La 4ème édition du Nice Côte d’Azur by UTMB s’est achevée dimanche 28 septembre dans une ambiance à la fois sportive et chaleureuse. Durant quatre jours, l’événement a réuni plus de 5000 coureurs et des milliers de spectateurs autour de parcours exceptionnels. Des sommets du Mercantour aux rivages méditerranéens de la Promenade des Anglais, en passant par l’arrière-pays niçois, ses villages pittoresques à flanc de montagne, la fête du trail a été totale. Sur le grand format de l’épreuve, Paul Cornut Chauvinc a atomisé le record de la course.

Nice Côte d’Azur by UTMB : Paul Cornut Chauvinc impérial

Ils ont eu de la neige, avant d’être éclaboussés de soleil. Du flocon à la vague, le format 100 Miles du Nice Côte d’Azur by UTMB a offert aux coureurs un contraste saisissant entre la rudesse des sentiers d’altitude et l’arrivée au cœur d’une ville de Nice baignée de soleil.  

Sur ce parcours si contrasté, Paul Cornut Chauvinc a frappé un grand coup. Il a surpris tout le monde en bouclant l’épreuve avec 2 heures d’avance sur les prévisions de l’organisation. Accentuant progressivement son avance tout du long de la nuit, l’Ardéchois installé à Foix, favori de l’épreuve, a pulvérisé le record en franchissant la ligne en 18h52’37’’, améliorant de près de 2h30 la précédente marque de Cristofer Clemente Mora établie en 2024 (21h22’14”).

Pourtant, le début de course, partie d’Auron vendredi à 13h00, n’a pas été simple pour le futur vainqueur : « Au départ, je doutais même de ma capacité à finir. Puis, au bout de 5 heures, tout s’est aligné et mes douleurs aux jambes ont disparu », confiait-il à l’arrivée.

Théo Le Boudec et le Belge Nicolas Thomas ont quant à eux offert un superbe spectacle « bras de fer », se départageant dans un sprint final haletant pour compléter le podium, arrivant respectivement en 19h52’12” et 19h52’18”. Des performances remarquables pour une édition 2025 déjà record.

Chez les femmes, la Canadienne Stephanie Case était en tête avant la tombée du jour, mais a été doublée dans la nuit par Michaela Lishakova. La Slovaque a tenu la corde tout le reste du parcours jusqu’à la ligne d’arrivée qu’elle a franchie en 25h16’07’’, devançant la Canadienne de 32 minutes. La Britannique Ellen Cheethan a complété le podium en 26h06’41’’.

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Nice Côte d’Azur by UTMB : Virgile Moriset et Chloé Souvigné s’offrent le 100 K

Dans la nuit de samedi à dimanche, les premières femmes du 100K ont franchi la ligne d’arrivée. La Française Chloé Souvigné s’est imposée en 15h08’12’’, à sa grande surprise. Quelques instants après sa victoire, elle confiait : « Je ne visais pas le podium, donc je suis super contente. J’ai l’impression d’avoir toujours été en gestion, même si le mental a un peu lâché sur la fin. » 

Après 111 km sur les sentiers escarpés du Mercantour, entre cols, villages et panoramas spectaculaires, c’est bien elle qui a levé les bras sur la Promenade des Anglais, devançant la Norvégienne Ingrid M Due-Gundersen et la Française Sarah Meharfi.

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Chloé Souvigné. Photo UTMB Group

Quelques heures auparavant, Virgile Moriset, très ému, s’était adjugé la victoire chez les hommes en 11h54’45’’, devant le Niçois Sébastien Poesy et l’Italien Daniel Jung.

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Virgile Moriset. Photo UTMB Group

Nice Côte d’Azur by UTMB : Miguel Benitez et Kim Schreiber s’adjugent le 50 K

Samedi matin, le 50K a lancé les coureurs depuis le Col d’Eze, sur un format rapide et explosif, offrant des vues panoramiques sur la Méditerranée et un décor majestueux dans le Parc Naturel Départemental de la Grande Corniche.

Chez les femmes, les Allemandes ont signé un doublé. Kim Schreiber s’est imposée en 05h16’27”, devant sa compatriote Vanessa Schätzle et la Française Charlotte Mouchet.

Chez les hommes, les leaders se sont livrés une belle bataille, dont est sorti vainqueur Miguel Benitez en 04h28’44”. Très fort sur les portions roulantes, l’Espagnol a accéléré après le ravitaillement de Laghet pour doubler Loïc Robert, qui termine 2ème, devant l’Italien Andrea Prandi, 3ème.

Nice Côte d’Azur by UTMB : 1ère trail et 1ère victoire internationale pour l’Allemande Caroline Balduhn

Parti dimanche matin de Saint-Jean-Cap Ferrat, le 20K a sacré l’Allemande Caroline Balduhn, qui prenait part à son premier trail, en 02h06’53”. Elle s’impose devant la Suissesse Claudia Bernasconi et la Française Elodie Beuzit. Chez les hommes, le Français Alexandre Meyleu s’est imposé en 01h41’33”, après avoir pris la tête au pointage intermédiaire, distançant Baptiste Massot, 2ème, et Morgan Le Tennier, 3ème. 

Voir les résultats complets de toutes les courses ICI

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Photo UTMB Group
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Durant 4 jours, du 25 au 28 septembre, la planète trail a eu les yeux rivés sur Canfranc, dans les Pyrénées espagnoles, où se sont déroulés les Championnats du monde de trail et course en montagne 2025. Sur l’ensemble des 4 épreuves « seniors », la France a récolté 8 médailles et réaffirmé son statut de meilleure nation mondiale. En, individuel, Frédéric Tranchand a décorché l’or sur le trail court.

