Première course de plus de 100 km pour le premier, course de rattrapage pour la seconde, Thomas Cardin et Courtney Dauwalter se sont imposés avec brio sur le 120 km et 5200m D+ du Chianti Ultra Trail, débutant leur saison 2026 en fanfare.

Chianti Ultra Trail : le baptême du feu de Thomas Cardin

Il sait courir vite et longtemps – et ses victoires sur des courses comme la SaintéLyon ou le Grand Trail des Templiers le prouvent -, mais saurait-il tenir la distance ? Telle était, en substance, la grande question que se posait Thomas Cardin au départ de ce format de 120 km, inédit pour lui qui n’a jamais couru d’épreuve de plus de 85 km.

Parti devant avec un groupe dans lequel on retrouvait notamment Vincent Bouillard, 3ème l’an dernier derrière Jim Walmsley et Kilian Jornet, l’Américain Jeff Mogavero et l’Italien Andreas Reiterer, Thomas Cardin n’a jamais lâché la tête de course, déterminé à aller chercher une des 2 premières places afin d’obtenir un ticket d’or pour la Western States Endurance Run, son grand défi 2026.

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Photo Antonio Cinotti

Chianti Ultra Trail : Thomas Cardin seul en tête

C’est après 70 km de course que Thomas Cardin s’est détaché, produisant un effort qui lui a permis de prendre 6 minutes d’avance sur Andreas Reiterer et 7 sur Vincent Bouillard. Une avance qui allait tenir jusqu’au bout et permettre à Cardin de remporter son premier ultra de plus de 100 km. Il termine en 9h 58mn 38s, un chrono proche de celui de Jim Walmsley en 2025, même si le parcours était légèrement plus court et surtout la météo plus beaucoup clémente.

Andreas Reiterer termine 2ème 6 minutes plus tard, devançant Vincent Bouillard de 36 petites secondes. Mais l’Italien, dont la femme devrait accoucher en juin, a annoncé renoncer à son Golden Ticket pour la WSER, que Vincent Bouillard récupère donc. Ainsi, Thomas Cardin et Vincent Bouillard se retrouveront aux Etats-Unis sur cette course mythique, où les attendra sur la ligne de départ un certain… Kilian Jornet.

« C’est effrayant, a commenté Thomas Cardin, je viens de courir 120 km pour la première fois, et dans 3 mois il faudra en courir 160… »

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Andreas reiterer, Thomas Cardin et Vincent Bouillard. Photo Antonio Cinotti

Chianti Ultra Trail : l’inattendue Courtney Dauwalter

On ne l’avait pas vue depuis son terrible UTMB 2025, certainement la plus grosse défaillance de sa récente carrière, et elle n’était pas du tout prévue sur cette épreuve. Mais le hasard – et la météo – en ont décidé autrement. Alors que Courtney Dauwalter avait prévu de faire sa rentrée dans les îles Canaries, sur le Tenerife Blue Trail, une tempête a obligé les organisateurs à annuler toutes les épreuves. Heureusement pour l’Américaine, elle a pu au dernier moment changer de destination et s’inscrire sur le format 120 km du Chianti Ultra Trail.

Son statut de Présidente, ou de Queen, en faisait la favorite, et Courtney Dauwalter a tenu son rang. Partie prudemment, elle est toujours restée dans le trio de tête, avec la Norvégienne Yngvild Kaspersen, gagnante de la CCC en 2023, et l’Américaine Rachel Entrekin. Et ce n’est qu’au finish que la Présidente s’est détachée, pour s’imposer en 11h 31mn 55s, 10ème au scratch, avec 1mn39 d’avance sur la Norvégienne. Rachel Entrekin complète le podium, arrivée 7 minutes plus tard.

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Courtney Dauwalter s’impose. Photo Alensandro Moretti
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Le podium féminin, avec au centre la Présidente. Photo Antonio Cinotti

Chianti Ultra Trail : Andrzej Witek et Elísa Kristinsdóttir s’offrent le 75 km au bout du suspense

Sur les 75 km et les 3 100 mètres de dénivelé positif, la course a été d’une intensité et d’une combativité remarquables. Le Polonais Andrzej Witek a pris la tête dès le départ, imposant un rythme soutenu qu’il a maintenu tout au long de la course. Derrière lui, une longue bataille s’est engagée entre le Français Guillaume Tiphene et l’Italien Alessandro Affolati, tandis que Davide Cheraz restait longtemps dans le groupe de tête avant de perdre du terrain. Le final a été décisif : dans la descente de San Michele à Radda, Guillaume Tiphene a réussi à dépasser Alessandro Affolati et à prendre la deuxième place. À l’arrivée, Andrzej Witek a réalisé un temps exceptionnel de 5h 39mn 16s, devançant Tiphene (5h 47mn 11s) et Affolati (5h 48mn 42s). Davide Cheraz a finalement terminé quatrième en 5h 51mn 54s.

La course féminine du 75 km du Chianti Ultra Trail a également offert un duel palpitant entre l’Islandaise Elísa Kristinsdóttir et la Suissesse Judith Wider. Les deux coureuses sont restées ensemble jusqu’au ravitaillement d’Albola, à 20 km de l’arrivée, où Kristinsdóttir a accéléré et pris la tête, s’imposant finalement en 6h 22mn 31s. Judith Wider a terminé deuxième en 6h 31mn 48s, tandis que la Néerlandaise Hannah Derksen a pris la troisième place en 6h 46mn 11s.

Voir les résultats complets ICI

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Il est de tradition d’écrire des comptes rendus de courses de façon neutre, sans prendre parti. Sauf lorsque l’on y a participé. C’est le cas de ce récit, un témoignage de l’aventure vosgienne vécue par Cécile Bertin, qui depuis longtemps était tentée par cette expérience. Un Trail des Hautes Vosges aussi séduisant qu’un bonbon…

Trail des Hautes Vosges : une réputation d’excellence

Cela fait des années que je voulais aller courir dans les Vosges. Moi qui cours littéralement le monde, c’est un fait : si j’ai beaucoup couru en France à mes débuts, j’ai, pour mon travail de journaliste, été envoyée à l’autre bout du monde plutôt qu’à l’autre bout de notre beau pays. Aussi, lorsque j’ai évoqué mon envie d’aller courir le Trail des Hautes Vosges sur mes réseaux sociaux, j’ai été agréablement surprise de recevoir plein de messages qui disaient tous la même chose : « Tu vas adorer, l’organisation est incroyable ! »

Est-ce que c’est parce qu’à la tête du club, le Cahm Athlé qui se cache derrière la course, il y a une femme, Nathalie Humbert ? Allez savoir ! Mais force est de constater que, plus que le parcours, tous les anciens participants mettaient en avant les humains qui font de cette épreuve une pépite. J’avais donc hâte de découvrir et de faire connaissance avec les désormais célèbres « gilets bleus ». Rétrospectivement, en écrivant ces lignes, je m’aperçois que même si j’imagine que le choix de la couleur est lié à la fameuse ligne bleue des Vosges, j’ai oublié de vérifier cette info. Il faudra que j’y retourne pour avoir la réponse à ma question !

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Photo Jérémy Lambert

Trail des Hautes Vosges : un départ « dré dans l’pentu »

Dimanche 1er mars, je rejoins donc le village du Ménil, qui depuis trois ans maintenant est le lieu de départ des courses. Qu’il fait bon retrouver ces salles polyvalentes plantées à côté des stades de foot qui sentent le café parce qu’il est offert aux participants en attendant le départ. Dans le sac coureur, une paire de chaussettes de la célèbre marque vosgienne « Bleu Forêt » et une bouteille de « Bubulle à Bubu », une boisson pétillante à la myrtille ou, comme on dit là-bas, au bluet des Vosges.

