Au terme d’un final haletant, le Français Pierre Livache a remporté le 19 octobre la 31ème édition du Grand Trail des Templiers (80,7 km et 3443mD+), dernière course de la semaine du Festival des Templiers. Chez les femmes, la Néo-Zélandaise Caitlin Fielder s’impose une nouvelle fois, signant un magnifique doublé après sa victoire en 2024.

Grand Trail des Templiers : l’élégance d’un mythe

La veille du départ, lors de la conférence de presse des élites, tout le monde s’accordait à dire qu’en l’absence de Thomas Cardin, blessé depuis les Championnats du Monde de Trail de Canfranc (aponévrosite plantaire), la voie semblait toute ouverte pour un Sébastien Spehler, qui disputait son 10ème Grand Trail des Templiers (dont 2 victoires), un Thibaut Garrivier, 5ème du dernier UTMB, voire un Roberto Delorenzi, même si le champion suisse n’avait jamais couru plus de 50 kilomètres. Mais avec une start list riche de plus de 50 coureurs à la cote UTMB supérieure à 800, personne n’aurait pensé 2 secondes au scénario qui allait suivre.

Le rituel de départ est immuable. Sous le ciel semi-étoilé, annonciateur d’un ciel mitigé, la place de Millau est noire de monde. La première vague s’avance, comme recueillie, les frontales brillent, la musique d’Era, part, élégiaque. « Est-ce que vous êtes prêts ? » Et comme toujours vient le temps du discours de Gilles Bertrand, un instant de poésie seulement brisé par le ronronnement des drones. « Vous êtes, dit-il, dans le pré carré de cette précieuse humanité. Voici la clé des Templiers. » Odile Baudrier lance le compte à rebours. C’est parti : il est 5h10 du matin, la nuit est d’encre, jusqu’à ce que les fumigènes rouges enveloppent les coureurs. Bientôt, ce seront les bancs de brume. Le bout du chemin est 80,7 km plus loin…

HOKA LES TEMPLIERS 2025-GRAND TRAIL-Départ Elites-2©Cyrille Quintard
Photo Cyrille Quintard

Grand Trail des Templiers : une course folle

Km 23 à Peyereleau : il est 6h52 et le Français Hugo Deck déboule, en fusée longiligne dans le village réveillé par les rangées de supporters en liesse. Dans les secondes qui suivent, le troupeau débarque, à sa poursuite. Tous les favoris sont là, personne ne lâche rien. Pas encore…

Côté féminin, c’est Adeline Martin qui pointe le bout de sa frontale la première, à 7h08. La veille, la championne du monde de trail 2017 a juré de revenir sur cette course tant qu’elle ne l’aurait pas gagnée. C’est la 5ème fois qu’elle tente sa chance, et elle est bien décidée à vaincre enfin. Mais la Néo-Zélandaise Caitlin Fielde, tenante du titre, et Marie Goncalves ne sont pas loin et nourrissent les mêmes ambitions de victoire.

Km 37,5 à Saint-André-de-Vézines : alors que l’orange du soleil s’adosse à son banc de nuages, le jeune espoir Français Antoine Thiriat passe le ravito à 7h59 sans ciller, suivi de peu par Hugo Deck et le peloton dans la foulée. Chez les femmes, Adeline Martin caracole encore en tête, avec de précieuses minutes d’avance sur ses poursuivantes.

Km 55,8 La Salvage : le duo de tête n’est plus le même que celui de la Roque Sainte Marguerite au moment d’aborder la monotrace de 450m de dénivelé positif dans la forêt. Hugo Deck abandonne à Pierrefiche, peu avant La Salvage, la cheville en vrac, quand le rookie Antoine Thiriat continue son solo, sans stopper au « meilleur » ravito du monde (dixit les coureurs). Il est 9h34. À 10 h 20, Marie Goncalves pénètre dans la salle remplie de victuailles -que du local !- collée aux basques par Adeline Martin et Caitlin Fielder. Impossible de faire un pronostic, tant chez les hommes que chez les femmes.

HOKA LES TEMPLIERS 2025-GRAND TRAIL-Lever soleil gorges de la Dourbie-1©Cyrille Quintard
Photo Cyrille Quintard

Grand Trail des Templiers : Pierre Livache au bout du suspense, Caitlin Fielder à l’usure

Arrivée, km 80,7 : le suspense est irrespirable. La terrible montée de la Pouncho, juste après celle du Cade, sera le juge de paix, c’est sûr. Mais qui sortira vainqueur de ce dernier mur ? Et à 11h57 sur la ligne, la surprise totale : Pierre Livache, vainqueur l’an passé de l’Infernal Trail des Vosges et de l’Aneto Trail, l’homme sur qui personne n’aurait misé un centime, franchit la ligne, la couronne de lauriers autour du cou, en se prenant la tête dans les mains, comme hébété par sa victoire. Il faut dire qu’il y a de quoi : il succède à Jim Walmsley, champion du monde 2025, Jonathan Albon, champion du monde 2019 et Thomas Cardin, champion d’Europe 2023. Qui dit mieux ?

HOKA LES TEMPLIERS 2025-GRAND TRAIL-Arrivée-VAINQUEUR-Pierre Livache 1er scratch-4©Cyrille Quintard
Photo Cyrille Quintard

Quelques secondes plus tard, le Finlandais Juho Ylinen, autre outsider, termine deuxième. Un peu plus tard encore, le jeune Antoine Thiriat déboule pour arracher une belle troisième place. Un vent de fraîcheur inédit sur le plus ancien trail de France. Quant aux élites de la veille, seul Sébastien Spehler verra l’arrivée, en 20ème position seulement. « Quand je suis dans ma bonne allure de course, tout va bien. Mais quand je n’y suis pas, je souffre beaucoup physiquement. Et là, à partir du 50ème kilomètre, je n’ai pas réussi à y rester », expliquera le champion alsacien à l’arrivée.

À 13h05, c’est au tour des femmes de franchir la ligne. Et comme lors de la dernière édition, c’est la Néo-Zélandaise Caitlin Fielder qui s’impose en patronne, devant, une poignée de minutes plus tard, la Française Marie Goncalves qui une fois la ligne franchie s’écroule et peine à se relever. Adeline Martin vient compléter le podium, et devra revenir pour une prochaine édition si elle veut honorer sa promesse…

HOKA LES TEMPLIERS CAITLIN FIELDER
Photo Cyrille Quintard

Podium Hommes
1.Pierre Livache (FRA) en 6:45:44
2.Juho Ylinen (FIN) en 6:46:24
3.Antoine Thiriat (FRA) en 6:49:16

Podium Femmes
1.Caitlin Fielder (NZ) en 7:53:22
2.Marie Goncalves (FRA) en 7:59:46
3.Adeline Martin (FRA) en 8:11:01

Grand Trail des Templiers : les déclarations du podium masculin

Pierre Livache, vainqueur du Grand Trail des Templiers.
« Je vis un rêve éveillé. Je ne suis personne et là je suis au milieu de coureurs que j’admire. Dans un coin de ma tête, je sais que rien n’est impossible. Je suis resté patient jusqu’à la mi-course, puis j’ai géré, place après place. Toute ma famille est là, je suis tellement heureux ! » 

Juho Ylinen, 2e du Grand Trail des Templiers.
« J’avais entendu dire que c’était une bonne course pour s’aligner sur une plus longue distance. Je suis très heureux de cette seconde place. Si je reviens, ce sera sur le même format. » 

Antoine Thiriat, 3e du Grand Trail des Templiers.
« Je suis très fier de cette 3e place, de perpétuer la lignée des Vosgiens sur cette course après les perfs de Sebastien Spehler. Après ma 20 place sur la TDS alors que j’avais mené jusqu’au 110km, j’ai bien rebondi. Ne pas se fixer de limites ! » 

Grand Trail des Templiers : les déclarations du podium féminin

 Caitlin Fielder, vainqueure du Grand Trail des Templiers.
« Je ne fais pas la course parfaite, mais comme l’an passé, j’ai eu des hauts et des bas. Jusqu’au moment de franchir la ligne, je n’étais pas sûre de gagner. J’ai bien géré les montées. Ce n’est que vers le km 71 que j’ai senti que c’était mon moment ! »

