Du 26 novembre au 3 décembre se déroulera la première édition du TREG Algeria Trail. Plus qu’un trail, il s’agit d’une toute nouvelle aventure prometteuse dans les paysages somptueux du Sahara algérien. L’occasion de courir en auto-suffisance au cœur des dunes du Grand Erg Occidental, de ksar en ksar, à une époque de l’année où la grisaille envahit l’Europe.

L’Algérie, terre de trail

Dans la foulée de l’obtention de la lettre de parrainage du Ministère des Sports algériens, les inscriptions pour ce nouvel ultra trail organisé par le TREG sont ouvertes. Un événement inédit à ne pas manquer pour tous les fans des courses en milieu désertique. Le départ sera donné de la ville ocre de Timimoun, principale oasis de la région du Gourara. Cette destination est d’autant plus envoûtante que l’Algérie n’a pas accueilli une telle course depuis de nombreuses années.

TREG ALGERIA OPEN
© TREG / DR

TREG Algeria Trail : 3 courses non-stop et une distance « à la carte »

Le principe du TREG Algeria Trail est simple : il s’agit de 3 courses non-stop en boucle en autosuffisance alimentaire et auto-navigation par GPS. La distance la plus longue totalise 180km, la seconde 90km et la troisième 45km. Pas de panique, les barrières horaires sont très larges, de respectivement 72h, 36h et 18h. Une formule dans laquelle même les coureurs lents mais néanmoins méritants et endurants auront toutes les chances d’être finishers. D’autant plus que, originalité de l’épreuve, les concurrents auront la possibilité de basculer sur une distance plus courte en cours de compétition si besoin.

Sont également proposées 2 formules “relais” elles aussi en auto-navigation par GPS. La première par équipe de 6 pour le 180km, la seconde par équipe de 4 pour le 90km. Soit respectivement 30km/coureur et 22,5km/coureur.

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© TREG / DR

TREG Algeria Trail : une véritable aventure en terre inconnue

Au-delà de l’épreuve sportive, c’est un véritable voyage de découverte qui attend les participants comme leurs accompagnateurs. En effet, l’organisation a mis sur pied un programme adapté pour les accompagnants, afin qu’ils puissent profiter ensemble de ce voyage d’exception. En particulier avec un premier jour d’acclimatation et 2 jours de récupération en fin d’épreuve, pour visiter et profiter de l’oasis rouge de Timimoun.

TREG ALGERIA
© TREG / DR

Une organisation prévoyante

Afin de simplifier les choses, l’organisation propose des formules all inclusive avec ou sans l’aérien et tous les hébergements. Le GPS et les repas et visites sont compris. La garantie d’une aventure unique en son genre.

Par ailleurs, l’organisation du TREG signale que si elle était amenée à annuler un événement (de leur fait) pour cause de retour de pandémie, fermeture de frontières ou d’espace aérien, elle s’engage à rembourser 100% des montants versés. Il est important que vous ne portiez pas ce risque et que vous puissiez réserver en toute sérénité.

Inscriptions ici

Envie de plus de TREG ?

TREG TCHAD
Concurrents du TREG Ennedi Trail, au Tchad. © TREG / DR

Si vous envisagez une autre aventure du même type en 2023, vous pouvez d’ores et déjà vous pré-inscrire. De très belles destinations vous attendent, comme l‘Ennedi (Tchad) non-stop en février, Cuba inédit en étapes en avril ou encore la traversée de l’île de San Antao au Cap vert en non-stop en mai pour les plus montagnards des traileurs.

– Le TREG Ennedi Trail – Tchad – Non-stop 180km, 90km ou 45km – du 5 au 14 février 2023.

– Le Cuba Mountain TREG – Cuba – 5 étapes pour environ 125km – du 1er au 10 avril 2023.

– Le TREG Caboverde Trail – Cap Vert – Non-stop 120km, 80km ou 40km – du 30 avril au 9 mai 2023.

Pré-inscriptions ici

Vous avez envie de vous initier au trail de montagne avec des athlètes de haut niveau ? Vous souhaitez vous perfectionner en partant courir la plus belle partie du Tour du Mont-Blanc en 2 jours ? Rendez-vous à Chamonix-Mont-Blanc du 30 juin au 3 juillet pour participer à l’Arc’teryx Alpine Academy 2022, le plus grand événement éducatif montagne au monde. Pour sa 11ème édition, l’événement propose de nombreux ateliers pour progresser en montagne, être inspiré par les meilleurs et partager des expériences entre passionnés lors de nombreux moments festifs. Avec, bien sûr, de super ateliers réservés au trail.

