Si la Golden Trail National Séries France 2024 comptera de nouveau 3 courses en une finale nationale, il y a du nouveau en ce qui concerne les épreuves. Deux courses font ainsi leur apparition pour la première fois : le Trail Napoléon (Corse) et le Grand Trail de Serre-Ponçon (Hautes-Alpes). Et le système de qualification pour la finale évolue aussi. Présentation d’un circuit tremplin idéal pour les jeunes coureurs.
Golden Trail National Series France 2024 : un programme prestigieux
5 mai : Trail Napoléon (25 km et 1500 m D+)
Pour l’ouverture de la saison, la GTNS posera le pied sur le sol corse. Une grande première ! Au menu, le 25 km et 1500m D+ de la 22ème édition du Trail Napoléon, un monument de l’île. Les locaux sont tellement fiers d’avoir été choisis par Salomon pour intégrer le circuit 2024 qu’ils ont décidé de durcir considérablement le tracé du Trail Napoléon Classic pour l’occasion. Ils ont ainsi notamment intégré dans le parcours la remontée de Vignola, 500 D+ sur 3 km. Un tracé « qui fera regretter les éditions précédentes », pour ceux qui connaissent déjà, indiquent les organisateurs !
8 juin : Grand Trail de Serre-Ponçon (28 km et 1540 m D+)
C’est le Trail du Mont-Guillaume, un nouveau venu du programme du GTSP, qui sera support de la 2ème manche des GTNS France 2024. Il se déroulera sur l’ascension finale du parcours du Grand Trail de Serre-Ponçon, sur 28 km et 1540m D+, avec un dénivelé négatif plus important de 2350 m. Au départ de la station de ski de Réallon, le parcours proposera une montée sauvage – et parfois abrupte – du Mont Guillaume par son côté le plus nature. En final, une descente « joueuse » vers Embrun et l’arrivée par la digue en direct au bord de l’eau.
Photo David Gonthier
4 août : Trail du Canigou (34 km et 2100 m D+)
3ème et dernière manche qualificative de la GTNS 2024, le Championnat du Canigó est à la base l’une des plus vieilles courses de trail au monde. Née en 1905, il s’agit de l’essence même de la course en montagne : monter jusqu’au sommet du Pic du Canigou, à 2784 mètres d’altitude, et redescendre le plus vite possible. Déjà intégré dans le circuit en 2023, le Trail du Barbet, l’un des 4 formats de course du Trail du Canigou, est reconduit pour l’occasion. Il propose au départ de Vernet-les-Bains un parcours de 34 km pour une ascension unique de 2100 m de dénivelé positif et négatif qui mène les coureurs sur les crêtes du Barbet (2745 m d’altitude). Un mélange d’effort intense, de paysages grandioses et d’ambiance en pays catalan.
Photo David Gonthier
21 septembre : SkyRhune (finale) (21 km et 1700 m D+)
Comme l’an dernier, la mythique épreuve basque et son ambiance de folie sera support de la finale du circuit GTNS France 2024. Avec ses 21 kilomètres hyper techniques où il est plus facile de se tordre une cheville que d’arriver indemne, cette 10ème édition promet comme l’an dernier d’accueillir un plateau de très haut niveau.
Golden Trail National Series France 2024 : comment se qualifier pour la finale
Finie la qualification par points. Désormais, chaque course permettra de décrocher 3 places qualificatives pour la finale dans la catégorie hommes et dans la catégories femmes. Les 2 premières seront attribuées aux 2 premiers du classement scratch. La 3ème sera attribuée au meilleur coureur espoir (- de 23 ans). Ainsi, à l’issue des 3 manches qualificatives, 9 hommes (dont 3 espoirs) et 9 femmes (dont 3 espoirs également) seront invités à participer à la finale de la SkyRhune. Pour les autres, tout athlète ayant participé à au moins une des courses de la GTNS 2024 pourra participer à la finale. Mais sans bénéficier d’une invitation…
Golden Trail National Series France 2024 : les vainqueurs désignés aux points
En ce qui concerne le classement général qui désignera le vainqueur de l’édition 2024, les athlètes du Top 30 de chacune des 3 courses marqueront des points. Lors de la finale, ces points seront multipliés par 1,5. Ils seront ensuite ajoutés à ceux du meilleur résultat obtenu lors des 3 premières courses. L’homme et la femme ayant le plus de points seront désignés vainqueurs de la GTNS France 2024.