Je suis un peu inquiète du nombre de toilettes disponible, tellement inférieur à ce que je peux voir aux USA. Mais pas de panique, en quelques minutes, mon pipi de la peur est soulagé, première preuve que l’orga sait ce qu’elle fait. Quelques minutes avant le départ de mon 30 km, les dernières infos pour le briefing sont données.

Et puis c’est enfin le moment d’y aller. Pas vraiment le temps de s’échauffer, on quitte le village pour très vite grimper dans la forêt. À ce propos, si votre idée est de performer, pensez à faire monter le cardio avant le départ pour éviter de vous retrouver avec le cœur qui tape fort dans la poitrine à peine le premier kilomètre avalé !

Trail des Hautes Vosges : un 30 km vu de l’arrière

C’est parti pour une superbe balade dans la montagne vosgienne. Je décide de laisser partir le peloton et me cale aux côtés des deux serre-files de la course, j’ai nommé Cécile et Yannis. Qu’ils soient ici officiellement remerciés de leur bienveillance et de leur gentillesse de chaque instant ! Parce que oui, quoi de mieux pour tester une course que de voir comment les derniers sont « traités » ? J’ai souvent constaté, hélas, que des organisations qui pourtant ont plutôt bonne réputation ont tendance à oublier qu’il y a des derniers, et qu’ils sont ceux qui ont justement le plus besoin qu’on prenne soin d’eux.

Autre intérêt pour moi de faire ce choix, plus « professionnel » celui-là : j’ai eu la chance de suivre un jour les « fermeurs » de l’UTMB sur le dernier tronçon (article à découvrir chez nos amis de Jogging International ici). J’avais envie cette fois de suivre la fin de course d’une distance plus raisonnable, où on ne risquait pas d’avoir à gérer des hallucinations. Et force est de constater que si l’organisation du trail est à la hauteur, les traileurs vosgiens le sont aussi. À part une entorse, aucun autre blessé à prendre en charge. Mieux, avec mes deux compagnons de route, nous n’arriverons jamais à rattraper le ou la dernier(e), trop occupés, il faut bien l’avouer, à admirer les paysages qui nous entourent.

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Photo Jérémy Lambert

Trail des Hautes Vosges : un parcours à la hauteur

Le parcours de ce 30 km est vraiment très bien conçu : du dénivelé façon « dré dans l’pentu », tempéré par un plus doux et rond comme les montagnes qui nous entourent. Avec en point d’orgue des points de vue superbes sur le Ballon d’Alsace que l’on aperçoit en fond d’écran. Et surtout de la forêt mousseuse à souhait qui te donne l’impression d’être dans Le Seigneur des Anneaux. Niveau terrain, de la boue mais pas trop, et de l’eau mais pas trop non plus pour presque réussir à garder les pieds au sec si tu acceptes de quitter la trace quelques instants.

Quant aux ravitaillements, ils sont très bien pourvus et hyper variés, même pour les derniers, avec entre autres le fameux et délicieux pain des sportifs de la Boulangerie Pinot, partenaire de la course. Charcuterie, chips et m&m’s à volonté, sans oublier les popcorns de chez Popcorngourmand, une nouveauté de l’année que j’ai adorée et qui, eux aussi, viennent d’un fabricant local, c’est important de le préciser. Côté hydratation, en plus de la célèbre boisson goû cola, on trouve aussi du sirop de citron et de menthe, ce qui est là aussi une excellente idée pour les organismes barbouillés en manque de sucre.

Trail des Hautes Vosges : des barrières horaires adaptées

Pour la question des barrières horaires du 30 km, qui inquiètent souvent les personnes qui débutent, il y en a 2, une pour chaque ravitaillement. Elles sont confortables, donc aucune raison de paniquer. En étant avec les serre-files, avec plusieurs arrêts et en marchant la plupart du temps pour ne pas rater un coureur qui se serait éloigné de la trace, nous les avons passées, la dernière à 5 minutes précisément.

Attention tout de même pour le dernier tronçon, c’est le seul où il ne s’agit pas de lambiner, car vous risqueriez de rater le temps maximum autorisé sur la ligne d’arrivée, ce qui serait tout de même très dommage. Les derniers kilomètres sont en grande partie descendants, très peu techniques par temps sec, alors pensez juste à bien vous alimenter au dernier ravitaillement et « foncez » pour passer fièrement la ligne d’arrivée qui n’attend que vous !

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Photo Jérémy Lambert

Trail des Hautes Vosges : 3 distances à découvrir

Vous l’aurez compris, je me suis régalée de bout en bout. Et, j’avoue, j’ai une furieuse envie de revenir prochainement pour, qui sait, aller voir ce nouveau 42 km. Plus qu’une course, ce Trail des Hautes Vosges est aussi et surtout un incroyable moment de convivialité grâce à une équipe qui sait tout mettre en œuvre pour que les traileurs découvrent les chemins mais surtout l’accueil « à la vosgienne ».

Bon à savoir : les trois distances cette année étaient un 14 km (600m D+), un 30 km (1 250m D+) et, pour la première fois, un 42 km qui cumule 1 800m de D+. Le 14 km est accessible dès 18 ans, idéal pour découvrir le format trail dans un décor naturel.

Trail des Hautes Vosges : et on dort où ?

Question logement : l’hôtel les Sapins est le plus proche de la ligne de départ. Il y a de nombreuses locations saisonnières à retrouver sur le site de l’Office du Tourisme, parfait pour organiser son séjour puisque, quitte à venir dans les Vosges, autant en profiter pour faire un peu de tourisme vert.

Pour ma part, j’ai séjourné Domaine de Champé un camping 5 étoiles, situé à 15 petites minutes en voiture du départ. L’établissement est partenaire de la course et offre donc un tarif spécial pour le week-end incluant la demi-pension et même un système de navette ultra pratique pour permettre aux familles de ne pas avoir forcément à se lever tôt le matin pour accompagner son ou sa champion(ne).

Ils proposent également un last checking pour pouvoir repasser tranquillement se doucher et pourquoi pas profiter de leur spa (là aussi, tarif spécial pour les traileurs) avant de rentrer chez soi ou de dîner à leur nouvelle table, « Chez Jean Mi », qui vient d’ouvrir et qui est vraiment à découvrir.

L’info en +

L’expression « ligne bleue des Vosges » est apparue dans le testament de Jules Ferry qui, maire de Paris en 1871, mais surtout député des Vosges, demandait à être enterré dans sa ville natale de Saint-Dié-des-Vosges : « Je désire reposer dans la même tombe que mon père et ma sœur, en face de cette ligne bleue des Vosges d’où monte jusqu’à mon cœur fidèle la plainte touchante des vaincus. » Les stigmates de la Guerre de 1870 étant encore très présents dans le cœur de tous les Lorrains avec cette nouvelle frontière sur la ligne de crête vosgienne, qui laisse l’Alsace et une partie de la Lorraine au voisin allemand, cette expression est devenue « virale ».

Une autre explication, plus scientifique et un peu moins poétique, fait référence à l’expulsion d’aérosols par les arbres tels que l’isoprène qui, de la même façon du côté des Appalaches aux USA ou en Australie avec les fameuses « Blue Mountains », donne le sentiment qu’un halo bleu surplombe les sommets.

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L’Atlantic Trail, qui s’est déroulé ce samedi 28 février entre Rezé et Pornic en Région Pays de la Loire, a été remporté par Emmanuel Bonnier et Justine Desgre. 2700 coureurs étaient présents sur cette première édition.