L’Arc’teryx Alpine Academy, un rendez-vous pour les amoureux de la montagne

Depuis 11 ans, l’Arc’teryx Alpine Academy propose chaque année un large choix d’ateliers encadrés par les meilleurs guides de haute montagne dans le massif du Mont-Blanc et la vallée de Chamonix. Ces ateliers s’articulent autour de 5 thèmes principaux (alpinisme, escalade, photographie, environnement, trail running), à partir desquels chacun peut créer son propre programme d’activités pour son séjour. Ceux qui aiment le « parfum de sport et de montagne » de Chamonix pourront aussi se contenter de profiter du Village Alpin, ouvert à tous. Ce « camp de base » de l’événement, installé sur la fameuse Place du Triangle, proposera des initiations sur un mur de bloc, des performances artistiques et des moments de convivialité autour d’un lounge et d’un pop-up bar. Une scène et son grand écran seront également le théâtre d’avant-premières mondiales de films de montagne, de master class d’experts, et de DJs sets en live. L’entrée sera gratuite et ouverte à tous !

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Des ateliers aux places limitées

Si plusieurs ateliers de trail sont proposés pendant l’événement, les places sont limitées, les groupes étant volontairement réduits pour plus de convivialité. Si vous êtes tenté mais n’êtes pas sûr de votre niveau, vous pouvez toujours réserver votre place et changer de groupe au dernier moment. En effet, les journées commenceront par un petit court théorique en salle rassemblant tous les participants. Les athlètes Arc’teryx aborderont le sujet de l’entraînement, la nutrition, la technique et ils vous dévoileront le déroulé de la journée. Il sera alors temps de changer de groupe si besoin, car cette phase finie, il sera temps de partir sur les sentiers et de transpirer.

Retour d’expérience : l’AAA 2017

Parler d’un futur événement, c’est bien, vous le raconter quand on l’a déjà vécu, c’est mieux. J’ai donc eu la chance de participer à l’Arc’teryx Alpine Academy en 2017, et cela reste un très beau souvenir, près de 5 ans après. Déjà passionné de trail à l’époque, mais pas trop sûr de mon niveau en montagne, j’avais opté pour un stage initiation au trail, que j’avais complété par un stage rando en montagne la veille, et sortie alpinisme initiation le lendemain. Pour l’atelier trail, tous les participants se sont donc retrouvés dans un café pour un brief matinal très intéressant, avant que je finisse par me laisser convaincre d’être « upgradé » dans le groupe supérieur, avec les « traileurs confirmés ».

Un KV pour débuter

Je me souviens comme si c’était hier de ma stupéfaction quand le groupe est parti en direction du téléphérique de Plan Praz pour la première « difficulté » du jour, qui n’était ni plus ni moins que la montée du KV de Chamonix, sous ledit téléphérique, 1000m de D+ pour 3,8 km de distance. Tu parles d’un apéro ! Chacun a cependant pris son temps, avec des coachs à l’écoute, et la boucle de 18 km que nous fîmes ce jour-là m’a permis d’intégrer une modification de posture conseillée par un des athlètes Arc’teryx (position des bras et cage thoracique plus ouverte) qui a changé depuis ma façon de courir.

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Le KV de Plan Praz à Chamonix, hors d’œuvre de ma sortie trail en 2017. © Gaetan Haugeard / Marathon Mont-Blanc / DR

Programme 2022 : l’atelier “Trail Running Initiation”

Quel meilleur moyen que de découvrir le trail avec un athlète de haut niveau ? Idéal pour les accros de la montagne ayant une bonne condition physique et l’envie de découvrir la discipline sur un terrain remarquable.

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Un atelier idéal pour apprendre les bases du trail de montagne, en montée comme en descente. © esprit-trail.com

Quoi ?
Vous allez courir environ 3 à 4 heures avec des pauses et des périodes plus calmes pendant lesquelles les athlètes vont vous montrer des techniques (de montée, de descente, de posture, d’utilisation des bâtons, etc…) et parler de leur pratique journalière. Ce niveau se destine aux débutants dans cette discipline.

Prérequis
Vous devez être en condition pour un dénivelé autour de 500 à 800m. Vous devez être capable de courir au minimum 2h sur terrain plat sans s’arrêter. L’objectif de cet atelier n’est pas de courir le plus vite possible pendant 2 heures mais bien d’apprendre des athlètes et de travailler en groupe pour partager le plus de connaissances possible.

Quand ? 3 dates : vendredi 1er juillet, samedi 2 juillet et dimanche 3 juillet – Journée entière

Où ? Vallée de Chamonix. Départ 9h. RDV Place du Triangle, Chamonix

L’atelier “Trail Running pour Femmes”

Si vous avez de l’expérience et que vous êtes à la recherche de conseils pour progresser sur des terrains plus difficiles et raides, rejoignez cet atelier réservé aux femmes, et encadré par une des athlètes de trail d’Arc’teryx.

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Le plaisir de la course à pied en montagne partagé entre filles. © arcteryx / DR

Quoi ?
Après un petit cours théorique en salle, vous allez courir environ 3 à 4 heures avec des pauses et des périodes plus calmes pendant lesquelles vous approfondirez certaines techniques avec les athlètes Arc’teryx. Ce niveau se destine aux coureuses ayant un minimum d’expérience dans cette discipline.

Prérequis
Vous devrez être en condition pour un dénivelé autour de 1000 à 1500m.

