Ambassadeur de la station de Vars et fidèle participant depuis la première édition du Vars Mountain Trail, Rémi Loubet s’est brillamment illustré lors de la 11ème édition en remportant le tout nouveau Challenge 3 Formats, un format inédit qui proposait d’enchaîner sur 3 jours 3 formats de course différents : le kilomètre vertical le vendredi, le trail long de 42 km le samedi et l’épreuve rapide de 10 km le dimanche. Un défi de taille, que Rémi Loubet a relevé avec brio, finissant sur le podium de chacune des courses.

Vars Mountain Trail : Kilomètre Vertical de la Mayt, Rémi Loubet donne le ton

Le Vars Mountain Trail a démarré en puissance vendredi 25 juillet avec l’épreuve la plus explosive du week-end : le Kilomètre Vertical de la Mayt. Initialement tracé sur 3,7 km pour 1 000 mètres de dénivelé positif, le parcours a été raccourci pour des raisons de sécurité, en raison de conditions météorologiques défavorables. Malgré cela, le niveau est resté élevé, et c’est Rémi Loubet qui s’est imposé en seulement 21 minutes, lançant parfaitement son week-end et marquant les esprits dès la première épreuve. Il est suivi sur le podium par Vivien Manuel et Alban Hélie, parmi les 74 participants au départ.

Scratch Hommes
1- Rémi LOUBET – 00 :21 :50
2- Vivien MANUEL – 00 :22 :13
3- Alban HELIE – 00 :22 :34

Scratch Femmes
1- Nina THAUVIN – 00 :27 :20
2- Nathalie QUILGHINI – 00 :28 :31
3- Domino DEBEYRE – 00 :29 :53

Rémi Loubet Vars Mountain Trail 2025 - Kilomètre vertical - Crédit Damiano Benedetto (2)
Rémi Loubet lors du Kilomètre Vertical du Vars Mountain Trail 2025. Photo Damiano Benedetto

Vars Mountain Trail : Le Tour des Crêtes, la belle du Challenge 3 Formats

Épreuve emblématique du Vars Mountain Trail, le Tour des Crêtes a réuni 254 participants samedi 26 juillet venus disputer cette course panoramique devenue mythique de 42 km et 3100m D+. Un véritable voyage à 360° à travers les sommets du domaine de Vars : Razis, Chabrières, col de Vars, Paneyron, lac de l’Étoile, jusqu’aux spectaculaires crêtes de Vars qui donnent leur nom à l’épreuve.

Chez les hommes, la victoire est revenue à Morgan FALSE en 5h07, tandis que Laurence LACOTTE s’est imposée chez les femmes en 6h53. Déjà vainqueur du kilomètre vertical la veille, Rémi LOUBET s’est offert une belle troisième place.

Scratch Hommes
1- Morgan FALSE – 05 :07 :10
2- Valentin CHANRON – 05 :16 :13
3- Rémi LOUBET – 05 :18 :44

Scratch Femmes
1- Laurence LACOTTE – 06 :53 :49
2- Nathalie DALLE – 06 :56 :19
3- Anaëlle CHANTEAU – 07 :04 :00

Vars Mountain Trail 2025 - 42 et 23 km - Crédit Thibaut Blais (4)
Vars Mountain Trail 2025. Photo Thibaut Blais

Vars Mountain Trail : La Foulée du Château pour finir le Challenge 3 Formats

Dimanche 27 juillet, La Foulée du Château a rassemblé 258 participants sur un parcours exigeant et panoramique de 10 km et 430m D+, proposé cette année dans le sens inverse de l’édition précédente. Un choix salué par les coureurs, qui ont pu profiter d’une vue imprenable sur l’Eyssina, sommet emblématique de Vars. C’est Jules Peytavi qui s’est imposé en 49 minutes, devant Nicolas Tullier et Rémi Loubet, troisième malgré les deux courses déjà dans les jambes.

Scratch Hommes
1- Jules PEYTAVI – 00 :49 :28
2- Nicolas TULLIER – 00 :50 :13
3- Rémi LOUBET – 00 :50 :34

Scratch Femmes
1- Lili-Meije DELAUNAY-FOLGLINO – 00 :54 :24
2- Mathilde PUCHE – 01 :01 :08
3- Camille CHANRON – 01 :01 :48

Vars Mountain Trail 2024 - 23 et 42km - Crédit photo Louis Billy (7)_1
Photo Louis Billy

Vars Mountain Trail : Rémi Loubet vainqueur du Challenge 3 Formats

Vainqueur du kilomètre vertical, puis auteur de deux belles troisièmes places sur le 42 km et le 10 km, démontrant une régularité et une ténacité exemplaires tout au long du week-end, Rémi Loubet s’est donc logiquement imposé sur ce tout nouveau Challenge 3 Formats. À l’issue de l’épreuve, il partageait son ressenti : « C’était dur d’enchaîner les journées. Le KV s’est étonnamment bien passé, je ne pensais pas être en forme sur ce type d’épreuve. Sur le 42 km, j’ai connu un début difficile, mais j’ai bien géré mon alimentation pour finir fort. Et le 10 km, malgré la fatigue et un départ compliqué, je me suis accroché mentalement pour remonter et terminer sur le podium. »

Scratch Hommes
Rémi Loubet
Nicolas Tullier
Thibault Costaz

Scratch Femmes
Nathalie Quilghini
Christèle Le Roux

Vars Mountain Trail : Les 5 Cols, une arrivée main dans la main

Une quatrième course a eu lieu lors de cette 11ème édition du Vars Mountain Trail, le 23 km et 1400m D+ des 5 Cols. Avec un départ donné au col de Vars, point central et emblématique du parcours du 42 km, le format 23 km des 5 Cols a rassemblé une affluence record de 500 coureurs. Ce tracé a permis aux participants de partager une partie des sentiers avec les marathoniens, partis 2h30 plus tôt. Côté performance, la victoire masculine s’est jouée dans un bel esprit sportif, avec une arrivée conjointe de Thibaud Baudoin et Fabien Bristot en 2h26. Chez les femmes, Delphine Duros s’impose en 3h01, au terme d’une course exigeante et engagée.

Scratch Hommes
1- Thibaud BAUDOIN – 02 :26 :43
2- Fabien BRISTOT – 02 :26 :43
3- Bastien HUBAUD – 02 :30 :04

Scratch Femmes
1- Delphine DUROS – 03 :01 :22
2- Alexia COUDRAY – 03 :03 :14
3- Esther PASLIER – 03 :04 :21

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Retenez la date : les 9 et 10 août 2025, le Corbier se transforme en spot de trail pour la 1ère édition du Trail du Corbier, au cœur des paysages exceptionnels du domaine Les Sybelles. Un rendez-vous à ne pas manquer dans l’un des plus beaux massifs des Alpes pour un retour à l’essence même du trail, brut et immersif. Tout ce qu’on aime !

Voir le teaser de l’événement

Trail du Corbier : grande première au Mont Charvin, Aiguilles d’Arve en vue

Entre cols mythiques et sommets emblématique, alpages verdoyants, crêtes aériennes, passages techniques et singles en balcon, du Col d’Arves au Mont Charvin en passant par la Pointe du Corbier, l’Ouillon et le Col de la Chal, les sentiers d’altitude offriront des vues imprenables sur les Aiguilles d’Arve et les massifs environnants.

À faire absolument : l’ascension du mythique Mont Charvin culminant à 2207 mètres et dominant Saint-Jean-de-Maurienne, une première dans le cadre d’une course ! Imposant, majestueux, ce sommet emblématique du massif des Arves est bien plus qu’un repère géographique : c’est un symbole local, témoin de nombreuses aventures en montagne. Depuis ses flancs, les coureurs profiteront d’une vue panoramique sur la vallée de la Maurienne et les crêtes du Domaine Les Sybelles. Un passage mythique qui promet un moment fort en émotion, à la hauteur de l’effort fourni pour l’atteindre.

TRAIL DU CORBIER 1 Photo Corbier Tourisme
Photo Corbier Tourisme

Trail du Corbier : 5 courses au programme pour un week-end 100% trail

Le Trail du Corbier, c’est la promesse d’un événement ouvert, qui conjugue exigence et accessibilité. Que vous soyez amateur de grands défis, comme l’ascension du Mont Charvin, ou en quête d’un trail plaisir et accessible, chacun trouvera sa voie. La diversité des profils, des panoramas et des terrains fait de ce rendez-vous un moment sportif fédérateur, idéal à vivre entre amis, en famille ou en solo.

Les enfants ne seront pas oubliés avec plusieurs épreuves juste pour eux sur le Trail des Pitchounes ! Et pour les traileurs en quête de défi, il est possible de participer à une épreuve chaque jour. Un moyen de cumuler les plaisirs et de vivre une expérience sportive complète sur l’ensemble du week-end.

