En suivant avec passion les aventures de Kilian Jornet dans les Montagnes Rocheuses lors de son expédition States of Elevation, nous avions noté qu’il utilisait une frontale de la marque norvégienne Moonlight. Mais, contrairement à ce que l’on pensait, ce n’était pas le modèle Bright As Day 800, l’un des best sellers de l’équipementier, mais un nouveau modèle qui vient juste d’être commercialisé, la Noctia Max. On l’a testée sur les sentiers techniques et bourrés de pièges de Moorea, lors du Tahiti Moorea Ultra Trail.
Moonlight, une marque norvégienne chère à Kilian Jornet
On le sait tous, le Patron n’est pas du genre à prendre les choses à la légère, surtout lorsqu’il s’agit de s’embarquer dans des aventures de plusieurs jours / semaines sur des parcours exposés. Et il aime par ailleurs privilégier les circuits courts, sauf bien sûr quand l’avion est impératif pour se rendre sur les lieux de ses exploits. C’est donc la petite marque créée par des passionnés d’outdoor dans le nord de la Norvège, pas loin de chez Kilian Jornet, qui a le privilège d’éclairer ses exploits nocturnes. D’où notre envie d’en savoir plus sur cette minuscule frontale Noctia Max…
Photo Nick Danielson
Moonlight Noctia Max : frontale et lampe de poche à la fois
Imaginée comme un couteau suisse, cette Noctia Max a pour vocation d’être utilisée à la fois comme lampe frontale pour courir, mais aussi comme lampe de poche au quotidien grâce à la possibilité de la détacher du bandeau en un clin d’œil. Légère (150 g seulement), son boîtier en alliage d’aluminium recyclable abrite une batterie puissante de 12,6 Wh dont les pôles sont situés du même côté, afin de pouvoir inverser la batterie et éviter tout allumage involontaire de la lampe dans votre sac durant la journée ou pendant un déplacement. Appréciable !
Photo Laura Trompette
Moonlight Noctia Max : 5 modes d’intensité et une grande autonomie
Extrêmement simple d’utilisation, la Noctia Max propose 5 modes d’intensité, allant de 10 à 500 lumens réels et constants, ainsi que les options lumière rouge, lumière blanche d’urgence, stroboscope rouge ou blanc, et séquence SOS. Son faisceau périphérique offre un éclairage agréable, qui ne fatigue pas la vue. Quant à l’autonomie, facteur clé
pour les ultras et autres aventures au long court, elle va de 2h50 en mode « pleins phares » jusqu’à 130 heures en mode éco.
Évidemment, courir avec un éclairage de 10 lumens est un peu risqué, mais s’il s’agit de marcher, lors d’une longue ascension par exemple, cela ne pose pas de problème. Et 11 heures d’autonomie à 125 lumens est largement suffisant pour traverser une nuit, voire deux en dosant son intensité lumineuse en fonction de son allure (5h40 à 250 lumens).
Photo Andy Cochrane
Moonlight : la robustesse certifiée
La Noctia Max bénéficie, tout comme les autres modèles de Moonlight, de la norme IP68, ce qui lui garantit imperméabilité et résistance aux basses températures. La marque vient d’ailleurs de signer un partenariat avec les guides de haute montagne de Samoëns, un gage de sérieux et de qualité supplémentaire, s’il en était besoin.
Existe en Noctia avec 40 grammes de moins, mais une autonomie divisée par 2.
Annoncée en novembre 2023, disponible à la commande fin 2024, nous avons enfin pu tester la Kboix, fameuse chaussure modulaire de l’équipementier espagnol NNormal imaginée par Kilian Jornet. Le concept : une enveloppe unique dans laquelle glisser au choix une des 3 semelles interchangeables, Soft pour courir léger, Reactive pour la vitesse ou Bounce pour bondir et aller loin, afin d’adapter son équipement au type d’aventure que l’on souhaite vivre. Alors, gadget ou véritable innovation ? Notre verdict.
NNormal Kboix : un nouveau concept pour plus de polyvalence et de durabilité
Depuis les débuts de NNormal en 2022, Kilian Jornet a toujours mis en avant sa volonté de concevoir des produits durables et polyvalents. Changer les règles du jeu en prouvant aux consommateurs qu’il existe d’autres alternatives. Mais après avoir exploré différentes pistes, le champion catalan a dû se rendre à l’évidence : tout a déjà été inventé en matière de chaussure. Une chaussure, reconnaît-il, c’est une semelle extérieure, une semelle intérieure et une empeigne. 3 éléments qui peuvent certes être faits de matériaux divers, mais trois éléments, point barre. Comment, dès lors, se démarquer ?
C’est du fruit de ces réflexions qu’est née la Kboix. Une chaussure au nom imprononçable, et que la marque présente comme « une philosophie qui prend vie ». Le concept : intégrer le principe de la personnalisation, avec une chaussure modulable qui s’adapte à des besoins et préférences précis. Ainsi, chacune des trois semelles a été conçue pour un terrain différent, avec des densités de mousse adaptées et à destination de toutes les morphologies.
Kilian Jornet avec une paire de Kboix aux pieds. Photo NNormal
NNormal Kboix : un ISPO Award de l’innovation en 2024
En 2024, la Kboix 01 a reçu un ISPO Award , un label de qualité qui reconnaît l’innovation et le développement dans les produits sportifs. Ainsi, le jury a indiqué : « Les semelles remplaçable changent la donne dans le secteur des chaussures de course. Elles élargissent la gamme d’utilisation d’une seule chaussure, et permettent également de la réparer, ce qui est une première. Associer à des matériaux robuste et à la possibilité de ressemeler, c’est un concept très bien pensé. »
On vous détaille ici les caractéristiques des 3 différentes semelles :
NNormal Kboix : une semelle Kb1 – Soft pour courir plus léger
Une semelle pour courir plus léger, tout en étant bien soutenu. Elle est fabriquée en mousse EVA spéciale, avec une technologie propre à la marque, qui la rend plus légère et plus résistante que les composés EVA traditionnels. Principal intérêt : une fatigue musculaire ressentie moindre, et une récupération plus efficace.
Photo NNormal
NNormal Kboix : une semelle Kb2 – Reactive pour la vitesse
Une semelle plus ferme, pour courir vite et mettre de la puissance. C’est une semelle destinée à ceux qui veulent mettre de la vitesse, ou qui affrontent des terrains très techniques. Elle est composée d’une mousse TPU spécifique, avec des niveaux de rebond et de réactivité élevés, ce qui permet un retour d’énergie et une puissance de foulée plus importante.
