« Au bout d’une semaine, j’ai arrêté de lutter et j’ai commencé à m’adapter. » Dans cette interview filmée agrémentée de séquences prises durant son aventure States of Elevation, qui l’a vu enchaîner à pied et à vélo sur 5 145 kilomètres les 72 sommets de plus de 14 000 pieds (4263 mètres) des 48 États américains hors Hawaï et Alaska en seulement 31 jours, Kilian Jornet explique comment l’itinéraire a été tracé, pourquoi la section « Norman’s 13 » est devenue un tournant, comment la météo et le risque ont influencé chaque décision, ce qu’il a mangé, comment il a dormi et ce que lui a fait ressentir le mont Rainier en octobre, à la fin de son périple. C’est l’histoire derrière les chiffres : les kilomètres silencieux, les décisions difficiles, les personnes qui ont répondu présent, et la raison pour laquelle il revient sans cesse vers les espaces sauvages.

Sortie : 2025
Durée : 20 minutes
Langue : Anglais sous-titré

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La Catalogne a vibré le week-end du 11 et 12 octobre et les 2 principales têtes d’affiche de la 16ᵉ édition de l’Otso Ultra Trail Serra de Montsant – Costa Daurada, l’une des épreuves les plus emblématiques de la région, ont tenu leur rang. Sur la plus longue des distances, Pau Capell, vainqueur de l’UTMB 2019, est monté sur la 2ème marche du podium. Mais c’est sur la distance marathon que Ragna Debats, vainqueure du Marathon des Sables 2019, a été étincelante, remportant haut la main la course féminine et terminant 3ème au scratch !

La Serra de Montsant : une terre de trail exceptionnelle

C’est sur le territoire extrêmement rocheux de la partie la plus occidentale de la chaîne prélittorale catalane, déclaré parc naturel depuis 2002, que se sont tenues samedi 11 octobre les différentes épreuves de l’Otso Ultra Trail Serra de Montsant – Costa Daurada, avec un départ et une arrivée à Ulldemolins. Dans de cadre naturel incroyable aux reliefs abrupts où profilèrent refuges, grottes, gouffres et ravins façonnés par l’érosion durant des siècles, les tracés ont offert aux concurrents des paysages emblématiques de la région de la Serra de Montsant, sur des sentiers caractérisés par leur difficulté technique.

Cette parenthèse enchantée de sport, nature et bonne ambiance a rassemblé plus d’un demi-millier de coureurs qui ont évolué sous une météo clémente, avec des températures agréables, un ciel dégagé et une légère pluie en fin de course pour rajouter un petit côté épique à la fin de la compétition.

Contrairement aux éditions précédentes, l’ensemble des 5 courses proposées se sont touts disputées le samedi. Dès les premières heures du matin, les rues d’Ulldemolins se sont remplies pour donner le départ des deux premières épreuves de la journée : l’UTSM de 63 km et le Marathon-MSM de 44 km. Les trois autres départs ont été donnés un peu plus tard, le 25 km, le 11 km et le 7 km.

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La Serra de Montsant. Photo DR

Otso Ultra Trail Serra de Montsant – Costa Daurada : Pau Capell combatif mais battu !

Dans la course reine, de 63 km et 3300m D+, la présence de Pau Capell attirait tous les regards. Vainqueur de l’UTMB 2019, 6ème de la TDS 2025 fin août, après avoir terminé 2ème du format 105 km et 6840m D+ du Trail 100 Andorra by UTMB en juillet, l’Espagnol de 34 ans, titulaire du dossard n°1, était le favori logique de l’épreuve. Mais même s’il a fait une course pleine et régulière, il n’a rien pu faire contre son compatriote Víctor del Águila Pellicer. Ce dernier s’impose en 7h 00mn 51s, devant Pau Capell (7h 18mn 06s) et Raul Garcia (7h 31mn 01s).

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Pau Capell en plein effort, brillant 2ème de l’épreuve reine. Photo Organisation
Vainqueur 63km
Víctor del Águila Pellicer, vainqueur du 63 km devant Pau Capell. Capture écran.

Dans la course féminine, la lutte a été intense jusqu’au dernier moment entre Miriam Moreno, Belén Simarro et Candela Abella. La première s’est imposée en 10h 17mn 09s, 18ème au général, devant Belen Simarro (10h 28mn 01s) et Candela Abella (11h 00mn 26s).

Otso Ultra Trail Serra de Montsant – Costa Daurada : l’exploit de Ragna Debats sur le 44 km

C’est sur la distance marathon de 44 km et 2343m D+ qu’a été enregistrée la performance la plus remarquable. Si Iván Calvo Vigara a dominé l’épreuve de la tête et es épaules, s’imposant en 4h 40mn 38s, c’est l’Espagnole Ragna Debats, vainqueure du Marathon des Sables 2019, qui a brillé en remportant très largement la course féminine et surtout en montant sur la 3ème marche du classement général, devancée également par Pau Barriach Gomez (5h 39mn 36s).