Marie Goncalves 2e  du Grand Trail des Templiers.
« J’ai mené assez tardivement, j’ai profité d’un coup de mou d’Adeline (Martin) pour oser rêver ! Ensuite, on a couru ensemble avec Caitlin (Fielder), et j’apprends à ses côtés. Il y a encore du travail dans la Pouncho ! Les Templiers, c’est ma course de cœur, c’est mon copain qui m’a fait découvrir le plateau du Larzac il y a 9 ans. Les chemins sont exigeants. Il faut être humble… » 

Adeline Martin, 3e du Grand Trail des Templiers.
« Je suis partie trop vite et je suis tombée juste après la ligne de départ, je fais une remontée peut-être trop rapide avec un passage à vide autour du km 50.  Bravo aux filles, franchement, elles ont été costaudes. Accrocher une 3e place aux Templiers, je signe ; je suis plutôt contente de mon chrono en 8 h 11 après un passage à vide. » 

Tous les résultats du Grand Trail des Templiers ICI

HOKA LES TEMPLIERS 2025-GRAND TRAIL-Lever soleil gorges de la Dourbie-1©Cyrille Quintard
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Le week-end des 4 et 5 octobre 2025, les différentes épreuves du trail Anjou’R & Nuit ont rassemblé plus de 1 400 coureurs À Brissac-Quincé, dans le Maine-et-Loire, dans une ambiance unique, mêlant sport, patrimoine et festivités. Un résultat encourageant pour une 3ème édition qui s’ancre dans le calendrier des courses à ne pas manquer.

Anjou'r & Nuit 2025 Photo siscovideo
Anjou’R & Nuit 2025. Photo siscovideo

Anjou’R & Nuit 2025 : 2 nocturnes pour une expérience sensorielle inédite

Samedi 4 octobre au soir, 1 000 participants se sont élancés depuis le Château de Brissac, « Géant du Val de Loire », pour les deux courses nocturnes, un 11 et un 22 km avec 300mD+. Pas le temps de s’ennuyer ou de s’endormir pour les coureurs, les parcours ont été rythmés par des animations artistiques avec la Compagnie Beleza et la compagnie Girafes & Co. Quant aux ravitaillements gourmands, très appréciés des participants, ils ont offert une expérience sensorielle inédite au cœur du vignoble angevin.

Podium du Trail du Château et de la Forêt de Brissac (22 km)

Hommes
Matthieu Bosquet : 1h 22mn 17s
Emilien Lebrun : 1h 22mn 25s
Simon Dubois : 1h 23mn 02s

Femmes
Nina Chaillou : 1h 43mn 47s
Marion Gérard : 1h 54mn 10s
Corinne Renou : 1h 55mn 24s

Anjou'R & Nuit 2025. Photo siscovideo
Anjou’R & Nuit 2025. Photo siscovideo

Podium du Trail des Étoiles de l’Aubance (11 km)

Hommes
Gabriel Candusso : 49mn 30s
Alexis Guillouche : 49mn 31s
Mathis Guillou : 40mn 32s

Femmes
Elise Brachais : 57mn 57s
Bertille Chevalier : 59mn 26s
Caroline Baslé : 1h 02mn 40s

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Anjou’R & Nuit 2025 : un dimanche au château

Dimanche 5 octobre au matin, c’est le Château de Serrant, le plus princier des châteaux d’Anjou, qui a accueilli près de 400 coureurs pour un nouveau trail intitulé Sur les traces de Serrant, sur un parcours de 11 km et moins de 100m de D+ traversant la commune de Saint-Georges-sur-Loire et le parc du château de Serrant tracé sur des sentiers sans grandes difficultés, idéal pour performer ou se lancer un premier défi.

Anjou'r & Nuit 2025 Photo siscovideo
Anjou’R & Nuit 2025. Photo siscovideo

Podium du Trail Sur les Traces de Serrant (11 km)

Hommes
Yoann Paté : 40mn 17s
Eloi Juchault : 40mn 41s
Florian Sebileau : 41mn 24s

Femmes
Lucie Fortannier : 50mn 11s
Aude Saillant : 51mn 24s
Flavy Charon : 51mn 57s

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4ᵉ édition les 3 et 4 octobre 2026

Anjou'R & Nuit 2025. Photo siscovideo
Anjou’R & Nuit 2025. Photo siscovideo
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Pour leur première participation, Baptiste Chassagne et Blandine L’Hirondel se sont imposés sans trembler au Stade de La Redoute, bouclant leur Diagonale en ayant mené de bout en bout. Des performances exceptionnelles marquées par leur détermination sans faille.

Grand Raid de La Réunion 2025 : Baptiste Chassagne comme un chef

À l’issue d’une édition dense et exigeante, Baptiste Chassagne s’est imposé sur les 180 km et 10000mD+ de la Diagonale des Fous 2025 en 23h 31mn et 53s, décrochant certainement la p^lus grande et belle victoire de sa carrière, après sa prestigieuse 2ème place sur l’UTMB 2024.

Baptiste Imaz Press
Baptiste Chassagne. Imaz Press

Cette victoire s’inscrit dans une saison 2025 de haut niveau. Au printemps, Baptiste Chassagne a pris la 2ᵉ place du Grand Raid Ventoux 100K après une lutte intense avec Ben Dhiman, le vainqueur. Il a ensuite pris la 2ᵉ place de La Comblorane – XL 42 km à Combloux, où il réside. L’été l’a vu monter sur le podium du High Trail Vanoise, format long des Championnats de France (72 km), avant une victoire nette au Marathon des Cerces (Serre Che Trail, 45 km). Début septembre, il s’est classé 60ᵉ sur la rapide classique suisse Sierre-Zinal, puis fin septembre 11ᵉ du Trail long des Championnats du monde (WMTRC, 82 km, Canfranc). Des résultats qui confirment une capacité à performer sur des formats variés tout au long de l’année.

Baptiste Chassage. Photo Imaz Press
Baptiste Chassage. Photo Imaz Press

Grand Raid de La Réunion 2025 : Yannick Noël et Aurélien Dunand Pallaz sur le podium

Si Baptiste Chassagne a cueilli les lauriers, Yannick Noël est certainement celui qui l’a le plus poussé dans ses retranchements. 5e de l’épreuve en 2022, il a longtemps fait jeu égal avec Baptiste Chassagne, ne se laissant décrocher que dans la montée présidant la sortie du Cirque de Mafate, après plus de 100 km de course. Il termine finalement à 55 minutes du héros du jour, éprouvé mais heureux.

La 3e marche du podium revient à Aurélien Dunand- Pallaz, vainqueur de la Diag’ 2023, qui signe une performance de premier plan après quelques difficultés et abandons sur des courses majeures.

Yannick Noël. Imaz Press
Yannick Noël. Imaz Press
Dunand Pallaz. Imaz Press
Aurélien Dunand Pallaz. Imaz Press

Grand Raid de La Réunion 2025 : époustouflant Ludovic Pommeret

On aurait pu le croire émoussé après son enchaînement colossal de l’été, vainqueur de sa 2e Hardrock 100 devant Mathieu Blanchard en juillet, puis 6e de l’UTMB en août. Mais Ludovic Pommeret avait à cœur de briller sur cette Diag’ qu’il a remportée en 2021 (ex-aequo avec l’Italien Daniel Jung) et dont il prenait le départ pour la 8e fois !

S’il n’est plus apparu dans le Top 10 depuis 2021, c’est parce qu’en 2022 comme en 2023 le Président Pommeret avait choisi le partage plutôt que la performance. En 2022, il décide d’offrir en cadeau d’anniversaire à sa femme de réaliser un de ses rêves : participer à la Diag’ ensemble. Malheureusement, une tendinite aux deux releveurs ne lui permet pas d’aller au bout. Le couple abandonne après 30h de course, heureux tout de même de cette aventure à deux.

2023 : ne pas rester sur un échec ! Ludovic renouvelle donc l’invitation pour Céline de vivre la Diag’ à deux. Et ce coup-ci, ça passe : le couple Pommeret franchit la ligne d’arrivée à La Redoute après 39h15 de course et partage enfin cette déferlante d’émotions.

