La plus longue et très redoutée épreuve du Marathon du Mont-Blanc, le 90 km du Mont-Blanc, a débuté vendredi 27 juin à 4 heures du matin place du Triangle de l’Amitié, à Chamonix. 886 hommes et 125 femmes étaient alignés au départ, lampe frontale vissée sur le front et détermination au corps, prêts à affronter un parcours aussi technique que somptueux. Nouveauté de cette édition : 40 % des dossards ont été attribués à des participants venus en train ou en bus, une initiative écoresponsable qui a permis à 400 coureurs de s’aligner, parfois pour la première fois, sur cette distance exigeante.

Sous un ciel étoilé et une météo exceptionnellement clémente, les traileurs se sont lancés sur un tracé de 92 km et 6330 m de dénivelé positif, entre 1000 et 2460 m d’altitude. Quelques névés sur les hauteurs, une chaleur estivale frôlant les 30°C en vallée, et un panorama à couper le souffle ont donné le ton d’une journée aussi intense que spectaculaire. Dans cette ambiance estivale, Théo Detienne et Blandine L’Hirondel ont décroché la lune au terme d’une course aussi exigeante qu’haletante.

90 km du Mont-Blanc : une bataille franco-suisse haletante

Dès les premiers kilomètres, la course s’est jouée sur un rythme soutenu. Le Suisse Jean-Philippe Tschumi et Thibaut Garrivier ont ouvert le bal, prenant la tête dès les premières pentes du Brévent. Théo Detienne, plus discret, restait en embuscade dans le groupe de tête, en cinquième position. Les coureurs ont franchi les névés du Brévent à vive allure avant la longue traversée jusqu’au barrage d’Émosson où les attendait un brouillard suspendu. C’est là que Théo Detienne, 26 ans, a amorcé sa remontée. Il a d’abord dépassé Thibaut Garrivier, puis est revenu sur Jean-Philippe Tschumi, passant en deuxième position au Châtelard.

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Jean-Philippe Tschumi devant Théo Detienne à La Flégère. Photo Morgan Bodet / MMB


Sa tactique était claire : attaquer à la Tête de Balme pour faire la différence sur les portions plus « roulantes » où sa vitesse pouvait faire la différence. Une stratégie parfaitement exécutée. Passé en tête, il ne serait plus rejoint jusqu’à la ligne d’arrivée, qu’il a franchie en solitaire en après 10h 54mn 13s de course.

Derrière, Virgile Moriset a réalisé une remontée inattendue à partir du Montenvers pour prendre la deuxième position. La lutte pour la troisième place s’est quant à elle jouée à la seconde près : saluant la foule, Jean-Philippe Tschumi allait tranquillement finir quand Gauthier Airiau a fondu sur lui dans un sprint éperdu, manquant de le surprendre. Heureusement, dans un ultime réflexe, Tschumi s’est jeté sur la ligne pour conserver sa 3ème place.

90 km du Mont-Blanc : les réactions des 3 premiers

Théo Detienne, 1er en Théo Detienne 10h 54mn 13s

Classé 4ème l’an dernier, Théo Detienne était revenu cette année avec un objectif clair : décrocher sa première victoire à Chamonix. Mission accomplie, dans une ambiance de fête, alors que son équipementier New Balance célébrait sa toute première course en tant que partenaire titre du Marathon. La veille, Théo Detienne confiait en interview sa stratégie de course. Une tactique qu’il a appliquée à la lettre, avec une rigueur implacable.

« Courir avec la tête, ça sert parfois ! J’ai beaucoup bossé, parfois ça s’aligne ! Ma première victoire à Chamonix, c’est juste dingue… mais je vous annonce que ce n’est pas la dernière ! C’était de la folie, j’étais porté par les supporters mais aussi par tous ceux qui étaient derrière leur écran. Quand j’avais les cam runners avec moi, ça me donnait une force de fou parce que je savais qu’il y avait du monde derrière les écrans. Alors je n’avais pas le droit de relâcher l’effort ! Il fallait que j’aille jusqu’au bout, jusqu’au dernier centimètre de parcours, jusqu’à la dernière goutte de sueur. »

Virgile Moriset, 2ème en 10h 59mn 11s

« C’est un peu ma force les montées, je pense. Faut que je travaille encore mes descentes. J’ai des bonnes cuisses et les bâtons, c’est vraiment un outils que j’aime utiliser. Il faut clairement que je revienne parce que j’ai une place à prendre l’année prochaine ! »

Jean-Philippe Tschumi, 3ème en 11h 01mn 12s

« Merci à vous pour ce parcours, ça m’a permis de venir depuis 3 semaines repérer les lieux. Je suis au camping des Praz, ce qui me permet de sillonner les alentours. La Suisse est là ! Merci pour l’organisation, le balisage, l’ambiance. Première course pour moi et il y avait beaucoup de monde depuis la sortie de la forêt et sur le parcours, c’est magnifique ! Bravo à Théo, aussi jeune et qui démarre trop vite pour moi. J’ai eu quelques petits pépins physiques en début de saison, mais je me dis que c’est cool à mon âge, j’en voulais et puis ça me fait plaisir pour la suite de la saison ! »

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Le podium du 90 km du Mont-Blanc. Photo Adrien Colleur / MMB

90 km du Mont-Blanc : la revanche de Blandine L’Hirondel

Dès le départ, Blandine L’Hirondel a imposé le tempo et mis ses concurrentes en difficulté. Engagée dans un mano a mano avec la Russe tenant du titre Ekaterina Mityaeva jusqu’au Châtelard, elle est ensuite parvenue à creuser l’écart. Implacable, elle a accru son avance pour franchir la ligne d’arrivée en 12h 31mn 51s, avec près de 30 minutes d’avance sur ses poursuivantes, laissant éclater une profonde émotion.

Derrière, Julie Roux a longtemps navigué en troisième position derrière la Russe. C’est après le col des Posettes qu’elle est parvenue à faire la différence et sécuriser la deuxième place (12h 57mn 22s), suivie de près par la Russe Ekaterina Mityaeva, qui complète le podium en 13h 03mn 16s.

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La tenante du titre Ekaterina Mityaeva. Photo Fabian Bodet / MMB

90 km du Mont-Blanc : la réaction de Blandine L’Hirondel

« J’avais quelques doutes, mon entourage ne peut que l’acquiescer et le confirmer parce que mes années précédentes n’ont pas été à la hauteur de mon début de ma carrière. J’avais une frustration de ne pas réussir à faire aussi bien, dans le niveau et le mental, il y avait quelque chose qui pêchait. J’ai eu plusieurs petites blessures (pas grave) qui m’ont empêchée d’être à mon plein potentiel. Elles ont disparues 2 semaines avant le 90 km.

Il y a 2 semaines, je n’étais pas encore sûre de prendre le départ, en tout cas pas avec les meilleures conditions. Je me suis régalée sur cette course, j’ai retrouvé le plaisir, la spontanéité. J’ai senti que quand je m’épanouissais et que j’aimais ça, c’était plus facile (même si c’est un bien grand mot). Mon plan c’était d’être dans ma bulle et ne pas faire de focus sur les autres. J’ai écouté mes sensations qui étaient excellentes aujourd’hui et je suis hyper contente. C’est une belle course ! Merci au public, à tous les gens qui étaient là et à ceux qui étaient derrière leur écran. J’ai reçu beaucoup de messages de soutien. Ça fait tellement chaud au cœur !  »

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Blandine L’Hirondel tout sourire, filant vers la victoire. Photo Florian Legrand / MMB

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Après un samedi marqué par le froid et la neige, le site d’Olympic Valley, en Californie, a offert une météo exceptionnellement ensoleillée qui a vu des duels enflammés tant dans la course hommes que femmes de la Broken Arrow Skyrace, 5ème manche de la Golden Trail World Series 2025. Le Marocain Elhousine Elazzaoui et la Kényane Joyce Njeru se sont imposés, mais la lutte a dans les 2 cas été intense. Il s’agit de la deuxième victoire consécutive pour Elhousine Elazzaoui, après sa première place à Zegama, et de la première victoire de la saison pour Joyce Njeru.