Troisième et première féminine, Ragna Debats a signé un chrono de 5h 55mn 19s. La 2ème féminine, Maria Santamaria, termine plus d’une heure plus tard, en 6h 57mn 33s. Eva Maria Gallego monte sur la 3ème marche du podium féminin, en 8h 02mn 17s.

Ragna Debats
Ragna Debats franchit la ligne du format marathon en 3ème position au général. Capture écran

Otso Ultra Trail Serra de Montsant – Costa Daurada : une fusée nommée Oriol Gibert Solé

Sur les 25 km et 1177m D+, Oriol Gibert Solé s’est imposé avec autorité en 2h 01mn 48s, arrivant plus de quinze minutes avant le deuxième classé, Guillem LLuch Ruiz (2h 17mn 12s). Le podium a été complété par Adan Hidalgo Aguilar (2h 18mn 27s).

Dans la course féminine, Abril Parra Molins s’est imposée en 2h 48mn 44s. Elle a devancé Eliam Ajuria Fernandez (2h 51mn 07s) et Almudena Gonzalez Monge (2h 52mn 49s).

Otso Ultra Trail Serra de Montsant – Costa Daurada : suspense total sur la « courte distance »

La distance de 11 km et 628m D+, avec près de 180 participants, a offert des moments mémorables. Le vainqueur en catégorie masculine est Mikel Besora Susaño, qui a franchi la ligne après 1h 00mn 48s d’effort. Il a devancé Saul Ajuria Fernández (1h 06mn 46s) et Jan Oramas Marín (1h 10mn 02s).

Chez les femmes, la course a été extrêmement serrée jusqu’au bout. Gemma Colom Aler a finalement triomphé en 1h 20mn 37s, s’imposant de seulement 17 secondes devant Amalia Dolores Cubero Orellana et 1mn 01s devant Rosalia Tomás Ripoll.

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Photo Organisation
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Brillante entrée en matière ! Passée du cross/piste au trail, Marie Nivet boucle sa toute première saison de la Golden Trail World Series. 12ème du classement général, qualifiée pour la Grande Finale de Pieve Di Ledro, en Italie, elle a terminé juste avant 11ème des récents Mondiaux de course en montagne sur le format Classique 14K. Entre curiosité et lucidité, la Rémoise déboule après un gros bloc de courses et un repérage exhaustif sur place. Peut‑elle transformer l’essai 2025 sur ce format prologue + course, deux semaines après les Mondiaux, et sur un terrain très technique où la concentration prime ? Julien Gilleron lui a posé la question, juste avant qu’elle ne réalise un week-end de rêve.

Marie Nivet Team France. Photo Alanis Pic / FFA
Céline Jeannier, Nélie Clément, Marie Nivet et Christel Dewalle ont décroché l’argent par équipe lors des Mondiaux de course en montagne 2025, catégorie Classic 14K. Photo Alanis Pic / FFA

Marie, tu as eu à cœur d’effectuer une reconnaissance approfondie du parcours de cette Grande Finale. Qu’en retires-tu à la veille de l’épreuve ?

Marie Nivet : Magnifique — et très technique ! En effet, on a tout repéré, du prologue et de la course longue distance : certaines portions feront mal aux jambes… et à la tête. Il faudra rester concentrée du début à la fin, sur les deux jours ; ça constitue une bonne partie du challenge. Les grimpeuses auront de quoi s’exprimer, tout comme les techniciennes : plutôt complet, donc. Pour ma part, venant du plat, je préfère quand c’est plus roulant (comme à Broken Arrow), mais je ferai avec — et les paysages aideront !

Justement, ce double format : quelle stratégie impliquerait-il pour toi ?

Marie Nivet : C’est une vraie première pour moi : je n’aime pas faire les choses à moitié, donc je ne m’économiserai pas au prologue. Après reconnaissance, je sais que les sensations ne seront jamais “idéales” le lendemain… alors autant l’accepter et profiter avec les moyens du jour. Mais la donne sera la même pour toutes.

Où en es-tu de ta transition de l’athlétisme vers le trail façon Golden ?

Marie Nivet : Franchement, elle s’est très bien passée : j’ai pu encaisser une saison complète sans blessure, avec une bonne récup et l’envie intacte. Je suis également contente des progrès réalisés sur les domaine de la technicité et des efforts spécifiques à cette discipline. Mais ce n’est que le début : j’attends plus et mieux sur les prochaines années.

Marie Nivet France
Marie Nivet lors de la Classic 14K des Mondiaux de course en montagne 2025. Photo Alanis Pic / FFA

Quelles leçons le circuit t’a-t-il apportées cette année ?

Marie Nivet : J’y ai été gâtée, surtout humainement. Je fonctionne à l’expérience et au feeling, et sur le circuit, j’ai trouvé des amis et de belles personnes. En six mois et trois courses, j’ai appris presque autant que sur vingt ans de piste/cross !

