C’est un plateau d’athlètes exceptionnel qui va se retrouver du 19 au 22 octobre du côté de Millau, dans l’Aveyron, pour participer à l’une des 15 courses de la 29ème édition du Festival des Templiers, au milieu de 13000 participants de tous horizons. En effet, près de 100 coureurs présentant une cote supérieure ou égale à 800 points chez les hommes et près de 50 athlètes à plus de 650 points chez les femmes sont annoncés au départ. Sur le Grand Trail des Templiers, la course phare, Sébastien Spehler vainqueur en 2017 et 2018, tentera une fois de plus de s’imposer, après ses secondes places en 2021 et 2022. Mais il y aura de beau monde pour lui disputer la victoire, qui semble promise à Blandine L’Hirondel dans la course féminine.

Festival des Templiers : un univers sauvage et envoûtant

Qu’ils soient experts ou néophytes, tous les traileurs participant au fil des ans aux courses du Festival des Templiers sont unanimes : c’est un événement magique et unique. Unique, car le Festival des Templiers, c’est tout d’abord une histoire : à son lancement, en 1995, il s’agit de la première véritable course de trail (sur sentier) en France. Événement sportif aussi, car aujourd’hui, ce sont pas moins de 15 courses de 9 à 108 km qui sont programmées, regroupant 13 000 participants de tous horizons. Événement beau et sauvage enfin, car se déroulant sur le magnifique terrain de jeu du parc naturel régional des Grands Causses, entre hauts plateaux calcaires, falaises abruptes, vallées rocailleuses, gorges vertigineuses et pistes forestières.

Templiers Photo Greg Alric
La montée du Pouncho D’Agast, au-dessus de Millau, dernière dfficulté du parcours du Grand Trail des Templiers. Photo Greg Alric

Grand Trail des Templiers : Sébastien Spehler en quête de réponses

Après avoir terminé 2ème derrière Jonathan Albon en 2021, puis de nouveau 2ème derrière Jim Walmsley en 2022, Sébastien Spehler espère enfin pouvoir renouer avec la victoire sur les 81km du Grand Trail des Templiers. Certes, la présence de 4 coureurs avec un index ITRA supérieur au sien promettait une lutte intense (l’Italien Francesco Puppi, index 922, l’Allemand Hannes Namberger, index 921, le Français Thibaut Garrivier et l’Italien Andreas Reiterer, 911), mais la connaissance du terrain pouvait être un atout de taille pour l’Alsacien (index 910).

Après une saison compliquée et dense (naissance d’un enfant, nouvelle maison, remercié par Salomon après sa victoire au Cross du Mont-Blanc en juin…), il avoue cependant avoir du mal sur le long et manquer de repères. Néanmoins, les Templiers restent une course particulière, sa course de cœur, comme il l’explique.

« Je crois que chaque coureur a sa course de cœur… Pour ma part, c’est les Templiers. J’aime son parcours par sa diversité. Comme je dis souvent, pour moi les Templiers restent la course de trail la plus ouverte. C’est la seule course où sur la ligne de départ, tu te retrouves avec des spécialistes de trail, ultra-trail, de course en montagne mais aussi des marathoniens et des 100 bornards.

Sur le plan purement sportif, je pense qu’il ne faut pas être un monstre dans un domaine bien précis mais être bon partout. Je trouve cela très intéressant aussi bien le jour de la course que pendant la préparation des Templiers qui est donc très diversifiée. Mais j’aime surtout l’esprit de cette course, un gros événement du monde du trail, mais qui a su rester simple et familial. Et bien sûr cette part un peu mystique que je ressens dès la ligne de départ, et qui ne s’explique pas vraiment. »

Jim Walmsley et Sébastien Spehler 2022 Photo Organisation
Jim Walmsley et Sébastien Spehler, 1er et 2ème, à l’arrivée en 2022. Photo Organisation

Grand Trail des Templiers 2023 : Jonathan Albon, un « client » pour Sébastien Spehler

La hit list semblait connue et figée, jusqu’à ce que tardivement Jonathan Albon, vainqueur de la CCC début septembre, ne décide de s’inscrire cette année encore. Le Britannique explique sa venue : « J’ai de très bons souvenirs de l’année 2021, et j’ai toujours voulu revenir. Après la CCC, je voulais inclure une course supplémentaire dans ma saison de trail, et je cherchais une course qui soit compétitive et d’une durée de course entre 5 et 10 heures. Les Templiers sont apparus comme la meilleure option quand j’ai commencé à chercher. En plus, j’ai décidé récemment d’accepter le Golden Ticket pour la Western States en 2024, et les Templiers me donneront aussi l’opportunité d’une pratique sur des chemins relativement rapides et “courables”. »

Jonathan Albon en 2021
Jonathan Albon, vainqueur en 2021. Photo Organisation

Grand Trail des Templiers 2023 : une concurrence de très haut niveau

Quand à la concurrence, avec 8 coureurs affichant plus de 900 points au départ du Grand Trail des Templiers, elle motive plus qu’elle n’effraie Jonathan Albon. Il confie : « J’aime toujours courir avec de bons coureurs. Alors, je suis heureux d’entendre que le niveau soit si élevé cette année. Espérons que nous pourrons tous avoir une bonne course jusqu’au finish où le coureur le plus fort du jour sortira en tête ! Je ferai de mon mieux pour réaliser une bonne performance le jour J. Espérons que ce sera suffisant pour l’emporter, mais nous verrons. N’importe quoi peut arriver dans une course comme les Templiers, et je ne m’attends pas à ce que ce soit facile. »

Question concurrence justement, on notera côté Français la présence de Thomas Cardin (index 907), Arnaud Bonin (891) ainsi que des seconds du 50 K et 100K du Nice Côte d’Azur by UTMB Hugo Deck et Simon Gosselin (882) parmi les index supérieurs à 880. Mais un grand nombre d’athlètes tricolores performants aux indices supérieurs à 850 seront également au départ et joueront le Top 10. Ainsi, pêle-mêle, Paul Mathou, qui avait remporté la VO2 Trail en 2018 et tentera de bien finir une saison compliquée, Adrien Michaud, Gautier Airiau, Romain Maillard, Clovis Chaverot, Arthur Joyeux-Bouillon, Théo Le Boudec, Alexandre Meyleu ou encore Dylan Ribeiro.

Grand Trail des Templiers 2023 : Blandine L’Hirondel archi-favorite

Chez les femmes, la liste des inscrites ayant une cote supérieure à 680 points est également impressionnante, avec 13 athlètes au départ. Mais c’est bien sûr vers la double championne du monde Blandine L’Hirondel, 3ème de l’UTMB et récente gagnante de la SkyRhune, que tous les regards seront tournés, tant elle paraît imbattable sur cette distance. Pour rappel, elle s’était imposée l’an dernier sur le format court de la VO2 Trail pour sa première participation aux Templiers.

