Elle craignait de ne pas avoir totalement récupéré après l’UTMB, mais était heureuse de revenir sur la SkyRhune, une course rapide et explosive qu’elle avait déjà remportée en 2019. Blandine L’Hirondel n’a pas fait dans la dentelle et a atomisé la concurrence, repoussant la seconde à près d’un quart d’heure ! Chez les hommes, nouvelle victoire de l’Espagnol Jan Margarit, déjà victorieux en 2021 et recordman de l’épreuve.

Résultat SkyRhune 2023 : Blandine L’Hirondel supersonique

Blandine L’Hirondel avait prévenu : « Il y a des événements qui marquent les esprits et le cœur (et les jambes!), cette course en fait partie. Son ambiance, son sommet mythique, sa soirée, son ADN font de cette course quelque chose d’assez unique, difficilement descriptible. D’ailleurs, certains disent que cette course ne se décrit pas, elle se vit. » Même si la championne de la nouvellement rebaptisée Team Kiprun Women (anciennement Evadict) redoutait la transition avec l’UTMB, elle ne s’est donc pas fait priver pour revenir en terre basque, après avoir déjà gagné ici en 2019.

SkyRhune profil
Un profil explosif.

Et quelle course ! En tête dès le début, elle comptait déjà plus de 5 minutes d’avance sa poursuivante Olivia Magnone au 12ème kilomètre, avant d’entamer la terrible montée vers le sommet de la Skyrhune. Elle atteignait la fameuse cime à 892 mètres avec un matelas de 9 minutes d’avance sur Emilie Menuet. Elle s’impose finalement en 2h 10mn 39s, établissant un nouveau record personnel. Blandine L’Hirondel prend la 27ème place au général. Elle devance Emilie Menuet de 13mn 21s. Olivia Magnone termine 3ème en 2h 26mn 24s. A noter la belle 4ème place de Maud Combarieu. Quant à la tenante du titre, Mathilde Sagnes, elle termine 6ème féminine en 2h 31mn 12s.

Résultat SkyRhune 2023 Blandine L'Hirondel 2
Blandine L’Hirondel. Photo Organisation GTNS
Résultat SkyRhune 2023 Podium femmes
Le podium de la course Femmes. Photo GTNS

Résultat SkyRhune 2023 : Jan Margarit 2 ans après

Il y avait du beau monde sur la ligne de départ de cette 9ème édition de la SkyRhune, support de la Finale des Golden Trail National Séries France-Belgique 2023 et de la Finale du Circuit Basque Kopa Euskadi. Avec, parmi les favoris, le Champion du monde de trail long Benjamin Roubiol, le vainqueur sortant Loic Robert et le vainqueur 2021 Jan Margarit. Si Loic Robert a rapidement été hors du coup, Benjamin Roubiol et Jan Margarit ont largement assuré le spectacle, et leur statut.

Ainsi, les 2 hommes sont passés en tête dans le même temps au sommet de la Skyrhune, détachés d’une trentaine de secondes d’une file de poursuivants emmenée par Simon Guignard. Redoutable en descente, le champion espagnol s’impose finalement en 1h 53mn 26s. Il devance le duo Benjamin Roubiol / Simon Guignard, distancés d’un peu plus de 2 minutes et finissant main dans la main (1h 55mn 41s). Déception pour Loic Robert, qui termine très loin, 72ème en 2h 25mn 47s.

Résultats complets ICI

Résultat SkyRhune 2023 Jan Margarit
Jan Margarit victorieux pour la seconde fois, après 2021. Photo GTNS
Résultat SkyRhune 2023 Podium Hommes
Le podium Hommes. Photo GTNS
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Le 22 septembre à Mammoth Lakes, en Californie, Rémi Bonnet et Judith Wyder ont remporté la dernière étape de la GTWS 2023, avant la grande finale en Italie. On connaît désormais les noms des 30 athlètes élite hommes et des 30 femmes qui s’y affronteront.

Rémi Bonnet et le rêve américain

Sur les deux dernières saisons, il n’a jamais été battu sur le sol américain. Une semaine seulement après avoir battu le record de la Pikes Peak Ascent, le Suisse Rémi Bonnet (Salomon / Red Bull) a encore une fois prouvé qu’il était le plus fort en remportant la Mammoth 26K, dernière étape de la Golden Trail World Series avant la grande finale en Italie. Sur les 26 km et 1200m D+ du parcours, il a un temps été challengé par les 2 Kényans, Philemon Kiriago et Patrick Kipngeno (finalement 8e et 9e), avant de prendre la mesure de la course. Il termine avec plus de 4 minutes d’avance sur le second, et affiche un maximum de points au général, avec 3 victoires (les 3 meilleurs résultats des 6 étapes étant pris en compte avant la finale). Pourtant, à l’écouter, ce n’était pas aussi simple.

« Je n’avais pas les meilleures sensations du monde, a-t-il confié à l’arrivée. Mais j’ai réussi à suivre les deux Kenyans qui sont partis très vite sur la route, je savais que si je les laissais partir ça aurait été compliqué ensuite pour les rattraper. J’ai réussi à passer au sommet avec une minute d’avance et dans la descente j’ai essayé de maintenir l’écart. Je suis content d’arriver à la finale avec trois victoires. Il va maintenant falloir se reposer pour récupérer et arriver en forme. »

Rémi Bonnet Photo Jordi Saragossa OPEN
Photo Jordi Saragossa

Chad Hall, 2ème puis déclassé

À ses trousses dans la descente, Chad Hall n’a cependant pas réussi à rattraper le Suisse avant la ligne d’arrivée. Il commentait : « Je ne m’attendais pas vraiment à ce résultat. Après Pikes Peak je me disais qu’un top 5 serait éventuellement possible mais pas finir deuxième. Mais il est vrai que j’aime bien ce genre de courses très roulantes avec des sections de plat et des descentes très rapides. Ça a bien tourné pour moi et je suis content. »

Initialement classé deuxième, l’Américain a finalement été disqualifié pour s’être perdu et avoir manqué un checkpoint sur la fin de parcours. Lui-même surpris de sa position à l’arrivée, il a accepté la décision de la direction de course. La deuxième place est donc revenue à l’Américain Meikael Beaudoin-Rousseau (Brooks). Le Suisse Roberto Delorenzi (Brooks), un temps classé 4ème, est donc monté sur le podium, héritant de la 2ème place au général. « Il semble que Chad se soit perdu sur la fin de parcours et il a donc été disqualifié. C’est dommage, mais je suis quand même content de monter sur le podium, le deuxième après les Dolomites. Je suis maintenant deuxième au général et j’ai hâte d’être à la finale ! »

Podium Hommes. Photo the.adventure.bakery

Résultat Mammoth 26K : la course Hommes

1 – RÉMI BONNET (SALOMON / RED BULL – SUI):  1:54:49 (+200 pts)
2 – MEIKAEL BEAUDOIN-ROUSSEAU (BROOKS – USA): 1:58:48  (+188 pts)
3 – ROBERTO DELORENZI (BROOKS – SUISSE): 1:59:54 (+176 pts)
4 – SAM HENDRY (SALOMON – CAN): 2:00:25 (+166 pts)
5 – DANIEL OSANZ (ADIDAS TERREX – ESP): 2:02:17 (+156 pts)

Voir les résultats complets ICI

Résultat Mammoth 26K : Judith Wyder, la plus rapide

Elle confiait en conférence de presse trouver le profil de la course un peu trop rapide pour elle… Pourtant, en l’absence de Sophia Laukli, déjà victorieuse de 3 étapes de la GTWS et assurée d’arriver en tête pour la finale en Italie, la Suissesse Judith Wyder (Hoka / Red Bull) était donnée grande favorite. Et elle a une fois de plus montré qu’elle est l’une des athlètes les plus complètes du circuit en remportant cette Mammoth 26K.

