Impliqué dans l’appel au « boycott » de l’UTMB 2024 avec Kilian Jornet, l’Américain Zach Miller, deuxième du Tour du Mont-Blanc en 2023 derrière Jim Walmsley et 6 fois au départ de la course (4 fois finisher, 2 abandons), est à l’origine de l’affaire. C’est en effet lui qui, dès le mois de décembre dernier, avait incité les athlètes élite à se retrouver sur une autre course que l’UTMB, dont il dénonçait l’emprise. Retour sur les origines de l’appel à « courir autrement », et zoom sur la TransGranCanaria 2024, qui avec un plateau rassemblant les meilleurs traileurs américains, Jim Walmsley et Courtney Dauwalter en tête, pourrait fort ressembler à la fameuse “course alternative” à laquelle aspirent Jornet et Miller…

L’appel au changement de Zach Miller qui a tout déclenché

Dès le 20 décembre 2023, Zach Miller a publiquement exprimé ses réserves concernant l’UTMB. Voici son post, qui a l’époque n’avait pas suscité de grandes réactions publiques. Il est néanmoins à l’origine de son rapprochement avec Kilian Jornet et de leur action commune pour appeler à trouver une course alternative à l’UTMB en 2024.

« Quand j’ai pointé du doigt Jim Walmsley cette année sur la ligne d’arrivée de l’UTMB, ce n’était pas prévu. C’était juste quelque chose que j’ai fait sur le moment. Je le montrais du doigt pour dire « Toi ! Tu l’as fait ! » Comme les inscriptions pour l’UTMB Mont-Blanc 2024 sont maintenant ouvertes, je me retrouve une fois de plus à pointer du doigt. Mais cette fois, je nous montre tous. Ce n’est pas un secret qu’il y a eu un drame autour de l’UTMB.

Nous avons vu beaucoup de changements au fil des ans. Les courses sont devenues beaucoup plus compétitives, l’argent des prix a été ajouté, le dépistage des drogues a été mis en place, l’attention des médias a augmenté et les sponsors ont afflué. Toutes ces choses sont de bonnes choses, avec lesquelles je suis d’accord. Bien sûr, nous n’avons pas besoin d’eux à TOUTES les courses de trail, mais j’ai l’impression qu’ils aident à faire grandir notre sport.

Cela dit, je pense qu’il est important que cette croissance se produise de la manière appropriée. Récemment, je crains que les choses tournent dans la mauvaise direction. Comme Ironman est de plus en plus impliqué dans le groupe UTMB, il semble que la croissance que j’ai mentionnée ci-dessus s’est également accompagnée de nombreuses bévues. Entre des processus de qualification controversés et ce qui semble être une tentative de monopolisation du calendrier des courses, beaucoup de personnes ont été froissées. »

Zach Miller Photo UTMB
Zach Miller à l’arrivée de l’UTMB 2023, pointant Jim Walmsley du doigt. Photo UTMB Group

Le poids des coureurs, l’appel à une mobilisation

« En tant que coureur, pousuit Zach Miller, il est facile de se sentir piégé, pris entre le fait de vouloir participer à l’UTMB et ne pas vouloir participer à une trajectoire que l’on estime négative pour le sport dans son ensemble. Mais nous ne sommes pas des souris. Nous n’avons pas à mordre à l’hameçon. Les bonnes choses qui arrivent et que j’ai mentionnées ci-dessus arrivent là où vont les coureurs. Et non seulement les coureurs élite, mais aussi les masses. En tant que coureurs et fans de trail, nous avons beaucoup de pouvoir. Ce pour quoi nous nous inscrivons, ce que nous représentons pèse lourd.

En tant que coureur, ce n’est pas tant participer à l’UTMB que je cherche, mais c’est participer à une course prestigieuse et hautement compétitive. Je ne pense pas que nous devrions avoir à sacrifier notre morale et le bien-être de notre sport pour trouver cela. La question n’est pas de savoir si c’est mal. La question est, est-ce que c’est bon ? Est-ce utile ? Si vous souhaitez essayer de trouver un autre moyen, notamment en vous engageant dans une autre course cette année, veuillez envoyer un courriel à another.way.to.run@gmail.com  »

Pour Zach Miller, il faut maintenant « agir » !

C’est dans un nouveau post Facebook publié le 24 janvier juste après le communiqué de l’UTMB Group consécutif à la réunion en visioconférence s’étant tenue entre Kilian Jornet, l’UTMB, Francesco Puppi et lui-même, que Zach Miller a repris la parole pour renouveler son appel à agir.

« Beaucoup d’entre vous ont probablement vu les déclarations publiées par l’UTMB Group, Francesco Puppi (en tant que membre du comité d’administration de la Pro Trail Running Association, sorte de syndicat des coureurs professionnels initié entre autres par Kilian Jornet et rassemblant de nombreux athlètes professionnels, NDLR) ) et Kilian Jornet concernant notre discussion sur l’UTMB. Je veux commencer par remercier tout le monde d’être venus ensemble de cette façon.

Et maintenant, j’aimerais prendre un moment pour partager mes pensées également. En décembre dernier, quand j’ai fait un post sur l’UTMB sur les réseaux sociaux, beaucoup de gens m’ont contacté. L’une de ces personnes était Kilian. En parlant avec lui, nous avons découvert que nous avions des inquiétudes similaires au sujet de l’UTMB. Nos discussions ont conduit à un courriel que nous avons envoyé à un groupe restreint d’athlètes d’élite. Bien sûr, j’apprécie le soutien et les pensées de tous les athlètes, mais dans un effort pour garder les choses gérables, nous avons envoyé notre courriel à ce groupe sélectionné.

Le courriel demandait aux coureurs s’ils seraient intéressés à faire une course l’un contre l’autre lors d’un événement autre que l’UTMB, car Kilian et moi pensons que la présence des athlètes élite ou leur absence lors d’un événement est l’un des meilleurs moyens d’exprimer leur volonté de changement. Le courriel demandait également à ces athlètes ce qu’ils pensaient de cette situation et ouvrait une voie de communication.

En tant que coureur, ce n’est pas tant participer à l’UTMB que je cherche, mais c’est participer à une course prestigieuse et hautement compétitive. Je ne pense pas que nous devrions avoir à sacrifier notre morale et le bien-être de notre sport pour trouver cela. La question n’est pas de savoir si c’est mal. La question est, est-ce que c’est bon ? Est-ce utile ? Si vous souhaitez essayer de trouver un autre moyen, notamment en vous engageant dans une autre course cette année, veuillez envoyer un courriel à another.way.to.run@gmail.com  »

zach miller
Photo DR

Zach Miller : « Nous ne sommes pas là que pour discuter ! »

« Ce courriel a donné lieu à une discussion positive entre les destinataires de l’e-mail, et a provoqué beaucoup de débats sur Internet. Je pense que c’est une bonne chose, car il est important que les gens parlent. Si nous ne faisons pas cela, comment pouvons-nous faire des progrès dans la vie ? Hier, Kilian, Francesco et moi avons pu discuter avec l’UTMB Group. Ils ont écouté ce que nous avions à dire. Nous avons écouté ce qu’ils avaient à dire. C’était un bon premier pas et j’en suis reconnaissant.

