C’est l’une des courses les plus spectaculaires de la saison, 42 km autour de Zegama, dans les montagnes basques, là où la ferveur populaire atteint son comble. En l’absence du roi Kilian Jornet, 11 fois titré ici, c’est son disciple, le Marocain Elhousine Elazzaoui qui s’est enfin imposé après avoir fini deux fois second. Chez les femmes, l’Espagnole Sara Alonso a brillé au terme d’une course dominée de bout en bout. 

Zegama 2025 : le rêve d’Elhousine Elazzaoui

C’est une des courses qu’il rêvait de gagner, c’est enfin fait. Pour sa quatrième tentative, et après avoir fini deux fois second, dont l’année dernière derrière son mentor et coéquipier du Team NNormal Kilian Jornet, le Marocain Elhousine Elazzaoui a décroché sa première victoire au Pays Basque.

Bien sûr, on aurait aimé que le plateau élite soit plus garni, en particulier avec les coureurs kényans, leaders de la Golden Trail World Series et absents de cette édition. Tout comme le Suisse Rémi Bonnet, insuffisamment remis de sa défaillance 15 jours plus tôt lors de la troisième étape des GTWS en Italie, et qui a préféré s’abstenir.

Mais le niveau était tout de même très relevé, avec en particulier l’Espagnol Manuel Merillas, vainqueur en 2023, les Italiens en force et surtout un invité de marque en la personne du champion d’Europe de trail long en titre, Thomas Cardin, venu « apprendre » selon ses termes.

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Photo Rising.Story / Justin Galant

Zegama 2025 : Elhousine Elazzaoui ou la stratégie de « l’assassin silencieux »

Rester dans le sillage des plus rapides, et les attaquer au bon moment. Une stratégie « signature » qu’Elhousine Elazzaoui a encore appliqué aujourd’hui sur les sentiers basques, et que les commentateurs espagnols ont appelée « la stratégie de l’assassin silencieux ».

Fidèle à lui-même, Elhousine Elazzaoui a donc attendu plus de la moitié de la course avant de se porter en tête. Appliquant sa stratégie fétiche, le Marocain a laissé filer la première attaque de la journée, dès le début de la course, pour prendre le train d’un groupe plus prudent. Distancé d’1mn20 après 8,5 kilomètres de course, il a choisi de laisser le travail à la concurrence et de suivre le rythme pour poursuivre l’Espagnol Andreu Blanes parti comme un missile.

Passé à 1mn20 d’Andreu Blanes au sommet de l’Aratz, après 16km, Elhousine Elazzaoui a alors pris la roue du trio italien formé par Daniel Pattis, Nadir Maguet et Luca Del Pero pour les laisser faire le travail dans la terrible montée du Sanctu Spiritu, 600mD+ sur 2,5 kilomètres au milieu d’une foule en délire. Au sommet de cette difficulté, l’écart commençait à diminuer, puisqu’il n’était plus que d’une minute. Laissant Daniel Pattis mener la chasse, l’Italien et Elhousine Elazzaoui sont revenus sur l’Espagnol pour passer ensemble en tête au sommet de l’Andraitz, Andreu Blanes les suivant de très près.

Daniel Pattis Photo GTWS
Daniel Pattis, et Elhousine Elazzaoui en embuscade. Photo GTWS

Contre toute attente, Andreu Blanes, que l’on pensait fatigué, revenait sur les 2 leaders dans la descente pour reprendre la tête à 15km de l’arrivée, alors qu’il ne restait plus qu’une seule montée de 200m D+ à avaler. Immédiatement, Elhousine Elazzaoui lui prenait la roue, pour se laisser emmener au pied de la dernière difficulté. C’est là qu’il plaçait enfin son attaque, irrésistible, sur un changement de rythme impressionnant. Il prenait 45 secondes à Daniel Pattis en moins d’un kilomètre, tandis qu’Andreu Blanes passait à 1 minute. « L’assassin silencieux » pouvait plonger dans la descente et filer vers Zegama pour empocher le titre tant convoité.

Avec un chrono de 3h43mn28s, Elhousine Elazzaoui s’impose, à 6 minutes du record qui reste la propriété de Kilian Jornet, chrono de 3h36 établi en 2022 lors de sa 10ème victoire du Patron. Andreu Blanes termine deuxième en 3h50mn53s, et l’Italien Daniel Pattis troisième en 3h51mn40s. Le top 5 est complété par Luca Del Pero et Lorenzo Beltrami, tous deux Italiens.

À l’arrivée, Elhousine déclarait : « Je suis très heureux, c’était mon rêve. Je pensais être en bonne forme. Gagner Zegama, pour moi, c’est historique. »

Andreu Blanes commentait : « C’est un succès et je suis content. C’était une course spectaculaire, je me suis beaucoup amusé, j’ai souffert, je ne peux qu’être heureux et profiter de toutes ces émotions. »

L’Italien Pattis ajoutait : « Je me disais que tous les coureurs ici avaient un niveau incroyable et que, peut-être, je pouvais viser un top 5 si tout se passait bien. Mais finir sur le podium, je n’aurais jamais pu l’imaginer. »

Elhousine Elazzaoui Photo GTWS
Elhousine Elazzaoui Photo GTWS

Zegama 2025 : la belle prestation de Thomas Cardin

Il était venu pour apprendre, il a appris. Très valeureux, Thomas Cardin a joué un temps les premiers rôles avant de rendre peu à eu les armes et laisser filer les favoris sur un parcours extrêmement technique. 2ème de la première montée, 6ème de la seconde au sommet du Sanctu Spiritu, Thomas Cardin a eu du mal dans la 3ème difficulté, l’Andraitz, mais a réussi à limiter la casse pour passer en 9ème position.

Auteur d’une belle descente pour rejoindre Zegama, il s’offre un Top 10 pour son premier Zegama, terminant finalement 6ème en 3h55.

Zegama 2025 : le Top 10 Hommes

  1. Elhousine Elazzaoui (Maroc – NNormal) — 3h43’28”
  2. Andreu Blanes (Espagne – Hoka) — 3h50’53”
  3. Daniel Pattis (Italie – Brooks) — 3h51’40”
  4. Luca Del Pero (Italie – Scarpa) — 3h54’19”
  5. Lorenzo Beltrami (Itali3 – Scarpa) — 3h54’58”
  6. Thomas Cardin (France – Kiprun) — 3h55’34”
  7. Antonio Martínez (Espagne – Asics) — 3h56’42”
  8. Nicolás Molina (Espagne – La Sprotiva) — 3h58’51”
  9. Stian Angermund (Norvège) — 3h59’46”
  10. Marcin Kubica (Pologne – Salomon) — 3h59’50”

Zegama 2025 : Sarah Alonso de bout en bout !

Dès les premiers instants, Sara Alonso a montré que sa présence à Zegama n’était pas un pari, mais une déclaration. La coureuse de Saint-Sébastien a pris la tête dès les premiers kilomètres, a imposé un rythme soutenu dans la première partie et n’a jamais lâché le commandement. Lors d’une journée où la chaleur était plus intense que d’habitude et le terrain sec favorisait la vitesse, Sara Alonso a su lire la course avec intelligence : agressive quand il le fallait, prudente quand le profil l’exigeait. Ni la pression de la Suissesse Judith Wyder, qui l’a poursuivie une grande partie du parcours, ni la tentative de remontée d’une puissante Malen Osa dans la dernière section, n’ont réussi à déstabiliser une Alonso concentrée, régulière et courageuse.

Au passage par Ultzama (8,5 km), elle menait déjà clairement, avec Wyder à moins d’une minute, tandis que Patricia Pineda et Oihana Kortazar complétaient le groupe de poursuivantes. La chaleur se faisait sentir, mais elle semblait évoluer avec la sérénité de celle qui sait qu’elle court au bon endroit et au bon moment. À Aketegi Sara Alonso maintenait un avantage stable de près de trois minutes.