Broken Arrow Skyrace : Joyce Njeru enfin

La Roumaine Madalina Florea et la Kényane Joyce Njeru ont dominé la course féminine dès les premiers kilomètres, prenant les commandes et courant ensemble pendant la majeure partie du parcours. Derrière, les Américaines Anna Gibson, gagnante du kilomètre vertical du vendredi et Lauren Gregory, ainsi que la Française Marie Nivet ne voulaient pas laisser filer la tête de course, maintenant un écart d’environ une minute.

Si Anna Gibson a réussi un moment à se rapprocher légèrement, elle n’est toutefois pas parvenue à transformer la course en un duel à trois. Le suspense est cependant resté entier jusqu’au dernier sommet, mais c’est finalement Joyce Njeru qui a su creuser un petit écart dans la descente vers Olympic Valley, s’imposant en 2h01mn06, avec plus de 45 secondes d’avance sur Madalina Florea. Anna Gibson, Lauren Gregory et l’Italienne Alice Gaggi complètent le top 5 de la course. La Française Marie Nivet termine finalement 6ème.

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Photo Rising.Story / colin olivero

Joyce Njeru : « L’année dernière, tout a commencé ici, à la Broken Arrow Skyrace. Revenir avec la victoire aujourd’hui et ma deuxième place lors du kilomètre vertical de vendredi dernier marque un nouveau départ pour ma saison. C’était un très bon week-end pour moi et je suis prête à affronter le reste de l’année. »

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Photo Rising.Story / antho.dx

Broken Arrow Skyrace : le Top 10 féminin

  1. Joyce Njeru (Kenya) – 2:01:06
  2. Madalina Florea (Roumanie) – 2:02:03
  3. Anna Gibson (États-Unis) – 2:03:46
  4. Lauren Gregory (États-Unis) – 2:06:02
  5. Alice Gaggi (Italie) – 2:08:23
  6. Marie Nivet (France) – 2:08:53
  7. Jade Belzberg (Canada) – 2:09:06
  8. Allie McLaughlin (États-Unis – Hoka)–2:09:54
  9. Alexa Aragon (États-Unis) – 2:11:24
  10. Sydney Petersen (États-Unis) – 2:14:20
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Le Top 5 Femmes. Photos Rising.Story / antho.dx

Broken Arrow Skyrace : Elhousine Elazzaoui au finish, comme toujours

L’histoire de la saison 2025 de la GTWS s’est transformée en un véritable duel à trois entre le Marocain Elhousine Elazzaoui et les Kényans Patrick Kipngeno et Philemon Kiriago. Et cette course n’a pas fait exception : c’était la première fois de la saison que les trois s’affrontaient directement, révélant à nouveau toutes leurs cartes et stratégies.

La course masculine a été dominée de bout en bout par les 3 hommes, même si l’Américain Chris Allen et l’Allemand Lukas Ehrle ont été à leur poursuite à seulement 15 secondes jusqu’au neuvième kilomètre. L’écart avec les trois leaders s’est ensuite creusé jusqu’à 30 secondes au kilomètre 12, point culminant du parcours. Chris Allen, vainqueur du kilomètre vertical du vendredi (où Kilian Jornet, en fin de préparation de la Western States, a terminé 22ème) a réussi à maintenir cet écart jusqu’à l’arrivée, tandis que Lukas Ehrle a perdu du terrain, franchissant la ligne avec une minute et demie de retard.

Mais devant, la bataille a été éblouissante. Les trois coureurs de tête sont restés groupés jusqu’à un sprint final palpitant, remporté par Elhousine Elazzaoui qui a fait retentir avec force la célèbre cloche de la Broken Arrow Skyrace en 1h44mn53s, nouveau record de l’épreuve. Cette victoire lui permet de reprendre la tête du classement général de la GTWS 2025.

Elhousine Elazzaoui : « Je suis très content de mon résultat aujourd’hui. Revenir en Amérique est toujours une bonne chose pour moi. J’ai déjà gagné à Zegama-Aizkorri, ma course préférée au monde. Mais gagner ici, en Amérique, me rend très heureux. L’an dernier, j’ai aussi remporté la Mammoth 26K et la Headlands 27K, mais triompher à nouveau ici, c’est vraiment spécial. »

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Photo Rising.Story / antho.dx

Broken Arrow Skyrace : le Top 10 masculin

  1. Elhousine Elazzaoui (Maroc) – 1:43:53
  2. Philemon Ombogo Kiriago (Kenya) – 1:43:57
  3. Patrick Kipngeno (Kenya) – 1:44:11
  4. Christian Allen (États-Unis) – 1:44:46
  5. Lukas Ehrle (Allemagne – Asics) – 1:45:19
  6. Taylor Stack (États-Unis) – 1:46:11
  7. Cameron Smith (États-Unis) – 1:46:25
  8. Mason Coppi (États-Unis) – 1:47:32
  9. Andy Wacker (États-Unis) – 1:51:19
  10. Remi Leroux (Canada) – 1:52:51
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Le Top 5 Hommes. Photo Rising.Story / antho.dx

Golden Trail World Series : prochaine étape au Mexique

Le 29 juin, la GTWS se tiendra au Mexique pour disputer la sixième manche de la saison, la toute première de l’histoire à se tenir sur le sol latino-américain. Huasca de Ocampo, à seulement deux heures de route de Mexico, sera le théâtre d’un parcours rapide aux paysages variés, reflétant toute la richesse et la culture de la campagne mexicaine. Plusieurs des grands protagonistes du jour, comme Elhousine Elazzaoui, Philemon Kiriago, Patrick Kipngeno, Madalina Florea ou Joyce Njeru se retrouveront à nouveau au départ.

Golden Trail World Series : le calendrier complet

19 avril : Kobe Trail (Japon)
26 avril : Jinshanling Great Wall Trail Race (Chine)
17 mai : Il Golfo dell’Isola Trail (Italie)
25 mai : Zegama-Aizkorri (Espagne)
22 juin : Broken Arrow Skyrace (États-Unis)
29 juin : Tepec Trail (Mexique)
2 août : Salomon Pitz Alpine Glacier Trail (Autriche)
9 août : Sierre-Zinal (Suisse)
9–12 octobre : Ledro Sky Trentino Grand Finale (Italie)

Découvrez le classement général de la GTWS 2025 et plus d’informations sur la GTWS ICI

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La 13ème édition du Trail du Saint-Jacques by UTMB, organisée au cœur d’une nature verdoyante façonnée par les volcans et ancrée dans l’histoire de son territoire et de la ville du Puy-en-Velay, a tenu toutes ses promesses, avec plus de 6500 coureurs venus de toute la France et du monde. Sur l’Ultra du Saint-Jacques, le format 100M parti de Saugues le vendredi soir, Corentin Play et Anthéa Juin ont brillé.

Trail du Saint-Jacques by UTMB : une épopée sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle

Si les coureuses et les coureurs ont dû braver les fortes chaleurs du samedi (le kit canicule était activé pour les 3 courses du 100M, 100K et 20K), ils ont pu profiter des lieux emblématiques et traverser les paysages préservés qui caractérisent le célèbre chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Mais c’est surtout l’arrivée hautement symbolique entre la célèbre cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay et l’emblématique Rocher Saint-Michel d’Aiguilhe, tous deux classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, qui aura le plus marqué les esprits. Un dernier effort sur cette rampe pavée d’une centaine de mètres, au milieu des encouragements de la foule, qui restera longtemps gravé dans les mémoires. 

