Spécialisée dans l’univers montagne / rando avec des produits très techniques, la marque canadienne Arc’teryx fait petit à petit son nid dans le monde du trail. Sans développer des tonnes de modèles, mais en proposant des produits très aboutis. Nous avons testé la Norvan LD 3, la chaussure longue distance de la marque.

Souvenirs, souvenirs

Ma première paire de Norvan remonte à quelques années déjà. 2016 il me semble. C’était la Norvan SL, une paire ultralégère, très respirante, destinée au trail court et que je conserve encore pour quelques sorties sur terrains peu accidentés. À l’époque, si l’incroyable légèreté de la chaussure m’avait bluffé (avec un poids de 170 gr, elles étaient parmi les chaussures de trail les plus légères du monde), la finesse de la semelle, le manque d’amorti et de confort sur des sentiers rocailleux avec des pierres saillantes m’avaient un peu déçu. Cette paire de pompes n’était tout simplement pas adaptée aux terrains sur lesquels j’évoluais principalement. N’ayant pas eu le loisir de tester la deuxième version de la Norvan SL, la SL 2, ni les premières versions du modèle LD, conçu pour la longue distance, j’étais donc très impatient de découvrir cette version Norvan LD 3.

NORVAN DUO
En premier plan, la toute première Norvan SL, poids plume pour trail court datant de 2016. Au second plan, la toute nouvelle Norvan LD 3. © esprit-trail.com

Déballé, c’est tout léger

Deux critères m’interpellent, à peine les chaussures déballées. Tout d’abord la légèreté par rapport à la taille de la chaussure (un petit 45 1/3), si caractéristique de la marque. Le poids n’étant pas indiqué sur la fiche produit de la chaussure, il faut sortir la balance de cuisine pour avoir confirmation. À 282 gr, elle fait certainement partie des poids plumes sur le marché de l’ultra. Deuxième critère marquant, la structure de la semelle, visiblement assez épaisse, qui promet un confort en course que mes vieilles SL ne m’avaient pas offert. Je retrouve en revanche avec plaisir la maille TPU hydrophobe et très respirante de la tige de la Norvan SL, synonyme de bonne aération, d’évacuation de la chaleur et de l’humidité. Pour éviter les frottements, elle est doublée d’une seconde couche qui assure plus de confort. En glissant la main dedans, on peut voir que l’ensemble est très élastique et en un seul morceau, sans coutures. Parfait. Bon point également, les renforts rigides sur l’avant-pied, qui offriront une bonne protection contre les pierres. Mes orteils s’en réjouissent d’avance !

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Au-dessus de la calanque d’En-Vau, dans la région de Cassis, petite pause avec vue… © esprit-trail

Premières impressions en course

Dès les premières foulées, je suis séduit. Cette Norvan LD 3 me procure exactement le type de sensations que je recherche pour une paire de chaussures de trail. Surtout sur les terrains accidentés et très pierreux dans lesquels j’évolue lors de mes séances d’entraînement. La légèreté, qui se confirme une fois aux pieds, n’enlève rien au confort et au maintien. Mais surtout, l’amorti de la chaussure est parfait, certainement grâce à la qualité de la semelle intermédiaire. L’absorption des chocs au niveau du talon est top, tout en douceur. Point positif également, la semelle externe, une Vibram Megagrip, se révèle très adhérente avec ses crampons de 4 mm taillés pour une accroche aux petits oignons. Même sur la zone la plus piégeuse du parcours, une succession de pierres lisses et glissantes comme du savon… de Marseille, ça passe crème.

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Une accroche au top grâce aux crampons de la semelle Vibram. © esprit-trail.com

20 kilomètres plus loin

Toujours aussi satisfait par le confort de la chaussure. Le talon, très bien tenu, procure un bon maintien, malgré une hauteur de semelle au niveau du talon qui de prime abord aurait pu rendre la foulée légèrement instable. La languette, qui part de l’avant de la chaussure et monte sur le devant de la cheville, n’a pas bronché d’un millimètre. Elle fait littéralement corps avec ce chausson élastique qui s’ajuste parfaitement au pied et offre protection et confort. Autre point appréciable, le léger effet de rebond qui aide à la propulsion et me permet de me sentir plus aérien dans ma foulée, même après 20 bornes. I believe I can fly, en gros…

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Malgré une hauteur de semelle sous le talon imposante, les Norvan LD 3 offrent une bonne stabilité. © esprit-trail.com12

Le verdict

Un pareil mix de légèreté, confort, amorti et protection pour du long en terrain technique, c’est une vraie réussite. Avec mention spéciale pour la qualité de la finition. Rien à redire pour l’instant, donc. Il faudra juste vérifier si, avec le temps, ces matériaux ultralégers sont aussi durables que le prétend la marque. Mais quand on connaît le sérieux de la firme canadienne, réputée pour la qualité de ses produits et leur finition, il y a de bonnes raisons d’être optimiste.

Poids (taille 45 1/3) : 282 gr
Drop : 6 mm
Prix : 160 euros

Pour retrouver la Norvan LD 3 et les autres produits trail d’Arc’teryx, c’est par ici.

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La chaussette LCF, c’est le pied !

Mention spéciale aux chaussettes Nepal de chez La Chaussette de France, LCF pour les intimes, qui m’ont accompagnées durant ce test. Je les utilise depuis plusieurs années et je n’en démords pas : elles offrent un confort et un maintien au top, et avec leur épaisseur moyenne et leur tricotage nid d’abeille, évitent toutes les frictions. Bref, je suis fan et il fallait que je vous le dise.


www.lachaussettedefrance.com

NORVAN LD END
Et maintenant, baignade !

Née en 2018 sur un marché déjà très dense, la marque d’origine italienne UYN se caractérise par des choix technologiques avant-gardistes et une préoccupation forte pour la protection de l’environnement. Résultat : des produits high-tech tournés vers le confort et la performance. Nous avons testé leur équipement trail été 2022.

Tous les mouvements sans restriction

Il pourrait s’agir d’un mantra, que vous vous répéteriez à longueur de foulée. « Je suis bien dans mes fringues – Je ne ressens aucun frottement – Je suis libre de courir… » Car ce qui est immédiatement perceptible, au premier contact des équipements à peine déballés, c’est leur légèreté, leur texture spécifique, qui promettent des sensations différentes. Ça tombe bien, c’est justement le but de l’entreprise : proposer des sensations différentes. Plus précisément, selon la marque, l’objectif est « de permettre au coureur de s’exprimer sans contrainte en lui proposant des vêtements utilisant des technologies exclusives pour donner au corps des mouvements sans restriction ». D’ailleurs, pour la petite histoire, UYN est l’acronyme de Unleash Your Nature, Libérez Votre Nature en français.

UYN PREZ
Les documents de présentation des produits UYN : pas d’erreur possible, on parle bien de vitesse et de performance. © UYN

Des processus de fabrication qui respectent l’environnement

Ici, pas de greenwashing. Dès l’origine, UYN s’est donné pour mission de créer des vêtements fonctionnels qui respectent l’environnement. Pour ce faire, la marque a beaucoup investi dans la recherche autour de fibres naturellement performantes. Elle dispose d’une équipe de production coordonnée par un ingénieur en environnement, toujours à la recherche de solutions de plus en plus éco-compatibles. UYN a ainsi développé sur son site de fabrication une installation spéciale qui peut piéger jusqu’à 100 millions de fibres microplastiques chaque année. Celles-là même qui polluent les océans. Quant à l’énergie utilisée par UYN dans sa chaîne de production, elle provient à 100% de sources renouvelables. Un choix qui lui permet de réduire au minimum ses émissions de CO2, cause majeure du réchauffement climatique.