Et après Ledro : encore des ambitions ?

Marie Nivet : Déjà, récupérer les jambes et souffler après une saison dense. Et puis surtout, me consacrer à ma thèse en sciences du sport — on m’a laissé du temps pour mon projet athlétique, à moi de le rendre. Pour la suite… une chose est sûre : j’ai la Golden Trail World Series bien en tête !

En réalisant un prologue parfait qui lui a permis de passer de la 12ème à la 9ème place au classement général, puis une superbe course le lendemain, où elle a pris la 9ème place, Marie Nivet a terminé 7ème au classement général de sa première GTWS. Encourageant pour l’avenir.

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Comme chaque année le dernier week-end de septembre, les passionnés de montagne se sont donné rendez-vous à Bourg Saint Maurice-les Chapieux pour le TPSB, dernier trail de haute altitude de l’année, réputé pour ses parcours sauvages avec quelques portions engagées et techniques. Et cette année, la neige s’était copieusement invitée, faisant du TPSB le premier trail blanc de l’hiver.

Trail du Petit Saint Bernard : neige et soleil au rendez-vous

Malgré des conditions hivernales et la fermeture anticipée du col du Petit Saint Bernard, rendant difficile la préparation des tracés, l’organisation a su concocter des parcours de repli de toute beauté et même conserver, au dernier moment, les parcours initiaux du 43 km et du 21 km. Si, sur le plan « carte postale », tout était réuni pour un TPSB 2025 très photogénique, sublime trail blanc se déroulant dans des paysages époustouflants et sous un soleil radieux, les participants ont cependant dû batailler pour franchir les barrières horaires, déjà sélectives sur terrain sec.

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Photo Organisation / Photosports

Trail du Petit Saint Bernard : Alexandre Pellissier et Manon Benoit s’offrent le TDG 35 km

C’est le format 35 km du Technitrail des Glaciers (TDG) qui a ouvert le bal le samedi avec un tracé de repli plus long que le parcours initial et particulièrement technique du fait des conditions de terrain. Sur les sentiers parfois transformés en pistes de ce tracé revisité, le skieur alpiniste Alexandre Pellissier, qui faisait sa rentrée après 8 années d’absence sur le circuit trail, s’est montré le plus fort. Très à l’aise sur la neige, il a mené de bout en bout, franchissant la ligne d’arrivée avec plus de quinze minutes d’avance sur son poursuivant.

À l’arrivée, il a rendu un vibrant hommage aux organisateurs, saluant le fait « d’avoir réussi à sortir des parcours comme ça malgré la mauvaise météo de la semaine et les conditions de terrain ». Chez les féminines, Manon Benoit s’est imposée après un beau duel avec Eva Delafosse, deuxième.

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Photo Organisation / Photosports

Trail du Petit Saint Bernard : Gabin Ageron et Elisa Giraud reçus 5 sur 5

Annulé l’année dernière, le format 21 km du Trail de la Grande Écaille (TGE) a tenu toutes ses promesses avec le franchissement de la Grande Écaille. Chez les hommes, c’est un Gabin Ageron ultra-dominateur qui l’a largement emporté en 1h58, avec près de 10 minutes d’avance sur son poursuivant. Chez les dames, Elisa Giraud s’adjuge la victoire en 2h38.

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Photo Organisation / Photosports

Trail du Petit Saint Bernard : Louis Dullin et Emmanuelle Couilliet s’imposent

Sur le 43 km maintenu sur son parcours original, Louis Dullin a dû s’employer jusqu’au bout pour arracher la victoire, ne devançant Pierrick Paillot que d’une poignée de secondes. 5h15 pour boucler le parcours, un chrono qui reflète la difficulté du parcours ! Chez les femmes, c’est Emmanuelle Couilliet qui remporte la palme, elle aussi dans un mouchoir de poche.

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Photo Organisation / Photosports

Trail du Petit Saint Bernard : Ingrid Tessier et Nicolas Court gagnent le long

Sur l’épreuve reine version repli du 68km, rendu moins technique du fait de l’absence du passage de Bassa Serra et la descente du Mont Fortin mais néanmoins très exigeante, Nicolas Court a confirmé sa bonne forme du moment en bouclant le parcours en 7h55.

Chez les dames, Ingrid Tessier n’a laissé aucune chance à ses poursuivantes, s’imposant avec autorité en 8h53 avec en prime une belle 4ème place au scratch. Chapeau bas !

Trail du Petit Saint Bernard : le combo TPSB Ultra pour Thibaut Grall et Isabelle Ost

Enfin, les plus aguerris, spécialistes de la longue distance qui se sont alignés sur le TPSB ULTRA (35 km + 68 km, soit 103 km en 2 jours) ont dû puiser dans leurs ressources pour aller au bout de ce défi rendu encore plus difficile par les conditions de terrain.