Sur cette longue distance, elle devra cependant se méfier des redoutables Espagnoles Azara Garcia de Los Salmones, gagnante du 110MK du Val d’Aran en juillet, et Gemma Arenas Alcazar. Côté français, la contestation pourrait venir de Lucille Germain, Mathide Sagnes, Julie Roux, Marine Quintard, Manon Gras, Sabine Ehrström ou Anaïs Martin, qui joueront sans doute pour un Top 10.

Une concurrence qui motive Blandine L’Hirondel. Elle confie : « La compétition est quelque chose qui m’anime et plus le niveau est relevé, plus le challenge est difficile et la motivation est grande. » Quant à la victoire, elle répond : « Je ne viens jamais véritablement pour gagner. En revanche, une chose est sûre, c’est que je viens pour donner le meilleur de moi-même, avec la forme du moment. Et l’adversité m’aide profondément à cela. »

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Blandine L’Hirondel de retour sur les terres des Templiers. Photo Organisation / DR

Endurance Trail, l’ultra populaire

Si l’Endurance Trail, l’une des épreuves pionnières de l’ultra en France, a évolué au fil des éditions entre 120 km et 100 km, la course a désormais trouvé sa vraie place dans l’univers du trail français, seconde course de par le nombre de finisseurs derrière les 3 mastodontes de l’UTMB et le Grand Raid de la Réunion en taille XXL.

Au départ de cette édition, on retrouve 26 coureurs au-delà de 750 points ITRA. Parmi eux, les 4 mieux classés sont les Français Antoine Thiriat (index 872), Yannick Noël (868), Mathieu Delpeuch (857) et Rémy Brassac (856).

Chez les femmes, la Française Sarah Vieuille, gagnante de la dernière SaintéLyon, semble se détacher du lot (index 768). Mais elle devra se méfier de ses compatriotes Jennifer Lemoine (719) et Emeline Oudet (710) et de la Roumaine Oana Mihalcea (710).

Sarah Vieuille
Sarah Vieuille, favorite de l’Endurance Trail. Photo DR

Un marathon des Causses très relevé

Là encore, le nombre d’athlètes masculins ayant un index ITRA supérieur à 850 chez les hommes et 700 chez les femmes promet une course ouverte et passionnante. Citons chez les femmes la championne du monde de trail long en titre, Marion Delespierre (index 790) et ses compatriotes Louise Serban-Penhoat (760) et Esther Eustache (737). Chez les hommes, la victoire pourrait se disputer entre tricolores également, avec au départ Kevin Vermeulen (index 882), Quentin Meyleu (876), Theo Bourgeois (866) et Loïc Rolland (861), pour ne citer qu’eux.

Les chiffres à retenir du Grand Trail des Templiers

1 comme 1 seul vainqueur américain, Jim Walmsleyen 2022
4 comme 4 victoires pour Thomas Lorblanchet, le record
8 comme 8 coureurs à plus de 900 points ITRA inscrits sur le Grand Trail 2023
9 comme 9 victoires pour Karine Herry, le record
9,5 comme 9,5%, le taux d’abandons en 2022

16 comme 16 minutes pour le segment de descente La Pouncho – Millau par Jim Walmsley en 2022
25 comme 25 fois finisher pour Pascal Moreau, le record
35 comme 35%, le pourcentage le plus fort dans la montée Bulldozer
40 comme 40 mètres, la longueur de la dernière ligne droite d’arrivée
81 comme 81 km, la distance totale en 2023

100 comme 100 coureurs sous les 10 heures en 2022
203 comme 203 femmes classées en 2022
367 comme 367 classés en 1995, pour la 1ère édition
480 comme 480 m+ pour la plus longue montée
840 comme 840 mètres, l’altitude de la Pouncho d’Agast
897 comme 897 mètres, l’altitude maximale du parcours

1100 comme 1100 bénévoles en 2023
2125 comme 2125 classés en 2022
3480 comme 3480 m+ de dénivelé positif

Banniere Templiers
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La Grande Finale de la Golden Trail Series se tiendra à Il Golfo dell Isola, dans la région de Ligure, en Italie, du 19 au 22 octobre prochain. À cette occasion, et après 6 étapes disputées au cours de l’année, les 30 meilleurs athlètes hommes et femmes de la saison sont autorisés à concourir dans la catégorie Élite. Et tous peuvent prétendre à la victoire finale ! Qui pourra priver le Suisse Rémi Bonnet du titre ? Il n’a que 80 points d’avance, et la moindre défaillance pourrait lui être fatale ! Et chez les femmes, que donnera le duel tant attendu entre l’Américaine Sophia Laukli et la Suissesse Judith Wyder ? Réponse les 21 et 22 octobre prochains en direct sur la chaîne YouTube de la GTWS et sur Eurosport.

Golden Trail Series : la course élite la plus relevée de tous les temps !

Les côtes ITRA de la start-list sont catégoriques : JAMAIS une course de trail n’avait été aussi relevée ! Avec une moyenne des 10 plus grosses cotes ITRA de 920,6 chez les hommes et de 780,9 chez les femmes, la Grande Finale de la Golden Trail Series affiche un niveau inédit.

GTWS TOP 10
Source GTWS 2023


Voir le classement Élite complet des 30 meilleurs hommes et femmes ICI

Finale en Italie : avec les points doublés, tout le monde peut gagner !

C’est la grande originalité de la finale : avec un système de points doublés par rapport aux courses de la saison régulière, ce sont 400 points qui seront attribués aux vainqueurs, à raison de 100 points pour le vainqueur du prologue et 300 points pour le vainqueur de la course finale. Ainsi, avec 4 athlètes comptant moins de 100 points de retard sur Rémi Bonnet, tout pourrait basculer en cas de défaillance du Suisse.

PIKES PEAK ASCENT BONNET
En s’imposant sur les 2 étapes américaines de la GTWS, Rémi Bonnet a fait le plein de points. Mais il lui faudra aussi briller en Italie pour conserver son titre acquis en 2022. Photo GTWS 2023


La course sera encore plus indécise chez les femmes, puisque l’Américaine Sophia Laukli ne possède que 12 points d’avance sur Judith Wyder. Si la Suissesse s’impose en Italie, elle remportera le titre qui paraissait promis à l’Américaine. Suspense total…

Sophia Laukli Photo the.adventure.bakery
Avec 3 victoires, Sophia Laukli a fait elle aussi le plein de points. Mais la Suissesse Judith Wyder n’est qu’à 12 points de l’Américaine. Une victoire sur le prologue et la finale et elle pourrait passer devant. Photo the.adventure.bakery
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Attribution des points aux 20 premiers de la Grande Finale. Source GTWS

Les Golden Trail National Series font aussi leur finale

En parallèle de la course ÉLITES qui permettra de désigner les vainqueurs de la GTWS 2023, les trois meilleurs hommes et femmes de chaque série nationale (GTNS) ont également été invités à participer à cette finale et participeront à un classement spécifique GTNS.