TRAIL DU CORBIER 1 Photo Corbier Tourisme
Photo Corbier Tourisme

Le samedi 9 août :

– KV de la pointe : 5,2km et 1000m D+ pour un tracé explosif qui va faire tès mal aux cuisses !

– Trail Nocturne : 7,2km et 320m D+, avec départ au crépuscule pour une expérience unique à la frontale, dans l’ambiance magique des sentiers sous les étoiles.

– Trail des Pitchounes : des parcours adaptés à chaque tranche d’âge pour une première expérience en pleine nature.

Le dimanche 10 août :

– Trail des Sybelles : 32km et 2100m D+ pour le parcours phare, une véritable épopée alpine ! Ouvert également en relais à deux.

– Trail du Charvin : 16km et 1110m D+ pour un format intense et technique destiné à ceux qui aiment le rythme et le vertical !

– Trail de l’Ouillon : 9km et 250m D+ / 950mD-, un parcours ludique et aérien le long des crêtes panoramiques, avec un profil majoritairement descendant, idéal pour une première expérience en trail.

Infos et inscriptions ICI

TRAIL DU CORBIER Photo Corbier Tourisme
Photo Corbier Tourisme
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Après les championnats de France de course en montagne qui se sont déroulés le week-end du 6-7 juillet (voir les résultats en fin d’article), c’était au tour des championnats de France de trail le week-end du 12-13 à Val d’Isère, dans le cadre du High Trail Vanoise. Les favoris n’ont pas manqué leur rendez-vous, et ont pris date pour les championnats du monde qui se dérouleront en Espagne fin septembre.

Championnat de France de Trail Long : Benjamin Roubiol, encore titré

Champion du monde en titre, vice-champion d’Europe et champion de France en titre, Benjamin Roubiol fait partie des athlètes qui aiment les championnats. Il l’a encore prouvé lors de cette compétition. Après avoir laissé partir l’échappé matinale, Benjamin Roubiol a fini par recoller et se détacher pour décrocher le titre sur un superbe parcours de 72km et 5050m D+ marqué par des passages en altitude, notamment au col de l’Iseran. En 7h48mn36s, il devance de 2 minutes Louison Coiffet et de 9 minutes Baptiste Chassagne, les 2 autres favoris.

Les 3 athlètes gagnent leur sélection pour les Mondiaux de Trail 2025 qui se dérouleront à Canfranc-Pirineos, en Espagne, fin septembre. Ils rejoignent Thomas Cardin, déjà sélectionné grâce à son titre européen, et formeront une sacrée équipe pour jouer le titre en individuel et en collectif.

Benjamin Roubiol. Photo PaolllaPix : FFA
Benjamin Roubiol. Photo PaolllaPix : FFA
Podium Trail Long. Photo PaolllaPix : FFA
Podium Trail Long. Photo PaolllaPix : FFA

Championnat de France de Trail Long : Hillary Gerardi au paradis

Hillary Gerardi est devenue championne de France de trail long, un titre auquel elle ne s’attendait pas, elle qui, américaine de naissance, a obtenu la nationalité française il y a 2 ans et rêvait de faire un podium pour décrocher une sélection pour les Championnats du Monde de Trail qui auront lieu à Canfranc fin septembre. « Pour honorer ce pays que j’ai choisi et qui m’a accueillie », nous disait-elle il y a quelques mois lors d’une interview en forme de déclaration d’amour.

Parfaite dans sa gestion de course, notamment les difficultés que représentaient les passages répétés au col de l’Iseran, en haute altitude, la recordwoman de l’ascension du mont-Blanc en aller-retour depuis Chamonix a profité de l’abandon au 55ème kilomètre de la favorite Anne-Lise Rousset, qui menait depuis le début mais a été victime à la fois de problèmes gastriques et du MAM (mal aigu des montagnes), pour prendre la tête et s’imposer. Créditée d’un chrono de 9h25mn27s, elle devance Jennifer Lemoine, 2ème, de 7 minutes et Anne-Cécile Thévenot, 3ème, de 9 minutes.

Hillary Gerardi. Photo PaolllaPix : FFA
Hillary Gerardi. Photo PaolllaPix : FFA
Podium Trail Long Femmes. Photo PaolllaPix : FFA
Podium Trail Long Femmes. Photo PaolllaPix : FFA

Championnat de France de Trail Court : Fred Tranchand impressionnant

Parti seul en tête dès la première montée, au 4ème kilomètre, Frédéric Tranchand a survolé l’épreuve pour décrocher le titre. Il boucle les 32,6km et 2630m d+ en 3h06mn22s. Avec son titre de Champion de France de Course Verticale obtenu le week-end précédent lors des France de Course en Montagne, il réalise un doublé impressionnant et sera à suivre lors des Championnats du Monde fin septembre à Canfranc. Derrière lui, un solide Sylvain Cachard prend la 2ème place à 4 minutes, et Thomas Butez s’adjuge le bronze à 11 minutes.

Frédéric Tranchand. Photo PaolllaPix : FFA
Frédéric Tranchand. Photo PaolllaPix : FFA
Podium Trail Court. Photo PaolllaPix : FFA
Podium Trail Court. Photo PaolllaPix : FFA

Championnat de France de Trail Court : Cécile Jarousseau en patronne

Chez les femmes, après avoir mené toute la première partie de course, Lucille Germain, qui a déjà remporté 3 manches de Coupe du Monde de Skyrunning ce début de saison, n’a pas tenu la distance. Son « bourreau » a un nom : Cécile Jarousseau, championne de France de cross country 2024 et de course en montagne 2023. Cette dernière, partie prudemment, a parfaitement géré sa course pour revenir sur la championne de skyrunning dans la montée de l’Iseran et s’offrir la médaille d’or en 3h48mn22s, ajoutant un titre à sa collection. Lucille Germain termine en argent à 6 minutes, le bronze revenant à Emilie Menuet (4h01mn31s).

Voir tous les résultats des courses ICI

Cécile Jarousseau.Photo PaolllaPix : FFA
Cécile Jarousseau.Photo PaolllaPix : FFA
Podium Trail Court Femmes.Photo PaolllaPix : FFA
Podium Trail Court Femmes.Photo PaolllaPix : FFA

Championnats de France de Course en Montagne : Frédéric Tranchand et Christel Dewalle en pleine face !

C’est une piste mythique, la Face de Bellevarde, à Val d’Isère, 3,4km et 965mD+, qui a servi de cadre au championnat de France de Course Verticale 2025. Sur cette pente terrible, avec une fin de parcours monstrueuse et sous un soleil de plomb, Frédéric Tranchand s’est imposé de justesse en 34mn57, avec 4 secondes d’avance sur Dylan Ribeiro et 15 sur Anselme Damevin ex-æquo avec Louison Coiffet, champion d’Europe 2023 de Kilomètre Vertical, qui avait également éclaboussé de tout son talent le 110km du Restonica Trail l’an dernier en pulvérisant le record de l’épreuve réputé intouchable du Corse Lambert Santelli.

Chez les femmes, c’est sans surprise la spécialiste de l’exercice Christel Dewalle qui s’est imposée en 38mn44, 14e au scratch, 1 semaine après sa 5ème victoire sur le KV du Marathon du Mont-Blanc. Jessica Pardin, 2ème, est reléguée à 4 minutes (42mn44). Le bronze revient à Céline Jeannier en 44mn14.

Corentin Capelier et Nelly Clément Champions de France de course en montagne

1h02mn40s ont suffi au sociétaire de l’Athlétisme Lozère, plutôt spécialisé route et cross, pour venir à bout des 12,6km du Championnat de France de Course en Montagne disputé à Val d’Isère dans le cadre du High Trail Vanoise et s’adjuger le titre. Malgré un plateau relevé, il a fait la course en tête et créé la surprise en devançant à l’arrivée le champion de France 2024 Théodore Klein de 11 secondes. Romain Discher, 3ème à 20 secondes, complète le podium.

Chez les femmes, le titre revient à Nelly Clément en 1h12mn03. Elle conserve ainsi sa couronne acquise l’an dernier à Briançon. Nelly Clément devance l’increvable Christel Dewalle, titrée la veille sur la Course Verticale, de 35 secondes. Marie Nivet complète le podium en 1h13mn50s.

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La 16ème édition du Trail Verbier St-Bernard by UTMB a rassemblé plus de 5400 participants au cœur du Val de Bagnes, en Suisse, du 11 au 13 juillet. Su rles deux plus longs formats, la X-Alpine (140km) et la X-Traversée (100km), les Français ont tout raflé, avec les victoires de Beñat Marmissolle et Céline Finas dans la première, d’Aurélien Dunand-Pallaz et de Caroline Chaverot dans la deuxième.