Chez les hommes, c’est Thibaut Grall qui a raflé la mise en bouclant les 2 épreuves en 14h15. Chez les dames, la Belge Isabelle Ost a franchi la ligne d’arrivée après 17h42 de course cumulée.

Voir les résultats de toutes les courses ICI

Dawa Sherpa
Toujours souriant, Dawa Sherpa, premier vainqueur de l’UTMB. Photo Organisation / Photosports
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En 31 jours, Kilian Jornet a gravi 72 sommets de plus de 14 000 pieds (4267 mètres), parcouru plus de 5 145 kilomètres et gravi 123 045 mètres entièrement à pied et à vélo pour venur à bout de son aventure States of Elevation, un projet personnel à travers les hautes montagnes des États-Unis. C’était un défi d’une exigence unique : Kilian Jornet a dû réaliser en moyenne l’équivalent d’une étape du Tour de France et d’un marathon chaque jour, en haute altitude et sur un terrain technique, et ce pendant 31 jours d’affilée. Au-delà de l’effort physique, ce projet reflète le lien profond de Kilian Jornet avec les espaces sauvages et sa quête constante de sens à travers l’endurance, la nature et l’exploration.

States of Elevation : un projet hors du commun

Personne n’avait jamais osé tenter l’aventure, et surtout pas aussi rapidement. States of Elevation n’est pas une course, pas plus qu’une tentative de FKT : c’est un voyage inédit, défi lancé à la résistance et l’endurance, ainsi qu’une quête personnelle, la recherche de beauté et de communion avec la nature.

En un mois, Kilian Jornet a ainsi gravi les 72 sommets de plus de 14 000 pieds situés dans les 48 États continentaux des États-Unis, hors Alaska et Hawaï, certainement l’un des projets les plus exigeants de sa carrière. Pour mémoire, en octobre 2023 il avait vécu une première aventure de ce type dans les Pyrénées, puis en 2024 dans les Alpes avec l’Alpine Connection, reliant 82 sommets de plus de 4000 mètres à pied et en vélo en 19 jours.

Lire l’aventure de Kilian Jornet dans les Pyrénées ICI

Lire l’exploit Alpine Connections de Kilian Jornet ICI

Mais l’envergure de States of Elevation était tout autre. Ce qui rendait le défi encore plus remarquable n’était pas seulement les ascensions en elles-mêmes, mais aussi la distance considérable nécessaire pour relier des sommets de différents États. L’ampleur du projet est difficile à saisir. Pour le mettre en perspective, on peut comparer le projet à la liaison de « plusieurs Tours de France et de dizaines de marathons, mais tous en haute altitude ».

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Photo Andy Cochrane

States of Elevation : du Longs Peak au Mont Rainier

Le projet a débuté le 3 septembre 2025 avec l’ascension du Longs Peak, dans le Colorado, et s’est achevé un mois plus tard, le 2 octobre, au mont Rainier, dans l’État de Washington. Des Rocheuses escarpées aux déserts de Californie, en passant par la majestueuse Sierra Nevada, et enfin par l’Oregon jusqu’aux forêts de l’État de Washington, Kilian Jornet a imaginé une ligne qui traverserait une immense variété de paysages et lui permettrait de découvrir une partie des États-Unis qui lui était jusqu’alors largement inconnue.

« Je suis vraiment heureux d’être arrivé jusqu’ici. Au début de ce projet, ce n’était qu’une idée sur une carte – quelque chose qui me semblait génial, mais dont je ne savais pas si c’était réalisable. Maintenant, je réalise que c’était le cas, et au-delà des chiffres, c’est une véritable aventure – une façon de découvrir des lieux qui sont devenus très chers à mes yeux », a commenté le Patron à la fin de son périple.

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Photo Nick Danielson

States of Elevation : le Colorado pour commencer

Le projet s’étendait sur trois États principaux : le Colorado, la Californie et l’État de Washington. L’aventure de Kilian Jornet a débuté dans les montagnes du Colorado, où il a gravi les 56 sommets de plus de 14 000 pieds (les Fourteeners) de l’État accessibles au public (certains sont des propriétés privées, interdites d’accès).

Parmi les points forts, on compte des traversées emblématiques comme la Freeway, les Elks et le Nolan’s 14 sur lequel François D’Haene avait au mois de juillet établi un record, avant de s’en faire déposséder un mois plus tard. Sans oublier certains des sommets les plus emblématiques du Colorado, comme le mont Elbert et le Pikes Peak.

Ces itinéraires techniques, exigeant endurance et expertise, ont mis Kilian Jornet au défi de naviguer dans les conditions météorologiques imprévisibles et le terrain impitoyable du Colorado, entre terribles tempêtes et vents violents. Mais le Patron, profitant de son expérience d’alpiniste autant que de coureur, s’est déplacé efficacement à travers les montagnes, passant souvent plus de 16 heures par jour en mouvement.

