C’est la course de cœur de Sébastien Spehler, qu’il a déjà remporté 4 fois de suite entre 2013 (ex-aequo avec Stéphane Ricard) et 2016. Revenu en 2024 pour un 5ème titre, il avait échoué à la seconde place de la 6000D derrière Antoine Thiriat et avait terminé en chaussettes, victime d’ampoules aux pieds. De retour cette année, il n’a pas laissé passer l’occasion. Chez les femmes, Kaline Ozaki a créé la surprise en domptant les éléments. Mais que la course fut compliquée !

6000D : le froid et la neige s’invitent sur le parcours

Lorsque la veille du départ on a demandé à Sébastien Spehler, grand favori de cette édition 2025, ce qui pourrait l’empêcher de gagner, il a immédiatement pointé un adversaire : la météo. Alors que le soleil était radieux vendredi 1er août à La Plagne, un gros passage orageux était prévu pour le lendemain matin, avec un prévisionnel de ressenti de température de l’ordre de 4°C au sommet du parcours, au Glacier Live 3000. « Il faudra partir prudemment et en garder sous la pédale, car là-haut, avec le froid, ça va énormément fatiguer les organismes, et il restera encore 35 kilomètres de course ! », avait mis en garde l’Alsacien.

Et la mise en garde était justifiée. Non seulement le parcours fut détrempé, avec de la boue et du terrain glissant dès le début, mais le passage du Glacier fut épique pour les premiers concurrents, avec des températures finalement inférieures à 0°, avant que la direction de course ne décide de modifier le parcours pour interdire la montée, jugée trop dangereuse.

6000D : vent de panique sur les classements

Combien furent-ils à monter ? Un fou artistique règne encore, sans doute dû à des problèmes de la cellule de chronométrage du point culminant du parcours, incapable de sortir un décompte précis. Des observateurs sur place parlent d’une cinquantaine de coureurs, la direction de course de plus d’une centaine…

Quant au résultat chronométrique, ce fut là aussi le capharnaüm, les concurrents ayant été réorientés sans faire l’ascension étant tous crédités de leur temps + un temps additionnel de 100 minutes correspondant au temps mis par le dernier concurrent à être monté et redescendu du glacier. Un choix sur le papier correct, mais qui fausse considérablement les résultats de course réels, car ne prenant pas compte de la fatigue musculaire de ceux qui sont effectivement allés en haut, et qui ont forcément vu leur performance de course diminuer dans la deuxième partie de l’épreuve.

6000D 2 Photo Stéphane Demard
Sébastien Spehler. Photo Stéphane Demard

6000D : Sébastien Spehler impérial

Bien couvert (plus d’ailleurs que ce que le matériel obligatoire exigeait), Sébastien Spehler a fait un cavalier seul et n’a jamais été inquiété. A Roche de Mio, au km 27, il comptait déjà 8 minutes d’avance sur ses poursuivants. Une avance qu’il a conservée jusqu’au passage au sommet du Glacier Live 3000, avant de commencer à creuser l’écart dans la descente, une de ses spécialités. En 6h10, il s’est imposé à Aime-La-Plagne, signant sa 5ème victoire, 9 ans après son dernier succès. Il a devancé Goulwen Kerneguez de 17 minutes et Christophe Pimenta de 31 minutes.

Et surtout, il a terminé en chaussures ! Interrogé juste après avoir franchi la ligne, il raconte : « En fait, c’était le même modèle de chaussures. L’année dernière, c’était incompréhensible. Je n’ai eu qu’une seule ampoule en 13 ans de trail, c’était l’année dernière. » Quant aux conditions météo, il confirmait la justesse de l’organisation d’avoir choisi de stopper les montées : « Musculairement, c’était beaucoup plus dur que l’année dernière, il y avait de la boue, ça glissait tout le long, c’était l’édition la plus dure que j’ai faite. Et le Glacier, si quelqu’un se couvrait trop tard, il n’y avait plus qu’à prier pour lui parce que c’était vraiment galère. Moi, j’avais plus que le matériel obligatoire et même si ça passait, il ne fallait pas s’arrêter et squatter en haut ! »

Sébastien Spehler au Glacier Live 3000 Photo Stéphane Demard
Le passage de Sébastien Spehler au Glacier Live 3000. Photo Stéphane Demard
Chaussures 6000D Photo Stéphane Demard
Cette année oui ! Sébastien Spehler a terminé avec ses chaussures ! Photo Stéphane Demard

6000D : Kaline Ozaki bonne pour le service

Après une mononucléose, la 6000D arrivait comme un test pour Kaline Ozaki, nouvelle recrue du team Asics prévue fin août sur la CCC. En fonction de son état de forme à la fin de la course, elle s’alignerait ou non au départ de la petite sœur de l’UTMB. Si c’est le débrief de sa course avec son entraîneur Laurent Ardito qui permettra de prendre une décision, le test a été plutôt probant, puisque la jeune femme s’est imposée en 7h49, et étant bien passée au sommet du Glacier. Tout comme ses 2 dauphines, Manon Roche-Gabarret et Manon Gras, arrivées 15 minutes après et séparées de seulement 2 secondes sur la ligne.

Mais ce classement féminin mit du temps à s’afficher, et fut tout d’abord faussé par l’arrivée de concurrentes n’ayant pas fait la montée la Glacier. Il fallut ainsi attendre de lingues minutes avant de connaître le classement final, avec certaines concurrentes qui furent obligées de montrer des photos d’elles lors de leur passage au sommet pour attester d’être bien allées là-haut. Entre alerte canicule et alerte orage, cet été, décidément, réserve bien des surprises aux organisateurs…

Voir le classement complet de toutes les courses de la 6000D ICI

Kaline Ozaki Photo Stéphane Demard
Le podium féminin avec au centre Kaline Ozaki. Photo Organisation
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Ils étaient 1700 dimanche 27 juillet à l’aube à s’élancer à la lueur de la frontale à 5h30 du matin pour partir à l’assaut des majestueuses crêtes du mont Charvet et de ses dolines creusées dans le gypse, avec pour tous la même question : quelle distance vais-je parcourir. Retour sur une des courses les plus ingénieuses du circuit, le Millet XTrail Courchevel et son fameux concept « Find Your Limit ».

« Find your limit » : choisir sa distance… pendant la course

Avec 6 distances au choix (11, 22, 33, 44, 55 et 66 km) mais un seul tarif et un seul départ, le Millet XTrail Courchevel est une des seuls courses de France où l’on peut partir pour une petite boucle et finir aux portes d’un ultra, après 66 kilomètres de course en montagne. En effet, chaque coureur est libre de décider de sa distance en fonction de son état de forme et des barrières horaires.

Que ce soit pour se challenger en allongeant la distance ou pour choisir une solution de repli en cas de méforme, chacun peut trouver un parcours à sa mesure. Un format hybride et inclusif, où la liberté, l’écoute de soi-même et l’adaptation priment autant que la performance, qui a une fois de plus séduit bon nombre de concurrents, puisque 26 nations et 98 départements français étaient représentés parmi les 1700 participants qui ont pris un départ.

Millet XTrail Courchevel : un cadre exceptionnel

S’il est possible de se contenter de la boucle de 11 km, un format trail découverte idéal pour les néo-traileurs, il serait dommage de ne pas se faire violence et s’engager plus loin, sur le 22 et plus, afin d’affronter la longue ascension vers les crêtes du mont Charvet. Car c’est généralement en arrivant au sommet que le soleil embrasse le ciel et dévoile les crêtes, sommets et alpages du Parc National de la Vanoise, véritable bol d’oxygène à portée de main.

S’il est encore temps, après avoir slalomé entre les cratères qui criblent les crêtes, formés par la dissolution de la roche friable, de plonger vers la vallée pour rejoindre l’arrivée pour une boucle de 22 kilomètres, tous ceux qui allongeront la distance (33, 44 ou 55 km) quitteront progressivement les forêts pour grimper vers les alpages, afronter les pierriers, franchir des cols et se perdre dans l’immensité des espaces sauvages avant de rallier l’arrivée. Et là, les rares guerriers ayant déjà effectué 55 kilomètres auront encore la possibilité d’en rajouter 11 de plus en refaisant la petite boucle du départ, pour un 66 km / 4100m D+ bien costaud avec au bout le titre de XTrailer de l’année, à conquérir chez les hommes comme chez les femmes.