L’étape suivante consiste à agir. Kilian et moi ne sommes pas là que pour discuter. Nous sommes là pour qu’il y ait du changement. L’UTMB nous a dit qu’ils travaillent pour le bien de la communauté de trail running. Nous espérons que nous pourrons travailler avec eux pour trouver une voie positive. Parler est en effet une bonne chose, et je suis reconnaissant pour ce premier pas, mais dans la course, nous ne faisons pas qu’un pas, mais beaucoup. Alors allons vers la prochaine étape. Aidons-nous les uns les autres à finir la course ! »

La TransGranCanaria 2024, course alternative pour l’élite américaine ?

3ème étape du tout nouveau circuit World Trail Majors, la TransgranCanaria, ses 126 km et 6800m D+ serait-elle cette fameuse course alternative évoquée par Zach Miller ? C’est en tout cas ce que l’on peut penser du côté des coureurs américains, au vu du plateau élite affiché. En effet, chez les hommes, seront au départ de cette épreuve née en 2003 (comme l’UTMB !) et qui a été intégrée à l’UTMB World Tour en 2014, avant de reprendre son autonomie, le gratin du plateau US. En premier lieu avec Jim Walmsley, Zach Miller et Dakota Jones, mais aussi Seth Ruhling, 6ème de la CCC 2023. Quant aux athlètes féminines, on y retrouvera là aussi la crème de la crème US, avec la reine Courtney Dauwalter en personne, tenante du titre. Difficile de faire mieux…

Courtney Dauwalter
Courtney Dauwalter, au départ de la TransGranCanaria 2024. Photo DR

TransGranCanaria : le problème du calendrier

Si cette épreuve, dont le départ sera donné le 23 février, s’annonce donc comme un « sommet du trail américain », elle intervient cependant très (trop?) tôt dans la saison pour constituer un rendez-vous mondial. Du moins pour bon nombre d’athlètes européens. Et particulièrement les Français. En effet, nombreux sont ceux qui coupent durant l’hiver et se tournent vers le ski-alpinisme, pour ne reprendre l’entraînement trail qu’en mars. Ainsi, définir une course alternative à l’UTMB permettant aux meilleurs mondiaux de se retrouver est aussi une question de calendrier. Et la fenêtre idéale pour tous semble bien se situer entre juin et septembre, sauf à bousculer les habitudes. Mais des coureurs français ont déjà réussi à s’illustrer là-bas. Comme Aurélien Dunand-Pallaz en 2021…

Alors, qui pour prendre la place de l’UTMB ?

TransGranCanaria
TransGranCanaria
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Il existe des trails qui marquent les esprits par leur difficulté, d’autres par leur beauté. Le Trail des Marcaires, dont la prochaine édition aura lieu le 9 juin, fait partie de cette deuxième catégorie. Les parcours, unanimement salués comme « exceptionnels » par les coureurs, vous feront voyager dans une Alsace pleine de charme. Au menu, vallées, lacs et parcours en crêtes avec des vues de cartes postales tous les kilomètres. On vous embarque en reconnaissance sur les spots les plus emblématiques de ce trail vosgien.

Trail des Marcaires : un grand parcours pour les plus aguerris

La plus longue distance, le Trail des Marcaires, ses 63 km et 3000m D+, entraîne les coureurs sur le tour de la vallée de Munster. Il débute par la vallée de la Wormsa et les lacs du Fischboedlé, du Schiessrothried et de l’Altenweiher, véritables joyaux du massif. Le parcours passe par le Hohneck, 2ème plus haut sommet des Vosges, et chemine par les crêtes vosgiennes, offrant une vue à 360 degrés et un magnifique panorama sur la vallée et les Alpes suisses. Un spectacle grandiose.
Départ dimanche 9 juin à 6h00

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Photo Nicolas Fried / Alsace en courant

Trail des Marcaires : 2 autres parcours plus accessibles

Le Défi de Muhlbach est la seconde épreuve, 32 km et 1680m D+. Le tracé emprunte également la vallée de la Wormsa pour atteindre les lacs du Fischboedlé et du Schiessrothried. L’ascension continue jusqu’au Hohneck, point culminant de la course. Le tracé se poursuit sur les crêtes vosgiennes avant de redescendre en direction du lac d’Altenweiher par une descente assez technique. Le parcours remonte alors vers le Koepflé, une nouvelle petite bute, en suivant un petit sentier technique par endroits. Il plonge ensuite droit dans la pente (très raide) sur Mittlach pour un ravito. Ne reste alors qu’à reprendre la direction de Sondernach pour se diriger vers l’arrivée. En n’oubliant pas les deux raidillons finaux…
Départ dimanche 9 juin à 8h30

Si la P’tite Course des Marcaires ne fait « que » 12 km et 600m D+, elle n’est pas si facile que ça. Le parcours emmène les coureurs juste en dessous du Petit Ballon, vers l’Ilienkopf, par les sentiers et chemins pour grimper jusqu’au cimetière allemand. On trouve encore sur ce site de nombreux vestiges d’installations et blockhaus allemands de 1915 à 1918. De l’Ilienkopf, le tracé emprunte un parcours parallèle à celui du 54 km et 32 km pour boucler la course et rejoindre Mulbach. Un vrai petit trail court mais costaud.
Départ dimanche 9 juin à 9h

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Photo Nicolas Fried / Alsace en courant

Trail des Marcaires : les points remarquables des 2 plus grands parcours

La vallée de la Wormsa

Avec ses crêtes en forme de cirque, ses versants abrupts et rocailleux, ses moraines et ses lacs, la vallée de la Wormsa résulte du travail d’érosion d’un glacier vosgien à l’ère quaternaire. Ce site naturel classé est niché dans la Grande Vallée de Munster, au pied du massif du Hohneck et du Kastelberg. Avant les grandes guerres, la vallée de la Wormsa abritait une usine de textile dont le fonctionnement était assuré par la rivière de la Fecht. C’est elle qui permettait la production d’électricité pour faire fonctionner l’usine. Celle-ci a été détruite durant la Première Guerre mondiale. Depuis 1914, la nature a complètement repris ses droits et constitue une réserve naturelle d’exception en Alsace.

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La Vallée de la Wormsa. Source Visit Alsace / DR

Le lac du Fischboedlé

Premier des lacs rencontré sur le parcours du Trail des Marcaires et du Défi de Muhlbach, le lac du Fischboedlé est le plus petit des lacs vosgiens. Il se situe à 794 mètres d’altitude au-dessus de la vallée de la Wormsa. Un pierrier se déversant dans le lac et lui donne un caractère alpestre. Il a été endigué au début du 19ème siècle pour soutenir les débits de la Fecht durant les périodes estivales, et ainsi alimenter l’usine. Son nom signifie « étang à poissons ». Et, effectivement, de nombreux pêcheurs viennent y passer la journée.