Quand ? 2 dates : vendredi 1er juillet et dimanche 3 juillet. Journée entière

Où ? Vallée de Chamonix. Départ 9h, RDV Place du Triangle, Chamonix

L’atelier “Courir la plus belle partie du Tour du Mont-Blanc”

Un décor de rêve, des athlètes confirmés pour vous conseiller : tel est le concept de cet atelier de coaching de 2 jours sur la plus belle partie du Tour du Mont-Blanc. Réservé aux traileurs et traileuses confirmés.

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Pour les amoureux de trail de montagne, la vallée de Chamonix est une vallée des merveilles… © arcteryx / DR

Quoi ?
Après une petite séance en salle pour discuter des techniques d’entrainement, de la nutrition, de l’équipement et sur la prévention des blessures, vous serez transféré vers le Val Veny en Italie, lieu de départ du parcours.

Vous monterez dans le vallon avant de tourner à gauche et rejoindre le sentier du Tour du Mont-Blanc et atteindre le Col de Chavannes. En passant sous le Mont Percé, vous rejoindrez le Col Checrouit avant de descendre à Courmayeur où vous passerons la nuit. (22,9 km, 1251m D+, 1981m D-)

Le lendemain,vous monterez au Col Sapin puis à la Testa Bernarda avant de descendre vers le refuge Giorgio Bertone puis traverserez en balcon jusqu’au au refuge Bonatti, hauts-lieux de l’UTMB et la CCC. La fin de votre parcours se fera à Aruva, où vous serez récupéré pour rentrer à Chamonix. (25,9 km, 2407m D+, 1873m D-).

Prérequis
Vous devrez être en condition pour ce type de parcours répété sur 2 jours.

Quand ? Samedi 2 juillet – dimanche 3 juillet (sur 2 jours)

Où ? Val Vény et Val Ferret Italie. Briefing le 1er juillet à 18h Place du Triangle, Chamonix

Pour plus d’informations, le programme complet de l’Arc’teryx Alpine Academy et les réservations des ateliers, c’est ici

Vos coachs ? 4 athlètes Arc’teryx de niveau mondial

Une chose est sûre : ceux qui vous encadreront ne sont pas des amateurs. Découvrez ici les 4 athlètes trail running qui animeront les différents ateliers, et avec lesquels vous aurez la possibilité d’échanger.

JOHANNA ÄSTRÖM
Membre de l’équipe de Suède de ski-alpinisme et pratiquant le ski de fond et la course d’orientation depuis toujours, Johanna Äström n’est venue que tardivement au trail. Mais quand elle a participé à sa première Skyrace sur un coup de tête, pendant l’été 2019, elle a terminé… deuxième. Elle vient tout juste de terminer 14e du classement féminin à Zegama, à 35 minutes de la gagnante de l’épreuve, Nienke Brinkman.

ARC'TERYX_JOHANNA ÄSTRÖM : ZEGAMA © Philipp Reiter / DR
Johanna Äström à Zegama, ou l’art de pousser sur les cuisses pour monter en soulageant (un peu) les jambes. © Philipp Reiter / DR

HENRIETTE ALBON
Plutôt discrète, la Norvégienne monte en puissance ces derniers temps, et ses performances dans les courses européennes le prouvent. Elle a terminé 12e du classement féminin à Zegama, à moins de 30 minutes de Nienke Brinkman.

ARC'TERYX_HENRIETTE ALBON ZEGAMA © Philipp Reiter : DR
Henriette Albon à Zegama, toute en détermination. © Philipp Reiter : DR

MARTIN KERN
Spécialiste du long, le Marseillais Martin Kern a à son actif de très belles performances, vainqueur de la 6000D et du Swiss Canyon Trail en 2019, et également 12e de l’UTMB cette même année. Il vient tout juste de terminer 7e des Championnats de France de Trail long à Salers.

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Martin Kern aux Championnats de France de Trail Long à Salers en mai 2022. © DR

FLORIAN REICHERT
Membre de l’Équipe nationale allemande de course en montagne, Florian Reichert adorerait passer ses journées à courir sur les sommets (et à manger), mais il aime son travail de professeur d’anglais, d’espagnol et de sport dans un lycée. Il a terminé 156e du général à Zegama le 29 mai dernier, à 1h 43 du Roi Kilian Jornet.