Les tops 3 hommes et femmes de ce classement GTNS se verront remettre un Golden Ticket qui leur permettra d’obtenir une invitation sur trois courses de la GTWS 2024. En plus de concourir en individuel durant cette finale, ces athlètes défendront également les couleurs de leur série nationale en participant à un classement par équipe qui cumulera le temps des deux meilleurs hommes et des deux meilleures femmes de chaque GTNS. Quelle GTNS sera alors désignée meilleure série nationale au monde ? Réponse, là aussi, le 22 octobre prochain !

Finale de la Golden Trail Series 2023 : le programme 

Jeudi 19 octobre – 16h30 : Prologue femmes 

Vendredi 20 octobre – 16h30 : Prologue hommes

Samedi 21 octobre – 10h00 : Course femmes (26 km et 1430 m D+)

Dimanche 22 octobre – 10h15 : Course hommes (26 km et 1430 m D+)

Golden Trail World Series
Source GTWS
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Des ratios dignes de l’UTMB ! Avec ses milliers de terrasses découpant les coteaux des bords de Rhône, les territoires de Condrieu et Côte-Rôtie offrent des sentiers aux pentes implacables qui ont incité quelques traileurs locaux à imaginer une épreuve pas comme les autres, exigeante à souhait, idéale pour préparer la SaintéLyon. Rencontre avec Olivier Pascual, l’un des membres du Comité d’organisation du Trail en Côte-Rôtie qui fêtera sa 3e édition le 21 octobre 2023.

Trail en Côte-Rôtie : un territoire surprenant et exigeant

Difficile de les rater lorsqu’on emprunte l’autoroute du Soleil, surtout dans le sens de la remontée vers Lyon : les territoires de Condrieu et de Côte-Rôtie happent le regard, avec leurs milliers de terrasses en pierres sèches aménagées sur les pentes abruptes de la rive droite du Rhône. Difficile d’imaginer s’y promener. Encore moins y courir. Pourtant, depuis 2 ans, le Trail en Côte-Rôtie existe bel et bien dans l’agenda des courses du mois d’octobre, au départ du village d’Ampuis, sa « capitale », à moins de 10 kilomètres au sud de Vienne et 30 de Lyon. 12, 24 ou 45 kilomètres de montées abruptes et de descentes tout aussi violentes, à se faufiler de terrasse en terrasse, de parcelle en parcelle, jusqu’à en avoir les cuisses qui brûlent, tétanisées par le lactique. Olivier Pascual, qui connaît parfaitement le terrain pour l’avoir arpenté maintes fois, raconte la naissance de ce trail grand cru.

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Photo Gérard Petit

ESPRIT TRAIL : 1200m de D+ sur le 24km, 2500m sur le 45km, ce sont des ratios dignes d’un trail alpin !

Olivier Pascual : C’était effectivement notre objectif. On voulait faire un événement qui soit le plus pro possible et si on voulait attirer du monde, il fallait offrir quelque chose qui n’était pas présent localement. Comme on a l’avantage d’avoir un dénivelé de malade, on s’est dit qu’on allait jouer dessus. Donc essayer de proposer un maximum de D+/D- avec le moins de distance possible. Ici, on est sur des gros pourcentages, 20, 25%, parfois plus, donc même si on ne monte pas bien haut, l’accumulation des montées et des descentes est impressionnante. Et au final, on arrive à un ratio équivalent d’une épreuve de l’UTMB !

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Olivier Pascual dans les vignes. Photo Esprit Trail

ET : Comment avez-vous tracé les parcours ?

OP : Le fait d’avoir des vignerons avec nous a permis d’ouvrir les portes des vignobles. On a donc commencé par aller sur le sentier pour sélectionner des passages en se disant « ça c’est joli, ça c’est dur, etc », et en se demandant comment faire pour relier tous ces points remarquables. Évidemment, il a fallu prendre en prenant en compte un certain nombre de critères, comme par exemple l’espace qu’il y a entre les rangs de vignes, pour s’assurer que l’on peut y faire passer des coureurs sans qu’ils les abiment. On a aussi exploré les combes sauvages et quasiment impraticables qui entrecoupent les coteaux, histoire de voir si on pourrait les défricher pour les rendre praticables le jour de la course. C’est ce qui a donné la base des parcours.

Après, on a rassemblé tous ces petits bouts et réalisé les circuits en marchant, pour avoir une trace la plus précise possible avec une montre GPS. Ensuite, quand on s’est rendu compte que le premier tracé faisait 23km360 et qu’il nous manquait 50 mètres de dénivelé, on est repartis sur les sentiers pour aller chercher un peu plus de dénivelé et de distance. On voulait avoir un compte rond et répondre à certaines normes nécessaires pour être référencés ITRA et UTMB, ce que nous sommes aujourd’hui.

ET : Une particularité de l’événement est que vos 3 courses arrivent à la même heure au même endroit…

OP : En effet, les départs sont échelonnés dans la journée pour que toutes les courses arrivent à peu près à la même heure, le soir vers 19h. Comme il fait nuit à cette heure-ci, ça permet de mettre en scène l’arrivée à Ampuis, avec un ballet de frontales qui descendent des coteaux et une haie de flambeaux sur la fin du parcours. Et ça laisse le temps d’une bonne soirée au village exposants, pour se restaurer, déguster des vins. Sachant que le lendemain, c’est dimanche, et que c’est l’occasion de venir passer le week-end entier dans la région de Vienne-Condrieu.

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Photo Michel Ribert / Organisation

ET : Comment un petit village de 2500 habitants réussit-il à financer une telle épreuve et à recruter des bénévoles pour assurer son bon déroulement ?

OP : Pour toute la partie financière, on a le soutien des institutions telles que Vienne-Condrieu-Agglomération, la mairie d’Ampuis, le département, la Région et la Compagnie Nationale du Rhône (CNR). Et on a pas mal de partenaires privés, comme par exemple les vignerons, les commerçants… Sans oublier les aides, comme Salomon, qui nous fournit pas mal de goodies pour les bénévoles par exemple… En tout, on a un budget de 70 000 euros, payé à moitié par les inscriptions, à moitié par les partenariats.

Pour les bénévoles, nous avons la chance d’avoir un recrutement pas trop compliqué car Ampuis est un village d’amoureux du sport. Environ 70% des bénévoles habitent le village, mais on peut aussi s’appuyer sur les clubs de trail locaux comme Pontétrail à Pont-Êvèque ou La Petite Foulée à Saint-Clair-du-Rhône qui sont très actifs. Ça n’a pas l’air, mais ça demande beaucoup d’énergie pour réussir à tout caler dans une journée et que tout se passe bien. C’est un peu stressant, mais la dynamique est grisante, et quand ça se termine, on a hâte de recommencer.

Trail en Côte Rôtie : les 3 courses au programme

La Verticale – 12km et 600m D+
Un trail pour découvrir le vignoble de l’appellation Côte- Rôtie en allant sur les hauteurs d’Ampuis. Si la distance est abordable, il ne faudra pas pour autant le prendre à la légère, les 600 mètres de dénivelé le rendant tout de même exigeant.