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Le lac du Fischboedle. Source Visit Alsace / DR

Le lac du Schiessrothried

Après le lac du Fischboedlé, les concurrents du Trail des Marcaires et du Défi de Muhlbach atteignent le lac du Schiessrothried. Situé à 930 mètres d’altitude entre les Spitzekoepfe et le pied du Hohneck, ce petit lac d’origine glaciaire n’était à l’origine qu’une tourbière sur-creusée. Cette tourbière n’est réellement devenue un lac que grâce à l’édification d’un petit barrage très discret, ce qui peut faire croire qu’il est d’origine naturelle. Comme pour le lac du Fischboedlé, l’objectif du barrage était de réguler le flot des eaux vers les usines de textile et les scieries de la vallée de Munster.

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Le lac du Schiessrothried. Source Visit Alsace / DR

Le lac de l’Altenweiher

Troisième lac que découvrent les concurrents du Trail des Marcaires et du Défi de Muhlbach, le lac de l’Altenweiher se situe au fond de la vallée de Mittlach, à 926 mètres d’altitude. ll est entouré des sommets du Kastelberg et du Rainkopf. Son nom, le « vieil étang », vient du fait qu’il a pour origine une digue droite de 112 m de long sur 15 m de haut construite de 1886 à 1889 alors que l’Alsace était sous administration allemande. Mis en eau pour la première fois en 1894, il a été installé à l’endroit d’une ancienne tourbière naturelle, aujourd’hui noyée. Comme pour les autres lacs, ce barrage a permis dès la fin du XIXème siècle d’apporter de l’eau à la Fecht en été pour éviter que la rivière ne tombe à sec.

Il existe une légende autour ce ce vieux lac. On dit que « le randonneur silencieux peut observer, par une nuit de pleine lune, vers minuit, le chariot d’or surgissant du fond des ondes sombres et bouillonnantes de l’Altenweiher. Ceux qui ont vécu ce phénomène extraordinaire ont toutefois été touchés de troubles qui ne leur permettent pas de rapporter cette mystérieuse apparition dans notre langage habituel. »

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Le lac de l’Altenweiher. Source Visit Alsace / DR

Le Hohneck

Deuxième sommet du massif des Vosges avec 1364 m d’altitude, le Hohneck est le point culminant des parcours du Trail des Marcaires et du Défi de Muhlbach. Il surplombe la ligne de crêtes qui sépare l’Alsace de la Lorraine. Bordé par deux cirques glaciaires (Frankenthal au nord et Wormspel au sud), il abrite une flore rare. Ses pentes douces accueillent en été les troupeaux de vaches vosgiennes tandis que les pentes rocheuses en font le paradis des chamois. C’est un lieu remarquable qui offre un panorama exceptionnel sur les vallées alsaciennes, les Hautes Vosges, la Forêt Noire. Par temps clair, il est même parfois possible d’apercevoir les Alpes. Le ballon voisin, situé à 1,5 km à l’est et culminant à 1288 m, est dénommé Petit Hohneck.

Hohneck Photo Tourisme Vosges : DR
Montée vers le Hohneck et son dôme observatoire. Photo Tourisme Vosges / DR

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Après une année 2023 compliquée, qui ne l’a vu prendre le départ que d’un seul ultra, la Diagonale des Fous, François D’Haene a dévoilé son planning 2024. Au programme, 4 grandes courses. Deux qu’il a déjà remportées, une inconnue et… un immense défi. Demandez le programme.

Deux grosses courses alpines durant l’hiver

Comme chaque année, François D’Haene consacre son hiver au ski-alpinisme. C’est ce qui lui sert de base d’entraînement pour sa saison de trail. Cette année, il s’alignera sur deux courses majeures. Première d’entre elles, la Pierra Menta, du 13 au 16 mars, se disputera sur 4 étapes pour 10000m D+. La seconde, le Tour du Rutor, suivra du 22 au 24 mars avec 3 étapes et 7000m D+. Il sera alors temps de ranger les skis et de sortir les baskets pour commencer l’entraînement course à pied.

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Premier rendez-vous de François D’Haene : la VVX

Il faudra attendre le 10 mai pour voir François D’Haene reprendre le départ d’un ultra, après sa performance inattendue sur la Diagonale des Fous. Ce sera sur l’Ultra Trail Experience Chaîne des Puys Faille de Limagne, une des épreuves de la Volvic Volcanic Expérience. Au menu : 110 km pour environ 3750m D+. Une épreuve plutôt « roulante » pour cet habitué du gros dénivelé, qui lui permettra de travailler la vitesse. Il aura l’avantage de connaître le parcours. En effet, il s’est imposé ici en 2022 avec un chrono de 9h 41mn 30s, après un long bras de fer avec Sange Sherpa, second.

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Second rendez-vous de François D’Haene : le Trail 100 Andorra

Le 15 juin, François D’Haene corsera un peu la difficulté avec une course sur un terrain beaucoup plus technique, le Trail 100 Andorra, en Espagne. Si le kilométrage est légèrement inférieur à celui de la VVX (107 km), le dénivelé est bien plus important : 6700m D+. Un ratio aussi important que l’UTMB ! Il sera alors question de travailler les montées et descentes, en vue de son grand objectif 2024 : la Hardrock 100, moins d’un mois plus tard.

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Troisième rendez-vous de François D’Haene : la Hardrock 100

C’est au tirage au sort que le leader de la team Salomon International a obtenu son Golden Ticket pour la Hardrock 100 2024. Le départ sera donné le 12 juillet 2024 dans les montagnes du Colorado. Une épreuve de 160km et 10100m D+ qu’il a déjà courue deux fois. Pour sa première participation, en 2021, François D’Haene s’était imposé devant l’Américain Dylan Bowman. L’année suivante, et alors que l’épreuve se disputait dans le sens inverse, il avait livré un combat homérique avec Kilian Jornet. Il n’, n’avait cédé qu’à quelques kilomètres du but et terminant à moins d’un quart d’heure du « patron ». Cette année, il retrouvera le parcours dans ce sens. Avec certainement l’envie d’aller chatouiller le record établi par le Catalan en 2022.

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Quatrième rendez-vous de François D’Haene : le Tor des Géants

C’est un rendez-vous en terre inconnue qui attend François D’Haene début septembre, avec une première incursion dans le très très long. En effet, la boucle Courmayeur-Courmayeur du Tor des Géants, en Italie, est globalement deux fois plus longue que l’UTMB, et encore plus dure question dénivelé : 330 km et 25000m D+. Une véritable montagne qui illustre bien l’envie du champion de se challenger sur de nouveaux défis.