Atlantic Trail : la renaissance d’une épreuve mythique

25 ans après la disparition de Rezé – Pornic, une épreuve de randonnée pédestre entre les villes de Rezé et Pornic sur un tracé de 58 km, l’Atlantic Trail a redonné vie, ce samedi 28 février, à cette ancienne épreuve mais sous un format trail et randonnée gourmande cette fois-ci. Et pour cette première édition, tout était réuni pour faire de cet instant plus qu’un plongeon dans le passé, mais véritablement d’ouvrir une lucarne sur l’avenir avec près de 2700 coureurs réunis sur l’ensemble des quatre épreuves programmées.

Entre la pluie au petit matin à 4 heures pour le départ de Rezé et un ciel bleu azur pour accueillir les coureurs sur le sentier des Douaniers, qui épouse la côte, entre Moutier-en-Retz et Pornic pour les 17 derniers kilomètres, le décor était parfait pour vivre pleinement le 50 miles (80 km), course reine de cette édition 2026. Et le scénario a été haletant. 

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Photo Valentin Anger

Atlantic Trail : un scénario haletant chez les hommes

Dès les premiers kilomètres, un groupe de quelques unités s’est détaché à l’avant. À la sortie du deuxième ravitaillement, il n’était plus que deux : Emmanuel Bonnier et Benoît Huet. Au km 50, Bonnier, qui visera à Tullins (Isère) en avril, à l’occasion des championnats France de 24 heures, une place en équipe de France, a accéléré. Une petite accélération mais qui fera la différence pour la victoire finale, malgré un petit creux dans les derniers kilomètres. Emmanuel Bonnier boucle les 50 miles en 6h 04mn 26s, près de 5 minutes devant Benoît Huet (6h 09mn 23s) et 4 de plus devant Cyril Blanchard (6h 13mn 43s), qui complète le podium.   

Emmanuel Bonnier. Photo Nicolas Louerat
Emmanuel Bonnier. Photo Nicolas Louerat

Atlantic Trail : surprise chez les femmes

La course dames a été moins animée mais plus surprenante. A l’avant, Justine Desgre, qui visait un chrono sous les dix heures, n’a su que dans les 20 derniers kilomètres qu’elle filait vers la victoire. La coureuse de Nantes s’imaginait plus loin et pas sur la plus haute marche du podium. Malgré un final moins avantageux pour ses qualités, elle a géré et a levé, à sa grande surprise, les bras sur la ligne en 8h 23 pour son premier succès, loin des dix heures espérées. Clémentine Bernard (8h 33mn 59s) et Annie Paringaux (8h 40mn 32) complètent le podium. 

Justine Desgre. Photo Nicolas Louerat
Justine Desgre. Photo Nicolas Louerat

Atlantic Trail : la déclaration d’Emmanuel Bonnier

« Un groupe s’est rapidement détaché avec tous les favoris. En début de course, j’ai perdu du temps sur une chute. Je suis revenu sur le groupe et ensuite je suis parti avec Benoît Huet après le deuxième ravitaillement. Au km 50, j’ai accéléré à 3’45 au kilomètre et j’ai joué sur l’impact psychologique. Je me suis détaché et me suis retrouvé seul en tête.

J’ai eu un moment de doute sur un petit coup de creux sur la fin mais j’ai pu maintenir mon effort. Je savais que j’étais en forme. Mon objectif est en avril avec les championnats de France de 24 heures et j’étais en préparation. Cette victoire donne de bonnes bases pour la suite.

Le parcours était vraiment beau. Tout le final sur le littoral, c’était génial. La météo était incroyable au petit matin. C’est une première édition et on sent une grosse expérience derrière de l’organisation pour rendre la course exceptionnelle pour tous. »

Atlantic Trail : la déclaration de Justine Desgre

« J’avais pour objectif de faire moins de dix heures, et finalement le chrono est bien plus bas. J’avais reconnu la fin et je savais que je serai en difficulté sur cette partie. Depuis le 50ème km, un cycliste du live TV me suivait. Je ne savais pas trop pourquoi. Un moment, à force, je lui ai demandé pourquoi il était avec moi. Il m’a dit que j’étais en tête. Moi, je m’imaginais plus loin. Et là j’ai décidé de ne rien lâcher. Je me suis dit que c’était mon jour. Je suis heureuse mais je n’arrive pas à croire ce qui m’arrive. »

Atlantic Trail : la déclaration de Laurent Blondeel, directeur de projet

« C’était une première édition avec son lot d’incertitudes. Je tiens à remercier toutes mes équipes qui ont répondu présentes. La météo nous a été favorable et ça a rendu la fête encore plus belle. Il m’a suffit d’échanger avec les coureurs, qui étaient ravis, pour comprendre que notre choix de faire renaître « Rezé – Pornic » était le bon. Ça nous conforte dans notre volonté de nous inscrire dans la durée. »

Atlantic Trail : les résultats des autres courses

Résultats du 15 km

Podium Hommes
Guicheteau Marc : 57mn 57s
Bailly Valentin : 59mn 02
Herault Lucas : 1h 00mn 21s

Podium Femmes
Garnier Amandine : 1h 05mn 22s
Heuliez Lucile : 1h 14mn 36s
Sellier Pauline : 1h 14mn 59s

Résultats du 36 km

Podium Hommes
Oillic François : 2h 34mn 39s
Leduc Maxime : 2h 34mn 41s
Tom Guilloux : 2h 41mn 14s

Podium Femmes
Kerlo Marilyn : 3h 00mn 03
Carré Clotilde : 3h 04mn 03s
Bounolleau Charlotte : 3h 07mn 23s

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Photo Valentin Anger
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Retour à la case départ pour la réputation de la Barkley Marathon, redevenue depuis 2 ans « la course la plus dure du monde », ou « la course impossible à finir ». Après une édition 2024 qui avait connu 5 finishers dont une femme, Jasmin Paris, Lazarus a serré les boulons, durcit l’épreuve et, cette année, l’a avancée de plus d’un mois pour que les conditions météo soient le moins favorables possible. Pari gagné, cette année encore, personne n’a été en mesure d’attaquer un 4ème tour. Et si 4 coureurs sur 40 ont pu prendre le départ du 3ème tour, dont le novice Mathieu Blanchard, seul Sébastien Raichon, qui y participait pour la 3ème fois, a pu finir le 3ème tour au-delà des 36 heures imparties pour démarrer la 4ème boucle, mais avant les 40 heures du gong final, décrochant ainsi la seule Fun Run de l’année. Ils racontent.

Barkley Marathons 2026 : l’enfer météo se déchaîne

Donner le départ un 14 février, Lazarus le diabolique ne l’avait certainement pas décidé par hasard. Le jour de la Saint-Valentin, les 40 concurrents allaient pouvoir déclarer tout leur amour à cette course folle qui consiste à parcourir 5 boucles de 32 km et environ 3650m D+ chacune, tout en ramassant au passage 16 pages à arracher à des bouquins planqués dans la forêt, et vaguement indiqués sur une carte remise au départ. Genre chasse au trésor, mais en hors piste dans les ronces, sur des pentes infernales, avec un chrono qui tourne inexorablement.

Et comme prévu, en février du côté de Frozen Head, il fait froid et humide. Et, parfois, le brouillard s’invite à la fête. C’est exactement le scénario auquel ont eu droit les 4 rescapés des 2 premiers tours, les Français Sébastien Raichon et Mathieu Blanchard, le Britannique Damian Hall et l’Américain Max King. Une météo qui a provoqué l’abandon de Max King d’abord, de Mathieu Blanchard ensuite, tandis que seuls Sébastien Raichon réussissait à boucler ce 3ème tour avant la barrière fatidique des 40 heures, en 38h 05mn 46s. Trop tard pour entamer une 4ème boucle, mais suffisant pour être crédité d’une Fun Run. Damian Hall arrivait plus tard, mais hors délai et sans l’ensemble des pages…

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Sébastien Raichon dans les derniers mètres de son 3ème tour, le poncho déchiqueté, mais fier de sa course. Photo DR

Barkley Marathons 2026 : la déclaration de Sébastien Raichon

Après avoir fait 2 tours en 25h29 en 2025, après avoir pris le départ du 5ème et dernier tour mais ne pas avoir fini en 2024 (l’année où la Barkley a connu son nombre record de finishers, avec 5 concurrents, dont Jasmin Paris, 1ère et seule femme finisheuse à ce jour), Sébastien Raichon aura donc décroché une FUN RUN en 38h 05mn 46s en 2026.