La verticale 2022
Profil de La Verticale. Source Organisation

La Brune et la Blonde – 24km et 1200m D+
Un parcours au cœur de l’appellation Côte-Rôtie allant du Nord au Sud d’Ampuis, idéal pour apprécier la diversité des paysages. Mais attention, ce trail de 24 km labellisé UTMB 20K et ITRA1 exige d’être bien préparé car il vous fera sillonner les coteaux de bas en haut et de haut en bas.

La Brune et Blonde 2022
Profil de La Brune et Blonde. Source Organisation

L’AOC – 45km et 2500m D+
Relevez le défi et traversez l’intégralité de l’appellation Côte-Rôtie, sur les communes d’Ampuis, Saint-Cyr-sur-Rhône et Tupin-et-Semons. Ce tracé, labellisé UTMB 50K et ITRA2, vous fera parcourir les parcelles les plus renommées et vous emmènera sur les sentiers les plus méconnus du vignoble. À réaliser en solo, en duo ou en relais à 2.

Profil de L'AOC. Source Organisation
Profil de L’AOC. Source Organisation

Plus d’informations et inscriptions ICI

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Si pour la plupart des traileurs « ultra » et « île de la Réunion » signifient « Diagonale des Fous », une autre épreuve se taille peu à peu une belle notoriété. Plus accessible mais tout aussi engagé, avec des paysages somptueux, l’Ultra Marathon des Cirques revient pour sa 3ème édition le 22 juin prochain. Coup de projecteur avec son organisateur, Stéphane André.

ESPRIT TRAIL : Peux-tu nous donner 3 bonnes raisons de participer à l’Ultra Marathon des Cirques à La Réunion ?

Stéphane André : Tout d’abord parce que l’Ultra Marathon des Cirques est un concentré de tout ce qui fait que l’île est un destination majeure pour la pratique du trail. Ensuite, parce que le parcours passe dans les 3 cirques mythiques de l’île, avec un pointage exceptionnel en haut du Piton des Neiges, son plus haut sommet qui culmine à 3 000 mètres, et des sentiers exigeants et très variés, le tout s’organisant (départ et arrivée) autour de Cilaos, une commune des Hauts, chaleureuse et typique de l’hospitalité réunionnaise. Enfin, parce que si l’UMC est un vrai défi, c’est aussi la possibilité pour ceux qui viennent de l’extérieur de profiter du voyage pour découvrir l’île, son histoire, sa gastronomie, ses autres paysages qui en font une île atypique et plébiscitée par de nombreux traileurs.

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Photo UMC 2023 / Gil Victoire

ET : 64 km pour 5000mD+, c’est un ratio très costaud !

Stéphane André : Les tropiques ne doivent pas faire oublier que l’on est en haute montagne ! La Réunion est une terre de trail unique, l’ultra y est quasiment né avec la Diagonale. C’est une course qui se prépare sérieusement, et qui peut s’insérer dans une préparation des épreuves de fin de saison. Les paysages traversés sont exceptionnels, avec une montée dès le départ sur le toit de la Réunion pour découvrir le Piton au lever du soleil, un grand moment, puis un passage vertigineux pour descendre sur Hell Bourg et ensuite une traversée de Mafate, que tout traileur se doit de faire une fois dans sa vie !

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Profil UMC 2024. Source Organisateur
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Photo UMC 23 / Thierry Abraham

ET : Pour rendre la course plus accessible, vous proposez aussi de la faire en relais ?

Stéphane André : Effectivement, comme venir à La Réunion c’est aussi souvent allier le plaisir de la découverte de l’île et l’entraînement, le relais peut être le bon format. Et pour ceux qui choisiront la formule en solo, nous avons opté pour une fermeture après 23h30 de course, ce qui donne tout de même une certaine marge.

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Photo UMC 23 / Thierry Abraham

ET : Vous proposez des packages tout inclus au départ de la métropole. Peux-tu nous en dire plus ?

Stéphane André : Nous sommes associés à une agence de voyages, Travel Concept Sport, qui propose différentes formules. L’épreuve peut ainsi être intégrée dans un package plus large qui permettra une véritable découverte de l’île. La fin du mois de juin est une bonne période pour venir : la fin de l’été a sonné mais l’hiver austral n’est pas encore présent ! Parfait pour découvrir, randonner et s’adonner à de nombreux sports outdoor. Et nous devrions aussi proposer un stage avec un ultra-traileur réputé qui se terminera par la participation à l’UMC.

Informations Organisation ICI

Informations packages voyages ICI

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Photo UMC 2023 / Gil Victoire

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Avec déjà 1350 inscrits et plus de 1500 participants attendus, le Trail des Hauteurs fait son grand retour le 15 octobre prochain en Seine-Saint-Denis. Trois parcours – dont un inédit de 28km –, un village associatif gratuit avec des initiations à de nombreuses disciplines sportives, et des animations sont au programme de cette 2ème édition qui empruntera le futur « Grand Chemin », la boucle verte de l’Est parisien.

(Re)découvrir la Seine-Saint-Denis, s’approprier « le Grand Chemin »

Lancé en 2022 par la Fédération Sportive et Gymnique de Travail de Seine-Saint- Denis (FSGT 93) avec le soutien d’Est Ensemble et de ses 9 villes, du fonds Héritage de Paris 2024, et en partenariat avec le Comité Départemental Olympique et Sportif 93, le Trail des Hauteurs est une compétition de course à pied à travers 9 villes de Seine-Saint-Denis – Bagnolet, Bobigny, Bondy, Le Pré Saint-Gervais, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Romainville – proposant une expérience inédite entre nature et ville.

Les participants auront l’occasion de (re)découvrir les nombreux paysages qu’offre le Territoire, entre sentiers pittoresques du Parc Jean Moulin-les Guilands (classé Natura 2000), berges du canal de l’Ourcq, stations de métro, quartiers pavillonnaires et populaires, bâtiments emblématiques architecturaux et patrimoniaux tels que la tour TDF…

Les participants auront également la possibilité de commencer à s’approprier les espaces qui constitueront « le Grand Chemin », la boucle verte de l’Est parisien, un projet d’aménagement et de renaturation majeur porté par Est Ensemble à travers 36 km de rues végétalisées et l’ensemble des parcs et espaces verts des 9 communes membres.