Trail du Saint-Jacques by UTMB : Corentin Play et Anthéa Juin s’offrent le 100M

L’aventure du 100M, Ultra du Saint-Jacques, a débuté vendredi 13 juin à 20h15 à Saugues. Le parcours de 134 km et 6050m D+ a emmené les coureurs à la découverte de Mont Devès, du Mont Recours, du Lac du Bouchet, du Mont Eycenac et du Col de Pierre Taillée. Chez les hommes, Corentin Play s’est imposé en 13h43mn05, au terme d’une belle bataille avec Guillaume Tiphene qui a décroché la deuxième place, tandis qu’Emmanuel Cauty a complété le podium.

Corentin Play
Corentin Play

Chez les femmes, c’est Anthéa Juin qui s’est imposée en 19h03mn09, réalisant une performance solide de bout en bout. La Suissesse Corina Sommer a pris la deuxième place, tandis que Camille Sere a complété ce podium. Les 3 premiers (hommes-femmes) du 100M sont qualifiés pour l’UTMB 2026 à Chamonix. 

Corentin Play, dont la progression est fulgurante puisqu’il est passé de la 4305ème place sur la SaintéLyon en 2015 à la victoire sur cet Ultra du Saint-Jacques, a confié à l’arrivée : « C’est un parcours tout en relance et une section finale qui permet de courir vraiment très vite. C’est tout ce que j’aime ! »

Anthéa Juin
Anthéa Juin

Trail du Saint-Jacques by UTMB : Incroyable remontada sur le 100K 

Le parcours du Grand Trail du Saint-Jacques, format 100K (81km et 3 400m D+) a offert une immersion complète dans la diversité des paysages du Velay. Avec un départ de Monistrol-d’Allier, connu pour son fameux pont métallique Eiffel qui enjambe le tumultueux Allier, ce parcours attaquait tout de suite les choses sérieuses jusqu’au pic de Rochegude pour un itinéraire exigeant et varié au cœur du patrimoine local. 

Chez les hommes, c’est le Mexicain Jupiter Carera Casas qui s’est imposé en 7h42mn23. Emmanuel Gault a de son côté effectué une incroyable remontée pour prendre la 2ème place, tandis que Ke Mael Rabouint a complété le podium. 

Jupiter Carera Casas
Jupiter Carera Casas

Chez les femmes, l’irrésistible Norvégienne Henriette Albon a assuré son rôle de favorite en s’imposant en 8h37mn48 après une course parfaitement menée. Elle a devancé l’Espagnole Aroa Sio et Yasmina Castro Chacon. Les 3 premiers (hommes-femmes) du 100K ont gagné leur qualification pour la CCC 2026 à Chamonix. 

Henriette Albon
Henriette Albon

Trail du Saint-Jacques by UTMB : le 20K du Chibottes pour Alexandre Meyleu et Charlotte Mouchet

Le parcours du 20K, les Chibottes, du nom des cabanes de pierres sèches au toit en forme de dôme utilisées par les agriculteurs, avec ses 26 km et 750 m de dénivelé positif, a offert une immersion intense en Haute-Loire. Depuis Solignac-sur-Loire, les coureurs ont enchaîné les kilomètres sur les sentiers avant de plonger vers la ligne d’arrivée au cœur du Puy-en-Velay. 

La course masculine a été remportée par Alexandre Meyleu en 1h53mn19. Il a devancé le favori Pierre-Arnaud Bourguenolle et l’Italien Ricardo Borgialli.

Alexandre Meyleu
Alexandre Meyleu

Chez les femmes, la course a été remportée par Charlotte Mouchet en 2h19mn06. Elle a elle aussi devancé la favorite néerlandaise Renee Cardinaals, deuxième, et Marie Genay, troisième.

Charlotte Mouchet
Charlotte Mouchet

Trail du Saint-Jacques by UTMB : le 50K du Monsitrail pour Antonio Martinez Perez et Camilla Magliano

Après les fortes chaleurs du samedi, et les orages qui ont éclaté dans la soirée, c’est dans les brumes et l’humidité que les coureurs du 50K du Monsitrail (54km et 2050m D+) se sont élancés dimanche 15 juin depuis Monistrol-d’Allier pour rallier la rampe finale de la cathédrale du Puy-en-Velay.

Chez les hommes, la victoire est revenue à l’Espagnol Antonio Martinez Perez en 4h02mn46. Il a devancé de 2 minutes le Polonais Bart Przedwojewski, tandis que Paul Iratzoquy a pris la 3ème place sur le podium.

Chez les femmes, c’est l’Italienne Camilla Magliano qui s’est imposée e, 4h54mn01. Elle a devancé Eléa Kopf et Chrystelle Lambert. Les 3 premiers (hommes-femmes) du 50K ont gagné leur qualification pour l’OCC 2026 à Chamonix. 

Voir les résultats de toutes les courses ICI

Chemin Saint-Jacques
Sur les sentiers du Saint-Jacques by UTMB.
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Ils ont eu du flair, et leurs athlètes ont été à la hauteur de l’événement. Partenaire pour la première année du Swiss Canyon Trail, l’équipementier Kailas Fuga avait aligné quelques-uns des membres de sa dream team au départ des différentes courses de la 30ème édition de l’épreuve suisse. Résultat : un Sangé Sherpa flamboyant malgré la pluie sur le format 100 miles exceptionnel de l’édition aniversaire, et un Miguel Arsénio redoutable sur le second plus grand des formats, le 111 km ! Quant à la reine Sissi Cussot, elle a maîtrisé le format 81 km, tout sourire malgré une météo épouvantable durant tout le week-end.

Swiss Canyon Trail : Sangé Sherpa surnage dans le chaos

Quelle patinoire infernale ! C’est sur des sentiers détrempés et boueux et dans des conditions climatiques épouvantables que le Népalais vedette du team Kailas Fuga Sangé Sherpa a réussi l’exploit de s’imposer sur le 166km (8147mD+) du Swiss Canyon Trail, un format 100 Miles inédit pour fêter les 30 ans de l’événement !

Mais la lutte (et les concours de glissades qui vont avec) a été terrible pendant près de 130km avec Anthony Pipitone, 2ème du format 111km en 2023 et 10ème de la dernière Diagonale des Fous, qui a souffert d’hypothermie durant la nuit. Au final, le sympathique Népalais plie l’affaire en 22h06, avec 26 minutes d’avance sur Pipitone et 50 sur Maxime Hourdebaigts !

Autre athlète médiatique du team Kailas Fuga, partenaire de Sangé, le Français Martin Perrier était aussi de la partie. Bien que l’esprit tourné vers le Tor des Géants, qu’il a terminé en 3ème position l’an dernier derrière François D’Haene et Beñat Marmissolle, Perrier, qui a terminé 2ème de l’Ultra-Terrestre à La Réunion en mai dernier (224 km au compteur) s’est accroché et a fait preuve de mental pour terminer dans le Top 10, en 9ème position.

Chez les femmes, Marie Janod, 6e féminine du 90km du Mont-Blanc 2024, s’est imposée en 26h06, 11ème au scratch. Elle a devancé les Suissesses Céline Bernasconi (27h58) et Dominique Ghislaine Montandon Brunner (36h42).

Sange Sherpa Photo SCT
Sange Sherpa. Photo Swiss Canyon Trail

Swiss Canyon Trail : Miguel Arsénio domine le 111 km

C’est un autre athlète du team Kailas Fuga qui s’est imposé sur le 111km et 5295mD+, le Portugais Miguel Arsénio ! Après avoir mené de bout en bout, il a franchi la ligne en première position en 10h45, et a devancé de près de 25 minutes le redoutable Chinois Ji Duo. L’Espagnol Aleix Toda Mas a terminé 3ème en 10h49.

Une belle récompense (enfin !) pour le Portugais, qui avait échoué à la 2ème place du Grand Trail des Templiers derrière Thomas Cardin en octobre dernier, et encore 2ème derrière Paul Cornu-Chauvinc lors du MIUT 115 fin avril 2025.