Millet XTrail Courchevel : des performances de haut vol sur le 66 km

Chez les hommes, Thibaut Witvoet, qui avait terminé 3ème du 55 km en 2024, a décroché le titre de XTrailer 2025 en s’imposant en7h 39min 53s. « C’était compliqué. Au kilomètre 17, mon bâton s’est cassé et, à la fin du 55km, Clément Mugnier m’a rattrapé. J’ai pu reprendre un bâton pour la dernière boucle de 11 kilomètres et ça allait mieux. Le parcours est exceptionnel avec le passage du col de la Grande Pierre et celui du Râteau » a-t-il déclaré à l’arrivée. Il a devancé Gonzague Cavrot, crédité de 7h 53min 37s et Nicolas Raybaud, un fidèle des évènements sportifs de la station, crédité de 7h 58min 01s.

Millet XTrail Courchevel
Thibaut Witvoet. Photo Millet XTrail Courchevel
Podium Hommes 66K
Le podium Hommes 66K. Photo Organisation

Chez les femmes, l’exploit du jour a été signé par la Réunionnaise Marion Zaradzki, victorieuse en 9h 36min, qui a enfin décroché le titre de XTraileuse 2025. « J’ai eu un coup de cœur l’année dernière pour cette course. J’avais terminé seconde du 66 km derrière Blandine L’Hirondel et je tenais à la refaire car elle est très exigeante. Elle est parfaite pour préparer le Grand Raid de la Réunion » a-t-elle confié une fois la ligne coupée. Gaëlle Loridat en 10h 04min 37s est montée sur la 2ème marche du podium devant l’ex-candidate Belge de Koh Lanta Helena Roosen, 3ème en 10h 30min 49s.

Millet XTrail Marion Zaradzki
Marion Zaradzki. Photo Millet XTrail Courchevel
Podium Femmes 66K
Le podium Femmes 66K. Photo Organisation

Millet XTrail Courchevel : Marie Dohin et Clément Mugnier au top sur le 55 km 

On l’avait quittée sur un abandon sur coup de chaud alors qu’elle était en tête de l’UTCAM 125, Marie Dohin a remis les pendules à l’heure en s’imposant dans l’excellent temps de 7h 52min 17s, devançant les 2 futures lauréates du 66 km, Marion Zaradzki, seconde en 7h 59min 19s et Gaelle Loridat, 3ème en 8h 13min 02s.

Chez les hommes, c’est au finish que Clément Mugnier a arraché la victoire en 6h 11min 27s. A peine 1 minute et 17 secondes plus tard, Thibaut Witvoet a surgi pour prendre la seconde place avant de continuer pour aller chercher la victoire sur le 66 km. Le Belge Guillaume Deneffe a complété le podium en 6h 34min 03s.

Millet XTrail Marie Dohin
Marie Dohin en tête. Photo Millet XTrail Courchevel

Millet XTrail Courchevel : les skieurs alpinistes raflent la mise sur le 44 km

« Le parcours est vraiment cool, super bien balisé. Le fait de pouvoir bifurquer à tout moment, ça change l’allure de course et c’est ça qui est sympa car tu ne sais pas qui est devant. Tu fais ta course à ton allure. Je reviendrai l’année prochaine faire le 55 km, mais cette année, le 44 km était parfait pour préparer l’OCC », a déclaré Gédéon Pochat, qui s’est imposé sur cette distance en 4h 28min 49s. Il a devancé Antoine Gérard (4h 56min 32s) et Louis Travaillot (5h 02min 15s).

« C’est trop bien. Je viens souvent à Courchevel pour faire le Millet Ski Touring Courchevel en ski alpinisme et j’ai été super surprise du parcours, l’orga trop cool, full montagne avec du cailloux, des crêtes, un peu de neige… Tout était réuni, juste trop beau ». Telle a été la réaction de Marie Charlotte Iratzoquy, lauréate du 44 km avec un temps de 5h 43min 22s. Julie Baverel est arrivée seconde en 6h 03min 24s, Laura Huet a complété le podium en 6h 19min 58s.

Millet XTrail Courchevel : Fleury Roux et Elise Guillot s’imposent sur le 33 km

Second du 33 km en 2024, Fleury Roux a pris sa revanche et s’est imposé en 3h 26min 23s. « Je n’avais pas de super sensations sur la première montée. Arrivé sur les crêtes, J’étais troisième. Dans la descente, je me suis senti vraiment bien. J’ai accéléré au fur et à mesure et je crois que j’ai doublé les 2 autres au kilomètre 20. Je suis content car je fais un meilleur chrono que l’année dernière. » Les places d’honneur ont été prises par Arthur Polot-Doco, second en 3h29min00s et Corentin Fischer, troisième en 3h31min29s.

« Le 33 km, c’était mon objectif initial. En haut des crêtes avec ce format, j’ai été tenté de continuer car j’étais bien. Mais avec le GRP (Grand Raid des Pyrénées, NDLR) dans 3 semaines je me suis limité au 33 », a avoué Élise Guillot, lauréate de la distance en 4h 27min 32s. Elle a devancé Camille Ancey (4h 35min 39s) et Eugénie Hezard (5h 04min 43s).

Millet XTrail Fleury Roux
Fleury Roux. Photo Millet XTrail Courchevel

Millet XTrail Courchevel : le 22 km pour Sylvain Chevalier et Alice Verkinit

Le spécialiste de la piste Sylvain Chevalier a remporté le 22 km en 2h 12min 39s. : « Je viens de finir ma saison sur 5000 mètres et je voulais venir me tester sur ce trail. Je suis ravi. Je ne m’attendais pas aux escaliers dans la descente du col de la Chal », a-t-il déclaré, faisant allusion aux 1000 marches de bois installées dans la descente pour stabiliser la pente et ralentir l’érosion. Vincent Loustau termine second en 2h 18min 35s devant Tristan Vachat, crédité de 2h 21min 55s.

« Depuis le marathon de Paris, je ne me suis pas vraiment entraînée. Le 22 km était parfait pour moi. Au sommet de la Dent du Villard, c’était magnifique. Tout le monde sortait les téléphones pour faire les photos », a relaté pour sa part Alice Verkinit, qui s’est imposée en 3h 16min 29s. Elle a précédé Valentine Gladys (3h 21min 51s) et Bénédicte Ruyer (3h 24min 28s).

Millet XTrail Courchevel : Manon Savoye et Josué Lobry remportent leur premier trail

Un coup de maître pour Manon Savoye : « J’ai commencé le trail il y a 2 semaines ! » Pour sa toute première course, elle s’est donc imposée sur le 11 km en 1h 19min 27s. Les autres places du podium ont été disputées avec Laurène Lorthioir en 1h21min55s qui coiffe au finish la Néerlandaise Claudette Ritsema, 3ème en 1h22min14s.

Côté masculin, Josué Lobry a eu l’insigne honneur d’avoir été le premier à franchir la ligne d’arrivée de cette édition 2025 après 55min 51s de course. Il s’est imposé devant le skieur alpinisme Edgar Cognaud (1h 02min 28s) et Lucas Cachot (1h 04min 42s).

Résultats complets ICI

Millet XTrail Pierrier
Photo Millet XTrail Courchevel
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Ambassadeur de la station de Vars et fidèle participant depuis la première édition du Vars Mountain Trail, Rémi Loubet s’est brillamment illustré lors de la 11ème édition en remportant le tout nouveau Challenge 3 Formats, un format inédit qui proposait d’enchaîner sur 3 jours 3 formats de course différents : le kilomètre vertical le vendredi, le trail long de 42 km le samedi et l’épreuve rapide de 10 km le dimanche. Un défi de taille, que Rémi Loubet a relevé avec brio, finissant sur le podium de chacune des courses.