Championnats du monde de trail et course en montagne 2025 : « Rester la meilleure nation du monde ! »

L’objectif du responsable et de l’entraîneur de l’équipe de France de trail et de couse en montagne, respectivement Julien Rancon et Adrien Séguret, était clair : rester la meilleure nation du monde. Un objectif ambitieux, tant le niveau des prétendants aux podiums était cette année autrement plus relevé qu’il y a 2 ans à Insbruck, lors des derniers Mondiaux. Evidemment, par rapport à la moisson exceptionnelle du millésime 2023, il était difficile, voire quasi impossible, de réitérer l’exploit. Rappelons-nous qu’il y a 2 ans, les Bleus avaient engrangé 9 médailles, dont 6 en or, un véritable ras-de-marée.

Les médaillés d’or en individuel avaient été Clémentine Geoffray en trail court, Benjamin Roubiol et Marion Delespierre en trail long.
Les médaillés d’or par équipe avaient été l’équipe de France femmes de trail court, et les équipes de France Femmes et Hommes de trail long.
Les 3 autres médailles de 2023, en bronze, avaient été pour l’équipe de France Femmes sur la Classique de courrse en montagne, l’équipe de France Hommes de trail court et Manon Bohard en trail long.

Avec 8 médailles, l’équipe de France 2025 a donc fait pratiquement aussi bien qu’en 2023, même si les métaux ne sont pas les mêmes. 2 médailles d’or, 4 d’argent et 2 de bronze viennent tout de même récompenser les athlètes tricolores, qui ont largement tenu leur rang.

Championnats du monde de Montée Sèche 2025 : Christel Dewalle 6ème, la France en argent

Comme en 2023, Christel Dewalle, reine absolue du Kilomètre Vertical en France, a décroché la 6ème place de la montée sèche, remportée par l’Allemande Nina Engelhard devant la Finlanaise Susanna Saapunki et l’Américaine Anna Gibson. Avec la 8ème place de Nélie Clément et la 22ème place de Marie Nivet, les Bleues remportent la médaille d’argent par équipe, derrière l’Italie qui remporte l’or.

Chez les hommes, Quentin Meyleu et Théodore Klein ont terminé respectivement 9e et 10e du nouveau champion du monde, le Suisse Rémi Bonnet, qui a réussi à tenir à distance les Kényans Richard Atuya et Patrick Kipngeno, 2ème et 3ème. Malgré la belle 28ème place du toujours vert Emmanuel Meyssat, les Bleus terminent au pied du podium par équipe.

Championnats du monde de course en montagne classique 2025 : Nélie Clément sauve l’honneur

Il s’en est fallu de 5 places pour que les Bleues décrochent une médaille de bronze par équipe dans l’épreuve de Course de Montagne Classique des Championnats du monde. Les 3 mieux classées de l’équipe ont pris respectivement les 7ème place (Nélie Clément), 11ème place (Marie Nivet) et 22ème place (Christel Dewalle), totalisant 40 points. En effet, sur cette épreuve de course de montagne, ce n’est pas une addition des 3 meilleurs chronos, comme en trail, mais des 3 meilleures places. Les Bleues finissent ainsi au pied du podium, derrière le Kenya (14 points), les États-Unis (32 points) et la Suisse (35 points).

En individuel, c’est l’Allemande Nina Engelhard qui s’est imposée et a doublé la mise, après son titre de championne du monde de course verticale glané jeudi. L’Allemande a dominé du début à la fin et a mis 1h11mn00s pour avaler les 14,3km et 775mD+, devançant la Kényane Ruth Gitonga (1h12mn54 s) et la Suissesse Oria Liaci (1h13mn15 s).

Championnats du monde de course en montagne classique 2025 : Les Bleus dépassés

Pas de miracle bleu chez les hommes, où les Kényans ont fait la loi, plaçant 4 coureurs dans les 6 premiers ! Philemon Kiriago est le nouveau champion du monde (1h02mn30s), devant l’Ougandais Martin Kiprotich (1h03mn14s) et le Kényan Paul Machoka (1h03mn25s). Le premier Français, Théodore Klein, se classe 22ème en 1h07mn32s. La France termine 8ème par équipe, avec Corentin Capelier (32ème), Romain Discher (44ème) et Jules Barriod (50ème).

Championnats du monde de trail court 2025 : Frédéric Tranchand roi du monde, les Bleus en argent et en bronze

Au terme d’une course parfaitement maîtrisée, Frédéric Tranchand a dompté la concurrence pour s’imposer sur les 44km du Trail Court des Championnats du Monde. Champion de France de montée sèche et de trail court, il avait fait de cette course son objectif et a survolé les débats avec classe. Impérial, il a repoussé son dauphin, l’Espagnol Manuel Merillas, à plus de 3 minutes. Un autre Espagnol, Andreu Blanes, a terminé 3ème à près de 10 minutes du Français. A noter la belle performance également de Sylvain Cachard, qui termine dans le Top10 mondial, à la 8ème place ! Grâce au résultat d’équipe (Frédéric Tranchand, Sylvain Cachard, Johann Baujard, Pierre Galbourdin, Thomas Butez et Thomas Cardin), les Bleus ont remporté la médaille d’argent, derrière l’Espagne et devant l’Italie.