Voici la retranscription de sa déclaration, juste après avoir touché la fameuse barrière jaune symbolisant la fin d’un tour et entendu Lazarus déclarer « Nous avons une FUN RUN » sous les applaudissements du petit public rassemblé pour l’événement :

« Je ne serai sans doute jamais finisher de la Barkley !
C’est trop dur maintenant, mais je suis tellement fier de ce que j’ai réalisé ce week-end.
C’était dur.
Le dernier tour a été terrible avec la pluie.
J’ai fait du ski, de la luge, du bobsleigh.
[…]
Je suis venu 3 fois ici, ça restera des souvenirs incroyables.
Merci d’avoir inventé cette course fabuleuse, merci de la faire vivre.
Tous les coureurs sont des frères, comme en raid aventure, donc je voulais remercier tous les coureurs et particulièrement mon équipe de France qui a été fabuleuse cette semaine.
C’est juste une Fun Run mais je suis très heureux, merci. »

Barkley Marathons 2026 : Mathieu Blanchard en rêvait, il l’a expérimentée

Cela faisait longtemps que l’idée de la Barkley trottait dans la tête de l’aventurier ultra-traileur Mathieu Blanchard. S’il a surpris tout le monde en septembre dernier en allant remporter la Barkley Fall Classic, qui lui offrait un ticket d’entrée pour la Barkley 2026, cela faisait partie d’un plan initié il y a des années déjà.

Bien sûr, il ne pouvait pas annoncer son projet de participation. Personne ne devait savoir ni le nom des concurrents, ni la date, règles de silence et de mystère imposées par Lazarus et son équipe. Alors, dans l’ombre, il s’est préparé comme jamais. Mais peut-on se préparer à ce qu’on ne connaît pas ?

En ayant fait partie des 4 derniers « survivants » de la 40ème édition de la Barkley et en ayant réussi à entamer la 3ème boucle, Mathieu Blanchard a montré une fois de plus des capacités physiques et mentales hors normes, même si les conditions météo ont fini par avoir sa peau. Dans un très beau texte publié sur ses réseaux sociaux, il explique la genèse de cette aventure, pourquoi elle l’attirait, et ce qu’il en a retiré en tant qu’homme. Une déclaration qui représente sans doute la meilleure façon d’expliquer ce qu’est la Barkley à tous ceux qui « ne comprennent rien à l’intérêt de cette épreuve ».

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Pour sa 1ère Barkley, Mathieu Blanchard a fait partie des 4 héros ayant pu entamer un 3ème tour. Photo DR

Barkley Marathons 2026 : Ce qu’en dit Mathieu Blanchard

« Il est très difficile de raconter la Barkley tant son concept est complexe, mystérieux et secret, presque à contre-courant de notre époque où tout se partage, se commente et se consomme en direct.

Les valeurs de cet événement peuvent surprendre, parfois même déranger, mais une chose est sûre, elle ne laisse personne indifférent. Dans cette société d’ultra-information où l’on croit tout connaître et tout maîtriser, se retrouver face à quelque chose qui résiste volontairement à la transparence est profondément perturbant.

Garder le secret sur la date, les participants, le parcours, le processus d’inscription, ce n’est pas un caprice ni une posture, c’est une manière de protéger un événement qui serait sans doute mort depuis longtemps sans cette culture du silence.

J’ai compris que le fondateur, Laz, n’était pas simplement un personnage fantasque, mais un esprit d’une intelligence rare, mélange d’artiste provocateur et de scientifique méthodique, capable de créer un véritable bug dans le système du sport moderne.

Ce projet est né en moi il y a quelques années déjà, et il ne fallait pas être devin pour comprendre que la Barkley finirait par m’attirer. Les aventures qui me touchent ont souvent un goût d’incertitude, de solitude, de dépassement brut. Mais je savais qu’il faudrait être patient, car être un bon coureur de trail est loin d’être suffisant ici.

J’ai donc appris à attendre, à travailler dans l’ombre, à développer des compétences particulières.

Je ne m’étalerai pas aujourd’hui sur le récit précis de ma course, j’y reviendrai, même si l’exercice sera particulièrement délicat car raconter la Barkley impose d’accepter de ne pas tout dire.

Je peux simplement dire que j’ai vécu quelque chose de très fort à Frozen Head. Humainement d’abord, avec la French Team d’une générosité immense, avec Alix qui m’a offert un soutien précieux, avec la communauté locale qui donne une vraie leçon de sobriété volontaire.

Et puis il y a ce que j’ai ressenti au cœur de la course, cette forme de cohésion silencieuse, cette expérience presque intime partagée dans la difficulté.

Je ne suis pas devenu « finisseur » de ce mythe. Le processus est bien plus complexe qu’il n’y paraît, il y a une multitude d’éléments à maîtriser et si un seul manque, le couperet tombe immédiatement, sans marge de manœuvre.

J’ai appris à m’orienter vraiment, à projeter une carte plate en trois dimensions dans ma tête, à lire le terrain et ses indices, à progresser hors sentier dans des pentes si raides qu’on se demande parfois si l’escalade ne devrait pas faire partie de l’entraînement.

J’ai consacré des mois à me préparer dans un secret presque total, au point que même mes parents ne savaient pas que j’y participais.

J’ai été stoppé par des conditions météo dantesques, et même si j’ai déjà été capable de survivre dans des environnements de froid extrême lors d’autres aventures, rien n’est jamais acquis, aucune expérience ne garantit l’invincibilité, et la nature trouve toujours une manière de te surprendre si tu relâches un instant.

Ce baptême m’a pourtant offert quelque chose d’essentiel : l’autonomie. La sensation que je pourrais, un jour, faire un tour seul, sans dépendre de personne, juste avec ma carte, ma boussole et mon instinct. Et ça, dans l’univers de la Barkley, c’est une étape majeure. Peut-être la plus importante.

Je repars avec une version de moi plus lucide, plus solide, plus humble aussi. Et au fond, c’est peut-être ça le vrai cadeau de cette course qui ne ressemble à aucune autre : elle ne te demande pas seulement de courir loin, elle te demande de devenir capable.

Merci à Laz, Carl et à toute votre équipe.
Merci à la French Team

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Jeudi 15 janvier, l’aventurier et ultra-traileur Sébastien Raichon a franchi la ligne d’arrivée de la brutale Montane Winter Spine après 95 heures 43 minutes et 52 secondes de course. Porté par son expérience et son mental inarrêtable, le Français a bénéficié de l’abandon de l’Espagnol Eugeni Roselio Solé durant une dernière nuit impitoyable sous un tempête de neige à -10°C.

Montane Winter Spine : des conditions épouvantables

Pour son premier défi de l’année, Sébastien Raichon a pris le départ de la mythique Winter Spine, surnommée « la Barkley anglaise », dimanche 11 janvier au matin. Pendant 4 jours, il a subi les conditions intraitables du Pennine Way sur l’énorme distance de 450 kilomètres. « On a tout eu : rafales à 80 km/h, pluie verglaçantes, neige, champs de boue… », précise le coureur.