Miguel Arsénio Photo Swiss Canyon Trail
Miguel Arsénio. Photo Swiss Canyon Trail

Chez les femmes, c’est la locale de l’étape Ariane Wilhem qui s’est imposée chez elle en 13h31, avec une très belle 10e place au scratch à la clé ! Pour mémoire, elle avait terminé 2ème de la TDS à Chamonix en 2024 ! Elle a devancé de 20 minutes l’Américaine Sarah Humble et de plus de 50 minutes la Chinoise Li Ying.

Ariane Wilhem
Ariane Wilhem. Photo Swiss Canyon Trail

Swiss Canyon Trail : Sissi Cussot reine du 81 km

Nouvelle super performance de la toujours souriante Sissi Cussot, qui a pataugé dans la boue et sous la pluie pendant 81 km pour remporter le format 81k / 3491m D+. La résidente réunionaise, plus habitée au soleil et à la chaleur de l’île intense, s’est imposée en 10h10, 16ème au scratch. Elle a devancé de 13 minutes sa dauphine, la Néerlandaise Adriana Moser et de 46 minutes Marie-Hélène Schlosser.

Chez les hommes, la victoire est revenue à l’Allemand Janosh Kowalczyk, vainqueur du 110km de l’Istria 100 by UTMB 2024, en 7h59. Il a devancé l’Italien Davide Rivero (8h23) et le Belge Pierre Breuer (8h49).

Sissi Cussot Photo Swiss Canyon Trail
Sissi Cussot. Photo Swiss Canyon Trail

Swiss Canyon Trail : les podiums des autres courses

Format 51 km – 2632m D+

Fran Anguita Bayo (ESP) 4h00mn24s
Yang Jianjian (CHN) 4h00mn48s
Kevin Vermeulen et Aubin Ferrari (FR) 4h10mn42s

Sylvia Nordskar (NOR) 4h30mn07s
Beatriz Parron Alvarez (ESP) 5h13mn25s
Marcela Vasinova (CZ) 5h25mn26s

Format 31 km – 1380m D+

Lucas Nanchen (SUI) 2h28mn08s
Titouan Haan (FR) 2h33mn19s
Antoine Monnot (FR) 2h35mn05s

Maria Fuentes Olcina (ESP) 2h46mn29s
Cloé Prud’Homme (FR) 3h03mn11s
Anna Darmograi (UKR) 3h03mn51s

Format 16 km – 577m D+

Allan Bonjour (SUI) 1h17mn06s
Tibor Waeber (SUI) 1h18mn57s
Thomas Houle (SUI) 1h20mn54s

Clotilde Boffy (FR) 1h40mn24s
Mathilde Schucany (SUI) 1h42mn40s
Coralie Blaser (SUI) 1h43mn13s

Voir l’intégralité des résultats de toutes les courses ICI

Swiss Canyon Trail
Swiss Canyon Trail
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Malgré une météo compliquée, entre averses et brouillard, les victoires de Ludovic Bourgeois et Marlène Maisonneuve sur le grand format de 82 km de la 18e édition de La Transju’Trails sont sans appel ! Pour la deuxième fois consécutive, Ludovic Bourgeois s’est imposé avec une large avance. Du côté des femmes, Marlène Maisonneuve a elle aussi dominé la course de bout en bout et fait un sans faute. Jérémy Lenormand et Julie Attias se sont imposés sur le format 62 km.

Transju’Trails 2025 : Ludovic Bourgeois pour un doublé sur le 82 km

Samedi 7 juin à 5h00 du matin aux Rousses, les 283 partants du 82 km se sont élancés dans la nuit sous un ciel nuageux. Dès les premiers kilomètres, Ludovic Bourgeois, vainqueur de l’édition 2024, a imposé son rythme et creusé l’écart avec ses poursuivants à chaque point de passage : 7 min, 21 min, 25 min… Il a finalement franchi la ligne d’arrivée en 8h 43 min 17 sec, avec plus de 34 minutes d’avance sur le deuxième, Louis Staquet. Le podium est complété par Félix Nicole, à 37 min 55sec du vainqueur.

« Je suis parti un peu fort et j’ai toujours eu confiance Le Noirmont et la descente sur Bois d’amont, c’est quelque chose que je connais par cœur. Je connais chaque centimètre, donc j’ai voulu appuyer un petit peu à ces endroits-là, gagner un petit peu de temps, leur mettre le doute derrière, peut-être. On a inventé un nouveau sport aujourd’hui, c’est l’ “aquatrail” (rires). Je n’ai jamais autant fait de kilomètres dans des ruisseaux. Hier, en rigolant je me disais qu’on allait voler la neige sur la Dole, honnêtement, j’y ai cru un moment. On ne voyait pas deux mètres avec de la grosse pluie, des glissades sur les fesses. C’était une édition folle », a confié Ludovic Bourgeois à l’arrivée.

Ludovic Bourgeois 82 km Photo Hugo Déforet - La Transju
Ludovic Bourgeois, vainqueur du 82 km. Photo Hugo Déforet – La Transju

Transju’Trails 2025 : Marlène Maisonneuve en patronne sur le 82 km

Du côté des femmes, même scénario. Marlène Maisonneuve a pris la tête dès le début, poursuivie par Inès Magnet. Elle a réussi à maintenir un écart de près de 20 minutes pendant les trois-quarts du parcours. Inès Magnet est remontée sur elle lors des derniers kilomètres mais cela n’a pas suffi à détrôner Marlène Maisonneuve, qui s’est imposée en 11h 13 min 57 sec, 22ème au scratch, avec plus de 11 minutes d’avance sur sa dauphine. Le podium féminin est complété par Nadège Lutic, troisième à 1h17 de la gagnante.

« Je suis partie un peu vite au départ je pense. Et puis je suis restée devant tout le long. Je pensais que je m’étais fait doubler, mais je pense que c’était des filles qui étaient en relais sûrement. Les derniers kilomètres étaient plus durs. J’ai commencé à avoir un peu mal aux genoux. Je pensais que j’allais être troisième là en fait. C’est vrai que c’est la bonne surprise. C’est la surprise d’être première. »

Marlène Maisonneuve - 82 km Photo Hugo Déforet - La Transju
Marlène Maisonneuve, gagnante du 82 km. Photo Hugo Déforet – La Transju

Transju’Trails 2025 : deux duels pour deux belles victoires sur le 62 km

Les 758 concurrents du 62 km ont pris le départ à 6h00 des Rousses sous un temps plutôt clément, avant que ne revienne la pluie. Sur ce tracé, que ce soit du côté des hommes ou des femmes, la victoire est issue d’une belle bagarre entre deux concurrents. 

Du côté des hommes, Jérémy Lenormand s’est imposé devant Ludovic Bailly-Basin. Ces deux traileurs se sont suivis de près durant les 40 premiers kilomètres. Entre le Marais et le Goulet, Jérémy Lenormand a pris son envol et filé vers la ligne d’arrivée qu’il a franchie en 6heures 8 min et 43 sec, soit 6 min 37 secondes devant Ludovic Bailly-Basin.

Jérémy Lenormand a expliqué : « Ludovic m’a donné un peu de fil à retordre quand même. Après les Marais, je suis passé devant et j’ai essayé de rester tout le long. Je voyais que les écarts n’étaient pas grands, du coup j’ai un peu serré les dents à la fin, et voilà, ça l’a fait. Je suis plutôt content de la performance. Les passages en sous-bois, franchement, c’est magnifiques. Après, avec la météo qu’on a, forcément c’est très très gras, surtout dans les descentes. Mais ça va, c’est passé. Certes il pleut, mais il ne fait pas froid. »

Jérémy Lenormand 62KM Photo Jérôme Genée - La Transju
Jérémy Lenormand à l’arrivée du 62km. Photo Jérôme Genée – La Transju

Pour les femmes, à l’arrivée, le public attendait Mathilde Duchaussoy…. Et c’est Julie Attias qui a franchi la ligne en première féminine. Alors que Mathilde Duchaussoy a mené sur l’ensemble du parcours avec plus de 7 minutes d’avance sur sa poursuivante, elle s’est faite surprendre par la volonté de cette dernière qui a accéléré sur les 4 dernières kilomètres pour franchir la ligne d’arrivée en tête avec 5 min et 11 sec d’avance.