Trail des Hauteurs 93
Trail des Hauteurs 93

Un nouveau parcours de 28 kilomètres pour les plus chevronnés

Le Trail des Hauteurs qui promeut le sport populaire et pour tous, s’adresse autant aux coureurs expérimentés en quête de challenges sportifs, qu’aux amateurs passionnés du territoire qui souhaitent le parcourir hors des sentiers battus, avec des distances variées, et des animations festives et surprises sur tous les parcours…

  • Mini-trail d’1 km pour les enfantsde 6 à 12 ans et de 2 km pour les 12–16ans.
  • 5 km (dès 16 ans) : idéal pour les débutants, ce parcours permettra de s’initier au trail tout en profitant des panoramas du parcours. Il est également ouvert aux randonneurs et marcheurs nordiques.
  • 13 km (dès 16 ans) : cette course plus exigeante offrira aux participants davantage de défi avec des montées et des descentes techniques qui mettront à l’épreuve leur endurance et leur habilité sur les différents types de terrains.
  • 28 km (dès 20 ans) : grande nouveauté cette année, il offrira aux traileurs l’opportunité de se dépasser, tout en leur proposant un parcours original. Des sections techniques (routes goudronnés, sentiers de pleine terre, chemins boisés…) et des dénivelés importants (D+ 400m) allant du « toit de la Seine-Saint-Denis », le plateau de Romainville, à la traversée d’une partie des berges du canal de l’Ourcq en passant par l’intérieur de la station de métro 5 Bobigny – Pantin – Raymond Queneau, attendent les traileurs et les immergera au cœur de l’esprit nature-urbain du Trail des Hauteurs.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 13 octobre ICI

Découvrez la vidéo de la première édition

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Comme pour chaque édition, le parcours de la diagonale mythique entre Saint-Étienne et Lyon se renouvelle sans se renier. Pour la SaintéLyon 2023 et ses 78 km (2100 D+ / 2350m D-), près d’un quart du parcours a été renouvelé par rapport à 2022, soit environ 20 km. On vous présente les principaux changements de cette 69ème édition.

SaintéLyon 2023 : 8 km de sentiers inédits

Parmi les principaux changements du parcours 2023, les organisateurs annoncent 8 km de chemins et sentiers totalement inédits, jamais empruntés.

Par ailleurs, si les concurrents n’auront pas droit au bois d’Arfeuille ni à la montée du Rampeau (ils feront sans doute leur retour pour la 70ème édition), ils devront compter sur le come back du Signal de Saint-André, point culminant des Monts du Lyonnais et du parcours.

SaintéLyon
Source Asics SaintéLyon

SaintéLyon 2023 : les principales nouveautés

  • Au 14ème km : 2,5 km de bois et de balcons avant le col de la Gachet, via Croix blanche et le Crêt George.
  • Le retour du Font du Loup après Saint-Christo.
  • Une grosse nouveauté entre Le Moreau et Sainte-Catherine, en direction du hameau de Lamure. 6 km de chemins vallonnés totalement inédits.
  • Le retour du Signal de Saint-André, point culminant du parcours, avec une nouvelle approche. 10 km de nouveautés via les hameaux de Accolé et Chavagneux.
  • Le retour du bois de la Dame après le ravitaillement de Saint-Genou Le Camp et le bois de la Gorge.

SaintéLyon 2023 : la carte du nouveau parcours

Vous pouvez visualiser ces nouveautés 2023 sur la carte ci-dessous (tronçons en rouge).

saintélyon nouveau parcours
Source Asics SaintéLyon
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Avec plus de 5 000 coureurs inscrits et plus de 100 nationalités représentées, la 2ème édition du Nice Côte d’Azur by UTMB a connu un franc succès, sous un soleil éclatant. Sur le 100 Miles, Gwendal Moysan et Laura Van Vooren se sont imposés et qualifiés pour l’UTMB 2024. Mais c’est sur le 100K que le niveau des prétendants était le plus impressionnant, avec quelques-uns des meilleurs mondiaux. Dont Jim Walmsley, intouchable.

Résultat Nice Côte d’Azur by UTMB : le 100 Miles pour Gwendal Moysan et Laura Van Vooren

Un soleil éblouissant accueillait vendredi 29 septembre les participants de l’Ultra-Trail Métropole Nice Côte d’Azur by UTMB, une course de 165km et 8 400m D+ entre Auron et Nice. Au cœur de l’arrière-pays niçois, aux bordures du Parc National du Mercantour, les 400 coureurs alignés au départ se sont élancés à 12h00 en direction du Lac de Rabuons et du Chemin de l’Énergie, lieux iconiques et chargés d’histoire, et premiers panoramas époustouflants à traverser.

La tête de course fut très francophone chez les hommes cette année. Jonathan Moncany a ainsi mené toute la première partie, avant d’abandonner en début de matinée. Le Français Gwendal Moysan a pris le relais et s’impose en 22h 22mn 25s, Il devance le Belge Guillaume Deneffe (22h 56mn 30s) et Paul Zunino, qui monte sur la 3èmemarche du podium pour son premier ultra.

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Le podium du 100 Miles. Photo UTMB

Dossard n°1, elle était annoncée favorite parmi les grands. Mais si la Japonaise Yuri Yoshuzimi a mené la course toute la journée du vendredi, elle a dû céder devant la Belge Laura Van Vooren qui franchit la ligne d’arrivée en 27h 10mn 58s. La Japonaise termine 40 minutes plus tard, suivie de l’Allemande Ildiko Wermescher pour compléter le podium. La première Française, Daphné Nadoulek, termine au pied du podium.

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Laura Van Vooren, vainqueure du100 Miles. Photo UTMB

Résultat Nice Côte d’Azur by UTMB : le 100K pour Jim Walmsley et Eleanor Davis

C’est le samedi 30 septembre de Roubion que, dès 6h00, près de 1 000 coureurs se sont élancés pour 115km et 4800m D+ afin de rejoindre la ligne d’arrivée au cœur de la ville de Nice. Sur ce 100K, l’Américain Jim Walmsley a dignement fêté sa première victoire à l’UTMB Mont-Blanc, tout juste 1 mois plus tôt, en menant la course de bout en bout. Il boucle les 115 km en 11h 21mn 05s, laissant son poursuivant à plus de 25 minutes.

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La balade de Jim sur la côte niçoise. Photo UTMB

Une grosse bataille a eu lieu derrière lui pour le podium. C’est finalement le Français Simon Gosselin qui s’empare de la 2ème place. L’Italien Philipp Ausserhofer termine quant à lui 3ème, devant le 2ème favori de cette édition, Thibaut Baronian, qui termine en 12h 24mn 58s.

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Jim accueille Simon Gosselin sur la ligne d’arrivée. Photo UTMB
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Le podium du 100K. Photo UTMB

Chez les femmes, l’Anglaise Eleanor Davis s’impose en 13h 49mn 20s. Elle devance de près d’une heure la Finlandaise Marjo Liikanen et d’1h30 l’Italienne Giulia Vinco. La première Française, Manon Gras, termine 4ème en 15h 42mn 34s.

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Arrivée d’Eleanor Davis. Photo UTMB

Résultat Nice Côte d’Azur by UTMB : le 50K pour Andreas Rieder et Marine Quintard

Ce même samedi 30 septembre à 8h00, le soleil se levait sur la plage de Menton et offrait une lumière orangée extraordinaire pour le départ des 1680 concurrents du 50K. Après 6h 21mn 41s, c’est finalement l’Autrichien Andreas Rieder qui franchit en premier la ligne d’arrivée sur la Promenade des Anglais. Il devance de quelques 26 minutes Hugo Deck, vainqueur de l’Ultra-Trail Métropole Nice Côte d’Azur (100M) l’an dernier. Le Norvégien Morten Antonsen termine 3ème.