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Dans l’unité de production de Trerè Innovation, en Italie. De la haute technologie et un souci de préservation de l’environnement. © DR

Des vêtements high-tech

Fabriqués à Asola, dans la province italienne de Mantoue, les équipements UYN sont produits par Trerè Innovation. Cette dernière est spécialisée dans le développement, la production et la distribution de vêtements hautement techniques, en particulier au niveau des mailles des tissus. Dans son laboratoire de 3500m2 situé au cœur du siège de l’entreprise, Trerè Innovation dispose d’un scanner corporel 3D, d’un mannequin thermique et même d’une chambre climatique pour tester les produits et matériaux destinés aux équipements sportifs.

UYN TECHNOLOGIE
Dans le laboratoire de Trerè Innovation, le scanner corporel 3D permet d’imaginer des vêtements fluides et sans contraintes. © DR

Déballage du tee-shirt Exceleration Aernet

Le packaging du tee-shirt est à lui seul un monument. Comme pour tous les équipements UYN d’ailleurs. La boîte est impressionnante, avec de multiples volets bourrés d’informations mettant en avant le côté hautement technologique du produit. Les raisons pour lesquelles le tee-shirt Exceleration Aernet a ce toucher étonnant, léger, doux, presque soyeux, sont d’ailleurs indiquées sur l’emballage. C’est dû à l’utilisation d’une fibre textile high-tech très légère, la Texlyte Nano. 34% plus légère que le polyester, et 20% plus légère que le nylon. De plus, le tee-shirt, prévu pour les hautes températures, intègre une technologie (Coolvent) permettant à l’air, par l’intermédiaire de petits « canaux », de circuler librement entre la peau et le vêtement et refroidir le corps pendant l’effort. Ces canaux sont également destinés à absorber rapidement la transpiration et garder la peau agréablement sèche. Allons voir cela sur le terrain…

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Le package du tee-shirt : une énorme boîte bourrée d’infos techniques. Pas de doute, on parle high-tech ! © esprit-trail.com

Test du tee-shirt Exceleration Aernet

Une fois enfilé, le tee-shirt se révèle très confortable et offre une vraie liberté de mouvement, sans entrave au niveau des épaules et des bras. Sa conception est hybride. L’avant est dans une matière soyeuse alvéolée, très agréable au contact, laissant passer l’air et pouvant sécher rapidement. Les manches et le dos sont dans une autre matière, plus proche du tricot, extensible, avec des rainures visibles, les fameux canaux de ventilation. Mais pour ce qui est du flux d’air constant, c’est une autre histoire. En effet, étant parti courir avec un sac de trail, la zone de contact entre le sac et mon dos ne pouvait pas respirer librement. Et, du coup, empêchait la technologie Coolvent de s’exprimer. Résultat : dos trempé, tee-shirt humide. Mais comment en serait-il autrement ?

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Le sac de trail est posé pour la photo, mais une fois sur le dos, il annihile les fonctionnalités du tee-shirt. Moralité : sac interdit ! © esprit-trail.com

Deuxième test, sans sac à dos

J’ai retesté le tee-shirt 15 jours plus tard, sans sac, par forte chaleur (25° sous abri°, 35° au soleil). Et là, effectivement, j’ai pu apprécier les bienfaits de ce système d’aération continue. Mon corps est resté plus ou moins au sec, juste une petite transpiration, tandis que le vêtement, lui, était totalement sec. Test concluant, donc, si l’on se contente de courtes à moyennes distances sans sac. Et mention bien pour la petite poche arrière avec fermeture éclair, idéale pour les clés. Quant aux flasques d’hydratation, indispensables par temps chaud, aux barres énergétiques et au portable, il ne reste qu’une option pour les embarquer : la ceinture.
Tee-shirt Exceleration Aernet : 119 €

UYN TEE SHIRT 2
Sans sac sur le dos, le système de ventilation intégré à l’arrière du tee-shirt s’avère efficace. © esprit-trail.com

Coup de foudre pour le Exceleration Short

Que demande-t-on, finalement, à un bon short de trail ? Ceux qui ne jurent que par la compression iront vers le 2 en 1, ceux qui cherchent la liberté de mouvement iront vers le short classique. C’est le cas de l’Exceleration Short. Avec sa coupe courte et des fentes latérales inspirée des coureurs de longue distance, il me fait immédiatement penser à un short de Jim Walmsley. Hélas, ce n’est pas l’habit qui fait le coureur ! Néanmoins, son confort contribue à se sentir bien. Léger, il ne nécessite aucun cordon de serrage, le maintien étant assuré par une taille élastique ergonomique bien pensée pour éviter toute compression. Quant au sous-vêtement intégré, il complète parfaitement le short et offre un très bon soutien. Fabriqué à partir d’un tissu qui évacue l’humidité, il s’avère également très respirant et ne provoque ni frottements, ni échauffements au niveau de l’entrecuisse. Au final, j’en garde une sensation de légèreté et d’ultra-confort. Idéal pour un run estival en toute liberté.
Exceleration OW Short : 99 €

UYN SHORT
Avec sa taille élastique ergonomique parfaitement ajustée, ce short ultra-léger est un vrai bonheur à porter. © esprit-trail.com

À l’abri avec le coupe-vent Master Wind

Parti avec un grand soleil, je termine la session test avec de gros nuages et un vent frais qui se lève. Ça tombe bien, j’ai embarqué dans mon sac de trail le coupe-vent sans manches UYN Master Wind, un vêtement ultra-léger et compressible à mort, capable de tenir dans le poing. Enfilé en vitesse, il offre immédiatement une super-protection sur la partie ventrale, imperméable, où le tee-shirt laissait passer l’air. Manque de chance, je ne peux estimer l’efficacité de la technologie Flowtunnels censée assurer une ventilation maximale dans le dos à cause de… mon sac de trail, toujours lui. Mais je retiens ce côté super-compressible, qui en fait un vêtement de protection minimaliste et très efficace, à emporter partout dans les sorties où tout tient dans les poches.
Veste Master Wind 169 €

UYN COUPE VENT
Imperméable sur l’avant, intégrant une technologie de ventilation sur l’arrière, ce coupe-vent sans manches est hyper léger et compressible, facile à emporter partout. © esprit-trail.com

À côté de mes pompes pour les chaussettes

Trouver des chaussettes alliant confort, légèreté et protections là où il le faut peut sembler simple, mais peut vite devenir un casse-tête. Surtout si vous êtes sujet aux cors ou ampoules, ou que vous avez les ongles fragiles. Autant dire que j’attendais beaucoup de ces chaussettes de trail UYN. Manque de chance, une erreur dans la commande et je me suis retrouvé avec des Super Fast Mid, les chaussettes de running de course. Ce sont donc elles qui j’ai enfilées pour ce test. J’avoue avoir été dubitatif au départ, car elles me semblaient extrêmement fines, légères et peu renforcées aux endroits sensibles des traileurs, mais leur douceur au toucher était très agréable. N’ayant pas parcouru des centaines de kilomètres, il est difficile de donner un avis, si ce n’est de saluer le côté très confortable de la matière dans laquelle ces chaussettes sans couture sont fabriquées. Il s’agit de Natex, une fibre nylon à la base 100% végétale. Après 2 heures de test dans un environnement technique et caillouteux, fait de montées et descentes raides, aucun frottement désagréable à noter. Et, en prime, des pieds bien aérés et bien au sec.
Chaussettes Super Fast Mid : 19,90 €

UYN CHAUSSETTES
R pour la droite, L pour la gauche, ces chaussettes de course sans couture sont très fines, aérées et confortables. Même pour du trail court. © esprit-trail.com