ARC'TERYX_FLORIAN REICHERT ZEGAMA © Philipp Reiter : DR
Florian en plein effort à Zegama, mais qui garde le sourire. Parfait pour le moral. © Philipp Reiter / DR

Il vous est probablement déjà arrivé d’avoir une défaillance en course. Problèmes gastriques, blessure, manque d’énergie, barrière horaire trop serrée. Résultat : l’abandon. Et puis des fois, alors que vous êtes à deux doigts de dire stop, vous réussissez à aller chercher « quelque part » le regain d’énergie qui vous permet d’aller au bout, au-delà de toute logique physique. Alors que dans 2 mois se tiendra le Lavaredo Ultra-Trail 2022, dans les Dolomites, voici le récit d’un UltraDolomites 2021 hors du commun. Une aventure « dolomystique »…

Voir les Tre Cime et… improviser

C’est fin 2019 que j’avais coché l’UltraDolomites comme objectif de mon printemps 2020. 80 km et 4600 m D+, un beau morceau de bravoure dans une région d’Italie qui me fascine, dans le cadre du Lavaredo Ultra Trail. Mais, comme pour vous tous, une certaine pandémie est passée par là, qui a bousculé tous nos calendriers. Reporté d’un an, l’UD s’est retrouvé au programme de mon mois de juin 2021. Hélas, côté préparation, ce n’était pas du tout ça. Je n’avais pas pu m’entraîner sérieusement durant l’hiver et le printemps, et j’arrivais sur place avec un potentiel d’une cinquantaine de kilomètres dans les jambes, guère plus. Mais les fameuses Tre Cime de Lavaredo, ces trois sommets magiques que je rêvais de voir, étant situés au 10e kilomètre de course environ, j’étais sûr d’atteindre cet objectif. Après, il faudrait improviser.

DOLOMITES LAVAREDO DEPART © Thierry Grollier
Avant le départ, c’est toujours plus facile. Devant les Tre Cime, symbole des Dolomites, le V de la victoire. © Thierry Grollier

Jusqu’ici, tout va bien

Après un départ raisonnable sur un chemin large et roulant, nous partons à l’assaut de la montagne via un single plutôt raide qui mène au refuge Auronzo, proche des Tre Cime. Il fait déjà chaud, mais l’altitude rend la température agréable. Et le panorama est exceptionnel. Me retrouver face à ces trois dents qui symbolisent les Dolomites me file des frissons, même si le temps n’est pas à la contemplation. Quelques photos, et j’entame la descente, très technique d’abord, plus roulante ensuite, pour atteindre le second ravito, dans la vallée. Jusqu’ici, tout va bien, je fais bien gaffe à boire régulièrement et à manger un bout de barre énergétique toutes les demi-heures, histoire de ne pas me faire piéger. La nutrition est mon principal ennemi, je le sais et je me suis promis d’être vigilant sur ce point. J’ai même fait en sorte de suivre (plus ou moins bien, certes) les conseils de spécialistes de la nutrition pour mieux performer dans les semaines qui ont précédé la course.

TRE CIME © Patrick Guérinet
Passage devant les Tre Cime, au 11e kilomètre. La satisfaction est intense, le moral au beau fixe… © Patrick Guérinet
PROFIL LAVAREDO
C’est au 10e kilomètre qu’apparaissent les majestueuses Tre Cime. Mais après, il reste encore 70 km pour rejoindre Cortina !!!

Défaillance sous un soleil de plomb

C’est après la seconde ascension du jour que les choses commencent à se gâter. Bien sûr, je n’étais pas préparé à parcourir 80 bornes dans les montagnes, mais là, dès le 32e kilomètre, ça coince. Impossible de manger, rien ne passe. Mes barres, mes gels : immondes. Evidemment, lorsque j’entame la troisième ascension, qui va nous emmener pendant plus de 20 bornes au-dessus de 2000 mètres, c’est la défaillance. Le terrain exige d’enchaîner des efforts, alors que mon énergie décline. J’essaie de m’accrocher, j’admire le décor de cette sublime et immense vallée glaciaire totalement sauvage, mais je suis obligé de m’arrêter pour récupérer, épuisé. Des concurrents me doublent, m’encouragent, essaient de m’entraîner dans leur sillage, mais je ne peux pas suivre.

VALLEE MORT © Patrick Guérinet
La longue et lente montée vers le Col Dei Bos, au fond de cette vallée sauvage, m’épuise totalement. © Patrick Guérinet

Vertiges et vomissements

La longue montée jusqu’au Col Dei Bos, qui culmine à près de 2400m d’altitude, ressemble à un chemin de croix. Dans l’ascension finale, pourtant peu raide, je dois m’arrêter tous les 100 mètres pour souffler. Je m’accroche comme je peux, je n’ai plus qu’un objectif en tête : basculer sur l’autre versant en rallier comme je peux le point de passage du 56e kilomètre. Alors que je franchis la crête, un haut le cœur me fige. Etourdi, je m’allonge quelques instants dans l’herbe pour reprendre mon souffle, respirer profondément. Je sens mon estomac qui crie, c’est la guerre là-dedans. Les 3 derniers kilomètres pour rejoindre le ravito du col Gallina sont un calvaire. Lorsque j’arrive enfin devant les tables remplies de nourriture, je me fais violence. Je DOIS manger pour tenir. Pas le choix. Mais je sais que le solide ne passera pas. J’essaie des fruits, en mode compote. 2 minutes après les avoir avalés, je vomis tout entre mes pieds, impuissant, les larmes aux yeux tellement les convulsions me retournent l’estomac. Je ne peux même plus me lever. Je regarde les concurrents partir un par un. L’organisation va bientôt éteindre la lumière. Je commence à décrocher mon dossard. Je n’ai plus d’autre choix que d’abandonner.