Derrière, Leboeuf, Rosa Lara et Osa tentaient de se regrouper, tandis que Wyder résistait avec expérience. Mais la course, comme si souvent à Zegama, se jouait autant dans les jambes que dans la tête. Et Sara Alonso n’a laissé place à aucun doute : d’un pas assuré, elle a gardé son rythme jusqu’à l’arrivée et a remporté la victoire avec un temps de 4h27mn25s. Une performance sans faille dans l’une des éditions les plus rapides et les plus propres de ces dernières années, mais tout de même loin du record de 4h16 de Nienke Brinckman en 2022.

Sara Alonso Photo GTWS
Sara Alonso. Photo GTWS

Judith Wyder a terminé deuxième en 4h29mn47s, tandis que Malen Osa a complété le podium avec 4h31mn18s, confirmant sa progression fulgurante. Rosa María Lara Feliu a réalisé une très belle course pour se classer quatrième, et la Suissesse Theres Leboeuf a complété le précieux top 5 dans une journée riche en émotions.

À l’arrivée, Sara déclarait : « Gagner à Zegama pour un Basque, c’est incroyable, un rêve que de décrocher la txapela. Ces deux dernières années ont été dures, j’ai beaucoup travaillé cet hiver. J’y ai cru, je suis partie à fond dès le km 1. Les derniers kilomètres ont été très, très durs. »

Judith Wyder commentait : « Je suis heureuse. Aujourd’hui, Sara a été la meilleure. J’ai couru ma course et j’ai essayé de me battre. J’ai beaucoup souffert du dos à cause d’une douleur que j’ai depuis trois semaines, mais je suis très contente d’avoir pu finir la course comme je l’ai fait. »

Malen Osa ajoutait : « Je suis très heureuse. Je savais que je pouvais faire une bonne course si j’avais un bon jour, mais à la fin, c’est un marathon, et tout peut arriver. C’est un rêve d’être sur le podium avec elles. »

Malen Osa Photo GTWS
Malen Osa. Photo GTWS

Zegama 2025 : le Top 10 femmes

  1. Sara Alonso (Espagne – Asics) — 4h27’25”
  2. Judith Wyder (Suisse – Hoka) — 4h29’47”
  3. Malen Osa (Espagne – Salomon) — 4h31’18”
  4. Rosa María Lara Feliu (Espagne – Compressport) — 4h32’00”
  5. Theres Leboeuf (Suisse – Compressport) — 4h33’29”
  6. Ikram Rharsalla (Espagne – Joma) — 4h37’39”
  7. Ida Amelie Robsahm (Norvège – Hoka) — 4h38’41”
  8. Oihana Kortazar (Espagne – Salomon) — 4h42’59”
  9. Patricia Pineda (Espagne – La Sportiva) — 4h44’22”
  10. Marta Martínez Abellán (Espagne – La Sportiva) — 4h44’29”
Podium Femmes Photo GTWS
Le Top 5 Femmes. Photo GTWS

Après Zegama, les États-Unis

Après les émotions de Zegama et son légendaire Sancti Spiritu, les Golden Trail World Series 2025 mettent le cap sur les États-Unis pour leur cinquième étape : la Broken Arrow Skyrace, un rendez-vous emblématique qui se tiendra le 22 juin dans les paysages grandioses de Palisades Tahoe, en Californie.

Là-bas, au cœur de la Sierra Nevada, les coureurs affronteront 23 kilomètres et 1 433 mètres de dénivelé positif, parmi les plus vertigineux du circuit, dans une course au style européen mêlant ascensions techniques, haute altitude, passages exposés, et même des sections de neige et d’escaliers. Tout cela dans un environnement sauvage, au-dessus de la limite des arbres, avec le ciel comme plafond et le lac Tahoe pour témoin. Le spectacle est garanti, et le classement prêt à être une nouvelle fois chamboulé.

Golden Trail World Series 2025, les prochaines étapes

22 juin : Broken Arrow Skyrace – 21.7 km / 1,433 m D+ – Olympic Valley, USA
29 juin : Tepec Trail – 32 km / 1,800 m D+ – Huasca de Ocampo, Mexique
2 août : Salomon Pitz Alpine Glacier Trail – 23.5 km / 1,700 m D+ – Pitztal, Autriche
9 août : Sierre-Zinal – 31 km / 2,200 m D+ – Sierre, Suisse
9-12 octobre : Grande Finale – Valle di Ledro – Garda Trentino, Italie

Retrouvez le classement général des Golden Trail World Series 2025 ICI

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La 3ᵉ édition du Trail Alsace Grand Est by UTMB s’est achevée dimanche 18 mai 2025 par le format rapide et spectaculaire du Trail des Celtes, un 50K où Marie Goncalves et Benjmain Roubiol n’ont pas tremblé.

Trail Alsace Grand Est by UTMB : succès populaire confirmé

Au fil des cinq formats de course proposés, des remparts de Turckheim aux forêts du Mont Sainte-Odile en passant par les vignobles en terrasses de Barr, ce sont plus de 6000 coureurs qui ont pris le départ des différentes épreuves de cette édition 2025, dont 23% de femmes. Avec seulement 6,8% d’abandons, un chiffre qui souligne la bonne préparation de la plupart des concurrents de 64 nationalités différentes, dont 33% de coureurs locaux (départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin).

Entre vignobles et châteaux, sous les encouragements d’un public fidèle et d’une mobilisation sans faille des bénévoles, la fête du trail a été totale, et la découverte du patrimoine alsacien a agréablement surpris bon nombre de participants. « J’ai découvert une magnifique région avec une organisation vraiment chouette et des locaux très accueillants. On a choisi de rester quelques jours de plus avec ma famille, pour continuer d’explorer la région, on a hâte », témoignait notamment Théo Le Boudec, le vainqueur de l’Ultra-Trail des Païens (100K) vendredi.

Theo Le Boudec. Photo UTMB
Théo Le Boudec, vainqueur de l’Ultra-Trail des Païens. Photo UTMB

Trail des Celtes : Marie Goncalves tout en gestion

Côté sportif, ce dimanche a été la journée du très relevé 50K, le Trail des Celtes. À la clé, ce sont deux grands noms du trail français qui s’imposent. Chez les femmes, Marie Goncalves a maîtrisé sa course, produisant un effort progressif pour s’adjuger la victoire à Obernai (4h22’20”). La vainqueure de la SaintéLyon 2024 et membre de l’équipe de France de trail devance l’Allemande Laura Hampel et la Française Astrid Hochart.

Marie Goncalves 50K. Photo UTMB
Marie Goncalves sur le 50K. Photo UTMB

Le podium féminin

1. Marie Goncalves – 4h22’20”
2. Laura Hampel – 4h25’28”
3. Astrid Hochart – 4h33’54”

Podium 50K Femmes. Photo UTMB
Podium 50K Femmes. Photo UTMB

Trail des Celtes : Benjamin Roubiol vainqueur à près de 14km/h !

Chez les hommes, c’est un autre grand nom du trail tricolore qui s’impose. Benjamin Roubiol a mené les hostilités pour s’imposer à Obernai en 3h35’09” après 50km et 2031m de dénivelé parcourus à près de 14km/h ! Il devance Anthony Felber et Augustin Kerhardy qui ont complété le Trail des Cèltes en respectivement 3h40’58” et 3h46’35”.

« C’est un immense plaisir de gagner ici : c’était un beau combat et compte-tenu de mon début de saison compliqué, ce résultat me remet d’aplomb. J’ai trouvé un terrain vraiment joueur ici, dans la Région Grand Est. Une belle journée de trail en somme », a réagi le vainqueur du jour.