Ludovic Pommeret. Imaz Press
Ludovic Pommeret en route vers la 4e place. Imaz Press

Grand Raid de La Réunion 2025 : Blandine L’Hirondel dans le Top 10

Chez les femmes, Blandine l’Hirondel réalise l’exploit de rentrer dans le top 10 de sa première Diagonale, 8e en 27h 26mn 09s. Sans réelle concurrence après l’abandon de sa rivale Marianne Hogan, longtemps à ses trousses mais qui s’est blessée au mollet dans le Cirque de Mafate, elle s’est imposée avec plus de 5 heures d’avance sur Manon Campano, 2e, et Anne Champagne, 3e. Sarah Vieuille et Marie Dohin, qui faisaient partie des têtes d’affiche, ont tenu leur rang et terminent respectivement 4e et 5e.

Bloandine L'Hirondel. Photo Imaz Press
Blandine L’Hirondel. Photo Imaz Press

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La 6ème édition de l’Ultra Trail des Montagnes du Jura (UTMJ) a rassemblé du 3 au 5 octobre 8730 partants, une participation record pour cet événement devenu incontournable. Si la météo jurassienne s’est montrée capricieuse, alternant éclaircies et conditions dantesques samedi en fin d’après-midi, l’organisation a su réagir avec responsabilité en arrêtant les derniers coureurs de l’UTMJ, la Franco-Suisse et la Renarde pour garantir leur sécurité.

Mais au-delà des intempéries, cette édition restera marquée par des performances de haut niveau, en particulier le nouveau record féminin sur le 175 km, la plus grande des distances, par Marie Janod, 15ème place au général, qui a pulvérisé l’ancien record de près de 2h30 avec 25h51. On retiendra également le nombre toujours plus grandissant avec des coureurs venant de toute la France et la belle représentation féminine (30% des participants). Retour sur les courses avec les podiums et les déclarations de quelques vainqueurs.

Ultra Trail des Montagnes du Jura : l’UTMJ – 175 km et 7000m D+

474 partants dont 438 hommes et 36 femmes
238 finishers et 234 abandons

Hommes
1 – Jean-Marie THEVENARD – 21:06:31
2 – Valentin VANDELLE- 22:22:26
3 – Louis RIGAUDIERE- 23:04:19

Femmes
1 – Marie JANOD – 25:51:36
2. – Iliana POPIK -26:43:03
3. – Florine BOILLOT GIRARD – 27:55:23

Jean-Marie THEVENARD :
« Cette course à la maison me tenait à cœur, sur des sentiers que je parcours presque tous les jours. Le Mont d’Or, j’ai dû le faire 40 fois cette année ! Mais c’est la première fois que je me suis senti aussi lent par moments, je me disais : ce n’est pas possible… Cela me tenait à cœur aussi car j’avais participé, avec l’Espace O, au tracé au tout début et je me suis dit il fallait que je l’essaie un jour quand même. C’est exigeant ! Mais c’était une belle expérience, j’étais content d’être arrivé au bout.

Mais cela fait du bien quand cela s’arrête. Je ne vais pas recommencer tout de suite. Ces ultras, ça fait trop mal et pourtant, à chaque fois, on veut recommencer. Dans tous les cas, il y a une super organisation qui fait un énorme boulot depuis les débuts. Avec autant de participants, c’est une belle vitrine et image pour le sport et pour ce massif. Encore quelques éditions et l’UTMJ aura très une grande notoriété, ils savent vraiment faire. Et puis, retrouver tous les copains sur le parcours, c’était sympa. J’ai également croisé mon frère Xavier qui est maintenant dans le Haut Jura. »

Jean-Marie Thevenard Photo UTMJ
Jean-Marie Thévenard. Photo UTMJ

Marie JANOD :
« La fin a été difficile, j’ai beaucoup souffert cette nuit. Mais j’étais bien accompagnée par mon pacer Alexandre, qui a été fondamental dans ma victoire. Je n’aurais jamais fini première sans lui et sans mes accompagnants. Toute la nuit, je savais que les autres filles étaient juste derrière. C’est ce qui m’a poussée à ne rien lâcher, malgré la douleur, l’incertitude, et même quelques larmes. Mais il y a aussi eu énormément d’émotions. Retrouver toute la famille et tous les copains à l’arrivée, ça fait du bien. J’avais déjà couru l’UTMJ en relais, mais le faire seule, en entier, c’est complètement différent… Je ne sais pas si je le referai, mais cette victoire restera un moment très fort. »

Marie Janod - Photo UTMJ
Marie Janod. Photo UTMJ

Ultra Trail des Montagnes du Jura : l’UTMJ – 175 km et 7000m D+ en relais

103 équipes (521 partants dont 366 hommes et 155 femmes)
513 finishers (101 équipes) – 8 abandons (2 équipes)

1. Les Ouvreurs (Jura) : John Paget / Jonas Forot / Roméo Perrad / Simon Fabien / Thibaud Paget / Arthur Grenier Boley en 17:00:44
2. Les Orienteurs sans boussole : Florian Pinsard / Lucie Rudkiewicz / Virgile Tallandier / Jeremi Pourre / Martin Rudkiewicz en 17:35:41
3. Gilley terre de trail (Doubs) : Maxime Delmotte / Maxime Marguet / Donovan Faivre / Nathan Cupillard / Sébastien Mahon / Anthony Chopard en 18:14:34

Ultra Trail des Montagnes du Jura : la Franco-Suisse – 105 km et 4000m D+

1373 partants dont 1220 hommes et 153 femmes
951 finishers et 403 abandons

Hommes
1. Yoann LECAUCHOIS 10:27:50
2. Jules GERBER – 10:38:06
3. Lois ARDIET – 11:23:46

Femmes
1. Alice MEIGNIE – 12:00:53
2. Manon CHARPY – 13:05:21
3. Helène ISNARD – 13:46:02

Yoann LECAUCHOIS :
« On est parti en petit groupe de cinq, puis je me suis retrouvé avec Jules, le 2e. On a même fait quelques kilomètres en plus après une erreur de parcours dans un village ! Mais on s’est bien tiré la bourre, et ça a rendu la course encore plus belle. C’était une très belle découverte. Je ne connaissais pas le Jura, je viens de Normandie, et j’ai vraiment apprécié. Le relief est différent des Alpes ou des Pyrénées : moins cassant, mais vallonné, vert, mais ça use bien les jambes. Avec quelques éclaircies en plus, c’était magnifique.

Je tiens à saluer la qualité de l’organisation. L’an dernier, je voulais déjà faire la Renarde, des amis m’avaient conseillé de venir, et cette année je l’ai mis à mon planning. Je ne regrette pas, c’était top et je suis très content de mon chrono. »

Coureur (credit Ben Becker)(3)
Dans les forêts du Jura. Photo UTMJ – Ben Becker

Ultra Trail des Montagnes du Jura : la Renarde – 75 km et 2600m D+

1441 partants dont 1231 hommes et 210 femmes
877 finishers et 474 abandons

Hommes
1. Jérémy ARBORE – 07:25:46
2. Enzo PIROUD – 07:25:46
3. Antoine GERARD – 07:32:02

Femmes
1. Mathilde DUCHAUSSOY – 08:36:54
2. Isabelle DUPRE – 08:44:24
3. Sophie LAURENT – 09:00:37

Ultra Trail des Montagnes du Jura : la CMM – 40 km et 1100m D+

1871 partants dont 570 femmes et 1301 hommes
1770 finishers et 95 abandons

Hommes
1. Dimitri JEAN MOREL 03 :07 :34
2. Aleix TODA MAS – 03:22:06 – Espagne
3. Romain MONNIER BENOIT – 03:09:36

Femmes
1. Céline CARREZ – 03:53:50
2. Viva DE MOUSTIER – 03:54:57
3. Marine BOURSIER – 03:58:55

Dimitri MOREL-JEAN :
« Nous sommes tous partis rapidement, et ensuite j’ai assumé mon rythme en espérant que cela tienne. Je ne me préoccupais pas vraiment des temps derrière car les infos changeaient souvent. J’entendais les autres, mais c’est passé pour moi. Je suis parti en même temps qu’Aleix Toda Mas (parmi les favoris et 2e ce jour) et, voyant que c’était un rythme que je maîtrisais, j’ai accéléré. Cela a tenu jusqu’au bout et je suis très content de cette victoire. Il y avait quand même des parties roulantes où l’on pouvait envoyer, mais les descentes étaient un peu compliquées avec la boue.