Celle qui avait abandonné en 2024 revient donc en vainqueure en 2025 avec un temps de 7 h 47 min et 33 sec. : « On est partis au sec et on a eu les 20 derniers kilomètres avec un petit peu d’eau, mais c’est le Jura. C’était magnifique, franchement. Le parcours était génial. J’ai eu un petit coup de mou vers le 30e, mais finalement, je suis repartie. Et puis après, on m’a dit que je raccourcissais l’espace avec Mathilde. Alors, ça m’a lancé un petit peu. Et puis finalement, je l’ai eue en visu. Elle descend trop vite pour moi. Je l’ai laissée partir. Et puis là, je l’ai remontée dans le Pont Perroud, donc, les deux derniers kilomètres. Je suis partie dernière et j’arrive première. »

Julie Attias 62KM Photo Jérôme Genée - La Transju
Julie Attias à l’arrivée du 62km. Photo Jérôme Genée – La Transju

Transju’Trails 2025 : belles échappées sur le 42 km

C’est à 11h du matin que les 1 051 concurrents engagés sur le 42 km se sont élancés sur un parcours humide et pluvieux. Trois traileurs, Hugo Gachod, Florian Montmeat et Baptiste Lorier, ont rapidement pris la tête. Ils sont restés ensemble durant les trois-quarts du parcours jusqu’au Creux de la Dole où Hugo Gachod s’est échappé, laissant ses deux compères derrière lui. Il a terminé en vainqueur en 3h 48 min et 38 sec devant Florian Montmeat à 5 min 51 et Baptiste Lorier à 5 min 53.

Chez les femmes, ce n’est pas un trio, mais un duo qui s’est jaugé durant les trois-quarts de la course : Céline Carrez et Cyrielle Baroni. Cette dernière a pris la tête peu avant le Creux de la Dole pour ne plus la lâcher jusqu’à l’arrivée. Cyrielle Baroni a franchi la ligne après 4h 55 min 51 sec. Céline Carrez est arrivée seulement 1 min 38 sec derrière.

Transju’Trails 2025 : les courses rapides du dimanche

Alors que la journée du samedi donnait la part belle aux grandes distances, dimanche, 5 parcours étaient encore au programme : 25 km, 15 km, 10 km, 5 km et 15 km randonnée. Avec des départs échelonnés entre 8h et 11h, les traileurs ont pu bénéficier d’une météo plus clémente que la veille mais avec un ciel couvert et un léger vent frais.

Roman Gallois a remporté le 25 km en 2 h 04 min 35 sec : « La première descente, c’était un vrai chantier, on a couru dans la boue, dans la rivière, mais bon, c’est ça qu’on est venu chercher. Après la montée sur Prémanon était avec un petit rythme, car je connais le terrain par cœur et ça m’a permis de prendre un petit gap dans la descente. Après j’ai pu garder l’avance jusqu’au bout. Franchement, pour ne pas glisser, il fallait vraiment être fort. Et sinon après, la gestion jusqu’au bout. Je veux remercier La Transju’ pour ce qu’ils font, l’organisation, les bénévoles, même sous la pluie, à 4h du matin quand il pleut, ils sont là. C’est super, toujours gentil, bienveillant, et puis on sent vraiment que c’est une vraie famille. »

Du côté des femmes, c’est la Dijonnaise Cécile Val qui a remporté l’épreuve en 2 h 41 min et 59 sec : « C’était super beau, mais c’est vrai qu’on s’est concentré sur les pieds, parce qu’il y avait plein d’appuis fuyant avec la boue, les pierres qui glissent, mais par contre c’était un vrai beau parcours. Même si c’était très dur et technique. Je n’ai jamais fait aussi dur en France. Il y a un coureur qui m’a bien encouragée, qui m’a fait du bien au moral, parce que les cinq derniers kilomètres, c’était dur. Tout le monde me disait que j’étais première au fil et à mesure que j’avançais, donc ça motive, forcément. »

Sur le 15 km, l’espoir Jules Barriod a franchi la ligne en tête en 1 h 15 min 23 sec. La première féminine est Chloé Ballet en 1 h 43 min 25 sec.

Sur le 10 km, Tom Rochat a remporté la course en 42 min 51 sec. Du côté des femmes, c’est Estelle Moreau qui a franchi la ligne la première, en 57 min 10 sec.

Sur le 5 km, ce sont deux minimes (U16) qui ont gagné l’épreuve : Timéo Bouillet Prély en 18 min 54 sec et Emma Petitjean en 23 min 4 sec.

Résultats de toutes les courses ICI

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Plus de 2500 personnes s’étaient donné rendez-vous le 1er juin sur les bors du lac Léman pour participer aux différentes épreuves de la 9ème édition de l’Xtratrail Lavaux. Un record de participation pour cet événement au cœur des vignes, où son parrain, Dawa Sherpa, vainqueur du tout premier UTMB, a prouvé qu’il avait encore une sacrée paire de jambes !

Xtratrail Lavaux 2025 : un spot de trail unique, entre vignes et lac

Ce sont très exactement 2531 coureuses et coureurs qui se sont élancés au départ de Lutry sur les 10 parcours de trail, course à pied et walking de l’Xtratrail Lavaux 2025, sous un grand soleil qui a écrasé les vignobles en terrasses caractéristiques du patrimoine local.

Tout au long des différents parcours, les coureurs ont pu découvrir les pittoresques ruelles pavées de Lutry, Grandvaux, Chenaux et Aran, mais surtout sillonner le vignoble de Lavaux parsemé de points de vues grandioses permettant d’apercevoir le Lac Léman et les Alpes, ou encore de profiter d’un peu de fraîcheur sur les sentiers forestiers dans les alentours de la Tour de Gourze, du Lac de Brêt, du Mont-Cheseaux ou du Mont-Pélerin.

Si le sport était à l’honneur, le chrono, comme chaque année depuis 9 ans, ne faisait pas tout. Non seulement l’esprit convivial et familial de la manifestation était privilégié, mais également l’engagement des organisateurs à servir des causes nobles, particulièrement celles liées à l’enfance. Ainsi, cette année, l’Xtratrail Lavaux soutenait les associations Dawa Dachhiri Sherpa et Rêves Suisse.

Dawa Sherpa, parrain de la manifestion et notamment vainqueur de la première édition de l’UTMB, n’a pas manqué de chausser les baskets pour participer au format 34 km, dont il a remporté le classement de sa catégorie !

Rendez-vous festif à ne pas manquer, l’Xtratrail Lavaux fêtera ses 10 ans les 30 et 31 mai 2026. Les inscriptions ouvriront en juillet 2025.

Xtratrail Lavaux 2025 :
Xtratrail Lavaux. Photo DR

Xtratrail Lavaux 2025 : les podiums des 20, 34 et 50 kilomètres

Podiums 50 km

Raphaël Dupertuis (SUI) 4h39mn07
Pierre Liorit (FRA) 4h51mn52
Raphaël Breuillé (SUI) 4h55mn14

Anja Herbst (GER) 6h06mn35
Yulia Kulagina (RUS) 6h06mn55
Stephanie Haltner (SUI) 6h15mn01

Podiums 34 km

Matthieu Bayle (FR) 2h56mn55
Stephan Utz (SUI) 2h58mn42
Loïc Noël (SUI) 3h01mn00

Lucile Besson (FR) 3h19mn56
Janis Rauch (GER) 3h38mn17
Emma Ferreira Smyrliadis (SUI) 3h38mn24

Podiums 20 km

Matthieu Zeribi (FR) 1h35mn50
Luc Métrailler (SUI) 1h36mn22
Matthieu Trichet (SUI) 1h37mn00

Christelle Bianco (SUI) 1h57mn52
Margaux Girard-Soppet (FR) 1h59mn29
Léa Evéquoz (SUI) 2h00mn04

Les résultats de toutes les courses ICI

Plus d’informations sur l’Xtratrail Lavaux ICI

Lavaux
Photo DR
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Du 6 au 8 juin prochains, le Swiss Canyon Trail célèbre son 30ème anniversaire avec une édition exceptionnelle en ajoutant, pour cette année seulement, un parcours de 166 km (100 miles) aux 5 épreuves traditionnelles de 16 km à 111 km. Un événement ultra excitant auquel s’est associé l’équipementier Kailas Fuga, déjà partenaire du Tor des Géants, qui viendra en force avec ses athlètes les plus emblématiques, Sangé Sherpa, Claire Bannwarth et Martin Perrier.