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Andreas Rieder à l’arrivée du 50K. Photo UTMB
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Hugo Deck, premier du 100 Miles en 2022, confirme son talent avec une 2ème place sur le 50K cette année. Photo UTMB

Chez les femmes, Marine Quintard a fait toute la course en tête et a franchi la ligne en 7h 38mn 06s, suivie 30 minutes plus tard de l’Américaine Jessica Brazeau, compagne de Jim Walmsley. La Norvégienne Ingrid M Due-Gundersen complète le podium en 8h 31mn 24s.

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Marine Quintard vainqueure du 50K. Photo UTMB

Résultat Nice Côte d’Azur by UTMB : le 20K pour Frédéric Tranchand et Sara Lagomarsino

C’est sous un soleil radieux que dimanche 1er octobre Frédéric Tranchand s’est imposé sur le 20K. Il a bouclé le parcours en 1h 34mn 06s, avec 3mn 01s d’avance sur le second, Pierre Castets. L’Italien Nadir Maguet termine à la 3ème place.

Chez les femmes, la victoire revient à l’Italienne Sara Lagomarsino en 1h 55mn 22s. Elle devance les Françaises Jeanne Barraud et Charlène Kleitz, respectivement 2ème et 3ème à 5 secondes d’intervalle (2h 02mb 34s et 2h 02mn 39s)

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Tous les résultats ici.

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Après le record du nombre d’inscrits, établi à plus de 3700 personnes, l’Ultra Trail des Montagnes du Jura a connu un autre record, celui du meilleur temps sur sa plus grande course depuis sa création. C’est le Jurassien Dimitri Morel-Jean qui, pour son premier ultra-trail, a réalisé cette performance, bouclant son UTMJ en moins de 22h10. Du côté des Femmes, c’est à nouveau la Suissesse Kerstin Dusch qui s’impose.

UMTJ : chrono record pour Dimitri Morel-Jean

Même s’il demeure difficile de comparer les chronos d’une année sur l’autre en raison des parcours et conditions climatiques différentes, la performance du Jurassien Dimitri Morel-Jean est assurément de haute volée. Tout d’abord parce que c’est son premier ultra-trail, ensuite parce qu’il s’est adjugé la victoire avec une confortable avance du début jusqu’à la fin. Sous un soleil éclatant et un climat idyllique pour cette 4e édition, Dimitri Morel-Jean s’est donc imposé sur les 175 km et 7000m D+ en 22h 09mn 52s.

Il devance le Haut Savoyard Nicolas Firmin de plus d’une heure (23h 18mn 48s). Le Bisontin Benoit Robelin termine troisième en 23h 38mn 27s. À noter que le double vainqueur de l’épreuve en 2021 et 2022, Johan Fernandez a dû abandonner.

UMTJ : Kerstin Dusch seule au monde

Du côté des femmes, la Suissesse Kerstin Dusch, déjà vainqueure en 2022 (elle était alors la seule femme classée) a survolé la course pour s’imposer en 28h 07mn. Elle devance de près de 7 heures Joanne Remy et de plus de 11 heures Lison Martinez. Cette année, la course comptait 249 partants dont 10 femmes. Il y a eu 69 abandons.

UMTJ : la réaction de Dimitri Morel-Jean, vainqueur

« L’Ultra Trail, ça me faisait rêver et c’était une grande première pour moi. Je voulais finir la saison avec cette distance sans forcément faire un résultat et aussi me tester sur une course de nuit. Je ne m’attendais pas du tout à cela, je savais que je pouvais gérer une course en partant le matin mais la nuit, c’était l’inconnu total. Je termine les jambes en compote, même si la joie cache la fatigue. Les derniers kilomètres étaient interminables. Je suis donc super content.

Je voulais me lancer cette année et je n’avais pas prévu de courses après. De plus, c’est à côté de chez moi, je me sentais bien, la météo était parfaite, mes proches étaient là pour me soutenir et sans eux, cela aurait été impossible. Mais attention, il faut bien se préparer, c’est un gros travail en amont. L’effort n’est pas anodin. J’ai l’habitude de courir des distances de 70 km mais là, c’est différent. J’aime bien être seul, courir aux sensations et là, initialement, je n’avais pas en tête un chrono ou une compétition. Mais tout a fonctionné. Cela donne envie d’en refaire. »

Dimitri Jean-Morel Photo Ben Becker OPEN
Dimitri Jean-Morel. Photo Ben Becker

UTMJ : la réaction de Nicolas Firmin, 2e

« Je suis satisfait mais extrêmement fatigué. Physiquement, je n’étais pas au top très rapidement, au bout de 4/5 heures, mais le mental a pris le dessus. C’était très dur et je n’ai jamais autant souffert en course. Je suis allé chercher loin cette 2e place. J’avais un petit peu en tête ce qu’il s’est passé l’année dernière (erreur de parcours qui lui avait coûté sa place et rétrogradé à la 4e place) et je voulais prouver que j’étais capable de faire le même chrono que j’avais fait l’année dernière, même en faisant la boucle à l’envers. Mais j’ai fait mieux en étant plus rapide cette année.

J’avais regardé quels autres coureurs, il y avait Johan Fernandez et pour Dimitri Morel-Jean, j’avais vu qu’il était très bon sur les formats 70/80 et qu’avec sa jeunesse, ça pouvait être quitte ou double, il pouvait nous mettre la misère ou finalement aller trop vite. Mais il a fait une super première très impressionnante. »

UTMJ : la réaction de Benoit Robelin, 3e

« L’arrivée c’était chaud (Martin Perrier termine juste derrière à 1 minute), j’étais tellement rapide que je pensais lui avoir mis facilement 5 minutes. Mais non, j’ai bien fait de pousser car il était juste derrière. Ce sera mon dernier Ultra et je suis content de terminer là-dessus. L’Ultra demande un volume d’entraînement énorme et je souhaite passer plus de temps avec ma fille.

J’avais deux objectifs pour conclure ce type de distance : faire un podium pour terminer et le faire en moins de 24h. Mais cela a été super vite et il y avait des pointures. Cela demande beaucoup d’énergie, je me suis entraîné plus de 20 heures par semaine et je continuerai mais sur des distances plus courtes car je ne veux plus avoir un tel volume d’entraînement. Je reviendrai ici car j’aime les parcours et les paysages magnifiques. »

UTMJ : la réaction de Kerstin Dusch, vainqueure de la course féminine

« C’était dur car j’aime bien les montagnes mais j’ai plutôt l’habitude de courir moins et de monter plus. Ici, il y a beaucoup de montées et descentes, on court beaucoup plus et je ne suis pas habituée. Là, j’arrive très fatiguée. Et il faisait presque trop chaud pour moi, j’étais contente de courir la nuit avec plus de fraîcheur. Mais j’aime bien le Jura, qui est comme la Suisse niveau nature. Je voulais me rattraper par rapport à l’année dernière où j’avais eu une pénalité de 2 heures en raison d’une erreur de parcours. Je voulais la faire une 2e fois. Et tout s’est bien mis en place. »

Kerstin Dusch Photo Ben Becker
Kerstin Dusch. Photo Ben Becker

UTMJ : victoire de David Brulport et Célia Gigout sur la Franco-Suisse

Le Pontalissien David Brulport, ancien membre de l’organisation de l’UTMJ, a remporté la Franco-Suisse de 105 km et 4000m D+ en 11h 05mn 31s. Il devance Mickaël Bree, longtemps leader, qui termine 2e. Le Jurassien Ludovic Bourgeois prend la 3e place.