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Il prendra le départ le 8 septembre de Courmayeur, pour minimum 66 heures d’effort. Et il faudra bien vite récupérer, puisqu’à peine 10 jours après il aura rendez-vous avec les candidats de l’Ultra Spirit, l’événement ultra qu’il organise avec sa femme dans le Beaufortain, et où nombreux seront ceux qui auront envie de courir avec lui…

Lire notre article Tor des Géants, le pari fou de François d’Haene

ULTRA SPIRIT 2024
ULTRA SPIRIT 2024
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Obligatoire pour pouvoir prendre un dossard, le certificat médical d’aptitude à la course à pied en compétition va disparaître. Il va être remplacé par le PPS, le Parcours Prévention Santé, une formalité à réaliser en ligne. Explications.

La fin annoncée du certificat médical obligatoire

La Fédération Française d’Athlétisme vient d’annoncer sa décision de mettre prochainement fin à l’obligation de fournir un certificat médical pour participer à une compétition. Néanmoins, cette contrainte va être remplacée par une autre. Les candidats aux dossards devront en effet suivre un Parcours Prévention Santé (PPS) à faire en ligne. Il s’agit d’un outil conçu pour sensibiliser le participant aux risques, précautions et recommandations liées à la pratique de la course à pied.

C’est à travers la plateforme pps.athle.fr que ces conseils seront distillés, à la fois par des textes et vidéos. L’objectif est d’informer les utilisateurs sur les situations à risques : ressentis inhabituels, précautions à prendre selon l’âge, habitudes susceptibles de dégrader l’état de santé. En cas de risques identifiés, les utilisateurs seront incités à consulter un médecin. Ce nouveau dispositif est, dit-on du côté de la fédé, une mesure destinée à simplifier l’accès à la pratique du sport. Il a été présenté dans le cadre de la loi Sport du 2 mars 2022 visant à démocratiser la pratique du sport en France. Il se substituera donc, pour toute personne majeure, à la fourniture du traditionnel certificat médical d’aptitude à la pratique.

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Source Grand Raid de la Réunion / DR

Comment fonctionne le PPS ?

Le fonctionnement du PPS est très simple. Pour son inscription à une course choisie, le participant devra se connecter dans les trois mois précédant la compétition à la plateforme web dédiée pps.athle.fr et y suivre les différentes étapes. Ce PPS sera valable pendant trois mois. Le coureur devra ensuite fournir son Attestation de Fin de Parcours à l’organisateur de la course, selon les modalités définies par ce dernier.

Les personnes licenciées dans un club d’athlétisme, qui auront déjà eu à suivre le Parcours Prévention Santé pour prendre leur licence, seront quant à eux exemptés de ces modalités PPS. Comme ils l’étaient déjà par le passé pour le certificat médical…

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La page d’accueil du PPS de la FFA. Source FFA.

Fin du certificat médical : c’est pour quand ?

La mise en place de ce PPS sur les courses running est effective depuis le 16 janvier 2024 pour certaines épreuves sélectionnées par la FFA. Mais son application concrète sur l’ensemble des manifestations ne se fera que progressivement durant le second et le troisième trimestre 2024. Le déploiement total sera obligatoire sur l’ensemble des courses et manifestations au 1er septembre 2024. Cependant compte tenu de ce calendrier et des implications en terme de logistique d’inscriptions, de nombreux organisateurs ont déjà annoncé qu’ils conserveront le principe du certificat médical pour 2024.

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Le calendrier de mise en place du PPS. Source FFA
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C’est à Sens, aux portes de la Bourgogne, à une heure à peine du Sud de Paris, que chaque année depuis 2018 se déroule le Trail du Grand Senonais. Une épreuve 100% nature qui au fil des éditions a su trouver son public. Particularité de cet événement, il propose des courses pour tous les niveaux, du trail découverte sur la Sens’as à l’ultra avec le Brennus. À l’orée de sa 6° édition qui se tiendra les 1er et 2 juin 2024, l’organisation, tout en restant fidèle à son ADN, a quelque peu bouleversé le programme, en modifiant les horaires et les distances pour deux courses, afin de les rendre plus accessibles à tous. Explications.

Trail du Grand Sénonais : 100 kilomètres pour le Brennus

Si les coureurs ont rendez-vous durant tout le week-end à Sens, au Nord de l’Yonne, où s’enchaîneront les courses pour tous les niveaux, la journée du samedi se terminera par le lancement de la plus prestigieuse des épreuves, le Brennus. Mais un Brennus nouveau, avec ses 100km et ses 2800m D+, qui vient remplacer la course habituelle de 130km. Une volonté des organisateurs d’être fidèles à leurs engagements en faisant en sorte que les courses soient encore plus accessibles à tous.

Ainsi, ceux qui rêvent de devenir « cent-bornards » ont ici une occasion rêvée de tenter la grande aventure. Et pour ce 100 kilomètres, l’ambiance s’annonce grandiose avec un départ donné à 23 heures depuis le parvis de la cathédrale Saint-Étienne de Sens, construite il y a près de 1000 ans. Mais attention, ce privilège ne sera réservé qu’à 200 partants.

Les coureurs partiront ensuite à la découverte des villages environnants, à la croisée des vallées de l’Yonne et de la Vanne. Sur leur parcours, ils profiteront de la richesse culturelle et patrimoniale de la région en traversant des lieux aussi divers que variés, allant d’un site mégalithique à un ancien maquis de la Résistance.

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Trail du Grand Sénonais 2023. Photo Alexandre Meunier

Trail du Grand Sénonais : et pourquoi pas le Brennus Duo ?

Autre nouveauté cette année, la possibilité de participer au Brennus par équipe de deux. Sur le même parcours que le Brennus, le premier coureur aura 55 km à faire, et 45 km pour le second, avec un relais à Dixmont. Ce format est limité à 100 dossards.

Trail du Grand Sénonais : découverte et trail court le samedi

Mis à l’honneur par les organisateurs, les enfants ouvriront le bal le samedi avec des épreuves imaginées spécifiquement pour eux et une animation Kid’Trail. En fin de journée seront donnés les départs des 12km et 20km.

Premier d’entre eux, la Sens’as est un trail découverte d’une distance approximative de 12 km pour un dénivelé positif de 120 mètres. Il est limité à 400 coureurs. Le départ sera donné à 17h au Complexe Sportif Roger Breton à Sens (89).

Seconde distance du week-end, le Petit Sénon propose un parcours de 20 km pour un dénivelé positif de 270 mètres. Il est également limité à 400 coureurs. Le départ sera donné 10 minutes après celui de la Sens’as, soit à 17h 10 au Complexe Sportif Roger Breton.

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Trail du Grand Sénonais 2023. Photo Alexandre Meunier

Trail du Grand Sénonais : un 40 km en solo ou en challenge

Dernière course du week-end, la L’yonne s’élancera le dimanche matin. Elle propose un parcours d’environ 40 km pour un dénivelé positif de 1100 mètres. Elle est limitée à 300 coureurs et le départ sera donné à 9h au Complexe Sportif Roger Breton.