DOLOMITES NUIT TOMBANTE © Patrick Guérinet
A la nuit tombante, je suis totalement à plat, incapable de manger, et même de bouger. L’abandon est imminent… © Patrick Guérinet

L’énergie venue d’ailleurs

Et puis je fais quelque chose que je n’avais jamais fait auparavant : je m’allonge dans l’herbe, à l’agonie, et j’invoque les énergies. Celles de la Terre que je sens dans mon dos. Celle du Vent que j’entends souffler. Celle de l’Orage qui s’annonce au loin. Celle, aussi, fabuleuse, de mes Proches, toutes celles et ceux qui m’ont encouragé avant le départ, par leurs messages, leurs pensées. Et le miracle a lieu ! Je me relève, réajuste mon dossard et je repars dans la nuit tombante affronter les pentes raides, l’obscurité, la tempête de grêle, puis la pluie glaciale. L’estomac vide, j’avale les 25 derniers kilomètres à la lueur de ma frontale, sans plus ressentir de gêne. Comme habité. Je cours même à belle allure dans les 10 derniers kilomètres, une longue descente pour rejoindre Cortina d’Ampezzo, dépassant des concurrents qui m’avaient déposé en fin d’après-midi. Et c’est en pleine nuit, vers 1 heure du matin, que je franchis la ligne d’arrivée, un grand sourire aux lèvres.

DOLOMITES NUIT TOMBANTE © Patrick Guérinet
Dans la nuit noire déchirée par des éclairs, les lueurs des frontales de ceux qui me suivent. Bientôt, la grêle nous cueillera… © Patrick Guérinet

Le mental, sinon rien

J’avais lu il y a quelque temps dans un article sur la motivation que se répéter un mantra (une courte phrase qui a du sens pour vous) peut vous aider à garder le rythme quand vous sentez que vous allez flancher. Les exemples qui étaient donnés en illustration, si je me souviens bien, étaient des phrases du genre « N’abandonne pas !», « Grâce. Force. Pouvoir. » ou « Je ne crains plus rien. ». Il y en avait même un qui m’avait amusé : MAMI, pour « Marche en Avant de Manière Implacable. » Faire appel à une « MAMI » pour avancer, ça ne s’invente pas ! Je n’avais en revanche jamais lu de témoignage sur des captations d’énergies de la nature pour se rebooster. Et je n’avais rien imaginé à l’avance. Ça s’est imposé ce jour-là, naturellement. Et ça a marché. Chacun pourra y aller de son interprétation, mais je pense que cette anecdote valait la peine d’être racontée. Et rassurez-vous : je ne vais pas tout miser désormais sur les énergies extérieures pour pallier mes problèmes de nutrition. Promis, je vais bosser ce domaine !

Grande nouveauté pour les amoureux de trail et de nature ! Imaginé par le comité régional Paca de la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne, ce parcours de 90 km, modulable en 3 ou 6 jours, mène les coureurs dans la vallée sauvage du Valgaudemar, avec des nuits et des accueils adaptés au sein des refuges FFCAM. C’est une réelle immersion dans le décor exceptionnel du Parc national des Écrins qui est proposée, avec la volonté de faciliter la logistique et l’organisation d’une telle aventure sportive. A découvrir à partir de juin 2022.

De l’itinérance dans les Écrins

Le Parc national des Écrins est la clé de voûte de cette itinérance, notamment à travers son programme Grand Tour des Écrins pour la randonnée itinérante (pédestre, VTT et équitation). L’élaboration d’un tour spécifique pour les traileurs s’est donc faite sur la base du Tour des refuges du Valgaudemar déjà existant en version randonnée. L’objectif est d’accompagner et de faciliter la pratique du trail, tout en gardant la philosophie d’un parc national tournée vers la découverte, l’échange et la préservation de l’environnement.

La « petite Himalaya », vallée idéale

Le choix du Valgaudemar n’est bien entendu pas un hasard. Cette vallée sauvage et préservée, surnommée « la petite Himalaya », offre un décor naturel de rêve. Son maillage important de sentiers « roulants » est propice à la course à pied, avec beaucoup de passages en balcon très agréables. En outre, ce territoire bénéficie d’un réseau dense de refuges avec pas moins de 6 établissements répartis dans la vallée, ce qui facilite la mise en place des étapes. A vous de voir si vous souhaitez découvrir cette “petite Himalaya” en 3 ou en 6 jours

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En premier plan, le lac Lautier, et au fond le refuge des Souffles. © Thibault Blais / FFCAM

Un accueil en refuges adapté aux traileurs

Les gardiennes et gardiens des refuges FFCAM situés sur le parcours sont sensibilisés aux besoins spécifiques des traileurs. En effet, en termes d’horaires d’arrivée et de départ, de récupération, d’équipement de couchage, sans oublier les besoins nutritionnels, les attentes des traileurs sont différentes de celles des randonneurs ou des alpinistes. D’autant plus qu’ils voyagent très léger. L’expertise de la FFCAM et de ses gardiens assure un accueil chaleureux et en adéquation avec leurs attentes.