Tous les ans, je viens ici, peu importe que ce soit en fin de saison ou en cours… J’adore courir ici, dans les Montagnes du Jura, à la maison, et je reviendrai chaque année. Cette année, ce CMM rentre dans le cadre de ma préparation : je dispute le Grand Trail des Templiers (80 km) dans 15 jours, puis la SaintéLyon fin novembre. Ce sont des parcours roulants qui me conviennent bien, comme celui d’aujourd’hui. »

Céline CARREZ :
« Cela fait deux fois que je faisais le 20 km sur l’Ultra Trail des Montagnes du Jura, avec une deuxième place en 2023 et une première place en 2024. J’avais envie d’essayer le 40 km cette année et en y allant au feeling tout simplement. Mais je peux dire que ce n’est pas facile et je suis contente de terminer première. »

Ultra Trail des Montagnes du Jura : la Lynx – 20 km et 800m D+

1878 partants dont 842 femmes et 1036 hommes
1862 finishers et 14 abandons

Hommes
1 Julien CITERNE – 01:25:14
2 Tom CARRASCOSA – 01:25:43
3 Pierre NGUYEN – 01:27:43

Femmes
1. Mélanie RATEL – 01:40:00
2. Cécile VAL- 01 :50:37
3. Ophélie LOAS- 01:52:35

Julien CITERNE :
« Je suis super content de cette victoire. C’était un parcours digne d’un championnat de France de cross-country mais sur 20 kilomètres. On a fait un beau bout ensemble avec Tom (Carrascosa, 2e) jusqu’en haut de la bosse. Cette course n’a pas été facile en raison des conditions dantesques avec de la grêle, le froid, … Ce n’était pas facile et je pense qu’on s’en souviendra tous les deux. Mais au final, c’était que du bonheur. »

Mélanie RATEL :
« C’était super, un vrai plaisir ! Je n’ai toujours pas vu la vue depuis le Mont d’Or, pour la deuxième année consécutive… mais la course était incroyable. On avait l’impression de courir sur un tapis rouge… enfin plutôt brun ! Le balisage, le panorama, le beau temps : j’ai tout aimé. J’ai aussi une pensée pour les autres coureurs qui ont passé la nuit dehors, et bien sûr pour tous les bénévoles, présents depuis des heures et même des jours, dans le froid.

Je fais partie de l’équipe d’organisation de la Transju et cela me touche particulièrement : quand on court, on est dans son challenge, on a chaud, on avance… mais en bord de piste, tous ceux qui nous encouragent et les bénévoles qui sont là avec le sourire, c’est un vrai bonheur pour les coureurs. Je suis sur une bonne dynamique : je continue d’apprendre, je me sens bien dans la tête, bien dans les jambes. Le trail, c’est encore nouveau pour moi, mais ça marche bien et je prends énormément de plaisir. Alors, merci à tous ! Pour la suite, je ne sais pas encore si je vais entamer la “saison de la raclette” ou me lancer sur d’autres courses… »

Melanie VIEU LYNX
Melanie, lancée sur la Lynx. Photo UTMJ – Ben Becker

Ultra Trail des Montagnes du Jura : la Chamois – 10 km et 400m D+

1172 partants dont 659 femmes et 513 hommes

Hommes
1. Eliot MONNIER BENOIT 00:40:14
2. Louis TISSOT 00:40:46
3. Nathan QUETIN 00:43:28

Femmes
1. Anais MAQUINGHEN – 00:49:29
2. Amélie GONNOD – 00:50:14
3. Emilie DUVAL – 00:51:02


Eliot MONNIER BENOIT (Besançon, 16 ans) :
« C’était le temps que je visais. J’avais découpé ma course en trois fois 15 minutes, avec l’objectif de tourner autour de 45 minutes. Je suis resté régulièrement avec Louis, le 2e, mais dans la descente j’ai pu accélérer, c’est mon point fort. Ça a fait la différence. Je n’avais jamais couru le 10 km de la Chamois, mais j’avais déjà participé aux courses UTMJ Kids il y a deux ans, et aussi à l’Infernale du Mont Ramey. Je connais bien la région : je suis originaire de Besançon mais j’ai vécu six ans à Mouthe et mes grands-parents sont de Pontarlier. C’était donc spécial et je suis très content de remporter cette course. Pourquoi pas faire les autres distances de l’UTMJ, peut- être même le 175 km. »

Anaïs MAQUINCHEN (Boulogne sur Mer, catégorie 19-21 ans) :
« Cette victoire, c’est génial. C’est seulement ma deuxième course en montagne. Je viens de Boulogne sur Mer et j’ai pris du plaisir avec ces supers paysages de montagne. J’ai choisi cette course car j’accompagne mes parents, de Boulogne sur Mer aussi, eux aussi inscrits : ma mère sur la 105km et mon père sur le marathon. On aime bien changer de région, faire une sortie dans l’année qui change et on voulait découvrir le Jura. »

Ultra Trail des Montagnes du Jura : retour sur les courses interrompues

Simon Carrara, directeur de course de l’UTMJ :
« Pour la première fois en six éditions, nous avons pris la décision d’arrêter les courses samedi soir, en raison du nombre d’incidents rencontrés par certains participants (froid, hypothermie…). Nous n’avons pas eu les meilleures conditions météo cette année, mais nous avons déjà connu pire, notamment avec la neige. Peut-être que le nombre d’incidents est lié au nombre record d’inscrits ? (10 000, un record, NDLR) Quoi qu’il en soit, nous avions étudié les conditions avec les autorités en amont : tous les signaux étaient bons, et la situation s’est dégradée ensuite. Dans ce contexte, il était primordial de sécuriser le maximum de monde, quitte à stopper la course même si certains voulaient continuer.

Les coureurs ont bien réagi et beaucoup nous ont remerciés. Concernant les classements des participants stoppés, tout sera régulé en fonction du point où ils se sont arrêtés. Ils ne seront pas considérés comme abandons : nous tiendrons aussi compte de ceux qui ont dû couper à la fin, avec des ajustements ou pénalités de temps. Il est encore trop tôt pour tirer un bilan définitif : nous allons analyser ce qui a bien fonctionné et ce qui doit être amélioré, avec les retours des participants et des bénévoles. Une chose est sûre : 10 000, c’est très bien, mais nous n’irons pas au-delà. »

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Valentin Vandelle, 2ème de l’UTMJ 2025. Photo UTMJ – LILIAN MENETRIER
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La Catalogne a vibré le week-end du 11 et 12 octobre et les 2 principales têtes d’affiche de la 16ᵉ édition de l’Otso Ultra Trail Serra de Montsant – Costa Daurada, l’une des épreuves les plus emblématiques de la région, ont tenu leur rang. Sur la plus longue des distances, Pau Capell, vainqueur de l’UTMB 2019, est monté sur la 2ème marche du podium. Mais c’est sur la distance marathon que Ragna Debats, vainqueure du Marathon des Sables 2019, a été étincelante, remportant haut la main la course féminine et terminant 3ème au scratch !

La Serra de Montsant : une terre de trail exceptionnelle

C’est sur le territoire extrêmement rocheux de la partie la plus occidentale de la chaîne prélittorale catalane, déclaré parc naturel depuis 2002, que se sont tenues samedi 11 octobre les différentes épreuves de l’Otso Ultra Trail Serra de Montsant – Costa Daurada, avec un départ et une arrivée à Ulldemolins. Dans de cadre naturel incroyable aux reliefs abrupts où profilèrent refuges, grottes, gouffres et ravins façonnés par l’érosion durant des siècles, les tracés ont offert aux concurrents des paysages emblématiques de la région de la Serra de Montsant, sur des sentiers caractérisés par leur difficulté technique.

Cette parenthèse enchantée de sport, nature et bonne ambiance a rassemblé plus d’un demi-millier de coureurs qui ont évolué sous une météo clémente, avec des températures agréables, un ciel dégagé et une légère pluie en fin de course pour rajouter un petit côté épique à la fin de la compétition.