Photo NNormal
NNormal Kboix : une semelle Kb3 – Bounce pour une foulée bondissante
Une semelle très réactive tout en restant flexible, destinée à bondir, capable de booster votre foulée. Cette semelle intermédiaire, composée d’une mousse PEBA spécifique, offre un bon équilibre entre déformation du matériau et rebond.
Photo NNormal
NNormal Kboix : la prise en mains
La première surprise, c’est que la chaussure n’est vendue qu’avec 2 des 3 semelles possibles. La 1 et la 2, la 2 et la 3 ou la 1 et la 3, il faut choisir. Si vous souhaitez les 3, pas de problème, il suffit de rajouter 40 euros pour compléter le trio. En effet, chaque paire de semelles intérieures est disponible à l’achat, ce qui permet de renouveler celle que l’on aura trop utilisée, ou abimée… Astucieux, même si 40 euros pour 2 blocs de mousse made in China, fussent-ils en PEBA ou en TPU Supercritical, ça pique un peu, surtout que la livraison n’est gratuite qu’à partir de… 45 euros ! Donc 7 euros de frais de port en sus, allez zou !
Pour nous, ce sera donc les semelles 2 et 3, à savoir vitesse et foulée bondissante. Mais avant de foncer, vient la première épreuve : réussir à enfiler les semelles dans les chaussures. Après 2 tentatives infructueuses, l’évidence : inutile de forcer, il suffit de délasser intégralement la chaussure jusqu’à l’avant du pied (sans enlever les lacets puisqu’ils sont assez longs) pour pouvoir pousser la semelle bien au fond, et ensuite la rentrer au niveau du talon en appuyant suffisamment fort. C’est un coup de main à prendre, un peu comme changer un pneu en Formule 1 : on y arrive pas rapidement tout de suite, il faut un peu d’entraînement.
Une fois les semelles installées, il ne reste plus qu’à enfiler les chaussures pour apprécier immédiatement la découpe en baquet de la semelle, qui épouse parfaitement le pied en étant suffisamment large au niveau de la boîte à orteils pour qu’il n’y ait aucune pression. Il est temps de courir !
Photo Esprit Trail
NNormal Kboix : premières foulées avec la semelle Kb2 – Reactive
Il faut quelques kilomètres pour s’adapter aux bords relevés de la semelle baquet, qui peuvent en perturber certains, mais le pied finit par trouver sa place. Comme promis, la semelle est plutôt ferme, mais une très bonne réactivité dans le technique. Pas sûr en revanche de faire des dizaines et des dizaines de kilomètres d’affilée avec, ça manque quand même un peu d’amorti sous le talon. Mais ce n’est pas l’objectif.
Point très agréable, la forme de baquet de la semelle donne une très bonne stabilité à la foulée, particulièrement en dévers, les extérieurs du pied pouvant s’appuyer sur la lèvre de la semelle, minimisant les risques de glissade ou de torsion.
Petit bémol : on pourra regretter l’impossibilité d’avoir un serrage plus ajusté au niveau de l’avant-pied, qui permettrait une pose de pied plus précise. La chaussure n’étant pas très fitée, ça flotte un peu.
NNormal Kboix : premières foulées avec la semelle Kb3 – Bounce
Etonnamment, la différence entre les 2 semelles se fait tout de suite sentir. Afin de la mesurer concrêtement, il suffit d’ailleurs de n’interchanger qu’une seule des 2 semelles pour faire quelques centaines de mètres avec une semelle de chaque.
Si la semelle Kb3 – Bounce est destinée à « bondir », encore faut-il avoir un terrain pour. Les chemins caillouteux de notre parcours test ne nous autorisent pas vraiment ce genre de fantaisies, mais permettent tout de suite de se rendre compte que cette semelle offre un amorti plus important que la précédente, ainsi qu’une sensation de confort. Même s’il faut préciser que sur la semelle vitesse, le confort est tout de même présent : on a jamais l’impression de marcher sur les cailloux.
Dernier point : c’est une semelle qui pardonne beaucoup plus les petites fautes possibles de pose de pieds, qui propose beaucoup plus d’amorti sous le talon, avec un pied vraiment bien tenu et une bonne stabilité d’ensemble.
NNormal Kboix : choisissez votre semelle AVANT de partir
Si dans les arguments promotionnels Kilian Jornet s’amuse à changer de semelle en cours de run, histoire de dire « adaptez vos chaussures au terrain qui vous attend », dans la réalité, c’est tout de même une autre affaire. Certes, les différentes paires en mousse sont très légères, mais elle prennent beaucoup de place dans un sac, et le changement de semelles nécessite quand même quelques minutes.
Bien sûr, pour un ultra-trail par exemple, celui qui voudra partir plein ballon avec une semelle performance pour ensuite changer pour avoir plus d’amorti et de rebond pourra toujours embarquer sa paire de rechange, mais sur des sorties d’entraînement, c’est totalement inutile. On part soit en mode performance quand on a décidé de travailler la vitesse, soit en mode longue distance pour la sortie longue.
Kilian Jornet changeant de semelle en cours de run. Dans la vraie vie, mieux vaut choisir et installer sa paire AVANT de partir, et ne pas changer en route. Photo NNormal
NNormal Kboix : et à part les semelles, ça dit quoi ?
Si cette histoire de semelle interchangeable monopolise l’attention, la Kboix ne se résume pas à ça. Et le reste de produit est un concentré de technologies de qualité.
Tout d’abord avec un tissu Matryx qui permet d’avoir une empeigne résistante. Ensuite avec une semelle Vibram Megagrip Litebase, la crème des crèmes en matière d’accroche et d’adhérence. On a pu tester ça sur des roches humides, des pierriers et des dévers, ça ne bouge pas ! Enfin, avec toujours cette empeigne cousue sur la semelle, une rareté aujourd’hui dans les chaussures de sport souvent collées, mais un synonyme de résistance à l’usure.
Autant dire que la promesse d’une chaussure faite pour durer et résister à une utilisation intense est tenue.
Une semelle Vibram Megagrip Litebase pour une accroche optimale. Photo Esprit Trail
NNormal Kboix : le verdict
Rappelons que le principe de la Kboix est de proposer une chaussure modulaire polyvalente, avec 3 types de semelles pour 3 usages différents, que ce soit dans le type de course, dans son intensité ou dans la morphologie du coureur. La mission est réussie, et si d’autres marques avaient déjà par le passé proposé des semelles interchangeables, cela se jouait plus sur des notions de drop que sur des structures spécifiques de mousses avec des propriétés différentes. C’est ici un coup de génie.