Une offre en accès libre

– Soit via le portail web Grand Tour des Ecrins dédié à l’itinérance, qui intègre les deux versions du « Tour des refuges du Valgaudemar en trail ». L’une en 3 jours, l’autre en 6 jours. Ce site permet au public l’accès libre et direct aux descriptifs techniques et à toutes les informations pratiques nécessaires pour organiser son trail itinérant : coordonnées des hébergements pour réserver les nuitées en refuges, cartes, traces GPX et road-books à télécharger, parkings, numéros utiles, etc.

– Soit via le dépliant « Tour en trail dans le Champsaur-Valgaudemar » édité par le Parc national et distribué dans les Offices du Tourisme, les maisons du Parc et les refuges, avec toutes les informations pratiques essentielles, agrémentées d’indications sur la découverte de l’environnement et les bonnes pratiques.

TOUR DU VALGAUDEMAR_Refuge des souffles + lac Lautier @ThibaultBlais - FFCAM
Repos-récupération au refuge des Souffles © Thibault Blais / FFCAM

Le Tour de la « petite Himalaya » en 3 jours, mode d’emploi

Jour 1

De la Chapelle-en-Valgaudemar au refuge de Vallonpierre

Durée : 6 h 45

Distance : 34.9 km

Dénivelé + : 2671 m

Jour 2

Du refuge de Vallonpierre au refuge des Souffles

Durée : 6 h 15

Distance : 29.4 km

Dénivelé + : 1941 m

Jour 3

Du refuge des Souffles à la Chapelle-en-Valgaudemar

Durée 5 h 45

Distance : 26,6 km

Dénivelé + : 1575 m

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Le traileur corse et ancien recordman du GR20, Guillaume Peretti, ainsi que son ami Jean-François Hautin ont réussi mardi 9 septembre 2021 la traversée intégrale du massif du Cinto en alpi-running. Ils ont nommé cet itinéraire l’ALTAVIA « La haute voie » et définissent cette voie comme la plus aérienne en Corse.

DÉTAILS ET STATISTIQUES DE CETTE PERFORMANCE

Traversée intégrale par toute l’arête dorsale du massif du Cinto, avec un passage au Monte Cinto (2 706 m), le point culminant de la Corse.

Distance parcourue : 45km // 6000m de dénivelé positif

Temps : 14h25mn

Mais ces chiffres ne reflètent pas la technicité et l’engagement de l’itinéraire… Jean-François Hautin nous explique cette incroyable traversée :

Le projet commun est né le 22 mai 2021 lorsque Guillaume et moi étions aux côtés de Louis Vannucci qui s’élançait pour battre le record du Mare à Mare centre (Un itinéraire qui relie la Corse d’est en ouest) . Après quelques kilomètres et quelques discussions toujours autour de la montagne et du sport, aussi incroyable que cela puisse paraître, nous avions la même idée en tête. Le projet venait de naître de réaliser cette trace en duo !

Au départ l’idée était de toucher tous les sommets de la grande dorsale du Cintu d’est en ouest y compris ceux qui ne s’approchent que par l’escalade pure et dure. Après plusieurs reconnaissances et avec l’aide de guides, nous avons revu le projet pour le transformer finalement en une traversée dite d’Alpirunning. Un mélange de trail et d’escalade « facile » (de 3A à 5+) mais pas sans risque.

Une traversée exclusivement sans matériel d’alpinisme (baudrier corde…) pour une évolution « rapide ». Il était question de rester humble face à la montagne et son exigence mais aussi de rester à notre place qui est plus celle de coureur / skieur que grimpeur / alpiniste.

D’un point de vue géographique, cette grande dorsale démarre des Giuelli et se termine au Tafunatu. Il paraissait donc logique de démarrer d’un col routier et de finir à un autre col routier. Notre point de sortie était le le col Verghju très connu sur le GR20. Quand à Croce d’Arbitru aux pieds des Giuelli entre Castiglione et Pulasca ce passage devenait notre point de départ.

Capu Biancu, brèche Flender, Monte Cintu, Punta Minuta ou le trou de Paglia Orba,… des points clés de l’itinéraire. La journée se passe en escaladant, dé-escaladant. Prudence, concentration et gestion de l’effort sont nos fils rouges. On discute mais parfois il se passe plusieurs heures sans un mot. Nous sommes concentrés mais aussi happés par la puissance et la beauté de ce massif.

Toutes les conditions sont réunies pour ce jour parfait. Les crêtes s’enchainent, et le col de Verghju se rapproche. On s’octroie une pause pour saluer Nicolas et José les gardien du refuge de Ciuttulu i Mori avant de filer vers le col de Verghju pour l’arrivée.