Mais ce n’est pas tout ! Là encore, les 3 meilleurs athlètes hommes et femmes (les 2 premiers et le meilleur espoir de chaque catégorie) seront qualifiés pour la Grande Finale mondiale (dates et lieu encore indéterminés). Ils pourront ainsi tenter de décrocher le graal : une place dans le circuit élite 2025.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2023/12/TRAIL-NAPOLEON-Photo-Gilles-Perez.jpg8541280Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2023-12-21 05:00:002023-12-22 06:09:17Golden Trail National Series France 2024 : la Corse et Serre-Ponçon au programme
Pour marquer le lancement de la saison neige, la station de Morzine accueillait début décembre le Morzine Spartan Winter Trail, un format 100% course, sans obstacle, développé depuis 3 saisons par la marque organisatrice des fameuses courses à obstacles qui font fureur sur le territoire. Près de 800 traileurs étaient au rendez-vous. Retour en images sur une fête réussie, avec son petit « Fire Jump » à l’arrivée, et sur un avenir plein de surprises…
Morzine Spartan Winter Trail : un petit quelque chose en plus
Malgré la douceur des derniers jours, la neige était bien au rendez-vous sur les deux distances proposées à nouveau cette année, le 10K et le 21K. Les plus gourmands (en kilomètres) se sont élancés à 9 heures du cœur du village de la station de Morzine, tandis que le peloton inscrit sur le 10K s’est engagé vers 10 heures sur le parcours. Les deux tracés offraient de belles ascensions, rendues techniques avec la neige et la pluie des derniers jours.
« C’est vraiment une belle course, confiait à l’arrivée un coureur ravi par sa première participation à ce format “made in Spartan”. Il règne sur les départs des Spartan Trail une ambiance différente de celle que l’on retrouve sur d’autres trails, plus festive et légère, même si les participants viennent ici pour performer. Il y a vraiment une empreinte Spartan. Et le « Fire Jump » (saut du feu) à l’arrivée est vraiment sympa ! Cela ajoute une petite touche d’adrénaline de fin de course ! »
Photo Spartan
Morzine Spartan Winter Trail : les enfants aussi
Si le dimanche était consacré aux courses adultes, samedi, la journée était consacrée aux Kids (à partir de 4 ans). 160 champions de demain ont ainsi pu se mesurer sur un parcours à obstacles. Et une vague compétitive (chronométrée et arbitrée) a été organisée pour les 10-15 ans sur une distance de 3,2 km / 28 obstacles installée au cœur du village de la station, et ambiancée par des parents supporters !
Morzine Spartan Winter Trail : les podiums de l’édition 2023
21K – 1.150m D+
Podium hommes
Anthony Gay : 2:16:29 Paul Faulkner : 2:18:05 Anthony Dominique : 2:21:26
Podium femmes
Maelle Deruaz : 2:33:49 Gwenalle Gaudillière Le Dain : 2:36:59 Charlotte Folscheid : 2:50:55
Photo Spartan
10K – 470m D+
Podium hommes
Robin Maréchau : 50:28 Francisco Fernández Rico : 51:08 Samuel Caillet : 52:48
« Cette 3ème édition est encourageante, se réjouit Olivier Castelli, directeur du développement Spartan Europe. Chaque année le peloton grossit. Nous sommes passés de 500 participants en 2023 à 800 cette année, preuve que Spartan a sa place dans la grande famille du trail. » Et Olivier Castelli d’annoncer que si le Spartan Trail reviendra bien à Morzine en décembre 2024, il travaille activement à rechercher de nouvelles destinations en France pour développer une série en 2025.