Par ailleurs, la chaussure se veut plus durable que les autres, à la fois parce que les matériaux utilisés font partie de ceux qui offrent le plus de résistance à l’usure et parce que les semelles interchangeables permettent de rallonger la durée de vie des chaussures. Là encore, entre Vibram et Matryx, la mission est réussie. Sans oublier que NNormal offre également la possibilité, au-delà des semelles, de faire réparer gratuitement les chaussures en cas d’usure, grâce à leur programme spécifique qui permet de réparer en local avec des coordonniers certifiés Vibram. Plus écoresponsable et anti-gaspi, il n’y a pas.
Reste le tarif de la chaussure : 240 euros à l’achat avec 2 paires de semelles, et 40 euros de plus avec la 3ème paire. Soit 280 euros l’ensemble. Le prix de 2 paires de chaussures de qualité, pour une paire plus durable, réparable gratuitement, et dotée de semelles interchangeables capables d’encaisser chacune entre 800 et 1000 kilomètres. Tentant…
Les addicts de la marque au drop 0 et à la « boîte à orteils » XXL l’attendaient, la voici ! La Lone Peak 9+, modèle performance iconique d’ALTRA, vient d’arriver sur le marché, et intègre une jolie nouveauté : une semelle Vibram. Aperçu.
Lone Peak 9+ d’Altra : innovation continue
Perpétuant l’héritage du modèle emblématique de la marque américaine, bien connu des passionnés de trail en quête de performance sur terrains techniques, Lone Peak 9+ continue d’évoluer. Première grande nouveauté, la chaussure mythique est désormais dotée d’une semelle Vibram Megagrip, offrant une accroche sans équivalent. En effet, cette semelle extérieure, l’une des mieux cotées du marché, est en caoutchouc haute performance qui offre une adhérence incomparable sur les surfaces humides et sèches, une longévité exceptionnelle et adaptabilité optimale.
Photo Altra
Mais l’expérience ne s’arrête pas là, puisque la semelle intermédiaire Altra EGO permet une meilleure connexion avec le sol, à chaque foulée, tout en proposant un amorti réactif et en étant ultra confortable. De plus, ce modèle, conçu sans coutures, dispose d’une tige en mesh ripstop pour une durabilité maximale.
Pour le reste, que les aficionados se rassurent, la Lone Peak 9+ reste fidèle à l’ADN d’Altra, avec son drop 0 et la technologie Original FootShape Fit qui offrent un espace plus spacieux au niveau des orteils et du médio-pied, permettant une liberté de mouvement naturelle.
Altra Lone Peak 9+ : une protection sans compromis
La Lone Peak 9+ est équipée d’un empiècement Stoneguard™ intégré pour fournir une protection sous le pied contre les débris rencontrés sur les terrains accidentés, sans faire de concession sur la sensation de stabilité et de souplesse. Ce modèle est également équipé du système GaiterTrap, une languette auto-agrippante unique, permettant d’attacher facilement une guêtre sans sangle, sans attaches, sans élastiques et sans fixations.
Photo Altra
Lone Peak 9+ d’Altra : les caractéristiques techniques
Utilisation : trail running et randonnée (courte et longue distance) Poids : femme – 263,7g / homme – 327,4g Semelle intermédiaire : Altra EGOTM Semelle extérieure : Vibram Megagrip Amorti : moyen Stack : 25mm Drop : 0 mm Tige : 100 % RPET ripstop FootShape : original Guidage / soutien : neutre Prix : 150 euros
Altra, une histoire originale
Il est toujours plaisant de se souvenir de la naissance d’une marque. Et celle d’Altra est pour le moins originale. En effet, Altra a été fondée dans l’arrière-boutique d’un petit magasin spécialisé dans la course à pied, au cœur des montagnes de Wasatch en Utah. L’objectif était alors de créer des chaussures de course innovantes permettant à tout le monde de courir de manière naturelle. C’est ainsi qu’a été conçue la plateforme unique d’Altra, qui comprend un espace à l’avant du pied appelé Footshape permettant aux orteils d’avoir plus d’espace, ce qui améliore la stabilité et encourage une forme de course naturelle. C’est également pour cette raison que les chaussures de course Altra proposent un drop faible à nul, qui garantit une position de course plus naturelle.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/01/S25_LonePeak9Plus_Mens_AL0A85RG440_-5.jpg8001200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2025-01-21 14:01:362025-02-03 15:09:12Lone Peak 9+ : du nouveau chez le modèle emblématique d’ALTRA
C’est une petite révolution dans l’univers de la fabrication des chaussures de course à pied ! Après 3 années de recherches, Kiprun, la marque running de Decathlon, vient de mettre au point un procédé unique au monde en rupture totale avec les méthodes traditionnelles. Connue sous le nom de code provisoire « KipX », cette première chaussure de running sans aucun gramme de colle, qui sera mise sur le marché en avril prochain, permet de passer de 15 à une seule étape d’assemblage, et voit son amorti et sa durabilité renforcés. Bien qu’il s’agisse d’une chaussure de route, on peut imaginer qu’une version trail verra le jour prochainement. Aussi, on vous raconte en images et en vidéo les dessous de sa conception révolutionnaire.
KipX de Kiprun, une chaussure révolutionnaire en terme de fabrication
« Notre rêve était de simplifier la fabrication d’une chaussure de running. Lorsque l’on conçoit nos produits, nous agissons pour que simplicité rime toujours avec performance, explique Stéphane Benaddi, Leader Technique Projet Process Footwear de Decathlon. La fabrication traditionnelle des chaussures de sport est un procédé complexe. La semelle amortissante est fabriquée séparément puis assemblée par collage manuel à la tige. Cela nécessite de nombreuses étapes, beaucoup de machines et surtout, plusieurs couches de colle. »
« Après trois années de recherche, nous avons trouvé la solution : grâce à une conception de moule brevetée mondialement, nous avons réussi à mousser une semelle légère et amortissante directement autour de la tige. Le principe consiste à mélanger une matière thermoplastique avec un gaz inerte, l’azote, que nous injectons sous haute pression dans un moule contenant la tige. L’azote permet de faire mousser très finement la matière, qui fusionne directement avec la tige en une seule étape et sans colle ! »
L’injection d’une semelle moussée au gaz directement sur la tige, qui n’existe pas dans l’industrie, est une technologie brevetée par Decathlon. Pour parvenir à cette petite révolution, Process Industriel Footwear, centre d’expertise mondial de Decathlon, s’est rapproché de fabricants de machines et de composants, ainsi que de partenaires technologiques et industriels, qui ont permis de mettre au point ce procédé de fabrication plus simple, plus propre et capable d’assurer un niveau de performance optimal.