Swiss Canyon Trail by Kailas Fuga : le Jura suisse, passionnément

Réputé pour offrir une expérience immersive dans des paysages spectaculaires, à la découverte du Jura suisse, le Swiss Canyon Trail est une institution qui fait la part belle à la nature. Les coureurs traversent ainsi des sites emblématiques tels que les Gorges de l’Areuse, les crêtes des Aiguilles de Baulmes et surtout le Creux du Van, majestueux cirque rocheux aux falaises vertigineuses.

Y proposer un format de 100 miles était un rêve, qui va devenir réalité. En effet, le parcours de 166 km, avec un dénivelé positif de plus de 8 000 mètres a pu voir le jour grâce à une dérogation accordée par le Conseil d’État, permettant aux organisateurs d’offrir ce tracé unique qui ne sera pas reconduit. « Ce projet nous tenait à cœur depuis plus de deux ans, et le concrétiser pour cette 30ème édition est une grande fierté. C’est un véritable cadeau, tant pour les coureurs que pour tous les amoureux de notre région », souligne Patrick Christinat, président du comité d’organisation.

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Photo Linka / Swiss Canyon Trail

Swiss Canyon Trail by Kailas Fuga : 6 distances pour tous niveaux

Si le 166 km est l’événement de cette 30ème édition, 5 autres distances permettent de découvrir les paysages du Jura suisse à son propre niveau, dont une toute nouvelle petite distance de 16 km idéale pour débuter.

SCT 16 km
Nouvelle venue au Swiss Canyon Trail, l’ultra-accessible 16K est une course qui fait vivre les sensations du trail sur une distance de 15,9 km et 577 m de dénivelé. Avec un départ l’après-midi, cette course permet à un maximum de fans, d’accompagnants et autres amateurs de course de faire connaissance avec la magie Swiss Canyon Trail sans redouter une distance trop importante. Le 16K est également ouvert au Nordic Walking.

SCT 31 km
Une course de 31,6 km qui offre un parcours difficile avec une ascension de 1380 m.

SCT 51 km
Une course exigeante sur un terrain accidenté, avec une ascension importante et une magnifique montée vers Le Soliat, offrant un panorama sur le canyon le plus célèbre de Suisse, le Creux du Van.

SCT 81 km
Le 81K, qui en est à sa 25ème édition, reste l’un des parcours les plus variés et les plus exigeants d’Europe. Un défi physique et mental constant.

SCT 111 km
Avec ses 114,8 kilomètres et 5294 mètres de dénivelé, le 111K est un défi technique et exigeant qui traverse des paysages variés et saisissants. Ce parcours emmène les coureurs à la découverte des trésors du Val-de-Travers et de la région nord-vaudoise. Chaque section réserve son lot d’émotions : montées abruptes, descentes exigeantes et passages roulants s’enchaînent pour une expérience unique, où effort et émerveillement se rencontrent à chaque instant. Le 111K n’est pas qu’une course : c’est une immersion dans la nature et un véritable voyage intérieur, où chacun trouve son propre rythme pour relever un défi hors du commun.

SCT 166 km
Avec un dénivelé total de 8147 mètres, le tracé impose respect et émerveillement. Chaque kilomètre réserve son lot de surprises, entre montées abruptes, descentes techniques et crêtes panoramiques. Au cœur du Val de Travers et de la région nord-vaudoise, les coureurs découvriront des sites d’une beauté rare : les majestueuses Aiguilles de Baulmes, les panoramas envoûtants depuis le Chasseron, l’atmosphère pittoresque de St-Croix et bien sûr le mythique Creux du Van. Plus qu’une compétition, ce 100 miles est une invitation à explorer l’harmonie entre l’effort extrême et la splendeur des paysages suisses. Ici, chaque coureur écrira son propre chapitre, que ce soit en admirant un lever de soleil au sommet ou en trouvant une force insoupçonnée dans les kilomètres les plus exigeants.

SWISS CANYON TRAIL
Tout peut arriver sur le Swiss Canyon Trail, même une invasion romaine ! Photo Linka / Swiss Canyon Trail

Swiss Canyon Trail by Kailas Fuga : une expérience collective

Chaque année, plus de 600 bénévoles de 23 communautés locales assurent un accueil chaleureux, créant une ambiance unique où élites et amateurs se retrouvent. L’événement, rendez-vous majeur du trail, se distingue par son esprit de solidarité et d’entraide, où chaque coureur vit une aventure inoubliable.

Consciente de son impact environnemental, la course veille à préserver les sites naturels traversés. Des mesures strictes ont été mises en place : limitation des participants, réduction des infrastructures temporaires, mais aussi projets liés aux écosystèmes, comme la réhabilitation de zones humides pour le crapaud accoucheur. « C’est un travail mené sur le long terme en collaboration avec des associations », précise Patrick Christinat. Ainsi, l’organisation incite les participants à adopter une attitude responsable en limitant leurs déchets et en préservant la faune et la flore. Cet engagement, au cœur de l’ADN du trail running, garantit un événement durable et respectueux de la nature.

Au-delà de l’aspect sportif, le Swiss Canyon Trail est aussi un événement festif qui dynamise la région. Des concerts, des espaces de restauration, de détente et des animations sont proposés au long du week-end, permettant aux coureurs et spectateurs de vivre une expérience immersive.

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Photo Linka / Swiss Canyon Trail

Swiss Canyon Trail by Kailas Fuga : 6ème étape des World Trail Majors

Au cœur du circuit World Trail Majors, le Swiss Canyon Trail occupe une place de choix en tant que 6ème des 12 courses au calendrier. Lancé en 2024, le World Trail Majors réunit certaines des courses de trail et d’ultra-trail dans le monde, avec un accent particulier mis sur l’inclusion, le respect de l’environnement et la préservation de l’identité de chaque course.

Swiss Canyon Trail by Kailas Fuga : Sangé Sherpa, Martin Perrier et Claire Bannwarth en têtes d’affiche

Partenaire de cette édition exceptionnelle du Swiss Canyon Trail, l’équipementier Fuga Kailas, connu notamment pour son partenariat avec le Tor des Géants et son athlète vedette Franco Collé, 4 fois vainqueur de la grande boucle du Val d’Aoste, débarque en force sur l’épreuve avec quelques-uns des membres éminents de son Team Fuga by Kailas, fort de plus de 25 athlètes de 12 nationalités, qui joueront les podiums.

Parmi eux, Claire Bannwarth, toute nouvelle recrue du team, qu’on ne présente plus, devait initialement prendre le départ de l’ultra, mais, toujours blessée, se contentera du 31 km. Le Suisse Martin Perrier, 3ème du dernier Tor des Géants, 2ème de l’Ultra Terrestre à La Réunion il y a quelques semaines, prendra en revanche le départ du 166 km. De son côté, le Népalais Sangé Sherpa s’alignera sur le 111km. Enfin l’Ukrainienne Anna Darmograi, 10ème féminine de la Skyrace des Matheysins cette année, et qui collectionne les podiums sur les courses alpines avec dénivelé, prendra le départ du 31 km.