Les conditions ont été telles que la compétition a subi une vague d’abandons, dont John Kelly et Chris Cope, tous deux favoris. Mais Sébastien Raichon, longtemps second, a tenu le coup. « J’ai pris mon rythme de sénateur. J’ai des bobos hein, mais je gère ! », précisait l’aventurier français durant sa longue épopée solitaire.

Montane Winter Spine : une dernière nuit décisive

C’est dans la dernière nuit que tout s’est joué. Jusqu’alors en tête de course, l’Espagnol Eugeni Roselio Solé, vainqueur en 2013, 3ème en 2017, a fini par abandonner, fragilisé par un froid extrême de -10°C et une immense fatigue.

Une mésaventure que l’Espagnol avait déjà connue en 2019, alors qu’il était en 2ème position derrière Jasmin Paris, future gagnante de l’épreuve cette année-là. Alors qu’il n’était plus qu’à 10 kilomètres de l’arrivée, il avait déclenché sa balise et abandonné, épuisé et congelé.


Son abandon bénéficie cette année à Sébastien Raichon, qui s’est donc emparé de la tête de course dans les dernières heures pour passer la ligne d’arrivée après près de 4 jours de course, plus précisément 95 heures 43 minutes et 52 secondes, sur « la course la plus brutale de Grande-Bretagne ».

Le « guerrier » prouve encore une fois son endurance physique et mentale hors du commun.

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Du 10 au 12 janvier 2026, le désert marocain a servi de décor au MDS Ultra, dernier-né de la famille Marathon des Sables, qui s’est déroulé dans la région de Merzouga. Le MDS Ultra a marqué un tournant majeur dans l’histoire de cette épreuve mythique : pour la première fois, les organisateurs ont proposé un format non-stop, sans étapes, offrant deux distances mythiques : 100 kilomètres et 582m de D+ ou 100 miles (environ 160 km) et 875m de D+ à parcourir en 40 heures maximum. Gagnante du MDS Legendary et 4ème au scratch en avril 2025, Maryline Nakache a écrasé la concurrence pour s’imposer, devant tous les hommes. Légendaire !

MDS Ultra : une course non-stop en immersion totale dans le désert

À la différence du format historique du Marathon des Sables, traditionnellement découpé en plusieurs étapes avec bivouacs, le MDS Ultra s’est imposé par sa radicalité. Un seul tracé balisé, une progression continue jour et nuit, et une immersion totale dans le désert. Au départ, près de 200 athlètes issus de plus de 30 pays ont pris le départ de cette aventure hors normes, où la gestion de l’effort, la résistance mentale et l’adaptation aux conditions extrêmes se sont révélées aussi déterminantes que la performance pure.

Aucune installation de bivouac n’était prévue sur le MDS Ultra. L’épreuve reposait sur un enchaînement continu de sections de course ponctuées de 9 Water Stations et de 5 Bases Vie, favorisant une dynamique proche des grandes courses d’ultra-trail internationales, mais transposée en plein désert. Les Water Stations proposaient exclusivement un ravitaillement en eau, sans zone de repos. Les Bases Vie, positionnées tous les 30 kilomètres environ, offraient quant à elles de l’eau chaude, du thé, de la soupe, des gâteaux et des fruits secs, ainsi qu’une zone de repos équipée d’abris et d’un espace chauffé.

Départ MDS ULTRA. Photo MDS
Le départ du MDS ULTRA, avec plein centre guêtres roses Maryline Nakache, déjà aux avants-postes. Photo MDS

MDS Ultra : aucune assistance autorisée

Les participants évoluaient en autosuffisance alimentaire totale : ils devaient transporter l’intégralité de leur nutrition et de leur matériel obligatoire. Aucune assistance extérieure n’était autorisée pendant la course. L’organisation assurait en revanche un encadrement médical et sécuritaire complet, ainsi qu’un balisage précis de l’ensemble du parcours, garantissant une pratique encadrée de l’ultra-endurance dans un environnement extrême.

Le parcours, majoritairement plat, se caractérisait par un sable plus compact que sur les autres épreuves MDS, permettant aux coureurs de maintenir une allure soutenue sur de longues portions. Les conditions climatiques, typiques du désert marocain en hiver, ont offert un contraste saisissant : des températures diurnes clémentes avoisinant les 15°C, suivies de nuits froides, où l’obscurité et la fatigue accumulée ont mis à l’épreuve la détermination des participants.

MDS ULTRA
Les concurrents du MDS ULTRA sur les sentiers mythiques du MDS Legendary. Photo MDS

MDS Ultra : performance d’exception pour Maryline Nakache

Cette première édition du MDS Ultra a été marquée par une performance hors du commun sur la distance reine des 100 miles. Maryline Nakache a réalisé une course absolument magistrale et remporté l’épreuve au scratch, signant un temps de 18h 17min et 10 sec, avec plus d’une heure d’avance sur l’Argentin Martin Gallardo et le Français Jean-Baptiste Bouchoux, au terme d’une course où la régularité et la gestion de l’effort ont fait la différence.

Cette victoire sur le MDS Ultra 2026 s’inscrit dans une trajectoire déjà prestigieuse : double vainqueure du Marathon des Sables Legendary (2023 et 2025) chez les femmes, 4ème au scratch de l’édition 2025 (meilleure performance féminine jamais réalisée) et auteure de performances remarquables sur certaines des courses les plus exigeantes du calendrier mondial, Maryline Nakache a une nouvelle fois démontré son incroyable capacité à gérer l’effort sur de très longues distances, à rester stratégique et constante dans des conditions extrêmes, et à puiser au plus profond d’elle-même pour l’emporter.

En tant que coach chez Expert Sport Coaching, Maryline Nakache incarne parfaitement l’esprit du dépassement de soi qu’elle transmet à ses athlètes. Sa victoire ne se résume pas à un chrono : elle illustre l’équilibre rare entre puissance physique, intelligence de course, préparation mentale et connaissance intime des mécanismes d’endurance qualités qu’elle partage quotidiennement avec celles et ceux qu’elle accompagne dans leurs propres défis.

Maryline Nakache MDS ULTRA
Maryline Nakache tout sourire après sa victoire éclatante. Photo MDS

MDS Ultra : le podium scratch du 100 miles

1- Maryline Nakache – 18:17:10
2- Martin Gallardo – 19:23:02
3- Jean-Baptiste Bouchoux – 20:11:06

MDS Ultra : 2 femmes sur le podium de la version 100 km

Sur le format 100 km, l’Espagnol Sergio Turull s’est montré le plus rapide, devant la Néerlandaise Adriana Moser et l’Italienne Francesca Canepa, illustrant une nouvelle fois la forte présence et la compétitivité des femmes dans les épreuves d’ultra-endurance.

1- Sergio Turull – 11:53:27
2- Adriana Moser – 12:22:43
3- Francesca Canepa – 13:17:27

MDS ULTRA
Photo MDS
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Surfant sur l’engouement actuel pour le trail running, les 18 000 dossards disponibles pour les différentes épreuves de la 71ème édition de la SaintéLyon s’étaient envolés en seulement 24 heures, confirmant le statut de première course nature de France en termes de participation et de popularité de l’événement. Sur l’épreuve vedette, dont 40% des 80 km avaient été renouvelés, Sylvain Cachard et Adeline Martin ont été sacrés.

SaintéLyon 2025 : épargnée par les intempéries

À Lyon, on dit que l’hiver commence avec la SaintéLyon. Mais malgré des chutes de neige la semaine précédente sur les monts du Lyonnais, cette 71ème édition a été épargnée par les intempéries. Certes les chemins restaient encore boueux et glissants dans certains secteurs, mais les températures sont restées positives et aucune précipitation n’est tombée lors des dix premières heures, offrant ainsi une course plus accessible et rapide à l’ensemble des coureurs.