« Ça a été très dur… Madalina (Florea, NDLR) a poussé très fort sur tout le début de la course et ça a été dur de la suivre et de la garder à distance ensuite. Et puis j’ai commencé à sentir Dani Moreno qui revenait derrière moi donc il a fallu relancer encore et encore. J’ai les muscles qui sont complètement épuisés mais ça valait vraiment le coup de se battre jusqu’au bout. J’ai vraiment hâte d’être en Italie afin d’affronter Sophia et toutes les filles là-bas. Mais il va d’abord falloir se reposer, récupérer et retourner à l’entraînement ensuite. »

Judith Wyder Photo the.adventure.bakery
Photo the.adventure.bakery

Daniella Moreno et Madalina Florea sur le podium

C’est la locale Daniella Moreno (Adidas Terrex) qui termine en deuxième position. « J’ai pimenté un peu la course en mettant du rythme dans la montée. J’ai pris la tête de la course – je ne me rappelle pas avoir déjà mené une course de la Golden Trail World Series – en me disant que j’arriverais également à jouer dans la descente. Malheureusement Judith était très rapide mais je suis super contente de ce résultat. Je voulais juste profiter sur les sentiers, avec mon mari et mes amis qui m’encourageaient, dans ces montagnes, avec les meilleures traileuses du monde. » 

La Roumaine Madalina Florea (CSM Sighisoara) termine quant à elle à la troisième position. « Je suis contente avec cette troisième place mais aussi déçue… Je me suis perdue au moins trois fois sur le parcours, ce n’était pas très bien indiqué… 10 minutes avant l’arrivée je me suis encore trompée et ça m’a fait perdre du temps. Mais c’est comme ça… C’était comme ça pour tout le monde et je suis super contente avec ce podium. »

Podium Femmes Photo the.adventure.bakery
Podium Femmes. Photo the.adventure.bakery

Résultats de la course femmes

1 – JUDITH WYDER (HOKA / RED BULL – SUI): 2:18:21 (+200 pts)
2 – DANIELLA MORENO (ADIDAS TERREX – USA): 2:19:13 (+188 pts)
3 – MADALINA FLOREA (CSM SIGHISOARA– ROU): 2:23:07(+176 pts)
4 – ANNA GIBSON (BROOKS – USA): 2:23:35 (+166 pts)
5 – MALEN OSA (SALOMON – ESP): 2:24:06 (+156 pts)

GTWS 2023 : place à la finale en Italie

Cette deuxième course américaine était la dernière manche de la saison. On connaît désormais les 30 athlètes ÉLITES qualifiés pour la Grande Finale en Italie. Côté tricolores, Anthony Felber pointe en 14ème position et Thibaut Baronian en 21ème chez les hommes, Elise Poncet en 10ème, Iris Pessey en 24ème et Mathilde Sagnes en 25ème position chez les femmes.

Qui seront les vainqueurs de cette GTWS 2023 ? Rendez-vous du 19 au 22 octobre à Il Golfo Dell’Isola pour le découvrir.

Voir les 30 qualifiés hommes et les 30 qualifiées femmes pour la finale

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Le circuit UTMB® World Series continue de grandir avec l’arrivée en juin 2024 du Mauritius by UTMB. Comme son nom l’indique, les épreuves se dérouleront sur l’île Maurice. Une destination que l’on n’attendait pas forcément sur ce circuit, Maurice étant – à tort – souvent associée uniquement aux plages de sable fin et autres hôtels de luxe. Mais l’un n’empêche pas l’autre, et le territoire regorge de spots somptueux pour la pratique du trail… Présentation, quelques jours avant l’ouverture des inscriptions.

Mauritius by UTMB : une seconde destination pour les résidents du continent africain

Certes, le côté paradisiaque de l’île et son attrait touristique sont une réalité. Cela permettra d’ailleurs de pouvoir accueillir plus facilement les traileurs du monde entier, à commencer par ceux qui résident sur le continent africain qui voudraient aller chercher leur qualification ou tout simplement leurs Running Stones tant convoitées pour venir un jour du côté du Mont-Blanc. Une bonne nouvelle pour ces traileurs, dans la mesure où il n’y avait jusqu’à présent que le Mountain Ultra-Trail by UTMB qui se court en mai en Afrique du Sud accessible facilement pour cette communauté. 

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Photo Dimitri Rault

L’île Maurice, terre d’outdoor 

Consciente que les envies et les besoins des touristes ont changé avec les années, l’ile Maurice avait déjà commencé tout un travail de développement autour d’activités outdoor et de loisirs durables au cœur des multitudes zones vertes qui constituent le centre de l’île. Forêts, parcs, réserves naturelles, faune et flore d’une richesse inouïe, c’était vraiment la destination toute trouvée pour permettre aux traileurs de sortir de leur zone de confort. 

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Photo Dimitri Rault

Mauritius by UTMB : 4 distances pour tous niveaux

Comme c’est dorénavant la tradition, le Mauritius by UTMB proposera 4 distances, du 20 kilomètres au 100 miles. 

Black River Piton 100M : 135 km / 6 100 mD+ 
C’est une route vers le plus haut sommet de l’île Maurice, le fameux piton, à 828m d’altitude. Vue à 360° inoubliable garantie. 

Charamel 100K : 97 km / 4 400 mD+ 
À découvrir pour la cascade qui porte ce nom, mais aussi pour la clairière aux 7 couleurs, oscillant entre l’ocre, le marron, le rouge et le violacé. Une merveille à voir absolument.

Bel Ombre 50K : 55 km / 2 000 mD+ 
Pour rendre hommage au domaine du même nom et à l’œuvre du botaniste irlandais Charles Telfair qui en a fait un lieu unique.

Le Morne 20K : 22 km / 890 mD+ 
Pour le Morne Brabant, imposante montagne située au sud-ouest de l’île Maurice qui culmine elle à 550m mais qui semble jaillir de l’océan Indien tout proche.