KipX de Kiprun, le procédé de fabrication décrypté en 7 photos
1- Au départ, une matière thermoplastique qui va être mélangée avec de l’azote.2 – La tige va être intégrée dans le moule.3 – La tige est posée dans le moule, avant la matière.4 – Tout autour de la tige, la matière qui va créer la semelle.5 – La mise sous pression et le moulage de la chaussure.6 – La chaussure sortie du moule, avec sa semelle brute.7 – La finition de la semelle.
KipX de Kiprun, des sensations de course inégalées
Les tests en laboratoire ont révélé une meilleure résistance à l’abrasion de la semelle et une durabilité de l’amorti améliorée, avec une durabilité globale augmentée de 50 % par rapport aux modèles Kiprun de référence. « Grâce à cette nouvelle technologie, l’amorti est plus moelleux, la réactivité est amplifiée, et le poids réduit. En retirant les couches de colle traditionnellement utilisées, nous avons libéré le potentiel des matériaux, en créant une sensation de course inégalée pour les coureurs ! », s’enthousiasme Sébastien Laurent, chef de produit chaussure chez Kiprun.
KipX de Kiprun, une durabilité accrue
Autre point positif, la durabilité. En effet, après avoir analysé les principales causes de fin de vie d’une chaussure de running, Kiprun a identifié que l’usure de la semelle et la perte d’amorti représentent 80% des raisons pour lesquelles une chaussure devient inutilisable. Pour accroître la longévité de ses produits, la marque a donc développé cette technologie exclusive et brevetée de moussage entre la tige et la semelle, associée à une optimisation de la conception de la semelle. Les tests en laboratoire ont révélé une meilleure résistance à l’abrasion de la semelle et une durabilité d’amorti améliorée, avec une durabilité globale augmentée de 50% par rapport aux modèles Kiprun de référence.
KipX de Kiprun, pour qui ?
Cette chaussure s’adresse aux coureurs sur route réguliers, amateurs ou athlètes. Considérée dans le jargon comme une chaussure « Every Day Run », elle se destine surtout aux entraînements quotidiens et aux sessions de récupération plus qu’à la performance pure. Des athlètes de la marque, comme le champion Yoann Kowal, avouent être séduits par le résultat : « La KipX est aujourd’hui l’une des chaussures Kiprun que je préfère. Elle m’a bluffé par son mesh hyper confortable, sa mousse qui amène un dynamisme sans avoir un renvoi trop poussé. C’est pour cette raison que j’adore la porter pour les footings de récupération, mais aussi l’échauffement avant les courses. Elle apporte un confort musculaire après l’effort assez conséquent, qui ne laisse pas de traces, et c’est vraiment un outil de travail précieux en tant qu’athlète. »
La KipX sera disponible à partir d’avril 2025 au prix de 140 euros en magasins et sur le site decathlon.fr
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/12/KipX-6.jpg10801920Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-12-13 05:00:002025-01-02 09:41:50Première mondiale : la chaussure de running sans aucun gramme de colle de chez Kiprun !
Grâce à leur membrane imperméable, ces modèles testés et approuvés par la rédaction vous permettront de faire des sorties sous la pluie sans craindre d’avoir les pieds qui baignent.
Chaussures trail imperméables : test Salomon Genesis GTX
Version Gore-Tex de la Genesis, cette GTX se distingue tout d’abord par son aspect un peu plus massif que sa petite sœur. Elle lui rend tout de même près de 70g, à 315g en 42, ce qui n’est pas négligeable une fois au pied mais reste tout de même très raisonnable pour une chaussure de longue distance. Son atout maître : une membrane Gore-Tex conjuguée au tissu Matryx qui en fait une chaussure idéale pour les traileurs aventuriers qui n’ont pas peur d’avaler des kilomètres et d’aborder les sentiers techniques dans toutes les conditions climatiques.
Avec des renforts latéraux et une protection bien rigide du bout du pied, cette chaussure imperméable tire également son épingle du jeu sur le plan de la performance, avec un amorti et un retour d’énergie satisfaisant malgré un léger manque de flexibilité.
Niveau accroche, la semelle All Terrain Contragrip et ses crampons de 3,5mm, similaire à celle de la Genesis, fait le job et permet de s’aventurer partout en développant une foulée sereine, sans surprises, aidée en cela par le système Active Chassis qui apporte un maintien latéral et un guidage profitable sur les terrains instables.
Le + : stabilité et confort Le – : R.A.S.
Poids : 315g en 42 Drop : 8mm Prix : 170 €
Photo Esprit Trail
Chaussures trail imperméables : test Craft Pure Trail Hydro
Photo Esprit Trail
Chaussure axée performance de la marque suédoise, la Pure Trail Hydro est nettement plus protectrice que la version Pure Trail, avec notamment une tige beaucoup plus épaisse du fait de la membrane imperméable. Ça se ressent sur la balance, puisque le modèle monte à 368g en 42. On pourra en revanche regretter l’absence de véritable pare-pierres d’un côté, et le peu de souplesse de la semelle de l’autre, mais on appréciera la capacité d’amorti et le confort du chaussant, surtout sur terrains techniques et accidentés.
Le modèle est doté d’une plaque de protection insérée dans la semelle intermédiaire, pour réduire l’impact du relief et offrir un soutien supplémentaire, mais le résultat est difficile à juger sans élément de comparaison. Quoi qu’il en soit, la Pure Trail Hydro passe partout, avec une accroche et une stabilité très satisfaisantes, sans compromettre la performance de la foulée.
Le + : confort et performance Le – : poids, manque de protection sur l’avant et rigidité
Poids : 368g en 42 Drop : 6mm Prix : 170 €
Chaussures trail imperméables : test The North Face Offtrail TR Gore-Tex
Chaussure polyvalente hyper solide pour aventurier baroudeur, la Offtrail est, comme son nom l’indique, taillée pour le hors sentier. Ultra protectrice, avec des renforts Kevlar et du tissu Matryx sur l’empeigne et une pointe renforcée, elle ne craint rien. Pas même l’eau, puisque sa membrane Gore-Tex garantit une certaine imperméabilité. Côté semelle extérieure, pas de chichis : avec des crampons proéminents de 5 millimètres et un talon légèrement évasé, l’accroche est impeccable et la stabilité parfaite sur les terrains très techniques.