Contrairement aux éditions précédentes, l’ensemble des 5 courses proposées se sont touts disputées le samedi. Dès les premières heures du matin, les rues d’Ulldemolins se sont remplies pour donner le départ des deux premières épreuves de la journée : l’UTSM de 63 km et le Marathon-MSM de 44 km. Les trois autres départs ont été donnés un peu plus tard, le 25 km, le 11 km et le 7 km.

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La Serra de Montsant. Photo DR

Otso Ultra Trail Serra de Montsant – Costa Daurada : Pau Capell combatif mais battu !

Dans la course reine, de 63 km et 3300m D+, la présence de Pau Capell attirait tous les regards. Vainqueur de l’UTMB 2019, 6ème de la TDS 2025 fin août, après avoir terminé 2ème du format 105 km et 6840m D+ du Trail 100 Andorra by UTMB en juillet, l’Espagnol de 34 ans, titulaire du dossard n°1, était le favori logique de l’épreuve. Mais même s’il a fait une course pleine et régulière, il n’a rien pu faire contre son compatriote Víctor del Águila Pellicer. Ce dernier s’impose en 7h 00mn 51s, devant Pau Capell (7h 18mn 06s) et Raul Garcia (7h 31mn 01s).

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Pau Capell en plein effort, brillant 2ème de l’épreuve reine. Photo Organisation
Vainqueur 63km
Víctor del Águila Pellicer, vainqueur du 63 km devant Pau Capell. Capture écran.

Dans la course féminine, la lutte a été intense jusqu’au dernier moment entre Miriam Moreno, Belén Simarro et Candela Abella. La première s’est imposée en 10h 17mn 09s, 18ème au général, devant Belen Simarro (10h 28mn 01s) et Candela Abella (11h 00mn 26s).

Otso Ultra Trail Serra de Montsant – Costa Daurada : l’exploit de Ragna Debats sur le 44 km

C’est sur la distance marathon de 44 km et 2343m D+ qu’a été enregistrée la performance la plus remarquable. Si Iván Calvo Vigara a dominé l’épreuve de la tête et es épaules, s’imposant en 4h 40mn 38s, c’est l’Espagnole Ragna Debats, vainqueure du Marathon des Sables 2019, qui a brillé en remportant très largement la course féminine et surtout en montant sur la 3ème marche du classement général, devancée également par Pau Barriach Gomez (5h 39mn 36s).

Troisième et première féminine, Ragna Debats a signé un chrono de 5h 55mn 19s. La 2ème féminine, Maria Santamaria, termine plus d’une heure plus tard, en 6h 57mn 33s. Eva Maria Gallego monte sur la 3ème marche du podium féminin, en 8h 02mn 17s.

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Ragna Debats franchit la ligne du format marathon en 3ème position au général. Capture écran

Otso Ultra Trail Serra de Montsant – Costa Daurada : une fusée nommée Oriol Gibert Solé

Sur les 25 km et 1177m D+, Oriol Gibert Solé s’est imposé avec autorité en 2h 01mn 48s, arrivant plus de quinze minutes avant le deuxième classé, Guillem LLuch Ruiz (2h 17mn 12s). Le podium a été complété par Adan Hidalgo Aguilar (2h 18mn 27s).

Dans la course féminine, Abril Parra Molins s’est imposée en 2h 48mn 44s. Elle a devancé Eliam Ajuria Fernandez (2h 51mn 07s) et Almudena Gonzalez Monge (2h 52mn 49s).

Otso Ultra Trail Serra de Montsant – Costa Daurada : suspense total sur la « courte distance »

La distance de 11 km et 628m D+, avec près de 180 participants, a offert des moments mémorables. Le vainqueur en catégorie masculine est Mikel Besora Susaño, qui a franchi la ligne après 1h 00mn 48s d’effort. Il a devancé Saul Ajuria Fernández (1h 06mn 46s) et Jan Oramas Marín (1h 10mn 02s).

Chez les femmes, la course a été extrêmement serrée jusqu’au bout. Gemma Colom Aler a finalement triomphé en 1h 20mn 37s, s’imposant de seulement 17 secondes devant Amalia Dolores Cubero Orellana et 1mn 01s devant Rosalia Tomás Ripoll.

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Photo Organisation
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Brillante entrée en matière ! Passée du cross/piste au trail, Marie Nivet boucle sa toute première saison de la Golden Trail World Series. 12ème du classement général, qualifiée pour la Grande Finale de Pieve Di Ledro, en Italie, elle a terminé juste avant 11ème des récents Mondiaux de course en montagne sur le format Classique 14K. Entre curiosité et lucidité, la Rémoise déboule après un gros bloc de courses et un repérage exhaustif sur place. Peut‑elle transformer l’essai 2025 sur ce format prologue + course, deux semaines après les Mondiaux, et sur un terrain très technique où la concentration prime ? Julien Gilleron lui a posé la question, juste avant qu’elle ne réalise un week-end de rêve.

Marie Nivet Team France. Photo Alanis Pic / FFA
Céline Jeannier, Nélie Clément, Marie Nivet et Christel Dewalle ont décroché l’argent par équipe lors des Mondiaux de course en montagne 2025, catégorie Classic 14K. Photo Alanis Pic / FFA

Marie, tu as eu à cœur d’effectuer une reconnaissance approfondie du parcours de cette Grande Finale. Qu’en retires-tu à la veille de l’épreuve ?

Marie Nivet : Magnifique — et très technique ! En effet, on a tout repéré, du prologue et de la course longue distance : certaines portions feront mal aux jambes… et à la tête. Il faudra rester concentrée du début à la fin, sur les deux jours ; ça constitue une bonne partie du challenge. Les grimpeuses auront de quoi s’exprimer, tout comme les techniciennes : plutôt complet, donc. Pour ma part, venant du plat, je préfère quand c’est plus roulant (comme à Broken Arrow), mais je ferai avec — et les paysages aideront !

Justement, ce double format : quelle stratégie impliquerait-il pour toi ?

Marie Nivet : C’est une vraie première pour moi : je n’aime pas faire les choses à moitié, donc je ne m’économiserai pas au prologue. Après reconnaissance, je sais que les sensations ne seront jamais “idéales” le lendemain… alors autant l’accepter et profiter avec les moyens du jour. Mais la donne sera la même pour toutes.

Où en es-tu de ta transition de l’athlétisme vers le trail façon Golden ?

Marie Nivet : Franchement, elle s’est très bien passée : j’ai pu encaisser une saison complète sans blessure, avec une bonne récup et l’envie intacte. Je suis également contente des progrès réalisés sur les domaine de la technicité et des efforts spécifiques à cette discipline. Mais ce n’est que le début : j’attends plus et mieux sur les prochaines années.

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Marie Nivet lors de la Classic 14K des Mondiaux de course en montagne 2025. Photo Alanis Pic / FFA

Quelles leçons le circuit t’a-t-il apportées cette année ?

Marie Nivet : J’y ai été gâtée, surtout humainement. Je fonctionne à l’expérience et au feeling, et sur le circuit, j’ai trouvé des amis et de belles personnes. En six mois et trois courses, j’ai appris presque autant que sur vingt ans de piste/cross !

Et après Ledro : encore des ambitions ?

Marie Nivet : Déjà, récupérer les jambes et souffler après une saison dense. Et puis surtout, me consacrer à ma thèse en sciences du sport — on m’a laissé du temps pour mon projet athlétique, à moi de le rendre. Pour la suite… une chose est sûre : j’ai la Golden Trail World Series bien en tête !

En réalisant un prologue parfait qui lui a permis de passer de la 12ème à la 9ème place au classement général, puis une superbe course le lendemain, où elle a pris la 9ème place, Marie Nivet a terminé 7ème au classement général de sa première GTWS. Encourageant pour l’avenir.

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Comme chaque année le dernier week-end de septembre, les passionnés de montagne se sont donné rendez-vous à Bourg Saint Maurice-les Chapieux pour le TPSB, dernier trail de haute altitude de l’année, réputé pour ses parcours sauvages avec quelques portions engagées et techniques. Et cette année, la neige s’était copieusement invitée, faisant du TPSB le premier trail blanc de l’hiver.