Benjamin Roubiol 50K. Photo UTMB
Benjamin Roubiol sur le 50K. Photo UTMB

Le podium masculin

1. Benjamin Roubiol – 3h35’09”
2. Anthony Felber – 3h40’58”
3. Augustin Kerhardy – 3h46’35”

Podium 50K Hommes. Photo UTMB
Podium 50K Hommes. Photo UTMB

Retrouvez l’intégralité des résultats des courses du Trail Alsace Grand est by UTMB ICI

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L’Ultra-Trail des Chevaliers, course reine des 5 épreuves du Trail Alsace Grand Est by UTMB, a rendu son verdict, en couronnant la Suédoise et en révélant le jeune Français. Peu avant, Théo Le Boudec s’était imposé au sprint sur l’Ultra-Trail des Païens, après 116 km de course.

Ultra-Trail des Chevaliers : la révélation Baptiste Derouin, la confirmation Anna Carlsson

Tout le monde attendait une deuxième victoire consécutive de l’enfant du pays Sébastien Spehler, mais il n’en a rien été. Pourtant, l’Alsacien était parti fort et a mené avec plus de 30 minutes d’avance après 50 kilomètres, avant d’abandonner au 96ème, victime de douleurs l’empêchant de courir. Privée de son favori, la course devenait très ouverte et c’est finalement Baptiste Derouin, pour son premier 100 miles, qui a proposé la meilleure copie.

Après un départ prudent (entre la 15e et la 10e place en première partie de course), il a petit à petit grapillé des positions pour prendre la tête après le Mont Sainte-Odile (117e km). Tête de course qu’il n’a jamais quittée pour s’imposer finalement en 16h22’52”. Derrière lui, le Belge Dylan Dame prend l’argent en 16h48’58” et l’Allemand Markus Meinke le bronze en 17h23’49”.

« Honnêtement, j’avais une estimation à 18h de course. Je voulais intégrer le top 10. Alors, forcément, ce résultat est très satisfaisant. C’était une belle journée pour moi », a expliqué Baptiste Derouin, qui se retrouvera sur les sentiers de l’UTMB dès le mois d’août (il a été tiré au sort), et vient d’assurer sa présence à Chamonix en 2026 grâce à cette victoire.

Baptiste Derouin, gagnant du 100M. Photo UTMB
Baptiste Derouin, gagnant du 100M. Photo UTMB
Le podium du 100M. Photo UTMB
Le podium du 100M. Photo UTMB

Chez les femmes, c’est une véritable démonstration qu’a proposé la Suédoise Anna Carlsson, après sa victoire sur le 100K en 2024 : première femme à passer la ligne, elle prend la victoire en 18h50’44” en terminant 9e au scratch ! La 2e, Laura Huet, a terminé 2 heures plus tard, en 20h50’41”.

« De l’an dernier, j’ai le souvenir d’une course plutôt fluide, mais aujourd’hui c’était plus corsé, j’ai chuté et j’ai dû largement ralentir en 2e partie de course. Mais ça a suffi », a expliqué Anna Carlsson à l’arrivée.

Anna Carlsson, gagnante du 100M. Photo UTMB
Anna Carlsson, gagnante du 100M. Photo UTMB

Ultra-Trail des Païens : Théo Le Boudec au sprint

Sur l’Ultra-Trail des Païens (100K), Théo Le Boudec (10h06’32”) a fait sensation en s’imposant à l’issue d’un finish haletant au coude à coude avec le Finlandais Juuso Simpanen. A l’arrivée, seules dix petites secondes séparent les deux coureurs qui se sont livrés à un sprint final pour se départager. Le Belge Samuel Dubois complète le podium (10h26’15”).

« Quelle journée, a déclaré Théo Le Boudec sur la ligne. On a bien fait 60 km ensemble avec Juuso, à jouer au chat et à la souris. C’est le trail que j’aime. A 3km de l’arrivée, nous avons envisagé d’arriver main dans la main, mais on a eu un doute sur le règlement et on a préféré régler ça au sprint, pour le show. » 

Podium 100K Photo UTMB
Le podium du 100K. Photo UTMB

Chez les femmes, la meilleure performance du jour est à attribuer à l’Allemande Lena Laukner (11h03’45”), qui pour son premier 100K s’impose de la tête et des épaules en prenant la 6e place au scratch, devant la Norvégienne Anne-Sofie Pollestad. Plus d’1h30 sépare les deux athlètes sur la ligne d’Obernai. Pour son premier 100K également, la Française Margaux Le Map est montée sur la boîte, terminant 3ème en 13h18’35”.

« J’ai couru ma propre course, surtout avec des hommes. C’était ma première épreuve de plus de 100km, j’ai peu de base de comparaison, mais je dirais que ça s’est très bien passé », a réagi la vainqueure féminine, Lena Laukner.

Lena Laukner 100K. Photo UTMB
Lena Laukner, gagnante du 100K. Photo UTMB
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Chaleur, parcours technique et grosses surprises ont été au menu de la troisième étape de la Golden Trail World Series 2025 qui s’est disputée sur la côte italienne, dans le cadre d’Il Golfo dell’Isola Trail, à Noli, le 17 mai. Sur un parcours aussi technique que pittoresque de 26 kilomètres et 1400m D+ d’intensité pure mettant à l’épreuve toutes les capacités athlétiques des concurrents, la course a été le théâtre de duels spectaculaires en tête, avec les victoires au final de la Roumaine Madalina Florea et du Kényan Philemon Kiriago, qui prennent la tête du général avant la 4ème étape à Zegama le 25 mai.

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Golden Trail World Series : Madalina Florea super combattive

La course féminine a débuté avec un peloton compact et une allure soutenue dès le premier kilomètre. Les Kényanes Philaries Jeruto Kisang (Kenya – Run2gether On Trail) et Valentine Jepkoech Rutto (Kenya – Atletica Saluzzo) ont imposé le rythme au départ, mais très vite Madalina Florea (Roumanie – Scott Running) s’est intercalée entre elles dans la montée vers Vetta Capo, l’un des tronçons les plus techniques du parcours.

Jusqu’au kilomètre 14,5 les Africaines ont gardé le contrôle de la course, mais au deuxième ravitaillement, Florea a accéléré, les dépassant toutes les deux avec assurance et détermination. Dans les derniers kilomètres, Kisang a réussi à recoller, donnant lieu à une fin de course palpitante durant laquelle la Roumaine a mieux su gérer les descentes et son énergie.

Avec un temps de 2h22’29”, Madalina Florea a conservé sa victoire de 2023, franchissant la ligne d’arrivée en solitaire pour devenir la nouvelle leader du circuit. Kisang (Kenya – Run2gether On Trail) a terminé deuxième en 2h22’56”, et Rutto a complété le podium avec un temps de 2h25’33”. L’Espagnole Rosa Lara Feliu (Espagne – Compressport) a réalisé une superbe remontée pour décrocher la quatrième place, tandis que Miriam Chepkirui (Kenya) a complété le précieux top 5.