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Photo Nick Danielson

States of Elevation : à l’assaut de la Californie

Après en avoir terminé avec les sommets du Colorado, Kilian Jornet a pédalé vers l’ouest – plus de 1 400 kilomètres à vélo – jusqu’en Californie. Là, il a dû relever un tout autre défi : les approches désertiques et arides des White Mountains, les crêtes techniques de la Sierra Nevada et la longue et isolée ascension du mont Shasta, où la neige et des vents violents ont mis son endurance à rude épreuve.

L’un des moments forts a été la traversée des Norman’s 13, dans la Sierra Nevada, un enchaînement de 13 sommets de plus que 14 000 pieds qui est rapidement devenu le tronçon préféré de Kilian Jornet. Malgré les 23 jours de déplacement qu’il avait déjà dans les jambes, il a réussi à progresser rapidement sur cette ligne, ce qui lui a permis d’établir un nouveau FKT avec assistance (en attente de confirmation officielle).

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Photo Nick Danielson
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L’ascension du Mont Shasta. Photo Nick Danielson

States of Elevation : l’État de Washington pour finir

De Californie, Kilian Jornet a continué vers le nord en vélo, traversant l’Oregon et le nord-ouest pacifique de l’État de Washington, où il a conclu son projet avec l’emblématique mont Rainier. L’ascension était l’une des plus techniques de l’aventure, surtout qu’à cette époque de l’année pouvoir atteindre le sommet était incertain. La neige fraîche des jours précédents avait rendu l’itinéraire plus exigeant, mais le Patron a réussi à atteindre le sommet et à revenir sain et sauf. Une fois le Mont Rainier terminé, le voyage était bouclé. Un mois après avoir commencé dans le Colorado, Kilian Jornet avait gravi 72 Fourteeners entièrement par ses propres moyens, à pied et à vélo.

En guise de conclusion, Kilian a expliqué : « J’ai été émerveillé par la nature sauvage, la faune et la diversité des paysages. J’ai adoré le faire par mes propres moyens, mais aussi être parfois rejoint par des amis qui venaient partager un moment et me faire visiter leur maison. Je suis vraiment ravi du déroulement du projet. »

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Lors de l’ascension du Mont Rainier, dernier sommet de l’aventure States of Elevation. Photo Nick Danielson

States of Elevation : des statistiques vertigineuses

L’ampleur de l’aventure est difficile à appréhender. Contrairement à une course ou à une tentative de record, elle ne s’appuyait sur aucun repère extérieur. Le projet exigeait des milliers de kilomètres de déplacement et un dénivelé considérable.

Mais les chiffres en disent tout de même un peu. Ainsi, au cours des 31 jours de ce States of Elevation, Kilian Jornet a parcouru 5 145 km par ses propres moyens, dont 4 133 km à vélo (80%) et 1 011 km à pied (20%) , pour un dénivelé positif de 123 045 mètres. Bien que la majeure partie de la distance ait été parcourue à vélo, près de 60% du temps total a été parcouru à pied, soit une moyenne de 15 heures de déplacement par jour.

Tout au long de son parcours, Kilian Jornet a été accompagné par une équipe minimaliste, composée d’un van d’assistance et de transport de matériel (vélo, gravel, etc…) et de 5 personnes (photo, vidéo, assistance). Tout au long de l’aventure, Kilian Jornet a par ailleurs bénéficié du soutien d’une communauté d’athlètes dévoués qui l’on rejoint sur certains secteurs, ascensions ou parcours en gravel ou à vélo, pour partager leur temps, leurs connaissances et leur expertise. Ces moments de complicité ont apporté de la chaleur à un projet autrement marqué par la solitude, les tempêtes et de longues heures d’effort.

Après les Pyrénées en 2023, les Alpes en 2024, les États-Unis en 2025, Kilian repartira en 2026 sur un nouveau projet. Encore plus fou ? Difficile de l’imaginer. Mais avec l’Ultra-terrestre, tout est possible !

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En première partie de semaine, une TDS (Traces des Ducs de Savoie by UTMB) de 152 km et 9300mD+ pas facile et poussiéreuse, et en deuxième partie l’ambiance folle de l’UTMB : c’est ce que propose cette nouvelle vidéo made in Casquette Verte. Sa TDS, on la connaît : de la poussière au départ, une crise d’asthme sans précédent, un Alexandre Boucheix à l’agonie au bout de 60 kilomètres, 2 coups de Ventoline administrées par le Service Médical au Cormet de Roselend, et une remontada de fou pour récupérer plus de 150 places au classement. La suite ? Le dérapage dans les nuits de Chamonix, le salon de l’Ultra Trail du Mont Blanc avec une séance de dédicace du livre, un passage sur le live vidéo de la CCC. Et enfin, la récompense de la fin de semaine : l’UTMB et ses 171 km en mode spectateur, pour encourager les copains… et les autres.