Trail du Petit Saint Bernard : neige et soleil au rendez-vous

Malgré des conditions hivernales et la fermeture anticipée du col du Petit Saint Bernard, rendant difficile la préparation des tracés, l’organisation a su concocter des parcours de repli de toute beauté et même conserver, au dernier moment, les parcours initiaux du 43 km et du 21 km. Si, sur le plan « carte postale », tout était réuni pour un TPSB 2025 très photogénique, sublime trail blanc se déroulant dans des paysages époustouflants et sous un soleil radieux, les participants ont cependant dû batailler pour franchir les barrières horaires, déjà sélectives sur terrain sec.

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Trail du Petit Saint Bernard : Alexandre Pellissier et Manon Benoit s’offrent le TDG 35 km

C’est le format 35 km du Technitrail des Glaciers (TDG) qui a ouvert le bal le samedi avec un tracé de repli plus long que le parcours initial et particulièrement technique du fait des conditions de terrain. Sur les sentiers parfois transformés en pistes de ce tracé revisité, le skieur alpiniste Alexandre Pellissier, qui faisait sa rentrée après 8 années d’absence sur le circuit trail, s’est montré le plus fort. Très à l’aise sur la neige, il a mené de bout en bout, franchissant la ligne d’arrivée avec plus de quinze minutes d’avance sur son poursuivant.

À l’arrivée, il a rendu un vibrant hommage aux organisateurs, saluant le fait « d’avoir réussi à sortir des parcours comme ça malgré la mauvaise météo de la semaine et les conditions de terrain ». Chez les féminines, Manon Benoit s’est imposée après un beau duel avec Eva Delafosse, deuxième.

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Trail du Petit Saint Bernard : Gabin Ageron et Elisa Giraud reçus 5 sur 5

Annulé l’année dernière, le format 21 km du Trail de la Grande Écaille (TGE) a tenu toutes ses promesses avec le franchissement de la Grande Écaille. Chez les hommes, c’est un Gabin Ageron ultra-dominateur qui l’a largement emporté en 1h58, avec près de 10 minutes d’avance sur son poursuivant. Chez les dames, Elisa Giraud s’adjuge la victoire en 2h38.

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Trail du Petit Saint Bernard : Louis Dullin et Emmanuelle Couilliet s’imposent

Sur le 43 km maintenu sur son parcours original, Louis Dullin a dû s’employer jusqu’au bout pour arracher la victoire, ne devançant Pierrick Paillot que d’une poignée de secondes. 5h15 pour boucler le parcours, un chrono qui reflète la difficulté du parcours ! Chez les femmes, c’est Emmanuelle Couilliet qui remporte la palme, elle aussi dans un mouchoir de poche.

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Trail du Petit Saint Bernard : Ingrid Tessier et Nicolas Court gagnent le long

Sur l’épreuve reine version repli du 68km, rendu moins technique du fait de l’absence du passage de Bassa Serra et la descente du Mont Fortin mais néanmoins très exigeante, Nicolas Court a confirmé sa bonne forme du moment en bouclant le parcours en 7h55.

Chez les dames, Ingrid Tessier n’a laissé aucune chance à ses poursuivantes, s’imposant avec autorité en 8h53 avec en prime une belle 4ème place au scratch. Chapeau bas !

Trail du Petit Saint Bernard : le combo TPSB Ultra pour Thibaut Grall et Isabelle Ost

Enfin, les plus aguerris, spécialistes de la longue distance qui se sont alignés sur le TPSB ULTRA (35 km + 68 km, soit 103 km en 2 jours) ont dû puiser dans leurs ressources pour aller au bout de ce défi rendu encore plus difficile par les conditions de terrain.

Chez les hommes, c’est Thibaut Grall qui a raflé la mise en bouclant les 2 épreuves en 14h15. Chez les dames, la Belge Isabelle Ost a franchi la ligne d’arrivée après 17h42 de course cumulée.

Voir les résultats de toutes les courses ICI

Dawa Sherpa
Toujours souriant, Dawa Sherpa, premier vainqueur de l’UTMB. Photo Organisation / Photosports
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La première édition de l’Atlantic’Trail se tiendra les 27 et 28 février 2026 en Loire-Atlantique. Inspirée de l’ancienne épreuve pédestre « Rezé Pornic » disparue en 2003, la course reine reliera les villes de Rezé à Pornic (80 km). Elle se déroulera en semi-nocturne, avec un départ tôt le matin. Sur des distances de 10 km à 80 km, près de 2500 coureurs sont attendus. Erik Clavery, champion du monde de trail et recordman du GR34, en sera le parrain.

Atlantic’Trail : retour sur une histoire de près de 40 ans

L’Atlantic’Trail est née du souvenir de « Rezé Pornic », une épreuve de randonnée pédestre. Elle s’est déroulée de 1988 à 2003, en nocturne, entre les villes de Rezé et Pornic, sur un tracé de 58 km. Arrêtée en 2003 pour raisons administratives, elle avait ensuite été abandonnée. Observateur avisé de l’évolution du trail en France et à l’international, Fred Bousseau, originaire de Nantes et journaliste dans le milieu de l’outdoor, a souhaité, en 2019, lui redonner vie.

Atlantic Trail
La référence.

« J’ai participé plus jeune à cette épreuve, détaille-t-il. Je me rappelle avoir faire le parcours avec mes chaussures de montagne en cuir. Mais je me souviens surtout de cette ambiance unique, notamment la fin du tracé sur le littoral où l’on redécouvre ce territoire à l’histoire et à l’héritage particulièrement riche. Je trouvais alors dommage que ça s’arrête comme ça à l’heure où l’on parle beaucoup de trail running. »

Si la pandémie en 2020 a ralenti le projet, ce dernier a trouvé un nouveau souffle dès 2022-2023. Notamment au fil de rencontres entre les élus de Pornic et de MaXi Event’s, société organisatrice d’évènements sportifs parmi lesquels l’adidas TERREX MaXi-Race à Annecy en Haute-Savoie. « Chaque partie a perçu l’intérêt de relancer l’épreuve, avance Fred Bousseau. On a très vite senti qu’il y avait une demande de la communauté. »

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Photo Benoît Prato

Atlantic’Trail : un parcours mixte dans l’esprit Gravel

Les organisateurs de l’Atlantic’Trail se sont inspirés de la trace originelle de « Rezé Pornic » pour tracer le 50 miles (80 km). Il traversera les communes de Sainte-Pazane, les Moutiers-en-Retz et la Bernerie-en-Retz. Les 16 derniers kilomètres, depuis le ravitaillement les Moutiers-en-Retz, emprunteront le GR8. L’arrivée sera située sur le port de Pornic, au cœur de la cité balnéaire. Avec un départ programmé à 4 heures du matin de Rezé pour la distance reine, l’ensemble des coureurs évolueront sur cette portion finale à partir du lever du soleil et en plein jour.

Atlantic Trail. Photo Benoît Prato
Photo Benoît Prato

« L’idée de départ était d’amener les coureurs au cœur du territoire, Rezé, jusqu’au bord de mer, Pornic, au lever du soleil si possible, en traversant les marais avec le lac de Grand Lieu, le bocage, le littoral… explique Patrick Gimenez, directeur de course. Nous avons dû penser aussi à la meilleure manière de sortir d’une agglomération par des chemins et des pistes cyclables. Il y a peu de relief mais la nature du terrain fait que, le jour de la course, la difficulté technique sera inhérente aux conditions météorologiques. Globalement, nous avons 40% de route, 40% de pistes forestières et 20% de littoral. »

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Photo Benoît Prato

Atlantic’Trail : 4 épreuves au programme

La course phare de l’Atlantic’Trail est le 50 miles (80 km) reliant Rezé à Pornic. 3 autres courses de 40 km, 16 km et 10 km sont également programmées le 28 février. Chacune d’elle empruntera une partie du tracé du 50 miles. Toutes les arrivées seront jugées à Pornic.