Trail Verbier St-Bernard by UTMB : Beñat Marmissolle survole la X-Alpine

C’était la revanche qu’il attendait, et il n’a pas manqué son rendez-vous. Frustré par son abandon quelques jours plus tôt au bout de moins de 30 kilomètres dans le 120km du Lavaredo Ultra-Trail, en Italie, Beñat Marmissolle s’était inscrit au dernier moment sur le grand format de 140km et 9200mD+ du Verbier St-Bernard. Et ce samedi 12 juillet, le Basque n’a pas raté son coup. Oubliés les problèmes gastriques rencontrés dès le début de son périple italien, il a non seulement survolé la course, mais il a pulvérisé le précédent record de l’épreuve en un temps de 18h41mn47s. Loin derrière, à plus d’une heure et quart, le Français Anthony Costa a pris la 2ème place. Le Suisse Tristan Blanchard termine à la 3ème place.

Beñat Marmissolle
Beñat Marmissolle. Photo UTMB GROUP

« La X-Alpine est l’un des parcours les plus beaux et les plus difficiles du circuit UTMB World Series. Les paysages sont extraordinaires ! Quel bonheur d’avoir courru sur ces sentiers-là, même si c’était très dur. Je suis très heureux et je voudrais remercier tout le monde, l’organisation, les bénévoles et le public, vous êtes magiques », a déclaré Beñat Marmissolle au bout de son aventure, très ému.

Sur ce même parcours, on a pu assister à un exploit en mode remontada de Céline Finas. 130ème au 15ème kilomètre, la Française est revenue de très loin pour finir 15ème au général. Elle s’impose dans la course féminine en 24h43, ayant comblé 15 minutes de retard sur Salomé Schmitt, 2ème, dans la dernière ascension. Une troisième Française parfait le tableau, Melinda Parfait, 3ème en 25h34.

Céline Finas
Céline Finas. Photo UTMB GROUP

Trail Verbier St-Bernard by UTMB : les podiums de l’X-Alpine

Podium féminin :

  • 1. Céline Finas, Française, 24h43m09’
  • 2. Salome Schmitt, Française, 25h00m00’
  • 3. Melinda Parfait, Française, 25h34m05’

Podium masculin :

  • 1. Beñat Marmissole ; Française, 18h41m47’
  • 2. Anthony Costa, Français, 19h57m23’
  • 3. Tristan Blanchard, Suisse, 20h26m27’

Trail Verbier St-Bernard by UTMB : Aurélien Dunand-Pallaz et Caroline Chaverot impériaux sur la X-Traversée

Si la distance était plus courte, les difficultés n’étaient pas moins importantes pour la X-Traversée, ses 76km et ses 5 cols à franchir pour un dénivelé de 5300m D+. Après un départ donné à la Fouly, un passage aux sublimes Lacs Fenêtre, la traversée des 5 cols à franchir débute par le col Fenêtre, suit le mythique et historique col du Grand St-Bernard. Vient ensuite le col des Chevaux avec la descente la plus raide du parcours, puis le charmant col de Mille où se situe la cabane du même nom.

La course se poursuit pour atteindre le col des Avouillons qui offre une vue plongeante et somptueuse du site glaciaire de Panossière et sur le Grand Combin (4314m). Le passage par la fameuse passerelle de Corbassière (190m de long) sublime cette magnifique X-Traversée, avant que la montée du « mur » de 1200m vienne corser le final pour atteindre la ligne d’arrivée.

Sur cet exigeant parcours, Aurélien Dunand-Pallaz a renoué avec la victoire en 9h08 côté masculin, tandis que l’expérimentée Caroline Chaverot, légendaire gagnante de l’UTMB 2016, a réussi l’exploit de devancer la favorite suédoise Anna Carlsson.

Aurélien Dunand-Pallaz
Aurélien Dunand-Pallaz. Photo UTMB GROUP

« C’était un parcours magnifique, très technique, très beau. Je connaissais déjà le Val de Bagnes, j’ai fait beaucoup de VTT dans la région, mais cette course était encore différente de tout ce que j’avais vu, c’était vraiment incroyable ! », a déclaré la gagnante.

Caroline Chaverot
Caroline Chaverot. Photo UTMB GROUP

Trail Verbier St-Bernard by UTMB : les podiums de l’X-Traversée

Podium féminin :

  • 1. Caroline Chaverot, Française, 11H08m56’
  • 2. Anna Carlsson, Suédoise, 11h20m45’
  • 3. Dioni Gorla, Allemande, 11H23m11’

Podium masculin :

  • 1. Aurélien Dunand-Pallaz, Français, 09h08m55’
  • 2. Matis Leray, Français, 09h30m28’
  • 3. Tom Joly, Royaume-Uni, 09h40m01’

Trail Verbier St-Bernard by UTMB : les podiums des autres courses

Verbier Marathon – 43 km et 3200m D+

Podium féminin :

  • 1. Candice Fertin, Française, 05h23m55’
  • 2. Judith Meskers, Néérlandaise, 05h45m48’
  • 3. Hélène Delmée, Belge, 05h50m22’

Podium masculin :

  • 1. Dominik Hohenleitner, Allemand, 04h35m53’
  • 2. Anders Haga, Norvège, 04h42m45’
  • 3. Mattia Bertoncini, Italien, 04h43m10’
Candice Fertin
Candice Fertin. Photo UTMB GROUP

X-Plore – 28 km et 1700m D+

Podium féminin :

  • 1. Anouk Gavillet, Suisse, 3h11m47’
  • 2. Isabelle Oblom Delattre, Suèdoise, 3h12m20’
  • 3. Marie Genay, Française, 3h14m33’

Podium masculin :

  • 1. Alvin Alexandre, Français, 2h37m52’
  • 2. Cesar Costa, Suisse, 2h40m40’
  • 3. Chris Brown, Royaume-Uni, 2h40m51’

VOIR TOUS LES RÉSULTATS DES COURSES ICI

VERBIER
Photo UTMB GROUP
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En 2024, Ludovic Pommeret avait fait frissonner la planète trail en remportant la Hardrock 100 après un cavalier seul de plus de 21 heures et en battant de quelques minutes le record de la boucle de Silverton dans le sens des aiguilles d’une montre détenu par Kilian Jornet. Cette année, « Ludo » a remis ça, en s’imposant avec panache sur la boucle dans le sens inverse, devenant le premier Français à remporter l’épreuve deux fois de suite. Une machine ! Même admiration côté féminin, où la favorite Katie Schide a survolé le course et dynamité le record de Courtney Dauwalter.

Hardrock 100 : 4 favoris dans la course homme

S’aligner sur la ligne de départ avec le statut d’homme à battre n’est jamais très confortable. Or cette année, Ludovic Pommeret, tenant du titre, pouvait sentir la pression sur ses épaules. Certes, à pratiquement 50 ans (le 22 juillet!), le bonhomme a de l’expérience et sait prendre du recul, mais il n’empêche : devenu « traileur professionnel à plein temps » depuis le 1er avril 2025, donc n’ayant « plus que ça à faire », il allait falloir assurer.

Et les adversaires de taille ne manquaient pas, à commencer par ses compatriotes Mathieu Blanchard et Germain Grangier. Mathieu Blanchard, on le sait, avait fait de cette Hardrock son objectif principal de l’année. Germain Grangier, lui, voulait continuer la bonne dynamique 2025 qui l’avait vu s’imposer sur le format 100M (73km) du Chianti Ultra Trail et prendre la 5ème place du MIUT.

Et il fallait aussi compter sur l’Américain Zach Miller, qui après sa déception de l’an dernier, où il avait subi une opération de l’appendicite 7 jours avant la course et avait été interdit de départ la veille par le comité médical de l’épreuve, revenait cette année avec une furieuse envie d’en découdre.

Lire l’article sur le record de Ludovic Pommeret de 2024 ICI

ZACH
Zach Miller, décidé à prendre sa revanche sur le sort. Photo Hardrock

Hardrock 100 : la petite remontada de Ludovic Pommeret

Et ce qui devait arriver arriva, avec un départ tonitruant de Zach Miller, remonté comme un coucou, courant à sa manière, c’est-à-dire avec fougue et panache, prêt à tout donner, en espérant que ça passe. Derrière, Mathieu Blanchard et Germain Grangier menaient la chasse, tandis que Ludovic Pommeret, plus prudent, prenait son rythme. Un rythme qu’il n’allait plus lâcher, et qui allait lui permettre de faire une remontada dont il a le secret.