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Claire Bannwarth. Photo DR
Martin Perrier
Martin Perrier. Photo DR
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Sangé Sherpa. Photo DR

Swiss Canyon Trail by Kailas Fuga : un partenariat stratégique majeur

Le partenariat entre le Swiss Canyon Trail et l’équipementier Kailas Fuga souligne la volonté de ce dernier de s’implanter en Europe pour challenger les marques majeures. Si le défi est de taille, la qualité des produits et le savoir-faire de Kailas Fuga sont à la hauteur. Et surtout, la stratégie est sans ambiguïté : ils sont fiers d’être chinois, ils aiment la montagne, le trail, et ils s’engagent à fournir les meilleurs produits à des prix très compétitifs. Déjà partenaires de près de 400 trails à travers le monde, Kailas Fuga envisage, dans le cadre de son développement, de soutenir d’ici à la fin de l’année une quinzaine de courses en France.

Nina Sun, Directrice de la marque, elle-même ultra-traileuse, déclarait lors de la réunion de son team en Italie début avril : « Pour la première fois, l’équipe Fuga se réunit en Europe. C’est une étape importante pour nous, et nous voulions le faire avec nos athlètes. Notre histoire, nous voulons la raconter à travers nos athlètes et leurs parcours, en mettant en particulier l’accent sur nos athlètes féminines et la diversité de notre équipe. Nous sommes riches de représentants de plus de 12 pays différents. Notre objectif, c’est d’inspirer les hommes et les femmes du monde entier avec l’exemple de nos champions. Notre développement en Europe, notamment en Italie et en France, se traduira par l’annonce de nouvelles courses partenaires, et par le déploiement de notre communauté de traileurs : le Fuga Mountain Club. »

Kailas, une marque impliquée dans l’essor du sport nature

Fondée en 2003 en Chine par deux passionnés de montagne, Kailas est une marque jeune. Et féminine ! 40% de l’équipe de management est féminin, et 61% de la force de travail de la marque est composée de femmes.

Nina Sun, poursuit : « Nous avons fondé Kailas en 2003 pour proposer aux passionnés de montagne et d’aventure les moyens de s’épanouir sur leur terrain de jeu, avec le maximum de confort et de sécurité. Nous voulions repositionner à la hausse les standards de ce qui est possible de faire en plein air. Nous avons créé des vêtements et des équipements d’escalade haut de gamme, permettant aux explorateurs de conquérir les sommets de 8000 mètres les plus difficiles. Mais nous nous adressons aussi à tous ceux qui veulent vivre mieux, pas seulement à ceux qui relèvent des grands défis ! Le courage du quotidien, c’est aussi cela la volonté. Par exemple, être mère, travailler, et courir… »

Si Kailas est aujourd’hui la marque leader en Asie dans le domaine des équipements outdoor, spécialisée dans l’escalade, la randonnée et le trail running, c’est aussi un acteur de l’essor du sport nature en Asie. Nina Sun : « Au-delà de la fabrication d’équipements exceptionnels, nous nous impliquons pour l’avenir des sports de plein air en regroupant une communauté de passionnés de montagne et de professionnels de l’industrie autour de ce thème. »

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Photo Swiss Canyon Trail

Fuga, la ligne dédiée au trail running de Kailas

Baggio Zhong, co-fondateur de la marque Kailas, est devenu paraplégique à la suite d’un accident de ski en 2013, mais sa passion pour les sports de plein air a continué de guider l’entreprise et ses produits innovants. C’est ainsi que 3 ans plus tard, en 2016, a été lancée Fuga, sa première gamme de chaussures de trail. Ce qui frappe en rencontrant l‘équipe de conception, c’est leur volonté de produire le meilleur sans concession, avec leur propre personnalité, en mettant de côté les impératifs marketing à la mode. D’ailleurs, et ce n’est pas un détail, 90% de l’équipe de conception et d’encadrement de Kailas court régulièrement et fait du trail.

La gamme Fuuga dédiée à la discipline inclut des chaussures équipées de semelles Vibram Megagrip pour une adhérence optimale et d’une semelle intermédiaire Kailas Boom pour un amorti réactif, mais aussi des sacs à dos légers, ergonomiques, avec un système de stabilisation pour un confort lors des longues distances, et des vêtements techniques, en matières respirantes et résistantes aux intempéries intégrant du Gore-Tex.

Nina Sun détaille : « Après vingt ans d’expertise dans les sports de montagne, Kailas a lancé une série de produits de trail sous la signature Fuga en 2016. Nous avons ainsi introduit un design révolutionnaire et apporté des innovations techniques à l’industrie du sport de plein air. » Un discours corroboré par des faits : depuis son lancement, Fuga a obtenu de nombreux prix d’innovation internationaux. Et les membres de son team multiplient les podiums sur les courses auxquelles ils participent.

Pour suivre les courses du Swiss Canyon Trail 2025, c’est ICI

Fuga EX330
Fuga EX330
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L’ « autre » montagne accueillait le long week-end du 29 mai au 1er juin une nouvelle édition de la désormais traditionnelle Volvic Volcanic Experience, avec de nombreux formats au menu, un Puy de Dôme toujours aussi redoutablement beau et une start list de champions impressionnante. Retour sur un week-end à la fois chaud et chaleureux qui a, entre autres élites, sacré un Yannick Noël des grands jours.

VVX 2025 : les 224 km de l’Experience Grande Traversée Volcanique pour Tanguy Warin et Céline Lucak

Ils ont survécu à la canicule ! Après près de 30 heures de course, Tanguy Warin s’est imposé en 29h31 devant Alexandre Beraud (31h01) sur le 224 solo. Nicolas Le Nocher termine 3ème en 34h03. Côté féminin, une seule femme a réussi à parvenir au bout de l’épreuve et s’impose donc en 55h31 : Céline Lucak.

Dans la version duo, la victoire revient au binôme Grégory Camerlo et Bertrand Cavalier en 38h41, devant le duo médiatique Casquette Verte / Loïc Jalmin en 41h03. On en profite pour faire un petit coup de projecteur sur Grégory Camerlo, qui vient de réaliser cette première ultra-distance en préparation de sa tentative de FKT sur l’aller-retour du GR20 Corse cet été, un chrono jamais réalisé à ce jour, en soutien au peuple arménien de la région du Haut-Karabakh. Vous pouvez le suivre et le soutenir sur le compte Facebook GR20 pour l’Arménie.

GR20 Camerlo
Gregory Camerlo (3ème en partant de la gauche) lors de son premier GR20 pour l’Arménie, en 2021. Photo DR

VVX 2025 : les 111 km de l’Experience Chaîne des Puys – Faille de Limagne pour Yannick Noël et Agathe Teillet-Magot

On attendait la bataille, elle n’a pas vraiement eu lieu. Parti solidement, Yannick Noël a dominé toute la course et s’est imposé sans trembler sur le format 111km de la VVX. Bouclant le parcours en 9h28, il devance de plus de 26 minutes le roi du désert Rachid El Morabity, 11 fois vainqueur du Marathon des Sables, venu prouver qu’il est aussi très performant quand il n’y a pas de désert au menu. Louis Sorin prend la 3ème place en 10h03. Rachid El Morabity en a profité pour nous annoncer un petit scoop : sa volonté de se qualifier pour prendre le départ de l’UTMB en 2026.

Yannick Noel Photo Stéphane Demard
Yannick Noël. Photo Stéphane Demard
Rachid El Morabity VVX. Photo Stéphane Demard
Rachid El Morabity VVX. Photo Stéphane Demard

Chez les femmes, Agathe Teillet-Magot remporte la victoire, 15e au scratch en 11h33, devant Mahauld Granier (11h56) et Manon Campano (12h27).