Des températures oscillant entre -1 et -10 degrés, de la neige, du verglas, la SaintéLyon 2023 a tenu toutes ses promesses. Dans un résumé vidéo de 13 minutes produit par Migoo TV, revivez les grands moments des principales épreuves de cette 69ème édition. Avec, notamment, la victoire de Thomas Cardin chez les hommes et Julie Roux chez les femmes.
SaintéLyon 2023 : Thomas Cardin double la mise
Vainqueur en 2021, deuxième en 2022, Thomas Cardin revenait une troisième fois sur l’épreuve. Et il ne cachait pas son ambition de s’imposer, après sa belle 4ème place aux Templiers. Mais la concurrence promettait d’être rude. Principal adversaire, le local de l’étape, Baptiste Chassagne, champion de France de trail long 2023. Lui ne rêve que d’une chose : gagner un jour cette épreuve “à la maison”. 3 chutes et une erreur de parcours plus tard, Thomas Cardin allait remporter sa deuxième SaintéLyon dans un temps de 5h 41mn 56s. Une belle façon pour ce champion de clôturer 6 années de course dans le team Hoka, qu’il quittera en 2024 pour de nouvelles aventures.
Elle n’avait jamais courue l’épreuve, qui fait partie des courses mythiques dont elle rêvait. Celles dont tout le monde a entendu parler, coureur ou non. Pour une première, Julie Roux a été magistrale. Encore toute auréolée de sa victoire sur le Grand Trail des Templiers quelques semaines plus tôt, l’athlète du Team Salomon a survolé la course pour s’imposer en 6h 39mn 29s. Elle a décroché au passage une très belle 20ème place au scratch. Un exploit pour cette jeune femme qui a accouché de son deuxième enfant à peine 5 mois plus tôt !
Après le succès de la première édition, qui avait attiré près de 400 coureurs, l’Enfer d’Artois 2023 était de retour le 9 décembre avec un format toujours aussi original : courir 6 heures durant sur une boucle de 9,4 km offrant 400m de dénivelé sur un site mémorable. 3 heures de jour, 3 heures de nuit, avec comme objectif de faire le plus de tours possible. Et cette fois-ci encore, la météo a rendu l’épreuve terrible. Didier Lieven, animateur de course de l’épreuve, s’est confié à Esprit Trail. Bienvenue en enfer !
Enfer d’Artois : 500 traileurs prêts au combat
Tempête, pluies diluviennes, arbres déracinés, la météo des semaines et jours précédents ne présageait rien de bon dans ce coin du Nord de la France. Pour qui connaissait le site de la colline de Notre-Dame-de-Lorette, surnommée « la colline sanglante » car elle fut le témoin des combats de la Première Guerre mondiale, cette édition allait ressembler en tous points à la « Der des Der » du Trail des Poilus, courue ici même en 2018. À l’époque, pluie, froid et boue avaient fait de cette dernière édition un véritable enfer, sur cette colline de Lorette culminant à 165 mètres et qui porte encore les stigmates des terribles combats qu’elle a abrités, creusée de tranchées, éventrée par les bombardements.
Mais rien ne peut arrêter les valeureux traileurs de la région de Lens et du Nord, et nombre d’entre eux étaient de retour à Ablain-Saint-Nazaire, à la fois soucieux et déterminés, pour vivre une aventure extrême dans le cadre de cet Enfer d’Artois. D’ailleurs, l’attrait de cette nouvelle épreuve a été tel que cette année, l’équipe organisatrice a dû clôturer les inscriptions plus d’un mois avant la date de la course, la limite des 500 inscriptions ayant été atteinte. Et même un peu dépassée.