Autre particularité du Trail du Grand Sénonais, la possibilité de cumuler le 12 km de la Sens’as du samedi avec les 40 km de la L’yonne du dimanche, dans le cadre du Challenge du Grand Sénonais.

Trail du Grand Sénonais : 3 marches nordiques, en loisir ou en compétition

Outre les 4 distances de trail, l’événement proposera 3 marches nordiques le dimanche. La première, « La marche de la Vanne », sera une épreuve en compétition pour une distance approximative de 12 km. Le parcours est identique à celui de « La Sens’As ». Le départ sera donné le dimanche à 9h15, au Complexe Sportif Roger Breton.

Les deux autres, « Les balades de la Vanne », seront des marches nordiques loisir et randonnée pour des distances approximatives de 12 et 20 km, distance à choisir pendant le parcours. Le parcours est identique à celui du « Petit Sénon » pour le 20 km et à celui de « La Sens’As» pour le 12 km. Le départ sera donné le dimanche à 9h30, au Complexe Sportif Roger Breton.

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Trail du Grand Sénonais 2023. Photo Alexandre Meunier

Trail du Grand Sénonais : le mot de l’organisateur

Le mot de la fin revient à Hervé Vidal, organisateur de la manifestion, à qui nous avons demandé 3 bonnes raisons de venir courir le Trail du Grand Senonais : « La convivialité et la solidarité dans un lieu riche en histoire, où il fait bon courir dans de merveilleux paysages. » Et ce dernier de préciser que « grâce aux partenaires, l’association organisatrice maintiendra des prix inférieurs à la moyenne, offrira des lots de qualité, et reversera comme chaque année des dons prélevés sur les engagements à des associations. »

Renseignements et inscriptions ICI

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C’est une des courses où il faut être le plus rapide… pour les inscriptions. Le Trail de la Sainte-Victoire, près d’Aix-en-Provence, revient le 7 avril 2024 pour sa 20ème édition et à l’habitude de faire le plein en quelques jours seulement, voire moins. Pour ne pas rater cet événement phare du trail en Provence, mettez-vous déjà une alarme dans votre calendrier : 8 janvier 00h01. Et sachez déjà sur quelle course vous allez vous inscrire, histoire de ne pas perdre de temps à lire le menu avant de commander…

Trail Sainte-Victoire : des légendes au palmarès

Si le Trail Sainte-Victoire a fêté ses 20 ans en 2023, il n’avait pas pu se tenir 2 années de suite du fait de la crise sanitaire de 2020 et 2021. C’est donc le 7 avril 2024 que sera donné le départ de la 20ème édition. Une longue histoire déjà, et une épreuve qui a vu s’illustrer de nombreux champions. Dawa Sherpa a ainsi été le premier vainqueur du parcours long, 54 km à l’époque, en mars 2003. Soit 5 mois seulement avant d’inaugurer le palmarès d’une autre célèbre course, autour du Mont-Blanc celle-ci, à savoir l’UTMB.

Côté féminin, c’est Line Deliencourt qui a été la première à monter sur la plus haute marche du podium. Depuis, d’autres grands noms de la discipline ont complété le palmarès, dont Ludovic Pommeret, Karine Herry, Sébastien Spehler, Marilyne Nakache ou Sylvain Court. Au total, ce sont un peu plus de 10000 coureurs qui ont participé à l’une des courses du Trail Sainte-Victoire lors des 19 éditions précédentes.

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Source Organisation

Trail Sainte-Victoire 2024 : les points clés

Premier des points clés du Trail Sainte-Victoire : la majestueuse montagne Sainte-Victoire, maintes fois peinte par Paul Cézanne, qui en était tombé amoureux. Dressant ses falaises vers la mer, elle propose 3 parcours techniques de toute beauté. Aussi, si l’organisation n’exige pas de course référence pour participer aux épreuves, il est néanmoins nécessaire de vous assurer de vos capacités à participer à l’épreuve choisie.

Attention, le nombre de dossards est limité à 700 pour les deux courses emblématiques du Trail Sainte-Victoire : les Crêtes (60km) et le Cézanne (39km). Comme lors des éditions précédentes, les organisateurs se réjouissent de mettre en avant le fait que les ravitaillements soient 100% BIO, grâce à leur partenaire BIOCOOP, pour permettre aux coureurs de reprendre des forces grâce à des produits sains et locaux. Les concurrents pourront également apprécier un repas d’après-course BIO et de qualité, histoire de prendre le temps de partager les émotions de la course (réservation en sus).

A noter pour les élites que le niveau de dotation est important, avec plus de 6000 € de chèques cadeau et de nombreux lots. Quant à l’accueil, assuré par l’organisation et ses 200 bénévoles, il est à la hauteur de la majesté du site. Dernier point d’importance, l’organisation propose toujours les dossards solidaires et la possibilité de faire un don lors de votre inscription au profit de l’association DUNES D’ESPOIR qui sera présente le jour de la course.

Trail Sainte Victoire 3
Source Organisation

Trail Sainte-Victoire : les parcours 2024

Le Trail Sainte-Victoire 2024 proposera encore 3 parcours pour permettre à chacun de trouver le défi à la hauteur de ses envies et de ses capacités. Quelques ajustements seront proposés par rapport à l’an dernier dans le souci d’évoluer toujours plus en nature et d’offrir aux participants la plus belle expérience possible.

Les Crêtes

La course reine, longue de 60 km et 3290 m de D+. C’est le seul parcours passant par les crêtes de la Montagne Bleue. Deux ascensions sont au programme, d’abord par la face sud pour accéder au prieuré et la célèbre Croix de Provence qui le surplombe, puis par le nord via le sentier des plaideurs pour atteindre le pic des Mouches, sommet du Mount Venturi.
Départ dimanche 7 avril à 7h.

Trail Sainte Victoire 4
Source Organisation

Le Cézanne

Un parcours de 39 km et 1500 D+ qui propose une ascension de la Sainte-Victoire par la face occidentale, profil préféré du célèbre peintre, jusqu’aux crêtes des Costes Chaudes. Il faudra ensuite descendre à partir du pas de l’Escalette jusqu’au refuge Cézanne puis se diriger sur Rousset via le sentier marron et le col de l’Oppidum.
Départ dimanche 7 avril à 8h.

Trail Sainte Victoire 5
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Le Cengle

D’une distance de 13 km pour 370 m de D+, c’est le parcours le plus abordable et roulant, mais qui nécessitera tout de même de faire l’ascension sous la barre du Cengle, falaise délimitant le plateau du Cengle, balcon sud de la montagne Sainte-Victoire. Les adeptes du trail court et les coureurs souhaitant découvrir la pratique pourront ainsi évoluer au pied du massif tout en empruntant les sentiers joueurs des terres rouges du Cengle et du moulin de Rousset.​
Départ dimanche 7 avril à 9h.