Vars Mountain Trail : Kilomètre Vertical de la Mayt, Rémi Loubet donne le ton

Le Vars Mountain Trail a démarré en puissance vendredi 25 juillet avec l’épreuve la plus explosive du week-end : le Kilomètre Vertical de la Mayt. Initialement tracé sur 3,7 km pour 1 000 mètres de dénivelé positif, le parcours a été raccourci pour des raisons de sécurité, en raison de conditions météorologiques défavorables. Malgré cela, le niveau est resté élevé, et c’est Rémi Loubet qui s’est imposé en seulement 21 minutes, lançant parfaitement son week-end et marquant les esprits dès la première épreuve. Il est suivi sur le podium par Vivien Manuel et Alban Hélie, parmi les 74 participants au départ.

Scratch Hommes
1- Rémi LOUBET – 00 :21 :50
2- Vivien MANUEL – 00 :22 :13
3- Alban HELIE – 00 :22 :34

Scratch Femmes
1- Nina THAUVIN – 00 :27 :20
2- Nathalie QUILGHINI – 00 :28 :31
3- Domino DEBEYRE – 00 :29 :53

Rémi Loubet Vars Mountain Trail 2025 - Kilomètre vertical - Crédit Damiano Benedetto (2)
Rémi Loubet lors du Kilomètre Vertical du Vars Mountain Trail 2025. Photo Damiano Benedetto

Vars Mountain Trail : Le Tour des Crêtes, la belle du Challenge 3 Formats

Épreuve emblématique du Vars Mountain Trail, le Tour des Crêtes a réuni 254 participants samedi 26 juillet venus disputer cette course panoramique devenue mythique de 42 km et 3100m D+. Un véritable voyage à 360° à travers les sommets du domaine de Vars : Razis, Chabrières, col de Vars, Paneyron, lac de l’Étoile, jusqu’aux spectaculaires crêtes de Vars qui donnent leur nom à l’épreuve.

Chez les hommes, la victoire est revenue à Morgan FALSE en 5h07, tandis que Laurence LACOTTE s’est imposée chez les femmes en 6h53. Déjà vainqueur du kilomètre vertical la veille, Rémi LOUBET s’est offert une belle troisième place.

Scratch Hommes
1- Morgan FALSE – 05 :07 :10
2- Valentin CHANRON – 05 :16 :13
3- Rémi LOUBET – 05 :18 :44

Scratch Femmes
1- Laurence LACOTTE – 06 :53 :49
2- Nathalie DALLE – 06 :56 :19
3- Anaëlle CHANTEAU – 07 :04 :00

Vars Mountain Trail 2025 - 42 et 23 km - Crédit Thibaut Blais (4)
Vars Mountain Trail 2025. Photo Thibaut Blais

Vars Mountain Trail : La Foulée du Château pour finir le Challenge 3 Formats

Dimanche 27 juillet, La Foulée du Château a rassemblé 258 participants sur un parcours exigeant et panoramique de 10 km et 430m D+, proposé cette année dans le sens inverse de l’édition précédente. Un choix salué par les coureurs, qui ont pu profiter d’une vue imprenable sur l’Eyssina, sommet emblématique de Vars. C’est Jules Peytavi qui s’est imposé en 49 minutes, devant Nicolas Tullier et Rémi Loubet, troisième malgré les deux courses déjà dans les jambes.

Scratch Hommes
1- Jules PEYTAVI – 00 :49 :28
2- Nicolas TULLIER – 00 :50 :13
3- Rémi LOUBET – 00 :50 :34

Scratch Femmes
1- Lili-Meije DELAUNAY-FOLGLINO – 00 :54 :24
2- Mathilde PUCHE – 01 :01 :08
3- Camille CHANRON – 01 :01 :48

Vars Mountain Trail 2024 - 23 et 42km - Crédit photo Louis Billy (7)_1
Photo Louis Billy

Vars Mountain Trail : Rémi Loubet vainqueur du Challenge 3 Formats

Vainqueur du kilomètre vertical, puis auteur de deux belles troisièmes places sur le 42 km et le 10 km, démontrant une régularité et une ténacité exemplaires tout au long du week-end, Rémi Loubet s’est donc logiquement imposé sur ce tout nouveau Challenge 3 Formats. À l’issue de l’épreuve, il partageait son ressenti : « C’était dur d’enchaîner les journées. Le KV s’est étonnamment bien passé, je ne pensais pas être en forme sur ce type d’épreuve. Sur le 42 km, j’ai connu un début difficile, mais j’ai bien géré mon alimentation pour finir fort. Et le 10 km, malgré la fatigue et un départ compliqué, je me suis accroché mentalement pour remonter et terminer sur le podium. »

Scratch Hommes
Rémi Loubet
Nicolas Tullier
Thibault Costaz

Scratch Femmes
Nathalie Quilghini
Christèle Le Roux

Vars Mountain Trail : Les 5 Cols, une arrivée main dans la main

Une quatrième course a eu lieu lors de cette 11ème édition du Vars Mountain Trail, le 23 km et 1400m D+ des 5 Cols. Avec un départ donné au col de Vars, point central et emblématique du parcours du 42 km, le format 23 km des 5 Cols a rassemblé une affluence record de 500 coureurs. Ce tracé a permis aux participants de partager une partie des sentiers avec les marathoniens, partis 2h30 plus tôt. Côté performance, la victoire masculine s’est jouée dans un bel esprit sportif, avec une arrivée conjointe de Thibaud Baudoin et Fabien Bristot en 2h26. Chez les femmes, Delphine Duros s’impose en 3h01, au terme d’une course exigeante et engagée.

Scratch Hommes
1- Thibaud BAUDOIN – 02 :26 :43
2- Fabien BRISTOT – 02 :26 :43
3- Bastien HUBAUD – 02 :30 :04

Scratch Femmes
1- Delphine DUROS – 03 :01 :22
2- Alexia COUDRAY – 03 :03 :14
3- Esther PASLIER – 03 :04 :21

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Retenez la date : les 9 et 10 août 2025, le Corbier se transforme en spot de trail pour la 1ère édition du Trail du Corbier, au cœur des paysages exceptionnels du domaine Les Sybelles. Un rendez-vous à ne pas manquer dans l’un des plus beaux massifs des Alpes pour un retour à l’essence même du trail, brut et immersif. Tout ce qu’on aime !

Voir le teaser de l’événement

Trail du Corbier : grande première au Mont Charvin, Aiguilles d’Arve en vue

Entre cols mythiques et sommets emblématique, alpages verdoyants, crêtes aériennes, passages techniques et singles en balcon, du Col d’Arves au Mont Charvin en passant par la Pointe du Corbier, l’Ouillon et le Col de la Chal, les sentiers d’altitude offriront des vues imprenables sur les Aiguilles d’Arve et les massifs environnants.

À faire absolument : l’ascension du mythique Mont Charvin culminant à 2207 mètres et dominant Saint-Jean-de-Maurienne, une première dans le cadre d’une course ! Imposant, majestueux, ce sommet emblématique du massif des Arves est bien plus qu’un repère géographique : c’est un symbole local, témoin de nombreuses aventures en montagne. Depuis ses flancs, les coureurs profiteront d’une vue panoramique sur la vallée de la Maurienne et les crêtes du Domaine Les Sybelles. Un passage mythique qui promet un moment fort en émotion, à la hauteur de l’effort fourni pour l’atteindre.

TRAIL DU CORBIER 1 Photo Corbier Tourisme
Photo Corbier Tourisme

Trail du Corbier : 5 courses au programme pour un week-end 100% trail

Le Trail du Corbier, c’est la promesse d’un événement ouvert, qui conjugue exigence et accessibilité. Que vous soyez amateur de grands défis, comme l’ascension du Mont Charvin, ou en quête d’un trail plaisir et accessible, chacun trouvera sa voie. La diversité des profils, des panoramas et des terrains fait de ce rendez-vous un moment sportif fédérateur, idéal à vivre entre amis, en famille ou en solo.

Les enfants ne seront pas oubliés avec plusieurs épreuves juste pour eux sur le Trail des Pitchounes ! Et pour les traileurs en quête de défi, il est possible de participer à une épreuve chaque jour. Un moyen de cumuler les plaisirs et de vivre une expérience sportive complète sur l’ensemble du week-end.