Nous voulons insister sur un point, celui de la difficulté et la dangerosité de cette traversée. Ce massif du Cintu d’un trait est engagé et n’est pas à la portée de tous. Nous nous sommes spécifiquement entraînés pour depuis le mois de juin. C’est avant tout le résultat de toutes nos années de montagne : à pied, à ski ou à VTT. Nous avons passé d’innombrables heures à parcourir ce massif et la connaissance du terrain est quelque chose qui ne s’acquiert pas en quelques jours, tout comme la condition physique requise pour aller au bout. Nous avons préparé le terrain quelques semaines avant en y laissant de l’eau et de la nourriture à des points clés. Une assistance et des ravitaillement étaient organisé le jour J à des points accessibles par des amis. Les conditions météorologiques étaient également parfaites : ni trop chaud, ni trop froid, pas de pluie, pas d’orages. Nous ne courions pas après le temps ou un chrono, nous voulions tout simplement aller au bout de ce projet !

Photos Justin Galant

Ce dimanche 19 septembre, Pascal Capdevila -spécialiste ès-sandales de l’Altore Team- a établi un nouveau chrono de référence sur l’exigeant parcours du Mare a Mare Centre Corse en portant le record du tracé à 12h14mn.

92 km de cailloux corses et près de 5000 mètres de dénivelé… en sandales !

Le Gypaète s’est élancé à 6h03 de la plage de la commune de Serra-di-Fiumorbo, près de Ghisonaccia sur la côte Est pour rallier, un peu plus de 12 heures plus tard, celle de Porticcio sur la rive Sud du Golfe d’Ajaccio, côte Ouest.

Et on peut dire que rien ne lui aura été épargné tout au long de cette longue et éprouvante journée, tant la pluie, le vent et le brouillard s’étaient donné rendez-vous pour pimenter l’aventure…

Des conditions météo qui au final n’auront jamais eu la peau de la motivation sans faille de Pascal, accompagné et soutenu dans l’effort par de nombreux athlètes de la team, se relayant tout au long du parcours. Un vrai travail d’équipe comme on les aime chez Altore : une team soudée qui reflète bien l’âme de la marque. La performance et la persévérance étant des qualificatifs représentant tout autant l’athlète que la marque !

Un nouveau défi pour les Gypaètes d’Altore ! La traversée de la Corse par le Mare a Mare centre…

Et c’est Pascal Capdevila qui s’y colle ! Départ prévu le dimanche 19 septembre, le jeune Gypaète aura pour objectif le record détenu actuellement par Louis Vannucci en 12h27.

Pascal, le coureur en sandales !

Cette traversée de la Corse d’Est en Ouest s’étend sur 94km et 7000m de dénivelé. Départ de la commune de Serra-di-Fiumorbo (près de Ghisonaccia) jusqu’à celle de Porticcio sur la rive Sud du Golfe d’Ajaccio.

Pascal sera, bien sûr, équipé de ses iconiques sandales « ailées » afin de gravir, surmonter, que dis-je survoler le massif Corse d’Est en Ouest. Il pourra en outre compter sur le soutien de la Team tout au long de l’aventure. Mais comment se prépare le Gypaète ?

« J’ai effectué ma dernière grosse sortie de 50km il y a 10 jours pour terminer la reconnaissance du parcours (de Cozzano à Porticcio), mais jusqu’au jour J je reste dorénavant sur mon petit train-train habituel. » Simple et efficace.

Altore vous donne RDV le dimanche 19 septembre à partir de 6h pour partager cette aventure …

« Si j’en éprouve une grande hâte, je ressens également l’appréhension de ne pas être à la hauteur de la disponibilité des camarades qui viendront m’aider dans cette entreprise. C’est en cela qu’une petite pression s’ajoute aux courses en dossard, sur lesquelles un mauvais résultat ou une déception n’impactera que moi-même. Là, j’emmène des copains dans l’aventure… et j’ai vraiment à cœur de ne pas les décevoir ! »

On y court, on y marche, on y rêve en admirant des paysages et c’est ce qu’on aime quand on fait du trail. Les Hautes Vosges d’Alsace recouvrent un large et beau territoire situé dans la partie Sud de l’Alsace, à l’échelle des trois communautés de communes de Thann-Cernay, de la Vallée de la Doller et du Soultzbach, et de la Vallée de Saint-Amarin. Bienvenue aux trailers !

En levant les yeux et en parcourant les sentiers et chemins de cette région, on aperçoit des sommets emblématiques des Vosges qui appellent nos foulées : le Grand-Ballon (point culminant à 1424m), le Markstein, le Ballon d’Alsace… De nombreux lacs permettent aussi de se dégourdir les jambes le long de leurs rives bleutées : le lac de Kruth-Wildenstein, les lacs d’Alfeld, de Sewen, le barrage de Michelbach… Et ce serait dommage de goûter à ce territoire sans le sillonner plus profondément. La Route des crêtes, la fameuse route des vins d’Alsace et les incontournables fermes-auberges sont des musts touristiques à ne pas laisser de côté ! Même le patrimoine ici à une saveur particulière et un attrait pour le plus grand nombre : les randonnées historiques dans le Vieil Armand, les promenades dans les jardins du Parc de Wesserling, la visite de la Collégiale Saint-Thiébaut, du Parc à Cigognes, de la Mine Saint-Nicolas du Silberthal, le Train Touristique Thur Doller Alsace entre Cernay et Sentheim… Vous êtes ici dans un terroir qui a une histoire et une authenticité à partager !