Mauritius by UTMB Photo Dimitri Rault
Photo Dimitri Rault

Mauritius by UTMB : les Running Stones, mais pas que…

Rendez-vous du 22 au 23 juin 2024 pour une chasse aux Running Stones toute particulière. Il y a en effet fort à parier que bon nombre de traileurs résidents en France ou en Europe choisiront cette destination pour se faire pardonner les heures d’entraînement le dimanche…

> Inscriptions ICI dès le 3 octobre pour les détenteurs d’un UTMB Index
> Inscriptions ICI dès le 5 octobre pour tous les autres coureurs

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L’aventure, c’est l’aventure ! Il y a des moments dont on se souvient, longtemps, toujours. Il y a des expériences qui forgent le caractère et qui rendent plus fort pour la vie qui vient. Et puis il y a des rencontres qui réchauffent le cœur et redonnent confiance en l’humanité. Voilà ce qu’a offert aux 1500 trailers, et aux 300 bénévoles, la 3ème édition du Grand Trail de Serre-Ponçon, du 15 au 17 septembre, entre éclaircies bienveillantes et furie d’eau et de vent.

Grand Trail de Serre-Ponçon : être prêt pour l’aventure, quoi qu’il advienne

Courir un ultra-trail, c’est un défi personnel où rien n’est certain. Il y a cependant une certitude : au départ, il faut être prêt physiquement et mentalement. Et avoir le bon équipement. Mais rien ne garantit que l’on sera à l’arrivée. Le chemin est long, dame nature est capricieuse, et le corps plus encore, qui peut nous lâcher sans prévenir à chaque détour de sentier. Et c’est bien pareil pour l‘équipe d’organisation : tout peut avoir été prévu, les process maintes fois révisés, la météo checkée toutes les heures avec l’aide d’un expert reconnu, les certitudes ne sont pas au catalogue. C’est l’aventure de l’ultra-trail, c’est l’aventure de la vie !

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Photo Cyrille Quintard

Grand Trail de Serre-Ponçon : l’esprit du partage

Le Grand Trail de Serre-Ponçon, entre Hautes-Alpes et Alpes de Haute-Provence, c’est 6 courses, de 164km à 18km, épousant les plus hauts sommets qui entourent les 3000 hectares d’eau d’un bleu profond. Et c’est surtout une formidable envie des gens d’ici, d’accueillir sur leurs terres des traileurs venus d’ailleurs, de leur faire découvrir foulée après foulée le plus beau de leur terroir. En partage, le lac, les sentiers, pics et sommets, et surtout, le sourire de ceux qui sont là sur le chemin, au détour d’un col ou au plus près d’un abri de montagne, pour tendre un bol de soupe chaude… Ou une rasade de génépi !

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Photo Cyrille Quintard

Grand Trail de Serre-Ponçon : une édition 2023 épique

Pour cette 3ème édition, le Grand Trail de Serre-Ponçon a vécu tout ce que l’on peut vivre lors d’une aventure en plein nature. Un vendredi serein, des paysages capables de stopper l’élan d’un traileur pour simplement regarder, une nuit claire qui a offert un plafond d’étoiles scintillantes, puis un samedi de rafales et de froid, de corps en souffrance, de visages qui se marquent. Des parcours ont dû être raccourcis, des coureurs arrêtés en deuxième partie de peloton alors que les premiers, passés avant la furie du ciel, avaient droit au parcours intégral…

Mais de ci de là, cahin-caha, toutes et tous sont revenus sécurisés à Embrun, port d’attache du Grand Trail de Serre-Ponçon. Et un dimanche en majesté, entre soleil et nuages fugaces, parfait décor pour un trail au tracé inconnu, s’élançant du village de Pontis aux airs de guinguette, pour retrouver le goût du trail d’autrefois…

Au final, de quoi éprouver le corps et l’âme d’un traileur, de quoi éprouver le solide d’une organisation. C’est ça l’aventure ! On ne sait jamais ce qui va arriver dans l’heure qui vient. Mais au final, ces jours-là ne tomberont pas dans l’oubli ! Et, au fil du temps, on ne gardera que le meilleur…

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Photo Cyrille Quintard

Grand Trail de Serre-Ponçon : les podiums des courses

Le Grand Trail de Serre-Ponçon solo (164km et 10510m D+)

Podium Scratch

1 – Edouard Henriot
2 – Aubein Favre-Félix
2 – Maxime Quiri

Podium Femmes

1 – Karine Maenza
2 – Amélie Bonnefoy
3 – Angélique Gentes

Le Grand Trail de Serre-Ponçon team (164km et 10510m D+)

1 –  Blancard Denis
2 – La Dream Team
3 – Les Véroles

Trail de Serre-Ponçon (74km et 5080m D+)

Podium Scratch

1 – Théo Détienne
2 –  Eliot Retulli
3 – Quentin Kremer

Podium Femmes

1 – Léa Bonnevie
2 – Joanne Audemars
3 – Florine Renard

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Photo Cyrille Quintard

Lac et Montagne (49km et 3430m D+)

Podium Scratch

1 – Sacha Duinat
2 – Guillaume Barry
3 – Camille Bruyas

Podium Femmes

1 – Camille Bruyas
2 – Alanis Duc
3 – Elise Lefevre

Trail du Mont Guillaume (28km et 1650m D+)

Podium Scratch

1 – Florian Venot
2 – Maël Younes
3 – Julie Roux

Podium Femmes

1 – Julie Roux
2 – Marie Cuzin
3 – Lydie Waucquier

RDV en Trail Inconnu (30km et 1650m D+)

Podium Scratch

1 – Gabin Guedon
2 – Jimmy Panozzo
3 – Guillaume Grima

Podium Femmes

1 – Mathilde Coulon
2 – Olivia Godefroy
3 – Julie Roux

Trail des Contreforts du Morgon (18km et 510m D+)

Podium Scratch

1 – Stéphane Tempier
2 – Matthieu Burban
3 – Yolan Joannet

Podium Femmes

1 – Fanny Marin
2 – Clara Magnin
3 – Laurent Gueyte

Voir les résultats complets ICI

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Photo Cyrille Quintard
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Ils étaient très exactement 2076 coureurs au départ des 3 principales courses de Wildstrubel by UTMB 2023, la Wild110, la Wild70 et la Wild50. Si le Britannique Andy Symonds et la Suissesse Sara Escobar-Carron se sont imposés sur la Wild110, on retiendra surtout côté français les victoires d’Aurélien Dunand-Pallaz et Anne-Lise Rousset Séguret sur la Wild70, et la très belle 2ème place du jeune Clovis Chaverot sur la Wild50.

Résultat Wildstrubel by UTMB : la Wild110 pour Andy Symonds

12h51’27’’. C’est le temps qu’a mis Andy Symonds pour survoler la course reine de ce week-end qui proposait un parcours de 113km et 6 600m D+ pour faire le tour intégral du massif du Wildstrubel. Une arrivée suivie de près par le Français Baptiste Caotantiec, 10 minutes plus tard, puis par l’Italien Gilles Roux, qui a conclu la course en 13h09’24.

Mais, bien loin de regarder le chrono, tous les trois sont unanimes sur l’aventure exceptionnelle qu’ils ont vécu tout au long du parcours. Un départ nocturne intimiste au cœur de Crans-Montana, puis une épopée de plus en plus magique à mesure que les paysages défilaient sous leurs yeux. Baptiste Caotantiec l’affirmait sur la ligne d’arrivée : « Je me suis régalé toute la journée, les paysages sont exceptionnels, il y a des cascades de 35m de partout c’est dingue, une journée vraiment incroyable ! ».