Sur la distance reine de 80 km, qui rassemblait cette année 7 500 coureurs, le plateau masculin affichait une belle densité avec près de 30 athlètes affichant un index UTMB de 800 points, promettant une course spectaculaire et pleine de rebondissements.

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Le départ de la SaintéLyon 2025 : pas de neige, pas de pluie, pas de brouillard ! Photo Organisation

SaintéLyon 2025 : le défi de Sylvain Cachard

Il n’avait jamais fait de course aussi longue ! 80 km, un véritable défi pour le Grenoblois Sylvain Cachard, triple champion de France et champion d’Europe 2022 de course en montagne, habitué aux formats de 30 à 40 kilomètres avec du dénivelé. Autant dire que le format roulant de la SaintéLyon, avec ses 1950m de D+ à réaliser entièrement en nocturne à la lueur de la frontale, ne se situait pas du tout dans sa « zone de confort ». Et pourtant…

Parti relativement prudemment, Sylvain Cachard a laissé les favoris filer devant. Plus particulièrement le duo Sébastien Polin / Antoine Charvolin, qui a animé les 40 premiers kilomètres de course. Passant en 8ème position au ravito de Sainte-Catherine, le Grenoblois, qui s’était préparé avec Thomas Cardin, triple vainqueur de l’épreuve mais absent de la Doyenne cette année (retour de blessure, il s’est contenté du format 45 km de la SaintExpress) a su parfaitement gérer son effort. Alors que Polin et Charvolin ont fini par mettre le clignotant, Sylvain Cachard a pris les commandes après le ravito de Saint-Genou, au km 45, et n’a plus lâché la tête de course.

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Le traditionnel ballet des frontales. Photo Organisation

SaintéLyon 2025 : examen réussi pour Sylvain Cachard

Au final, Sylvain Cachard s’impose dans un chrono stratosphérique de 5h 36mn 33s, à une vitesse moyenne de 14,25 km/h. Une victoire éclatante, mais qui l’a obligé à puiser dans ses ressources, au point de déclarer, une fois la ligne d’arrivée passée : « Je crois que je ne la referai plus jamais ! » 3 minutes plus tard, Virgile Moriset, 5ème de l’épreuve en 2024, franchissait à son tour la ligne, très ému de monter sur le podium. Et c’est l’inattendu Pierre Defontaine, 16ème l’an dernier, qui s’offrait la 3ème place, à 16 minutes du vainqueur.

Parmi les autres favoris, à noter les 4ème, 5ème et 6ème places de Corentin Play, Dimitri Morel-Jean et Hugo Deck.

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« Je crois que je ne la referai plus jamais ! » : le cri du cœur de Sylvain Cachard à l’arrivée. Photo Organisation

SaintéLyon 2025 : consécration pour Adeline Martin

Chez les femmes, la championne du monde de trail 2017, 2ème l’an dernier à 7 minutes de Marie Goncalves, faisait figure de favorite en l’absence de la tenante du titre. Et elle n’a pas manqué d’honorer son statut. Après avoir mené de bout en bout, elle s’est imposée en 6h 42mn 34s, 36ème au scratch. Sarah Rouquier termine 2ème à 36 minutes de la gagnante. Diane Rassineux prend la 3ème place.

Adeline Martin
Adeline Martin tout sourire après sa victoire. Photo Organisation

SaintéLyon 2025 : Thomas Cardin et Anaïs Guillot en mode Express

Blessé lors des Mondiaux de trail de Canfranc, Thomas Cardin, triple vainqueur de la SaintéLyon (2021, 2023 et 2024) et tenant du titre, avait annoncé qu’il ne disputerait pas l’épreuve cette année. Mais bien remis de sa blessure, il a tout de même décidé au dernier moment de s’aligner sur la SaintExpress, le format 45km et 900mD+ de l’événement. Résultat : une course parfaitement maîtrisée et une victoire en 2h 56mn 01s, à une moyenne de moyenne de 15,34 km/h. Chez les femmes, c’est Anaïs Guillot, gagnante du Lyon Urban Trail début novembre, qui s’est imposée en 3h36mn56s.

Thomas Cardin
Thomas Cardin vainqueur de la SaintExpress. Photo Organisation
Anaïs Guillot
Anaïs Guillot à l’arrivée de la SaintExpress. Photo Organisation

SaintéLyon 2025 : l’aller-retour triomphal d’Elwan Mehl et Énora Niort

Avec un aller Lyon-Saint-Étienne non chronométré (mais barrière horaire de 13h) et un retour disputé au chrono avec les concurrents de la SaintéLyon, les 600 concurrents de la LyonSaintéLyon ont pu s’offrir une bambée de 160km et 4150mD+ en mode jour/nuit.

Si Casquette Verte, triple vainqueur de l’épreuve, n’a pas réalisé la passe de 4 (18e au classement en 7h59, avec une douleur persistante à la cheville), c’est le jeune Elwan Mehl, vainqueur cette année du format 200km de l’Infernal Trail des Vosges qui a créé la sensation en s’imposant en 7h04mn23s.

Chez les femmes, Énora Niort, qui connaissait bien le parcours pour avoir couru les 3 dernières éditions de la SaintéLyon, s’est imposée avec un retour en 9h25mn23s.

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Une victoire qui fait mal à la tête pour le jeune Elwan Mehl. Photo Organisation
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Énora Niort n°1 chez les femmes. Photo Organisation

Voir les résultats complets de toutes courses ICI

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La 16ème édition du Trail de Rodrigues, disputée le dimanche 9 novembre, a remporté un véritable succès sportif et populaire. Alors que l’organisation attendait cette année 1 250 concurrents, ce sont finalement 1 400 coureurs venant de 11 pays qui étaient au départ des 5 formats proposés, de 8 km à 75 km. Si sur le format long Sissi Cussot a fait des siennes, Ludovic Pommeret, dans une journée sans jambes, a assuré en mode survie.

Trail de Rodrigues : un must de l’océan Indien

Positionné dans le calendrier 3 semaines après le Grand Raid de La Réunion, le Trail de Rodrigues confirme sa réputation de « must » du trail dans l’océan Indien, plébiscité par tous pour son ambiance typique et conviviale, et l’opportunité qu’il offre aux coureurs de visiter et découvrir cette île magnifique.

Trail de Rodrigues 2025 - succès populaire. Photo Fred Bousseau
Photo Fred Bousseau

Trail de Rodrigues : Sissi Cussot s’offre le Hibou

Sur l’épreuve reine, le Trail du Hibou (75 km et 1 100m D+), la victoire a souri à Loïck Damour, qui s’est imposé en 6h 49mn 48s au terme d’une belle bagarre avec le local Damien Ravina. Victime de crampes après la mi-course, Ravina réussira à conserver sa seconde place en 7h 09mn 06s, devançant de 10 minutes Patrice Chan Seem (7h 19mn 08s).

Chez les femmes, c’est la légendaire Sylvaine Cussot qui a impressionné. 12ème de la Diagonale des Fous quelques semaines auparavant, elle s’est offert une victoire éclatante en 8h 17mn 01s, 8ème au scratch, tout en profitant des paysages de cette île qu’elle découvrait pour la 1ère fois. Elle confirme par la même occasion sa réputation de grande spécialiste des trails tropicaux, même si, en adepte des tours d’îles en général, elle a aussi triomphé en milieu tempéré avec une victoire sur le tour de l”île Oléron en 2025, et s’est offert des off sur les îles de Noirmoutier, de Porquerolles, de Minorque ou encore de Belle-Île-en-Mer. Derrière cette reine des îles, le podium est complété par Marie Flore en 9h 03mn et Nadia Daby Seesaram en 10h 18mn.

