La vie courante : François D’Haene raconte ses courses, ses aventures, ses engagements
Il a le regard clair et le sourire timide ce ceux qui, parfois, préfèrent les silences aux mots. Il a 7 ou 8 ans, un gros sac sur le dos et part en randonnée dans la montagne. Cette photo, face à la page 96 du livre La vie courante, résume tout : l’amour de François D’Haene pour la montagne, pour l’effort, pour une certaine forme de solitude aussi. Au fil des pages, entre récits de courses haletantes et réflexions plus personnelles sur sa propre trajectoire et sur la vie en général, le champion français délivre un récit que les passionnés d’endurance se feront une joie de dévorer. À leur propre rythme, sans barrière horaire…
La vie courante, la 4e de couverture
« Un grand de l’ultra-trail partage sa passion. Elle prend sa source de l’enfance dans une famille sportive, au pied des montagnes. À chaque étape de sa vie et de ses courses, François D’Haene s’interroge sur ce qui lui a permis de garder le goût de courir longtemps, très longtemps, et d’accéder aux plus beaux des podiums, de l’UTMB à la Diagonale des Fous, en passant par la Hardrock ou le Mont Fuji. C’est un plaidoyer pour l’équilibre d’une vie où la course jamais ne détruit les bonheurs quotidiens, ceux de la famille, de la fidélité, en amitié, du travail, de la vigne, du plaisir des longues sorties improvisées en montagne et du ski-alpinisme en hiver. Une réflexion nourrie par près de deux décennies de pratique, où les amateurs trouveront une foule de conseils pour vivre longtemps leur passion de la course d’endurance. »

La vie courante, un prologue haletant
En guise de prologue, François D’Haene nous entraîne dans le récit de sa toute première course, un 72 km nommé TGV, pour Tour des Glaciers de la Vanoise, qu’il réalise en 2006, alors qu’il n’a que 20 ans et que tout le monde est convaincu que la maturité est la première qualité d’un traileur, que les jeunes ne peuvent pas rivaliser. Embarqués dans la course, nous vivons avec lui sa métamorphose au fil des kilomètres, son envie de gagner, les douleurs qui surviennent, et la victoire, au bout, qui symbolise la naissance d’un champion. Impossible de résister à l’envie d’aller plus loin…
« Pour aller au bout de telles épreuves, il faut savoir au fond de soi pourquoi on s’y lance. Dans mon cas, ce n’est pas pour gagner mais pour vibrer de tout mon être. »
François D’Haene
La vie courante, ou l’amour des grands espaces
Il est tombé dans le trail quand il était petit, et ne s’en est jamais remis. Enfant déjà, François D’Haene était fasciné par les sorties longues, les heures passées dans la nature, le bonheur des courses dans le massif de la Chartreuse. À 18 ans, il abandonne définitivement l’athlétisme pour se tourner vers la montagne et la course nature. Hors des stades.
C’est en 2004, à 18 ans, qu’il s’aventure pour la première fois du côté du mont Blanc. Il n’y a qu’une seule façon d’y grimper : en partant du bas, et d’une seule traite. Ce qu’il fera. L’année suivante, on lui propose d’être kiné bénévole sur l’UTMB. Il n’imaginait même pas que faire le tour du massif du Mont-Blanc en courant était possible. Il découvre le monde de l’ultra-trail et c’est le coup de foudre.
En 2006, il prend un dossard pour la CCC et y inscrit aussi son père ; c’est son cadeau de Noël. C’est cet été-là, avant l’UTMB, qu’il gagne sa première course, le Tour des Glaciers de la Vanoise. Il terminera quatrième de la CCC, où il a failli abandonner 10 fois. Une quatrième place de la fougue et de l’abnégation. Une course où il aura découvert comment surmonter la douleur pour se transcender. Et surtout, une course où il a découvert sa voie : l’ultra.

La vie courante, l’histoire d’une passion
La suite, on la connaît en partie, mais François D’Haene nous la fait vivre avec ses propres mots. Salomon, le statut de coureur professionnel, son abandon lors de son 1er UTMB, puis les victoires, nombreuses. Et parmi elles, la fameuse « course du siècle », telle qu’elle a été nommée, quand François a remporté l’UTMB en devançant Kilian Jornet, Tim Tollefson, Xavier Thévenard et Jim Walmsley. C’était sa troisième victoire, et il égalait le record détenu par le champion espagnol. Un régal.
La vie courante, de François D’Haene. Guérin – Éditions Paulsen

























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