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Frédéric Tranchand, champion du monde de trail court. Photo Organisation

Côté féminin, si aucune fille n’est montée sur le podium individuel, la prestation collective a valu à l’équipe de remporter la médaille de bronze, derrière la Suède et l’Espagne. L’équipe était composée de Clémentine Geoffray (6ème et meilleure Française), Olivia Magnone, Adeline Martin, Émilie Menuet et Lucille Germain.

Championnats du monde de trail long 2025 : Benjamin Roubiol et Louison Coiffet vice-champions du monde, les Bleus en or

Quelle course fantastique que ce championnat du monde de trail long, dont 2 des 3 héros ont été français ! Si l’Américain Jim Walmsley, archi-favori, s’est finalement imposé avec maestria en 8h35mn11s au bout des 81km et 5400mD+ du parcours très technique tracé autour de Canfranc, il a été accompagné pendant plus de 60km par le champion du monde sortant et champion de France de trail long 2025 Benjamin Roubiol et le vice-champion de France Louison Coiffet. Les 2 Français ont terminé main dans la main à 11 minutes du Roi Walmsley, et ont décroché ensemble le titre de vice-champion du monde !

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Le podium du Trail Long hommes. Photo Organisation

La prestation exceptionnelle de l’équipe de France, avec la 10ème place de Vincent Bouillard (suivi de près par Baptiste Chassagne, 11ème), a assuré à la France la médaille d’or par équipe, rééditant l’exploit de 2023.

Championnats du monde de trail long 2025 : Anne-Lise Rousset 6ème, les Bleues en bronze

Dans la course féminine, Il y avait Katie Schide et les autres. En tête dès les premiers kilomètres, l’Américaine, archi-favorite, a fait un cavalier seul, naviguant rapidement avec plus de 20 minutes d’avance sur ses adversaires. Elle s’est imposée très largement en 9h 57mn 59s, 25e au scratch, avec 29 minutes d’avance sur sa dauphine, la remarquable Népalaise Budha Sunmaya, et 38 sur l’Italienne Fabiola Conti.

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Le podium Femmes du Trail Long. Photo Organisation

Côté français, l’équipe a été solide mais un ton en dessous, la mieux placée, Anne-Lise Rousset, finissant 6ème. Avec la 8ème place de la championne du monde sortante Marion Delespierre et la 10ème place de la championne de France Hillary Gerardi, les Bleues s’offrent un beau tir groupé et une belle médaille de bronze par équipe, derrière l’Italie et les États-Unis.

À noter qu’avec la 17ème place de Jennifer Lemoine et la 18ème place d’Anne-Cécile Thévenot, arrivées dans la même seconde, la France place ses 5 coureuses dans le Top 20 mondial. Respect Mesdames.

Femmes Trail Long
Les Bleues du trail long. Photo FFA
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Traverser le Massif des Maures, découvrir un visage plus sauvage du fameux Golfe de Saint-Tropez, quel traileur n’en a pas rêvé ? De cette envie, Outdoor 01 en a fait une réalité en lançant en 2026 la Western Azuréenne, une épreuve pensée comme la Western States Endurance Run, avec en distance vedette un 100 Miles et 5000mD+ sur un parcours roulant fait de grands chemins type DFCI et des pacers autorisés pour les 65 derniers kilomètres. Première édition du 10 au 12 avril prochains.

Western Azuréenne : tout le charme du Golfe de Saint-Tropez en mode trail

Si tout le monde connaît la beauté du port de Saint-Tropez, c’est oublier un peu vite la beauté du Golfe, son arrière-pays, ses forêts préservées, ses crêtes sauvages et ses panoramas mêlant les reliefs escarpés avec le bleu de la Méditerranée à perte de vue. La Western Azuréenne, c’est tout ça à la fois ! En devenant le premier ultra-trail format 100 Miles organisé dans cette région, qui pour l’instant ne proposait aucune longue distance, cette nouvelle épreuve unique en son genre emmènera les coureurs découvrir les villages qui ont fait la réputation de cette région et que le monde entier nous envie.

Western Azuréenne : inspirée de la Western States, chemise finisher en prime !

Comme le 2ème Régiment de Cuirassiers débarque sur la plage de Nartelle à Sainte-Maxime, la Western Azuréenne débarque dans le calendrier des ultra-trails en s’inspirant des codes de sa légendaire cousine américaine la Western States Endurance Run. On retrouve non seulement les pistes larges de l’est californien, mais aussi la possibilité d’être accompagné par un pacer sur les 65 derniers kilomètres (inclus dans le prix de l’inscription), un dénivelé positif de 5000m et la désormais traditionnelle chemise Finisher remise à l’arrivée à tous les participants. La Western Azuréenne sera la première manche de la Ligue Ultra*, qui comptera 4 courses en 2026.

Western Azuréenne
Western Azuréenne

Western Azuréenne : un 100 Miles comme une carte postale

Après un départ donné à Grimaud, connu pour sa cité lacustre, une curiosité architecturale inaugurée en 1966, les coureurs s’élanceront sur une trace avec comme première escale Sainte-Maxime, petite ville portuaire protégée du mistral par les collines boisées du massif des Maures. Pas le temps de s’arrêter au Plan de la Tour pour prendre un pastis à l’ombre des platanes de la place Foch ou visiter le monumental “Rêve de l’oiseau” de Niki de Saint Phalle, il faut déjà repartir à l’attaque du massif des Maures pour rejoindre le village de La Garde-Freinet. Qu’on ne s’y trompe pas, s’il y a bien un frène sur les armoiries du village, c’est le royaume des chênes-lièges et de châtaigniers. Le point culminant de la course est passée, il est temps de redescendre même si bien entendu le parcours réserve encore quelques surprises qui obligeront les coureurs à ressortir leurs bâtons.