Chez les femmes, Célia Gigout a survolé la course. Elle s’impose en 12h 54mn 09s. Elle devance Delphine Monnier-Benoit de plus d’1h30. Aurore Tual complète le podium. Il y avait 450 partants, dont 49 femmes.

La réaction de David Brulport, vainqueur de la Franco-Suisse :

« Que du bonheur d’avoir remporté cette course ! J’avais la motivation, les jambes, le beau temps était au rendez-vous, même si j’ai eu un peu froid. Je pensais mettre 11h30, j’ai mis 11h05. Je suis second pratiquement tout le long et je passe devant à la montée du Suchet. J’ai mis du temps à revenir sur Mickaël Bree mais dès que je l’ai doublé, j’y suis allé fort pour ne pas le laisser revenir.

J’ai l’avantage de connaître cet évènement parfaitement et les Montagnes du Jura pour avoir été dans l’organisation et à la base du projet et j’évoluais au PC course. C’est moins fatigant finalement de le faire en tant que coureur (Rires.) car avant je travaillais 72 heures. Du coup, cela a été un bonheur de voir tous les bénévoles et c’est grâce à eux et au temps qu’ils donnent qu’on peut réussir cela. Cela m’a fait vraiment plaisir d’avoir fait cette course qui me tient à cœur. »

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Photo Ben Becker

UTMJ : Antoine Sy et Cora Mariotte s’imposent sur la Renarde

La Renarde, 75 km et 2600m D+, comptait cette année 528 partants dont 70 femmes. Le détenteur du titre depuis trois ans, Casquette Verte, a laissé filer son titre mais termine deuxième ex-aequo avec l’Italien Massimo Paladin, déjà vainqueur ex-aequo l’année dernière sur la Franco-Suisse. C’est à nouveau un Jurassien, Antoine Sy, qui remporte une épreuve de la journée, sept minutes avant le duo.

Chez les féminines, la Bourguignonne Cora Mariotte, connue sous le pseudo de Cora On The Rocks, décroche le titre en 8h 52mn 20s. Marion Jeandet et Axelle Piot complètent le podium.

La réaction d’Antoine Sy, vainqueur de la Renarde

« Je me suis décidé mi-août de faire un long en fin de saison car j’avais fait des petites courses jusqu’à maintenant. J’avais tout fait pour arriver en forme aujourd’hui. Casquette Verte avait un petit souci de santé et j’en ai finalement profité aussi. De plus, j’adore le massif jurassien, j’appelle ça JuraKiffLand ! Je viens du Nord de Douai et je me suis installé depuis plus de 5 ans ici avec ma famille.

J’avais fait les deux premières éditions sur la Franco-Suisse qui étaient mes débuts sur le long mais cela ne s’était pas super bien passé. J’’ai pris de l’expérience depuis sur ces formats-là. J’ai adoré voir le Mont d’Or dégagé aujourd’hui. Je suis parti dès le début devant, je me sentais très bien mais il a fallu tenir. Sur la fin et il m’en manquait un peu mais ça a tenu. Je visais le top 5, donc cette victoire c’est le bonus. »

La réaction de Cora Mariotte, vainqueure de la Renarde

« Je suis heureuse de terminer première. Cette année, j’ai toujours terminé 2e ou 3e sur l’ensemble de mes courses de l’année et enfin ! J’en rêvais et j’ai mis tout ce que j’ai pu pour terminer cette course car j’étais en hypoglycémie à la fin ; j’ai mangé tout ce que j’avais sur moi pour aller au bout. J’ai sprinté les deux derniers kilomètres car j’avais peur de me faire doubler. Je ne pensais pas être passée sous les 9 heures, ouah c’est génial ! Je ne pensais pas que j’en étais capable avec la fatigue de mes dernières courses.

Je bats le temps de Manon Campano, vainqueure l’année dernière. Je fais une meilleure performance, c’est super, je suis tellement fan de tout ce qu’elle fait. Je suis heureuse en plus de gagner dans le Jura car j’adore être ici. J’avais déjà participé l’année dernière et j’ai encore découvert des paysages. Et avec ce temps, c’était idéal. Cette victoire, je la garde sans problème. »

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Photo Ben Becker

Le podium de l’UTMJ en relais (175 km, 7000 D+)

1. Team Dole’Atre (Jura) : Jonas Forot / Romain Jacquet / Arthur Grenier Boley / John Paget / Hugo Vuillet / Marie Janod en 17h 30mn 36s

2. Team Chaussettes (Doubs) : Hélène Mathieu / Benoit Jacquin / Anne Jacquin / Adrien Poty / Maxime Rouille / Sylvain Lambert en 19h 02mn 02s

3. Rail Junkies LKBG (France / Luxembourg / Allemagne / Angleterre) : Frédéric Guinchan / Florent Mousseron / Alexandre Buckhurst / Véronique Hansen / Richard Guinchan en 21h 25mn 15s

Les résultats complets des courses ICI

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Blandine L’Hirondel chevauchant un pottock humain crinière au vent, un ravito tenu par Astérix, Obélix et tout le village gaulois, ou encore des dinosaures sur le parcours : si l’engouement du public pour le trail et ses champions ne cesse de croître, ce qui se passe au Pays Basque, lors de la SkyRhune, dépasse l’entendement. Retour en photos sur la furie basque de la 9e édition de la SkyRhune, support de la Finale des Golden Trail National Séries France-Belgique 2023.

SkyRhune 2023, une ambiance unique…

On se souvient encore, il y a quelques semaines, des images du passage de Notre-Dame de la Gorge, après les Contamines, sur le parcours de l’UTMB. Cloches, cornes de brume, fumigènes, une folie passagère le long du sentier montant de façon abrupte vers la Croix puis le Col du Bonhomme. Et puis, le lendemain, pour les leaders rescapés, ce même engouement populaire au Col de la Forclaz, où Jim Walmsley eut tant de mal à se frayer un chemin.