Sortie : 2025
Durée : 29 minutes
Langue : Français

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150 km, 14 sommets à plus de 4000 mètres… et un nouveau record ? Plongez au cœur de l’une des traversées les plus sauvages et exigeantes des États-Unis : le Nolan’s 14. 150 km, 13 823 m de dénivelé positif, 14 sommets à plus de 4000 m, des kilomètres de hors-sentier… et une bande de copains pour affronter cette aventure mythique. Un défi où chaque pas compte… avec peut-être un record à la clé. Au programme du 4ème épisode de cette mini-série, des montées interminables et des descentes où « technique » prend tout son sens, dans les paysages grandioses du Colorado, Une aventure brute, vécue de l’intérieur, entre amitié et performance.

Si vous avez raté les 3 épisodes précédents de la mini-série, rattrapez-les ici :

Épisode 3 : LA FORCE DE L’ÉQUIPE

Épisode 2 : PRÉPARER L’IMPRÉVISIBLE

Épisode 1 : LE RETOUR DES FKT

PS : depuis le 7 juillet, date du record battu par François D’Haene, l’Américain David Hedges, ancien détenteur a repris le record, en mettant 10 minutes de moins que le Français le 15 septembre 2025.

Date : 2025
Durée : 15 minutes
Langue : Français

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La première édition de l’Atlantic’Trail se tiendra les 27 et 28 février 2026 en Loire-Atlantique. Inspirée de l’ancienne épreuve pédestre « Rezé Pornic » disparue en 2003, la course reine reliera les villes de Rezé à Pornic (80 km). Elle se déroulera en semi-nocturne, avec un départ tôt le matin. Sur des distances de 10 km à 80 km, près de 2500 coureurs sont attendus. Erik Clavery, champion du monde de trail et recordman du GR34, en sera le parrain.

Atlantic’Trail : retour sur une histoire de près de 40 ans

L’Atlantic’Trail est née du souvenir de « Rezé Pornic », une épreuve de randonnée pédestre. Elle s’est déroulée de 1988 à 2003, en nocturne, entre les villes de Rezé et Pornic, sur un tracé de 58 km. Arrêtée en 2003 pour raisons administratives, elle avait ensuite été abandonnée. Observateur avisé de l’évolution du trail en France et à l’international, Fred Bousseau, originaire de Nantes et journaliste dans le milieu de l’outdoor, a souhaité, en 2019, lui redonner vie.

Atlantic Trail
La référence.

« J’ai participé plus jeune à cette épreuve, détaille-t-il. Je me rappelle avoir faire le parcours avec mes chaussures de montagne en cuir. Mais je me souviens surtout de cette ambiance unique, notamment la fin du tracé sur le littoral où l’on redécouvre ce territoire à l’histoire et à l’héritage particulièrement riche. Je trouvais alors dommage que ça s’arrête comme ça à l’heure où l’on parle beaucoup de trail running. »

Si la pandémie en 2020 a ralenti le projet, ce dernier a trouvé un nouveau souffle dès 2022-2023. Notamment au fil de rencontres entre les élus de Pornic et de MaXi Event’s, société organisatrice d’évènements sportifs parmi lesquels l’adidas TERREX MaXi-Race à Annecy en Haute-Savoie. « Chaque partie a perçu l’intérêt de relancer l’épreuve, avance Fred Bousseau. On a très vite senti qu’il y avait une demande de la communauté. »

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Photo Benoît Prato

Atlantic’Trail : un parcours mixte dans l’esprit Gravel

Les organisateurs de l’Atlantic’Trail se sont inspirés de la trace originelle de « Rezé Pornic » pour tracer le 50 miles (80 km). Il traversera les communes de Sainte-Pazane, les Moutiers-en-Retz et la Bernerie-en-Retz. Les 16 derniers kilomètres, depuis le ravitaillement les Moutiers-en-Retz, emprunteront le GR8. L’arrivée sera située sur le port de Pornic, au cœur de la cité balnéaire. Avec un départ programmé à 4 heures du matin de Rezé pour la distance reine, l’ensemble des coureurs évolueront sur cette portion finale à partir du lever du soleil et en plein jour.

Atlantic Trail. Photo Benoît Prato
Photo Benoît Prato

« L’idée de départ était d’amener les coureurs au cœur du territoire, Rezé, jusqu’au bord de mer, Pornic, au lever du soleil si possible, en traversant les marais avec le lac de Grand Lieu, le bocage, le littoral… explique Patrick Gimenez, directeur de course. Nous avons dû penser aussi à la meilleure manière de sortir d’une agglomération par des chemins et des pistes cyclables. Il y a peu de relief mais la nature du terrain fait que, le jour de la course, la difficulté technique sera inhérente aux conditions météorologiques. Globalement, nous avons 40% de route, 40% de pistes forestières et 20% de littoral. »

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Atlantic’Trail : 4 épreuves au programme

La course phare de l’Atlantic’Trail est le 50 miles (80 km) reliant Rezé à Pornic. 3 autres courses de 40 km, 16 km et 10 km sont également programmées le 28 février. Chacune d’elle empruntera une partie du tracé du 50 miles. Toutes les arrivées seront jugées à Pornic.