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Golden Trail World Series : Madalina Florea devant les Kényanes

À l’arrivée, Florea a tenu à remercier « ma famille, mon compagnon et toute la Roumanie qui me soutient. Je contrôlais la course, mais quelque chose n’allait pas. Parfois, on a de bons jours, d’autres moins. Je sentais que j’avais de l’énergie, mais j’étais perturbée, j’ai eu quelques douleurs au ventre, mais j’ai réussi à tenir jusqu’au bout. Depuis la finale 2023, j’attendais ce moment pour regagner une course des GTWS. »

Sa principale rivale, Kisang, a aussi salué l’effort partagé : « J’ai lutté toute la course avec Madalina. Finalement je termine deuxième, mais je suis heureuse. J’ai eu des difficultés dans la dernière montée, j’ai dû marcher. Le duel avec Madalina a été très intense. »

Pour sa part, Rutto a expliqué : « La course a été très dure et technique. Les montées, surtout les parties rocheuses, ne laissaient aucune marge d’erreur : une glissade pouvait être fatale. Sur les premières boucles, j’étais en tête, mais j’ai vite compris qu’à ce rythme je ne finirais pas, alors j’ai décidé de ralentir et d’assumer ma place. Maintenant je rentre au Kenya pour m’entraîner pour les Mondiaux, puis je reviendrai pour courir à Sierre-Zinal. »

Golden Trail World Series : le top 10 femmes de la course

  1. Madalina Florea (Roumanie – Scott Running) – 2:22:29
  2. Philaries Jeruto Kisang (Kenya – Run2gether On Trail) – 2:22:56
  3. Valentine Jepkoech Rutto (Kenya – Atletica Saluzzo) – 2:25:33
  4. Rosa Lara Feliu (Espagne – Compressport) – 2:27:48
  5. Vivien Bonzi (Italie – Brooks Trailrunners) – 2:31:25
  6. Alice Gaggi (Italie – Brooks Trailrunners) – 2:32:17
  7. Marie Nivet (France – Nike Trail) – 2:33:14
  8. Miriam Chepkirui (Kenya) – 2:35:36
  9. Silvia Schwaiger (Slovaquie – Salomon Running Team) – 2:36:47
  10. Céline Aebi (Suisse – LV Langenthal) – 2:37:24

Golden Trail World Series : Rémi Bonnet n’a pas pu suivre

En l’absence de Patrick Kipngeno, vainqueur des 2 premières étapes de la saison, la course masculine a démarré sur un rythme très élevé imposé par le trio kenyan composé de Philemon Kiriago, Paul Machoka (Kenya – Atletica Saluzzo) et Michael Selelo Saoli (Kenya – Run2gether On Trail), suivis de très près par Elhousine Elazzaoui (Maroc – NNormal) et Rémi Bonnet (Suisse – Salomon).

Le Suisse, très actif en début de course, a progressivement perdu du terrain dans la seconde moitié du parcours et a finalement terminé hors du top 10, pénalisé par un tracé technique et exigeant.

Au kilomètre 14,5, Kiriago et Elazzaoui ont pris les devants. Le Marocain est même passé en tête, mais un problème dans la descente finale l’a contraint à s’arrêter brièvement, ce dont Kiriago a profité pour franchir la ligne d’arrivée en première position avec un temps de 2h01’47”. Elazzaoui a pris la deuxième place et Machoka a complété le podium après avoir maintenu un rythme solide tout au long de la course.

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Golden Trail World Series : Philemon Kiriago enfin récompensé

« Aujourd’hui a été une grande journée pour moi, a déclaré Kiriago. Mes adversaires m’ont mis la pression, je n’étais pas toujours sûr de pouvoir gagner. »

Elazzaoui a reconnu l’incident : « J’ai dû m’arrêter quelques secondes dans la descente. Philemon était fort, il m’a dépassé. Je suis content pour lui. »

De son côté, Paul Machoka, troisième à l’arrivée, a fêté son entrée dans le circuit : « Podium pour ma première course des Golden, je suis très heureux d’être troisième ici. Les descentes ont été très difficiles pour moi, mais j’ai essayé de donner le meilleur de moi-même. »

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Golden Trail World Series : le top 10 hommes de la course

  1. Philemon Kiriago (Kenya – Run2gether On Trail) – 2:01:47
  2. Elhousine Elazzaoui (Maroc – NNormal) – 2:02:06
  3. Paul Machoka (Kenya – Atletica Saluzzo) – 2:02:44
  4. Cesare Maestri (Italie – Nike Trail) – 2:03:10
  5. Michael Selelo Saoli (Kenya – Run2gether On Trail) – 2:03:11
  6. Richard Omaya (Kenya – Run2gether On Trail) – 2:03:16
  7. Rolli Dominik (Suisse) – 2:03:40
  8. Roberto Delorenzi (Suisse – Brooks Trailrunners) – 2:06:52
  9. Jan Torella Oller (Espagne – Salomon Future International Team) – 2:07:13
  10. Pierre Galbourdin (France – Brooks Trailrunners) – 2:08:31

Golden Trail World Series : cap sur Zegama, cathédrale du trail running

Avec Philemon Kiriago et Madalina Florea désormais en tête du classement général, la Golden Trail World Series se prépare pour l’un de ses rendez-vous les plus attendus : Zegama-Aizkorri, qui se déroulera le 25 mai prochain, en plein cœur du Pays basque. L’emblématique marathon de montagne, avec ses 42 kilomètres et plus de 2700 mètres de dénivelé positif, offrira une fois encore un parcours technique, spectaculaire et porté par la ferveur de son public.

Considérée par beaucoup comme la cathédrale du trail running, Zegama constituera une nouvelle épreuve pour les prétendants au titre, qui devront affronter des spécialistes de longues distances sur un tracé plus long, exigeant et changeant. Cette course pourrait bien s’avérer décisive dans la lutte pour le titre GTWS 2025, tant le niveau de compétition est élevé et la difficulté du terrain susceptible de bouleverser le classement général.

Voir le classement général après 3 courses ICI

Golden Trail World Series 2025 : le calendrier des prochaines courses

25 mai: Zegama-Aizkorri – 42 km / 2.736 m D+ – Zegama, Espagne
22 juin: Broken Arrow Skyrace – 21,7 km / 1.433 m D+ – Olympic Valley, États-Unis
29 juin: Tepec Trail – 32 km / 1.800 m D+ – Huasca de Ocampo, Mexique
2 août: Salomon Pitz Alpine Glacier Trail – 23,5 km / 1.700 m D+ – Pitztal, Autriche
9 août: Sierre-Zinal – 31 km / 2.200 m D+ – Sierre, Suisse
Octobre: Gran Final. Valle di Ledro – Garda Trentino, Italie

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Samedi 10 mai, la légendaire course à obstacles Spartan Race était de retour à Carcassonne pour une 7ᵉ édition spectaculaire, placée sous le signe du dépassement de soi, de la compétition et de la communauté. Cette première étape marquait également le coup d’envoi des France National Series, le championnat de France Élite de la discipline, sur le format SPRINT (5 km – 25 obstacles).

Spartan Race Carcassonne : grande première pour la BEAST

Pour la première fois à Carcassonne, les participants ont pu se mesurer au format BEAST, une épreuve d’endurance extrême de 21 km jalonnée de 30 obstacles. 1 500 athlètes se sont élancés sur ce parcours exigeant, avec des temps allant de 1h53 pour le vainqueur à près de 6 heures pour les derniers finishers.

Classement Homme
Edouard Hervy 1:53:01
Julien Bernes 1:57:17
Stéphane Ollion 2:00:24

Classement Femme
Katrine Haaland Leveraas (Norvège) 2:19:07
Mallaury Cabaud 2:25:43
Quinie Verheijen (Pays-Bas) 2:29:46

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France National Series : première étape à Carcassonne

Les France National Series, ou Championnat de France, est le circuit de référence qui réunit les meilleurs athlètes de la course à obstacles. Cette série permet aux coureurs de cumuler des points tout au long de la saison pour viser le titre de champion national et obtenir leur qualification pour les championnats du monde Spartan Race. La participation à 3 des 4 courses de la saison est requise et la participation à la finale de la saison à Estérel le 5 octobre obligatoire.

Le calendrier de la saison 2025
Carcassonne – 11 mai – format SPRINT (5K-20 obstacles)
Morzine – 6 juillet – format SUPER (10K-25 obstacles)
Paris – 20 septembre – format SUPER (10K-25 obstacles)
Estérel-Saint-Raphaël – 5 octobre – format BEAST (21K-30 obstacles)

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France National Series : les résultats du SPRINT de Carcassonne

Chez les hommes, David Labrosse, membre de l’équipe de France et habitué des podiums, a longtemps mené la course. Mais à 500 mètres de l’arrivée, un échec au lancer de javelot et les 30 burpees de pénalité associée lui ont coûté la victoire. Julien Bernes, 2ème de la BEAST la veille, s’est imposé devant les Italiens Manuel Moriconi et Loris Schina.