Si la Offtrail ne conviendra pas à ceux qui cherchent souplesse, légèreté, performance et réactivité pour du trail roulant, elle chaussera en revanche les plus téméraires, rando-traileurs et autres montagnards qui n’hésitent pas à aller là où seuls passent les chamois. Reste le poids : 362g l’unité en 42, qui en fait une chaussure plutôt lourde et massive au pied, avec laquelle on ne courra pas des distances phénoménales, mais qui reste confortable tout de même pour mixer marche et course tranquille.
À noter que dans la même collection, The North Face propose la chaussure Summit Offtrail équipée d’une guêtre intégrale, d’un système de serrage BOA et de crampons de 7mm.)
Le + : durabilité et protection Le – : poids et rigidité
C’est un look qui ne passe pas inaperçu et qui faire sourire, s’il ne recelait pas des trésors d’ingéniosité. Non seulement les deux molettes BOA nouvelle génération permettent un ajustement précis et instantané, mais la chaussure dispose également d’une plaque carbone amovible, en fonction de l’utilisation que l’on veut en faire. On a pu tester ce modèle performance à 275 dollars, disponible uniquement via Internet, qui fait fureur aux USA.
Speedland : partir de zéro pour recréer une chaussure
À l’origine de l’histoire, deux anciens de Nike, Puma et Under Armour, Dave Dombrow et Kevin Fallon, ont créé la marque Speedland au fond d’un garage du côté de Portland, dans l’Oregon, en 2021. Leur premier produit hyper-performance, la SPL:PDX, accessible uniquement en vente en ligne au prix de 375 dollars, a fait un tabac. Séduit, l’athlète américain Dylan Bowmann, qui ces 10 dernières années à couru aussi bien sur l’OCC que la TDS et l’UTMB, a rejoint le team pour apporter son expertise.
« Nous avons fait le choix de ré-imaginer les produits existants en déconstruisant la semelle intermédiaire et la semelle extérieure pour nous concentrer sur des innovations validées par la science », explique Kevin Fallon. Parmi celles-ci, on retrouve sur la GS:PDX une plaque carbone amovible, une innovation unique sur le marché consécutive à des recherches menées au Performance Fit Lab de Denver pour déterminer les moments optimaux pour utiliser ou non une plaque de carbone.
Même appel aux recherches scientifiques pour valider l’utilisation d’un double BOA qui, en offrant une meilleure connexion au médio-pied, améliore le transfert de puissance jusqu’à 6 %.
Quant à la semelle extérieure, les Américains ont fait le choix de travailler avec Michelin sur un modèle spécifique à haute durabilité, donnée pour plus de 1000 kilomètres.
Speedland GS:PDX : un ajustement au millimètre
Si, au pied, la chaussure déroute un peu par son aspect massif (la Crocs du trail?), sa légèreté et son amorti sont bluffants. Visuellement, la mousse rappelle celle utilisée par Adidas avec ses premiers modèles de Boost, un genre de polystyrène dont on se demande si il va bien supporter les 1000 kilomètres annoncés par la marque. En tout cas, sur les premiers kilomètres parcourus, le moelleux est appréciable.
Autre point hyper positif, l’ajustement millimétré des deux BOA, qui permet de faire vraiment corps avec la chaussure, ce qui semblait ne pas être gagné d’avance. De plus, cette nouvelle génération de molette permet non seulement de serrer cran après cran de façon précise, mais également de desserrer cran après cran. Une véritable innovation par rapport aux anciennes molettes BOA qu’il fallait soulever pour un desserrage total, puis resserrer petit à petit. Là, en une seconde, on peut relâcher vite fait le serrage, même avec des gants.
Autre point positif, même avec un fort serrage sur l’avant, l’espace laissé aux orteils à l’avant-pied est suffisant pour les pieds larges. Quant au tour de cheville tricoté, il offre une protection efficace contre les débris.
La double molette BOA nouvelle génération, pour un serrage hyper précis. Photo Esprit Trail
Speedland GS:PDX : avec ou sans plaque
Si le testing, effectué sur les singles de montagne plutôt roulants, a permis d’apprécier le confort et la stabilité de la chaussure, particulièrement large au médio-pied, et le bon maintien au talon, c’est surtout le test avec ou sans plaque carbone qui nous intéressait. Le concept de pouvoir utiliser la même chaussure en mode run tranquille sans plaque et en mode performance avec plaque est vraiment novateur sur le papier, qu’allait-il donner dans la réalité ?
Soyons franc, j’ai été un peu déçu. Je m’attendais à une différence très significative de rigidité et de retour d’énergie que je n’ai pas ressenti. Certes, la présence de la plaque carbone, facile à glisser dans la chaussure sous la semelle supérieure, confère un peu plus de rigidité, mais le fait qu’elle soit prise en sandwich entre deux semelles de mousse épaisses semble atténuer l’effet de retour d’énergie.
La semelle interne supérieure et la plaque carbone à glisser en-dessous. Photo Esprit TrailImpossible de se tromper, il suffit de glisser la plaque carbone dans la forme prédessinée sous la semelle interne supérieure.Photo Esprit Trail
Speedland GS:PDX : la signature Michelin
Que les Américains aient choisi de travailler avec Michelin est forcément une fierté pour un Français. Le design des crampons a visiblement été très étudié, avec une volonté de privilégier une super traction. Petit détail étonnant, la présence sous la semelle, au niveau du médio-pied, d’un petit ergot de drainage que l’on peut couper et qui permet d’évacuer l’eau que l’on pourrait embarquer dans la chaussure, soit lors d’un run sous la pluie, soit lors de traversées de rivières comme les Américains aiment à en prévoir sur les courses comme la Western States Endurance Run. L’adhérence de la chaussure est indiscutablement efficace, mais on pourra regretter qu’il y ait de nombreuses zones de mousse apparente, qui seront autant de zones de fragilisation de l’ensemble de la semelle dans la durée.
Le petit ergot que l’on peut couper pour drainer l’intérieur de la chaussure. Photo Esprit Trail
Speedland GS:PDX : la grande question de la durabilité
Vous l’aurez compris, si la Speedland GS:PDX offre de véritables innovations technologiques, on peut s’interroger sur la durabilité d’une telle chaussure, en regard de son coût élevé. Entre le mesh, qui semble assez fragile, les languettes de serrage du dessus de pied, dans une sorte de tissu qu’on a la sensation de pouvoir déchirer d’un seul geste, et le gros bloc de mousse de la semelle qui fait penser à du polystyrène, est-ce que tout cela combiné a réellement une durée de vie de 1000 kilomètres ? Personnellement, je n’en suis pas convaincu.