Hâte de découvrir le modèle Trail Challenge

Un petit coup d’œil sur le catalogue d’UYN m’apprendra que pour les chaussettes de course Trail Challenge, le matériau utilisé est également le Natex, qui assure la meilleure gestion possible de la température corporelle, et évite donc les échauffements. Quant à leur structure, elle soutient et protège le pied par une compression ponctuelle, en particulier dans la zone vulnérable du tendon d’Achille et dans celle de la cheville. Tout ce que demandent les traileurs, en somme…
Chaussettes Trail Challenge : 19,90 €

UYN CHAUSSETTES TRAIL
Les chaussettes de trail de UYN, avec des renforts là où il faut et une compression ciblée pour protéger les zones sensibles. © esprit-trail.com

Des chaussures uniques au monde

Non non, pas de scoop à l’horizon, il n’y a pas encore de chaussures de trail chez UYN. Mais il existe déjà des chaussures qui méritent une présentation, tant leur conception est originale. Ces chaussures sont en effet uniques en ce sens qu’elles sont entièrement dérivées de la conception de chaussettes. La tige en maille 3D est sans couture et enveloppe le pied à 360°. Une technique de production spéciale rend la matière flexible là où la flexibilité est nécessaire, mais lui donne également suffisamment de stabilité pour maintenir le pied soutenu pendant la marche. La couche intérieure, celle en contact avec le pied, est composée à 100% de laine mérinos ou de Natex, tandis que l’extérieur est en polyamide recyclé. La semelle (injectée ou collée selon les modèles) est allégée grâce à un insert réalisé à partir de matériaux écologiques dérivés de la canne à sucre. La semelle intérieure est quant à elle en éco-feutre ou chanvre. Eco-responsabilité, toujours ! Ultra-légères (environ 200g) et thermorégulatrices, ces chaussures redéfinissent la notion de confort chaussant. Et vous pourrez peut-être bientôt en profiter, puisque des modèles pour la course à pied route et le trail sont à l’étude pour 2023.

UYN CHAUSSURE
Étonnantes, les chaussures UYN, conçues comme des chaussettes, offrent un confort inégalé. Mais il faudra attendre encore un peu pour des modèles de course à pied… © UYN

Des produits chers, mais convaincants

Que ce soit en terme de toucher, de sensations, de confort et de liberté de mouvement, les équipements UYN apportent vraiment quelque chose de différent dans ce marché déjà très bien achalandé. Le niveau de recherche et les technologies employées sont bluffantes, et les résultats intéressants. Seul bémol, il faut le reconnaître : les tarifs restent élevés. Mais le high-tech a un prix. Et on ne peut pas s’imaginer rouler en Ferrari avec un budget de Renault Clio…

Pour voir tous les produits UYN, c’est ici.

Grand fan de la Feline Up Pro, j’attendais avec impatience de pouvoir chausser les Ultra 50 et Ultra 100 de la marque au léopard. C’est désormais chose faite. Mais avant de vous en parler, évoquons l’ADN si particulier de Dynafit…

Une marque tournée vers la performance

Fritz Barthel, inventeur de fixation Pin, et le Gang 1988 © dynafit.com
Fritz Barthel, inventeur de fixation Pin, et le Gang 1988 © dynafit.com

Endurance et innovation, voici les deux mots qui caractérisent sans doute le plus Dynafit. Endurance, parce que la mission première de la marque est de fournir aux athlètes d’endurance alpins un équipement performant, été comme hiver. Et pour répondre à cette ambition, Dynafit n’hésite pas à explorer de nouvelles technologies, tester de nouvelles matières, innover dans la conception même de leurs produits. On ne compte plus les innovations depuis les débuts, lorsqu’en 1950 la société Humanic s’est lancée dans la production de chaussures de ski (à lacets, à l’époque). Chaussures de ski-alpinisme, fixations de ski de rando, sacs à dos anti-avalanches avec système airbags ABS, skis, des produits toujours plus aboutis arrivent sur le marché, tandis que des sommets alpins aux montagnes de l’Himalaya, les athlètes Dynafit enchaînent exploits et records, faisant de la marque une référence absolue en matière de technicité en ski-alpinisme.

Dynafit à l’heure d’été

DYNAFIT_X7 © Elias Lefas
Le team Dynafit lors du projet “X7” : 7 athlètes, 7 pays, 7 sommets… © Elias Lefas / dynafit.com

En 2010, le team d’athlètes Dynafit innove encore en effectuant une traversée alpine en VTT, à pied et à ski, parcourant 4 pays et gravissant 4 sommets mythiques. Cet exploit, baptisé « X4 », est le point de départ d’un nouveau défi : le lancement d’une première collection estivale, avec des produits de vertical running, alpine running et ultra running. Deux ans plus tard, même topo en projet « X7 » : un défi de vitesse avec 7 athlètes, traversant 7 pays en en gravissant le sommet le plus élevé. Depuis, les collections toujours plus techniques se succèdent, avec un souci de plus en plus marqué pour la durabilité et les conditions de travail équitables, très importantes dans le monde de l’industrie textile.

Singles techniques et terrain glissant

DYNAFIT SESSION
Le parcours de cette Dynafit Session.

C’est dans les calanques entre Cassis et Marseille, sur une boucle de 26 km pour 1040 m de D+, que l’Ultra 50 puis l’Ultra 100 ont été successivement testées. Si une petite partie du parcours s’effectuait sur un chemin de randonnée plutôt large, la majorité concernait des singles très techniques, avec de nombreuses pierres saillantes rendues glissantes par les pluies de la veille.

L’Ultra 50, ultra protectrice

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DYNAFIT 50 © esprit-trail.com

La difficulté, lorsque l’on cherche de la légèreté dans une chaussure de trail, est de pouvoir combiner ce facteur avec la protection du pied dans les terrains rocheux. À ce titre, l’Ultra 50 est immédiatement rassurante, ne serait-ce que visuellement, avec ses renforts au niveau des orteils et le film TPU appliqué sur les zones sensibles. Dès les premières foulées, on peut apprécier le confort de la chaussure, sans points de pression, avec une très bonne tenue au niveau du talon. Le drop de 8mm lui donne un caractère dynamique, bien relayé par la semelle extérieure parfaitement adhérente sur les zones de pierres glissantes. Petit bémol pour la languette sans coutures, extrêmement fine, et qui a tendance à ne pas rester en place. Néanmoins, l’impression générale est celle d’une chaussure confortable, dynamique, près du sol, protégeant bien le pied, avec un amorti tout à fait acceptable pour du trail long sur des terrains techniques.

DYNAFIT 50 SHOES
DYNAFIT 50 © esprit-trail.com

L’Ultra 100, ultra amortie

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ULTRA 100 © esprit-trail.com

Peut-être même trop ? C’est en tout cas la question que je me pose dès les premières foulées. Testée juste après l’Ultra 50, l’Ultra 100 donne immédiatement la sensation d’une chaussure plus volumineuse, plus lourde, et plus éloignée du terrain. Bien sûr, elle a été conçue en tenant compte de paramètres nécessaires pour la rendre confortable sur de longues distances, ce qui explique un volume plus généreux que la 50 et une semelle intermédiaire offrant plus d’amorti, particulièrement au niveau du médio-pied. Côté ressenti, cet amorti donne du coup l’impression de moins faire corps avec le terrain, d’être légèrement en retrait, avec une chaussure moins dynamique. Ce « moelleux » serait sans doute appréciable au fil des kilomètres, car l’Ultra 100 est conçue pour des distances d’ultra-trail, mais sur la durée du test, nous ne pourrons en juger. Pour le reste, l’Ultra 100 s’avère tout de même très confortable et propose une accroche remarquable avec une semelle extérieure faite d’étonnants petits crampons très efficaces pour l’adhérence, même sur rochers légèrement humides. On appréciera également le système de patte de stretch recouvrant les lacets, afin d’éviter la pénétration intempestive de terre ou de petits cailloux.