TRAIL DU CORBIER 1 Photo Corbier Tourisme
Photo Corbier Tourisme

Le samedi 9 août :

– KV de la pointe : 5,2km et 1000m D+ pour un tracé explosif qui va faire tès mal aux cuisses !

– Trail Nocturne : 7,2km et 320m D+, avec départ au crépuscule pour une expérience unique à la frontale, dans l’ambiance magique des sentiers sous les étoiles.

– Trail des Pitchounes : des parcours adaptés à chaque tranche d’âge pour une première expérience en pleine nature.

Le dimanche 10 août :

– Trail des Sybelles : 32km et 2100m D+ pour le parcours phare, une véritable épopée alpine ! Ouvert également en relais à deux.

– Trail du Charvin : 16km et 1110m D+ pour un format intense et technique destiné à ceux qui aiment le rythme et le vertical !

– Trail de l’Ouillon : 9km et 250m D+ / 950mD-, un parcours ludique et aérien le long des crêtes panoramiques, avec un profil majoritairement descendant, idéal pour une première expérience en trail.

Infos et inscriptions ICI

TRAIL DU CORBIER Photo Corbier Tourisme
Photo Corbier Tourisme
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Après les championnats de France de course en montagne qui se sont déroulés le week-end du 6-7 juillet (voir les résultats en fin d’article), c’était au tour des championnats de France de trail le week-end du 12-13 à Val d’Isère, dans le cadre du High Trail Vanoise. Les favoris n’ont pas manqué leur rendez-vous, et ont pris date pour les championnats du monde qui se dérouleront en Espagne fin septembre.

Championnat de France de Trail Long : Benjamin Roubiol, encore titré

Champion du monde en titre, vice-champion d’Europe et champion de France en titre, Benjamin Roubiol fait partie des athlètes qui aiment les championnats. Il l’a encore prouvé lors de cette compétition. Après avoir laissé partir l’échappé matinale, Benjamin Roubiol a fini par recoller et se détacher pour décrocher le titre sur un superbe parcours de 72km et 5050m D+ marqué par des passages en altitude, notamment au col de l’Iseran. En 7h48mn36s, il devance de 2 minutes Louison Coiffet et de 9 minutes Baptiste Chassagne, les 2 autres favoris.

Les 3 athlètes gagnent leur sélection pour les Mondiaux de Trail 2025 qui se dérouleront à Canfranc-Pirineos, en Espagne, fin septembre. Ils rejoignent Thomas Cardin, déjà sélectionné grâce à son titre européen, et formeront une sacrée équipe pour jouer le titre en individuel et en collectif.

Benjamin Roubiol. Photo PaolllaPix : FFA
Benjamin Roubiol. Photo PaolllaPix : FFA
Podium Trail Long. Photo PaolllaPix : FFA
Podium Trail Long. Photo PaolllaPix : FFA

Championnat de France de Trail Long : Hillary Gerardi au paradis

Hillary Gerardi est devenue championne de France de trail long, un titre auquel elle ne s’attendait pas, elle qui, américaine de naissance, a obtenu la nationalité française il y a 2 ans et rêvait de faire un podium pour décrocher une sélection pour les Championnats du Monde de Trail qui auront lieu à Canfranc fin septembre. « Pour honorer ce pays que j’ai choisi et qui m’a accueillie », nous disait-elle il y a quelques mois lors d’une interview en forme de déclaration d’amour.

Parfaite dans sa gestion de course, notamment les difficultés que représentaient les passages répétés au col de l’Iseran, en haute altitude, la recordwoman de l’ascension du mont-Blanc en aller-retour depuis Chamonix a profité de l’abandon au 55ème kilomètre de la favorite Anne-Lise Rousset, qui menait depuis le début mais a été victime à la fois de problèmes gastriques et du MAM (mal aigu des montagnes), pour prendre la tête et s’imposer. Créditée d’un chrono de 9h25mn27s, elle devance Jennifer Lemoine, 2ème, de 7 minutes et Anne-Cécile Thévenot, 3ème, de 9 minutes.

Hillary Gerardi. Photo PaolllaPix : FFA
Hillary Gerardi. Photo PaolllaPix : FFA
Podium Trail Long Femmes. Photo PaolllaPix : FFA
Podium Trail Long Femmes. Photo PaolllaPix : FFA

Championnat de France de Trail Court : Fred Tranchand impressionnant

Parti seul en tête dès la première montée, au 4ème kilomètre, Frédéric Tranchand a survolé l’épreuve pour décrocher le titre. Il boucle les 32,6km et 2630m d+ en 3h06mn22s. Avec son titre de Champion de France de Course Verticale obtenu le week-end précédent lors des France de Course en Montagne, il réalise un doublé impressionnant et sera à suivre lors des Championnats du Monde fin septembre à Canfranc. Derrière lui, un solide Sylvain Cachard prend la 2ème place à 4 minutes, et Thomas Butez s’adjuge le bronze à 11 minutes.

Frédéric Tranchand. Photo PaolllaPix : FFA
Frédéric Tranchand. Photo PaolllaPix : FFA
Podium Trail Court. Photo PaolllaPix : FFA
Podium Trail Court. Photo PaolllaPix : FFA

Championnat de France de Trail Court : Cécile Jarousseau en patronne

Chez les femmes, après avoir mené toute la première partie de course, Lucille Germain, qui a déjà remporté 3 manches de Coupe du Monde de Skyrunning ce début de saison, n’a pas tenu la distance. Son « bourreau » a un nom : Cécile Jarousseau, championne de France de cross country 2024 et de course en montagne 2023. Cette dernière, partie prudemment, a parfaitement géré sa course pour revenir sur la championne de skyrunning dans la montée de l’Iseran et s’offrir la médaille d’or en 3h48mn22s, ajoutant un titre à sa collection. Lucille Germain termine en argent à 6 minutes, le bronze revenant à Emilie Menuet (4h01mn31s).

Voir tous les résultats des courses ICI

Cécile Jarousseau.Photo PaolllaPix : FFA
Cécile Jarousseau.Photo PaolllaPix : FFA
Podium Trail Court Femmes.Photo PaolllaPix : FFA
Podium Trail Court Femmes.Photo PaolllaPix : FFA

Championnats de France de Course en Montagne : Frédéric Tranchand et Christel Dewalle en pleine face !

C’est une piste mythique, la Face de Bellevarde, à Val d’Isère, 3,4km et 965mD+, qui a servi de cadre au championnat de France de Course Verticale 2025. Sur cette pente terrible, avec une fin de parcours monstrueuse et sous un soleil de plomb, Frédéric Tranchand s’est imposé de justesse en 34mn57, avec 4 secondes d’avance sur Dylan Ribeiro et 15 sur Anselme Damevin ex-æquo avec Louison Coiffet, champion d’Europe 2023 de Kilomètre Vertical, qui avait également éclaboussé de tout son talent le 110km du Restonica Trail l’an dernier en pulvérisant le record de l’épreuve réputé intouchable du Corse Lambert Santelli.

Chez les femmes, c’est sans surprise la spécialiste de l’exercice Christel Dewalle qui s’est imposée en 38mn44, 14e au scratch, 1 semaine après sa 5ème victoire sur le KV du Marathon du Mont-Blanc. Jessica Pardin, 2ème, est reléguée à 4 minutes (42mn44). Le bronze revient à Céline Jeannier en 44mn14.

Corentin Capelier et Nelly Clément Champions de France de course en montagne

1h02mn40s ont suffi au sociétaire de l’Athlétisme Lozère, plutôt spécialisé route et cross, pour venir à bout des 12,6km du Championnat de France de Course en Montagne disputé à Val d’Isère dans le cadre du High Trail Vanoise et s’adjuger le titre. Malgré un plateau relevé, il a fait la course en tête et créé la surprise en devançant à l’arrivée le champion de France 2024 Théodore Klein de 11 secondes. Romain Discher, 3ème à 20 secondes, complète le podium.