Speedland GS:PDX : les spécificités techniques
Longue distance Poids : 292g en 42 Drop : 5mm Prix : 275 dollars
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/10/Speedland-test.png7921200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-10-03 05:00:002024-10-02 14:29:58Test Speedland GS:PDX : un ovni made in USA avec plaque carbone amovible
En présentant à Chamonix lors de la semaine UTMB sa première chaussure de trail haute performance, la marque française centenaire Rossignol a écrit un nouveau chapitre de son histoire. Si le résultat, la Vezor, est séduisant, il faudra attendre le printemps 2025 pour en profiter. En attendant, nous avons pu en récupérer une paire pour aller la tester dans les sentiers techniques des calanques, près de Marseille. Sous le soleil, mais dans la caillasse. Genèse de la chaussure avec ceux qui l’ont conçue et verdict à l’essayage.
Rossignol Vezor : 3 années de développement
Quand Rossignol, marque née en 1907 dans les Alpes françaises et à l’ADN intrinsèquement performant, décide de se diversifier, elle ne fait pas les choses à moitié, et prend le temps de les faire bien. Ainsi en va-t-il de la Vezor, fruit de trois années de R&D et de tests approfondis, et dont le nom fait référence à un petit village du Vercors. L’objectif du Big Boss de Rossignol était clair : créer une chaussure innovante et performante. Si on peut tout d’abord souligner son look, à la fois sobre et très réussi, et sa ligne, racée, qui la place immédiatement dans la catégorie des chaussures que l’on imagine rapides, c’est surtout sous le capot que se cachent des trésors d’innovation. Guilhem Boussaroque, chef de produit trail de la marque, investi à 100% dans cette mission de développement, nous détaille les points forts de la Vezor.
La Vezor n’a pas été épargnée par les tests. Source Rossignol
Les 3 points forts de la Vezor, par Guilhem Boussaroque
1/ L’insert Diapazon, qui est une technologie que l’on a brevetée. Ce n’est pas une plaque carbone, il est construit en fibre de verre et nylon, et il fonctionne avec les trois nerfs clés du pied qui garantissent l’équilibre. Cet insert en forme de diapason optimise le fonctionnement des nerfs et permet d’avoir à la fois un retour d’énergie, un peu inspiré des plaques carbone, mais sans être aussi rigide pour garantir plus de stabilité, et il joue aussi le rôle de filtre terrain, pour ne pas sentir les cailloux.
2/ La semelle Michelin technologie Formula. Après avoir interrogé plusieurs acteurs, nous avons choisi de collaborer avec Michelin tout d’abord parce que c’est une marque française, mais aussi parce qu’ils ont vraiment travaillé avec nous pour développer une semelle externe qui est spécifique à notre chaussure, et qui marche le mieux possible avec la géométrie entière de celle-ci. On a vraiment un grip qui est très très bon. J’ai pu courir la MaXiRace avec cette année, c’était très boueux, et même avec des crampons qui ne sont pas très profonds, puisqu’ils ne font que 4mm, toutes les lignes qui sont sous la semelle ont permis une évacuation très efficace.
La semelle Michelin de la Vezor, avec une géométrie spécifique.Photo Esprit Trail
3/ L’adaptabilité à tous les pieds grâce à la cage Dragonfly, inspirée des lignes de la libellule. Toutes ces lignes travaillent en synergie, avec un laçage qui descend loin vers l’avant du pied, donc qui permet un serrage précis très loin devant, et systèmes de laçage, avec deux options d’œillets à la cheville, quatre au médio-pied et trois à l’avant-pied, ce qui permet de faire des laçages différents, par exemple entre un pied fort et un pied fin, mais aussi entre un laçage pour l’entraînement et la compétition.
J’ajouterais, concernant l’adaptabilité à tous les pieds, qu’il y a aussi une petite semelle intermédiaire très fine, que l’on peut enlever ou conserver, selon qu’on a le pied fin ou fort, ou parce que l’on veut faire un run cool sans forcément beaucoup de précision, donc en enlevant la semelle, ou une compétition où l’on veut un pied beaucoup plus précis, donc en remettant la semelle.
Test Rossignol Vezor : une chaussure au plus près du sentier
Avec tous ces éléments en tête, l’impatience était grande de pouvoir fouler les sentiers des calanques, du côté de Marseille. Un terrain idéal pour savoir ce qu’une chaussure a dans le ventre, entre sections larges et roulantes types chemins forestiers et singles très techniques dans les cailloux et pierriers, avec quelques pentes à plus de 30%. Sans oublier le test ultime : les pierres glissantes comme du savon (de Marseille bien sûr) du côté de Cassis, véritable piège où seules les semelles bien cramponnées et à très forte adhérence arrivent à s’en sortir.
Premier point positif, la précision du laçage qui, en descendant très bas sur l’avant-pied, permet d’avoir une chaussure qui fait corps avec le pied, avec une tige l’enveloppant sans l’étouffer. Avoir différentes options d’œillets permet d’ajuster plus encore le laçage, même si un serrage très précis de l’avant en début de course peut s’avérer trop serré en fin de sortie, sans autre possibilité que de défaire et refaire ses lacets.
Photo Esprit Trail
Côté confort du pied, rien à redire, le mesh est bien respirant et l’avant bénéficie d’un vrai pare-pierres renforcé en TPU. Au niveau du talon, une sorte de spoiler offre une bonne protection du tendon d’Achille, rassurante. En course, la chaussure offre une précision de pose de pied impeccable, elle est légère, suffisamment souple pour s’adapter au sentier, dont on se sent proche, en interaction. Dans les passages les plus délicats, le faible stack permet d’avoir une bonne stabilité, tandis que la géométrie de la semelle externe, avec ses lignes de torsion, autorise de bons appuis intelligemment répartis sur le terrain.
A haute vitesse, le système d’insert Diapazon se révèle bien plus souple qu’une plaque carbone, et offre une vraie protection face aux aspérités du sentier, surtout perceptible sur l’avant du pied. Un bon point.