DYNAFIT100 SHOES
ULTRA 100 © esprit-trail.com

Un verdict « injuste »

Comme nous vous le répétons souvent, bien choisir ses chaussures de trail impose de prendre en compte de nombreux paramètres, dont la distance et le terrain. Au niveau de ce test, sur un terrain assez technique demandant de la précision et de la vivacité, et sur une distance de test relativement courte, la balance penche clairement vers l’Ultra 50, plus dynamique et réactive. Mais une fois cela dit, il est probable que sur un 80 ou 100km, au bout de plusieurs heures de course, l’amorti de l’Ultra 100 aurait pu inverser la tendance. Quoi qu’il en soit, les deux paires prouvent que Dynafit reste une marque experte pour tout ce qui est terrain montagneux et technique.

DYNAFIT session SHOES
ULTRA 50 VS ULTRA 100 © esprit-trail.com

Dynafit Ultra 50
Drop 8mm
290 gr
140 €

Dynafit Ultra 100
Drop 6 mm
Poids 310 gr
150 €

Retrouvez les 2 modèles ici.

Moins de 40 euros ! C’est le prix ultra compétitif de cette paire de lunettes de soleil Hurry de Juyar conçue pour les sports outdoor, et en particulier pour les coureurs à pied. Nous l’avons embarquée dans les calanques de Marseille pour un test sans concession sous le soleil du Midi.

D’abord, c’est quoi une bonne paire de lunettes de trail ?

Le principal critère qui définit une bonne paire de lunettes pour courir est avant tout une bonne protection des yeux aux rayons UV. Ensuite, le traileur cherchera une structure très aérée qui favorise la circulation de l’air, ce qui empêche la formation de buée. Puis des branches adaptées à la morphologie du visage, afin de tenir parfaitement en place en plein effort. A ce titre, un nez en 3D est un plus pour bien s’adapter au visage. Côté écran, on privilégiera un écran large type panoramique qui protège bien les yeux et offre un champ de vision maximum. Enfin, on choisira un modèle le plus léger possible. Et le moins cher possible, par la même occasion.

HURRY JUYAR pack © Esprit Trail
© Esprit Trail

La Hurry, une protection idéale par temps ensoleillé

Dans une paire de lunettes de soleil, deux choses sont importantes : le matériau du verre, car c’est lui qui filtre les ultraviolets, et sa catégorie, qui détermine sa teinte donc réduit l’intensité de la lumière visible et les phénomènes d’éblouissement. Dans le cas de la Hurry, le matériau est du polycarbonate. Si ce n’est pas le matériau optimal pour les qualités optiques, il offre en revanche une très bonne résistance aux impacts et filtre naturellement 100% des UV-A et UV-B. Premier bon point. Quant à la catégorie des verres, c’est la 3, ou classe C. Ce sont donc des verres foncés, qui absorbent entre 82 % et 92 % de la lumière visible. Le choix de la teinte grise permet une bonne restitution des couleurs et une bonne protection face à la forte luminosité. Soit un combo idéal par temps ensoleillé.

HURRY JUYAR ECRAN1 © Esprit Trail
© Esprit Trail

Une structure légère et aérée

Avec ses 24 grammes, difficile de faire plus léger. La structure suspendue, avec l’absence de support en bas du verre, est un bon indicateur de l’aération sur laquelle on pourra compter par temps chaud. Par ailleurs, les découpes des verres au niveau du haut laissent présager un système de ventilation anti-buée efficace. Une fois posées sur le nez, ces lunettes se font facilement oublier. Il est temps maintenant de courir…

HURRY JUYAR PANO © sprit Trail
© Esprit Trail

Un très bon maintien, même en descente rapide

La meilleure façon de savoir si une paire de lunettes est capable de bien tenir en place lors d’une session trail, c’est de la tester directement dans la pente, à vive allure, en enchaînant des ressauts. Et c’est un carton plein pour la Hurry, qui est restée parfaitement à sa place durant toute la descente. Il faut dire qu’avec les tips agrippants au niveau des branches légèrement galbées et le nez également agrippant et réglable, l’ajustement au visage est facilité.

JUYAR RUN
Le test qui tue : descente rapide dans la caillasse. Verdict : elles n’ont pas bougé d’un poil ! © Esprit Trail

La biomatière, pour une approche éco-responsable

La société Juyar a été fondée en 1965 par Jean-Marc Juillard, et reprise fin 2020 par Murielle, une savoyarde pure souche née au milieu des montagnes, et Pierre, un landais, amoureux de la forêt et de la nature. En installant leurs locaux en plein cœur du Pays Basque, avec l’océan et la nature à proximité, le duo a choisi de continuer à s’appuyer sur les valeurs qui ont fait de Juyar une marque incontournable dans le domaine de la glisse et du sport en général. Mais ils souhaitaient l’orienter vers l’avenir, avec une envie de faire évoluer la marque vers une approche plus éco-responsable. En tête des résolutions, le choix d’utiliser des matériaux et des procédés de fabrication plus respectueux de l’environnement. C’est la raison pour laquelle ces lunettes sont conçues en bioplastique, c’est-à-dire une fabrication verte faite à partir d’acétate de cellulose biodégradable. Ces montures contiennent 0% de phtalates et moins d’agents chimiques susceptibles d’entrer en contact avec votre peau. Bref, des collections qui respectent la peau et l’environnement. Un comportement que l’on ne peut qu’encourager.

Verdict : examen réussi !

Ultra-légère, alliant technicité et savoir-faire, cette paire de lunettes est proposée à un prix de 39,99 €, ce qui en fait un produit extrêmement bien positionné sur le marché, parfait pour des sessions de running réussies par temps ensoleillé. Côté réserves, les verres seront en revanche sans doute un peu trop sombres par temps gris ou brumeux.

Lunettes Hurry de Juyar, modèle unisexe, 24 gr, 39,99 €

A retrouver ici

Choisir une paire de lunettes pour courir n’est pas une mince affaire, tant le nombre d’équipementiers est important et les modèles nombreux. Mais avant de craquer pour le dernier modèle flashy du marché, découvrez les critères les plus importants à connaître pour bien choisir.

Méfiez-vous des ultraviolets

Nous sommes entourés de rayonnements électromagnétiques tels que les ondes émises par la radio ou un four à micro-ondes, mais seule une partie de ces rayonnements sont visibles par l’œil. Cette partie, dite « lumière visible » ou « spectre visible », se constitue de l’ensemble des radiations électromagnétiques émises par les couleurs et est comprise entre 380 et 780 nanomètres. En dessous de 380 nm se situent les ultraviolets et au-dessus des 780 nm les infrarouges. Si une partie des ultraviolets est arrêtée par la couche d’ozone, le reste, bien qu’il ne soit pas visible à l’œil nu, pénètre dans les yeux et donne lieu à des problèmes de vieillissement prématuré du cristallin : cataracte, irritation oculaire ou dommages rétiniens plus importants comme la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) et la déficience visuelle totale.

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© DR

La lumière bleue, ennemi supplémentaire

En parallèle des rayonnements ultraviolets, la partie la plus énergétique du spectre visible, appelée « lumière bleue », peut quant à elle entraîner des dommages considérables sur la rétine. Située entre 380 et 500 nanomètres, elle se diffuse davantage dans l’atmosphère – c’est d’ailleurs pour cela que le ciel nous apparaît bleu –, mais se propage aussi via des sources de lumières artificielles comme les écrans plats ou les lumières à LED. Si ses effets directs sur la vision sont l’éblouissement et une impression de flou, elle participe à la dégradation des cellules rétiniennes et entraîne là aussi à long terme un facteur de risque de DMLA et la perte irréversible d’acuité visuelle.

