar (le Kaçkar Dağı) et sur un sommet voisin en forme de lame de couteau. On court le long d’une rivière qui serpente, dans un paysage magnifique. Avec un peu de chance en septembre (et en général la météo est bonne là-bas), on voit les hauts sommets dégagés, sans nuages : c’est incroyable.

Depuis le point le plus haut, on plonge dans une longue descente vers Yukari Ceymakçur, où l’on découvre des lacs de montagne immenses, une zone superbe. Entre Yukari Ceymakçur et Palakçur, on traverse des forêts vraiment mystiques, pleines de feuilles, un régal à courir ; puis une belle descente de Palakçur jusqu’au lac d’Avusor. Les locaux m’ont dit que c’est là qu’on mange le meilleur sütlaç, et c’est vrai.

D’Avusor, on rejoint la Dadala Pansion, un refuge perdu dans la montagne, puis on bascule vers Koçdüzü. C’est la seule section que je n’ai jamais parcourue : entre le point culminant et Koçdüzü, il me manque un morceau. Je connais environ 2 km avant Koçdüzü et 2 km après Avusor, mais entre les deux, la neige étant encore trop présente, je n’ai pas pu reconnaître cette petite portion.

De Koçdüzü à Huser, il ne faut pas se dire qu’il ne restera qu’à descendre sans réfléchir jusqu’à l’arrivée. Déjà, il faudra profiter de la vue ! Huser est célèbre pour sa magnifique mer de nuages, c’est un lieu très touristique et vraiment splendide. On croit alors être à l’arrivée… mais non : il reste une dernière descente, comme au départ, très raide et technique. C’est là qu’on peut perdre beaucoup de temps.

Mer de nuages du Kackar. Photo Moritz Klee
Huser et la mer de nuages. Photo Moritz Klee

Les conseils de Philipp Ausserhofer

Le principal, c’est de bien avoir en tête que c’est un 100K difficile, un vrai défi. Si vous n’avez jamais fini une telle distance en trail, essayez plutôt le 50K : il est déjà bien exigeant. Plus concrètement : ne partez pas trop vite, la première montée peut vous détruire. Prenez votre temps.

Le plus dur, honnêtement, sur ces 100 km, ce n’est pas qu’on ne peut jamais courir (on peut), mais qu’on n’a presque nulle part où laisser filer ses pensées. Il faut rester concentré et engagé en permanence. Pour moi, c’est ça la vraie difficulté : rester prêt mentalement du début à la fin.

Ce qui m’a le plus surpris, c’est justement la technicité. Beaucoup de courses vendent aujourd’hui du « technique » dans leur communication, mais ici c’est vrai du premier au dernier kilomètre. L’autre chose, c’est la traversée des villages et l’hospitalité turque : on en entend beaucoup parler, et on la ressent vraiment dès qu’on entre dans la vallée. C’est bien réel.

Si je devais comparer la course à une épreuve connue en Europe, je dirais Snowdonia, dans le circuit UTMB. (Cette comparaison du Kaçkar avec Snowdonia n’a rien d’anodin : il connaît parfaitement cette course galloise, qu’il a remportée en 2024, NDLR.) Mais le Kaçkar est encore plus dur, parce que c’est plus haut : il faut se préparer à l’altitude et à l’humidité. Courir à 3000 mètres là-bas n’a rien à voir avec ce qu’on connaît chez nous. À chaque fois, je suis bluffé par la difficulté de courir dans le Kaçkar. C’est vraiment dur, mais la vue sur la mer Noire quand la météo est de notre côté est tellement incroyable : depuis Huser, quand il n’y a pas de brume, on l’aperçoit et c’est vraiment magnifique.

Parcours du Kackar by UTMB. Photo Moritz Klee
Les montagnes du Kaçkar by UTMB. Photo Moritz Klee
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Tous ceux qui ont participé à l’UTCAM sont unanimes : les courses sont dures, les sentiers techniques, mais les parcours entre mer et montagne sont exceptionnels. En 2025, pour la première fois, les organisateurs ont proposé une formule originale permettant de s’imprégner de tous les plus beaux panoramas azuréens : La Belle Épopée. Elle est de retour du 3 au 5 juillet 2026.

La Belle Épopée : 3 étapes 100% UTCAM

L’idée est géniale, et plutôt novatrice dans le calendrier des épreuves de trail français : proposer trois étapes « raisonnables » sur trois jours, à faire en solo ou en duo, pour aller des eaux transparentes de la Méditerranée jusqu’aux cimes du Mercantour, sans avoir à affronter les difficultés d’un ultra-trail. Ainsi, du vendredi au dimanche, les concurrents partent de Monaco pour rallier Saint-Martin Vésubie en trois étapes de 25 à 30 km chacune permettant de découvrir toutes les facettes de ce territoire extraordinaire.

Question intendance, pas de souci : l’inscription comprend les dîners et les petits-déjeuners du vendredi soir au dimanche après-midi, les transports en navette, une tente et un tapis de sol pour les bivouacs du vendredi et du samedi soir (prévoir votre duvet et un matelas pour plus de confort) et l’accès à un espace de récupération avec kinés à Saint-Martin Vésubie. Une aventure clés en mains conviviale à souhait, dans le plus pur esprit trail.