Classement Homme
Julien Bernes FRA 00:32:36
Manuel Moriconi (Italie) 00:33:12
Loris Schina (Italie) 00:33:40

Chez les femmes, scénario similaire : Leslie Lejeune et la Norvégienne Katrine Haaland Leveraas (victorieuse de la BEAST vendredi) dominaient la course… jusqu’au javelot. Profitant de leurs pénalités, Inès Thévenod Mottet a brillamment remonté le peloton pour franchir la ligne d’arrivée avec une minute d’avance sur ses rivales déchues.

Classement Femme
Ines Thevenod-Mottet 00:41:05
Katrine Haaland Leveraas (Norvège) 00:42:15
Leslie Lejeune  00:44:09

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Les courses open : bien plus qu’une course, une expérience

En parallèle des courses Elites, 6000 coureurs ont participé aux courses dites Open : même tracé, mêmes obstacles, mais un arbitrage moins strict, et surtout la possibilité de courir en duo, en équipe et de se faire aider sur les obstacles. « Spartan, c’est bien plus qu’une course ! C’est une expérience ! Une découverte de soi ! L’ambiance sur les départs est dingue, on ressent l’énergie d’une vraie communauté. On appréhende parfois avant de franchir des obstacles qui nous semblent impossibles puis on est tellement fiers d’y parvenir ! Comme quoi rien n’est impossible », confait un groupe de Carcassonnais qui se sont enfin décidées à participer à la Spartan organisée près de chez eux. 

Tous les classements du week-end ICI

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Spartan Race Carcassonne : rendez-vous en 2026

Fort du succès de cette édition, Spartan France annonce son retour à Carcassonne les 9, 10 et 11 mai 2026 pour une 8ème édition.

Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes ICI

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Jamais une course aussi longue n’avait été organisée sur l’Île de la Réunion. Une diagonale XXL entre Saint-Philippe au sud et Saint-Denis au nord, pour 224 km et 14000m D+, organisée par une association désireuse de faire redécouvrir aux coureurs certains sentiers méconnus de l’Île Intense. Un monstre que seuls des ultra-terrestres pourraient conquérir, avec le Piton de la Fournaise et le Piton des Neiges au programme. Au point de dénommer cette course… l’Ultra-Terrestre. Le 10 mai, Robin Coinus est devenu le premier homme à être sacré sur l’épreuve. Quelques heures plus tard, Elodie Mithridate l’a rejoint au palmarès.

Ultra-Terrestre : rien ne pouvait gâcher la fête

Cela s’annonçait grandiose, épique, et ce fut grandiose et épique. Grandiose, parce que les 350 concurrents au départ ce jeudi 8 mai au matin avaient la motivation chevillée au corps. Grandiose parce que la musique de Vangelis, Conquest of Paradise, celle-là même du départ de l’UTMB, fit frissonner tout le peloton. Epique, parce que la météo s’en mêla, et que le ciel se déversa sur les fous pour doucher leur ardeur. Terrain glissant, dégoulinant, mais coureurs héroïques, inarrêtables.

Seul regret, l’absence d’Antoine Guillon, annoncé de longue date, mais qui a dû annuler sa présence au tout dernier moment pour cause de cafouillage improbable dans les billets d’avion. Monsieur Diagonale allait rater un beau moment de sport, et surtout l’occasion de ré-emprunter les chemins du Piton de la Fournaise et de la Plaine des Sables, qui lui plaisaient tant du temps où la Diag partait de Saint-Philippe.

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Ambiance dantesque vers le Piton de la Fournaise. Photo Focus Évents 974

Ultra-Terrestre : Robin Coinus et Marion Fortin en tête au Piton des Neiges

Si Robin Coinus s’est finalement imposé avec une belle avance, la bataille aura été sévère avec le Suisse Martin Perrier, 3ème du dernier Tor des Géants. A quasi mi-course (109km), Robin Coinus semblait s’envoler en passant au sommet du Piton des Neiges, toit de l’Océan Indien, avec 1 heure d’avance sur Martin Perrier. Mais 40 kilomètres plus loin, son écart avait fondu de moitié. Même schéma de course du côté des femmes, où Marion Fortin, passée en tête au sommet du Piton des Neiges avec plus d’1h30 d’avance sur sa poursuivante Clarine Morel, semblait elle aussi voler vers la victoire. Mais la route était encore longue.

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Robin Coinus. Photo Focus Évents 974

Ultra-Terrestre : Robin Coinus enfin, Elodie Mithridate au finish

Sans jamais faiblir ni s’inquiéter outre mesure, Robin Coinus n’a rien lâché et a remporté la première édition de l’Ultra-Terrestre en 39h47, s’offrant une arrivée triomphale dans le stade de La Redoute, à Saint-Denis. Et cette victoire est tout sauf un hasard, vu la montée en performance de cet athlète de métropole installé à La Réunion, et qui connaît désormais si bien les sentiers peis. Jugez plutôt : 114e de la Diag’ en 2018, 43e en 2019, 15e en 2023, 8e en 2024, plus les années passent, plus il grimpe au classement. Martin Perrier termine second, à plus d’1h20. Didier Telmar, premier Réunionnais, s’offre la 3e marche du podium.

Chez les femmes, c’est finalement Elodie Mithridate qui, après avoir parfaitement géré son début de course, est venue s’imposer en 54h30, prenant une remarquable 19ème place au scratch. Marion Fortin a finalement pris la 2ème place, en 56h43, et Clarinette Morel la 3ème en 57h21.

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Elodie Mithridate. Photo Focus Évents 974
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Une épreuve qui a pour devise « Pour que l’esprit trail demeure ! » ne pouvait pas nous laisser indifférents. Et la devise a bien été respectée lors de la 22ème édition du Trail des Coursières qui s’est déroulée le samedi 10 mai 2025 sous un soleil printanier et un grand ciel bleu. 1600 coureurs sur les différents formats (104km, 50km, 24km et 12km) ainsi que les 150 enfants des P’tites Coursières se sont ainsi régalés sur les chemins des Monts du Lyonnais.

Ultra-trail des Coursières : Robinson Balestriero stratosphérique, Julie Puthoste impériale

Samedi 10 mai 2025 à 5h00 du matin, les 400 ultra-traileurs de l’épreuve reine se sont élancés et ont pu profiter d’une boucle de 104km avec un tracé très varié alternant singles en sous-bois, crêtes panoramiques et nombreuses relances pour un total de 4000m de dénivelé positif. Chez les hommes, on retiendra la performance stratosphérique de Robinson Balestriero avec un temps canon de 9h44m45s. Il devance de près de 45 minutes Antoine Clément, 2ème. Antoine Tavernier monte sur la 3ème marche du podium.

Chez les femmes, superbe performance et troisième victoire consécutive de Julie Puthoste, qui s’impose en 12h21m11s. Elle devance de près de 15 minutes Adeline Vitry. Marie-Laure Lenglet termine 3ème, à plus d’une heure.

Du côté des nouveautés, la formule « pacer » mise en place sur l’ultra a bien fonctionné avec 50 coureurs qui ont pu accompagner leurs championnes et champions dans les chemins et partager au plus près cette expérience. Les retours des participants ayant été très positifs, l’organisation assure qu’elle compte bien prolonger cette formule sur les éditions suivantes.

Sans oublier la petite surprise : Camille Bruyas, l’une des meilleures ultra-traileuses au monde, originaire de Saint-Denis-sur-Coise, était présente pour accueillir les coureurs.