LUNETTES © Quino Al
© Quino Al

Matériau et teinte, deux fonctions différentes

Il est important de bien comprendre que c’est le matériau du verre qui filtre les ultraviolets, et que c’est sa teinte qui réduit l’intensité de la lumière visible et son éblouissement. Par exemple, si un verre foncé atténue l’intensité de la lumière visible, il n’assure pas forcément une protection contre les ultraviolets. A contrario, un verre transparent peut, lui, filtrer 100 % des ultraviolets. Il faut donc trouver la bonne combinaison pour vos lunettes, celle qui vous permettra de voir sans être ébloui et qui vous assurera une protection optimale.

Respectez les normes et misez sur les propriétés complémentaires

Les catégories des verres ont été normalisées internationalement de manière à indiquer le pourcentage de lumière transmise tout en réglementant le pourcentage maximum d’ultraviolets A et B que les verres peuvent laisser passer (les UVA sont les plus proches de la lumière visible, puis viennent les UVB et les UVC). À cela s’ajoutent d’autres propriétés comme le filtre polarisant qui stoppe les reflets horizontaux, permettant un rendu des couleurs éclatant et un confort de vision débarrassé de la pollution visuelle que sont les reflets. Très efficaces aussi, les verres photochromiques qui foncent proportionnellement à la quantité d’ultraviolets et représentent un compromis idéal si l’on cherche une paire de lunettes adaptée à tout type de condition. Il existe également des traitements spéciaux appliqués au verre, comme l’antireflet. Placé uniquement sur la face arrière des lunettes de soleil, il permet d’éliminer les reflets venant sur les côtés. Généralement couplés à des traitements hydrophobes permettant aux gouttes d’eau ou de sueur de glisser sur le verre, aux traitements oléophobes limitant les traces de doigts, ou enfin antistatiques pour éviter d’attirer les poussières, les antireflets améliorent profondément la qualité et le confort de vision.

LUNETTES © Jose Miguel Munoz : julbo.com
© Jose Miguel Munoz / julbo.com

Choisissez le bon matériau

Les verres solaires sont composés de matériaux organiques, dont quatre sont principalement utilisés.

Proposant une excellente qualité optique, le CR39 filtre 100 % des UVB mais 90 % des UVA et est peu résistant aux impacts et aux rayures. Il faut donc lui ajouter un traitement complémentaire pour filtrer 100 % de tous les UV, ainsi qu’une résine spéciale pour le rendre plus résistant aux rayures.

Le polycarbonate, lui, offre une meilleure résistance aux impacts et filtre naturellement les UVA et UVB, mais ses qualités optiques sont inférieures à celles du CR39.

Le Trivex représente le meilleur compromis. Il allie une très bonne résistance aux impacts à une bonne qualité optique et filtre de plus 100 % des UVA et UVB.

Le verre minéral est le seul de tous ces matériaux qui résiste à la rayure. Les autres doivent être traités avec une résine spéciale. Ce verre… en verre offre en plus la meilleure qualité optique. Mais il doit subir un traitement pour filtrer les UV. Et il est plus lourd que les verres organiques.

LUNETTES 1 © Quino Al
© Quino Al

Choisissez la catégorie de verres en fonction de la luminosité

Catégorie 1 ou classe A.
Verre légèrement teinté pour une luminosité solaire atténuée. Absorbe entre 20 % et 57 % de la lumière visible.

Catégorie 2 ou classe B.
Verre moyennement teinté pour une luminosité solaire moyenne. Absorbe entre 57 % et 82 % de la lumière visible.

Catégorie 3 ou classe C.
Verre foncé pour une forte luminosité solaire. Cette dernière est la catégorie maximum autorisée pour la conduite. Absorbe entre 82 % et 92 % de la lumière visible.

Catégorie 4 ou classe D.
Verre très foncé pour une luminosité solaire exceptionnelle. À ne pas porter pour conduire ! Absorbe entre 92 % et 97 % de la lumière visible.

LUNETTES © DYNAFIT
© DYNAFIT

Trouvez la monture qui vous va

Si l’esthétique joue dans le choix des montures, il est nécessaire de tenir compte des paramètres de confort et de performance. Pour vérifier qu’elles sont à votre taille, les branches ne doivent commencer à toucher vos tempes qu’à environ 1 à 2 cm en avant de vos oreilles. Une fois sur votre nez, le haut de la monture doit suivre la ligne de vos sourcils. Si elles sont trop basses, elles seront moins efficaces contre les rayons venant par le dessus. Si elles sont trop hautes, c’est par le bas que les rayons réfléchis passeront. Préférez un mono-écran, qui servira de pare-brise contre le vent, la poussière et les moucherons. Pensez à secouer votre tête dans tous les sens lors de l’essai pour évaluer le maintien. Et si vous portez un bandeau ou un bonnet, emmenez-le pour votre essai pour vous assurer qu’il n’y a pas de gêne des branches au niveau des oreilles.

C’est sur les falaises du Cap Canaille, entre Cassis et La Ciotat, que nous avons testé la Timp 4 et la Lone Peak 6, deux des chaussures de trail de la marque américaine Altra.

À la recherche de la foulée naturelle

Un petit rappel n’est jamais inutile. Pour ceux qui ont raté le début, la marque américaine Altra est née d’une observation faite par l’Américain Golden Harper, fondateur de la société. Il étudia les foulées de coureurs évoluant pieds nus, et les compara avec la foulée de coureurs portant des chaussures de course traditionnelles. Il remarqua ainsi que les mécanismes naturels et la foulée changeaient selon que les coureurs aient les pieds nus ou des chaussures. Travaillant à cette époque dans le magasin de chaussures de course de son père, le « Runner’s corner », à Orem, dans l’Utah, Harper commença à découper et à modifier différentes marques de chaussures pour arriver à un prototype qui permettait selon lui d’avoir une foulée plus naturelle.

Altra et le “zero drop”

En enlevant la partie plus épaisse du talon, puis en utilisant un petit four et de la colle pour coller à nouveau les parties de la chaussure, Golden Harper parvint à élaborer des modèles dont la semelle au talon avait une épaisseur inférieure à 1,27 cm. Cela permettait à l’avant-pied et au talon d’être à la même hauteur par rapport au sol. C’est ainsi que naquit la notion de « zero drop », en référence à l’absence de différence de hauteur entre le talon et les orteils dans la chaussure. Très vite, la rumeur sur ces chaussures « trafiquées » s’est répandue dans la communauté des coureurs locaux. Non seulement elles avaient un zero drop, mais elles étaient également conçues avec un espace pour les orteils supérieur à la moyenne afin de permettre une plus grande liberté de mouvement. Et la sensation naturelle de courir pieds nus. Fort de ce succès du bouche-à-oreille, Harper commença à vendre ses chaussures dans le magasin. Vous connaissez la suite…

Golden Harper devant le four dans lequel il fabriquait ses prototypes 0 drop. © altrarunning.eu
Golden Harper devant le four dans lequel il fabriquait ses prototypes 0 drop. © altrarunning.eu

Rendez-vous en terrain accidenté

C’est donc sur les hauteurs de Cassis, sur une boucle de 11 km pour 700 m de D+/D-, que nous avons effectué ce duel-test. Au programme, une succession de montées et descentes parfois très abruptes, mixant terre, gravillons, pierres roulantes, pierres saillantes et gros rochers. Vous l’aurez compris, c’était plutôt technique et cela nécessitait d’avoir de solides appuis.