1ère Étape : Monaco – La Turbie, 27 km et 1610m D+

2ème Étape : Roquebillière – Saint-Martin Vésubie, 25 km et 2100m D+

3ème Étape : Saint-Martin Vésubie – Saint-Martin Vésubie, 30 km et 2150m D+

3 étapes
Les 3 étapes de la Belle Épopée. Source UTCAM

Les 7 courses de l’UTCAM 2026

– Vertical 5 km, le KV de la Maremontana au départ de Monaco

– 15 km de la Mysterious Race, un parcours surprise de 15 km et 1 000m D+ dévoilé la veille du départ

– 30 km de la Skyrace du Mercantour

– 50 km de la Skymarathon

– 75 km de la Skyultra

– 120 km de l’Ultra du Mercantour en solo ou en duo

– La Belle Épopée, 82 km en 3 étapes entre Monaco et Saint-Martin Vésubie en solo ou en duo

Infos et inscriptions UTCAM 2026 ICI

L’UTCAM vu par ceux qui l’ont couru – et gagné !

Katie Schide, vainqueure de l’ultra en 2020 : « Cette course est toujours un gros challenge. Plus de 19h, c’est dur mentalement, c’est dur de rester en mouvement, c’est dur de se dépasser. Mais c’est tellement beau ! Nul doute que je reviendrai m’y frotter avec plaisir. »

Germain Grangier, vainqueur de l’ultra en 2020 : « C’est une course extrêmement dure, que l’on sous-estime un petit peu en disant que c’est “que” 130 km. Il faut être patient. Avec les dernières difficultés à la fin, il n’y a jamais vraiment trop de répit. »

Pau Capell, vainqueur du format 52 km en 2022 : « Je ne connaissais pas les montagnes du Parc National du Mercantour, elles sont alpines et exigeantes, avec des montées terribles ! Mais c’était vraiment très beau. »

Benoît Girondel, vainqueur du 75 km en 2021 et du 125 km en 2022 : « La fin, qui est commune aux deux distances, est très technique, avec beaucoup de cailloux, des grosses montagnes, des bosses qui sont vraiment dures. Mais toute la partie dans le Mercantour est sacrément chouette. Et puis il ne faut pas rater le ravito d’après-course : il est énorme ! J’ai fait pas mal de courses dans ma vie, mais franchement, l’organisation et tout ce qui est mis en place pour ce repas d’après-course est énorme. C’est gargantuesque et c’est super bon ! »

Théo Le Boudec, vainqueur du 125 km en 2024 et du 120 km en 2025, à propos de sa première victoire en 2024 : « Un week-end fort en émotions qui vient remplir le bocal à souvenirs. Que c’est bon de vivre ces moments de sport, ces moments de vie… De gagner à la maison. Lever cette banderole les yeux rivés sur notre “petit coin de paradis” était pour moi un rêve. Je suis tellement reconnaissant envers l’organisation, les bénévoles présents de jour comme de nuit. »

GIRONDEL
Benoît Girondel, vainqueur de l’UTCAM 75 en 2021 et de l’UTCAM 125 en 2022. Photo UTCAM
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Au terme d’un véritable mano a mano avec Théo Détienne, Hugo Deck a remporté la MaXi-Race pour la 2ème année consécutive. Chez les femmes, Toni McCann a survolé l’épreuve.

MaXi-Race : 3 favoris pour le podium

La 15ème édition de la MaXi-Race a livré samedi 30 mai sur les rives du lac d’Annecy un scénario fou sur le plus long des parcours, le Tour du Lac, un 105 km avec 5700m D+. Sur un tracé inédit, qui se courrait dans le sens inverse des années précédentes, la course a été haletante et indécise jusqu’au bout.

Théo Detienne, Yannick Noël et Hugo Deck étaient annoncés comme les grands favoris et ils ont tenu leur rôle. Le premier à prendre le large était Théo Detienne. Après le km 17 et le premier ravitaillement, dans la longue ascension en direction de la Pointe de Talamarche, il faisait une première différence. Au km 28, il affichait 1’18 d’avance sur Hugo Deck et Yannick Noël, puis 1’49 au km 31. Un écart qui passait sous la minute à Doussard (Km 45).  

MaXi-Race : le finish de fou de Hugo Deck

A la faveur d’un ravitaillement express, Hugo Deck entamait la deuxième partie de course en tête. Yannick Noël pointant alors à 47’’ et Théo Detienne à 1’03. Si peu après Yannick Noël marquait le pas, Théo Detienne, lui, comblait son retard et accélérait pour passer en tête au km 61 avec 3’32 d’avance sur Hugo Deck. Mais ce dernier ne se laissait pas faire et il reprenait les rênes dans l’ascension en direction du Semnoz.

« Il m’a doublé sans un regard et en faisant peut-être du 1500 m de dénivelé par heure, témoignera Théo Detienne. Il a été très fort. » À partir de cet instant, l’avance de Hugo Deck n’a cessé d’augmenter au fil des kilomètres. Le coureur du team adidas TERREX a finalement franchi en solitaire la ligne en 9h48’14 avec 8’39 d’avance sur Théo Detienne et 22’11 sur Yannick Noël. Il remporte l’épreuve pour la 2ème année consécutive.