Mais le Pays Basque est un autre univers, que les sages vallées alpines du côté de Chamonix. Ici, la ferveur se transforme en fièvre, et toutes les exubérances sont permises. Perruques, costumes burlesques, l’imagination prend le pouvoir et confère à la course une ambiance unique au monde, indescriptible. Même lors de ses 2 titres de championne du monde, vous n’aurez pas vu Blandine L’Hirondel sur le dos d’un homme déguisé en pottok, ce petit cheval typique du Pays Basque, pour célébrer sa victoire, quelques minutes secondes seulement après son arrivée. Et comme le disait l’intéressée elle-même : « Il y a des événements qui marquent les esprits et le cœur (et les jambes!), cette course en fait partie. Son ambiance, son sommet mythique, sa soirée, son ADN font de cette course quelque chose d’assez unique, difficilement descriptible. D’ailleurs, certains disent que cette course ne se décrit pas, elle se vit. » 

Avec cette sélection de 16 clichés réalisés par les équipes de photographes de la SkyRhune, nous vous proposons de plonger dans l’univers de trail passion de la SkyRhune 2023…

SkyRhune 2023 : la folie basque

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Le ton est donné : tout est permis !
SkyRhune 2023 public
En plein effort, le public communique son énergie aux coureurs.
SkyRhune 2023 Lhirondel
Ovationnée par le public, Blandine L’Hirondel revenait en terre basque, après sa victoire en 2019.
SkyRhune 2023 dinosaure
N’être surpris de rien, pas même d’un dinosaure sur le bord du chemin…
SkyRhune 2023 ravito
Au ravito V, les habitants du célèbre petit village gaulois attendent les coureurs pour un coup de potion magique…
SkyRhune 2023 loic robert
Loic Robert, tenant du titre, encouragé par Astérix et Obélix en personne !

SkyRhune 2023 : effort et souffrance

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Retour à la réalité : ça rigole moins dans la terrible fin d’ascension de la Rhune…
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Lactique à fond, cuisses en feu, impossible de ne pas mettre les mains…
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Parfois, une pause s’impose.
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L’arrivée, comme une délivrance après 21km d’effort intense.

SkyRhune 2023 : gloire et délire en terre basque

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Jan Margarit, vainqueur en 2021 et toujours recordman en 1h 52mm, s’impose de nouveau, tout sourire.
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Une photo de podium hommes moins conventionnelle qu’à l’habitude…
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Un maillot de meilleure grimpeuse pour Blandine, un maillot de meilleure descendeuse – cascadeuse pour Maud Combarieu.
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Ce qui se passe à la soirée de clôture de la SkyRhune reste à la SkyRhune…
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Premier cours de pottok, quelques secondes après son arrivée, pour la gagnante Blandine L’Hirondel.
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L’envol de Blandine L’Hirondel…
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La 14e édition de la MaXi-Race d’Annecy, programmée du 31 mai au 2 juin 2024, a été retenue pour accueillir les championnats d’Europe “off road”, combinant les épreuves de trail et de course en montagne. Les épreuves de ces Europe de Trail 2024, qui n’en sont qu’à leur 2ème édition, se dérouleront en marge de la programmation de la 14e édition de la Maxi-Race, et utiliseront pour l’essentiel les parcours existants.

Championnats d’Europe « off road » 2024 : la MaXiRace retenue

La MaXi-Race sera une fois de plus en 2024 un événement majeur du calendrier. Après l’expérience des championnats du monde de trail 2015, qui s’étaient déroulés à Annecy, l’organisation en 2019 d’une manche de la Coupe du monde de course en montagne et un an après avoir accueilli la 16e édition de l’International Under 18 Mountain Cup (Coupe du monde U18), l’événement a été retenu cette année pour être support des « European Athletics OFF-Road Running Championship », les championnats d’Europe de trail et de course montagne.

Organisés conjointement avec la Fédération Française d’Athlétisme et l’Association Européenne d’Athlétisme, ces championnats d’Europe réunissent pour la deuxième fois dans l’histoire les épreuves de trail et de course en montagne (« Uphill » et « Up & down »). La première édition s’était tenue du 1er au 3 juillet aux Canaries à La Palma en 2022. À cette occasion, les équipes de France senior et U20 avaient remporté neuf médailles, dont un titre en individuel avec la victoire de Sylvain Cachard sur l’épreuve de course en montagne.

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Sylvain Cachard, champion d’Europe de course en montagne 2022 à Las Palmas. Photo DR

Championnats d’Europe « off road » 2024 : le programme

Du 31 mai au 2 juin 2024, trois formats de course seront au programme : 

« Course en montagne Up & down »
16 km / 1000 m D+ pour les élites
7 km / 400 m D+ pour les U20

« Course en montagne Uphill »
9km / 900 m D+ pour les élites
6km et 700 m D+ pour les U20 

Trail : 66 km / 4100 m D+ (épreuve senior)

Ces épreuves, qui se dérouleront en marge de la programmation de la 14e édition de la Maxi-Race, utiliseront pour l’essentiel les parcours existants.  

Voir le programme complet et les horaires ICI

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Sur les sentiers de la MaXiRace, au-dessus du lac d’Annecy. Photo Cyrille Quintard

Championnats d’Europe de Trail 2024 : « Rester une des meilleures nations au monde ! »

Pour André Giraud, président de la Fédération Française d’Athlétisme, le challenge est excitant : « Le “Off road” regroupe aujourd’hui un ensemble de disciplines qui sont majeures pour l’athlétisme français. Nous sommes d’ailleurs l’une des meilleures nations au monde sur les championnats de trails et de courses en montagne et c’est tout naturellement que la FFA a appuyé et accompagné la candidature des organisateurs de la MaXi-Race sur ce beau projet. Nous ne pouvons que nous réjouir d’accueillir les Championnats d’Europe en France, à Annecy, la même année que les Jeux Olympiques ! »

MaXiRace 2024 : « Célébrer le trail sous toutes ses formes ! »

De son côté, Stéphane Agnoli – directeur de course – MaXi Event’s, se réjouit de ce choix de la MaXiRace d’Annecy comme support des Europe de Trail 2024 : « Neuf ans après les championnats du monde, c’est une fierté pour la MaXi-Race d’accueillir de nouveau un événement de dimension internationale tels que les championnats d’Europe de trail et de course en montagne. C’est en premier lieu une reconnaissance pour l’ensemble du travail de nos équipes depuis la création de l’évènement en 2011.

C’est ensuite un signe de confiance pour notre positionnement. Nous avons toujours travaillé à unir toutes les intentions en accompagnant le développement de la discipline, avec les fédérations nationales et internationales, les teams privés et les marques tout en restant à l’écoute des coureurs de tous niveaux. Accueillir ces championnats s’inscrit dans cette détermination d’être à la fois un acteur et un agitateur d’une discipline en plein boom.

Ces championnats d’Europe seront l’occasion unique de célébrer le trail sous toutes ses formes en réunissant sur un même site les meilleurs athlètes européens et des traileurs amateurs et professionnels. Notre territoire figure parmi les plus beaux terrains de jeux au monde pour la pratique des activités outdoor et il sera l’une des plus belles scène pour la promotion du sport et de la santé. »

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