Photo Cyrille Quintard
Enfer d’Artois : dernier hommage avant le grand départ
Pas de température glaciale cette année, plutôt un temps bien gris et pluvieux, « avec un ciel si bas qu’il fait l’humilité », comme le chantait le grand Jacques Brel. À une heure qui convient davantage à la sieste qu’aux ébats dans la boue, sous la pluie et bercé par de brèves rafales de vent, le peloton écoutait respectueusement la lecture d’une Lettre d’un Poilu à sa famille. Cet hommage, face à plus de 19000 tombes, rappelait si besoin la souffrance endurée par nos aïeux sur ce site marquant de la Guerre 14-18. Une volonté de perpétuer le devoir de mémoire à laquelle les deux organisateurs, Jacky Clément et ChristopheSzrama, sont très attachés.
« 6 heures de course à pied, ce n’est finalement pas grand chose. Rappelez-vous cette lettre quand vous serez dans le dur tout à l’heure », chuchota le speaker avant de libérer la troupe à 13h52 précises. Les 432 hommes et les 85 femmes pouvaient enfin démarrer derrière le directeur de course qui, sur son VTT, les emmenait dans un premier tour de chauffe long d’un kilomètre, histoire d’étirer le peloton. Et pile-poil à 14h00, la tête du peloton passait sur le tapis de chronométrage. L’Enfer d’Artois venait de débuter. Highway to Hell, le tube d’ACDC, aurait été de bon ton…
Photo Cyrille Quintard
Enfer d’Artois : une boucle vraiment infernale
À peine 200 mètres parcourus dans un sous-bois broussailleux, qu’une descente de 300 mètres à 20% attendait les coureurs. Les crampons des chaussures n’étant pas encore encrassés, bon nombre d’entre eux parvenaient en bas sans encombre, mais redoutant déjà le passage au prochain tour, certainement plus périlleux. Une fois en bas de la pente, les concurrents allaient savourer plus d’un kilomètre dans un labour bien gras, en bordure de forêt, pour retrouver un chemin caillouteux. Ouf ! Sauf qu’immédiatement, ce sont quelques centaines de mètres d’une pente à 10% qui les attendait, pour remonter au Grand Éperon. Et là-haut, le souffle court, déjà trempé et plein de boue, regarder sa montre était un acte fatal pour le moral : à peine 2 km de parcourus !
Et cela allait s’enchaîner sans arrêt, jamais de relâche. Ou si peu. Et quand, au 4ème kilomètre, arrive enfin une pâture en faux plat descendant pour permettre de souffler, bingo : gros vent de face ! Heureusement, les concurrents pouvaient trouver un peu d’humanité auprès des bénévoles qui, au Stade d’Ablain puis au Bas de Chauffour, offraient un petit ravitaillement, mais surtout des sourires et des encouragements. Et il en fallait pour remonter au sommet de la Colline de Lorette, maintes fois prise, perdue et reprise par les Poilus en 1915. Venait alors le dernier kilomètre de cette boucle infernale, qui permettait de longer l’anneau de la Mémoire, où plus de 500 000 noms de soldats sont gravés sur une centaine de panneaux, puis de contourner les alignements de tombes de Poilus.
Photo Cyrille Quintard
Enfer d’Artois : le défi des 6 tours
Le principe de l’épreuve est simple : faire autant de tours que possible, avec possibilité de jeter l’éponge à tout moment. Sur cette édition, 44 coureurs se contenteront d’ailleurs d’un seul tour avant d’aller se réchauffer. Et se sécher. Pour les plus endurants, il faut jouer avec la barrière horaire. Jusqu’à 19h01 précises, soit 5 heures et 1 minute de course, tous les concurrents peuvent s’élancer pour un nouveau tour, quel que soit le nombre de tours effectué jusque-là.
Ainsi, lors de la première édition, le vainqueur, Jean-Baptiste Lalart, ultra-traileur expérimenté, avait réussi à faire 6 tours en 5h 15mn 17s, échouant de 14 minutes à s’élancer sur un 7ème tour. Mais le terrain beaucoup plus boueux de cette édition, qui se déroulait dans le sens inverse de l’an dernier, ne permettrait certainement pas de battre ce record. Même réussir à s’élancer sur un 6ème tour semblait hors de portée, de l’avis des observateurs. Cependant, un homme, un seul, allait réussir à faire mentir ces pronostics : Ambroise Bonfils.