HUGO DECK
Photo MaXi-Race

MaXi-Race : la déclaration d’Hugo Deck

« C’est la plus belle course de ma vie. Le temps que j’ai réalisé, je n’en reviens pas. Il faut savoir être fier de soi quand on réalise une performance de ce niveau-là. J’étais parti sur un chrono de 10h15 – 10h30. Je finis en 9h48. Je ne pensais pas être capable de faire ça, et je pense que j’ai réussi grâce à Théo (Detienne). Il était lui aussi à un niveau incroyable aujourd’hui. Son temps est costaud également. Juste aujourd’hui j’ai touché la grâce.

Théo nous a brisé le mental à sans cesse accélérer et ralentir. C’est ça qui est incroyable avec lui, sa façon de courir est déstabilisante. L’accompagner était dur et un moment j’ai même pensé ne pas finir sur le podium tellement il m’a usé après Doussard. Derrière je l’ai un peu repris dans la descente et dans la montée du Semnoz j’ai fait la différence.

J’ai tout donné pour gagner et je n’ai jamais réfléchi. À la fin, j’étais épuisé. Je traînais des pieds. Battre Théo, qui en junior me mettait 7 minutes sur 7 km, ce n’est pas rien. Je suis fier de ma course. »

MaXi-Race : la déclaration de Théo Detienne

« Hugo était très fort aujourd’hui. Il y a eu une belle bagarre entre nous deux. Ça a été un peu “je te passe, tu me passes”. Dès le départ, j’étais sur mes allures. Un moment, après Doussard, j’ai pris de l’avance mais quand il est revenu son attaque a été tranchante. Pour moi, le contrat a été rempli, la bataille était terrible ».

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Photo MaXi-Race

MaXi-Race : Toni McCann dominatrice de bout en bout

Forfait il y a un an, Toni McCann était au départ cette année du Tour du Lac. La Néo-Zélandaise était annoncée comme la grande favorite et elle a tenu son rang. Dès les premiers kilomètres, elle a pris ses distances avec le reste des féminines. Un écart de quelques secondes qui s’est rapidement transformé en minutes pour dépasser l’heure sur la ligne d’arrivée . « Ça fait deux ans que je vis à Annecy maintenant, expliquait-elle. Le final dans le Semnoz était dur. Sur l’ensemble, j’ai bien géré ma course. J’avais prévu un chrono de 11 h 25 et je réalise 11 h 25. Le plan s’est déroulé sans accrocs. L’an prochain, je reviens et je ferai mieux. » Anna Llewellyn et Blandine Orsini complètent le podium. 

TONI MCCANN
Photo MaXi-Race

MaXi-Race : première pour Simon Paccard sur le Demi-Tour du lac

Le Demi-Tour du lac était le point d’orgue de la deuxième journée de la 15ème édition de l’événement, qui se déroulait sur un nouveau tracé avec près de 57 km et 3500 m de dénivelé positif et un départ de Doussard pour rejoindre Annecy. Dans des conditions rendues difficiles par la chaleur, Simon Paccard a rapidement pris les devants. Annoncé comme le grand favori, l’Annécien faisait la différence et s’échappait pour ne plus être rejoint et s’imposer en 5h16’32.

Derrière la lutte pour le podium a été plus indécise. Placé dès le début de course, Samuel Ponce s’est très tôt retrouvé dans la position du dauphin. Alors qu’il a longtemps lutté avec Joaquin Narvaez, sur la fin de la course, il a dû contenir le retour du Jurassien Dimitri Morel-Jean, qui n’a cessé de gagner du terrain au fil des kilomètres.

Finalement, Samuel Ponce franchit la ligne en deuxième position en 5h26’48 devant Dimitri Morel-Jean (5h29’36).

SIMON PACCARD
Photo MaXi-Race

MaXi-Race : la déclaration de Simon Paccard

« C’était une belle journée. Je ne m’attendais pas être devant mais la course a été ainsi. Nous avons pris les devants avec Joaquin (Narvaez) et Dylan (Ribeiro). J’avais peur de la chaleur mais ça s’est finalement bien passé. Je réalise la course parfaite. Parfois dans le passé, le statut de favori a pu être gênant. Mais pas là même si ce n’est jamais anodin de courir à la maison. J’ai pris tout ça avec détachement. Il faut savoir relativiser. Je suis très content de ma course. Je réalise l’une des plus belles courses de ma carrière. » 

MaXi-Race : Ruth Croft évidemment

Annoncée également comme la grande favorite, la dernière gagnante de l’UTMB Ruth Croft a laissé peu de place au suspens. La Néo-Zélandaise s’est imposée en 6h20 devant deux coéquipières du team adidas TERREX : Louise Serban-Penhoat (6h32’47) et Anaïs Guillot (6h38’18). Les deux jeunes femmes ont tour à tour occupé la deuxième place, Louise Serban-Penhoat s’installant définitivement dans le fauteuil de dauphine après le Semnoz.

RUTH CROFT
Photo MaXi-Race

MaXi-Race : la déclaration de Ruth Croft

 « Je suis rentrée en Europe il y a dix jours. C’est différent de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie avec des montées plus longues. C’était ma dernière course avant l’UTMB. Je préfère réaliser un long bloc de préparation. »

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C’était la course de début d’année la plus attendue, et sans doute la plus relevée, avec 20 coureurs ayant un Index Itra supérieur à 900. À titre de comparaison, ils étaient 9 au départ de l’UTMB ! Et parmi ces 20 coureurs, 8 avaient même une cote comprise entre 930 et 950, du jamais vu sur une épreuve. Mais si cette 25ème édition du Marathon de Zegama était aussi attendue, c’est parce qu’elle promettait une confrontation de très haut vol entre Elhousine Elazzaoui, vainqueur des 2 dernières éditions de la Golden Trail World Series et tenant du titre, et son « boss » du Team NNormal Kilian Jornet, 11 fois titré à Zegama.