Bien sûr, rien à voir avec la fameuse remontada de l’UTMB 2016, où de la 48ème place au KM 50 à 45 minutes du leader (ce même Zach Miller, justement), il avait croqué tous ses adversaires pour s’imposer. D’ailleurs, il le dit lui même : « Sur une Hardrock, où on est moins de 150 au départ et 4 ou 5 à pouvoir gagner, pas question de se retrouver 50ème, sinon c’est mort. » C’est donc de la 4ème place que le Maître des Remontadas est revenu, pour prendre la tête au 30ème mile, juste avant le tiers de course. Plus personne n’allait le revoir, et Mathieu Blanchard allait même, àlors d’un ravitaillement, exprimer à son équipe d’assistance toute son admiration pour la façon dont Ludo gérait les descentes : « C’est un monstre en descente ! »

MATHIEU
Mathieu Blanchard, impressionné par Ludovic Pommeret. Photo Hardrock

Hardrock 100 : Ludovic Pommeret, premier Français à réaliser le doublé !

Épaulé par 2 pacers de luxe, coéquipiers du team Hoka, tout d’abord Jim Walmsley du 50ème jusqu’au 75ème mile, à Telluride, puis Vincent Bouillard pour la fin, Ludovic Pommeret n’a, comme l’an dernier, jamais sembler marquer le coup. De ses immenses foulées, il a dévoré le sentier qui l’a ramené à Silverton pour embrasser le rocher au bélier au milieu de la nuit. Longtemps dans les temps du chrono record de François D’Haene de 21h 45mn 51s établi en 2023, il termine finalement en 22h 21mn 52s.

Il rentre ainsi dans le cercle très fermé des athlètes masculins ayant réussi à s’imposer 2 fois de suite sur la boucle de Silverton, dans un sens puis dans l’autre : David Horton en 1992 et 1993, lors des 2 premières éditions, Karl Meltzer en 2001 et 2003 (l’édition 2002 ayant été annulée en raison d’incendies de forêt) puis en 2005 et 2006 (5 victoires en tout), et enfin le Patron Kilian Jornet, 4 fois de suite de 2014 à 2017 (5 victoires en tout). Il est donc le premier Français à réaliser cet exploit, ni Julien Chorier (2à11), ni Sébastien Chaigneau (2013) ni François D’Haene (2021) ni Aurélien Dunand-Pallaz (2023) n’ayant gagné une 2ème fois!

Derrière Ludovic Pommeret, Mathieu Blanchard prend la 2ème place et Germain Grangier la 3ème, signant un triplé français historique.

LUDOVIC
Ludovic Pommeret, seul au monde, et N°1 à jamais. Photo Hardrock

Hardrock 100 : Katie Schide supersonique

Bien sûr, Courtney Dauwalter, détentrice des records de la Hardrock dans les 2 sens, n’était pas sur la ligne de départ, privant l’Américaine Katie Schide d’une redoutable adversaire. Mais celle-ci ne s’est jamais préoccupée de savoir contre qui elle allait se battre, préférant se focaliser sur sa course. Et elle ne cachait pas qu’elle avait fait de la Hardrock, qu’elle disputait pour la première fois, son principal objectif de l’année. Ses principales adversaires du jour, Manon Bohard côté tricolore et Katarina Hartmuth côté allemand, étaient prévenues.

De suspense, il n’y en eut aucun. Partie seule en tête, dans le sillage immédiat des meilleurs hommes, Katie Schide ne fut jamais inquiétée. Finalement, son seul adversaire fut… le chronomètre. Car bien entendu, le record de Courtney fut tout de suite dans le viseur. À Telluride, aux trois-quarts du parcours, elle comptait toujours quelques minutes d’avance…

Au final, Katie Schide s’impose magistralement en 25h50mn23s, reléguant Courtney Dauwalter et ses 26h14mn08s de 2023 aux oubliettes.

Derrière elle, Manon Bohard prend une très belle 2ème place, et l’Allemande Katarina Hartmuth la 3ème.

KATIE
Katie Schide en mode missile. Photo Hardrock
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Après une campagne d’inscriptions très dynamique fin 2024, ils étaient près de 2100 traileurs à se retrouver à Guillestre les 4, 5 et 6 juillet, impatients de découvrir ou redécouvrir les merveilles du Queyras concoctées par les organisateurs du Grand Raid du Guillestrois-Queyras. Si l’édition 2024 avait été marquée par une météo capricieuse et une neige abondante sur les hauts cols, celle de 2025 s’annonçait bien plus clémente, les quatre semaines de canicule du mois de juin ayant fait disparaître les derniers névés et permettant de nouveau pour les engagés des 2 plus longues distances de grimper jusqu’au sommet du Pic de Caramantran (3025 m), point culminant de la course. Une épopée grandiose et éprouvante !

Grand Raid du Guillestrois-Queyras : un Ultra Tour taillé pour les costauds

Dès le vendredi 4 juillet à 5h, les 300 partants de l’éprouvant Ultra Tour (170 km, 11 000 m D+) se lançaient à l’assaut d’un parcours taillé pour les costauds. Au programme, un enchaînement mythique de 12 cols et sommets à franchir, parmi les plus exigeants d’’Europe : Col Garnier, Col de Furfande, Col du Tronchet, Col de Péas, Pic du Malrif, Collette de Gilly, Col Vieux, Pic de Caramantran, Col des Estronques, Col Girardin, Col de Serenne et Col Sous Escreins. Seuls 55% des participants en viendront à bout.

David Gonthier
Photo David Gonthier

Grand Raid du Guillestrois-Queyras : le triomphe d’Aline Coquard

Chez les femmes, Audrey Bassac (Team Vibram), très offensive dès le départ, possédait plus d’une heure d’avance sur Aline Coquard au Refuge Agnel (km 92). Mais à partir de Saint-Véran (km 108), la dynamique s’est inversée : Aline Coquard est revenue progressivement et a pris la tête dans l’avant-dernière difficulté, le Col de Serenne, avant de creuser l’écart jusqu’à Guillestre. Un beau retournement de situation. Maïté Michaud a complété le podium.

Aline Coquard. Photo Gaël Ripoll
Aline Coquard. Photo Gaël Ripoll

Grand Raid du Guillestrois-Queyras : Julien Christin-Benoit au finish

Côté hommes, le favori Sylvain Guillon a dû jeter l’éponge à Ristolas (km 77), victime d’un coup de chaud. La bataille pour la victoire finale a alors opposé David Leveille, Mayennais, à Julien Christin-Benoit, Haut-Savoyard. D’abord en tête, David Leveille a été repris dans l’ascension du Col des Estronques. Julien Christin-Benoit est parvenu à conserver sa première place jusqu’à l’arrivée, avec 11 minutes d’avance. Victor Ferment a terminé à la 3ème place.

Christin-Benoit. Photo Olivier Heimana
Julien Christin-Benoit. Photo Olivier Heimana
Les podiums de l'Ultra Tour. Source Sportips
Les podiums de l’Ultra Tour. Source Sportips

Grand Raid du Guillestrois-Queyras : les résultats des autres courses

Sur la Grande Traversée (105 km et 6600m D+), l’Italien Davide Rivero et Emily Cambier (MSN 73) se sont imposés avec autorité.

Les podiums de La Grande Traversée. Source Sportips
Les podiums de La Grande Traversée. Source Sportips

Le Trail des Crêtes (67 km et 4250m D+) a offert un joli duel entre Clément Desille et Florent Paybou, séparés de seulement… 54 secondes à l’arrivée ! Chez les femmes, victoire nette de Célia Taix.

Les podiums du Trail des Crêtes. Source Sportips
Les podiums du Trail des Crêtes. Source Sportips

Sur le Trail des Lacs (50 km et 3200m D+), Julien Brunet (Team Provence Endurance) et Élodie Colegno l’emportent.

Les podiums du Trail des Lacs. Source Sportips
Les podiums du Trail des Lacs. Source Sportips

Enfin, sur la Skyrace du Rif Bel (25 km et 1750m D+), ce sont Mathias Hervas et Alexia Coudray qui montent sur la plus haute marche du podium.

Les podiums de la SkyRace du Rif Bel. Source Sportips
Les podiums de la SkyRace du Rif Bel. Source Sportips

Grand Raid du Guillestrois-Queyras : une édition rayonnante, à l’image du Queyras

Cette 4ème édition a une fois de plus conquis les cœurs : paysages sublimes, ambiance conviviale, organisation millimétrée, et surtout, l’engagement sans faille des 230 bénévoles, salués unanimement par les coureurs à l’arrivée. De quoi ravir Pierre Kaftandjian, organisateur de l’événement : « Nous travaillons d’arrache-pied pendant six mois pour offrir aux coureurs une expérience inoubliable. Quand tout se passe aussi bien et que les retours sont si enthousiastes, c’est une immense satisfaction. Nous avons réussi à créer un événement qui fait rayonner le Queyras dans toute sa magie et son authenticité. »

Voir les résultats complets de toutes les courses ICI

Photo David Gonthier
Photo David Gonthier
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Du 4 au 6 juillet, Morzine a accueilli l’un des événements phares du circuit SPARTAN. Près de 11 000 participants représentant 42 nationalités ont relevé les défis extrêmes de l’ULTRA, de la BEAST, de la SUPER et du SPRINT, sous un soleil écrasant et dans un décor alpin spectaculaire. Point fort du week-end : l’ULTRA 50K, support du Championnat du Monde SPARTAN ULTRA, a vu la victoire historique de Leslie Lejeune, première Française à devenir Championne du Monde. Mais Morzine était également une étape décisive des France National Series, le championnat de France officiel.