Affiche Trail Sainte Victoire
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Si la Golden Trail National Séries France 2024 comptera de nouveau 3 courses en une finale nationale, il y a du nouveau en ce qui concerne les épreuves. Deux courses font ainsi leur apparition pour la première fois : le Trail Napoléon (Corse) et le Grand Trail de Serre-Ponçon (Hautes-Alpes). Et le système de qualification pour la finale évolue aussi. Présentation d’un circuit tremplin idéal pour les jeunes coureurs.

Golden Trail National Series France 2024 : un programme prestigieux

5 mai : Trail Napoléon (25 km et 1500 m D+)

Pour l’ouverture de la saison, la GTNS posera le pied sur le sol corse. Une grande première ! Au menu, le 25 km et 1500m D+ de la 22ème édition du Trail Napoléon, un monument de l’île. Les locaux sont tellement fiers d’avoir été choisis par Salomon pour intégrer le circuit 2024 qu’ils ont décidé de durcir considérablement le tracé du Trail Napoléon Classic pour l’occasion. Ils ont ainsi notamment intégré dans le parcours la remontée de Vignola, 500 D+ sur 3 km. Un tracé « qui fera regretter les éditions précédentes », pour ceux qui connaissent déjà, indiquent les organisateurs !

Voir la présentation de l’édition 2024 en vidéo ICI

8 juin : Grand Trail de Serre-Ponçon (28 km et 1540 m D+)

C’est le Trail du Mont-Guillaume, un nouveau venu du programme du GTSP, qui sera support de la 2ème manche des GTNS France 2024. Il se déroulera sur l’ascension finale du parcours du Grand Trail de Serre-Ponçon, sur 28 km et 1540m D+, avec un dénivelé négatif plus important de 2350 m. Au départ de la station de ski de Réallon, le parcours proposera une montée sauvage – et parfois abrupte – du Mont Guillaume par son côté le plus nature. En final, une descente « joueuse » vers Embrun et l’arrivée par la digue en direct au bord de l’eau.

Grand Trail de Serre-Ponçon
Photo David Gonthier

4 août : Trail du Canigou (34 km et 2100 m D+)

3ème et dernière manche qualificative de la GTNS 2024, le Championnat du Canigó est à la base l’une des plus vieilles courses de trail au monde. Née en 1905, il s’agit de l’essence même de la course en montagne : monter jusqu’au sommet du Pic du Canigou, à 2784 mètres d’altitude, et redescendre le plus vite possible. Déjà intégré dans le circuit en 2023, le Trail du Barbet, l’un des 4 formats de course du Trail du Canigou, est reconduit pour l’occasion. Il propose au départ de Vernet-les-Bains un parcours de 34 km pour une ascension unique de 2100 m de dénivelé positif et négatif qui mène les coureurs sur les crêtes du Barbet (2745 m d’altitude). Un mélange d’effort intense, de paysages grandioses et d’ambiance en pays catalan.

Trail du Canigou Photo David Gonthier
Photo David Gonthier

21 septembre : SkyRhune (finale) (21 km et 1700 m D+)

Comme l’an dernier, la mythique épreuve basque et son ambiance de folie sera support de la finale du circuit GTNS France 2024. Avec ses 21 kilomètres hyper techniques où il est plus facile de se tordre une cheville que d’arriver indemne, cette 10ème édition promet comme l’an dernier d’accueillir un plateau de très haut niveau.

Lire aussi SkyRhune 2023 : Blandine L’Hirondel fantastique, Jan Margarit héroïque

SkyRhune Photo David Gonthier
Photo David Gonthier

Golden Trail National Series France 2024 : comment se qualifier pour la finale

Finie la qualification par points. Désormais, chaque course permettra de décrocher 3 places qualificatives pour la finale dans la catégorie hommes et dans la catégories femmes. Les 2 premières seront attribuées aux 2 premiers du classement scratch. La 3ème sera attribuée au meilleur coureur espoir (- de 23 ans). Ainsi, à l’issue des 3 manches qualificatives, 9 hommes (dont 3 espoirs) et 9 femmes (dont 3 espoirs également) seront invités à participer à la finale de la SkyRhune. Pour les autres, tout athlète ayant participé à au moins une des courses de la GTNS 2024 pourra participer à la finale. Mais sans bénéficier d’une invitation…

Golden Trail National Series France 2024 : les vainqueurs désignés aux points

En ce qui concerne le classement général qui désignera le vainqueur de l’édition 2024, les athlètes du Top 30 de chacune des 3 courses marqueront des points. Lors de la finale, ces points seront multipliés par 1,5. Ils seront ensuite ajoutés à ceux du meilleur résultat obtenu lors des 3 premières courses. L’homme et la femme ayant le plus de points seront désignés vainqueurs de la GTNS France 2024.

Mais ce n’est pas tout ! Là encore, les 3 meilleurs athlètes hommes et femmes (les 2 premiers et le meilleur espoir de chaque catégorie) seront qualifiés pour la Grande Finale mondiale (dates et lieu encore indéterminés). Ils pourront ainsi tenter de décrocher le graal : une place dans le circuit élite 2025.

GTNS FRANCE 2024
GTNS FRANCE 2024
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Pour marquer le lancement de la saison neige, la station de Morzine accueillait début décembre le Morzine Spartan Winter Trail, un format 100% course, sans obstacle, développé depuis 3 saisons par la marque organisatrice des fameuses courses à obstacles qui font fureur sur le territoire. Près de 800 traileurs étaient au rendez-vous. Retour en images sur une fête réussie, avec son petit « Fire Jump » à l’arrivée, et sur un avenir plein de surprises…

Morzine Spartan Winter Trail : un petit quelque chose en plus

Malgré la douceur des derniers jours, la neige était bien au rendez-vous sur les deux distances proposées à nouveau cette année, le 10K et le 21K. Les plus gourmands (en kilomètres) se sont élancés à 9 heures du cœur du village de la station de Morzine, tandis que le peloton inscrit sur le 10K s’est engagé vers 10 heures sur le parcours. Les deux tracés offraient de belles ascensions, rendues techniques avec la neige et la pluie des derniers jours.

« C’est vraiment une belle course, confiait à l’arrivée un coureur ravi par sa première participation à ce format “made in Spartan”. Il règne sur les départs des Spartan Trail une ambiance différente de celle que l’on retrouve sur d’autres trails, plus festive et légère, même si les participants viennent ici pour performer. Il y a vraiment une empreinte Spartan. Et le « Fire Jump » (saut du feu) à l’arrivée est vraiment sympa ! Cela ajoute une petite touche d’adrénaline de fin de course ! » 

Spartan Winter Trail Morzine
Photo Spartan

Morzine Spartan Winter Trail : les enfants aussi

Si le dimanche était consacré aux courses adultes, samedi, la journée était consacrée aux Kids (à partir de 4 ans). 160 champions de demain ont ainsi pu se mesurer sur un parcours à obstacles. Et une vague compétitive (chronométrée et arbitrée) a été organisée pour les 10-15 ans sur une distance de 3,2 km / 28 obstacles installée au cœur du village de la station, et ambiancée par des parents supporters !