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Le podium hommes de la Wild110, remportée par Andy Symonds. Photo Organisation

Résultat Wildstrubel by UTMB : Sara Escobar-Carron remporte la Wild110

La magie suisse a également opéré chez les femmes, avec la victoire éclatante de Sara Escobar-Carron, valaisanne championne suisse de trail en 2022 et favorite sur ce parcours. En tête durant toute la course, elle s’impose en 15h33’08’’. La Suisse se retrouve aussi à l’honneur sur la 2ème marche du podium avec Kathrin Gotz de la team Hoka, qui termine derrière Sara Escobar-Carron et franchit la ligne d’arrivée en 16h00’59’’.

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L’arrivée victorieuse de Sara Escobar-Carron. Photo Organisation

Résultat Wildstrubel by UTMB : Aurélien Dunand-Pallaz au finsih sur la Wild70

C’est dès 7h00 à Kandersteg que se sont élancés les coureurs de la Wild70. Le Bunderschrinde, le Hahnenmoospass, Iffigenalp, la cabane du Wildstrubel ou encore le col du Rawil ont fait partie des merveilles que les coureurs ont pu découvrir et apprécier tout au long de la journée dans une ambiance sportive mais avant tout festive et chaleureuse, malgré un soleil quelque peu timide en début de journée.

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Photo Organisation

Les favoris ont été au rendez-vous avec un duel au sommet entre le Français Aurélien Dunand-Pallaz, venu pour valider son ticket pour l’UTMB Mont-Blanc 2024, et le Suisse Ramon Manetsch. Le duel qui s’est conclu après 07h36’03” de course par la victoire du Français, déjà vainqueur de la Hardrock 100 cet été. Il devance le Suisse de seulement 1’35”.

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Aurélien Dunand-Pallaz s’impose de nouveau, après sa victoire sur la Hardrock 100 en juillet. Photo DR

Résultat Wildstrubel by UTMB : Anne-Lise Rousset Séguret survole la Wild70

Chez les femmes, Anne-Lise Rousset Séguret a dominé la course de bout en bout. Partie en tête dès le premier kilomètre, elle a coupé la ligne à Crans-Montana en 08h32’30”, s’inscrivant ainsi dans le top 10 scratch, à la 8ème place, à peine 1 heure après le vainqueur. Un exploit de taille pour celle qui a terminé 2ème de la Hardrock 100 derrière Courtney Dauwalter. Elle a devancé l’Allemande Dioni Gorla de 52 minutes. Elle valide également son ticket pour l’UTMB Mont-Blanc 2024.

Très belle découverte de ce côté du Valais, a commenté Anne-Lise. J’ai adoré la première bosse dans un décor très sauvage avec bien entendu des traversées de pierriers suisses (tu es dans des cailloux mais tout propres, bien rangés). La difficulté de la course tient vraiment dans l’alternance de longues et très raides montées avec des galopades ultra roulantes. Un joli accueil, un bien beau weekend ! Une belle conclusion pour 2023 !

Wildstrubel by UTMB 2023 Anne-Lise Rousset
Anne-Lise Rousset Séguret, tout sourire après son cavalier seul de 70km. Photo Organisation

Résultat Wildstrubel by UTMB : doublé allemand sur la Wild50

C’est à 8h30 du côté d’Adelboden qu’a été donné le départ de plus de 800 coureurs s’élançant sur un parcours de 50km en direction du Valais. Plus court mais tout aussi sublime et technique, ce parcours a offert une bataille serrée chez les hommes entre l’Allemand Benedikt Hoffmann et le jeune Français Clovis Chaverot, finalement remportée par l’Allemand en 04h58’14”. Le Français, 2ème de la MCC à Chamonix il y a 15 jours, a franchi la ligne 6 minutes après. Un autre Tricolore, Dylan Ribeiro, jeune espoir de la team HOKA, est monté sur la 3ème marche du podium.

« Cette deuxième place à une saveur particulière, je reviens de 3 longs mois de calvaire après une fracture de fatigue, revenir comme ça, c’est trop beau, a commenté Clovis Chaverot, les larmes aux yeux sur la ligne d’arrivée. Je ne pensais pas que ça allait être si dur, Benedikt m’a poussé au bout du bout dans la montée du Wildstrubel, j’ai essayé d’accrocher, mais il était trop fort, l’expérience a parlé. Des paysages à couper le souffle et pour un retour à la compétition, je ne pouvais pas rêver de mieux. »

L’Allemagne a également brillé chez les femmes avec la victoire de Daniela Oemus en 06h05’03” devant le duo de Norvégiennes Kirsten Hindhammer Amundsgard et Mirjam Saarheim.

Wildstrubel by UTMB 2023 Clovis Chaverot
Clovis Chaverot, un retour en force après des mois de galère. Photo Organisation
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Il l’avait annoncé, il l’a fait. Samedi 16 septembre 2023, malgré la neige, le Suisse Rémi Bonnet a battu le record vieux de 30 ans de Matt Carpenter sur la Pikes Peak Ascent. L’Américaine Sophia Laukli remporte la course chez les femmes.

Pikes Peak Ascent : un record vieux de 30 ans !

On pensait ce record impossible à battre… encore plus avec les conditions météo et une épaisse couche de neige déposée sur toute la partie sommitale la veille. Mais Rémi Bonnet (Salomon / Red Bull) a des ressources que personne ne soupçonne ! Au bout de seulement 1h 58mn 30s, le Suisse apparaissait dans les derniers virages de la mythique montée de Pikes Peak, à plus de 4300 mètres d’altitude. Une ultime accélération et le chrono tombe : 2h 00mn 20s, soit 46 secondes de mieux que le record de Matt Carpenter, datant de 1993, pour avaler les 21 km et 2382 M D+

Certes, l’ancien record avait été réalisé sur le format Pikes Peak Marathon, c’est-à-dire en aller-retour depuis la ligne de départ, à Manitou Springs, mais le chrono de la montée seule de Mat Carpenter tenait depuis 30 ans, malgré les multiples tentatives des meilleurs grimpeurs du monde. C’est dire l’exploit réalisé à l’époque par le coureur américain spécialisé en course de montagne et skyrunning.

Pikes Peak Ascent : Rémi Bonnet explose le record

« L’altitude était la clé, a confié Rémi Bonnet à l’arrivée. Je me suis entraîné et ai dormi dans une chambre hypoxique pendant 20 jours avant de venir et j’ai beaucoup moins subi l’altitude aujourd’hui. Je suis super content de battre ce record. Les gens pensaient que c’était impossible mais j’ai réussi à le faire et je suis vraiment fier de montrer qui est le meilleur grimpeur au monde ! Il va maintenant falloir revenir pour passer sous les 2h00 ! »

Lire aussi Rémi Bonnet, son étonnante préparation pour Pikes Peak Ascent

Pour la petite histoire, le premier athlète qui passera sous la barre des 2h00 se verra offrir une prime de 10000 dollars. À 20 secondes près, Rémi Bonnet a failli y parvenir cette année.