Il lui fallut à peine plus de 50 minutes pour boucler les 9,4 km de son premier tour. Quelques audacieux l’accompagnaient encore, mais ils allaient rapidement rendre les armes, ne pouvait suivre l’allure du Marnais. Au fil des passages, le terrain devenait de plus en plus glissant, défoncé et viscéralement rancunier. L’organisation prit même la décision de modifier des passages pour sécuriser la course. Les Chtis sont humbles et rarement excessifs, mais il arrivait d’entendre parler d’une difficulté digne de la « Barkley ». Et un mot revenait sur presque toutes les lèvres : « DAN-TES-QUE ».
Au fil des tours, Ambroise Bonfils ralentissait bien sûr l’allure pour mieux gérer sa course, mais tenait le cap. 53 minutes au 2ème tour, un peu moins d’une heure pour le 3ème, 1h 05 pour le 4ème, il filait seul en tête, sans concurrence. Un 5ème tour en 1h09 lui permettait de passer la barrière horaire de 19h01 et de s’élancer sur un sixième tour. Il était le seul à y parvenir. Il le bouclait en 1h13 et pouvait lever les bras : il venait de remporter l’Enfer d’Artois 2023 !
Ambroise Bonfils devance Quentin Rabette (Métropole Nature Trail Villeneuve d’Ascq – MNTV), auteur d’une belle remontada pour boucler 5 tours en 5h16. Jean-François Delbecq (Dijon Singletrack), après une course toute en sagesse, termine 3ème en 5h19. Ils seront 22 hommes et une femme à avoir réussi à boucler plus de 5 tours cette année.
Photo Jean-Pierre Carpentier
Enfer d’Artois : 5 tours pour Caroline Buyse
C’est Laetitia Clivot, coéquipière d’Ambroise Bonfils à l’AV3S (Athletic Villacerf 3 Seine – 51) qui passait en tête de la course féminine au 1er tour, calée en 62ème position. Partie avec un ami, elle allait cependant rapidement se rendre compte qu’elle était en sur-régime et allait devoir lever le pied. Elle terminera à une belle 5ème place. Derrière elle, Caroline Buyse (vice-championne de Belgique de trail long) et Anaïs Gonzalez (vainqueure du Trail Tour National 2022), coéquipières au Métropole Nature Trail Villeneuve d’Ascq – MNTV, avaient décidé de courir ensemble jusqu’à ce que le sort décide. À la fin du 3ème tour, Anaïs s’arrêtait pour se changer et ravitailler alors que Caroline engageait sa 4ème révolution sans s’arrêter. La messe était dite. La championne belge s’offrait même le luxe de partir pour une 5ème boucle. Elle sera la seule femme à y parvenir, terminant à la 21ème place au général.
Anaïs Gonzalez prend la 2ème place, avec 4 tours en 5h 06. La troisième place sur le podium allait se décider lors de la dernière boucle entre la jeune Romane Coppin, bien régulière depuis le départ, qui pensait avoir fait le plus dur pour s’assurer une breloque, et l’expérimentée Sandrine Martel. Partie pour son 4ème tour avec un retard d’environ 2 minutes sur sa cadette de 30 ans, Sandrine Martel allait fondre sur sa proie pour la doubler au dernier checkpoint, soit à 3 km de l’arrivée. L’expérience avait parlé.
Enfer d’Artois : vivement 2024 !