Dans la version relais, bel exploit de la team 100 % féminine les CIMALPETTES de Maryline Nakache et Manon Gras qui prend la troisième place du podium général en 11h09, la course étant remportée par le team LES FRERES CARROT, composé de Mathias et Simon, en 10h38. Entre eux, le team LES RANDONNEURS DU DIMANCHE se glisse en 10h58 à la seconde place.

VVX 2025 : les 82 km de l’Experience Terra Volcana pour Aurélien Jacoutot et Pauline Chambon

Le format 82km s’est soldé par un cavalier seul d’Aurélien Jacoutot, qui a mené de bout en bout et s’impose en 7h27. Chez les femmes, la victoire revient à Pauline Chambon en 9h29, 19e au scratch. En relais, ce sont les locaux de la Team LES AUVERGNATS qui s’imposent juste après le vainqueur du solo, en 7h28.

VVX 2025 : les résultats des autres courses

Sur le format 46km, Alexandre Meyleu et la championne du monde 2023 Marion Delespierre, de retour sur les sentiers après être devenue maman, ont tenu leur rang de favoris et se sont imposés, avec une belle 7e place au scratch pour Marion.

Sur le format 24 km, c’est le frère d’Alexandre, Quentin Meyleu qui a été le plus rapide, tandis que chez les femmes, c’est Ophélie Launay qui s’impose, 17e au scratch.

Enfin, Frédéric Galery et Marine Place, 5e au scratch, remportent le 15km.

Résultats complets de toutes les courses ICI

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Pack canicule activé ! Il faisait 29 degrés à l’ombre vendredi 30 mai à 15 heures sur la place de l’église de Forcalquier lorsque les coureurs du THP160, le grand format de la 11ème édition du Trail de Haute Provence, se sont élancés. Et de l’eau, tous les coureurs des différentes courses en ont bu autant qu’ils en ont transpiré tant il a fait chaud sur les sentiers écrasés de soleil. Dans cette fournaise, c’est un Normand, Yoann Lecauchois et une Marseillaise, Zélia Driquert, qui ont brillé.

Trail de Haute Provence : le THP160 pour Lecauchois et Driquert

Il aura fallu 22h31 à Yoann Lecauchois pour venir à bout du grand format de cette 11ème édition du THP, sa première grande victoire sur un ultra-trail. Mais la course n’a pas été de tout repos et lui a même réservé une sacrée surprise quand, en pleine nuit sur les pentes de la Montagne de Lure, il a été immobilsé par un patou agressif barrant le chemin. « Des chiens agressifs, j’en ai déjà vu, mais là c’était impossible de passer », racontera le vainqueur, qui aura perdu 35 minutes dans l’affaire, obligé de faire un large détour. Mais cette perte de temps ne l’aura finalement pas pénalisé, puisqu’il s’impose avec plus de 50 minutes d’avance sur Adrien Mondon (23h23) et Baptiste Richalet (23h34).

Chez les femmes, la course a été dominée de bout en bout par la Marseillaise Zélia Driquert, qui a devancé de près de 6 heures sa dauphine, Christelle Macloud, et de plus de 7 heures Caroline Wasykula, troisième.

Le team de 9 coureurs MOMO ET SES COPAINS s’impose dans la version THP 160 relai avec un chrono turbo de 16h36.

Yoann Lecauchois
Yoann Lecauchois victorieux du THP160. Photo DR
Zelia Driquert
L’intouchable Zelia Driquert en plein ravito. Photo DR

Trail de Haute Provence : Julien Absalon monstrueux sur le THP 80

Il y a des gens qui transforment tout ce qu’ils touchent en or. C’est le cas de Julien Absalon, double champion olympique de VTT Cross Country (2004-2008), 5 fois champion du monde entre 2004 et 2014, 7 fois vainqueur du classement général de la Coupe du monde entre 2003 et 2016. Désormais descendu de son vélo pour arpenter les sentiers en mode trail, il enchaîne depuis 2023 les Top 10 et vise désormais les podiums, voire les plus hautes marches !

Et 2025 vient confirmer son ambition ! Après une victoire sur le 68km (3300mD+) du Trail des Balcons d’Azur en avril, il s’est imposé dimanche 1er juin sur le THP80 (84km et 3850mD+) en 8h29, reléguant Stephen Roux, 3e du 110km de l’Ultra-Trail Atlas Toubkal de l’Atlas Quest 2024 à près de 20 minutes ! Un mutant ? Mais non, puisqu’il a fait un DNF lors de la dernière Diagonale des Fous. On se rassure comme on peut !

Côté féminin, la victoire est revenue à Délia Blanc-Tranchant en 11h57, avec 35 minutes d’avance sur sa dauphine, Adeline Deneubourg.

Sur la version THP 120 relai, ce sont les 4 coureurs du Team LES TONTONS qui s’imposent en 8h27, à peine 2 minutes plus rapides que l’impressionnant Julien Absalon.

Absalon OPEN
Julien Absalon à l’arrivée du THP80. Photo DR

Trail de Haute Provence : les résultats des autres courses

Sur le THP120, parti en même temps que le 160, la victoire revient à Arthur Ferragne (15h53) et Natacha Piecq (17h26), 5e au scratch.

Le THP 50 a vu la victoire de Miguel Balaven (4h28) et Rachel Pain (5h24), 15ème au scratch.

Sur le THP 40, la victoire revient à Benoît Sinner (4h14) et Karine Bodineau (4h48), 12ème au scratch.

Du côté du THP 30, les vainqueurs sont Thibaud Baudoin (2h20) et Alexia Coudray (3h00), 16ème au scratch.

Sur le THP20, le haut de la boîte a été gagné par Jules Fourniller (1h58) et Typhaine Christiaen (2h10), 6ème au scratch.

Enfin sur le THP10, les plus rapides ont été Kevin Morello (50mn53) et Candyce Billy (53mn58), 8ème au scratch.

Résultats complets de toutes les courses ICI

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Impressionnant Hugo Deck ! Après le 52km du Trail Nivolet Revard début mai, c’est le 100km et 5200m D+ du tour du lac de la MaXi-Race du lac d’Annecy que l’Alsacien de naissance inscrit à son palmarès ! Ayant mené de bout en bout, il s’impose en 10h23 devant Léo Rogaume (10h30) et Antoine Lamboy-Martin (10h33). À noter parmi les élites la 4ème place de Martin Kern, tandis que Arthur Joyeux-Bouillon, pour sa course de rentrée, est sorti du Top 20…

Chez les féminines, Magali Mellon, en tête depuis le début, s’est imposée en 12h30. Elle devance Maëlle Deruaz (12h57) et Inês Marques (13h30). Retrouvez ici le résumé de ce tour du lac 2025.

MaXi-Race 2025 : Antoine Charvolin et Ruth Croft sur le 60 km

Depuis le temps qu’il courait après une grande victoire, c’est désormais fait pour Antoine Charvolin, qui s’impose de belle façon sur le 60 km, parcours similaire à celui des championnats d’Europe de trail 2024 ! Battu de peu par Thomas Cardin sur le Grand Raid Ventoux by UTMB en avril, il monte enfin tout en haut de la boîte, devançant en 5h19 deux costauds, Gautier Bonnecarrère (5h21mn43s) et Théo Detienne (5h25mn31s).

Chez les femmes, victoire de la Néo-Zélandaise Ruth Croft qui s’impose en 6h09mn05s, 16e au scratch. Un succès qui en dit long pour celle qui n’a qu’une idée en tête : s’imposer à Chamonix lors de l’UTMB fin août, après avoir terminé 2ème l’an dernier. Ruth Croft a même renoncé à disputer la Western States mi-juin pour mieux se préparer. Bon, il faudra quand même battre Courtney Dauwalter… La Russe Ekaterina Mityaeva prend la 2ème place, en 6h23mn59s, tandis qu’Anna Mazel devance de peu Hillary Gerardi pour la 3ème place.

Sortie : 2025
Durée : 5 minutes
Langue : Français

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