La boucle de 11 km et 700 m D+ sur laquelle ont été testées la Timp 4 et la Lone Peak 6. © esprittrail.com
La boucle de 11 km et 700 m D+ sur laquelle ont été testées la Timp 4 et la Lone Peak 6. © esprittrail.com

Altra Timp 4, le trail en mode pullman

C’est incontestablement l’amorti et le rebond qui font la force de la nouvelle version de la Timp, particulièrement en médio pied. Elle donne une sensation de légèreté impressionnante, malgré un look d’ensemble large et une semelle plutôt massive. En jetant un œil aux caractéristiques techniques, on apprend que cet effet est dû à la semelle intermédiaire en mousse AltraEgo MAX, conçue pour apporter confort et légèreté. Et question confort, c’est vraiment réussi ! Côté chaussant, les progrès sont notables. La Timp 4 est plus proche du pied que sa petite sœur Timp 3, et permet des appuis précis qui donnent une bonne stabilité à la foulée. On sent que cette chaussure en a sous la semelle, et peut être à l’aise sur tous les terrains. Deux petits bémols cependant. Le grip était parfois un peu insuffisant dans les zones les plus techniques. La Timp 4 est sans doute plus calibrée pour des sentiers plus roulants. Et la pointure. En effet, j’ai eu l’impression que mon 44 était un peu limite, surtout dans les descentes raides où mes gros orteils touchaient largement le bout. Taillerait-elle petit ? Mes pieds auraient-ils grandi ? N’hésitez pas à l’essayer en magasin pour trouver la pointure idéale.

ALTRA TIMP 4 © esprittrail.com
La Timp 4, amorti et confort à toute épreuve. © esprittrail.com

Lone Peak 6, l’accroche maximale

Disons-le tout de suite : c’est le choc ! Des les premières foulées, on sent immédiatement la différence d’amorti. La chaussure reste confortable et dynamique, mais je n’ai plus l’impression de courir avec des chaussons aux pieds, comme ce fut le cas au round précédent. Après, ce n’est pas non plus la spécificité de la Lone Peak, un best seller indémodable de chez Altra. L’objectif de la Lone Peak 6 est de pouvoir répondre aux attentes de la majorité des coureurs. Et donc de s’adapter à tout type de terrain : du souple, roulant, comme du single de montagne plus technique. Et à ce titre, l’accroche est supérieure à celle de la Timp 4, certainement du fait du dessin des crampons de la semelle, en chevrons. Testée sur des pentes caillouteuses à plus de 20%, la chaussure reste précise et l’adhérence est au rendez-vous. Côté maintien du pied, il est satisfaisant, l’avant-pied étant mieux tenu que sur la Timp 4, sans doute du fait d’une conception un peu plus fine. Curieusement, cette paire, également en 44, ne me donne pas l’impression de tailler petit. Certainement cette histoire de maintien.

Avec son grip performant, la Lone Peak 6 n'a peur d'aucun terrain de jeu. © esprittrail.com
Avec son grip performant, la Lone Peak 6 n’a peur d’aucun terrain de jeu. © esprittrail.com

Le verdict, une histoire de distance

On le sait, bien choisir ses chaussures de trail n’est pas une mince affaire. Elle dépend bien sûr de votre physiologie, mais aussi de votre pratique, de vos terrains de jeu et de vos objectifs, tant en terme de distance que de performance. Sur de la sortie courte à mi-longue et des singles non piégeux, mon choix se portera sur la Timp 4, pour profiter au maximum du confort et de l’amorti. Sur des sorties plus longues et surtout des terrains techniques comme celui de ce test, j’opterais plutôt pour la sécurité de la Lone Peak 6, capable de pardonner et rattraper en cas d’accumulation de fatigue musculaire et de possible manque d’attention.

Lone Peak 6 VS Timp 4 : les deux font l'affaire. © esprittrail.com
Lone Peak 6 VS Timp 4 : les deux font l’affaire. © esprittrail.com

Altra Timp 4

Prix : 160 €

Poids : 308 g en 42

Hauteur d’amorti : 29 mm

Altra Lone Peak 6

Prix : 150 €

Poids : 300 g en 42

Hauteur d’amorti : 25 mm

Vous rêvez d’un masseur à domicile avant et après chaque sortie, capable de booster votre échauffement ou d’accélérer la récupération et réduire vos douleurs musculaires ? Et si cet homme providentiel était… un pistolet de massage par percussion ? Pour en avoir le cœur net – et les muscles soulagés -, Esprit Trail a testé le modèle Elite et s’est entretenu avec l’ex-rugbyman australien Storm Fachaux Davies, formateur Theragun et lui-même addict de l‘appareil.

De la scie sauteuse au premier prototype

Bien souvent, la naissance d’appareils de haute technologie peut faire sourire. Le premier téléphone, le premier ordinateur… Le premier pistolet de massage n’échappe pas à la règle. C’est en 2008 que le chiropracteur américain Jason Wersland imagine un appareil pour l’aider à soulager des douleurs persistantes suite à un accident de moto. Persuadé que des percussions sur la peau pouvaient agir sur ses muscles en profondeur, il débute ses expériences en adaptant une scie sauteuse, avant d‘arriver à un prototype satisfaisant qui donne officiellement naissance au Theragun G1 en 2016.

En 2008, le chiropracteur américain Jason Wersland, victime de douleurs récurrentes suite à un accident, adapte une scie sauteuse pour en faire un appareil de massage par percussion... © Therabody
En 2008, le chiropracteur américain Jason Wersland, victime de douleurs récurrentes suite à un accident, adapte une scie sauteuse pour en faire un appareil de massage par percussion… © Therabody

Theragun, leader d’un marché qui explose

Depuis, les thérapies par percussion ont fait leurs preuves. Elles sont désormais utilisées très largement pour soulager efficacement la douleur, réduire les tensions musculaires, accélérer la récupération et améliorer les performances physiques. Dans la foulée, le marché des pistolets de massage a explosé. Et de nombreux concurrents ont repris le principe. Toujours à la pointe de la recherche, la marque américaine, devenue en 2020 Therabody, tient à garder une longueur d’avance. Elle vient de lancer sa quatrième génération d‘appareils. Briefing avec Storm Fachaux Davies, formateur Theragun et lui-même addict de l‘appareil.

Les massages du futur !

Esprit Trail : Quel est l’intérêt de la thérapie par percussion?

Storm Fachaux Davies : La percussion, ce sont les massages du futur ! Les appareils Theragun permettent de faire des thérapies par percussion scientifiquement calibrées pour traiter vos muscles en profondeur. Cela permet d’améliorer leur échauffement et la circulation sanguine grâce à l’apport d’oxygène dans les muscles. Ce qui favorise votre bien-être et une meilleure efficacité musculaire. En augmentant l’apport d’oxygène dans les muscles, ceux-ci évacueront plus de toxines afin d’accélérer leur récupération.

Esprit Trail : Pourquoi la thérapie par percussion est-elle plus performante que le traitement par vibration?

Storm Fachaux Davies : La performance de la thérapie par percussion résulte de la combinaison d’une amplitude de traitement, d’une fréquence de percussion et d’une résistance à une certaine pression. Chez Theragun, cette amplitude de traitement de 16mm permet de traiter les muscles en profondeur pour relâcher durablement les tensions. La fréquence jusqu‘à 2400 percussions par minute – soit 40 par seconde – permet quant à elle d’annihiler les signaux de la douleur transmis à votre cerveau. Ainsi, vous pouvez soulager les douleurs de manière plus efficace qu’avec un massage manuel.