50 miles (80 km)
Départ nocturne de Rezé (4 h) – Arrivée à Pornic
Limitée à 1500 coureurs

40 km
Départ de Sainte-Pazane (10 h 30) – Arrivée à Pornic
Limitée à 600 coureurs

16 km
Départ Les Moutiers-en-Retz (10 h 30) – Arrivée à Pornic
Limitée à 600 coureurs

10 km 
Départ La Bernerie-en-Retz (10 h 30) – Arrivée à Pornic

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Photo Benoît Prato

Laurent Blondeel, chef de projet : « Dans la continuité de l’adidas TERREX MaXi-Race, référence internationale en montagne, l’Atlantic’Trail est une aventure humaine et territoriale. Elle a vocation à créer du lien entre les sportifs, les usagers, les collectivités et l’ensemble des acteurs sociaux et économiques du territoire. Nous souhaitons offrir une expérience complémentaire en s’ancrant au cœur du littoral et de ses richesses naturelles. C’est l’occasion pour chacun, coureur confirmé ou amateur, de partager un moment de sport et de découverte sur des parcours qui peuvent être accessibles à la majorité d’entre eux. L’Atlantic’Trail veut être plus qu’une course : un rendez-vous où sport, nature et engagement collectif se rencontrent pour continuer à écrire l’histoire commune entre Rezé et Pornic. »

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Atlantic’Trail : l’empreinte carbone, préoccupation majeure des organisateurs

La particularité de l’Atlantic’Trail est que chaque point de départ est situé à proximité d’une gare. Par cette disposition, les organisateurs ont souhaité d’abord faciliter la circulation des coureurs, et ensuite avoir un impact sur l’empreinte carbone de l’évènement. Des études ont démontré que lors des activités évènementielles, le transport représentait de 70% à 90% du bilan carbone. La volonté des organisateurs est de réduire fortement cet impact et d’en faire une référence nationale pour atteindre moins de 50%. C’est porté par ce choix que les parcours ont été dessinés à proximité de la ligne de train. C’est aussi ce qui a déterminé les horaires de courses, ajustées aux horaires des trains en gare.

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L’équipe de passionnés derrière le projet Atlantic’Trail, avec au centre Erik Clavery, parrain de l’épreuve. Photo Benoît Prato

Atlantic’Trail : Erik Clavery, champion du monde de trail 2011, parrain de l’évènement

« En Sud Loire, le territoire  est peu exploité par des épreuves de trail. L’Atlantic’Trail va permettre aux locaux de découvrir déjà cette partie du territoire. Et à tous les autres, la région nantaise, autre que ce qu’ils connaissent déjà, avec en plus une arrivée assez exceptionnelle sur Pornic au bord de l’océan. Ce sont des images qui vont rester ancrées dans la mémoire de beaucoup de coureurs et accompagnants sur un format de course qui, dans la région, n’est pas forcément classique. C’est une belle chose et je pense que ça va contribuer à l’engouement pour cette épreuve et pour la découverte du patrimoine local. »

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Photo Benoît Prato
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Ce qu’on aime, chez Mathieu Delpeuch, c’est sa façon de raconter des histoires, au plus proche des athlètes, l’humour toujours à fleur de caméra. Sélectionné pour l’épreuve de trail long des Championnats du Monde de Trail et de course en montagne, il a profité de cette occasion pour filmer un VLOG et nous propose de plonger dans les coulisses de l’Équipe de France.

Entre rires, repas partagés, entraînements et moments d’émotion, découvrez ce que personne ne voit habituellement : la vie de groupe, les repas partagés, les derniers préparatifs et l’ambiance unique d’une semaine hors du temps avec les Bleus. Une immersion exclusive au cœur de l’équipe, avec ses forces, ses doutes, sa complicité et son envie de briller sur la scène mondiale. Et surtout, vous comprendrez pourquoi la France est la meilleure nation du monde en trail, animée par l’énergie et l’émotion de représenter son pays.

Sortie : 2025
Durée : 14 minutes
Langue : Français

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Organisé par la « D’Haene Family », avec François et son épouse Carline, l’Ultra Spirit 2025 a emmené 44 équipes à travers les plus beaux paysages du massif du Beaufortain, pendant 3 jours. Pour cette 4ème édition, le chemin était ponctué de défis surprises, permettant aux équipes d’agréger des points pour le classement final, mais surtout de découvrir un format de compétition complètement novateur : une course d’ultra-trail qui brise les codes des compétitions traditionnelles, avec un concept en rupture complète, où le chrono n’est plus prioritaire.