Morzine Spartan Winter Trail : les podiums de l’édition 2023

21K – 1.150m D+

Podium hommes

Anthony Gay : 2:16:29
Paul Faulkner : 2:18:05
Anthony Dominique : 2:21:26

Podium femmes

Maelle Deruaz : 2:33:49
Gwenalle Gaudillière Le Dain : 2:36:59
Charlotte Folscheid : 2:50:55

Spartan Winter Trail Morzine
Photo Spartan

10K – 470m D+

Podium hommes

Robin Maréchau : 50:28
Francisco Fernández Rico : 51:08
Samuel Caillet : 52:48

Podium femmes

Vanessa Paclet : 1:09:59
Emeline Desrumeaux : 1:10:20
Marjolaine Phan: 1:11:05

Spartan Winter Trail Morzine
Photo Spartan

Un futur circuit Spartan Trail Series en 2025 ?

« Cette 3ème édition est encourageante, se réjouit Olivier Castelli, directeur du développement Spartan Europe. Chaque année le peloton grossit. Nous sommes passés de 500 participants en 2023 à 800 cette année, preuve que Spartan a sa place dans la grande famille du trail. » Et Olivier Castelli d’annoncer que si le Spartan Trail reviendra bien à Morzine en décembre 2024, il travaille activement à rechercher de nouvelles destinations en France pour développer une série en 2025.

Spartan Winter Trail Morzine
Photo Spartan
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Des températures oscillant entre -1 et -10 degrés, de la neige, du verglas, la SaintéLyon 2023 a tenu toutes ses promesses. Dans un résumé vidéo de 13 minutes produit par Migoo TV, revivez les grands moments des principales épreuves de cette 69ème édition. Avec, notamment, la victoire de Thomas Cardin chez les hommes et Julie Roux chez les femmes.

SaintéLyon 2023 : Thomas Cardin double la mise

Vainqueur en 2021, deuxième en 2022, Thomas Cardin revenait une troisième fois sur l’épreuve. Et il ne cachait pas son ambition de s’imposer, après sa belle 4ème place aux Templiers. Mais la concurrence promettait d’être rude. Principal adversaire, le local de l’étape, Baptiste Chassagne, champion de France de trail long 2023. Lui ne rêve que d’une chose : gagner un jour cette épreuve “à la maison”. 3 chutes et une erreur de parcours plus tard, Thomas Cardin allait remporter sa deuxième SaintéLyon dans un temps de 5h 41mn 56s. Une belle façon pour ce champion de clôturer 6 années de course dans le team Hoka, qu’il quittera en 2024 pour de nouvelles aventures.

Voir le film ICI

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Photo Lilian Menetrier

SaintéLyon 2023 : grande première pour Julie Roux

Elle n’avait jamais courue l’épreuve, qui fait partie des courses mythiques dont elle rêvait. Celles dont tout le monde a entendu parler, coureur ou non. Pour une première, Julie Roux a été magistrale. Encore toute auréolée de sa victoire sur le Grand Trail des Templiers quelques semaines plus tôt, l’athlète du Team Salomon a survolé la course pour s’imposer en 6h 39mn 29s. Elle a décroché au passage une très belle 20ème place au scratch. Un exploit pour cette jeune femme qui a accouché de son deuxième enfant à peine 5 mois plus tôt !

SaintéLyon 2023 : la bataille du froid

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Après le succès de la première édition, qui avait attiré près de 400 coureurs, l’Enfer d’Artois 2023 était de retour le 9 décembre avec un format toujours aussi original : courir 6 heures durant sur une boucle de 9,4 km offrant 400m de dénivelé sur un site mémorable. 3 heures de jour, 3 heures de nuit, avec comme objectif de faire le plus de tours possible. Et cette fois-ci encore, la météo a rendu l’épreuve terrible. Didier Lieven, animateur de course de l’épreuve, s’est confié à Esprit Trail. Bienvenue en enfer !

Enfer d’Artois : 500 traileurs prêts au combat

Tempête, pluies diluviennes, arbres déracinés, la météo des semaines et jours précédents ne présageait rien de bon dans ce coin du Nord de la France. Pour qui connaissait le site de la colline de Notre-Dame-de-Lorette, surnommée « la colline sanglante » car elle fut le témoin des combats de la Première Guerre mondiale, cette édition allait ressembler en tous points à la « Der des Der » du Trail des Poilus, courue ici même en 2018. À l’époque, pluie, froid et boue avaient fait de cette dernière édition un véritable enfer, sur cette colline de Lorette culminant à 165 mètres et qui porte encore les stigmates des terribles combats qu’elle a abrités, creusée de tranchées, éventrée par les bombardements.

Mais rien ne peut arrêter les valeureux traileurs de la région de Lens et du Nord, et nombre d’entre eux étaient de retour à Ablain-Saint-Nazaire, à la fois soucieux et déterminés, pour vivre une aventure extrême dans le cadre de cet Enfer d’Artois. D’ailleurs, l’attrait de cette nouvelle épreuve a été tel que cette année, l’équipe organisatrice a dû clôturer les inscriptions plus d’un mois avant la date de la course, la limite des 500 inscriptions ayant été atteinte. Et même un peu dépassée.

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Photo Cyrille Quintard

Enfer d’Artois : dernier hommage avant le grand départ

Pas de température glaciale cette année, plutôt un temps bien gris et pluvieux, « avec un ciel si bas qu’il fait l’humilité », comme le chantait le grand Jacques Brel. À une heure qui convient davantage à la sieste qu’aux ébats dans la boue, sous la pluie et bercé par de brèves rafales de vent, le peloton écoutait respectueusement la lecture d’une Lettre d’un Poilu à sa famille. Cet hommage, face à plus de 19000 tombes, rappelait si besoin la souffrance endurée par nos aïeux sur ce site marquant de la Guerre 14-18. Une volonté de perpétuer le devoir de mémoire à laquelle les deux organisateurs, Jacky Clément et Christophe Szrama, sont très attachés.

« 6 heures de course à pied, ce n’est finalement pas grand chose. Rappelez-vous cette lettre quand vous serez dans le dur tout à l’heure », chuchota le speaker avant de libérer la troupe à 13h52 précises. Les 432 hommes et les 85 femmes pouvaient enfin démarrer derrière le directeur de course qui, sur son VTT, les emmenait dans un premier tour de chauffe long d’un kilomètre, histoire d’étirer le peloton. Et pile-poil à 14h00, la tête du peloton passait sur le tapis de chronométrage. L’Enfer d’Artois venait de débuter. Highway to Hell, le tube d’ACDC, aurait été de bon ton…

Enfer d'Artois 2 Photo Cyrille Quintard
Photo Cyrille Quintard

Enfer d’Artois : une boucle vraiment infernale

À peine 200 mètres parcourus dans un sous-bois broussailleux, qu’une descente de 300 mètres à 20% attendait les coureurs. Les crampons des chaussures n’étant pas encore encrassés, bon nombre d’entre eux parvenaient en bas sans encombre, mais redoutant déjà le passage au prochain tour, certainement plus périlleux. Une fois en bas de la pente, les concurrents allaient savourer plus d’un kilomètre dans un labour bien gras, en bordure de forêt, pour retrouver un chemin caillouteux. Ouf ! Sauf qu’immédiatement, ce sont quelques centaines de mètres d’une pente à 10% qui les attendait, pour remonter au Grand Éperon. Et là-haut, le souffle court, déjà trempé et plein de boue, regarder sa montre était un acte fatal pour le moral : à peine 2 km de parcourus !