Le résultat est franchement agréable, la foulée est dynamique et performante, avec le juste rebond pour garantir une économie de course optimale. Quant à l’adhérence de la semelle Michelin, rien à redire, elle est parfaite sur ce terrain très sec où les cailloux ont tendance à rouler. Grâce à ce sans-faute, Rossignol réussit parfaitement son entrée dans l’arène, avec une chaussure plein de qualités, riche en innovations et capable de convenir à de nombreux coureurs. Reste à attendre le printemps 2025 pour en profiter…
Une bonne adhérence, même sur les “cailloux savonnettes” des calanques de Cassis. Photo Esprit Trail
Rossignol Vezor : les spécificités techniques
Moyenne distance Poids : 282g en 42 Drop : 6mm Stack : 23/29 Crampons : 4mm Prix : 180 €
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/10/Rossignol-Vezor.-Photo-Esprit-Trail.jpg7641200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-10-01 05:00:002024-10-02 16:38:16Avant-première 2025 : on a testé la Vezor, première chaussure trail performance de Rossignol
Chaque sortie d’un nouveau modèle S/Lab est un événement. Avec la S/Lab Ultra Glide, dont le grand lancement aura lieu en mars 2025, Salomon propose un produit associant confort et dynamisme du premier au dernier kilomètre. Nous avons pu la tester en marge de l’UTMB, sur les hauteurs de Chamonix. On vous décrypte la chaussure, et nos sensations.
Test Salomon S/Lab Ultra Glide : un siège baquet pour les pieds
Tout coureur d’ultra le sait : le confort est une donnée fondamentale, surtout dans la deuxième partie de course, quand les pieds sont gonflés et que la foulée se fait moins fluide. C’est sur ce terrain que Salomon a planché, avec deux innovations majeures. Tout d’abord, une construction exclusive associant deux de leurs mousses les plus souples au niveau de la semelle intermédiaire, la Energy Foam de la Genesis et la Energy Foam+ de la Phantasm, pour créer une sorte d’enveloppe autour du pied, comme dans un siège baquet, garantissant une stabilité propice à la confiance, particulièrement dans les descentes rapides. À noter que cette construction permet également d’obtenir un retour d’énergie satisfaisant sans passer par une plaque en carbone ou en fibre.
Ensuite, avec une semelle externe révolutionnaire, dont la géométrie ondulée distinctive Relieve Sphere permet de répartir la pression et atténuer les impacts répétés sous le pied. Résultat : un confort amélioré et surtout durable dans le temps.
Troisième innovation, que l’on a vu apparaître sur de nombreux nouveaux modèles, une construction extensible au niveau du mesh sur l’avant-pied, afin que le chaussant s’adapte à chaque foulée pour accroître le confort, particulièrement en fin de course, lorsque les orteils ont besoin de plus d’espace.
La structure de la S/Lab Ultra Glide. Source Salomon
Test Salomon S/Lab Ultra Glide : confiance et sécurité
Les sentiers autour de PlanPraz, à Chamonix, et particulièrement la descente du Brévent, très caillouteuse, nous ont permis de nous faire une idée précise de la stabilité de la chaussure, à défaut de pouvoir en apprécier le confort au-delà de 100 kilomètres. Et le premier sentiment qui domine, outre ce fameux confort, est son côté rassurant. À la différence d’une S/Lab Genesis plutôt taillée pour l’aventure et ayant comme points forts la durabilité et la protection, cette Ultra Glide, avec son pied moins étroit et sa très grande surface de contact au sol, permet de courir en confiance et en sécurité.
On aurait pu redouter que la hauteur, 41mm au niveau du talon, 35 au niveau de l’avant-pied, éloigne trop du sentier et ouvre la porte aux torsions de cheville. On a donc choisi de s’éloigner des pistes larges pour tester la chaussure sur un single technique et joueur, parsemé de pierres, avec une traversée de pierrier en prime. Résultat : aucune frayeur à signaler, ni cheville partie en vrille. Rien à dire non plus côté accroche et traction, avec une semelle All terrain Contagrip qu’on ne présente plus.
Ce n’est certes pas sur une dizaine de kilomètres que l’on peut parler du confort de la chaussure sur longue durée, mais il a fallu rendre les chaussures à la fin du test, donc impossible, à ce stade, d’en dire plus.
Sous réserve de promesses tenues après des dizaines de kilomètres, tout pourrait donc désigner cette chaussure comme le modèle idéal pour ceux qui veulent aller loin tout en ménageant leurs pieds, si ce n’était le prix : 250 €. Rien d’indécent, c’est le tarif sur lequel semblent s’aligner les équipementiers pour leurs produits « haut de gamme ». C’est cher, bien sûr, mais c’est le prix à payer pour avoir aux pieds des modèles de qualité capables d’apporter du dynamisme et du confort pendant des dizaines de kilomètres.
Photo Stéphane DEMARD
Salomon S/Lab Ultra Glide : les spécificités techniques
Longue distance Poids : 280g en 42 Drop 6 Stack : 35/41 Crampons : 4mm Prix : 250 €
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/09/UTMB-MCC-SALOMON-PORTRAIT-TEST-MERCREDI-S.DEMARD-2024-3254.jpg8001200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-09-29 05:08:002024-09-27 15:01:27Avant-première 2025 : on a testé la Salomon S/Lab Ultra Glide
Bien différente de la version précédente, la Hoka Tecton X3 a été présentée à Chamonix lors de l’UTMB, avant d’être commercialisée dans la foulée. On a testé ce modèle très attendu et novateur sur les hauteurs de Plan Praz, face au mont Blanc. Une vraie petite bombe, déclinaison du prototype avec lequel Jim Walmsley a gagné l’UTMB en 2023.
Test Hoka Tecton X3 : une semelle intermédiaire révolutionnaire
Avec une semelle intermédiaire en PEBA, un haut de tige façon guêtre et ses deux plaques carbone positionnées parallèlement l’une contre l’autre et intégrant des ailettes pour plus de stabilité, la Tecton X3, version grand public de la chaussure prototype avec laquelle Jim Walmsley a remporté l’UTMB 2023 et la Western States 2024, va faire parler d’elle chez les amoureux de la marque.
Première grande nouveauté, l’équipementier a amélioré le composé de la semelle intermédiaire en superposant deux couches de PEBA, leur composé le plus léger et le plus résilient, qui équipe généralement les chaussures de route à plaque carbone. La couche supérieure, plus douce, favorise un bon amorti et une résistance aux impacts, tandis que la couche inférieure, légèrement plus ferme, procure une meilleure proprioception et une agilité accrue sur terrains techniques. De plus, ce choix de double couche permet de gagner du poids pour sortir une chaussure d’ultra à 286g seulement pour la pointure 42 (309g pour le 45 que nous avons testé).
Les deux plaques en fibre de carbone, imitant la tectonique des plaques à laquelle la Tecton X doit son nom, ont également été redesignées, avec des ailettes plus larges qui s’enroulent stratégiquement le long des flancs pour procurer gagner en contrôle et en stabilité sur les chemins les plus techniques. Le résultat est à la hauteur de l’ambition, avec un amorti hyper réactif et un rebond très dynamique qui, servi par un profil de semelle incurvé MetaRocker conçu pour la vitesse, oriente clairement le modèle vers la recherche de performance. À noter un drop de 5mm, classique sur les derniers modèles Hoka.