THERAGUN 3
© Therabody

Une appli pour être guidé

Esprit Trail : La principale difficulté, avec ces pistolets à percussion, est de savoir les utiliser correctement…

Storm Fachaux Davies : C’est justement pour cela que la marque a développé des fonctionnalités uniques. La possibilité de connecter via Bluetooth votre appareil à votre smartphone et à l’application mobile Therabody vous permet d’être guidé à travers de nombreux protocoles. En fonction des douleurs que vous ressentez, des parties du corps, et de vos pratiques sportives, chaque protocole explique tout. Quels muscles traiter, combien de temps, quelle fréquence de percussion utiliser, et quelle pression doit de préférence être appliquée. Vous pouvez ainsi personnaliser votre traitement au maximum. Il est également possible de sauvegarder des protocoles directement sur l’appareil pour un usage rapide, sans avoir recours à l’application.

THERAGUN + APPLI
A l’aide de l’application, l’utilisateur est guidé à chacun de ses pas, quelle que soit la zone musculaire à masser. © Therabody

Choisir le bon embout

Esprit Trail : L’appareil est livré avec plusieurs embouts. Pour quelles raisons ?

Storm Fachaux Davies : Chaque embout de thérapie est unique en terme de densité et de forme, pour vous garantir un traitement de qualité au niveau de chaque zone du corps. Le Dampener par exemple, qui a la densité de mousse la moins élevée, est utilisé principalement pour les parties molles ou les zones proches des os. Il est idéal pour un traitement sur l’ensemble du corps. À l’inverse, le cône sera utilisé pour traiter des zones ou des douleurs ciblées, avec une efficacité particulière au niveau des mains et des pieds. Le wedge, lui, sera parfait pour traiter les omoplates, les IT bands et d’une manière générale pour faire du « raclage », ce qui permet de réduire la quantité d’acide lactique dans les muscles. Les protocoles de l’appli expliquent parfaitement tout cela, et quel embout sélectionner.

Retour d’expérience : on a testé le modèle Elite

Si le Theragun Elite que nous avons testé n’est pas le modèle le plus performant de la gamme, il reste un appareil premium qui permet de traiter les muscles en profondeur. Il permet également de personnaliser l’expérience au maximum grâce à sa connectivité avec l’application mobile. Il est livré avec 5 embouts de thérapie de forme et de densité de mousse variable, dispose d‘un écran OLED et propose une vitesse de percussion ajustable à volonté. Mais s’il permet de choisir entre 1750 et 2400 percussions par minute, il est préférable de rester sur 1750 pour commencer. Quant à la batterie, elle autorise 2 heures d‘autonomie, ce qui est largement suffisant quand on sait qu’il ne faut guère plus de 2 à 3 minutes par zone musculaire à traiter.

THERAGUN PRODUIT ELITE

Un produit convaincant

Franchement, ça fait vraiment du bien ! L’application est super bien faite, précise, ce qui permet de bien se servir du pistolet sans faire n’importe quoi. Quant aux massages par percussion, ils permettent de bien travailler sur les nœuds, en profondeur et très précisément. On devient très vite addict. Seul bémol, j’émettrai tout de même des réserves sur l’utilisation de l’appareil sur certaines parties du corps (omoplates, trapèzes, dos), car même si il y a des prises en main spécifiques qui permettent en théorie de s’auto-masser partout, en pratique, c’est pas simple du tout à réaliser. Et pour mettre la bonne pression le long des lombaires avec un bras dans le dos, à l’équerre, bonne chance ! Mais évidemment, si vous avez un ou une partenaire sous la main prêt à manipuler le pistolet, cela change tout…

Prix public : 399 €. Autres modèles de la marque: le Theragun Pro (599 €), plutôt destiné aux kinés ou sportifs professionnels, le Theragun Prime (299 €), pour une première approche efficace de la thérapie par percussion, et le Theragun mini (199 €), compact à souhait, pour en profiter partout.

Découvrir en détail la gamme Theragun ici

Vitesse instantanée, vitesse moyenne au kilomètre, temps de course, distance parcourue, dénivelé positif et négatif, longueur de foulée, plages de fréquence cardiaque, aujourd’hui, quasiment tous les traqueurs d’activité proposent ces données de base, qui sont celles dont se contentent la plupart des pratiquants de trail. Avec sa GTR 3, Amazfit propose une assistance d’entraînement originale, le pacer, sorte de meneur d’allure virtuel. Une promesse sympathique que nous avons eu envie de tester.

Idéal pour établir un record personnel

Le principe est simple : dans le menu Course en plein air, sélectionnez parmi les paramètres l’assistance à l’entraînement le mode Virtual Pacer. Définissez alors la valeur de l’allure que vous souhaitez donner à votre « lièvre », par exemple celle de votre record personnel sur le parcours que vous vous apprêtez à faire si vous vous sentez prêt à en découdre, ou une allure plus lente si vous souhaitez y aller cool. Une fois la séance commencée, vous pourrez à tout moment afficher votre allure réelle, votre distance d’avance ou de retard sur le Virtual Pacer, et même visualiser par un jeu de silhouettes votre position par rapport à lui pendant la course.

Garder le rythme à la seconde près

Evidemment, lorsque vous définissez la valeur d’allure du Virtual Pacer, par exemple 5 minutes au kilomètre, cette valeur concerne la totalité de la distance que vous allez parcourir. Ainsi, si votre séance du jour est un 10K sur des chemins roulants avec très peu de relief et que vous êtes capable de courir la distance à allure constante, le Virtual Pacer vous permettra de vous caler sur l’allure choisie pour boucler votre 10K en 50 minutes en collant au rythme voulu à la seconde près.

Le lièvre et la tortue

Si votre séance du jour comporte des reliefs marqués, c’est une toute autre histoire, mais qui comporte un côté ludique pas inintéressant. C’est l’option que j’ai choisie, sur un circuit de 10 kilomètres avec 550 mètres de D+. En définissant une allure moyenne de 7mn/km, je me doutais bien que j’allais aller plus vite sur le plat, mais beaucoup moins vite dans les éboulis que je devrais grimper ou descendre. J’allais donc prendre de l’avance dès le départ (2 kilomètres à peu près plats), puis me faire rattraper par mon lièvre dans la première montée, prendre du retard dans la deuxième et tenter de refaire mon retard sur la fin pour le coiffer au poteau. C’est donc en bas à gauche de l’écran que tout allait se jouer, là où s’afficherait précisément mon avance ou mon retard.

Flashé pour excès de vitesse… et de lenteur !

Au final, la séance aura été amusante et animée. Parti comme prévu plus vite que mon lièvre, je lui ai rapidement mis 3 minutes dans la vue (et les oreilles). Cela n’a pas manqué d’interpeller mon gendarme au poignet, qui a cru bon de m’épingler pour « Allure trop élevée ». Le genre de message qui pousse à accélérer encore pour grappiller des secondes ! En revanche, quelques kilomètres plus loin, en pleine montée, je me suis fait taper sur les doigts pour « Allure trop lente ». Idéal pour relancer, si on en est capable. Moi pas. Scotché dans la pente, j’ai vu mes minutes d’avance se transformer en secondes puis minutes de retard. Tout était à refaire.

Allure trop rapide ou trop lente, en mode Virtual Pacer, l'Amazfit GTR3 sait vous motiver. © Esprit Trail
Allure trop rapide ou trop lente, en mode Virtual Pacer, l’Amazfit GTR 3 sait vous motiver. © Esprit Trail

Battu par un lapin

A mi-parcours, je suis revenu à 30 secondes de mon Virtual Pacer. Sur la montre, nos deux silhouettes, rouge pour moi, bleu pour lui, se confondent presque. Hélas, un passage dans une zone hors réseau me fait immédiatement perdre plus de 3 minutes, ma progression n’étant plus traquée alors que celle du lièvre l’est automatiquement. Nuuuuul ! Dépité, je lâche l’affaire et termine en trottinant, vaincu sans avoir pu défendre mes chances jusqu’au bout. Mais je me vengerai, promis. Sur terrain plat, et dans une zone bien couverte par le réseau. Chacun sa carotte !