Trail des Coursières
Le podium hommes de l’Ultra des Coursières, avec les 2 Antoine entourant un Robinson. Photo Trail des Coursières

Trail des Coursières 50 km : Corentin Play et Manon Besson s’imposent

Si c’est allé très vite sur l’Ultra, le Trail des Coursières 50km (1900m D+) qui s’élançait à 11 heures de Saint-Symphorien-sur-Coise avec 500 coureurs a vu également une performance exceptionnelle avec la victoire de Corentin Play dans un chrono impressionnant de 3h55m05s. Il a devancé de 6 minutes Meryl Forlini, et de 20 minutes Pierrick Paillot.

Chez les femmes, c’est Manon Besson qui s’impose en 5h07m25s, avec un tir groupé des trois premières féminines qui se tiennent en 3 minutes. Léa Feuillassier termine 2ème et Coraline Rodamel 3ème.

Podium filles 50K
Le podium filles du 50K. Photo Trail des Coursières

Trail des Coursières : les autres courses

Le 24km et le 12km ont vu respectivement les victoires de Juliette France et Eric Bancel, et d’Anaïs Flori et Noah Bonnier.

Les enfants n’ont pas été oubliés, puisqu’ils étaient 150 de 6 à 15 ans !regroupés sur les P’tites Coursières, à Pomeys.

A noter enfin que l’association organisatrice du Trail des Coursières tient également au volet Solidarité :  4 joëlettes ont pu partir de Saint-Symphorien-sur-Coise pour rallier Saint-Martin-en-Haut en mode rando sur un parcours alternatif, et 1 joëlette était engagée sur le 12km.

Voir tous les résultats ICI

Trail des Coursières Joelette
Photo Trail des Coursières
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La 1ère édition du Grand Raid Ventoux by UTMB s’est achevée dimanche 27 avril après trois journées intenses de compétitions à Malaucène. Plus de 3000 coureurs de 46 nationalités qui ont pris le départ de l’une des quatre épreuves proposées, allant du format 20K avec un parcours de 28 km pour 1200m D+ au format 100M pour le 124 km et 6500m D+. Parmi les élites, la bataille a fait rage pour venir chercher les qualifications pour les finales de l’UTMB Mont-Blanc 2026.

100M du Grand Raid Ventoux by UTMB : Matthieu Simon et Ida-Sophie Hegemann domptent le Géant de Provence

L’aventure du grand format de 124 km a débuté vendredi à 23h59 à Malaucène, avec en point d’orgue le passage au petit matin au sommet du légendaire Mont Ventoux, à 1909m d’altitude, point culminant de la course. Ce parcours a emmené les coureurs à la découverte de la chapelle Saint-Sidoine, nichée entre les montagnes et des anciennes bergeries en pierre, témoins de l’histoire locale, avant l’assaut vers le Géant de Provence.

Au terme d’une course bien maîtrisée, c’est Matthieu Simon, 11e du Grand Trail des Templiers 2024, qui s’est imposé en 12h 33mn 38s. Ludovic Pommeret, parti prudemment, a signé comme à son habitude désormais une superbe remontée pour décrocher la deuxième place, à 6mn11 du vainqueur. Alex Molin Pradel complète ce premier podium du format 100M, à 22 minutes.

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Matthieu Simon, vainqueur devant Ludovic Pommeret. Photo GRV 2025

Chez les femmes, l’Allemande Ida-Sophie Hegemann a fait cavalier seul pour s’imposer en 15h 57mn 25s, réalisant une performance solide sur ce parcours exigeant qui lui vaut une 15ème place au scratch. Laura Berruer prend la deuxième place, tandis que la Suissesse Sara Ammann complète ce podium féminin.

Enthousiaste, Ida-Sophie Hegemann a particulièrement apprécié le paysage et l’ambiance : « L’ascension du Mont Ventoux a été mon moment préféré, le plus beau lever de soleil de ma vie. Tous les bénévoles, tout était parfait. J’ai vécu une superbe course ! »

Pour rappel, les 3 premiers (hommes-femmes) du 100M sont qualifiés pour l’UTMB 2026 à Chamonix.

100M 1er F Ida Spohie HEGEMANN (2) Photo GRV 2025
Ida Sophie Hegemann peut enfin manger, après avoir remporté la course. Photo GRV 2025

100K du Grand Raid Ventoux by UTMB : Ben Dhiman et Laure Paradan au sommet

Le parcours du 100K (89 km et 4600m D+) a offert une immersion complète dans la diversité des paysages du Vaucluse et du Ventoux. Depuis Malaucène, les coureurs ont traversé la réserve naturelle du Groseau, le village perché de Brantes, les gorges du Toulourenc et le col de la Chaîne, avant de rejoindre le sommet du Mont Ventoux.

Sur cet itinéraire exigeant et varié, entre crêtes, combes et patrimoine local, c’est l’Américain installé dans les Pyrénées Ben Dhiman qui s’est imposé en 7h 35mn 47s. Il devance de 8mn42 Baptiste Chassagne au terme d’une belle bataille, tandis que Thibaut Garrivier, jeune papa finalement partant à la dernière seconde, complète le podium, à 25 minutes du vainqueur.

100K 1er H Ben DHIMAN. Photo GRV 2025
Ben Dhiman tout heureux de sa victoire. Photo GRV 2025

Côté féminin, Laure Paradan a réalisé une course solide et s’est imposée en 9h 14mn 10s. Elle devance la Norvégienne Mari Klakegg Fenre et Camille Bruyas.

Là aussi, les 3 premiers (hommes-femmes) du 100K sont qualifiés pour la CCC 2026 à Chamonix.

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Laure Paradan, le V de la victoire. Photo GRV 2025

50K du Grand Raid Ventoux by UTMB : Thomas Cardin et Adeline Martin, comme d’habitude

Le parcours du 50K, avec ses 49 km et 2 400m D+, s’est contenté de rester sur les pentes du Mont Ventoux, sans chercher à aller vers le sommet. Un parcours jugé « surprenant » par Thomas Cardin, grand favori, déjà vainqueur du Trail du Ventoux début mars, qui a regretté un tracé avec trop de grands chemins et manquant de singles sauvages.

Ce qui ne l’a pas empêché de confirméer son statut de favori en remportant la course en 3h 38mn 42s. Mais la victoire a été longue à se dessiner, puisqu’il a partagé une grande partie de la course avec Antoine Charvolin, son compagnon d’allure du jour, qui prend finalement la deuxième place, à 34 secondes seulement. Loïc Rolland, compagnon de Team de Cardin, complète ce podium 100% français, arrivé 3mn37 après son coéquipier.

« J’ai eu la chance d’avoir un adversaire qui s’est transformé en compagnon de course pendant quasiment toute la durée du parcours. Avec Antoine, nous avons un passif de courses faites ensemble, donc c’était génial : une course partagée comme cela, c’est toujours agréable. J’en gardais sous le pied pour pouvoir accélérer sur les derniers kilomètres et finir en beauté. Et bravo à Loïc, troisième, excellent », a commenté Thomas Cardin à l’arrivée.

Thomas Cardin et Antoine Charvolin. Photo GRV 2025
Thomas Cardin, arrivé 34 secondes avant Antoine Charvolin, franchit la ligne avec lui en hommage à sa performance. Photo GRV 2025

Chez les femmes comme chez les hommes, c’est la gagnante du Trail du Ventoux début mars qui a remporté la course. Adeline Martin s’impose en 4h19mn51s, suivie à moins de 5 minutes de la Canadienne Sarah Bergeron Larouche et de Noémie Vachon à 18 minutes. À noter la belle 4e place de la jeune maman Audrey Tanguy pour sa course de reprise avant ses 2 grandes échéances de l’année, le 90 km du Mont-Blanc et la CCC !

Les 3 premiers (hommes-femmes) du 50K sont qualifiés pour l’OCC 2026 à Chamonix.