Zegama 2026 : Elhousine Elazzaoui éclatant

La course est partie sur un rythme très élevé, portée par l’atmosphère unique de Zegama. Rémi Bonnet a pris les commandes dès les premiers kilomètres, imprimant un tempo soutenu et signant le meilleur temps sur le segment sprint (5’59 sur 1,8 km), ce qui lui a permis de décrocher les dix premiers points bonus de la saison Golden Trail World Series. Le Suisse comptait jusqu’à une minute d’avance au kilomètre 5,7 sur Elazzaoui, Jornet et Adrien Briffod.

Rémi Bonnet a conservé la tête jusqu’aux pentes exigeantes de Sancti Spiritu (kilomètre 19,6), portées par l’enthousiasme de milliers de supporters. C’est à cet endroit que la course a basculé : Elhousine Elazzaoui et Daniel Pattis ont rejoint le Suisse, lançant un duel intense pour la victoire. Sur ce même secteur, qui accueillait le segment de montée, le Marocain s’est montré le plus fort avec un temps de 23’42 sur 2,5 km.

Elhousine Elazzaoui et l’Italien Daniel Pattis ont franchi ensemble Andraitz (kilomètre 30) avant de se départager dans la descente technique vers Zegama. Plus à l’aise, le Marocain a fait la différence en creusant un écart décisif d’une vingtaine de secondes pour s’imposer et signer une deuxième victoire consécutive en 3h45’07.

De son côté, Rémi Bonnet a été ralenti par des crampes dans la partie finale et a progressivement perdu du terrain. L’Américain Taylor Stack, révélation des GTWS 2025, a complété le podium au terme d’une remontée remarquable, terminant à 7’12 du vainqueur. Le meilleur temps dans le segment de descente (6’28 sur 1,9 km) est revenu à Damian Bogdan (Kailas Fuga).

A noter que Benjamin Roubiol, vice-champion du monde de trail long 2025, termine 8ème et meilleur Français à 10’15 du vainqueur.

Photo Organisation

Zegama 2026 : la déclaration d’Elhousine Elazzaoui

Avec cette victoire, Elhousine Elazzaoui devient le deuxième athlète de l’histoire à s’imposer à deux reprises à Zegama-Aizkorri, rejoignant Kilian Jornet et ses onze victoires de référence. Sa déclaration à l’arrivée :

« Avant de venir, je ressentais un peu de pression, car beaucoup me voyaient comme le favori. La course était très exigeante, mais je connais bien ce parcours. J’ai su gérer mon effort avec intelligence et rester concentré. Gagner à nouveau à Zegama, c’est incroyable, c’est historique ! Kilian [Jornet] n’a pas gagné aujourd’hui, mais comme nous sommes dans la même équipe, c’est un peu comme si nous avions gagné ensemble. Je le remercie pour son soutien et ses conseils. Cette saison, je vise une troisième victoire sur les GTWS, ce que personne n’a encore réussi. Prochaine étape : Ledro, dimanche prochain ! »

ZEGAMA TOP 10 HOMMES
Le Top 10 masculin.

Zegama 2026 : le « Patron » a dû baisser les armes

Si Kilian Jornet, 11 fois titré à Zegama, n’a plus rien à prouver, sa présence, à la recherche d’un douzième titre mais aussi comme coup d’envoi d’une saison d’envergure qui doit l’amener sur la Western States, puis à Sierre-Zinal, et enfin au départ de l’UTMB, était très attendue.

Hélas, après avoir joué avec les meilleurs dans la partie ascendante, des problèmes de releveurs ne lui ont pas permis d’effectuer la descente à son niveau, laissant filer ses concurrents. Il termine finalemnt 43ème, et a pris le temps, dans les ruelles de Zegama menant à l’arrivée, de saluer tranquillement la foule qui lui a réservé une ovation à la hauteur de sa popularité.

« En fait, j’ai pris beaucoup de plaisir à courir à un rythme un peu différent aujourd’hui. Tout cela m’a mené jusqu’à l’arrivée malgré les difficultés, et m’a rappelé pourquoi Zegama est Zegama, » a déclaré le Patron.

Jornet
Photo Organisation

Zegama 2026 : Tove Alexandersson sur une autre planète

Tous les regards étaient tournés vers Tove Alexandersson, championne du monde de trail 2025, qui a montré sa capacité à établir des performances de niveau exceptionnel. Le record établi en 2022 par Nienke Brinkman (4h16’43) semblait menacé. Il a finalement été largement battu. La Suédoise n’a pas seulement répondu aux attentes : elle les a dépassées avec autorité en s’imposant en 4h08’09, nouveau record de l’épreuve.

Tove Alexandersson a dominé la course de bout en bout, imposant un rythme intenable aussi bien en montée qu’en descente, transformant rapidement la course en un contre-la-montre. Dès Sancti Spiritu, elle comptait déjà 8 minutes d’avance sur l’Espagnole Sara Alonso et 9 sur Ida Amelie Robsahm.