Chez les femmes, le titre revient à Nelly Clément en 1h12mn03. Elle conserve ainsi sa couronne acquise l’an dernier à Briançon. Nelly Clément devance l’increvable Christel Dewalle, titrée la veille sur la Course Verticale, de 35 secondes. Marie Nivet complète le podium en 1h13mn50s.

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La 16ème édition du Trail Verbier St-Bernard by UTMB a rassemblé plus de 5400 participants au cœur du Val de Bagnes, en Suisse, du 11 au 13 juillet. Su rles deux plus longs formats, la X-Alpine (140km) et la X-Traversée (100km), les Français ont tout raflé, avec les victoires de Beñat Marmissolle et Céline Finas dans la première, d’Aurélien Dunand-Pallaz et de Caroline Chaverot dans la deuxième.

Trail Verbier St-Bernard by UTMB : Beñat Marmissolle survole la X-Alpine

C’était la revanche qu’il attendait, et il n’a pas manqué son rendez-vous. Frustré par son abandon quelques jours plus tôt au bout de moins de 30 kilomètres dans le 120km du Lavaredo Ultra-Trail, en Italie, Beñat Marmissolle s’était inscrit au dernier moment sur le grand format de 140km et 9200mD+ du Verbier St-Bernard. Et ce samedi 12 juillet, le Basque n’a pas raté son coup. Oubliés les problèmes gastriques rencontrés dès le début de son périple italien, il a non seulement survolé la course, mais il a pulvérisé le précédent record de l’épreuve en un temps de 18h41mn47s. Loin derrière, à plus d’une heure et quart, le Français Anthony Costa a pris la 2ème place. Le Suisse Tristan Blanchard termine à la 3ème place.

Beñat Marmissolle
Beñat Marmissolle. Photo UTMB GROUP

« La X-Alpine est l’un des parcours les plus beaux et les plus difficiles du circuit UTMB World Series. Les paysages sont extraordinaires ! Quel bonheur d’avoir courru sur ces sentiers-là, même si c’était très dur. Je suis très heureux et je voudrais remercier tout le monde, l’organisation, les bénévoles et le public, vous êtes magiques », a déclaré Beñat Marmissolle au bout de son aventure, très ému.

Sur ce même parcours, on a pu assister à un exploit en mode remontada de Céline Finas. 130ème au 15ème kilomètre, la Française est revenue de très loin pour finir 15ème au général. Elle s’impose dans la course féminine en 24h43, ayant comblé 15 minutes de retard sur Salomé Schmitt, 2ème, dans la dernière ascension. Une troisième Française parfait le tableau, Melinda Parfait, 3ème en 25h34.

Céline Finas
Céline Finas. Photo UTMB GROUP

Trail Verbier St-Bernard by UTMB : les podiums de l’X-Alpine

Podium féminin :

  • 1. Céline Finas, Française, 24h43m09’
  • 2. Salome Schmitt, Française, 25h00m00’
  • 3. Melinda Parfait, Française, 25h34m05’

Podium masculin :

  • 1. Beñat Marmissole ; Française, 18h41m47’
  • 2. Anthony Costa, Français, 19h57m23’
  • 3. Tristan Blanchard, Suisse, 20h26m27’

Trail Verbier St-Bernard by UTMB : Aurélien Dunand-Pallaz et Caroline Chaverot impériaux sur la X-Traversée

Si la distance était plus courte, les difficultés n’étaient pas moins importantes pour la X-Traversée, ses 76km et ses 5 cols à franchir pour un dénivelé de 5300m D+. Après un départ donné à la Fouly, un passage aux sublimes Lacs Fenêtre, la traversée des 5 cols à franchir débute par le col Fenêtre, suit le mythique et historique col du Grand St-Bernard. Vient ensuite le col des Chevaux avec la descente la plus raide du parcours, puis le charmant col de Mille où se situe la cabane du même nom.

La course se poursuit pour atteindre le col des Avouillons qui offre une vue plongeante et somptueuse du site glaciaire de Panossière et sur le Grand Combin (4314m). Le passage par la fameuse passerelle de Corbassière (190m de long) sublime cette magnifique X-Traversée, avant que la montée du « mur » de 1200m vienne corser le final pour atteindre la ligne d’arrivée.

Sur cet exigeant parcours, Aurélien Dunand-Pallaz a renoué avec la victoire en 9h08 côté masculin, tandis que l’expérimentée Caroline Chaverot, légendaire gagnante de l’UTMB 2016, a réussi l’exploit de devancer la favorite suédoise Anna Carlsson.

Aurélien Dunand-Pallaz
Aurélien Dunand-Pallaz. Photo UTMB GROUP

« C’était un parcours magnifique, très technique, très beau. Je connaissais déjà le Val de Bagnes, j’ai fait beaucoup de VTT dans la région, mais cette course était encore différente de tout ce que j’avais vu, c’était vraiment incroyable ! », a déclaré la gagnante.

Caroline Chaverot
Caroline Chaverot. Photo UTMB GROUP

Trail Verbier St-Bernard by UTMB : les podiums de l’X-Traversée

Podium féminin :

  • 1. Caroline Chaverot, Française, 11H08m56’
  • 2. Anna Carlsson, Suédoise, 11h20m45’
  • 3. Dioni Gorla, Allemande, 11H23m11’

Podium masculin :

  • 1. Aurélien Dunand-Pallaz, Français, 09h08m55’
  • 2. Matis Leray, Français, 09h30m28’
  • 3. Tom Joly, Royaume-Uni, 09h40m01’

Trail Verbier St-Bernard by UTMB : les podiums des autres courses

Verbier Marathon – 43 km et 3200m D+

Podium féminin :

  • 1. Candice Fertin, Française, 05h23m55’
  • 2. Judith Meskers, Néérlandaise, 05h45m48’
  • 3. Hélène Delmée, Belge, 05h50m22’

Podium masculin :

  • 1. Dominik Hohenleitner, Allemand, 04h35m53’
  • 2. Anders Haga, Norvège, 04h42m45’
  • 3. Mattia Bertoncini, Italien, 04h43m10’
Candice Fertin
Candice Fertin. Photo UTMB GROUP

X-Plore – 28 km et 1700m D+

Podium féminin :

  • 1. Anouk Gavillet, Suisse, 3h11m47’
  • 2. Isabelle Oblom Delattre, Suèdoise, 3h12m20’
  • 3. Marie Genay, Française, 3h14m33’

Podium masculin :

  • 1. Alvin Alexandre, Français, 2h37m52’
  • 2. Cesar Costa, Suisse, 2h40m40’
  • 3. Chris Brown, Royaume-Uni, 2h40m51’

VOIR TOUS LES RÉSULTATS DES COURSES ICI

VERBIER
Photo UTMB GROUP
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En 2024, Ludovic Pommeret avait fait frissonner la planète trail en remportant la Hardrock 100 après un cavalier seul de plus de 21 heures et en battant de quelques minutes le record de la boucle de Silverton dans le sens des aiguilles d’une montre détenu par Kilian Jornet. Cette année, « Ludo » a remis ça, en s’imposant avec panache sur la boucle dans le sens inverse, devenant le premier Français à remporter l’épreuve deux fois de suite. Une machine ! Même admiration côté féminin, où la favorite Katie Schide a survolé le course et dynamité le record de Courtney Dauwalter.

Hardrock 100 : 4 favoris dans la course homme

S’aligner sur la ligne de départ avec le statut d’homme à battre n’est jamais très confortable. Or cette année, Ludovic Pommeret, tenant du titre, pouvait sentir la pression sur ses épaules. Certes, à pratiquement 50 ans (le 22 juillet!), le bonhomme a de l’expérience et sait prendre du recul, mais il n’empêche : devenu « traileur professionnel à plein temps » depuis le 1er avril 2025, donc n’ayant « plus que ça à faire », il allait falloir assurer.

Et les adversaires de taille ne manquaient pas, à commencer par ses compatriotes Mathieu Blanchard et Germain Grangier. Mathieu Blanchard, on le sait, avait fait de cette Hardrock son objectif principal de l’année. Germain Grangier, lui, voulait continuer la bonne dynamique 2025 qui l’avait vu s’imposer sur le format 100M (73km) du Chianti Ultra Trail et prendre la 5ème place du MIUT.