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Adeline Martin, comme Thomas Cardin, s’impose de nouveau après sa victoire sur le Trail du Ventoux en mars. Photo GRV 2025

20K du Grand Raid Ventoux by UTMB : Maël Allaire et Amandine Ferrato les plus rapides

Dimanche 27 avril, dernier jour de course, les 928 participantes et participants du 28 km se sont élancés après la pluie et ont pu profiter du soleil sur un parcours explosif alternant technicité et rapidité. Autant chez les femmes que chez les hommes, la victoire a été rapide et disputée jusqu’à l’arche d’arrivée à Malaucène.

Au terme d’une course menée tambour battant, c’est Maël Allaire, 4e du 23km du Mont-Blanc l’an dernier qui s’est imposé en 1h 57min 04s. Il devance de 29 secondes Thomas Butez, membre de la toute nouvelle Colibri Trail Academy, une structure d’élite créée après l’arrêt du Team Sidas-Matryx pour les 18-25 ans alliant performance sportive et développement professionnel. Sébastien Poesy termine 3e à 4mn24 du vainqueur.

Le podium masculin du 20K. Photo GRV 2025
Le podium masculin du 20K. Photo GRV 2025

Chez les femmes, Amandine Ferrato a montré qu’elle était toujours aussi rapide en s’imposant en 2h 20mn 16s, 19e au scratch. Elle devance d’un peu plus de 2 minutes Marie Goncalves, gagnante de la dernière SaintéLyon. Alice Gorry termine 3e.

Le podium féminin du 20K. Photo GRV 2025
Le podium féminin du 20K. Photo GRV 2025

Résultats complets de toutes les courses ICI

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Après Kobe au Japon, la deuxième étape des Golden Trail World Series 2025 s’est déroulée à Jinshanling, en Chine, avec une course épique, marquée par la chaleur écrasante, un terrain sec et poussiéreux et un passage mythique à travers la Grande Muraille de Chine, alternant interminables escaliers et crêtes vertigineuses à proximité de la porte Est du plus grand édifice architectural jamais construit par l’homme. Sur ce parcours aussi spectaculaire qu’exigeant, les Kényans ont été intouchables. Caroline Kimutai et Patrick Kipngeno se sont imposés, mais leurs compatriotes ont aussi pris les secondes places sur le podium.

Lire le résumé de la première étape des GTWS à Kobe, au Japon

Golden Trail World Series 2025 : Caroline Kimutai brille pour sa première course des GTWS

La course féminine a débuté samedi 26 avril à 14h00 sur une section initiale d’asphalte très rapide, permettant un départ explosif mené par Miao Yao (Chine – Salomon). Tout près, un groupe solide de favorites s’est formé, composé de Caroline Kimutai (Kenya – Milimani Runners), Joyline Chepngeno (Kenya – Milimani Runners), Madalina Florea (Roumanie – Scott), Joyce Muthoni Njeru (Kenya – NNormal) et Sara Alonso (Espagne – Asics).

Après les premiers kilomètres et de premières ascensions hautes en intensité, le groupe restait compact, tandis que le terrain sec et exigeant commençait à creuser les écarts. Après 40 minutes de course, en entrant sur la Grande Muraille, Caroline Kimutai a pris la tête de manière affirmée, suivie de très près par Chepngeno et Florea. Les incessantes montées et descentes mettaient les jambes des coureuses à rude épreuve, entraînant des changements constants en tête de course.

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Photo GTWS / rising.story / Mathis Decroux

L’accumulation d’efforts a commencé à faire la différence. Joyce Muthoni Njeru et Malen Osa (Espagne – Salomon) ont été contraintes à l’abandon, tandis que Sara Alonso remontait progressivement pour se positionner à la quatrième place, après une accélération décisive sur les sentiers. Le podium féminin semblait se dessiner : Kimutai menait avec autorité, Chepngeno résistait en deuxième position et Florea consolidait sa troisième place.

Pour sa première apparition sur le circuit des GTWS, Caroline Kimutai a brillé et s’est imposée en 2:39:14. Joyline Chepngeno s’est classée deuxième (2:41:26) et Madalina Florea troisième (2:43:15). Sara Alonso a terminé quatrième, tandis que Miao Yao complétait le top 5 après une journée exigeante sur l’un des sites les plus emblématiques de la planète.

Radieuse à l’arrivée, Caroline Kimutai résumait sa première victoire sur le circuit: « Je suis très heureuse. Cela n’a pas été facile, mais je me suis entraînée très dur de novembre jusqu’à aujourd’hui. La partie la plus difficile a été à partir du kilomètre 17, où je suis tombée plusieurs fois, mais je me suis relevée et j’ai continué. Je n’ai pas abandonné et j’ai tout donné jusqu’à la ligne d’arrivée. »

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Caroline Kimutai. Photo GTWS /rising.story / antho.dx

Golden Trail World Series 2025 : le Top 10 Féminin

1. Caroline Kimutai (Kenya–MilimaniRunners) 2:39:14
2. Joyline Chepngeno (Kenya–MilimaniRunners) 2:41:26
3. Madalina Florea (Roumanie–Scott) 2:43:15
4. Sara Alonso (Espagne–Asics) 2:44:19
5. Miao Yao (Chine–Salomon) 2:50:26
6. Takako Takamura (Japón) 2:54:21
7. Marie Nivet (France–Nike) 2:58:33
8. Lingjie Chi (Chine) 3:02:58
9. Courtney Barnes (États-Unis–Brooks) 3:05:05
10. Rachel Tomajczyk (États-Unis–Merrell) 3:06:08

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Le Top 5. Photo GTWS / rising.story / Mathis Decroux

Golden Trail World Series 2025 : Patrick Kipngeno signe le doublé

Vingt minutes après le départ des femmes, la course masculine s’est élancée sur un rythme infernal. Ezekiel Rutto (Kenya –Milimani Runners) menait les premiers instants, suivi de près par Philemon Kiriago (Kenya – Run2gether On Trail), Cesare Maestri (Italie – Nike) et Patrick Kipngeno (Kenya – Run2gether On Trail). Le tracé, technique et exigeant, combinait de longues sections de crêtes exposées au vent et des montées qui obligeaient à une gestion intelligente de l’effort.

Victorieux au Japon une semaine auparavant, Patrick Kipngeno gagnait progressivement du terrain, profitant de sa capacité d’adaptation aux changements constants de dénivelé. À mi-parcours, Kipngeno prenait la tête, suivi de près par Timothy Kibett (Kenya – Milimani Runners) et Joey Hadorn (Suisse – Salomon), excellent lecteur du terrain dans les secteurs les plus techniques.

Dans les derniers kilomètres, Patrick Kipngeno a réussi à imposer son rythme et, malgré la pression de Kiriago et Hadorn, il a conservé la tête jusqu’à franchir la ligne d’arrivée en 2:13:05, signant ainsi sa deuxième victoire consécutive sur les GTWS 2025. Philemon Kiriago a pris la deuxième place (2:13:48) et Joey Hadorn a complété le podium (2:14:03).

Après avoir franchi la ligne en vainqueur, Patrick Kipngeno déclarait : « J’étais très fatigué après la dernière course [Kobe Trail]. J’ai commencé derrière le groupe de tête, mais à partir du 17e kilomètre, je me suis dit que je voulais absolument gagner en Chine et que j’allais tout donner pour remporter la course. »

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Patrick Kipngeno. Photo GTWS /rising.story / antho.dx

Golden Trail World Series 2025 : le Top 10 Masculin

1. Patrick Kipngeno (Kenya–Run2getherOnTrail) 2:13:05
2. Philemon Ombogo Kiriago (Kenya–Run2getherOnTrail) 2:13:48
3. Joey Hadorn (Suisse–Salomon) 2:14:03
4. Timothy Kibett (Kenya–MilimaniRunners) 2:17:42
5. Cesare Maestri (Italie–Nike) 2:20:38
6. Samwel Kiprotich (Kenya–MilimaniRunners) 2:21:22
7. Daniel Pattis (Italie–Brooks) 2:23:23
8. Pierre Galbourdin (France–Brooks) 2:24:15
9. Ezekiel Rutto (Kenya–MilimaniRunners) 2:24:18
10. Sylvain Cachard (France – Hoka) 2:27:19

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Le Top 5. Photo GTWS /rising.story / antho.dx

Golden Trail World Series 2025 : direction la mer !