Et cela allait s’enchaîner sans arrêt, jamais de relâche. Ou si peu. Et quand, au 4ème kilomètre, arrive enfin une pâture en faux plat descendant pour permettre de souffler, bingo : gros vent de face ! Heureusement, les concurrents pouvaient trouver un peu d’humanité auprès des bénévoles qui, au Stade d’Ablain puis au Bas de Chauffour, offraient un petit ravitaillement, mais surtout des sourires et des encouragements. Et il en fallait pour remonter au sommet de la Colline de Lorette, maintes fois prise, perdue et reprise par les Poilus en 1915. Venait alors le dernier kilomètre de cette boucle infernale, qui permettait de longer l’anneau de la Mémoire, où plus de 500 000 noms de soldats sont gravés sur une centaine de panneaux, puis de contourner les alignements de tombes de Poilus.

Enfer d'Artois 4 Photo Cyrille Quintard
Photo Cyrille Quintard

Enfer d’Artois : le défi des 6 tours

Le principe de l’épreuve est simple : faire autant de tours que possible, avec possibilité de jeter l’éponge à tout moment. Sur cette édition, 44 coureurs se contenteront d’ailleurs d’un seul tour avant d’aller se réchauffer. Et se sécher. Pour les plus endurants, il faut jouer avec la barrière horaire. Jusqu’à 19h01 précises, soit 5 heures et 1 minute de course, tous les concurrents peuvent s’élancer pour un nouveau tour, quel que soit le nombre de tours effectué jusque-là.

Ainsi, lors de la première édition, le vainqueur, Jean-Baptiste Lalart, ultra-traileur expérimenté, avait réussi à faire 6 tours en 5h 15mn 17s, échouant de 14 minutes à s’élancer sur un 7ème tour. Mais le terrain beaucoup plus boueux de cette édition, qui se déroulait dans le sens inverse de l’an dernier, ne permettrait certainement pas de battre ce record. Même réussir à s’élancer sur un 6ème tour semblait hors de portée, de l’avis des observateurs. Cependant, un homme, un seul, allait réussir à faire mentir ces pronostics : Ambroise Bonfils.

Il lui fallut à peine plus de 50 minutes pour boucler les 9,4 km de son premier tour. Quelques audacieux l’accompagnaient encore, mais ils allaient rapidement rendre les armes, ne pouvait suivre l’allure du Marnais. Au fil des passages, le terrain devenait de plus en plus glissant, défoncé et viscéralement rancunier. L’organisation prit même la décision de modifier des passages pour sécuriser la course. Les Chtis sont humbles et rarement excessifs, mais il arrivait d’entendre parler d’une difficulté digne de la « Barkley ». Et un mot revenait sur presque toutes les lèvres : « DAN-TES-QUE ».

Enfer d'Artois 4 Photo Cyrille Quintard
Photo Cyrille Quintard

Enfer d’Artois : Ambroise Bonfils, vainqueur héroïque

Au fil des tours, Ambroise Bonfils ralentissait bien sûr l’allure pour mieux gérer sa course, mais tenait le cap. 53 minutes au 2ème tour, un peu moins d’une heure pour le 3ème, 1h 05 pour le 4ème, il filait seul en tête, sans concurrence. Un 5ème tour en 1h09 lui permettait de passer la barrière horaire de 19h01 et de s’élancer sur un sixième tour. Il était le seul à y parvenir. Il le bouclait en 1h13 et pouvait lever les bras : il venait de remporter l’Enfer d’Artois 2023 !

Ambroise Bonfils devance Quentin Rabette (Métropole Nature Trail Villeneuve d’Ascq – MNTV), auteur d’une belle remontada pour boucler 5 tours en 5h16. Jean-François Delbecq (Dijon Singletrack), après une course toute en sagesse, termine 3ème en 5h19. Ils seront 22 hommes et une femme à avoir réussi à boucler plus de 5 tours cette année.

Enfer d'Artois Photo Jean-Pierre Carpentier
Photo Jean-Pierre Carpentier

Enfer d’Artois : 5 tours pour Caroline Buyse

C’est Laetitia Clivot, coéquipière d’Ambroise Bonfils à l’AV3S (Athletic Villacerf 3 Seine – 51) qui passait en tête de la course féminine au 1er tour, calée en 62ème position. Partie avec un ami, elle allait cependant rapidement se rendre compte qu’elle était en sur-régime et allait devoir lever le pied. Elle terminera à une belle 5ème place. Derrière elle, Caroline Buyse (vice-championne de Belgique de trail long) et Anaïs Gonzalez (vainqueure du Trail Tour National 2022), coéquipières au Métropole Nature Trail Villeneuve d’Ascq – MNTV, avaient décidé de courir ensemble jusqu’à ce que le sort décide. À la fin du 3ème tour, Anaïs s’arrêtait pour se changer et ravitailler alors que Caroline engageait sa 4ème révolution sans s’arrêter. La messe était dite. La championne belge s’offrait même le luxe de partir pour une 5ème boucle. Elle sera la seule femme à y parvenir, terminant à la 21ème place au général.

Anaïs Gonzalez prend la 2ème place, avec 4 tours en 5h 06. La troisième place sur le podium allait se décider lors de la dernière boucle entre la jeune Romane Coppin, bien régulière depuis le départ, qui pensait avoir fait le plus dur pour s’assurer une breloque, et l’expérimentée Sandrine Martel. Partie pour son 4ème tour avec un retard d’environ 2 minutes sur sa cadette de 30 ans, Sandrine Martel allait fondre sur sa proie pour la doubler au dernier checkpoint, soit à 3 km de l’arrivée. L’expérience avait parlé.

Enfer d’Artois : vivement 2024 !

Comme dans tout bon village Chti, tout cela s’est terminé à l’Estaminet de Lorette, autour d’une frite-carbonade arrosée d’une Page24, la bière du coin. Encore couverts de boue mais bien au chaud, dans un estaminet plein comme un œuf, on entendait à chaque table les coureurs qui refaisaient l’Enfer. Secrètement, ils se savaient devenus des héros, de celles et de ceux qui pourront dire “J’y étais” ! Et ils demandaient déjà la date pour 2024…

Voir les résultats complets ICI

Enfer d'Artois 7 Photo Cyrille Quintard
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