Derrière elle, l’Espagnole Malen Osa s’est illustrée devant son public avec une remontée spectaculaire. Cinquième à Aratz (kilomètre 16,1), troisième à Aketegi (kilomètre 23,2), la coureuse basque a finalement décroché une superbe deuxième place en 4h23’56, soit le meilleur résultat jamais réalisé par une athlète basque sur l’épreuve. Sara Alonso, locale et tenante du titre, complète le podium.

A noter que la première Française, Lucille Germain, termine 8ème à 32 minutes de la gagnante.

Dans la continuité de sa domination, Alexandersson a également signé les meilleurs temps sur les trois segments : 6’46 sur le sprint, 26’27 en montée et 7’41 en descente.

Zegama 2026 : la déclaration de Tove Alexandersson

« C’était une course extrêmement difficile, j’ai souffert longtemps. J’ai tout donné et je suis très heureuse. Il y avait énormément d’attentes, peut-être même plus que celles que je m’imposais. Ce n’est jamais simple : beaucoup de facteurs doivent s’aligner. Dans la première partie, je suis restée concentrée sur moi-même, puis j’ai simplement essayé d’aller le plus vite possible jusqu’à l’arrivée. Aujourd’hui, c’était un combat contre la montagne. »

ZEGAMA TOP 10 FEMMES
Le Top 10 féminin.
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Malgré un avis d’intempéries et de grand froid et des parcours de repli activés, le Trail de Haute Provence – THP – a une nouvelle fois tenu toutes ses promesses, avec du spectacle, des parcours magnifiques et des performances remarquables. Retour sur un week-end riche en émotions.

THP160 : Anthony Pipitone au rendez-vous

Kit grand froid obligatoire, parcours de repli activé, les coureurs du THP 160 ont vu la distance de la course diminuée de 166 à 142 km et de 7150 à 5600m D+, avec l’annulation de la montée sur la montagne de Lure pour des raisons de sécurité.

Qu’à cela ne tienne, Anthony Pipitone était attendu, il a répondu présent. Le coureur pyrénéen, déjà fort d’un palmarès solide – notamment une remarquable 10ème place sur la Diagonale des Fous en 2024 – s’est imposé sur cette édition du Trail de Haute Provence après 16h44 de course et a enfin décroché la victoire qui lui échappait jusqu’ici.

Freiné ces deux dernières années par des pépins physiques, il nourrissait une ambition claire : monter sur la plus haute marche du podium. Habitué des places d’honneur, mais jamais encore vainqueur, il a concrétisé sur ce THP 160 son objectif avec une performance aboutie.

Au-delà du résultat sportif, Anthony Pipitone donnait également du sens à sa course en courant pour l’association française de lutte contre l’endométriose, alliant ainsi engagement personnel et performance.

Derrière lui, Corentin Bedetti a réalisé une très belle course et pris la deuxième place, franchissant la ligne d’arrivée seulement 12 minutes après le vainqueur. Une performance marquante pour lui, qui a signé à cette occasion son premier podium sur un trail. Le podium a été complété par Pierre Le Clézio, venu de Bretagne, au terme d’une course solide.

Anthony Pipitone. Photo Organisation
Anthony Pipitone. Photo Organisation

THP 160 : Mélanie Son en lumière

Chez les femmes c’est Mélanie Son, la sudiste venue des Pennes Mirabeau, à côté de Marseille, qui a remporté le THP160. Ancienne membre de l’équipe de France d’escalade, elle s’est mise au trail il y a 5 ans. Il lui aura fallu 23h51 pour remporter l’épreuve reine. Elle a enregistré à Forcalquier sa première victoire !

Mélanie Son THP 160. Photo Organisation
Mélanie Son. Photo Organisation

THP 120 : Antoine Clément et Mandy Dammekens s’imposent

Il n’aura fallu que 10h04 à Antoine Clément pour venir à bout du THP120, au parcours modifié (123 > 99 km et 5600 > 4000m D+). Il a franchi la ligne d’arrivée en pleine nuit, à 4h04 très exactement. Vingt-deux minutes plus tard, c’était au tour d’Allan Le Floc, autre Breton venu performer sur le THP, de couper la ligne. Jonathan Rousset a complété le podium après 11 heures de course.

Chez les femmes, la performance a également été au rendez-vous. La Belge Mandy Dammekens, habituée des podiums et annoncée parmi les favorites, s’est imposée en 13h51, confirmant son statut. Elle a devancé Ivanne Hureau, venue de Morlaix, qui a bouclé la distance en 14h05, tandis que Jessy Martinelli, traileuse chevronnée et familière de ce format, a complété le podium, quinze minutes plus tard.

THP 80 : Rémi Martinez et Stéphanie Gibert s’offrent la victoire

Parti à 8h30 depuis Ongles, c’est Rémi Martinez qui est arrivé en 1er à Forcalquier à 14h51 devant une foule impressionnante, sur un parcours également de repli (80 > 70km et 3500 > 2800m D+). Il aura fallu 6h20 a ce traileur originaire de Font Romeu pour renouer avec la victoire après avoir remporté l’Ultra Trail Côte d’Azur Mercantour en 2024 sur 50km. 19 minutes plus tard, c’était au tour de Thibaud Le Goguic de sonner la cloche de l’arrivée et c’est le belge Thomas Derme qui a bouclé le podium avec un temps de 6h43.

Chez les femmes, c’est Stéphanie Gibert qui a remporté la distance en 7h49. Elle a franchi la ligne à 16h20, suivie par Amandine Dumas arrivée 2min après. Claire Dedouelle a complété le podium avec un chrono de 7h58.