Difficile de ne pas avoir envie de s’arrêter quelques instants devant la petite église colorée de la Môle qui avec sa devise « Souviens-toi de vivre » donnerait des envies d’envoyer balader les barrières horaires, mais il faut déjà rejoindre Cavalaire, La Croix Valmer et Gassin avant de revenir, tel Ulysse qui a fait un long voyage pour rallier son port d’origine. Grimaud est déjà là, c’est bien simple, on n’a pas vu passer le temps devant tant de beauté et de paysages variés. A l’arrivée, il ne restera plus qu’à déguster une part de la fameuse tarte Tropézienne pour que l’expérience Western Azuréenne soit complète et inoubliable !

Western Azuréenne : 5 distances pour tous niveaux

Si le 100 Miles sera l’épreuve vedette, afin de permettre à un maximum de coureurs de pouvoir profiter de la fête, plusieurs distances sont proposées : 
– 165km en solo ou en relais à 8,
– 100km,
– 45km,
– 25km,
– 10km.

Inscriptions à partir du 1er novembre ICI

Attention, nombre de places limité à 500 coureurs par distance. Prix du dossard de 20 à 180€.

La Ligue ULTRA, mode d’emploi

La Ligue ULTRA est un circuit d’ultra trail prestigieux regroupant 4 épreuves majeures en France dont deux événements déjà existants, à savoir l’Ultra 01 et le Trail de Haute Provence, ainsi que deux créations exclusives, la Western Azuréenne et le GRM3V. Le principe de la Ligue ULTRA est simple : les participants doivent compléter les 4 épreuves en 2 ans pour se qualifier pour la Ligue ULTRA Finals à Moorea, en Polynésie (billet d’avion offert). Autre option pour se qualifier pour la Ligue ULTRA Finals : chaque podium scratch des courses (hommes et femmes) offre un Golden Ticket avec le vol offert. De quoi être bien motivé !

Ligue Ultra
Ligue Ultra

Les 4 épreuves de la Ligue ULTRA

1. La Western Azuréenne (Création originale) – 10/12 Avril 2026

2. Le trail de Haute Provence (THP) – 14/17 Mai 2026

3. Le Tiger Balm ULTRA 01 – 10/12 Juillet 2026

4. GRM3V  (Création originale) – Septembre 2026

La Ligue ULTRA bénéficie d’une couverture média unique avec la diffusion d’un résumé de 26 minutes dans l’émission Trail 360 sur Canal+, une émission mensuelle dédiée au Trail, avec replay sur la plateforme Mycanal et promotion des courses sur INFOSPORT+

Western Azuréenne
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Après ses victoires de 2022 et 2023, où il avait battu le record du Tor des Glaciers, Sébastien Raichon s’est élancé en grand favori dans cet immense tour du Val d’Aoste de 450 km et 32000mD+. Et le favori n’a rien lâché, malgré un coup de froid dès la première nuit, pour s’imposer à Courmayeur le 18 septembre, après 124h53mn45s de course.

Tor des Glaciers : Sébastien Raichon au bout de l’effort

Il rêvait de battre son propre record de 114h29 établi en 2023 lors de sa dernière apparition sur le Tor des Glaciers, et avait établi un tableau de marche pour y parvenir, mais Sébastien Raichon s’est rapidement rendu compte que l’exploit ne serait pas possible. En cause, des conditions climatiques défavorables avec un avis de grand froid et de neige (crampons obligatoires) dès la première nuit, où le Français a pris un coup de froid qui l’a pénalisé durant toute l’épreuve, l’empêchant de respirer pleinement.

Sans pour autant baisser les bras, Sébastien Raichon, habitué des grandes escapades solitaires, détenteur depuis le mois de juin du record du GR20 en autonomie totale, a su gérer son avance et répartir ses temps de sommeil dans les différents refuges et bases de vie pour maintenir un écart suffisant. Il n’a jamais été véritablement menacé par ses poursuivants, conservant toujours au minimum 15km d’avance, ce qui sur un Tor des Glaciers représente entre 5 et 6 heures de marge.

Photo DR
Pause dodo les pieds en hauteur pour le leader. Photo DR

Au final, Sébastien Raichon s’est imposé en 124h53mn45s, à une dizaine d’heures de son record. L’Irlandais Brian Mullins a terminé 2ème 6h30 plus tard. Le Polonais Jarek Gonczarenko a pris la 3ème place. Deux autres Français devraient terminer dans le Top 10, Mickael Berthon et Jean-Claude Letellier.

Sébastien Raichon : “C’est ma course de cœur. Ça n’a pas toujours été facile. Heureusement, il y a les montagnes qui sont magnifiques. Il y a l’accueil sur les sentiers et dans les refuges qui est extraordinaire. Ça donne une énergie folle et on sait pourquoi on est là. Pour soi, ses proches.”

Agence ZZAM - Nicola Biagetti
Agence ZZAM – Nicola Biagetti

Tor des Glaciers : suspense jusqu’au bout dans la course féminine

La favorite suisse Florence Golay-Geymond et la légende française de l’ultra Sandrine Béranger auront livré une bataille exceptionnelle en tête de la course féminine. Partie devant, la Suissesse a mené toute la course et compté jusqu’à 8 heures d’avance sur la Française, avant de voir son avance fondre petit à petit pour l’être plus que de 2 heures au 400ème kilomètre, alors qu’il ne restait plus qu’un marathon à courir, soit environ 10 heures de course avec les derniers passages de cols en altitude.