Championnat du Monde Spartan Ultra : Leslie Lejeune dans l’histoire

Le vendredi 4 juillet 2025 restera à jamais gravé dans sa mémoire. Car c’est ce jour-là, à Morzine, que la Française Leslie Lejeune a réalisé un exploit monumental en s’imposant au terme de plus de 8 heures d’effort extrême lors de l’édition 2025 du Championnat du Monde SPARTAN ULTRA. Une victoire magistrale sur un parcours redoutable de 50 km et 60 obstacles D+3030m qui place la tricolore au sommet du circuit mondial.

Avec un chrono impressionnant de 8h02’15, Leslie Lejeune a pris le dessus sur la Britannique Andréa Berquez (8h17’45) et la Philippine Sandi Menchi Abahan (8h34’22), signant ainsi la plus belle performance française de l’histoire de la discipline. Portée par une préparation sans faille et une détermination de fer, elle offre à la France un titre mondial inattendu !

LESLIE LEJEUNE
Leslie Lejeune. Photo Spartan

Championnat du Monde SPARTAN ULTRA : Jonathan Garcia et Thibault Jean au pied du podium

Du côté masculin, la course n’a pas souri à Thibault Jean, vice-champion du monde 2024 et grand espoir de la délégation française. Malgré un bon départ, le Français n’a pas pu suivre le rythme imposé par l’Italien Luca Pescollderungg, tenant du titre et vainqueur en 6h25’18. Il termine à une cinquième place décevante. Le podium est complété par le Canadien Ryan Atkins (6h29’03) et le Suisse Antoine Freymond (6h35’48). Le premier Français, Jonathan Garcia, échoue au pied du podium.

Luca-Pescollderungg
Luca Pescollderungg. Photo Spartan

Le podium du Championnat du Monde SPARTAN ULTRA – 50K l 60 obstacles

FEMMES

#1 : Leslie LEJEUNE – FRA –  8:02:15

#2 : Andréa BERQUEZ – GB –  8:17:45

#3 : Sandi MENCHI ABAHAN – PHI –  8:34:22

HOMMES

#1 : Luca Pescollderungg – ITA  06:25:18

#2 : Ryan ATKINS – CAN – 6:29:03

#3 : Antoine FREYMOND – SUI –  6:35:48 

Morzine, une étape clé des France National Series

La course SUPER 10K et 20 obstacles du dimanche 6 juillet comptait pour les France National Series, le championnat de France officiel de la discipline. Cette étape stratégique a réuni l’élite nationale dans une configuration particulièrement exigeante, à plus de 1 000 mètres d’altitude !

Le niveau relevé de la compétition s’est traduit par un podium masculin 100 % français, dominé par Gregory Basilico, double champion du monde Trifecta (2023 & 2024) et titré sur la Beast à Abou Dhabi, de retour sur le circuit national. Il devance David Labrosse et Jonathan Garcia, ce dernier auteur d’un bel enchaînement après sa 4e place sur l’Ultra de 50K et 60 obstacles du vendredi.

Chez les femmes, Jezabel Kremer s’impose avec autorité. De retour aux avant-postes après s’être illustrée sur le circuit Hyrox, elle montre qu’elle reste une référence sur les parcours Spartan.

Christophe Lemaitre au départ de la SPRINT

C’était l’un des nombreux moments forts du week-end : la participation du champion olympique Christophe Lemaitre à la course SPRINT 5K (20 obstacles). Habitué à la piste, il a découvert l’univers Spartan avec curiosité et engagement, au milieu des autres coureurs, terminant la course à la 545ème place sur 1650 engagés.

« C’est une autre dimension de l’effort, très loin de ce que je connais, mais avec une intensité incroyable. J’ai adoré vivre ça, et j’ai énormément de respect pour les habitués de ce genre de course », a déclaré Christophe Lemaitre, ravi de son expérience.

CHRISTOPHE LEMAITRE ET GRÉGORY BASILICO
Christophe Lemaitre et Grégory Basilico. Photo Spartan

Résilience, engagement et esprit SPARTAN

Que ce soit sur les longues distances comme l’Ultra 50K et 60 obstacles  – support du Championnat du monde SPARTAN ULTRA – ou sur les formats plus explosifs comme le SPRINT 5K (20 obstacles) et la SUPER 10K (25 obstacles), chaque course a mis à l’épreuve le mental, la technique et la condition physique des participants.

Des obstacles, du dénivelé, de l’entraide… et une seule consigne : ne jamais lâcher !

Les épreuves d’endurance en équipe Hurricane Heat ont, quant à elles, démontré toute la puissance du collectif, avec des formats allant jusqu’à 24 heures d’effort non-stop guidé par un instructeur Spartan..

La Kids Race, de son côté, a permis aux plus jeunes de goûter à l’expérience Spartan, dans une version adaptée mais tout aussi fun et formatrice.

SPARTAN SUPER et BEAST, les podiums

PODIUM SUPER – 10K l 25 obstacles

FEMMES

#1 : Jezabel KREMER – FRA-  1:10:39

#2 : Camille SALLIOT – FRA – 1:13:07

#3 : Katrine HAALAND LEVERAAS – NOR – 1:13:29

HOMMES

#1 : Gregory BASILICO – FRA – 54:26

#2 : David LABROSSE – FRA – 58:20

#3 : Jonathan GARCIA – FRA –  59:15

PODIUM BEAST – 21K l 30 obstacles

FEMMES

#1 : Katrine HAALAND LEVERAAS – NOR – 3:30:24

#2 : Carolina VAZ – POR –  3:40:01

#3 : Ilaria PALTRINIERI – ITA –  3:45:35

HOMMES

#1 : Richard HYNEK – CZE –  2:35:18

#2 : Espen BERGET – NOR – 2:35:18

#3 : Edouard HERVY – FRA –  2:49:31

Voir tous les résultats de toutes les courses du week-end ICI

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Disputée du 3 au 5 juillet 2025 à Corte, la 17ème édition du Restonica Trail a été marquée par les victoires d’Alexis Sévennec et Maud Combarieu sur la plus prestigieuse des épreuves, le 110km, mais aussi par des records, malgré l’exigence des parcours corses et la météo capricieuse de ce début d’été.

Restonica Trail : des conditions exigeantes et un parcours de repli

C’est dans un environnement aussi grandiose qu’exigeant qu’ont évolué les 2900 coureurs du Restonica Trail, des sentiers escarpés du GR20 aux panoramas vertigineux de la vallée de la Restonica. Entre forêts de pins laricio, crêtes rocheuses et lacs glaciaires suspendus, chaque format de course a offert une immersion saisissante dans la montagne corse, à la fois sauvage, minérale et authentique.

Disputée sous une chaleur constante et ponctuée par des épisodes orageux intenses, cette édition a mis les organismes à rude épreuve. Face à ces conditions, l’organisation avait anticipé : kit canicule distribué, adaptation des ravitaillements avec un approvisionnement en eau renforcé et équipes de secours déployées sur l’ensemble des parcours. Sur le 100K (Restonica Trail), le parcours de repli a été activé, ramenant la distance à 56 km et 2 500m D+ en raison d’un risque orageux confirmé par la cellule météo, et privant les coureurs du passage de Bocca alle Porte, point culminant du GR20. Une décision difficile à prendre mais saluée par les coureurs comme garante de sécurité, sans renier l’exigence du parcours.

Ultra-Trail di Corsica : performances de haut vol sur le 110km

Sur l’Ultra-Trail di Corsica (110 km – 7 200 m D+), Alexis Sevennec a dominé la course, signant un temps solide (16h14’44”), devant Paul Zunino et Rémi Berchet. Chez les femmes, Maud Combarieu s’est imposée en 21h17’08”, au terme d’une course parfaitement maîtrisée, avec plus d’une heure d’avance sur sa dauphine Marie-Laure Thiex. Adeline Vitry a terminé 3ème.

