Julien Michelon, l’un des espoirs haut-alpins du trail français, vient d’achever douloureusement sa saison par le Golden trail championship organisé sur l’archipel des Açores. Un championnat mondial où il s’est qualifié grâce à sa 2e place sur l’Ubaye Salomon, derrière Thibaut Baronian. Un article paru dans le Dauphiné Libéré sous la plume de Pascal Haudicot.

De quoi s’agissait-il et comment avez-vous été sélectionné pour cet événement inédit aux Açores ?

« Il s’agissait des championnats du monde, aux Açores au milieu de l’Atlantique, en remplacement de la finale de la Golden trail series annulée à cause de la crise sanitaire. Il s’agissait d’un regroupement des meilleurs trailers mondiaux. Je n’avais jamais rencontré une telle densité. J’ai eu la chance d’y participer grâce à ma 2e place au trail de l’Ubaye Salomon en août derrière Thibaut (Baronian)»

Comment avez-vous vécu cet événement ?

« Je suis passé à côté à cause d’une blessure. Il m’a été impossible de prendre le départ de la 4e et dernière étape à cause d’une inflammation tendineuse à la jambe. D’ailleurs aujourd’hui, je ne peux toujours pas marcher normalement. »

En quoi consistaient ces épreuves ?

« Cela consistait en un prologue le premier jour de 3 km suivi de 4 jours de courses entre 25 et 30 km. »

Les conditions de course aux Açores sont difficiles en cette période. Qu’en a-t-il été réellement ?

« Non seulement on n’a jamais eu le beau temps, mais les conditions de courses disons-le, étaient exécrables ! On ne voyait pas à quelques mètres tellement il pleuvait et qu’il y avait de brume. C’était un déluge où je n’ai jamais réussi à m’adapter. On devait d’ailleurs changer d’île pour les épreuves, mais la météo était telle que l’organisation y a renoncé. On mettait parfois une heure pour parcourir 5 km ! »

• Boue, jungle, tunnels et ponts suspendus…

Comment étaient les surfaces ?

« Il y avait de la boue, une véritable bouillasse où on s’enfonçait parfois jusqu’aux genoux. On a progressé dans une véritable jungle où il fallait parfois grimper 1m50 en se hissant avec des branches au milieu du visage. Je me souviens m’être faufilé au travers de la végétation, avec des passages en tunnel, en traversant parfois des ponts suspendus ! J’ai surtout souffert dans les descentes tellement techniques. »

Et qu’en a-t-il été de votre performance ?

« Le 3e jour, j’ai réussi à remonter au général mais à quel prix ! Si bien que le dernier jour, c’était trop, j’ai lâché prise. Impossible de prendre le départ de la dernière étape. On a dû me bander la jambe pour rentrer. »

Comment expliquez-vous cette fin de saison ?

« Cette saison particulière a été exigeante. Je suis arrivé aux Açores déjà un peu émoussé avec un début de blessure. La dureté de la course a fait le reste ! Mais je ne regrette rien, J’ai beaucoup appris de cette épreuve, même si mon corps a lâché en allant au bout de moi-même. C’est la fin de saison, j’avais l’intention de couper de toute façon. »

Qu’en avez-vous retiré malgré vos déboires ?

« Cela restera une énorme expérience qui m’a permis de rencontrer beaucoup de gens. Cela m’a aussi éclairé aussi sur les points que je devrai travailler en vue de la prochaine saison. »

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