ULTRA SPIRIT 2025 : au plus près du ciel

« Le pari c’était de changer de secteur, et d’aller enfin toucher le glacier des glaciers, situé sous l’aiguille du même nom, raconte François D’Haene. Il s’est agi d’envoyer le plus possible de concurrents au Refuge Robert Blanc, puis au Col de la Seigne en jouant sur des sentiers très techniques. J’étais positionné au pied au ravito en bas du col de la Seigne. Et je garderai longtemps en mémoire l’expression heureuse de tous les participants, unanimes sur un “Wahou, incroyable !”, même de la part de traileurs aguerris comme Marianne Hogan ou Camille Bruyas. 

Les secouristes, les signaleurs, tous ont été bluffés. Voilà, c’est bien cela que l’on voulait offrir, et le beau temps de cette quatrième édition a permis d’ouvrir grand les fenêtres du Beaufortain, au plus près du ciel ! C’est cela que l’ultra trail permet. »

Sur cet évènement, François intervient main dans la main avec son épouse, solide pilier de l’organisation. Carline D’Haene : « On a vécu cette année une très belle édition, avec le soleil en prime, illuminant des paysages à couper le souffle. Quel bon moment de se retrouver entre coureurs et bénévoles le soir au bivouac, puis à Beaufort pour l’ultime final. Le bonheur de tous les coureurs a fait écho au sourire des enfants lors de notre ULTRA SPIRIT JUNIOR qui a réuni 31 équipes de deux enfants… Un super moment partagé pour petit et grands ! On a hâte de revivre cela ! ».

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Photo Viard Gaudin Paul

ULTRA SPIRIT 2025 : une grande famille

Maxime Schuller, de Feel Expérience, est un maillon fondateur du staff de l’organisation : « Avec Carline et François, nous avions l’ambition de créer un évènement résolument différent, avec la volonté de revenir aux sources de notre discipline, en partageant de belles valeurs. Aujourd’hui, à l’issue de la 4ème édition, c’est une vraie famille qui compose l’ULTRA SPIRIT. Il y a une âme dans cet évènement, et c’est l’exemple parfait d’une énergie collective farouchement positive qui fonctionne à 100% ! Cela fait du bien à tous ! ».

Parmi les équipes au départ, et toutes à l’arrivée, ce sentiment d’une expérience collective différente et enrichissante marque les esprits. C’est le sens du témoignage collectif d’une équipe belge de Charleroi, composée de Julien Goelens, Benjamin Delabassé et Romain Berti : « On a eu la chance de pouvoir participer une seconde fois cette année, et ce que nous avons vécu est toujours aussi extraordinaire, avec cette opportunité miraculeuse de côtoyer des stars du trail, si accessibles avec nous sur le sentier et au bivouac !

Avec ULTRA SPIRIT, on ressent bien que les traileurs constituent une belle communauté, quel que soit le niveau de chacun. Et en 2025, on a profité au maximum d’une météo de fous ! Le moment du bivouac est magnifique, comme le partage avec les bénévoles tous plus sympathiques les uns que les autres. Au final, cette aventure soude encore plus les membres de notre team ! On a le sentiment d’être un groupe magique ! Notre mission fut de rester ensemble et que le team se mette au diapason du moins solide de l’instant. Et ainsi, à trois on a été tellement plus fort ! »

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Photo Viard Gaudin Paul

ULTRA SPIRIT 2025 : Camille Bruyas déjà de retour sur les sentiers

Camille Bruyas a été une splendide 2ème de l’UTMB 2025. Ici,sur l’ULTRA SPIRIT, elle remporte la première place en équipe féminine : « J’étais là pour vivre un bon moment avec des copains sur une organisation portée par des amis proches ! Et que ce fut chouette ! Surtout le fait de participer en équipe avec Mariane Hogan qui peaufinait ici sa préparation pour le prochain Grand Raid de la Réunion, c’est un plus ! En termes de météo et de parcours, cela a été somptueux. Le bivouac était incroyable, en balcon sur le Cornet de Roselend.

Trois semaines à peine après l’UTMB, j’ai cherché à suivre une Marianne très en forme ! C’était de longues et belles journées dehors… Mon corps a tenu le choc, mais je sens bien que l’UTMB est toujours là ! Pour apporter ma touche personnelle, J’ai proposé des séances matinales de yoga le matin ! On a profité de très beaux levers de soleil. »

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Photo Viard Gaudin Paul

Quel avenir pour ULTRA SPIRIT ?

Les quatre premières éditions ont permis de positionner à la perfection un concept d’organisation qui enchante tous les acteurs : organisateurs, participants, bénévoles et partenaires. François D’Haene regarde maintenant vers l’avenir : « Le challenge, c’est de repartir pour un nouveau cycle. L’engagement initial de toutes les parties était de 4 ans. Après une phase de récupération, on va tout faire pour relancer la machine et inscrire cet ULTRA SPIRIT dans la durée ! »

Site internet de l’évènement ICI

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