Et il fallait aussi compter sur l’Américain Zach Miller, qui après sa déception de l’an dernier, où il avait subi une opération de l’appendicite 7 jours avant la course et avait été interdit de départ la veille par le comité médical de l’épreuve, revenait cette année avec une furieuse envie d’en découdre.

Lire l’article sur le record de Ludovic Pommeret de 2024 ICI

ZACH
Zach Miller, décidé à prendre sa revanche sur le sort. Photo Hardrock

Hardrock 100 : la petite remontada de Ludovic Pommeret

Et ce qui devait arriver arriva, avec un départ tonitruant de Zach Miller, remonté comme un coucou, courant à sa manière, c’est-à-dire avec fougue et panache, prêt à tout donner, en espérant que ça passe. Derrière, Mathieu Blanchard et Germain Grangier menaient la chasse, tandis que Ludovic Pommeret, plus prudent, prenait son rythme. Un rythme qu’il n’allait plus lâcher, et qui allait lui permettre de faire une remontada dont il a le secret.

Bien sûr, rien à voir avec la fameuse remontada de l’UTMB 2016, où de la 48ème place au KM 50 à 45 minutes du leader (ce même Zach Miller, justement), il avait croqué tous ses adversaires pour s’imposer. D’ailleurs, il le dit lui même : « Sur une Hardrock, où on est moins de 150 au départ et 4 ou 5 à pouvoir gagner, pas question de se retrouver 50ème, sinon c’est mort. » C’est donc de la 4ème place que le Maître des Remontadas est revenu, pour prendre la tête au 30ème mile, juste avant le tiers de course. Plus personne n’allait le revoir, et Mathieu Blanchard allait même, àlors d’un ravitaillement, exprimer à son équipe d’assistance toute son admiration pour la façon dont Ludo gérait les descentes : « C’est un monstre en descente ! »

MATHIEU
Mathieu Blanchard, impressionné par Ludovic Pommeret. Photo Hardrock

Hardrock 100 : Ludovic Pommeret, premier Français à réaliser le doublé !

Épaulé par 2 pacers de luxe, coéquipiers du team Hoka, tout d’abord Jim Walmsley du 50ème jusqu’au 75ème mile, à Telluride, puis Vincent Bouillard pour la fin, Ludovic Pommeret n’a, comme l’an dernier, jamais sembler marquer le coup. De ses immenses foulées, il a dévoré le sentier qui l’a ramené à Silverton pour embrasser le rocher au bélier au milieu de la nuit. Longtemps dans les temps du chrono record de François D’Haene de 21h 45mn 51s établi en 2023, il termine finalement en 22h 21mn 52s.

Il rentre ainsi dans le cercle très fermé des athlètes masculins ayant réussi à s’imposer 2 fois de suite sur la boucle de Silverton, dans un sens puis dans l’autre : David Horton en 1992 et 1993, lors des 2 premières éditions, Karl Meltzer en 2001 et 2003 (l’édition 2002 ayant été annulée en raison d’incendies de forêt) puis en 2005 et 2006 (5 victoires en tout), et enfin le Patron Kilian Jornet, 4 fois de suite de 2014 à 2017 (5 victoires en tout). Il est donc le premier Français à réaliser cet exploit, ni Julien Chorier (2à11), ni Sébastien Chaigneau (2013) ni François D’Haene (2021) ni Aurélien Dunand-Pallaz (2023) n’ayant gagné une 2ème fois!

Derrière Ludovic Pommeret, Mathieu Blanchard prend la 2ème place et Germain Grangier la 3ème, signant un triplé français historique.

LUDOVIC
Ludovic Pommeret, seul au monde, et N°1 à jamais. Photo Hardrock

Hardrock 100 : Katie Schide supersonique

Bien sûr, Courtney Dauwalter, détentrice des records de la Hardrock dans les 2 sens, n’était pas sur la ligne de départ, privant l’Américaine Katie Schide d’une redoutable adversaire. Mais celle-ci ne s’est jamais préoccupée de savoir contre qui elle allait se battre, préférant se focaliser sur sa course. Et elle ne cachait pas qu’elle avait fait de la Hardrock, qu’elle disputait pour la première fois, son principal objectif de l’année. Ses principales adversaires du jour, Manon Bohard côté tricolore et Katarina Hartmuth côté allemand, étaient prévenues.

De suspense, il n’y en eut aucun. Partie seule en tête, dans le sillage immédiat des meilleurs hommes, Katie Schide ne fut jamais inquiétée. Finalement, son seul adversaire fut… le chronomètre. Car bien entendu, le record de Courtney fut tout de suite dans le viseur. À Telluride, aux trois-quarts du parcours, elle comptait toujours quelques minutes d’avance…

Au final, Katie Schide s’impose magistralement en 25h50mn23s, reléguant Courtney Dauwalter et ses 26h14mn08s de 2023 aux oubliettes.

Derrière elle, Manon Bohard prend une très belle 2ème place, et l’Allemande Katarina Hartmuth la 3ème.

KATIE
Katie Schide en mode missile. Photo Hardrock
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Après une campagne d’inscriptions très dynamique fin 2024, ils étaient près de 2100 traileurs à se retrouver à Guillestre les 4, 5 et 6 juillet, impatients de découvrir ou redécouvrir les merveilles du Queyras concoctées par les organisateurs du Grand Raid du Guillestrois-Queyras. Si l’édition 2024 avait été marquée par une météo capricieuse et une neige abondante sur les hauts cols, celle de 2025 s’annonçait bien plus clémente, les quatre semaines de canicule du mois de juin ayant fait disparaître les derniers névés et permettant de nouveau pour les engagés des 2 plus longues distances de grimper jusqu’au sommet du Pic de Caramantran (3025 m), point culminant de la course. Une épopée grandiose et éprouvante !

Grand Raid du Guillestrois-Queyras : un Ultra Tour taillé pour les costauds

Dès le vendredi 4 juillet à 5h, les 300 partants de l’éprouvant Ultra Tour (170 km, 11 000 m D+) se lançaient à l’assaut d’un parcours taillé pour les costauds. Au programme, un enchaînement mythique de 12 cols et sommets à franchir, parmi les plus exigeants d’’Europe : Col Garnier, Col de Furfande, Col du Tronchet, Col de Péas, Pic du Malrif, Collette de Gilly, Col Vieux, Pic de Caramantran, Col des Estronques, Col Girardin, Col de Serenne et Col Sous Escreins. Seuls 55% des participants en viendront à bout.

David Gonthier
Photo David Gonthier

Grand Raid du Guillestrois-Queyras : le triomphe d’Aline Coquard

Chez les femmes, Audrey Bassac (Team Vibram), très offensive dès le départ, possédait plus d’une heure d’avance sur Aline Coquard au Refuge Agnel (km 92). Mais à partir de Saint-Véran (km 108), la dynamique s’est inversée : Aline Coquard est revenue progressivement et a pris la tête dans l’avant-dernière difficulté, le Col de Serenne, avant de creuser l’écart jusqu’à Guillestre. Un beau retournement de situation. Maïté Michaud a complété le podium.

Aline Coquard. Photo Gaël Ripoll
Aline Coquard. Photo Gaël Ripoll

Grand Raid du Guillestrois-Queyras : Julien Christin-Benoit au finish

Côté hommes, le favori Sylvain Guillon a dû jeter l’éponge à Ristolas (km 77), victime d’un coup de chaud. La bataille pour la victoire finale a alors opposé David Leveille, Mayennais, à Julien Christin-Benoit, Haut-Savoyard. D’abord en tête, David Leveille a été repris dans l’ascension du Col des Estronques. Julien Christin-Benoit est parvenu à conserver sa première place jusqu’à l’arrivée, avec 11 minutes d’avance. Victor Ferment a terminé à la 3ème place.

Christin-Benoit. Photo Olivier Heimana
Julien Christin-Benoit. Photo Olivier Heimana
Les podiums de l'Ultra Tour. Source Sportips
Les podiums de l’Ultra Tour. Source Sportips

Grand Raid du Guillestrois-Queyras : les résultats des autres courses

Sur la Grande Traversée (105 km et 6600m D+), l’Italien Davide Rivero et Emily Cambier (MSN 73) se sont imposés avec autorité.