Au jeu du chat et de la souris, entre prise de repos et ingestion de repas, le suspense a été total, les deux femmes tentant l’une comme l’autre des coups de poker pour reprendre de l’avance pour l’une, grignoter encore son retard pour l’autre. Au final, Florence Golay-Geymond semblait bien partie pour s’imposer devant la valeureuse Française, qui devrait rajouter à son palmarès de légende un nouveau podium de prestige (palmarès avec en autres une 4e place à l’UTMB en 2008, 2 victoires sur l’Intégrale de l’Échappée Belle en 2013 et en 2018, une 5ème place sur la Diag en 2019 ou encore une 3ème place sur le Tor des Géants en 2022 et sur l’Ultra Trail di Corsica en 2023).

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Photo Tor des Glaciers
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Élu à l’unanimité de la rédaction d’Esprit Trail parmi les 100 plus beaux trails de France, le Trail du Petit Saint Bernard, connu désormais comme le TPSB, donne rendez-vous comme chaque année depuis près de 10 ans aux traileurs passionnés de montagne du côté de Bourg-Saint-Maurice pour aller crapahuter sur ses parcours sauvages. Focus sur l’édition 2025 qui se tiendra les 27 et 28 septembre prochains.

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Photo TPSB

Trail du Petit Saint Bernard : un vrai trail de haute montagne

Dernier trail de haute altitude de l’année, le Trail du Petit Saint Bernard est pour les compétiteurs avertis une dernière occasion de côtoyer la haute montagne avant que la neige recouvre tout pour 6 mois. Cette année, l’organisation attend près de 1600 coureurs sur l’ensemble des épreuves, représentant 17 nations !

Avec un départ situé depuis l’année dernière lieu-dit Les Chapieux, véritable porte d’entrée de la Vallée des Glaciers bien connue des randonneurs du Tour du Mont Blanc et les concurrents de l’UTMB, cette nouvelle base arrière est aussi sauvage que celle qui faisait précédemment office de lieu de départ, l’Hospice du Petit-Saint-Bernard.

Organisation familiale, à taille humaine, tout en sobriété, loin du ramdam des gros évènements, le TPSB est une véritable invitation à se reconnecter à la nature.

Laurent Vinner, organisateur du TPSB, résume ainsi son TPSB : « Authenticité, technicité, simplicité et rusticité, un éventail d’épreuves au cœur de la montagne sauvage ! »

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Photo TPSB

Trail du Petit Saint Bernard : un défi pour traileurs aguerris

Attention, si les parcours du Trail du Petit Saint Bernard sont de toute beauté avec les couleurs d’automne et des points de vue incroyables sur le mont Blanc ou l’Aiguille des Glaciers tout proches, ils sont réservés à des traileurs aguerris ayant déjà quelques trails montagne dans leur escarcelle.

L’organisation rappelle ainsi régulièrement que certains passages sont techniques et/ou engagés, et que les conditions peuvent être hivernales à cette période. Même les parcours de repli peuvent s’avérer très difficiles, comme l’année dernière, du fait des conditions climatiques et de terrain.

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Photo TPSB
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Photo TPSB
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Photo TPSB

Trail du Petit Saint Bernard : le programme de l’édition 2025

A suivre le 27 septembre :
– 10km de la vallée des Glaciers – 10km et 360mD+
– Verticale du Bonhomme – 5km et 900mD+
– Technitrail des Glaciers – 35km et 2700mD+

A suivre le 28 septembre :
– TPSB – 68km et 4000mD+
– Trail du Mont Blanc – 43km et 2800mD+
– Trail de la Grande Écaille – 21km et 1300mD+

Et enfin pour les guerriers :
– TPSB ULTRA 103km et 6700mD+, avec l’enchaînement Technitrail des Glaciers le samedi et TPSB le dimanche.

Plus d’informations ICI

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Photo TPSB
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C’est sous un soleil radieux et dans des conditions idéales que s’est déroulée le 6 septembre la 15ème édition de l’Ultra Trail du Vercors (UTV). Réunis au Centre Nordique d’Autrans-Méaudre-en-Vercors, près de 1 500 coureurs se sont élancés sur des parcours inédits, au cœur du massif du Vercors. Sur la plus grande des distances, l’UTV Solo, Léo-Paul Carcowski et Blandine Orsini se sont imposés.

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UTV 2025. PHOTO FOCUSOUTDOOR

Ultra Trail du Vercors : les vainqueurs des différentes épreuves

UTV Solo (82 km / 4 400 m D+)

Victoire de Léo-Paul Carcowski en 9h16’58’, devant Julien Chabat et Lionel Mercier. Chez les féminines, victoire de Blandine Orsini en 10h49’22’’, devant Pauline Philippart suivi de près par Marion Rouanne.

Trail des 4 Montagnes (48 km / 2 800 m D+)

Beau succès des locaux de l’étape avec la victoire de Robin Duvillard, suivi de près par Benjamin Marguet et Rémi Martin. Chez les femmes, victoire de l’excellente Eléa Kopf qui se classe 4ème du classement général, devant Laetitia Poggi et Aline Coquard.