Des itinéraires de trail et de marche santé sur mesure !

La volonté d’offrir un espace dédié au trail digne de ce nom n’est ici pas qu’une déclaration d’intention. C’est un projet lancé en 2019, porté par les trois communautés de communes ainsi que les offices de tourisme de ces territoires et largement soutenu par les divers financeurs publics. C’est la Communauté de communes de Thann-Cernay qui manage le projet et qui a souhaité lui donner une dimension transversale, entre tourisme et environnement, sport et santé. Les coureurs de montagne se souviendront avec émotion que c’est près de Thann, à Willer-sur-Thur, que s’envole chaque année la Montée du Grand Ballon qui en sera en 2021 à sa 40ème édition et qui a fait les grandes heures de cette discipline. Il faut dire que pour un territoire, le trail et la marche santé regroupent beaucoup de qualités : ce sont des activités de pleine nature en expansion qui disposent d’une image positive, qui se déroulent sur 4 saisons, avec un impact environnemental neutre, une utilisation mutualisée des sentiers, et l’opportunité d’une collaboration locale fructueuse entre tous les acteurs impliqués pour le développement touristique harmonieux de leur pays. Il était par exemple clairement indiqué dans le cahier des charges rédigé par Léon Fuchs, chef de projet, que les itinéraires devaient aussi passer à proximité de fermes-auberges ou de petits commerces de produits locaux. En somme, c’est aussi l’occasion d’inciter les habitants à redécouvrir par eux-mêmes les richesses de leur région, et d’en devenir des ambassadeurs et des « protecteurs » !

Pour en savoir plus : www.hautes-vosges-alsace.fr

14 jours après son départ du Mont Saint Michel, le 15 mai dernier, Jérémy Desdouets est déjà à la moitié de sa tentative d’établir le record de vitesse du GR34. Après plus de 1 000 km sur le célèbre « sentier des douaniers » entre le Mont Saint-Michel et Saint-Nazaire, Jérémy reste dans son objectif de le parcourir en moins de 30 jours.

Crédit Théo Cheval 2021

Avec des journées de plus de 11 heures de course au compteur, avalant parfois jusque de 90 km quotidien, Jérémy Desdouets est bel et bien dans son rythme…

Mi-parcours : « Je suis sur la pointe de Crozon dans le Finistère, ce qui représente la moitié du parcours. Je suis très fier car la première partie est la plus difficile, avec beaucoup de dénivelé. Le plus dur est normalement derrière moi. Depuis le début je compte un dénivelé positif de plus de 17 000 mètres. C’est énorme ! La pointe de Crozon est encore très technique, mais normalement, une fois que j’ai passé la célèbre Pointe du Raz d’ici quelques jours, cela devrait être plus roulant et je serai déjà dans une logique de fin de parcours. En plus je connais très bien la Bretagne Sud, je devrais pouvoir engendrer de belles journées.»

Un rythme physique très soutenu : « Mes journées sont bien orchestrées avec un départ le matin vers 8h et c’est parti pour 10 voire 12h de course avec seulement quelques arrêts pour manger et me ravitailler. Le soir je m’arrête vers 20h, je prends des protéines et je fais un bon massage pour bien récupérer. Les protéines sont très importantes pour la récupération des muscles. Je mange beaucoup aussi, c’est important. Enfin, une bonne douche et je dors environ 8h. Je constate chaque matin que ce mode de récupération est efficace car je me réveille toujours avec des jambes bien meilleures que la veille. Je n’ai pas de grosses souffrances. Tout va bien ! »

Mentalement au top : « Je vais super bien. Je sais que la seconde moitié du parcours sera moins soutenue, mentalement c’est important. Sur le trajet je suis très accompagné et c’est super de voir cet engouement. J’apprécie énormément de voir du monde sur le bord de la route pour m’encourager : j’adore. On a eu des musiciens de bombarde et de cornemuse, c’était génial ! Beaucoup souhaitent m’accompagner sur des longues distances, c’est moins facile à gérer pour moi car j’ai besoin de rester dans ma bulle, bien concentré, sans parler. Ecouter de la musique ou des podcasts, c’est le top. Mais c’est tellement sympa de se sentir soutenu, ça m’aide aussi beaucoup ! »

Un parcours fabuleux. « Je redécouvre la Bretagne ! Mon rythme me permets de voir la diversité des paysages. Des dunes, des falaises, des forêts, des rivières, des ports, la mer grise ou turquoise, c’est incroyable la richesse de notre région. Les paysages changent de jours en jours, je me régale. J’ai même croisé un renard et un chevreuil ces derniers jours. Ils semblaient aussi étonnés que moi de me voir là ! »