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Héroïque, Sébastien Raichon remporte la Montane Winter Spine au bout du suspense

Sébastien Raichon. Photo Spine Race

Jeudi 15 janvier, l’aventurier et ultra-traileur Sébastien Raichon a franchi la ligne d’arrivée de la brutale Montane Winter Spine après 95 heures 43 minutes et 52 secondes de course. Porté par son expérience et son mental inarrêtable, le Français a bénéficié de l’abandon de l’Espagnol Eugeni Roselio Solé durant une dernière nuit impitoyable sous un tempête de neige à -10°C.

Montane Winter Spine : des conditions épouvantables

Pour son premier défi de l’année, Sébastien Raichon a pris le départ de la mythique Winter Spine, surnommée « la Barkley anglaise », dimanche 11 janvier au matin. Pendant 4 jours, il a subi les conditions intraitables du Pennine Way sur l’énorme distance de 450 kilomètres. « On a tout eu : rafales à 80 km/h, pluie verglaçantes, neige, champs de boue… », précise le coureur.

Les conditions ont été telles que la compétition a subi une vague d’abandons, dont John Kelly et Chris Cope, tous deux favoris. Mais Sébastien Raichon, longtemps second, a tenu le coup. « J’ai pris mon rythme de sénateur. J’ai des bobos hein, mais je gère ! », précisait l’aventurier français durant sa longue épopée solitaire.

Montane Winter Spine : une dernière nuit décisive

C’est dans la dernière nuit que tout s’est joué. Jusqu’alors en tête de course, l’Espagnol Eugeni Roselio Solé, vainqueur en 2013, 3ème en 2017, a fini par abandonner, fragilisé par un froid extrême de -10°C et une immense fatigue.

Une mésaventure que l’Espagnol avait déjà connue en 2019, alors qu’il était en 2ème position derrière Jasmin Paris, future gagnante de l’épreuve cette année-là. Alors qu’il n’était plus qu’à 10 kilomètres de l’arrivée, il avait déclenché sa balise et abandonné, épuisé et congelé.


Son abandon bénéficie cette année à Sébastien Raichon, qui s’est donc emparé de la tête de course dans les dernières heures pour passer la ligne d’arrivée après près de 4 jours de course, plus précisément 95 heures 43 minutes et 52 secondes, sur « la course la plus brutale de Grande-Bretagne ».

Le « guerrier » prouve encore une fois son endurance physique et mentale hors du commun.

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