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UTV 2025. PHOTO FOCUSOUTDOOR

Ultra Relais (4 sections de 19 à 22 km / 900 à 1500 m D+)

Victoire de Yannick Bonnet, Alexis Genin, Justin Constancias et Théo Constancias sur le relai hommes, devant l’équipe mixte composée de Florence Hanauer, Sébastien Diefenbronn, Ricardo Scalet et Maëlle Beauvir. Chez les féminines, victoire de Florine Avocat, Lisa Deville-Cavellin, Sophie Mollard et Chloé Chevalier.

Trail des Bleus du Vercors (9 km / 300 m D+)

Les jeunes cadets et juniors ont aussi brillé, avec la victoire de Timoté Gallin, devant Tinoé Vanpe et Albert Trezon. Chez les jeunes filles, c’est Maëlie Vanpe qui s’impose, devant Anaelle Gignoux et Mathilda Dodos.

Ultra Trail du Vercors : une édition fidèle l’esprit UTV

Avec près de 20 % de femmes au départ et de nombreuses initiatives pour limiter l’impact environnemental (zéro plastique, ravitaillements bio, navettes collectives, limitation du nombre de coureurs), l’UTV confirme son ambition : proposer un ultra trail authentique, ouvert et responsable.

Rendez-vous en septembre 2026 pour une nouvelle édition et un nouveau parcours, dans un autre village du massif du Vercors.

Voir tous les résultats et classements ICI

Voir toutes les photos de l’événement ICI

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UTV 2025. PHOTO FOCUSOUTDOOR
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PAS DE DOUCHE, PAS DE TÉLÉPHONE, PAS DE MATOS OBLIGATOIRE, MAIS UN ULTRA QUAND MÊME ! François d’Haene remet sa casquette d’organisateur pour une nouvelle édition de L’ULTRA SPIRIT au cœur du Beaufortain, du 19 au 21 septembre.

On aurait pu le croire émoussé par sa récente mésaventure sur l’UTMB, où il a tenté la passe de 5 victoires. Eh bien non ! le « Grand » va être au top avec son large sourire communicatif, et cette belle envie de partager avec chacun des coureurs présents sur cette édition qu’il souhaite « parfaitement parfaite » !

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Pas trop dur d’enchaîner après cet UTMB décevant ?

François D’Haene : Après un ultra-trail, il y a toujours une redescente, qu’il se soit bien ou mal passé… J’aime me prévoir très vite d’autres objectifs, très différents, pour me nourrir mentalement et physiquement. Le lundi d’après l’UTMB 2025, c’était la rentrée des classes de mes enfants, et ma sortie longue, cela a été de courir à l’arrêt de bus pour ne pas le louper. Et dès le mardi suivant, ce fut le début de trois semaines intenses pour peaufiner l’organisation de l’ULTRA SPIRIT, que j’avais un peu mis de côté « because UTMB ».

Comment sélectionnes-tu les participants ?

François D’Haene : Chaque année, on améliore les modalités de sélection des équipes qui vont concourir chez nous. Le premier critère, c’est d’en accueillir de nouvelles, car on a beaucoup de fidèles qui veulent revenir d’édition en édition. Lors de la phase de sélection, on demande aux candidats de nous démontrer les raisons de leur engagement, et de nous expliquer comment ils ont composé leur équipe. Cette cohésion de l’équipe, c’est le facteur principal de réussite. Au final, il y aura 45 équipes de 3 coureurs, soit 135 coureurs qui iront balader dans le Beaufortain.

Quels types de coureurs participent à l’ULTRA SPIRIT ?

François D’Haene : Au fil des éditions, je vois 3 profils types de coureurs. Le coureur classique, que je connais très bien, et qui aime venir en tant qu’habitué des ultras, même des élites, présents sans aucune pression. J’ai constaté qu’être en équipe soulage la pression individuelle, et pour les meilleurs, l’ULTRA SPIRIT permet de réaliser de bons blocs de volume.

On a ensuite des coureurs sans expérience sur ultra trail, et qui se servent de cette épreuve pour découvrir le long, et voir comment leur corps peut réagir sur le long terme, profitant de contacts avec des ultra traileurs aguerris qui ne sont pas avares de conseils. Et on a des coureurs qui ont simplement envie de changer d’horizon, de sortir des ultras traditionnels, dont ils sont un peu lassés après plusieurs années de pratique.

ULTRA SPIRIT permet de gommer la contrainte du résultat, pour retrouver le plaisir simple de la convivialité.

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©PaulVIARD_ULTRASPIRIT 2024

Comment s’annonce le millésime 2025 ?

Il y aura des surprises, même si le lieu de bivouac reste au même endroit, au-dessus du lac de Roselend. Ce site est magique et ravit chacun tant par sa configuration que par son agencement. Il y aura une douzaine d’activités nouvelles, mixant les innovantes et les plus classiques qui font toujours leur effet. Mais la vraie surprise, à cette période de septembre, c’est la météo qui peut nous faire passer du plein été à l’hiver rigoureux d’un jour à l’autre…

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©PaulVIARD_ULTRASPIRIT 2024

Les stars présentes sur cette édition ?

Tous nos bénévoles sont des stars ! Nous accueillerons avec plaisir de nouveau la pétillante Marianne Hogan, et notre héroïne de l’UTMB 2025, Camile Bruyas. Avec aussi parmi nous Thibaut Baronian, Gédéon Pochat, Michel Lanne, Simon Gosselin, Simon Dugué… Plus bien sûr, tous mes amis sportifs du Beaufortain, les Xavier Gacher, William Bon Mardion et d’autres qui seront tous là pour nous prêter la main.