Sevennec
Alexis Sévennec. Photo Organisation

Autre moment fort : la victoire de l’équipe « Les Vieux de la Vieille » sur le relais du 100M. Quatre figures emblématiques du trail corse, Guillaume Peretti, Xavier Bartoli, Anthony Quilici et l’actuel recordman du GR20 Lambert Santelli ont battu le record de l’épreuve relais avec brio, en 13h14’52”. Déjà sur le podium du relais en 2023, Peretti et Quilici confirment leur constance au plus haut niveau, tandis que Lambert Santelli, sacré sur le format 69km en 2024, confirme son aisance sur les sentiers corses.

Côté relais mixte, la victoire est revenue à l’équipe « E Muvre Balanine » qui a réalisé une très belle 3ᵉ place au scratch avec 15h48’34”. Quant au relais féminin, emmené par l’équipe « E Muvrelle », il a bouclé son aventure solidaire et sportive en 23h51’32”.

Maud Combarieu Photo Organisation
Maud Combarieu. Photo Organisation

Restonica Trail : Bart Przedwojewski et Giuditta Turini s’imposent sur le parcours réduit

Il fallait prendre une décision pour des raisons de sécurité, et ils l’ont prise en activant le parcours de repli. « Grâce aux bulletins météo actualisés deux fois par jour par Météo-France, nous avons pu suivre avec précision une situation météorologique particulièrement instable. Les prévisions annonçaient des orages pour le samedi et nous avions déjà fait face à quelques épisodes de grêle la veille sur l’Ultra-Trail di Corsica. Dans ces conditions, il n’était pas envisageable de faire partir 900 coureurs sur un parcours aussi exigeant. Nous avons donc activé le plan B : un tracé de repli de 56 km et 2 500m D+, certes raccourci, mais toujours très engagé, malgré l’absence du passage à Bocca alle Porte. Les participants ont fait preuve d’un engagement exemplaire et nous sommes heureux d’avoir pu proposer un format alternatif réussi », a déclaré Loïc Colonna, de la Direction du Restonica Trail.

Sur ce format réduit de 69 à 56 km, c’est le Polonais Bart Przedwojewski et l’Italienne Giuditta Turini qui ont largement dominé les débats, s’imposant pour le premier en 06h25’26” avec plus de 15 minutes d’avance sur le Slovène Luka Kovacic et 25 sur l’Espagnol Alejandro Lopez Garcia. L’éacrt était encore plus important chez les femmes, où Giuditta Turini s’est imposée en 07h44’32” avec plus d’une demi-heure d’avance sur sa dauphine, la Française Pauline Carre, et 35 sur Laure De Jacquelot.

Bart
Bart Przedwojewski. Photo Organisation
Guidetta
Giuditta Turini. Photo Organisation

Tavignanu Trail : les Kényans font la loi sur le 33km

Le Tavignanu Trail (33 km – 2 400 m D+) a offert l’un des plus beaux scénarios du week-end : La Kényane Caroline Kimutai a ainsi battu le record féminin en 03h41’35” sur sa première course de trail running en Europe, effaçant le record détenu par Blandine L’Hirondel en 2024 de 2 minutes 25 secondes. Elle s’est classée 6ème au scratch, dans une course très relevée où les trois premières femmes ont toutes terminé dans le top 10 général ! L’Espagnole Malen Osa Ansa a pris la deuxième place en 03h47’35” devant la Kényane Joyline Chepngeno (03h54’16”).

Chez les hommes, c’est également un Kényan, Ezekiel Rutto, qui s’est imposé en 03h11’42”. Il a devancé l’Italien Damiano Lenzi (03h15’16”) et le Slovaque Klemen Španring (03h24’25”).

Enfin, sur le 20K, le public local a vibré pour la victoire de Sébastien Giambernardi, l’un des nombreux insulaires engagés. Chez les femmes, c’est la Française Alexandra Yatzimirsky qui s’est imposée.

Tavignanu
Caroline Kimutai. Photo Organisation
Tavignanu Rutto
Ezekiel Rutto. Photo Organisation

Restonica Trail : tous les podiums

Ultra-Trail di Corsica (110 km – 7 200 m D+)

Podium féminin :

  1. Maud Combarieu – 21h17’08”
  2. Marie-Laure Thiex – 22h22’59”
  3. Adeline Vitry – 22h38’28”

Podium masculin :

  1. Alexis Sevennec – 16h14’44”
  2. Paul Zunino – 17h04’21”
  3. Rémi Berchet – 17h12’57”

Restonica Trail (56 km – 2 500 m D+) – Parcours de repli

Podium féminin :

  1. Giuditta Turini – 07h44’32”
  2. Pauline Carre – 08h15’09”
  3. Laure De Jacquelot – 08h20’39”

Podium masculin :

  1. Bart Przedwojewski – 06h25’26”
  2. Luka Kovacic – 06h41’21”
  3. Alejandro Lopez Garcia – 06h52’51”

Tavignanu Trail (33 km – 2 400 m D+)

Podium féminin :

  1. Caroline Kimutai – 03h42’25”
  2. Malen Osa Ansa – 03h47’35”
  3. Joyline Chepngeno – 03h54’16”

Podium masculin :

  1. Ezekiel Rutto – 03h11’42”
  2. Damiano Lenzi – 03h16’04”
  3. Klemen Španring – 03h25’14”

Giru di Tumbonu (17 km – 650 m D+)

Podium féminin :

  1. Alexandra Yatzimirsky – 01h32’07”
  2. Maëlys Devos – 01h36’16”
  3. Rhiannon Paton – 01h39’48”

Podium masculin :

  1. Sébastien Giambernardi – 01h18’41”
  2. Lenzo Battaglini – 01h19’57”
  3. Madani Iadadaine – 01h21’43”

Les résultats complets sont à retrouver ICI

Photo Organisation
Photo Organisation
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Alors que la température maximale sur le parcours a atteint 36°C, les Américains Caleb Olson et Abby Hall ont réalisé deux des temps les plus rapides de l’histoire lors de la 52ème édition annuelle de la Western States Endurance Run qui s’est tenue les 28 et 29 juin en Californie. Kilian Jornet, très attendu, termine à une belle 3ème place. Côté Français, Vincent Bouillard, qui figurait également dans la liste des favoris, n’a pas tenu la distance.

Western States Endurance Run : le plus rapide des prestigieux 100 miles

Organisée pour la première fois en 1974, la Western States Endurance Run 2025, 52ème édition, a rassemblé 369 coureurs venus de tous les États-Unis et de plus de 30 pays. Considérée comme l’une des courses de trail de 100 miles les plus prestigieuses au monde, la WSER a surtout la particularité d’être un des 100 miles les plus rapides, qui se court entre 14 et 15 heures pour les vainqueurs (record à 14h09 pour Jim Walmsley), là où l’on parle de 19 à 20 heures pour l’UTMB (record à 19h49 pour Kilian Jornet), 21 à 22 pour la Hardrock 100 (record à 21h33 pour Ludovic Pommeret), et entre 23 et 24 pour la Diagonale des Fous (record à 22h58 pour François D’Haene).

La principale raison de cette différence de chrono tient dans le dénivelé de la course, qui n’est « que » d’environ 5500m, pour 7000m de D-, là où la boucle autour du mont Blanc affiche un D+ de 10000 mètres. Par ailleurs, l’autre particularité est qu’elle se déroule principalement sur de larges chemins très roulants, et non des singles techniques. Organisée comme tous les ans le dernier week-end complet de juin, la course se déroule au départ d’Olympic Valley, en Californie, et traverse les hautes terres de la Sierra Nevada et les canyons de l’American River, sur les terres ancestrales des tribus Washoe et Nisenan, avant de se terminer au lycée Placer d’Auburn, en Californie.

Cette année, la course s’est déroulée sous un ciel ensoleillé et sur un parcours sans neige, avec un thermomètre qui a pu atteindre 36°C, créant des problèmes de déshydratation pour bon nombre de coureurs qui ont découvert la course. Car seulement 64 des coureurs de cette année avaient déjà participé à la Western States. 305 étaient donc novices. Un baptême du feu !

Kilian Jornet. Photo NNormal
Kilian Jornet. Photo NNormal

Western States Endurance Run : Caleb Olson de bout en bout

Caleb Olson, 29 ans, originaire de Draper, dans l’Utah, a dominé l’un des pelotons masculins les plus relevés jamais réunis à Western States et a frôlé le record du parcours en s’imposant en 14h11mn25s, à moins de deux minutes du record du parcours établi en 2019 par Jim Walmsley (14h09mn28s), le grand absent de cette édition, en délicatesse avec un genou. Caleb Olson faisait partie du peloton masculin qui a fait la course en tête depuis le début de la course. Au ravitaillement d’El Dorado Creek, au 53ème mile, ils n’étaient plus que 2, Olson et son compatriote Chris Myers, 29 ans, originaire de Nederland, dans le Colorado, tandis que Kilian Jornet comptait déjà 8 minutes de retard. Caleb Olson a alors commencé à se détacher et a porté son avance à sept minutes au ravitaillement de Rucky Chucky, au 78ème mile. Cet écart n’allait plus bouger jusqu’à la fin.