PIKES PEAK ASCENT bonnet ascent
Rémi Bonnet dans les derniers kilomètres de la montée. Photo GTWS 2023

Pikes Peak Ascent : le Kényan Patrick Kipnegno superbe 2ème

En deuxième position, on retrouve le Kényan Patrick Kipngeno (Run2gether), qui foulait pour la première fois le sol américain. Il signe un magnifique chrono : 2h 04mn 09s. Son compatriote Philemon Kiriago, vainqueur à Sierre-Zinal et qui redoutait les effets de l’altitude, a explosé dans la partie finale, et termine à la 13ème place, en 2h 16mn 44s.

« Je suis très content de ma course et très heureux avec cette seconde place, a déclaré Kipngeno. Rémi était sur une autre planète aujourd’hui c’était impossible de le suivre. J’ai mené l’allure sur la première partie mais au moment de prendre de l’eau il a creusé l’écart. Je suis super content aussi parce que c’était ma première fois aux États-Unis et surtout ma première course sur la neige. C’est la deuxième fois d’affilée que je termine deuxième sur la Golden Trail Series et je compte bien tout donner à Mammoth pour aller chercher une victoire. » 

Lire aussi Golden Trail Series, le rêve américain des athlètes kényans

PIKES PEAK ASCENT Kipngeno
Patrick Kipngeno. Photo GTWS 2023

Pikes Peak Ascent : l’Américain Eli Hemming monte sur le podium

Eli Hemming (Salomon) complète le podium. « Je suis très satisfait de cette troisième place ! Je me rapproche chaque année de la victoire donc c’est un bon point. Rémi était vraiment sur une autre planète aujourd’hui mais je suis aussi très content de mon chrono. »

Déception pour Anthony Felber, qui ne prend que la 16ème place en 2h 22mn 11s, lui qui avait l’an dernier pris une très belle 7ème place.

PIKES PEAK ASCENT top 10 hommes
PIKES PEAK ASCENT. Le top 10 hommes

Pikes Peak Ascent : Sophia Laukli intraitable

Impressionnante à Sierre-Zinal en août, Sophia Laukli faisait figure de grande favorite, mais savait qu’elle devrait se méfier de la Suissesse Judith Wyder, qui s’était imposée sur la DoloMyths Run. Partie en tête, elle a douté lorsque son adversaire l’a rattrapée, mais a su rester concentrée pour finalement s’imposer en 2h 35mn 54s, avec 3mn 42s d’avance sur la Suissesse.

« À Sierre-Zinal, j’étais ravie d’avoir pu faire une course tactique, a confié l’Américaine à l’arrivée. Là j’ai un peu commencé à stresser quand Judith m’a dépassée. Mais finalement je suis restée calme, et j’ai essayé de la jouer tactique là aussi en attendant les 4 derniers kilomètres pour attaquer. Et ça a marché, donc je suis super contente. C’est ma première victoire sur la Golden Trail Series chez moi aux États-Unis et je sais aussi que je ne pourrais pas être rattrapée au classement général avant la finale maintenant. »

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4ème victoire cette saison pour Sophia Laukli. Photo GTWS 2023

Pikes Peak Ascent : Judith Wyder battue

De son côté, Judith Wyder (Hoka / Red Bull) ne pouvait que reconnaître la supériorité de l’Américaine : « Je suis contente avec ce résultat je ne pouvais pas faire mieux. J’ai cru à un moment que je pouvais gagner la course puisque j’ai mené tout le long jusqu’à la sortie de la forêt. Mais ensuite Sophia m’a dépassée et j’ai compris qu’elle était simplement en train de gérer derrière moi jusque-là et qu’elle était plus forte aujourd’hui ! » 

Une autre Américaine, Anna Gibson (Brooks) complète le podium. « Je suis tellement heureuse avec cette troisième place. J’ai essayé de rester prudente parce que c’est la course la plus longue que j’ai faite jusque-là et avec le dénivelé et l’altitude je préférais rester prudente pour en garder pour la fin. Je suis surprise de terminer sur le podium devant toutes ces athlètes, c’est incroyable ! »

Côté français, Elise Poncet termine comme toujours dans le Top 10, à une belle 8ème place.

PIKES PEAK ASCENT Top 10 femmes
PIKES PEAK ASCENT. Le Top 10 femmes

Golden Trail World Series : la dernière à Mammoth

La Golden Trail World Series va désormais prendre la direction de la Californie pour la dernière étape de la saison le 22 septembre, avant la Grande Finale en Italie. Au classement général, Rémi Bonnet et Sophia Laukli sont solidement installés aux premiers rangs. Rémi Bonnet reste sous la menace de Eli Hemming pour la première place, tandis que Sophia Laukli est assurée de terminer en tête avant la finale, ses adversaires les plus dangereuses au classement n’étant pas présentes aux USA.

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PIKES PEAK ASCENT general hommes
GTWS 2023. Classement général hommes après 5 épreuves.
PIKES PEAK ASCENT général femmes
GTWS 2023. Classement général femmes après 5 épreuves.
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Il avait impressionné le monde du trail avec son record l’an dernier sur le Tor des Glaciers. Il avait scotché tous les spécialistes de l’ultra-endurance et de la course d’orientation en remportant la Chartreuse Terminorum en juin, course qui n’avait jamais connu de finisher en 4 éditions. Le Français Sébastien Raichon vient d’ajouter un exploit à son palmarès en s’imposant de nouveau sur le Tor des Glaciers, le 13 septembre, et en explosant son propre record. Un surhomme.

Sébastien Raichon, un favori logique

A 51 ans, Sébastien Raichon s’était déjà distingué cette année en devenant le premier vainqueur de la Chartreuse Terminorum, la Barkley française, ses 5 tours, 300 km et 25 000 m de D+ en mode course d’orientation, épreuve qui n’avait jamais connu de finisher en 4 éditions. Fort de son expérience, il partait favori de cette édition, même si la concurrence s’annonçait rude avec de jeunes athlètes très prometteurs.

Lire l’article Sébastien Raichon, 1er finisher de la course impossible à finir

Pour mémoire, le Tor des Glaciers est l’une des courses les plus longues au monde, 450km et 32000m D+. Elle fait le tour complet de la Vallée d’Aoste depuis Courmayeur sur un itinéraire peu fréquenté tutoyant des glaciers.