THP 65 : victoires pour Louis Sorin et Françoise Parage

Le format 65 kilomètres et 2800m D+ passé à 55km et 2200m D+ a été reporté par Louis Sorin, un athlète de la team Kailas Fuga, partenaire officiel du THP. Il n’aura mis que 4h33 pour avaler les 55km de cette distance. Il a été suivi par Yoann Bouchet à qui il aura fallu 5h01 pour empocher la 2ème place. C’est François Holzerny qui a complété le podium.

Les femmes, qui représentent 30% des participants du THP, se sont illustrées sur cette distance avec Françoise Parage qui a remporté l’épreuve en 5h50, suivie par la manosquine Pauline Noblecourt en 6h05 et l’Espagnole Susana Busto Lorenzo en 6h32.

THP 50 : Corentin Ardouin et Élodie Pierre montent sur la plus haute marche

Ils étaient plus de 500 en fin de matinée au départ du village de Montlaux et c’est Corentin Ardouin qui s’est hissé sur la plus haute marche du podium en à peine 4h14. Il a devancé le lillois Rémi Catteau à qui il aura fallu 4h21 pour terminer la course. C’est Benjamin Philippon qui a complété le podium.

Chez les femmes, Élodie Pierre a gagné le THP50, franchissant la ligne à 17h01 après 4h59 de course. Claire Selosse, elle, aura eu besoin de 5h07 pour sonner la cloche de l’arrivée, suivie par Fanny Cremier.

THP 40 : Hugo Guignand et Sonia Larralde les plus rapides

Partie à 10h00 de Limans la distance a été remportée par Hugo Guignand en à peine 3h06, suivi par Julien Nicod 2min plus tard. Julien Gay, lui aussi 2min après son prédécesseur, a complété le trio gagnant de cette distance qui s’est jouée dans mouchoir de poche.

Chez les femmes c’est Sonia Larralde qui a soulevé la banderole de la ligne d’arrivée, 3h5, suivie de la belge Charlotte Devesse arrivée en 3h58. Cécile Margathe, venue de Toulouse, s’est hissée à la 3ème place.

THP 20 : Victoires pour Clément Dandoit et Loriane Bal

Ils étaient 800 à prendre le départ du THP20, qui s’impose comme un format accessible, tout en restant fidèle à l’exigence du Trail de Haute Provence. Pensée comme une porte d’entrée dans l’univers du THP, cette course permet à de nombreux coureurs de découvrir le trail sur un parcours varié et engagé, entre sentiers techniques, reliefs marqués et paysages ouverts sur la Provence sauvage.

C’est le jeune Clément Dandoit venu de Belgique en famille qui a remporté la distance en 1h27 après un cavalier seul impressionnant. Nathan Carrere et Gabriel Tixier ont complété le podium, arrivés dans un mouchoir de poche à 9’50 et 10’35 du vainqueur.

Chez les femmes c’est Loriane Bal qui s’est imposée en 1h52. Elle qui débute le trail était tout sourire à son arrivée, heureuse de remporter sa toute première course. Elle a été suivie par Lucie Girodengo +4’31’ et Magali Moreau + 7 ’22.

THP10 : la petite distance pour Kevin Morello et Jade Rodriguez

Dernière course de ce THP Summer cru 2026, le THP 10 a rassemblé près de 700 participants. L’histoire est belle, car le vainqueur, Kevin Morello, est professeur d’EPS au collège de Forcalquier-Banon. Il connaissait le parcours par cœur car il vient y courir assez souvent, y compris avec ses élèves. Voir du public l’encourager sur les bords des routes lui a envoyé des ondes positives. Même s’il a déclaré que le chrono lui importait peu, il a bouclé la distance en 40’43, suivi de très près par Alexandre Macherey +59’’ et Guilherme Fauvet +1’27’’.

L’anecdote du jour est la participation de David Géhant, maire de Forcalquier, avec une 44ème place à seulement 13 minutes du vainqueur.

Chez les femmes, c’est Jade Rodriguez qui a remporté la distance en 44’35’’. Cette jeune Gapençaise de 26 ans habituée des trails et de la course à pied a participé aux Championnats d’Europe Off-Road 2024 – Annecy en sélection jeunes. Ses poursuivantes Pauline Morgera et Romane Pecquenard arrivent respectivement avec 6’39’’ et 8’57’’ de retard sur la gagnante.

Le mot de la fin de Vincent Guiliani, président du Trail de Haute Provence

« Il y a un peu moins d’un an, au moment de clôturer l’édition 2025, j’avais lancé un défi : atteindre les 6000 participants, soit 2000 de plus. Ce qui pouvait sembler un peu fou est aujourd’hui une réalité. C’est avant tout une réussite collective. Cette édition restera forcément particulière. Elle est celle de tous les records… Des records qui ne demandent qu’àêtre battus, bien sûr. Elle l’est aussi par les conditions rencontrées. Nous avons dû activer le « pack intempéries et grand froid » sur les longues distances, ainsi que des parcours de repli, en réduisant notamment les passages sur les crêtes de la montagne de Lure, les plus exposées au vent.

Je tiens à saluer la réactivité et l’engagement de toutes les équipes du THP, et en particulier de nos près de 500 bénévoles, que nous appelons nos ambassadeurs. Merci à nos partenaires privés au public sans qui rien ne serait possible et un immense merci aux 6000 inscrits venus fouler les routes de cette Provence sauvage que j’aime tant.