Chris Myers a terminé deuxième en 14h17mn, soit le quatrième meilleur temps de l’histoire de la course. C’est dire si la performance de Kilian Jornet, 37 ans, vainqueur de la WSER en 2011, est à la hauteur de la classe du champion : en terminant troisième en 14h19, il a réalisé le cinquième meilleur temps jamais enregistré sur l’épreuve. À eux trois, ces champions ont ainsi réalisé le podium le plus rapide de l’histoire de Western States.

Le vainqueur du dernier UTMB, Vincent Bouillard, très attendu pour une confrontation revanche avec Kilian Jornet après leur duel en mars sur le Chianti Ultra Trail remporté par Jim Walmsley, et qui leur a valu leur qualification pour la WSER, n’a pas pesé dans la balance. Parti dans le peloton de tête, il a assez rapidement dû baisser de rythme, et a fini par abandonner au 80ème mile.

Caleb Olson. Photo WSER
Caleb Olson. Photo WSER

De son côté, Kilian Jornet s’est dit impressionné par la vitesse à laquelle s’est courue l’épreuve, et s’est satisfait de sa performance. Il a notamment rappelé qu’il avait mis 1h15 de moins que lors de sa victoire en 2011. 14 ans plus tard, à l’âge de 37 ans, il s’est réjouit d’avoir “encore des jambes capables de courir aussi vite“, précisant qu’il était maintenant temps pour lui de récupérer.

Kilian Jornet. Photo NNormal
Kilian Jornet. Photo NNormal

Western States Endurance Run : la déclaration de Caleb Olson

« C’est assez incroyable », a déclaré Caleb Olson, qui, en plus de devenir le premier coureur de l’Utah à remporter la course, était rejoint à l’arrivée sur la piste de Placer High à Auburn, en Californie, par sa femme Morgan et leur nouveau-né de sept semaines, Marshall. « Je ne savais pas comment la journée allait se dérouler et je m’étais fixé un objectif très ambitieux. Je m’étais dit : “Il faudra probablement battre le record du parcours pour gagner aujourd’hui, et si je vise un record du parcours, ce serait vraiment génial.” J’ai tenu bon jusqu’au kilomètre 130. Et puis j’ai commencé à le payer. Le record de Jim est vraiment rapide. Finalement, j’ai compris que ça n’arriverait probablement pas et j’ai préféré vivre pleinement la fin de ma course comme une expérience agréable. »

Caleb Olson. Photo WSER
Caleb Olson. Photo WSER

Western States Endurance Run : l’incroyable victoire d’Abby Hall

L’Américaine Abby Hall, 34 ans, originaire de Flagstaff, en Arizona, n’y croyait pas. Après une grave blessure au genou en 2023, elle a réalisé un retour incroyable, signant le quatrième meilleur temps féminin de l’histoire en 16h37. Pourtant, rien ne la destinait à performer sur cette course. Abby Hall n’a en effet appris son inscription à la course que fin avril, lorsque l’Américaine EmKay Sullivan, originaire de Reno, dans le Nevada, qui l’avait devancée lors d’une épreuve permettant d’obtenir un Golden Ticket plus tôt dans l’année, a annoncé qu’elle utiliserait l’option de report de grossesse de la WSER.

Abby Hall a su saisir l’opportunité pour réaliser la course parfaite, se plaçant en tête de la course féminine presque dès le début. Elle a définitivement pris la tête à Michigan Bluff, au 55ème mile, et a porté son avance à 10 minutes au ravitaillement de Foresthill, au 62ème mile, écart qui n’a plus varié jusqu’à la fin. La Chinoise Fuzhao Xiang, 33 ans, originaire de Chine, a terminé deuxième en 16h47, réalisant le septième meilleur temps de l’histoire. La Canadienne Marianne Hogan, 35 ans, a terminé troisième en 16h50.

« La citation que je me répétais sans cesse et à laquelle j’avais pensé toute la semaine était quelque chose comme “Ce qui est pour toi te trouvera”, a déclaré Abby Hall à l’arrivée. J’ai vraiment eu l’impression d’être dans le moment présent. Je me suis sentie tellement chanceuse de la façon dont les choses se sont déroulées pour ma qualification, et d’avoir finalement pu obtenir un Golden Ticket pour pouvoir disputer la course. Alors la gagner, c’est vraiment surréaliste. »

Abby Hall. Photo WSER
Abby Hall. Photo WSER

Western States Endurance Run : les vétérans à l’honneur

Parmi les 285 des 369 participants qui ont terminé la course, l’Américain Jan Vleck, 72 ans, médecin de famille à la retraite originaire d’Olympia, dans l’État de Washington est devenu le deuxième finisher le plus âgé de l’histoire de la course, derrière Nick Bassett, qui avait 73 ans lorsqu’il a terminé la Western States en 2018, en signant un temps de 29h02. Cette année, ils étaient 5 coureurs inscrits dans la catégorie des 70 à 79 ans, qui comptait également un octogénaire, Bassett, soit le plus grand nombre de coureurs de plus de 70 ans de l’histoire de la course. Jan Vleck a cependant été le seul du groupe à terminer la course. Chez les femmes, Lesley Dellamonica, 60 ans, de Truckee, en Californie, était la plus âgée à terminer la course et a remporté la catégorie des 60 à 69 ans en 27h36.

Voir les résultats complets ICI

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Dimanche 29 juin, le légendaire 42 km du Marathon du Mont-Blanc a offert un épilogue spectaculaire aux 3 journées des épreuves chamoniardes, marquées dès vendredi par les victoires de Théo Detienne et Blandine L’Hirondel sur le 90 km du Mont-Blanc. Considéré comme l’un des marathons de montagne les plus exigeants et les plus beaux au monde, il a débuté dès 6h45 par les élites femmes, suivies à 7h15 par les hommes et le reste des 2 250 participants. Avec, au bout du suspense, les victoires de l’Italien Davide Magnini, 6 ans après s’être imposé en 2019, et de la Kényane Joyline Chepngeno, première Africaine à s’imposer sur cette prestigieuse épreuve.

Marathon du Mont-Blanc : Davide Magnini ressuscite, Raoul Raus crée la surprise

Le parcours du Marathon du Mont-Blanc est un vrai piège. Après une première partie roulante jusqu’au fond de la vallée chamoniarde, où les coureurs atteignent parfois les 20km/h, l’ascension vers l’Aiguillette des Posettes donne un premier aperçu des difficultés, avant l’enchaînement technique et terriblement éprouvant pour les organismes entre Vallorcine et la Flégère. Ce n’est qu’une fois le dernier ravito de La Flégère passé que vient la descente finale vers le cœur de Chamonix., où depuis 3 ans est jugée l’arrivée.

La course masculine a offert un scénario haletant. L’Ukrainien Vitaliy Shafar, spécialiste de la route, tente sa chance dès le début. Il mène jusqu’à l’Aiguillette des Posettes, avant de céder face au trio Ezekiel Rutto (KEN), Thomas Roach et Thomas Cardin.

Après Vallorcine, Rutto semble en route vers la victoire. 5ème en 2024, il connaît le terrain et attaque avec autorité. Mais dans la montée vers la Flégère, il explose physiquement. À bout de souffle, il marche, laissant la voie libre.

C’est alors que le Belge Raoul Raus entre en scène. Inconnu du grand public, non listé parmi les favoris, il bouscule la hiérarchie mondiale. Tour à tour, il dépasse ses adversaires, parvenant même à prendre la tête de la course au sommet de La Flégère et malgré une lourde chute et une plaie ouverte au front, il s’accroche avec courage à sa deuxième place dans la descente.

Mais le coup de maître revient à Davide Magnini. Pointé 6ème à Vallorcine avec 4 minutes de retard, l’Italien lance une remontée d’école. Vainqueur ici même en 2019, il connaît chaque virage. Il rattrape tout le monde après la Flégère et dévale la dernière descente pour s’imposer en 3h42’55” (avec une moyenne de 11,9 km/h) avec plus de 3 min d’avance ! Un retour magistral après deux années de blessures, salué à l’arrivée par Théo Detienne, vainqueur du 90 km, champagne à la main. Tous deux offrent une double victoire au nouveau partenaire titre du Marathon du Mont Blanc, New Balance !

Le Français Thomas Cardin, 3ème, confirme sa montée en puissance. Vainqueur du 23 km en 2024, il s’offre désormais une place sur le podium de l’épreuve reine. La belle histoire continue. Rutto finit tout de même courageusement  à la 4ème  place malgré une chute impressionnante en dernière partie.