Sissi Cussot. Photo Fred Bousseau
Sissi Cussot. Photo Fred Bousseau

Sylvaine Cussot, vainqueure du 75 km

« Je suis très contente d’avoir pu découvrir l’île de cette manière, c’est à la fois roulant et très technique. C’est une île à part, différente des autres que j’ai pu sillonner. C’est très sauvage, on entre au cœur de la vie des Rodriguais. C’était vraiment chouette, j’ai vraiment passé un bon moment. C’est une île authentique avec des vues splendides, on sent que la vie ici est paisible et tranquille, que le temps s’est ralenti et dans nos vies parfois à 200 à l’heure, ça fait vraiment du bien. »

Trail de Rodrigues : Ludo Pommeret N°2 sur les Perroquets

Sur le Trail des Perroquets (52 km et 2 200m D+), l’attraction vedette, après Mathieu Blanchard sur l’édition 2024, était assurément la légende vivante de l’ultra-trail Ludovic Pommeret, qui venait terminer sa saison à Rodrigues après un enchaînement de fou Hardrock 100 (1er), UTMB (6ème) et Diagonale des Fous (4e). Mais il s’est fait voler la vedette par le Malgache Rivosoa Andrianirina (dit Mamie), qui s’impose en 5h 00mn 28s. Mamie aura attendu sa 3ème participation pour venir décrocher après une course parfaitement maîtrisée. Menant pendant près de 30 km l’épreuve au côté du local Brian François Fils, récent vainqueur du Métis Trail à la Réunion, Mamie, qui avait déjà connu les podiums en 2023 (2ème derrière Simon Desvaux – quintuple vainqueur de la course) et en 2024 (3ème derrière Mathieu Blanchard et Simon Desvaux) ,s’offre une victoire de prestige avec un excellent chrono à la clé.

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Rivosoa Andrianirina mène la course devant Brian François Fils. Photo Fred Bousseau

Ludovic Pommeret prend la seconde place dans une journée qu’il qualifiera de «  sans jambes et en mode survie », 17 minutes après le lauréat. Brian François Fils vient chercher une troisième place en 5h31, concédant près de 15 minutes dans les derniers kilomètres, après avoir souffert de crampes.

Photo Fred Bousseau
Le podium Hommes du Trail des Perroquets. Photo Fred Bousseau

Chez les dames, la victoire revient à la Rodriguaise Anne Marie John en 6h 24mn 19s, qui confirme son statut d’athlète montante après s’être imposée sur le Métis Trail 2025 et avoir remporté le Championnat de Trail de Maurice en 2024. Le podium est complété par Justine Lemaitre (7h 33mn) et Kaelia Fournier (7h 54mn).

Ludo Pommeret, 2ème du 52 km

« Je n’avais pas de bonnes sensations, je l’avais senti en courant avec ma fille Léa cette semaine. Je me suis mis en mode survie et en sécurité très rapidement. Rivosoa Andrianirina a fait une belle course et mérite sa victoire. C’est une île où l’on n’est pas stressé, tout le monde est détendu, ça fait vraiment du bien. D’ailleurs le loueur de ma voiture ne m’a toujours pas contacté pour payer la location et n’a pas pris d’empreinte de carte, alors qu’on part ce soir ! »

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Ludovic Pommeret. Photo Fred Bousseau

Le trail de Rodrigues en quelques chiffres

Organisé par la Road Trail Association et son président, Arnaud Meunier
1 400 participants en 2025, 640 femmes et 760 hommes
670 étrangers venant de 11 pays
250 bénévoles
3 millions de roupies mauriciennes de budget (56 000 ).
20 millions de roupies mauriciennes de retombées pour le territoire en 5 jours (376 000 ).

Plus d’informations ICI

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Le 2 novembre 2025 à Saint-Laurent-du-Pont (Isère), après 47 heures de course et 315 kilomètres parcourus, la Haut-Savoyarde Sonia Poutrel est devenue la première femme finisher et vainqueure de la Chartreuse Backyard Ultra. Un exploit marquant pour cette 8ème édition, disputée par 306 participants, dont 73 femmes, qui ont cumulé 58 000 kilomètres !

Chartreuse Backyard Ultra : 6,706 km par heure, toutes les heures

Le principe est simple : parcourir chaque heure une boucle de 6,706 km quasiment plate à un rythme libre, pour être capable de repartir l’heure suivante pour une nouvelle boucle, et ce le plus longtemps possible. Respectant la philosophie de Lazarus Lake, le créateur du format et à la vision de Benoit Laval, coorganisateur et fondateur de Raidlight, cette Chartreuse Backyard Ultra a été marquée par la pluie, la détermination, et un esprit de solidarité. Au fil des heures, la fatigue, la gestion du sommeil et la régularité ont eu raison de la majorité du peloton, les conditions météo ne facilitant pas la répétition de l’effort. Ainsi, pour la plupart des coureurs, la course s’est arrêtée relativement tôt, avec en moyenne 13 tours parcourus, soit tout de même plus de 87 km.

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Toutes les heures, un nouveau départ, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Ou, cette année, une ! Photo Organisation.

Chartreuse Backyard Ultra : 2 places pour un fauteuil !

Si le tenant du titre et double vainqueur de l’épreuve, Liess Maklouf, a dû abandonner prématurément, la surprise est venue d’un finish totalement inattendu. Alors qu’au 47ème tour, ils n’étaient plus que deux à concourir, Sonia Poutrel et Antony Fauvi, C’est finalement une erreur technique liée à la fatigue et au manque de concentration après près de deux jours d’effort qui a mis fin à la course d’Antony Fauvy. Une mésaventure qui rappelle que la Backyard met autant à l’épreuve la tête que les jambes. Sonia Poutrel s’est alors élancée seule sur un dernier tour victorieux, concluant sa course avec calme et lucidité.

La course a également pris une tonalité résolument féminine, avec la belle troisième place d’Alexandra Rousset, locale de l’étape : « J’avais toutes les émotions en moi. Je savais que j’allais finir heureuse, pas fatiguée, juste pleine de gratitude », confiait-elle à l’issue de son 38ème et dernier tour (soit 254,8 km).

A noter que 110 concurrents ont tout de même franchi la barre des 100 km (dont 17 femmes), et 12 la barre des 200 km (dont 2 femmes).

Chartreuse Backyard Ultra : la détermination de Sonia Poutrel

Sonia Poutrel, 34 ans, préparatrice mentale, originaire de Normandie et installée à Faverges (Haute-Savoie), s’était fixé un objectif simple : « Ne pas ramener de médaille DNF. » Autrement dit, gagner ! Mission accomplie et bien plus encore. Avec son compagnon et assistant Mehdi Yahi, elle a trouvé la constance et le calme nécessaires pour durer. Ce duo déjà expérimenté ne vient pas de nulle part : un mois plus tôt, Sonia Poutrel avait pris la 4ème place féminine du format extrême 200 km de l’Infernal Trail des Vosges, et plus tôt dans la saison avait pris la 9ème place féminine au Marathon des Sables, et décroché sa qualification pour l’UTMB 2026 grâce à sa 7ème place sur le Val d’Aran by UTMB, un Major des UTMB World Series attribuant un ticket pour Chamonix aux 10 premiers de chaque catégorie.

Sonia Poutrel et son compagnon et assistant Mehdi Yahi, duo gagnant de cette 8ème édition historique. Photo Organisation
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Les 4 et 5 octobre, les sentiers et sommets du spectaculaire parc naturel du Cadí-Moixeró ont été le cadre de la 16ème édition de l’emblématique Salomon Ultra Pirineu, la grande aventure catalane. Le temps d’un week-end, la ville de Bagà s’est réaffirmée comme la capitale du trail-running, réunissant des milliers de coureurs sur des parcours réputés pour leur technicité et les panoramas époustouflants, en immersion dans la haute montagne pyrénéenne. Avec, en vedette, l’emblématique Salomon Ultra Pirineu 100K et le non moins réputé Salomon Marató Pirineu 42K.