50 miles (80 km)
Départ nocturne de Rezé (4 h) – Arrivée à Pornic
Limitée à 1500 coureurs

40 km
Départ de Sainte-Pazane (10 h 30) – Arrivée à Pornic
Limitée à 600 coureurs

16 km
Départ Les Moutiers-en-Retz (10 h 30) – Arrivée à Pornic
Limitée à 600 coureurs

10 km 
Départ La Bernerie-en-Retz (10 h 30) – Arrivée à Pornic

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Photo Benoît Prato

Laurent Blondeel, chef de projet : « Dans la continuité de l’adidas TERREX MaXi-Race, référence internationale en montagne, l’Atlantic’Trail est une aventure humaine et territoriale. Elle a vocation à créer du lien entre les sportifs, les usagers, les collectivités et l’ensemble des acteurs sociaux et économiques du territoire. Nous souhaitons offrir une expérience complémentaire en s’ancrant au cœur du littoral et de ses richesses naturelles. C’est l’occasion pour chacun, coureur confirmé ou amateur, de partager un moment de sport et de découverte sur des parcours qui peuvent être accessibles à la majorité d’entre eux. L’Atlantic’Trail veut être plus qu’une course : un rendez-vous où sport, nature et engagement collectif se rencontrent pour continuer à écrire l’histoire commune entre Rezé et Pornic. »

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Photo Benoît Prato

Atlantic’Trail : l’empreinte carbone, préoccupation majeure des organisateurs

La particularité de l’Atlantic’Trail est que chaque point de départ est situé à proximité d’une gare. Par cette disposition, les organisateurs ont souhaité d’abord faciliter la circulation des coureurs, et ensuite avoir un impact sur l’empreinte carbone de l’évènement. Des études ont démontré que lors des activités évènementielles, le transport représentait de 70% à 90% du bilan carbone. La volonté des organisateurs est de réduire fortement cet impact et d’en faire une référence nationale pour atteindre moins de 50%. C’est porté par ce choix que les parcours ont été dessinés à proximité de la ligne de train. C’est aussi ce qui a déterminé les horaires de courses, ajustées aux horaires des trains en gare.

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L’équipe de passionnés derrière le projet Atlantic’Trail, avec au centre Erik Clavery, parrain de l’épreuve. Photo Benoît Prato

Atlantic’Trail : Erik Clavery, champion du monde de trail 2011, parrain de l’évènement

« En Sud Loire, le territoire  est peu exploité par des épreuves de trail. L’Atlantic’Trail va permettre aux locaux de découvrir déjà cette partie du territoire. Et à tous les autres, la région nantaise, autre que ce qu’ils connaissent déjà, avec en plus une arrivée assez exceptionnelle sur Pornic au bord de l’océan. Ce sont des images qui vont rester ancrées dans la mémoire de beaucoup de coureurs et accompagnants sur un format de course qui, dans la région, n’est pas forcément classique. C’est une belle chose et je pense que ça va contribuer à l’engouement pour cette épreuve et pour la découverte du patrimoine local. »

Informations et inscriptions ICI

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Photo Benoît Prato
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La 4ème édition du Nice Côte d’Azur by UTMB s’est achevée dimanche 28 septembre dans une ambiance à la fois sportive et chaleureuse. Durant quatre jours, l’événement a réuni plus de 5000 coureurs et des milliers de spectateurs autour de parcours exceptionnels. Des sommets du Mercantour aux rivages méditerranéens de la Promenade des Anglais, en passant par l’arrière-pays niçois, ses villages pittoresques à flanc de montagne, la fête du trail a été totale. Sur le grand format de l’épreuve, Paul Cornut Chauvinc a atomisé le record de la course.

Nice Côte d’Azur by UTMB : Paul Cornut Chauvinc impérial

Ils ont eu de la neige, avant d’être éclaboussés de soleil. Du flocon à la vague, le format 100 Miles du Nice Côte d’Azur by UTMB a offert aux coureurs un contraste saisissant entre la rudesse des sentiers d’altitude et l’arrivée au cœur d’une ville de Nice baignée de soleil.  

Sur ce parcours si contrasté, Paul Cornut Chauvinc a frappé un grand coup. Il a surpris tout le monde en bouclant l’épreuve avec 2 heures d’avance sur les prévisions de l’organisation. Accentuant progressivement son avance tout du long de la nuit, l’Ardéchois installé à Foix, favori de l’épreuve, a pulvérisé le record en franchissant la ligne en 18h52’37’’, améliorant de près de 2h30 la précédente marque de Cristofer Clemente Mora établie en 2024 (21h22’14”).

Pourtant, le début de course, partie d’Auron vendredi à 13h00, n’a pas été simple pour le futur vainqueur : « Au départ, je doutais même de ma capacité à finir. Puis, au bout de 5 heures, tout s’est aligné et mes douleurs aux jambes ont disparu », confiait-il à l’arrivée.

Théo Le Boudec et le Belge Nicolas Thomas ont quant à eux offert un superbe spectacle « bras de fer », se départageant dans un sprint final haletant pour compléter le podium, arrivant respectivement en 19h52’12” et 19h52’18”. Des performances remarquables pour une édition 2025 déjà record.

Chez les femmes, la Canadienne Stephanie Case était en tête avant la tombée du jour, mais a été doublée dans la nuit par Michaela Lishakova. La Slovaque a tenu la corde tout le reste du parcours jusqu’à la ligne d’arrivée qu’elle a franchie en 25h16’07’’, devançant la Canadienne de 32 minutes. La Britannique Ellen Cheethan a complété le podium en 26h06’41’’.

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Nice Côte d’Azur by UTMB : Virgile Moriset et Chloé Souvigné s’offrent le 100 K

Dans la nuit de samedi à dimanche, les premières femmes du 100K ont franchi la ligne d’arrivée. La Française Chloé Souvigné s’est imposée en 15h08’12’’, à sa grande surprise. Quelques instants après sa victoire, elle confiait : « Je ne visais pas le podium, donc je suis super contente. J’ai l’impression d’avoir toujours été en gestion, même si le mental a un peu lâché sur la fin. » 

Après 111 km sur les sentiers escarpés du Mercantour, entre cols, villages et panoramas spectaculaires, c’est bien elle qui a levé les bras sur la Promenade des Anglais, devançant la Norvégienne Ingrid M Due-Gundersen et la Française Sarah Meharfi.

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Chloé Souvigné. Photo UTMB Group

Quelques heures auparavant, Virgile Moriset, très ému, s’était adjugé la victoire chez les hommes en 11h54’45’’, devant le Niçois Sébastien Poesy et l’Italien Daniel Jung.

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Virgile Moriset. Photo UTMB Group

Nice Côte d’Azur by UTMB : Miguel Benitez et Kim Schreiber s’adjugent le 50 K

Samedi matin, le 50K a lancé les coureurs depuis le Col d’Eze, sur un format rapide et explosif, offrant des vues panoramiques sur la Méditerranée et un décor majestueux dans le Parc Naturel Départemental de la Grande Corniche.

Chez les femmes, les Allemandes ont signé un doublé. Kim Schreiber s’est imposée en 05h16’27”, devant sa compatriote Vanessa Schätzle et la Française Charlotte Mouchet.

Chez les hommes, les leaders se sont livrés une belle bataille, dont est sorti vainqueur Miguel Benitez en 04h28’44”. Très fort sur les portions roulantes, l’Espagnol a accéléré après le ravitaillement de Laghet pour doubler Loïc Robert, qui termine 2ème, devant l’Italien Andrea Prandi, 3ème.

Nice Côte d’Azur by UTMB : 1ère trail et 1ère victoire internationale pour l’Allemande Caroline Balduhn

Parti dimanche matin de Saint-Jean-Cap Ferrat, le 20K a sacré l’Allemande Caroline Balduhn, qui prenait part à son premier trail, en 02h06’53”. Elle s’impose devant la Suissesse Claudia Bernasconi et la Française Elodie Beuzit. Chez les hommes, le Français Alexandre Meyleu s’est imposé en 01h41’33”, après avoir pris la tête au pointage intermédiaire, distançant Baptiste Massot, 2ème, et Morgan Le Tennier, 3ème. 

Voir les résultats complets de toutes les courses ICI

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Photo UTMB Group
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Durant 4 jours, du 25 au 28 septembre, la planète trail a eu les yeux rivés sur Canfranc, dans les Pyrénées espagnoles, où se sont déroulés les Championnats du monde de trail et course en montagne 2025. Sur l’ensemble des 4 épreuves « seniors », la France a récolté 8 médailles et réaffirmé son statut de meilleure nation mondiale. En, individuel, Frédéric Tranchand a décorché l’or sur le trail court.