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David Magnini. Photo Morgan Bodet

Marathon du Mont-Blanc : le TOP 5 hommes

1. Davide MAGNINI (ITA), 03:42:55 – New Balance
2. Raoul RAUS (BEL), 03:46:00 – New Balance
3. Thomas CARDIN (FRA), 03:46:29 – Kiprun
4. Ezekiel RUTTO (KEN) 03:50:25 – Milimani Runners Salomon
5. Valentin MARCHON (SUI), 03:51:17 – Salomon DACH

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Le Top 3 masculin. Photo David Gonthier

Marathon du Mont-Blanc : les réactions du podium hommes

Davide Magnini (ITA) 1er :

« Ce fut très dur dès le départ. J’avais mal aux jambes, la première partie de course était trop rapide pour moi, et la descente vers Vallorcine a été un calvaire. J’étais loin, avec un gros écart, et pourtant je suis parvenu à revenir.
Je me suis accroché à mon rythme, j’ai essayé d’écouter mes sensations. Dans la montée vers La Flégère, j’ai commencé à reprendre du terrain. Je n’ai même pas pu boire au torrent, mais j’ai trouvé les ressources pour bien descendre.
Même si je me suis tordu la cheville, abandonner à 3 km de l’arrivée était impensable. Je suis arrivé complètement vidé, mais heureux. Remporter à nouveau cette course, après ma première victoire en 2019, c’est un immense bonheur. Maintenant, place à la récupération ! »

Raul Raus (BEL) 2ème :

« L’objectif était de terminer dans les premiers, mais ma deuxième place a surpris : je n’étais pas forcément attendu sur cette course. Je savais que j’étais en forme, sans trop savoir si ça tiendrait sur un marathon. Je cours peu pour rester en forme, mais j’avais des doutes sur ma capacité à encaisser musculairement, surtout avec cette chaleur.
On a vraiment souffert, notamment dans la dernière montée vers La Flégère. À ce moment-là, on était tous presque à l’arrêt. Dans la dernière descente, j’ai chuté au début car j’ai eu pas mal de crampes mais j’ai réussi à gérer. Je n’ai pas fini comme je l’aurais voulu, mais ça fait partie du jeu.
Je suis content de ma course, même si pas totalement satisfait. J’étais en tête à La Flégère et, normalement, je fais la différence en descente. Ce sera une vraie motivation pour revenir l’an prochain et prendre ma revanche. »

Thomas Cardin (FRA) 3ème :

« Je ne ressens aucune frustration, je suis très content de ce que j’ai réalisé. Bien sûr, on est là pour gagner, mais j’ai su composer avec une forme moyenne sur la deuxième partie de course, marquée par de fortes crampes liées à la chaleur.
J’ai passé beaucoup de temps à m’hydrater et à me rafraîchir dans les ruisseaux. C’est rare de devoir maintenir une telle intensité sous une chaleur pareille, et le corps en souffre. Mais je suis fier d’avoir tenu, d’avoir géré la douleur et terminé alors qu’à un moment, je pensais abandonner.
C’est aussi pour ça qu’on vient à Chamonix : se dépasser, comme le font les milliers d’amateurs au départ. Après plusieurs années sur des formats autour de 40 km, j’ai désormais envie de me lancer sur des distances plus longues, peut-être le 90 km l’an prochain. »

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Thomas Cardin au passage de La Tour, encouragé par Théo Detienne (porte-voix). Photo Morgan Bodet

Marathon du Mont-Blanc : Joyline Chepngeno impériale, Judith Wyder en mode fusée

Dès les premiers kilomètres, la Kényane Joyline Chepngeno impose son rythme. Elle creuse rapidement un écart de 5 minutes sur ses poursuivantes, Naomi Lang et Fabiola Conti, et conserve la tête jusqu’à l’Aiguillette des Posettes, même si pendant la descente l’écart se réduit un peu.

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Joyline Chepngeno à l’Aiguillette des Posettes. Photo David Gonthier

Au milieu de course, Fabiola Conti revient en force, imprimant un tempo fluide, mais cède dans les portions finales. Dans la montée du Béchar, Naomi Lang reprend la deuxième place, tandis que la Suissesse Judith Wyder, (vainqueur en 2024) encore en retrait, prépare son retour.

À la Flégère, Chepngeno compte plus de 7 minutes d’avance. Mais sur la dernière descente, Judith Wyder passe à l’attaque. Sur ce terrain ultra-technique, elle vole littéralement, effaçant l’écart avec une facilité déconcertante. Elle termine finalement à seulement 1’08” de la kényane. Un final d’anthologie. Une performance d’autant plus remarquable que toutes deux partagent un autre point commun : elles sont mères de deux enfants. Un magnifique  podium complété par  Naomi Lang, deuxième tout au long du parcours mais supplantée sur les derniers kilomètres par Judith.

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Joyline Chepngeno. Photo David Gonthier

Marathon du Mont-Blanc : le TOP 5 femmes

1. Joyline CHEPNGENO (KEN), 04:15:20 – Milimani Runners Salomon
2. Judith WYDER (SUI), 04:16:28 – Hoka / Redbull
3. Naomi LANG (ENG), 04:17:43 – Salomon
4. Rosa LARA FELIU (ESP), 04:18:33 – Compressport
5. Fabiola CONTI (ITA), 04:18:53 – Otso / Mud&Snow

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Le Top 3 féminin. Photo David Gonthier

Marathon du Mont-Blanc : les réactions du podium femmes

Joyline Chepngen (KEN) 1ère :

« La course a été très difficile, mais j’ai tout donné ! En début de parcours, je n’ai pas voulu partir devant car c’était la première fois que je courais sur un 42 km, une course très longue. Je savais que je pouvais tenir sur les 30 premiers kilomètres, mais si je suivais Judith, qui a gagné l’année dernière, ce n’était pas une bonne idée. Alors j’ai décidé de suivre le groupe et de voir comment elles couraient. Vers le 13e kilomètre, j’ai pris la décision d’y aller parce que le rythme était lent et que j’avais encore beaucoup d’énergie. Mais je ne pensais pas que je pouvais gagner. Je suis très heureuse ! »

Judith Wyder (SUI) 2ème :

« Aujourd’hui, c’était une journée intense. J’avais un problème ces derniers temps à l’ischio jambier et j’ai ressenti une douleur dès le début de course et je me demandais sans cesse si c’était intelligent de continuer. J’étais constamment à la limite, je n’étais pas totalement sereine. Mais j’ai pensé à mes filles (5 et 7 ans), qui m’attendaient à la Flégère, et ça m’a donné une énergie énorme pour continuer à pousser jusque-là.

Une fois là-haut, je savais que la suite était une longue descente, et que je suis généralement bonne dans cet exercice (du moment que mes jambes tiennent le coup !). Au final, je ne savais pas exactement à quelle distance était la concurrente devant et derrière moi, alors j’ai tout donné. Aucun regret car Joyline était juste plus forte aujourd’hui, mais je suis contente de ma course. C’était un beau combat. 

Ce que j’aime vraiment ici à Chamonix, c’est l’ambiance, l’atmosphère. C’est un endroit magnifique, on peut venir en train, et il y a un vrai esprit de communauté. Je peux venir avec ma famille, et ça, c’est exceptionnel pour moi. Et bien sûr, l’organisation est incroyable. C’est une course emblématique, mais en même temps très familiale, très accessible. Je me sens toujours très bien accueillie ici. »

Naomi Lang (ENG) 3ème :

« Honnêtement, je ne m’y attendais pas vraiment. Ce n’était pas un objectif clair, mais je travaille dur pour progresser dans mon approche de course, et surtout pour être dans le rythme dès le départ. Cette sensation d’être vraiment “dans le coup” dès le début, c’était une première pour moi.

Je me suis sentie bien sur la première partie, comme portée par l’ambiance, par l’énergie du parcours. J’étais là pour passer un bon moment, et je pense que j’ai vraiment bien performé aujourd’hui. Ça me donne confiance pour la suite.

La montée vers la Flégère était rude, surtout avec la chaleur — ce n’est pas du tout une météo que j’apprécie. Et le terrain technique, il fallait vraiment rester concentrée. Mais je pense que ce genre de difficultés, ça me pousse à me dépasser.

Avant la course, pas mal de gens m’ont conseillé de ne pas partir trop vite, de rester patiente. Je crois que ça m’a beaucoup aidée à gérer mon effort. Dans les dernières montées, j’ai réussi à garder du rythme, et sur le final, j’ai senti que j’avais encore de la vitesse. C’était dur, mais j’ai vraiment aimé cette sensation d’aller chercher quelque chose jusqu’au bout. »

Les résultats complets ICI

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