Salomon Ultra Pirineu : un cadre naturel unique

Si le Salomon Ultra Pirineu fêtait cette année sa 16ème édition, ce n’est que la 11ème sous son nom actuel. En effet, ses origines remontent à 2009, avec la première édition de l’Ultra Cavalls del Vent, une course inspirée par la traversée qui relie les huit refuges du parc naturel Cadí-Moixeró. Plus tard, en 2014, avec l’incorporation de nouvelles distances, la course a adopté le nom de Salomon Ultra Pirineu, sous lequel elle est connue aujourd’hui.

Son cadre est le parc naturel du Cadí-Moixeró, qui fait office de pont entre les Pré-Pyrénées et les Pyrénées catalanes, offrant une imposante chaîne de montagnes qui se distingue par sa biodiversité exceptionnelle et ses paysages naturels uniques. L’organisation du Salomon Ultra Pirineu est d’ailleurs fortement engagé dans la préservation de cet environnement, garantissant que toutes les courses se déroulent dans le plus grand respect du patrimoine naturel.

Photo Sergi Colome
Photo Sergi Colome

Salomon Ultra Pirineu 100K : un trio mène la danse

La journée du samedi 4 octobre a commencé avant l’aube, les premiers coureurs faisant chauffer leur moteur sur la ligne de départ pour affronter les 100 kilomètres et plus de 6600 mètres de dénivelé qui les attendent. A 5h30, alors que l’hymne de l’Ultra Pirineu, Le Dernier Mohican, résonne dans les rues de Bagà, près de 1300 participants franchissent l’arche de départ de la Plaça Porxada, guidés par la lumière de leurs lampes frontales. L’ambiance, pleine d’excitation et d’attente, a fait vibrer le centre historique pendant quelques instants. Cette année encore, le départ de cette course légendaire a été l’un des moments les plus intenses et les plus symboliques du week-end, marquant le début de la 16ème édition de la course.

Chez les hommes, la première partie de la course jusqu’à Gósol a été animée par un solide groupe de tête formé notamment par Miguel Heras, fidèle de l’épreuve, 3ème en 2015, vainqueur en 2016 et 2022, 2ème en 2023, qui a finalement dû abandonner à Prat d’Aguiló en raison de problèmes musculaires. Il était accompagné par Edu Rodés, la surprise du jour, et le champion du monde 2019 Jonathan Albon, vainqueur du format marathon en 2021, qui a imposé son rythme depuis le refuge des Cortals de l’Ingla.

Salomon Ultra Pirineu 100K : au final, Jonathan Albon fait la loi

La deuxième moitié du parcours a été dominée par Jonathan Albon, qui a maintenu un écart compris entre 5 et 10 minutes pendant le reste de la course. Il a franchi la ligne d’arrivée de la Plaça Catalunya en 10h 40mn 02s, inscrivant pour la première fois son nom au palmarès de l’Ultra Pirineu 100K. Derrière lui, le tronçon entre Gósol et Aula Natura a permis à Marc Bernades et Julen Calvó de se livrer une lutte intense pour la deuxième place, finalement remportée par le premier en 10h 44mn 02s. Julen Calvó termine 3ème en 11h 03mn 16s. Tous deux ont ainsi succédé à Abel Carretero et Raul Butaci en tant que représentants catalans sur le podium.

100K Podium Hommes. Photo Sergi Colome
100K Podium Hommes. Photo Sergi Colome

Salomon Ultra Pirineu 100K : la déclaration du vainqueur

« Pouvoir revenir après avoir couru le Marathon et essayer l’Ultra pour la première fois a été très amusant. Le lever du soleil était spectaculaire et les sentiers m’ont beaucoup surpris. Au début, j’ai un peu souffert, mais dans la deuxième partie de la course, je me suis senti très bien, et avec le soutien du public, ce fut une expérience fantastique. » Jonathan Albon

Jonatan Albon. Photo Sergi Colome
Jonatan Albon. Photo Sergi Colome

Salomon Ultra Pirineu 100K : la surprise Anna Ongaro

Chez les femmes, Clàudia Tremps, habituée de l’épreuve, 2ème en 2022, a dominé avec autorité la première moitié de la course, prenant une avance qui s’est accrue jusqu’au point intermédiaire du Niu de l’Àliga. Cependant, des problèmes physiques l’ont obligée à abandonner au refuge de Lluís Estasen. À partir de Prat d’Aguiló, l’Équatorienne María Mercedes Pila a pris la tête de la course et a maintenu un rythme constant jusqu’à la dernière descente, où elle a été dépassée par la nouvelle venue Anna Ongaro.

L’athlète italienne a effectué une remontée spectaculaire : elle a passé le refuge de Rebost en sixième position et, kilomètre après kilomètre, elle est remontée dans le classement jusqu’à ce qu’elle soit couronnée championne en 12h 58mn 47s. Une victoire de prestige pour ses débuts dans la Salomon Ultra Pirineu, résultat d’une course intelligente et pleine de détermination. Le podium féminin est complété par María Mercedes Pila (13h 05mn 24s) et Aina Cusí (13h 30mn 44s).

« Je ne sais pas, c’est incroyable. J’ai eu de très bonnes sensations jusqu’à Gósol, puis j’ai apprécié et souffert à parts égales jusqu’à la ligne d’arrivée. Le moment où j’ai pris la tête de la course… je n’arrivais pas à y croire », a déclaré la gagnante à l’arrivée, très émue.

100K Podium Féminin
100K Podium Femmes. Photo Sergi Colome

Salomon Marató Pirineu 42K : Miquel Corbera le plus rapide

Le deuxième grand événement du 4 octobre a été le très réputé et toujours disputé marathon Salomon Marató Pirineu 42K. Ses 43 kilomètres exigeants avec 2900 mètres de dénivelé positif ont été marqués par un rythme élevé, imposé dès le départ par les principaux favoris. Le parcours très difficile a fait passer les coureurs par les endroits les plus emblématiques du parc naturel Cadí-Moixeró, partageant avec le parcours Ultra des points mythiques comme le Niu de l’Àliga, l’une des ascensions les plus exigeantes et les plus emblématiques de la journée. Et il n’aura fallu qu’un peu plus de 3 heures et 40 minutes pour que le vainqueur franchisse la ligne, confirmant le niveau et l’intensité de la course.

Chez les hommes, le grand protagoniste a été le Catalan Miquel Corbera, qui a pris la tête de la course dès le départ à 9h00 sur la Plaça Porxada de Bagà. Grâce à une stratégie courageuse et à un rythme constant dès le premier kilomètre, Corbera est resté en tête tout au long du parcours et a franchi la ligne d’arrivée en vainqueur incontesté en 3h 41mn 31s. Le podium est complété par Pablo Bautista (03h 54mn 30s) et Genís Porqueras (03h 56mn 37s).

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42K Podium Hommes. Photo chemavelascophoto

Salomon Marató Pirineu 42K : Marta Pérez au finish

Chez les femmes, Marta Pérez et Leire Fernández se sont livrées une bataille passionnante pour la victoire. Toutes deux ont maintenu un rythme constant, se poussant l’une l’autre sur chaque tronçon du parcours et offrant un véritable spectacle au public. Ce n’est que dans les derniers kilomètres que Marta Pérez a réussi à dépasser Leire Fernández et à creuser un écart suffisant pour remporter une victoire bien méritée, après avoir participé à plusieurs éditions précédentes. Elle s’impose en 4h 46mn 37s, suivie par Leire Fernández (04h 49mn 46s) et Gisela Carrión (04h 51mn 25s).

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Marta Pérez remporte le Maraton 42K. Photo Gerard Garcia

Voir les classements complets ICI

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