Je pense déjà à 2027, mais avant je vous donne rendez-vous pour le THP WINTER du 20 au 22 novembre. »

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Dernièrement, des millions de traileurs ont vu leur UTMB Index bouger. D’ailleurs rebaptisé UTMB Index 2.0, ce système de notation vient d’être mis à jour pour garantir plus de précision, de lisibilité et surtout plus d’équité dans l’évaluation des performances. Alors, quels changements et quelles conséquences pour les pratiquants ?

UTMB Index 2.0 : de quoi s’agit-il ?

L’UTMB Index, né en 2010, est le nom donné au score personnel de chaque coureur ayant terminé au moins une course du réseau UTMB. Sur une échelle de 0 à 1 000, les pratiquants cumulent ou perdent des points selon la qualité de leurs performances. Plus la performance est remarquable, plus le nombre de points est élevé, 1000 étant la cotation maximale, théoriquement intouchable. Cette mesure prend en compte quatre catégories de distance : 20K, 50K, 100K, 100M. L’intérêt est simple : plus le score d’un coureur est élevé, plus ce dernier peut accéder aux grandes courses UTMB World Series ou accéder aux inscriptions prioritaires. Pour les élites, l’Index sert à décrocher des qualifications directes.

En clair, ce score reflète la performance d’un athlète dans une course spécifique. Mais avec la refonte du système de notation UTMB, des millions de coureurs à travers le monde ont vu leur score bouger. Selon l’UTMB, les scores recalculés ont évolué en moyenne de 2 %. Un chiffre qui justifie la mise à jour des performances sur les cinq dernières années, selon les nouveaux paramètres définis.

UTMB Index 2.0 : Pourquoi l’UTMB a décidé de changer les règles

La data est au fondement-même du système de notation UTMB Index. Et force est de constater que sa place est grandissante dans le paysage du trail. Car depuis les 15 dernières années, la discipline a beaucoup évolué. Un écart considérable sépare désormais l’élite mondiale et la base de coureurs aux profils de plus en plus variés. À mesure que le trail s’est mondialisé, l’ancien modèle a atteint ses limites. En conséquence, ce système de mesure représente de moins en moins la réalité des performances du haut niveau.

Alors pour remédier à ce glissement vers un système imparfait, le groupe UTMB a intégré de nouveaux paramètres, afin de penser un Index plus juste et surtout, plus représentatif. Mieux contextualiser la performance, voilà certainement l’objectif. Désormais, les courses feront l’objet d’une comparaison plus fine, qui prend en compte la distance, le dénivelé ainsi que le contexte. Autre paramètre majeur : l’altitude. L’ajustement de l’Index rééquilibre les scores en faveur des coureurs qui performent sur les terrains alpins exigeants, ce qui n’était pas le cas avant. Ces changements traduisent en fait une logique selon laquelle toutes les courses ne se valent pas. Pour cette raison, toutes les performances ne peuvent faire l’objet d’une même comparaison.

UTMB GROUP
Photo UTMB GROUP

UTMB Index 2.0 : Un index qui valorise davantage la progression

Mieux refléter la performance réelle des coureurs est un autre objectif majeur pour le groupe UTMB. En vue de cela, les pondérations ont été affinées. Bien que la moyenne pondérée des 5 meilleurs scores d’un coureur reste une base inchangée, c’est désormais le meilleur résultat qui pèse le plus lourd. À noter que les performances récentes comptent davantage que les anciennes. Traduction : la régularité et la progression dans le temps sont plus valorisées qu’une performance datée.

Ensuite, le groupe UTMB a réajusté la fenêtre de validité. Pour que l’Index soit valide, le coureur doit avoir terminé au moins une course dans les 24 derniers mois. À contrario, s’il ne participe pas à l’une des courses du circuit UTMB pendant 3 ans, alors son Index devient inactif. En résumé, l’Index doit représenter le pratiquant actuel, non celui d’il y a trois ans.

UTMB Index 2.0 : Pourquoi votre score a changé, même sans courir ?

De nombreux coureurs ont vu leur score stagner voire baisser depuis les dernières évolutions de l’UTMB Index. En effet, un recalcul mondial sur cinq ans a été effectué, prenant en compte les nouveaux paramètres pour les appliquer à l’historique des coureurs. Voilà pourquoi, même sans nouveau dossard accroché, les pratiquants ont pu voir du mouvement dans leur score ces derniers temps.

UTMB Index 2.0 : Un Index qui se veut plus transparent, mais déjà controversé

Couplée à tous ces changements, la nouvelle interface de la page profil sur le site utmb.world propose plus de clarté. Le coureur peut désormais visualiser quels scores entrent dans son calcul et suivre l’évolution de son Index dans le temps, jusqu’à anticiper son évolution future.

Il n’empêche qu’un sujet clivant domine, celui des abandons (DNF) et mauvaises courses. Car avec l’UTMB Index 2.0, abandonner ou vivre une mauvaise course n’est plus pénalisant. D’après le groupe UTMB, l’Index est conçu pour mesurer la vitesse et le niveau de performance, non la régularité ou la gestion d’effort.

Donc si le score d’un coureur est nettement inférieur à ses performances habituelles, le calcul ne le prend pas en compte.