Les podiums de La Grande Traversée. Source Sportips
Les podiums de La Grande Traversée. Source Sportips

Le Trail des Crêtes (67 km et 4250m D+) a offert un joli duel entre Clément Desille et Florent Paybou, séparés de seulement… 54 secondes à l’arrivée ! Chez les femmes, victoire nette de Célia Taix.

Les podiums du Trail des Crêtes. Source Sportips
Les podiums du Trail des Crêtes. Source Sportips

Sur le Trail des Lacs (50 km et 3200m D+), Julien Brunet (Team Provence Endurance) et Élodie Colegno l’emportent.

Les podiums du Trail des Lacs. Source Sportips
Les podiums du Trail des Lacs. Source Sportips

Enfin, sur la Skyrace du Rif Bel (25 km et 1750m D+), ce sont Mathias Hervas et Alexia Coudray qui montent sur la plus haute marche du podium.

Les podiums de la SkyRace du Rif Bel. Source Sportips
Les podiums de la SkyRace du Rif Bel. Source Sportips

Grand Raid du Guillestrois-Queyras : une édition rayonnante, à l’image du Queyras

Cette 4ème édition a une fois de plus conquis les cœurs : paysages sublimes, ambiance conviviale, organisation millimétrée, et surtout, l’engagement sans faille des 230 bénévoles, salués unanimement par les coureurs à l’arrivée. De quoi ravir Pierre Kaftandjian, organisateur de l’événement : « Nous travaillons d’arrache-pied pendant six mois pour offrir aux coureurs une expérience inoubliable. Quand tout se passe aussi bien et que les retours sont si enthousiastes, c’est une immense satisfaction. Nous avons réussi à créer un événement qui fait rayonner le Queyras dans toute sa magie et son authenticité. »

Voir les résultats complets de toutes les courses ICI

Photo David Gonthier
Photo David Gonthier
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Du 4 au 6 juillet, Morzine a accueilli l’un des événements phares du circuit SPARTAN. Près de 11 000 participants représentant 42 nationalités ont relevé les défis extrêmes de l’ULTRA, de la BEAST, de la SUPER et du SPRINT, sous un soleil écrasant et dans un décor alpin spectaculaire. Point fort du week-end : l’ULTRA 50K, support du Championnat du Monde SPARTAN ULTRA, a vu la victoire historique de Leslie Lejeune, première Française à devenir Championne du Monde. Mais Morzine était également une étape décisive des France National Series, le championnat de France officiel.

Championnat du Monde Spartan Ultra : Leslie Lejeune dans l’histoire

Le vendredi 4 juillet 2025 restera à jamais gravé dans sa mémoire. Car c’est ce jour-là, à Morzine, que la Française Leslie Lejeune a réalisé un exploit monumental en s’imposant au terme de plus de 8 heures d’effort extrême lors de l’édition 2025 du Championnat du Monde SPARTAN ULTRA. Une victoire magistrale sur un parcours redoutable de 50 km et 60 obstacles D+3030m qui place la tricolore au sommet du circuit mondial.

Avec un chrono impressionnant de 8h02’15, Leslie Lejeune a pris le dessus sur la Britannique Andréa Berquez (8h17’45) et la Philippine Sandi Menchi Abahan (8h34’22), signant ainsi la plus belle performance française de l’histoire de la discipline. Portée par une préparation sans faille et une détermination de fer, elle offre à la France un titre mondial inattendu !

LESLIE LEJEUNE
Leslie Lejeune. Photo Spartan

Championnat du Monde SPARTAN ULTRA : Jonathan Garcia et Thibault Jean au pied du podium

Du côté masculin, la course n’a pas souri à Thibault Jean, vice-champion du monde 2024 et grand espoir de la délégation française. Malgré un bon départ, le Français n’a pas pu suivre le rythme imposé par l’Italien Luca Pescollderungg, tenant du titre et vainqueur en 6h25’18. Il termine à une cinquième place décevante. Le podium est complété par le Canadien Ryan Atkins (6h29’03) et le Suisse Antoine Freymond (6h35’48). Le premier Français, Jonathan Garcia, échoue au pied du podium.

Luca-Pescollderungg
Luca Pescollderungg. Photo Spartan

Le podium du Championnat du Monde SPARTAN ULTRA – 50K l 60 obstacles

FEMMES

#1 : Leslie LEJEUNE – FRA –  8:02:15

#2 : Andréa BERQUEZ – GB –  8:17:45

#3 : Sandi MENCHI ABAHAN – PHI –  8:34:22

HOMMES

#1 : Luca Pescollderungg – ITA  06:25:18

#2 : Ryan ATKINS – CAN – 6:29:03

#3 : Antoine FREYMOND – SUI –  6:35:48 

Morzine, une étape clé des France National Series

La course SUPER 10K et 20 obstacles du dimanche 6 juillet comptait pour les France National Series, le championnat de France officiel de la discipline. Cette étape stratégique a réuni l’élite nationale dans une configuration particulièrement exigeante, à plus de 1 000 mètres d’altitude !

Le niveau relevé de la compétition s’est traduit par un podium masculin 100 % français, dominé par Gregory Basilico, double champion du monde Trifecta (2023 & 2024) et titré sur la Beast à Abou Dhabi, de retour sur le circuit national. Il devance David Labrosse et Jonathan Garcia, ce dernier auteur d’un bel enchaînement après sa 4e place sur l’Ultra de 50K et 60 obstacles du vendredi.

Chez les femmes, Jezabel Kremer s’impose avec autorité. De retour aux avant-postes après s’être illustrée sur le circuit Hyrox, elle montre qu’elle reste une référence sur les parcours Spartan.

Christophe Lemaitre au départ de la SPRINT

C’était l’un des nombreux moments forts du week-end : la participation du champion olympique Christophe Lemaitre à la course SPRINT 5K (20 obstacles). Habitué à la piste, il a découvert l’univers Spartan avec curiosité et engagement, au milieu des autres coureurs, terminant la course à la 545ème place sur 1650 engagés.

« C’est une autre dimension de l’effort, très loin de ce que je connais, mais avec une intensité incroyable. J’ai adoré vivre ça, et j’ai énormément de respect pour les habitués de ce genre de course », a déclaré Christophe Lemaitre, ravi de son expérience.

CHRISTOPHE LEMAITRE ET GRÉGORY BASILICO
Christophe Lemaitre et Grégory Basilico. Photo Spartan

Résilience, engagement et esprit SPARTAN

Que ce soit sur les longues distances comme l’Ultra 50K et 60 obstacles  – support du Championnat du monde SPARTAN ULTRA – ou sur les formats plus explosifs comme le SPRINT 5K (20 obstacles) et la SUPER 10K (25 obstacles), chaque course a mis à l’épreuve le mental, la technique et la condition physique des participants.

Des obstacles, du dénivelé, de l’entraide… et une seule consigne : ne jamais lâcher !

Les épreuves d’endurance en équipe Hurricane Heat ont, quant à elles, démontré toute la puissance du collectif, avec des formats allant jusqu’à 24 heures d’effort non-stop guidé par un instructeur Spartan..

La Kids Race, de son côté, a permis aux plus jeunes de goûter à l’expérience Spartan, dans une version adaptée mais tout aussi fun et formatrice.

SPARTAN SUPER et BEAST, les podiums

PODIUM SUPER – 10K l 25 obstacles

FEMMES

#1 : Jezabel KREMER – FRA-  1:10:39

#2 : Camille SALLIOT – FRA – 1:13:07

#3 : Katrine HAALAND LEVERAAS – NOR – 1:13:29

HOMMES

#1 : Gregory BASILICO – FRA – 54:26

#2 : David LABROSSE – FRA – 58:20

#3 : Jonathan GARCIA – FRA –  59:15

PODIUM BEAST – 21K l 30 obstacles

FEMMES

#1 : Katrine HAALAND LEVERAAS – NOR – 3:30:24

#2 : Carolina VAZ – POR –  3:40:01

#3 : Ilaria PALTRINIERI – ITA –  3:45:35

HOMMES

#1 : Richard HYNEK – CZE –  2:35:18

#2 : Espen BERGET – NOR – 2:35:18

#3 : Edouard HERVY – FRA –  2:49:31

Voir tous les résultats de toutes les courses du week-end ICI

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Disputée du 3 au 5 juillet 2025 à Corte, la 17ème édition du Restonica Trail a été marquée par les victoires d’Alexis Sévennec et Maud Combarieu sur la plus prestigieuse des épreuves, le 110km, mais aussi par des records, malgré l’exigence des parcours corses et la météo capricieuse de ce début d’été.