Championnats du monde de trail et course en montagne 2025 : « Rester la meilleure nation du monde ! »

L’objectif du responsable et de l’entraîneur de l’équipe de France de trail et de couse en montagne, respectivement Julien Rancon et Adrien Séguret, était clair : rester la meilleure nation du monde. Un objectif ambitieux, tant le niveau des prétendants aux podiums était cette année autrement plus relevé qu’il y a 2 ans à Insbruck, lors des derniers Mondiaux. Evidemment, par rapport à la moisson exceptionnelle du millésime 2023, il était difficile, voire quasi impossible, de réitérer l’exploit. Rappelons-nous qu’il y a 2 ans, les Bleus avaient engrangé 9 médailles, dont 6 en or, un véritable ras-de-marée.

Les médaillés d’or en individuel avaient été Clémentine Geoffray en trail court, Benjamin Roubiol et Marion Delespierre en trail long.
Les médaillés d’or par équipe avaient été l’équipe de France femmes de trail court, et les équipes de France Femmes et Hommes de trail long.
Les 3 autres médailles de 2023, en bronze, avaient été pour l’équipe de France Femmes sur la Classique de courrse en montagne, l’équipe de France Hommes de trail court et Manon Bohard en trail long.

Avec 8 médailles, l’équipe de France 2025 a donc fait pratiquement aussi bien qu’en 2023, même si les métaux ne sont pas les mêmes. 2 médailles d’or, 4 d’argent et 2 de bronze viennent tout de même récompenser les athlètes tricolores, qui ont largement tenu leur rang.

Championnats du monde de Montée Sèche 2025 : Christel Dewalle 6ème, la France en argent

Comme en 2023, Christel Dewalle, reine absolue du Kilomètre Vertical en France, a décroché la 6ème place de la montée sèche, remportée par l’Allemande Nina Engelhard devant la Finlanaise Susanna Saapunki et l’Américaine Anna Gibson. Avec la 8ème place de Nélie Clément et la 22ème place de Marie Nivet, les Bleues remportent la médaille d’argent par équipe, derrière l’Italie qui remporte l’or.

Chez les hommes, Quentin Meyleu et Théodore Klein ont terminé respectivement 9e et 10e du nouveau champion du monde, le Suisse Rémi Bonnet, qui a réussi à tenir à distance les Kényans Richard Atuya et Patrick Kipngeno, 2ème et 3ème. Malgré la belle 28ème place du toujours vert Emmanuel Meyssat, les Bleus terminent au pied du podium par équipe.

Championnats du monde de course en montagne classique 2025 : Nélie Clément sauve l’honneur

Il s’en est fallu de 5 places pour que les Bleues décrochent une médaille de bronze par équipe dans l’épreuve de Course de Montagne Classique des Championnats du monde. Les 3 mieux classées de l’équipe ont pris respectivement les 7ème place (Nélie Clément), 11ème place (Marie Nivet) et 22ème place (Christel Dewalle), totalisant 40 points. En effet, sur cette épreuve de course de montagne, ce n’est pas une addition des 3 meilleurs chronos, comme en trail, mais des 3 meilleures places. Les Bleues finissent ainsi au pied du podium, derrière le Kenya (14 points), les États-Unis (32 points) et la Suisse (35 points).

En individuel, c’est l’Allemande Nina Engelhard qui s’est imposée et a doublé la mise, après son titre de championne du monde de course verticale glané jeudi. L’Allemande a dominé du début à la fin et a mis 1h11mn00s pour avaler les 14,3km et 775mD+, devançant la Kényane Ruth Gitonga (1h12mn54 s) et la Suissesse Oria Liaci (1h13mn15 s).

Championnats du monde de course en montagne classique 2025 : Les Bleus dépassés

Pas de miracle bleu chez les hommes, où les Kényans ont fait la loi, plaçant 4 coureurs dans les 6 premiers ! Philemon Kiriago est le nouveau champion du monde (1h02mn30s), devant l’Ougandais Martin Kiprotich (1h03mn14s) et le Kényan Paul Machoka (1h03mn25s). Le premier Français, Théodore Klein, se classe 22ème en 1h07mn32s. La France termine 8ème par équipe, avec Corentin Capelier (32ème), Romain Discher (44ème) et Jules Barriod (50ème).

Championnats du monde de trail court 2025 : Frédéric Tranchand roi du monde, les Bleus en argent et en bronze

Au terme d’une course parfaitement maîtrisée, Frédéric Tranchand a dompté la concurrence pour s’imposer sur les 44km du Trail Court des Championnats du Monde. Champion de France de montée sèche et de trail court, il avait fait de cette course son objectif et a survolé les débats avec classe. Impérial, il a repoussé son dauphin, l’Espagnol Manuel Merillas, à plus de 3 minutes. Un autre Espagnol, Andreu Blanes, a terminé 3ème à près de 10 minutes du Français. A noter la belle performance également de Sylvain Cachard, qui termine dans le Top10 mondial, à la 8ème place ! Grâce au résultat d’équipe (Frédéric Tranchand, Sylvain Cachard, Johann Baujard, Pierre Galbourdin, Thomas Butez et Thomas Cardin), les Bleus ont remporté la médaille d’argent, derrière l’Espagne et devant l’Italie.

Fred Tranchand trail court
Frédéric Tranchand, champion du monde de trail court. Photo Organisation

Côté féminin, si aucune fille n’est montée sur le podium individuel, la prestation collective a valu à l’équipe de remporter la médaille de bronze, derrière la Suède et l’Espagne. L’équipe était composée de Clémentine Geoffray (6ème et meilleure Française), Olivia Magnone, Adeline Martin, Émilie Menuet et Lucille Germain.

Championnats du monde de trail long 2025 : Benjamin Roubiol et Louison Coiffet vice-champions du monde, les Bleus en or

Quelle course fantastique que ce championnat du monde de trail long, dont 2 des 3 héros ont été français ! Si l’Américain Jim Walmsley, archi-favori, s’est finalement imposé avec maestria en 8h35mn11s au bout des 81km et 5400mD+ du parcours très technique tracé autour de Canfranc, il a été accompagné pendant plus de 60km par le champion du monde sortant et champion de France de trail long 2025 Benjamin Roubiol et le vice-champion de France Louison Coiffet. Les 2 Français ont terminé main dans la main à 11 minutes du Roi Walmsley, et ont décroché ensemble le titre de vice-champion du monde !

Podium trail long hommes
Le podium du Trail Long hommes. Photo Organisation

La prestation exceptionnelle de l’équipe de France, avec la 10ème place de Vincent Bouillard (suivi de près par Baptiste Chassagne, 11ème), a assuré à la France la médaille d’or par équipe, rééditant l’exploit de 2023.

Championnats du monde de trail long 2025 : Anne-Lise Rousset 6ème, les Bleues en bronze

Dans la course féminine, Il y avait Katie Schide et les autres. En tête dès les premiers kilomètres, l’Américaine, archi-favorite, a fait un cavalier seul, naviguant rapidement avec plus de 20 minutes d’avance sur ses adversaires. Elle s’est imposée très largement en 9h 57mn 59s, 25e au scratch, avec 29 minutes d’avance sur sa dauphine, la remarquable Népalaise Budha Sunmaya, et 38 sur l’Italienne Fabiola Conti.

Femmes Trail Long
Le podium Femmes du Trail Long. Photo Organisation

Côté français, l’équipe a été solide mais un ton en dessous, la mieux placée, Anne-Lise Rousset, finissant 6ème. Avec la 8ème place de la championne du monde sortante Marion Delespierre et la 10ème place de la championne de France Hillary Gerardi, les Bleues s’offrent un beau tir groupé et une belle médaille de bronze par équipe, derrière l’Italie et les États-Unis.

À noter qu’avec la 17ème place de Jennifer Lemoine et la 18ème place d’Anne-Cécile Thévenot, arrivées dans la même seconde, la France place ses 5 coureuses dans le Top 20 mondial. Respect Mesdames.

Femmes Trail Long
Les Bleues du trail long. Photo FFA
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