Chez les amateurs, ce n’est pas forcément mal perçu. Mais chez les élites, la dimension est bien différente. Car si l’on suit la logique, les athlètes élites auraient tout avantage à abandonner une course qui tourne mal, au lieu de continuer malgré la difficulté et les conditions. Et c’est principalement cette vision qui pose problème chez la communauté trail. Car les critiques soulignent que la difficulté fait partie du trail, et que le niveau d’un traileur ne se mesure pas uniquement à sa vitesse.

UTMB Index 2.0 : Un système qui présente des limites

Les évolutions autour de l’UTMB Index sont censées répondre à une exigence de précision, de justesse et d’équité. L’impact sur la manière dont les coureurs seront évalués dès à présent et sélectionnées pour les grandes courses du circuit UTMB est réel. Pour autant, cet outil 2.0 présente certaines faiblesses. Car s’il a été pensé pour objectiver le niveau, il créé aussi de nouvelles frustrations.

Sa complexité le rend plus difficile à comprendre pour le coureur moyen, en raison des nombreuses variables. Par ailleurs, le recalcul rétroactif de l’Index peut être vécu comme injuste par les coureurs. Une impression de manque de transparence plane autour du système, créant des soupçons. Mais également, le risque est de réduire des expériences de trail très différentes à une seule mesure.

Donc la perte de lisibilité s’ajoute à un risque de dénaturer le système, et de donner naissance à une potentielle inégalité entre les territoires et les courses.

Ainsi l’UTMB cherche à mieux mesurer la performance des traileurs, mais c’est là toute la complexité du sujet. Car il paraît difficile de quantifier cette discipline, qui fait l’objet de variations permanentes en fonction du terrain, des conditions, de l’altitude ou encore du plateau. En clair, ces changements suscitent de nombreux questionnements.

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Mercredi 6 mai 2026, Rachel Entrekin s’est imposée au scratch sur une course de plus de 400 km, la Cocodona 250, disputée au cœur de l’Arizona, aux Etats-Unis. L’Américaine de 34 ans a signé un troisième titre consécutif. Une performance qui restera gravée dans les annales de l’ultra-trail, puisqu‘avec un chrono de 56h 09mn 48s, elle a non seulement devancé tous les hommes, mais également pulvérisé le record de l’épreuve de 2h37. Rarement une femme avait dominé une épreuve de cette ampleur, avec une telle maîtrise de bout en bout.

Cocodona 250 : la maîtrise impressionnante de Rachel Entrekin sur plus de 400 km

Déjà vainqueure des deux dernières éditions et détentrice du record féminin (63h50 en 2025), Rachel Entrekin s’est à nouveau présentée cette année sur la ligne de départ de la Cocodona 250. Après 352 km parcourus, les pronostics commençaient à tomber. L’athlète du team Norda comptait alors près de 11 km d’avance sur son premier poursuivant masculin, Kilian Korth. Le plus impressionnant a été sa capacité à maintenir l’effort sur plusieurs dizaines d’heures d’affilée, presque sans dormir. Une sieste de 5 minutes au mile 203 lui a suffi pour repartir. À aucun moment Rachel n’aura cédé la tête de course.

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Micro-sieste pour Rachel Entrekin. Photo Cocodona 250

Sous le feu des projecteurs, Rachel Entrekin ne s’est jamais laissée impressionner par ses concurrents, des grands noms de l’ultra-trail, pourtant : Michael Versteeg (vainqueur en 2021), Joe McConaughy (vainqueur en 2022) ou encore Edher Ramirez (3ème en 2025). Sans compter la favorite Courtney Dauwalter, figure mondiale de l’ultra-trail, venue prendre sa revanche après son abandon l’an dernier pour fatigue extrême après 174 km. Mais cette concurrence n’a pas impressionné Rachel Entrekin, qui s’est imposée au bout de 408 km et 13000m D+ et a amélioré de 2h38 l’ancien record détenu par l’Américain Dan Green (58h47 établi en 2025).

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Rachel Entrekin après sa masterclass, fraîche comme si elle venait de courir 20 kilomètres ! Photo Cocodona 250

Cocodona 250 : la revanche de Courtney Dauwalter

Après son abandon au km 174 l’an dernier, Courtney Dauwalter n’avait qu’un seul objectif en tête : aller au bout. Partie un peu moins vite que Rachel Entrekin, elle a connu une course plus compliquée puisqu’autour du km 120, elle a commis une erreur de parcours qui lui a fait perdre environ 50 minutes à retrouver la trace du parcours. Pointant en 4ème position de la course féminine, hors Top 10, elle a alors enclenché une remontada sur les 280 kilomètres suivants. La Présidente est finalement montée sur la deuxième marche du podium, 6ème au scratch, signant au passage le deuxième meilleur temps féminin de l’histoire de la Cocodona 250 (61h58).

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Toujours aussi souriante et sportive, Courtney Dauwalter à l’arrivée, 2ème féminine. Photo Cocodona 250

Cocodona 250 : une édition endeuillée par un drame

Si cette édition 2026 a été marquée par l’exploit de Rachel Entrekin, elle a aussi viré au drame. Pendant l’épreuve, un coureur a perdu la vie au cœur de l’Arizona. Disparu du système de suivi, il a finalement été retrouvé sans vie trois jours plus tard. Cette nouvelle tragique endeuille la communauté ultra-trail et rappelle que toute épreuve extrême a sa part de danger.

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