8 minutes et 17 secondes de retard sur le Virtual Pacer de l'Amazfit GTR3. Je dois m'avouer vaincu. © Esprit Trail
8 minutes et 17 secondes de retard sur le Virtual Pacer (en bleu) de l’Amazfit GTR 3. Je dois m’avouer vaincu. © Esprit Trail

En conclusion

Avec un catalogue de 150 modes sportifs différents, dont la reconnaissance automatique de huit activités courantes, notamment le vélo, la natation, le vélo elliptique, la course en extérieur et en intérieur, la GTR 3 s’avère une montre très complète et accessible au plus grand nombre. À noter que son système de capteurs à 6 points, qui enregistre précisément la fréquence cardiaque même dans l’eau ou en cas de forte transpiration, garantit que toutes les données importantes peuvent être mesurées en continu. Quant à la fonction Virtual Pacer, vous l’aurez compris, elle a plus de sens sur terrain plat qu’en zone accidentée, mais aura eu le mérite de m’offrir une séance très ludique. Que j’aurais dû gagner !

159,90 €, amazfit.com

Vous ne supportez pas d’avoir des écouteurs plantés dans les oreilles pendant que vous courez ? Bonne nouvelle : avec les casques Shokz, vous allez pouvoir écouter votre playlist préférée sans rien rater du chant des petits oiseaux !

Photo de shokz-openrun-pro

Shokz OpenRun Pro

Avec les casques Shokz, vous pouvez écouter votre playlist préférée sans rien rater du chant des petits oiseaux !

Meilleurs prix

Ces prix ont été actualisés le 28/05/2022 par All4affiliates. Ils sont listés en ordre croissant et hors frais de livraison. Seuls les prix affichés chez les marchands font foi.

Rien dans les tuyaux !

Pionnier de la technologie de conduction osseuse, la marque Shokz, nouveau nom d’AfterShokz depuis le début de l’année 2022, vient de sortir l’OpenRun, une version améliorée de ses écouteurs vedette, les Aeropex, avec notamment une fonction de charge rapide (10 minutes pour repartir 1h30), ainsi qu’une version premium, l’OpenRun Pro, avec une qualité sonore au top et une autonomie de 10 heures. Pour les néophytes, le truc est bluffant : posés à côté des oreilles, qui restent libres, les écouteurs proposent un son de qualité sans vous empêcher d’entendre d’éventuels bruits extérieurs. Idéal pour la sécurité d’un run en ville, par exemple, mais aussi pour profiter des sons environnants lors d’une sortie trail en pleine nature, voire même pour bavarder avec ses compagnons d’entraînement tout en s’envoyant un petit Alan Parson Project en fond sonore.

Léger, discret et compatible avec le port de lunettes : en avant la musique ! © Esprit Trail

La conduction osseuse, comment ça marche ?

Habituellement, pour écouter de la musique ou un podcast en courant, vous vous collez des écouteurs dans les oreilles, appuyez sur play et c’est parti. L’onde sonore passe alors par le conduit auditif externe, fait vibrer les tympans, qui eux-mêmes font vibrer les osselets, qui eux-mêmes transmettent les vibrations à l’oreille interne. C’est à ce niveau que l’onde sonore est convertie en un signal nerveux qui sera transmis au cerveau. Mais il existe une façon plus directe d’atteindre cette oreille interne, en passant par les os situés dans la partie supérieure de la joue et de la mâchoire. Et ce n’est pas nouveau : il vous suffit de parler en vous bouchant les oreilles pour entendre votre voix en utilisant uniquement la conduction osseuse. Bien sûr, la sonorité est différente, plus grave que la voix que vous entendez sans vous boucher les oreilles. Heureusement, la fée technologie est passée par là, et permet aujourd’hui d’utiliser le principe de conduction osseuse en restituant un son de très bonne qualité.

En entrant en contact avec les os de la joue, les ondes vont atteindre directement à l’oreille interne, sans passer par l’oreille externe. © Shokz

Testé et… convaincu

Je l’avoue, je n’ai jamais supporté les écouteurs, que ce soit pour courir ou pour toute autre activité. D’abord parce qu’ils ne tiennent pas en place – aurais-je des oreilles mal formées ? -, mais en plus j’ai l’impression d’être agressé au niveau de mes tympans. Et je ne vous dis pas comme j’enrage, à chaque fois que j’engage la conversation avec un coureur et que je n’ai aucune réponse parce qu’il est « sous casque »… Autant dire que j’ai ajusté mes Shokz OpenRun Pro à reculons, du genre « Oui mais moi, Monsieur, je cours sans musique, je suis un puriste… » En fait, j’ai vite ravalé ma réplique. Non seulement j’ai oublié la présence du casque au bout de quelques centaines de mètres – normal, il ne pèse que 29 grammes -, mais en plus il restitue un son vraiment extra, qui ne m’a pas privé du chant des oiseaux et du bruit de ma foulée sur le sol, un repère auditif qui m’aide dans le maintien de mon allure. Et je ne l’ai pas ménagé : même à pleine balle dans une descente caillouteuse, il n’a pas bougé d’un centimètre. Que dire de plus ? Qu’il est étanche à l’eau et la poussière, et qu’il permet de recevoir des appels téléphoniques, ce qui rassurera ceux qui n’arrivent pas à se priver du Dieu téléphone le temps d’une sortie. Ah, j’oubliais ! Un détail peut-être, mais c’est quand même sympa : rien à craindre en le prêtant à un ami, vous ne récupérerez pas tout ce qui traîne au fond de ses oreilles en même temps que vos écouteurs…

Un petit passage sous l’eau une fois la sortie terminée, et hop, c’est tout propre. © Esprit Trail

Shokz OpenRun Pro – 189,95 euros

Charge rapide (1h) ou 5 min de recharge rapide pour une utilisation de 1h30

Autonomie 10 heures

Double micro anti-bruit IP55

Etanchéité eau et poussière

Poids 29 gr

Existe en 4 couleurs : noir, bleu, beige et rose

Photo de shokz-openrun-pro

Shokz OpenRun Pro

Avec les casques Shokz, vous pouvez écouter votre playlist préférée sans rien rater du chant des petits oiseaux !

Meilleurs prix

Ces prix ont été actualisés le 28/05/2022 par All4affiliates. Ils sont listés en ordre croissant et hors frais de livraison. Seuls les prix affichés chez les marchands font foi.

En recevant cet ensemble technique (haut à manches longues et collant) très moulant et à la coupe slim, je craignais de me sentir un peu comprimée en l’enfilant, mais finalement je n’ai pas eu cette sensation car sa fibre est très extensible. Si vous n’aimez pas être serré dans un vêtement, je vous conseille tout de même de prendre une taille au-dessus de ce dont vous avez l’habitude.

Conçu pour être porté en première couche sous une veste et un pantalon par temps très froid, cet ensemble est suffisamment esthétique pour pouvoir être porté seul par temps frais.

La construction sans couture du haut est très agréable.

La ceinture du collant est assez lâche pour les tailles fines, mais ce n’est pas gênant puisque celui-ci n’a pas tendance à descendre.

L’ensemble réussit à bien protéger du froid sans étouffer, grâce aux inserts en mesh et côtes, pour bien évacuer l’humidité aux endroits où on transpire le plus. Il bénéficie d’ailleurs de la technologie ZeroScent qui évite la formation de bactéries pour un contrôle efficace des odeurs. A noter enfin qu’il est composé de fils recyclés, à 88% pour le haut et 87% pour le collant.

Prix : 170 € l’ensemble (85 € chacun)