Le catalan Kilian Jornet a remporté pour la septième fois la course suisse Sierre Zinal (31 km et 2200 m D+).  Et avec un temps de 2h25mn35s, il bat le record légendaire de près de 4mn, vieux de 2003, établi en son temps par le grand champion Jonathan Wyatt. 

Kilian Jornet est insatiable et du kil Vertical à l’Everest ne craint rien ni personne. Il a remporté pour la septième fois de sa carrière la célèbre épreuve de course suisse Sierre-Zinal qui se déroule en Valais. Sa victoire marque l’histoire et une nouvelle étape dans sa carrière.En retrait sur le circuit cette saison, Jornet a fait le choix de courir moins pour s’entraîner plus, notamment en augmentant les séances d’intensité et sur le plat. La raison ? Se renouveler mais surtout tenter d’aller chercher de nouvelles limites. Son record personnel sur Sierre-Zinal en faisait partie comme celui de Jonathan Wyatt (2h29mn12s), vieux de 2003.

Pour ça, il fallait faire face à l’une des oppositions les plus fortes qu’il n’ait jamais rencontrée et réaliser une course pleine. Jornet a donc très tôt pris les choses en main en se mettant devant le peloton dans le premier kilomètre pour s’échapper dès que la pente s’est élevée. Derrière, c’est Pietro Mamu, champion du monde course en montagne, qui l’a pris en chasse. Mais il ne l’a jamais revu malgré un écart qui n’a jamais dépassé les deux minutes.

Sur la ligne d’arrivée dans un Zinal en folie, Jornet signait le temps de 2h25mn35s et effaçait des tablettes le chrono de Wyatt. Mamu venait prendre la deuxième place en 2 h 26mn31s. L’Américain Jim Walmlsey complétait le podium en 2 h 31mn52s. “Les jambes étaient bonnes aujourd’hui, témoigne Jornet. Dès le début, je me sentais bien. Pourquoi le record cette année ? J’ai moins couru et ça laisse le temps de s’entraîner plus.”

Chez les dames, la Suissesse Maude Mathys bat également le record en 2 h 49mn20s, en pulvérisant la marque d’Anna Pichtrova placée à 2h55mn, qui avait en son temps écrasée la course en montagne de toute sa classe.

Thibaut Baronian a pris la 14e place en 2h38mn46s, termine premier français. L’ancien fondeur, kiné des Bleus sur la Coupe du monde l’hiver, se montrait déçu à l’arrivée, après une préparation handicapée par une cheville. “Je suis à mon niveau. J’ai eu une préparation délicate et je l’ai ressenti sur les plats.” Côté féminin, une très belle réussite de Anaïs Sabrié qui termine à la 5ème place en 3h01mn58s. Chez les hommes, après Thibaut Baronian, dans le top 30 le plus relevé de l’histoire de la course, on félicite Arnaud Bonin, auteur d’une belle 20ème place en 2h41mn et Julien Rancon 29ème en 2h43mn21s, en retrait par rapport à sa performance de 2018 (2h36mn) . Nicolas Martin en termine un peu plus loin, en ayant eu le courage d’aller ainsi sur un terrain qui ne lui était pas favorable.

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