Restonica Trail : des conditions exigeantes et un parcours de repli

C’est dans un environnement aussi grandiose qu’exigeant qu’ont évolué les 2900 coureurs du Restonica Trail, des sentiers escarpés du GR20 aux panoramas vertigineux de la vallée de la Restonica. Entre forêts de pins laricio, crêtes rocheuses et lacs glaciaires suspendus, chaque format de course a offert une immersion saisissante dans la montagne corse, à la fois sauvage, minérale et authentique.

Disputée sous une chaleur constante et ponctuée par des épisodes orageux intenses, cette édition a mis les organismes à rude épreuve. Face à ces conditions, l’organisation avait anticipé : kit canicule distribué, adaptation des ravitaillements avec un approvisionnement en eau renforcé et équipes de secours déployées sur l’ensemble des parcours. Sur le 100K (Restonica Trail), le parcours de repli a été activé, ramenant la distance à 56 km et 2 500m D+ en raison d’un risque orageux confirmé par la cellule météo, et privant les coureurs du passage de Bocca alle Porte, point culminant du GR20. Une décision difficile à prendre mais saluée par les coureurs comme garante de sécurité, sans renier l’exigence du parcours.

Ultra-Trail di Corsica : performances de haut vol sur le 110km

Sur l’Ultra-Trail di Corsica (110 km – 7 200 m D+), Alexis Sevennec a dominé la course, signant un temps solide (16h14’44”), devant Paul Zunino et Rémi Berchet. Chez les femmes, Maud Combarieu s’est imposée en 21h17’08”, au terme d’une course parfaitement maîtrisée, avec plus d’une heure d’avance sur sa dauphine Marie-Laure Thiex. Adeline Vitry a terminé 3ème.

Sevennec
Alexis Sévennec. Photo Organisation

Autre moment fort : la victoire de l’équipe « Les Vieux de la Vieille » sur le relais du 100M. Quatre figures emblématiques du trail corse, Guillaume Peretti, Xavier Bartoli, Anthony Quilici et l’actuel recordman du GR20 Lambert Santelli ont battu le record de l’épreuve relais avec brio, en 13h14’52”. Déjà sur le podium du relais en 2023, Peretti et Quilici confirment leur constance au plus haut niveau, tandis que Lambert Santelli, sacré sur le format 69km en 2024, confirme son aisance sur les sentiers corses.

Côté relais mixte, la victoire est revenue à l’équipe « E Muvre Balanine » qui a réalisé une très belle 3ᵉ place au scratch avec 15h48’34”. Quant au relais féminin, emmené par l’équipe « E Muvrelle », il a bouclé son aventure solidaire et sportive en 23h51’32”.

Maud Combarieu Photo Organisation
Maud Combarieu. Photo Organisation

Restonica Trail : Bart Przedwojewski et Giuditta Turini s’imposent sur le parcours réduit

Il fallait prendre une décision pour des raisons de sécurité, et ils l’ont prise en activant le parcours de repli. « Grâce aux bulletins météo actualisés deux fois par jour par Météo-France, nous avons pu suivre avec précision une situation météorologique particulièrement instable. Les prévisions annonçaient des orages pour le samedi et nous avions déjà fait face à quelques épisodes de grêle la veille sur l’Ultra-Trail di Corsica. Dans ces conditions, il n’était pas envisageable de faire partir 900 coureurs sur un parcours aussi exigeant. Nous avons donc activé le plan B : un tracé de repli de 56 km et 2 500m D+, certes raccourci, mais toujours très engagé, malgré l’absence du passage à Bocca alle Porte. Les participants ont fait preuve d’un engagement exemplaire et nous sommes heureux d’avoir pu proposer un format alternatif réussi », a déclaré Loïc Colonna, de la Direction du Restonica Trail.

Sur ce format réduit de 69 à 56 km, c’est le Polonais Bart Przedwojewski et l’Italienne Giuditta Turini qui ont largement dominé les débats, s’imposant pour le premier en 06h25’26” avec plus de 15 minutes d’avance sur le Slovène Luka Kovacic et 25 sur l’Espagnol Alejandro Lopez Garcia. L’éacrt était encore plus important chez les femmes, où Giuditta Turini s’est imposée en 07h44’32” avec plus d’une demi-heure d’avance sur sa dauphine, la Française Pauline Carre, et 35 sur Laure De Jacquelot.

Bart
Bart Przedwojewski. Photo Organisation
Guidetta
Giuditta Turini. Photo Organisation

Tavignanu Trail : les Kényans font la loi sur le 33km

Le Tavignanu Trail (33 km – 2 400 m D+) a offert l’un des plus beaux scénarios du week-end : La Kényane Caroline Kimutai a ainsi battu le record féminin en 03h41’35” sur sa première course de trail running en Europe, effaçant le record détenu par Blandine L’Hirondel en 2024 de 2 minutes 25 secondes. Elle s’est classée 6ème au scratch, dans une course très relevée où les trois premières femmes ont toutes terminé dans le top 10 général ! L’Espagnole Malen Osa Ansa a pris la deuxième place en 03h47’35” devant la Kényane Joyline Chepngeno (03h54’16”).

Chez les hommes, c’est également un Kényan, Ezekiel Rutto, qui s’est imposé en 03h11’42”. Il a devancé l’Italien Damiano Lenzi (03h15’16”) et le Slovaque Klemen Španring (03h24’25”).

Enfin, sur le 20K, le public local a vibré pour la victoire de Sébastien Giambernardi, l’un des nombreux insulaires engagés. Chez les femmes, c’est la Française Alexandra Yatzimirsky qui s’est imposée.

Tavignanu
Caroline Kimutai. Photo Organisation
Tavignanu Rutto
Ezekiel Rutto. Photo Organisation

Restonica Trail : tous les podiums

Ultra-Trail di Corsica (110 km – 7 200 m D+)

Podium féminin :

  1. Maud Combarieu – 21h17’08”
  2. Marie-Laure Thiex – 22h22’59”
  3. Adeline Vitry – 22h38’28”

Podium masculin :

  1. Alexis Sevennec – 16h14’44”
  2. Paul Zunino – 17h04’21”
  3. Rémi Berchet – 17h12’57”

Restonica Trail (56 km – 2 500 m D+) – Parcours de repli

Podium féminin :

  1. Giuditta Turini – 07h44’32”
  2. Pauline Carre – 08h15’09”
  3. Laure De Jacquelot – 08h20’39”

Podium masculin :

  1. Bart Przedwojewski – 06h25’26”
  2. Luka Kovacic – 06h41’21”
  3. Alejandro Lopez Garcia – 06h52’51”

Tavignanu Trail (33 km – 2 400 m D+)

Podium féminin :

  1. Caroline Kimutai – 03h42’25”
  2. Malen Osa Ansa – 03h47’35”
  3. Joyline Chepngeno – 03h54’16”

Podium masculin :

  1. Ezekiel Rutto – 03h11’42”
  2. Damiano Lenzi – 03h16’04”
  3. Klemen Španring – 03h25’14”

Giru di Tumbonu (17 km – 650 m D+)

Podium féminin :

  1. Alexandra Yatzimirsky – 01h32’07”
  2. Maëlys Devos – 01h36’16”
  3. Rhiannon Paton – 01h39’48”

Podium masculin :

  1. Sébastien Giambernardi – 01h18’41”
  2. Lenzo Battaglini – 01h19’57”
  3. Madani Iadadaine – 01h21’43”

Les résultats complets sont à retrouver ICI

Photo Organisation
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