Tor des Glaciers 2023 : Sébastien Raichon explose le record

114 h 29mn 01s. Le chrono parle de lui-même. 4 jours, 18h 29mn et 1 seconde d’effort en autonomie totale, avec uniquement les refuges de haute-montagne pour se ravitailler. Mais l’exploit ne se résume pas à un temps, et l’affaire n’a pas été aussi simple qu’il n’y paraît. « Honnêtement, c’était plus dur et plus difficile que l’année dernière », a d’ailleurs reconnu ce coureur spécialiste d’ultra-endurance. « J’ai eu un problème à la jambe, j’ai failli me perdre dans une tempête et puis il y avait ces jeunes qui poussaient derrière moi, ce qui m’a encouragé à aller encore plus vite. »

Plus rapide, il l’a été, puisqu’il a mis presque 10 heures de moins qu’en 2022 (123h 57mn 18s). S’il a laissé ses plus redoutables adversaires mener dans les 50 premiers kilomètres, et notamment l’Italien Peter Kienzl, il s’est ensuite porté en tête et ne l’a plus jamais lâchée. Preuve de la qualité de la concurrence, le Sud-Africain Tiaan Erwee, déjà second en 2022 ex-aequo avec Luca Papi, termine de nouveau second en 116h 50mn 20s, battant lui aussi largement le chrono de Raichon en 2022 et améliorant sa propre marque de plus de 6 heures (133h 22mn 28s en 2022). Peter Kienzl monte sur la 3ème marche du podium, en 120h 59mn, tandis que les frères Gabioud (Candide et Jules Henry) terminent 4èmes, main dans la main.

Chez les femmes, c’est la Suissesse Florence Golay-Geymond qui s’impose en 160h et 50mn.

Sebastien-Raichon_Tor-des-glaciers
Photo Organisation

Tor des Géants : 2 Français médaillés d’argent

Sur le 330km du Tor des Géants, la victoire est revenue à l’Italien Franco Collé en 66h39, nouveau record de l’épreuve (il détenait l’ancien, en 66h43). Il devance le Français Olivier Romain d’un peu plus de 3 heures (69h49). Le Canadien Galen Reynolds termine 3ème en 71h22.

Chez les femmes, la Britannique Emma Stuart s’impose en 82h21. Elle devance la Française Jocelyne Pauly, toujours aussi impressionnante, 84h36. L’Italienne Elisabetta Negra prend la 3ème place en 88h37.

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5e étape de la Golden Trail World Series 2023, Pikes Peak Ascent ouvrira le 16 septembre la tournée américaine. Un rendez-vous très attendu, après Zegama, le Marathon du Mont-Blanc, la DoloMyths Run et Sierre-Zinal, et avant la Mammoth 26K californienne puis les finales en Italie. Toute en montée, cette course annonce de belles batailles entre les meilleurs grimpeurs du circuit, les Kényans et Rémi Bonnet en tête. Avec, en toile de fond, un record qui tient depuis… 30 ans !

Pikes Peak Marathon : une histoire de fumeurs

Le 10 août 1956, le Dr Arne Suominen a mis au défi les fumeurs et les non-fumeurs de monter et descendre le Pikes Peak, une course marathon de 42 km, afin de célébrer le 150e anniversaire de la première ascension de cette montagne, l’une des plus célèbres d’Amérique, par Zebulon Montgomery Pike. Suominen, 56 ans, ancien champion finlandais de marathon et très critique envers le tabac, voulait prouver que fumer diminuait l’endurance physique.

Sur les 13 coureurs qui ont relevé le défi, seuls trois étaient fumeurs. Lou Wille, champion de deux courses de Pikes Peak à la fin des années 1930 et fumeur de deux paquets par jour, était probablement la plus grande menace pour l’hypothèse de Suominen. Lou Wille l’a d’ailleurs battu en arrivant avant lui au sommet, mais a été disqualifié pour ne pas avoir terminé la course. En fait, aucun des fumeurs n’a effectué l’aller-retour. “Je pense avoir prouvé mon point de vue“, a déclaré Suominen par la suite. “J’ai terminé la course et aucun des fumeurs ne l’a fait.” Le mythe était né. La version “montée seule” allait ensuite devenir une des étapes de la GTWS, sous le nom de Pikes Peak Ascent.

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Le sentier de Pikes Peak Ascent. Photo Golden Trail World Series

Pikes Peak Ascent : un record vieux de 30 ans

2h 01mn 06s. Voilà le temps qu’il aura fallu à Matt Carpenter pour attendre le sommet de la mythique montagne américaine – Pikes Peak, 4 302 mètres d’altitude – depuis Manitou Springs (1 920 mètres d’altitude). Ce chrono monstrueux devient carrément stratosphérique quand on sait que l’Américain l’a réalisé sur le format marathon, comprenez lors d’un aller-retour sur lequel il avait signé un temps de 3h 16mn 39s. Un chrono que même Kilian Jornet au mieux de sa forme n’a jamais réussi à battre (son temps est de 3h 27mn 28s en 2019).

Pourtant, et malgré l’altitude qui est la principale difficulté de cette course, un homme a décidé de se préparer spécifiquement pour tenter d’aller chercher ce chrono après avoir remporté la course l’année dernière. Cet homme, c’est Rémi Bonnet. Le Suisse arrivera-t-il à battre ce record vieux de 30 ans ? Passera-t-il sous la barre des 2h00 afin d’empocher les 10 000 dollars mis en jeu à cette occasion ? Qui de ses concurrents pour le priver de la victoire ?

Chez les filles aussi, la chasse au chrono est ouverte. Il y a le record vieux de 11 ans, établi par Kim Dobson en 2012 en 2h 24mn 58s. Et il y a les 10 000 dollars promis à celle qui descendra sous les 2h21. L’une des élites présentes cette année y parviendra-t-elle ? Réponse le 16 septembre prochain à Manitou Springs !

Pikes Peak Ascent : les favoris de la course hommes

(Liste provisoire et donnée sous réserve d’annulation de dernière minute de la part des athlètes.)

Le Kényan Philemon Ombogo Kiriago (Run2gether) a prouvé qu’il était le meilleur à Sierre-Zinal cette année en devançant grand nombre de favoris. Arrivera-t-il une nouvelle fois à faire parler sa vitesse en montée sur cette première course américaine ? Il retrouvera sur sa route son compatriote Patrick Kipngeno (Run2gether), qui avait mené toute la course en Suisse avant d’être dépassé son coéquipier dans la dernière partie. Aux yeux des spécialistes, ils figurent parmi les grands favoris, mais perosnne ne sait comment ils réagiront aux altitudes supérieures à 3000m mètres.

Par ailleurs, il faudra s’attendre à une réaction du Suisse Rémi Bonnet (Salomon / Red Bull), qui s’est préparé comme jamais pour cette course où il espère s’approcher du record, lui qui a déjà remporté le Marathon du Mont-Blanc cette année. Sera-t-il remis de son abandon à Sierre-Zinal ? Eli Hemming (Salomon, États-Unis) s’est révélé sur la Golden Trail Series en terminant 3e de Pikes Peak Ascent en 2022. Sera-t-il capable de réitérer cette performance cette année ?

Il faudra également compter sur le local de l’étape, Joe Gray (Hoka), qui a déjà remporté la course à plusieurs reprises. Parmi les autres prétendants au Top 10 ou au podium, on suivra également Roberto Delorenzi (Brooks, Suisse), Francesco Puppi (Nike Trail, Italie), Daniel Osanz (Adidas Terrex, Espagne), Álex García (Brooks, Espagne) et le Français Anthony Felber (Sidas X Matryx).