Plus d’infos sur l’ULTRA SPIRIT ICI

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Située à deux pas de la Côte de Granit Rose, la Station Sports & Nature de Belle-Isle-en-Terre, magnifique village des Côtes d’Armor, niché entre le Guic et le Guer, organise un stage trail unique les 4 et 5 octobre prochains. Vous aimez la verdure et la nature ? Il ne vous reste plus qu’à foncer !

Station Sports & Nature de Belle-Isle-en-Terre : ne manquez pas l’occasion

Imaginez la vie de château et du trail à gogo le temps d’un week-end en plein cœur de la Bretagne. Votre rêve peut devenir réalité grâce à l’initiative de la Station Sports & Nature de Belle-Isle-en-Terre, en partenariat avec Eau et Rivières de Bretagne. Les 4 et 5 octobre, un stage unique vous attend dans les forêts de Coat An Hay et Coat An Noz ou le long de la vallée du Léguer, pour une immersion pleine nature riche en partage d’expériences.

Côté hébergement, tout est prévu, avec un camp de base situé au château de Lady Mond, dont les aménagements en dortoirs de 6 à 8 personnes avec douches et sanitaires privés permettront une véritable connexion entre participants, pour plus de convivialité.

CHATEAU LADY MOND
Château de Lady Mont, camp de base de luxe du stage.

Rien à faire côté repas, également compris dans le programme, et préparés par un traiteur local lui-même sensibilisé à la nutrition pour traileurs. Cerise sur le gâteau, les organisateurs ont comme partenaire de l’événement la marque de nutrition française Meltonic, et pourront en profiter pour tester les produits.

SPORTNATURE
Du vert et des rivières…

Stage trail Sports & Nature à Belle-Isle-en-Terre : le programme

Samedi 4 octobre : 40 km en 2 sorties avec 2 traileurs bretons expérimentés, Jonathan Parisé (5 fois champion de Bretagne de trail, 12ème de la Diagonale des Fous 2018) et Julien Hervé (Diagonale des Fous, Échappée Belle, GRP…) On court, on prend des conseils, on partage des expériences.

JONATHAN PARISÉ
Jonathan Parisé
JULIEN HERVÉ
Julien Hervé

Dimanche, 20 km en 2 sorties, ainsi que des tests de podologie (renforcement du pied, préférence motrices) avec un spécialiste. Là aussi, entre course et conseils, la journée sera riche en enseignements. Et en plaisir.

Si le programme est réparti sur 2 jours, il est possible de ne participer qu’à une seule des 2 journées au choix, le samedi ou le dimanche.

Infos, programme complet et inscriptions ICI

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Après 2 échecs en 2023 et 2024, le capitaine de l’armée britannique Tom Evan a dominé de la tête et des épaules l’UTMB 2025, s’offrant une victoire de prestige à Chamonix. Si le petit rituel de la canette de RedBull bue à même la chaussure a marqué les esprits, son esprit à lui, où était-il ? Entre playlists, podcasts et datas, que lui susurrait son casque à ses oreilles ? Cécile Bertin lui a posé la question.

Tu as toujours un casque Shokz sur les oreilles. Ta playlist ressemble à quoi ?

Tom Evans : En réalité, je n’ai pas une playlist mais plusieurs que je choisis en fonction de la séance que je dois faire. Pour les séances axées sur l’endurance fondamentale, je cherche à rester détendu en m’assurant de ne pas aller trop vite ou de ne pas « travailler » trop fort, je reste donc sur des sons assez cool. Et dès que je bascule sur des séances au rythme plus soutenu, je bascule sur la musique entraînante et motivante. Du rock quoi ! Mais je dois avouer un truc hyper gênant : même si je suis britannique j’ai une passion honteuse pour la musique country américaine… Je pense même être sur le podium de ceux qui écoutent le plus ce type de musique sur Spotify, ce qui est très embarrassant. (Rires.)

UTMB AOUT S.DEMARD 2025 -0929
Photo Stéphane Demard

Sur instagram, tu as évoqué le fait que tu écoutais beaucoup de podcasts. Quel genre de podcasts ?

Tom Evans : En réalité, cela va peut-être surprendre mais j’écoute très rarement des podcasts sur le trail running. J’adore écouter des podcasts historiques ou carrément comiques. Ce matin pour ma sortie, j’ai écouté un épisode de « Off Menu » animé par Ed Gamble et James Acaster qui invitent des célébrités pour parler de leurs plats préférés, de leur restaurant de rêve… Ça part vraiment très loin, mais c’est très drôle.

Pendant l’UTMB, tu avais encore ton casque. Tu écoutais des podcasts ?

Tom Evans : Alors non, en course, je pars uniquement avec la musique. Et même mieux, je pars avec 3 playlists différentes qui sont découpées comme je découpe le parcours. La première partie, jusqu’à Courmayeur, j’ai une playlist « cool » avec beaucoup de musique country pour me relaxer, rester dans ma bulle et ne surtout pas partir trop vite, trop tôt. Après Courmayeur, je pars sur une playlist plus joyeuse, plus entraînante et on peut dire que cela ressemble plus à la bande originale du film « The Greatest Showman » avec un peu de Taylor Swift pour le côté musique pop totalement assumé. Et à partir de Champex-Lac, j’attaque la dernière playlist plus rock, plus motivante, en mode power song jusqu’à Chamonix.