Les Golden Trail World Series 2025 mettent le cap sur la côte italienne pour leur troisième rendez-vous : le 17 mai prochain, ils s’affronteront sur l’Il Golfo dell’Isola Trail. Avec un départ et une arrivée à Noli, ancienne république maritime baignée par la mer de Ligurie, la course propose un parcours explosif de 26 km et 1400m D+ à travers des sentiers escarpés, des crêtes panoramiques et des falaises plongeant dans la mer Tyrrhénienne. Un terrain technique et rapide, avec le parfum de la Méditerranée et la roche sous les pieds, qui promet une nouvelle course palpitante où certains absents des étapes asiatiques devraient faire leur entrée, comme Elhousine Elazzaoui et Rémi Bonnet chez les hommes, et Sophia Laukli chez les femmes.

Retrouvez le classement général de la GTWS 2025 ICI

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Photo GTWS /rising.story / antho.dx
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Lors d’une course explosive entre escaliers, temples et chaleur accablante, le Kényan Patrick Kipngeno et l’Espagnole Sara Alonso se sont imposés lors de la 1ère des 8 courses de la Golden Trail World Series 2025, à Kobe, au Japon. Rendez-vous en Chine le 26 avril pour la 2ème étape, avec un passage très attendu sur la Grande Muraille.

Golden Trail World Series 2025 : Kobe, première étape très attendue

C’est sur un tracé très technique, jonché d’escaliers, de sentiers pavés et de descentes vertigineuses à tra- vers les forêts du mont Maya, que se sont affronté les concurrents de cette première étape de la GTWS 2025, à Kobe, au Japon, sur 4 boucles sélectives pour une distance totale de 21,3 km et un sévère 2110m D+. Avec plus de 300 coureurs en lice et une belle représentation de l’élite internationale, cette manche inaugurale a offert un spectacle de haut niveau dans un décor imprégné de symbolisme et de tradition japonaise.

Voir le parcours ICI

Golden Trail World Series 2025 : Sara Alonso fait la loi

Tradition de la GTWS, la course féminine a démarré avant celle des hommes. Dès le départ, une descente vertigineuse a donné d’emblée le ton de la journée. Joyce Njeru (Kenya – Nnormal) prenait les devants, suivie par Madalina Florea (Roumanie – Scott), Sara Alonso (Espagne – Asics), Malen Osa (Espagne – Salomon) et la Japonaise Takako Takamura. Au premier ravitaillement, Alonso prenait la tête et ne la lâchait plus jusqu’à l’arrivée.

L’humidité et la fatigue accumulée commencèrent à faire la différence dans les deuxième et troisième boucles, moment choisi par Sara Alonso pour lancer son attaque décisive. Madalina Florea tenait bon à la deuxième place, Malen Osa revenait fort et Takako Takamura restait régulière. Joyce Njeru, la championne 2024, payait son départ rapide et sortait du top 5 à la suite d’une erreur d’orientation. Sara Alonso s’imposait avec une victoire précieuse en 2:53:57, devant Madalina Florea (2:59:46) et Malen Osa (3:02:10). Takako Takamura finissait quatrième (3:02:55) et Sara Willhoit (Royaume-Uni – Scarpa) cinquième en 3:17:15.

Sara Alonso à l’arrivée : « Cet hiver, je me suis entraînée très dur et je croyais vraiment pouvoir gagner cette course. Je pense que Joyce a fait une erreur de parcours pendant la course, je suis désolée pour elle. J’ai compris que je devais rester concentrée, car j’étais en tête. Je suis très, très heureuse de commencer la saison avec une victoire. »

Sara Alonso. Photo rising story : mathis decroux
Le terrible parcours de Kobe, sous une chaleur accablante. Photo rising story / Mathis Decroux

Golden Trail World Series 2025 : le Top 10 Femmes

Le Top 10 Femmes

Golden Trail World Series 2025 : Patrick Kipngeno comme en 2024

Vingt minutes après les femmes, le départ de la course masculine était donné avec un groupe très compact mené par Joey Hadorn (Suisse – Salomon) dans la première boucle. Suivaient Sylvain Cachard (France – Hoka), Philemon Kiriago, Patrick Kipngeno (tous deux du Kenya – Run2gether On Trail) et Daniel Pattis (Italie – Brooks). Dans la deuxième boucle, Patrick Kipngeno prenait les commandes grâce à une montée impressionnante, tandis que Joey Hadorn et Philemon Kiriago restaient au contact.

PATRICK KIPNGENO. Photo rising story : mathis decroux
Patrick Kipngeno, très affûté pour cette première étape, déjà vainqueur ici même en 2024. Photo rising story / Mathis Decroux

Alors que la chaleur montait et que la course s’étirait, Bogdan Damian (Roumanie – Datacor) gagnait des places. Sylvain Cachard abandonnait à cause de la chaleur intense, et le jeune local Ryunosuke Omi (Japon – Salomon) s’invitait dans la bataille finale. Au final, Patrick Kipngeno conservait son titre à Kobe en 2:29:46, suivi de Philemon Kiriago (2:31:53), Bogdan Damian (2:31:56), Joey Hadorn (2:33:45) et Ryunosuke Omi (2:35:49), qui complétait un top 5 de prestige à domicile.

Patrick Kipngeno : « Tout d’abord, je remercie Dieu de m’avoir permis de gagner cette course à nouveau cette année. Je félicite mes concurrents et amis, qui m’ont poussé jusqu’au bout. Je suis heureux de ma performance. »

Patrick Kipngeno Winner. Photo GTWS 2025
Patrick Kipngeno remporte la course, arrivé en même temps que Madalina Florea, partie 20 minutes plus tôt. Photo GTWS 2025

Golden Trail World Series 2025 : le Top 10 Hommes

Top 10 Hommes
Le Top 10 Hommes

Golden Trail World Series 2025 : et maintenant, la Chine

Avec Kobe déjà entré dans les livres d’histoire, les Golden Trail World Series 2025 se dirigent vers leur deuxième manche. Le 26 avril prochain, les meilleurs traileurs du monde s’affronteront sur un parcours aussi mythique qu’imposant, le long de la Grande Muraille de Chine. La course, avec départ et arrivée à Jinshanling, promet une nouvelle bataille sur les 24,2 km et 1 500 m de dénivelé positif d’un des tronçons les plus spectaculaires de cette merveille du monde. Escaliers, passages exposés, pierres millénaires et décor unique seront le théâtre d’une course spectaculaire où les premiers leaders solides du circuit pourraient bien émerger.

Golden Trail World Series 2025 : le calendrier officiel

  • 19 avril : KobeTrail – 21,3km / 2109mD+ – Kobe, Japon
  • 26 avril : Jinshanling Great Wall Trail Race – 24,2 km / 1 489 m D+ – Chengde, Hebei, Chine
  • 17 mai : Il Golfo dell’ Isola Trail – 26km / 1400m D+ – Noli, Italie
  • 25 mai : Zegama-Aizkorri – 42 km / 2 736 m D+ – Zegama, Espagne
  • 22 juin : Broken Arrow Skyrace – 21,7 km / 1 433 m D+ – Olympic Valley, États-Unis
  • 29 juin : Tepec Trail – 32 km / 1800m D+ – Huascade Ocampo, Mexique
  • 2 août : Salomon Pitz Alpine Glacier Trail – 23,5 km / 1 700 m D+ – Pitztal, Autriche
  • 9 août : Sierre-Zinal – 31 km / 2 200 m D+ – Sierre, Suisse
  • Octobre (date à venir) : Grande Finale – Valle di Ledro, Garda Trentino
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