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Rémi Bonnet, vainqueur de la course en 2022. Photo Golden Trail World Series

Record du Manitou Incline, la nouvelle performance de Rémi Bonnet

Peu de temps après son arrivée à Colorado Springs en 2022, et avant la course de Pikes Peak Ascent, Rémi Bonnet, en guise d’échauffement, avait battu le record du Manitou Incline, une montée sèche faite de marches d’environ 600 mètres sur un peu moins d’1 mile (1,6km). Son chrono : 17mn 21s. Il vient de remettre ça cette année, en battant son propre record pour établir la marque à 17mn 16s. 5 petites secondes de moins qu’en 2022. Et surtout une certitude : il est en grande forme !

Manitou Incline Record
Rémi Bonnet lors de son record du Manitou Incline, le 13 septembre 2023. Photo DR

Pikes Peak Ascent : les favorites de la course femmes

(Liste provisoire et donnée sous réserve d’annulation de dernière minute de la part des athlètes.)

Elle est de retour chez elle ! Sophia Laukli (Salomon, États-Unis) a prouvé qu’elle était très forte cette année en remportant le Marathon du Mont-Blanc et Sierre-Zinal et en terminant deuxième de la Dolomyths Run. Pourra-t-elle faire mieux que sa 3e place de l’an dernier sur cette montée de Pikes Peak ? Elle devra en premier lieu se méfier de la Suissesse Judith Wyder (Hoka / Red Bull) qui semble être particulièrement en jambes cette année, elle qui l’a déjà battue à la DoloMyths Run cette saison. L’Américaine Allie McLaughlin (Hoka) jouera à domicile, elle qui habite à Colorado Springs et qui connaît chaque centimètre de cette montée.

Côté français, Élise Poncet (Millet) est surtout connue pour ses qualités de descendeuse, mais elle a déclaré avoir envie de se challenger sur cette montée de Pikes Peak. Sera-t-elle capable d’accrocher le podium ? Il faudra aussi compter sur l’Espagnole Sara Alonso (Asics) qui vient de signer un retour fracassant après sept mois de blessure en remportant l’ETC, une des courses de l’UTMB, du côté de Courmayeur. Sera-t-elle déjà dans le rythme des meilleures traileuses du monde pour son retour sur la GTWS ?

Il faudra aussi surveiller des filles comme Malen Osa (Salomon, Espagne), EmKay Sullivan (Craft, États-Unis), Anna-Stiina Erkkilä (Asics, Finlande), Júlia Font (Brooks, Espagne) ou encore Florea Mădălina (CSM Sighisoara, Roumanie), toutes capables de se hisser dans le Top 10, voire mieux.

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Maude Mathis 2ème et Nienke Brinkman, 1ère, lors du Pikes Peak Ascent 2022. Photo Golden Trail World Series
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Entre le 28 août et le 2 septembre 2023, plus de 10 000 coureurs ont pris le départ de l’une des huit courses de la 20ème édition de l’UTMB Mont-Blanc. Le succès populaire a été énorme. Désormais, l’attention se porte sur l’édition 2024, qui aura lieu du 26 août au 1er septembre, et sur les conditions de qualification. Alors qu’en 2023, l’événement a reçu plus de 25 000 demandes d’inscription, il est à prévoir qu’il sera à nouveau complet l’an prochain. Voici toutes les informations à connaître pour se qualifier et décrocher un dossard sur l’une des courses de l’UTMB Mont-Blanc 2024.

Les dates et infos à retenir

14 décembre : ouverture des pré-inscriptions pour les Finales des UTMB World Series 2024. Sont concernées l’OCC 50K, la CCC 100K et l’UTMB 100M.

Les inscriptions pour la TDS, MCC, ETC et YCC ouvriront également le 14 décembre.

Les athlètes élites ont jusqu’à la fin de l’année 2023 pour se qualifier sur un événement du circuit UTMB World Series et confirmer leur inscription.

Il reste encore 12 événements UTMB World Series en 2023 pour collecter des Running Stones et valider son UTMB Index. 

Coureurs regular – Les courses avec tirage au sort

Les coureurs qui souhaitent sécuriser leur place sur la ligne de départ de l’une des Finales des UTMB World Series 2024 (UTMB, CCC, OCC) devront avant tout être admissibles au tirage au sort. Pour cela, ils ont besoin de deux choses : au moins une Running Stone et un UTMB Index valide.

Les Running Stones

Il est possible de collecter des Running Stones en terminant une course de catégorie 20K, 50K, 100K et 100M sur un UTMB World Series Event ou Major.
Une Running Stone équivaut à une chance d’être tiré au sort.
Seule 1 Running Stone collectée dans les deux années précédentes est obligatoire pour participer au tirage au sort.
Les Running Stones sont cumulables. Elles n’ont pas de date d’expiration. Chacune offre une chance supplémentaire d’être tiré au sort.
Les UTMB World Series Majors permettent à tous les finishers de collecter deux fois plus de Running Stones.
Chaque coureur peut consulter son nombre de Running Stones sur son espace MyUTMB sur le site utmb.world.

UTMB World Series_RS Event.png
Nombre de Running Stones à gagner selon l’événement. Source UTMB

L’UTMB Index

L’UTMB Index est calculé pour chacune des 4 catégories UTMB World Series : 20K, 50K, 100K et 100M. Cet Index est validé quand un coureur a terminé au moins une course du circuit UTMB World Series ou une course UTMB Index dans la catégorie équivalente au cours des 24 derniers mois.
Pour accéder au tirage au sort pour la course de leur choix sur l’UTMB Mont-Blanc, les coureurs doivent obligatoirement avoir un UTMB Index valide et conforme au tableau ci-dessous. 
Les coureurs peuvent consulter leur UTMB Index sur leur compte UTMB, toujours sur le site utmb.world.

UTMB World Series_UTMB Index-1.png
Source UTMB

Coureurs regular – Les courses sans tirage au sort

Pour les coureurs qui souhaiteraient se lancer à l’aventure de la TDS (145 km / 9176 m+), de la MCC (40 km / 2300 m+) ou de l’ETC (15 km / 1200 m+), et les jeunes traileurs souhaitant accéder à la YCC (14 km / 1100 m+)​, les inscriptions seront ouvertes dès le 14 décembre. Pour ces courses, il n’est pas nécessaire d’avoir de Running Stone ou un UTMB Index. Les coureurs sont toutefois invités à s’inscrire au plus tôt avant que les épreuves ne soient complètes ! 

Ceux qui ont un mental d’acier, un profond esprit d’équipe et de grandes valeurs pour la montagne sont les parfaits candidats pour tenter la difficile PTL (300 km / 25000 m+). Pour cela, il leur faut envoyer un dossier de candidature. 

Les dates à retenir pour les coureurs regular 

30 novembre 2023 : Ouverture des dossards solidaires pour l’OCC, la CCC et l’UTMB. 
Chaque année, des dossards solidaires sont proposés à tous les coureurs souhaitant soutenir et investir dans une association partenaire en faisant un don minimum de 2000 € directement à l’association, ou via un sponsor collectant les fonds. En faisant ce don, les coureurs peuvent ainsi s’inscrire sans avoir à passer par le tirage au sort. Un coureur qui souhaite acquérir un dossard solidaire s’engage également à devenir un ambassadeur de la cause qu’il a choisie. Un UTMB index valide est nécessaire pour souscrire aux dossards solidaires.