Photo Esprit Trail
Test Hoka Tecton X3 : protection, extensibilité et adhérence
Autre changement spectaculaire, qui donne un look très distinctif à ce modèle, un bracelet en maille type chaussette s’étend depuis la languette comme une guêtre enserrant la cheville. Objectif : éviter d’embarquer des petits cailloux et autres débris du sentier. On connaissait déjà ce principe sur la Zinal 2, mais la « chaussette » remonte ici plus haut. Certains apprécieront, d’autres pourront regretter le côté un peu compressif autour de la cheville.
Aucun problème de respirabilité du pied en revanche, la tige légère et aérée en Matryx fait le job, et assure une résistance aux accrocs éventuels. On validera par ailleurs sans réserve le côté extensible de l’empeigne dynamique positionnée au-dessus des orteils, qui permet aux pieds de s’étaler au fil des kilomètres et d’offrir un confort inégalé.
Les ingénieurs de la marque ont également retravaillé la forme et le positionnement des crampons Traction Lug de 4mm sur la semelle extérieure Vibram Megagrip avec construction Litebase, le must en la matière, pour offrir une meilleure adhérence sur tous types de terrains et dans toutes les conditions. Petite réserve en revanche sur le choix d’une semelle qui ne couvre pas toute la surface, et laisse des zones apparentes de mousse qui risquent d’être autant de points d’usure prématurée.
La semelle extérieure Vibram ne couvre pas la totalité du dessous de la chaussure, créant des zones de mousse plus fragiles. Dommage.
Test Hoka Tecton X3 : conçue pour la performance
Le bilan est clairement positif pour cette Tecton X3, qui allie légèreté, dynamisme et confort. Malgré la chaussette montante, elle reste facile à enfiler et s’avère aussi confortable qu’une paire de pantoufles (de compétition, certes !). En course, on aurait pu redouter l’absence globale de structure de la chaussure, sans coque talonnière, sans languette, avec une tige souple, mais il faut reconnaître que les plaques carbone insérées entre les deux couches de mousse, avec leurs petites ailettes qui d’ailleurs dépassent de chaque côté de la semelle, arrivent à donner une bonne stabilité d’ensemble, en plus du dynamisme.
Attention cependant, sa limite sera quand même sur les sentiers très techniques, avec des gros cailloux, où cette absence de structure peut rendre la pose du pied parfois limite niveau torsion. Lors d’un second test effectué non pas sur les sentiers de Chamonix mais dans les calanques de Cassis, parsemées de nombreux cailloux glissants, la Tecton X3 a montré certaines limites de stabilité. Mais on ne peut pas être parfait sur tous les tableaux.
Sur les sentiers caillouteux et techniques, la Tecton X3 peut manquer un peu de maintien et de stabilité. Photo Esprit Trail
Bien sûr, pour profiter pleinement du potentiel de cette Tecton X3, il faut savoir courir vite. C’est comme pour piloter une Ferrari sur circuit, ça ne s’adresse pas au premier venu. Mais les coureurs aguerris à la recherche d’une chaussure performance seront certainement conquis. Seul bémol, la protection de l’avant-pied n’existe pas, ce qui devrait faire office de pare-pierre étant une simple bande de caoutchouc souple aucunement protectrice.
Quant au prix, 250 euros sur le site d’Hoka, il est bien entendu élevé, mais c’est aujourd’hui la norme des chaussures hyper performance du marché. Un peu comme le prix d’une Ferrari…
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/09/Tecton-X3-open.jpg9001200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-09-27 13:00:002024-09-26 12:53:41Hoka Tecton X3 : on a testé la chaussure de Jim Walmsley
Bien différente de la version précédente, la Tecton X3 est la grosse nouveauté lancée par Hoka quelques jours avant le rendez-vous UTMB de Chamonix. On vous en dit plus sur ce modèle très attendu et novateur, conçu pour la performance.
Tecton X3 : objectif performance
Avec une semelle intermédiaire en PEBA, un haut de tige façon guêtre et une plaque carbone intégrant des ailettes pour plus de stabilité, la Tecton X3, version grand public de la chaussure avec laquelle Jim Walmsley a remporté l’UTMB 2023 et la Western States Endurance Run2024, promet de faire parler d’elle chez les amoureux de la marque. Première grande nouveauté, l’équipementier a amélioré le composé de la semelle intermédiaire en superposant deux couches de PEBA, leur composé le plus léger et le plus résilient. Un choix qui permet de sortir une chaussure d’ultra à 286g seulement pour la pointure 42 !
Jim Walmsley, vainqueur de la WSER 2024. Photo Organisation
La plaque en fibre de carbone a également été redesignée, avec l’ajout d’ailettes à des endroits stratégiques permettant de gagner en stabilité sur les chemins les plus techniques. Résultat : un amorti réactif qui, servi par un profil de semelle incurvé MetaRocker conçu pour la vitesse, oriente clairement le modèle vers la recherche de performance. À noter un drop de 5mm, classique sur les derniers modèles Hoka.
Photo Hoka
Tecton X3 : résistance et adhérence
Autre changement spectaculaire, qui donne un look très distinctif à ce modèle, un bracelet en maille type chaussette s’étend depuis la languette comme une guêtre enserrant la cheville. Objectif : éviter d’embarquer des petits cailloux et autres débris du sentier. On connaissait déjà ce principe sur la Zinal 2, la « chaussette » est plus conséquente sur cette Tecton X3. Certains apprécieront, d’autres regretteront le côté un peu compressif autour de la cheville. Pas de problème de respirabilité du pied en revanche, la tige légère et aérée en Matryx faisant le job, et assurant une résistance aux accrocs éventuels. On validera en revanche sans réserve l’empeigne dynamique, qui permet aux pieds de s’étaler au fil des kilomètres et d’offrir un confort inégalé.
Hoka a également retravaillé la forme et le positionnement des crampons Traction Lug de 4mm sur la semelle extérieure Vibram Mega-Grip avec construction Litebase, le must en la matière, pour offrir une meilleure adhérence sur tous types de terrains et dans toutes les conditions.
La Tecton X3 est disponible à la vente à partir du 15 août 2024 sur le site HOKA.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/08/TECTON-X3-OK-1.jpg9731200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-08-13 05:00:002024-08-12 14:07:32Avant-première Tecton X3 : le plein de nouveautés pour cette Hoka à plaque carbone