CAPTAIN EVANS - Photo UTMB GROUP
Photo UTMB GROUP

Tout le monde parle de ton usage des datas et de ta collaboration avec Joseph Mestrallet, le jeune data-scientist français spécialisé dans le trail, qui collabore également avec Ruth Croft, la gagnante féminine de l’édition 2025 de l’UTMB. Est-ce qu’un jour tu envisagerais d’avoir des infos de sa part pour influencer ta gestion de course directement dans ton casque pendant que tu es sur les chemins ?

Tom Evans : Nous ne l’avons pas fait sur cette édition mais sur le principe, ça pourrait sans souci s’envisager puisqu’il suffit d’un coup de téléphone et aujourd’hui nos casques associés à nos montres connectées permettent de prendre un appel sans avoir à sortir notre téléphone du sac. Mais sur un UTMB, ça n’aurait à mon avis pas vraiment de sens, puisque l’info la plus importante à avoir, c’est de connaître tes écarts avec la tête de course et il y a finalement suffisamment de monde autour de toi pour les connaître sans avoir à passer par un appel. Pour ce qui relève de la gestion de la course, j’avoue que je préfère rester maître de ma vitesse, à l’écoute de mes sensations et pas à l’écoute de conseils venant de l’extérieur. Je préfère rester concentré sur moi, et moi seul pendant un ultra.

Tu as couru dans le désert, dans la jungle, dans la montagne… As-tu un environnement préféré aujourd’hui pour pratiquer le trail ?

Tom Evans : Même si j’ai adoré tous ces décors incroyables, j’avoue qu’aujourd’hui après ces mois de préparation pour l’UTMB, la montagne a gagné mon cœur. Que ce soit en randonnée ou en course, j’ai tellement travaillé pour devenir bon sur ce terrain et de voir qu’enfin les résultats sont là, c’est extrêmement gratifiant pour l’homme et le traileur que je suis. Et forcément ça me fait encore plus apprécier la montagne !

Maintenant j’avoue, s’il y a une course que je rêve de faire un jour, c’est la Spine Race, chez moi en Grande-Bretagne. Même si l’appeler « course » n’a pas vraiment de sens… C’est une aventure, même si bien entendu, je compte prendre le départ un jour avec la ferme intention de la gagner et j’espère que ce sera fait d’ici 5 ans maximum. Nous vivons à quelques kilomètres de la fameuse Pennine Way, je m’entraîne donc régulièrement sur ces chemins et j’ai très envie de faire toute la distance un jour (431km).

TOM EVANS
Photo UTMB GROUP

Tu es jeune papa. Cela a changé quelque chose dans ta vision du trail ?

Tom Evans : Oui, la naissance de Phoebe a changé beaucoup de choses, a remis beaucoup de choses en perspective. Elle n’en a que faire que je sois un bon traileur, elle veut juste que je sois un bon père et cela permet de remettre en perspective une bonne ou une mauvaise journée d’entraînement, une bonne ou une mauvaise performance sur une course. Aujourd’hui, ce que je souhaite avant tout, c’est être un bon père et un bon époux. Et même si je dois la quitter pour pouvoir m’entraîner ou courir, ce que j’espère elle comprendra quand elle sera plus grande, mon foyer est devenu ma priorité. Plus qu’un cardio un peu élevé en tout cas ! Et j’espère que plus grande elle sera fière de son papa !

Tom Evans, la suite du programme

Touche à tout dès qu’on parle de running, on devrait retrouver Tom Evans sur la Saintélyon prochainement et sur route puisqu’il a en tête de participer au marathon de Valence pour améliorer sa marque sur la distance reine, surtout avec une marque à 1h03’14’’ sur semi. Et comme il l’a déclaré, cela l’amuse énormément d’enchaîner UTMB et marathon sur route la même année !

Pour 2026, Tom Evans n’envisage pas de revenir à Chamonix défendre son titre : après 4 années, il a envie d’aller vers d’autres horizons. Nous devrions le retrouver du côté des Canaries avec la Transgrancanaria et pourquoi pas du côté du Japon avec l’UTMF. Si le tirage au sort lui est favorable, la Hardrock 100 est sur sa to do list, avec la Diagonale des Fous en fin d’année.

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Photo Stéphane Demard
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Il existe une forme rare de sincérité lorsque l’on réduit un voyage à l’essentiel : une coureuse, un sentier, et rien d’autre que ce qu’elle transporte sur son dos. C’est l’histoire racontée dans TALA, pendant lequel l’ultra-runneuse brésilienne Fernanda Maciel se lance sur le légendaire GR11, traversant l’épine dorsale des Pyrénées – des côtes atlantiques du Faro de Cabo Higuer jusqu’aux falaises méditerranéennes du Cap de Creus. 

Fernanda Maciel parcourt alors 800 kilomètres en douze jours et douze heures, avançant en totale autonomie à travers des crêtes escarpées, des forêts silencieuses et des cols isolés. Sans assistance, sans confort, sans contact, la solitude est devenue sa compagne permanente — et la montagne, son miroir. 

« C’est le projet le plus difficile de ma vie. Le plus dur, c’était d’être seule. J’ai eu peur de mourir là-bas. Mais c’était mon rêve, et quand on a un rêve, on trouve une force incroyable pour se dépasser et le réaliser. »

TALA est bien plus qu’une histoire d’endurance. C’est une réflexion sur l’attention qu’on porte à un projet, la résilience et le lien profond avec les espaces sauvages. Filmé au cœur de la beauté brute des Pyrénées, le documentaire capte à la fois l’exigence physique implacable des sentiers et les moments de silence intérieur que seule la solitude peut offrir. 

Sortie : 2025
Durée : 15 minutes
Langue : Anglais

Voir le film ICI

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