14 décembre 2023
Ouverture des pré-inscriptions pour l’OCC, la CCC et l’UTMB, des inscriptions pour la TDS, la MCC, l’ETC et la YCC​ et des candidatures pour la PTL 

11 janvier 2024
Clôture des pré-inscriptions pour l’OCC, la CCC et l’UTMB, clôture des candidatures pour la PTL 

16 janvier 2024
Tirage au sort pour l’OCC, la CCC et l’UTMB, annonce des candidatures retenues pour la PTL 

29 janvier 2024
Date butoir pour les coureurs pour confirmer leur inscription pour l’OCC, la CCC et l’UTMB. Second tirage au sort si l’ensemble des coureurs n’ont pas confirmé leur participation.

Elites et coureurs les mieux classés – Qualification directe

Les critères de qualifications directes ont évolué de manière à permettre aux coureurs de mieux planifier leur calendrier annuel de course et de les informer au moins 8 mois à l’avance de leur qualification pour une Finale des UTMB World Series. Les évolutions les plus importantes concernent la période et les critères de qualification.  

La période de qualification
La période de qualification pour les Finales des UTMB World Series s’étend sur toute l’année civile précédant chaque Finale. Pour 2024, cela signifie que les coureurs ont du 1er janvier au 31 décembre 2023 pour se qualifier.

Qualification directe via les UTMB World Series Events & Majors
Les top 3 hommes et top 3 femmes sur chacun des événements UTMB World Series dans les courses de catégorie 100M, 100K et 50K sont automatiquement qualifiés pour l’année suivante, sur la course de la catégorie correspondante des UTMB World Series Finals. Pour les personnes participant à un UTMB World Series Major, c’est le top 10 de chacune des catégories qui se qualifie directement.

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Les qualification directes selon qu’il s’agisse d’un UTMB World Series Major ou d’un UTMB World Series normal. Source UTMB

Qualification via un UTMB Score
En plus des top 3 hommes et femmes qualifiés sur un Event ou top 10 sur un Major, tous les coureurs obtenant un UTMB Score égal ou supérieur à celui indiqué dans le tableau ci-dessous, sur une course UTMB World Series de catégorie 100M, 100K et 50K, sont qualifiés pour la Finale dans la même catégorie.  

Pour consulter la liste des coureurs élites qualifiés à ce jour, rendez-vous ICI

UTMB World Series_UTMB Score.png
L’UTMB Score, un moyen de se qualifier directement pour les élites. Source UTMB

Il est également possible pour un coureur ayant obtenu une qualification directe de postuler pour changer de catégorie de distance. Un coureur qualifié pour l’UTMB peut ainsi postuler pour la CCC. Un qualifié pour la CCC peut postuler à l’OCC ou l’UTMB. Et un coureur qualifié pour l’OCC peut postuler pour la CCC. Les candidatures pour changer doivent être reçues avant le 30 novembre 2023. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Possibilités de se qualifier en 2023

Pour participer aux Finales des UTMB World Series 2024, les coureurs regular et élites peuvent encore se qualifier grâce aux événements restants au calendrier 2023.

Retrouvez la liste complète des événements ici.  

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La liste des événements 2023. Ils seront encore plus nombreux en 2024.
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Plus de 1100 traileurs et enfants s’étaient donné rendez-vous les 9 et 10 septembre pour la 10ème édition du Serre Che Trail. Une édition anniversaire très festive avec de multiples animations et des conditions optimales sous un soleil radieux, qui ont permis aux coureurs de profiter des paysages grandioses du massif des Cerces et des glaciers du parc national des Ecrins. Laurie Phaï et Olivier Gaucher nous racontent.

Serre Che Trail, Tour des Chapelles : des victoires au finish

Le Tour des Chapelles (12km) s’est déroulé le samedi après-midi alors que plus de 140 enfants s’aventuraient sur les sentiers des Serre Che Kids, parcours tracés par le club de Serre Chevalier Briançon Athlétisme. Sur ce Tour des Chapelles, on retiendra la belle performance de Yannis Dos Santos qui s’impose de 17 secondes seulement devant le natif de la vallée Alexandre Fine, qui s’était déguisé pour l’occasion en canard gonflable ! Le local Michel Perreton complète le podium. 

Du côté des filles, la course fût beaucoup plus serrée. En effet, Carolyn Schaltegger, Emilie Migieu et Laurie Phai arrivent dans la même minute. 39 secondes séparent les trois filles.

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Photo Anas Errihani / Organisation

Serre Che Trail, Grand Tour des Cerces ou Marathon des Cerces : le choix du 33ème kilomètre

Dimanche, après un départ de nuit à la frontale, les coureurs ont découvert la particularité de ce format de course à Serre Chevalier : faire le choix du 60km historique ou bifurquer vers le marathon des Cerces et ses 45km, le choix du parcours se faisant au 33ème kilomètre. Deux tiers du peloton a donc choisi l’option du 45km.

Sur le Grand Tour des Cerces, Lilian Leroy s’est imposé devant Mathieu Debroas. C’est Gérôme Fernandez qui vient compléter ce trio gagnant. Chez les filles, Laure Rebuffet de la team inov-8, en tête depuis le début de la course, s’impose facilement avec plus de 45 minutes d’avance sur sa dauphine Manon Gras, suivie de près par Stéphanie Reymond. 

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Le départ à la frontale. Photo Anas Errihani / Organisation

Sur le Marathon des Cerces, superbe victoire de Pamela Leger en 6h 22mn 42s, qui est revenue en métropole cet été et qui prépare le Grand Raid de La Réunion. Elle devance Alix Muller de moins de 2 minutes. Derrière elle, Agathe Bes prend une jolie troisième place.

Chez les hommes, Le favori Joel Minguet Lopez s’impose sans problème en 5h 17mn 12s, devant William Rostan et une très belle troisième place de Claude Favier, master 4 qui réalise un chrono de moins de 6h pour boucler ce marathon alpin.

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Le sentier du Marathon des Cerces. Photo Anas Errihani / Organisation

Serre Che Trail, Petit Tour des Cerces : record pour Amandine Ferrato

Le Petit Tour des Cerces s’élançait à 8h00, et les 373 coureurs ont évolué à plus de 2800 mètres d’altitude à deux reprises, passant par les hauts col des Cerces entre la vallée de la Guisane et de la Clarée. Du côté de ces dames, c’est Amandine Ferrato, vice-championne du monde de trail 2017, qui inscrit un nouveau record canon en 2h 57mn 17s pour ces 26km et 1800m de dénivelé positif. Laure Desmurs de la Team Cimalp et Tereza Smelikova finissent dans cet ordre à 7 minutes d’écart.

Chez les hommes, c’est Pierre Amedeo qui l’emporte, après avoir déjà pris la 2ème place sur la même distance l’année dernière. Le local Sébastien Fine arrive moins d’une minute après. La belle surprise est l’arrivée en troisième position du jeune Nathan Richard, après une semaine de bénévole sur l’événement à baliser les parcours.

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Photo Anas Errihani / Organisation
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