Comme dans tout bon village Chti, tout cela s’est terminé à l’Estaminet de Lorette, autour d’une frite-carbonade arrosée d’une Page24, la bière du coin. Encore couverts de boue mais bien au chaud, dans un estaminet plein comme un œuf, on entendait à chaque table les coureurs qui refaisaient l’Enfer. Secrètement, ils se savaient devenus des héros, de celles et de ceux qui pourront dire “J’y étais” ! Et ils demandaient déjà la date pour 2024…
Si la 4ème édition du Grand Trail de Serre-Ponçon verra d’importantes modifications dans les parcours et distances pour le rendre encore plus attractif, le principal changement, c’est bien la date. Pourquoi avoir choisi d’avancer l’épreuve au 8 et 9 juin 2024 ? Jean-Michel Faure-Vincent, Olivier Pelloquin et Serge Moro, trio porteur du Grand Trail de Serre-Ponçon (avec le jour J, près de 300 bénévoles autour d’eux), répondent.
Esprit Trail : Après 3 éditions calées en septembre, le Grand Trail de Serre-Ponçon est devenu un événement majeur dans le paysage des trails français, qui a trouvé son public. Pourquoi avoir choisi d’avancer l’épreuve au 8 et 9 juin 2024 ?
Jean-Michel Faure-Vincent, Olivier Pelloquin et Serge Moro : La montagne vit à l’année avec ses saisons et ses usages. Les premiers jours de septembre, c’est l’ouverture de la chasse, très attendue dans les Alpes du Sud, et les traileurs et les chasseurs doivent respecter les envies de chacun. Ensuite, en septembre, les troupeaux sont encore très nombreux dans les alpages d’altitude, avec de plus en plus de chiens de défense pour prévenir les attaques de loups. Les bergers nous ont sensibilisés aux dérangements potentiels provoqués par des centaines de coureurs présents de manière simultanée.
En juin, il n’y pas de chasse et les animaux ne sont pas encore en estive ! Et puis, les trois premières éditions ont été perturbées par une météo capricieuse. En avançant, on espère bien vaincre ce signe indien. Côté horaires, nous resserrons le programme sur deux jours, en posant le départ du parcours long le samedi matin à 2h ! L’occasion d’un autre regard, avec le lever de soleil du côté du Morgon et Dormillouse en pleine matinée !
Esprit Trail : Quoi de neuf du côté des parcours ?
Jean-Michel Faure-Vincent, Olivier Pelloquin et Serge Moro : Nous apportons une grande nouveauté, attendue par beaucoup, car nous délaissons le Piolit au profit des emblématiques Aiguilles de Chabrières et son single en crête surplombant le lac de Serre-Ponçon, en écho au Pic de Morgon. Ce changement réduit les distances qui culmineront désormais à 152km, 64km et 46km ! Le Rendez-Vous en Trail Inconnu continue ses explorations, avec un départ et un tracé complètement inédits.
Nous modifions aussi la course de 18km du dimanche, avec un nouveau tracé s’élançant du cœur de la ville d’Embrun, pour partir en direction du Mont-Guillaume, sans aller au sommet bien sûr, et redescendre vers la plage du plan d’eau d’Embrun.
Esprit Trail : Vous conservez ce qui fait l’ADN de la course : le local et encore le local ?
Jean-Michel Faure-Vincent, Olivier Pelloquin et Serge Moro : C’est notre marque de fabrique. Nos prestataires sont d’ici, les cadeaux d’accueil et d’arrivée sont produits sur le territoire, les ravitaillements sont constitués de spécialités locales et servis dans les bases de vie par les restaurateurs des villages où elles se situent… Par ailleurs, côté bénévoles, là aussi, nous faisons la part belle au dynamisme local. Élèves et professeurs des collèges et lycées, clubs d’aînés, étudiants en STAPS, toutes et tous se côtoient sur les épreuves, pour favoriser de belles rencontres.
Photo Cyrille Quintard 2023
Esprit Trail : Avec Salomon, votre partenaire, vous accentuez la complicité, avec l’attribution en 2024 du label Golden Trail National Séries !
Jean-Michel Faure-Vincent, Olivier Pelloquin et Serge Moro : Depuis 2021, Salomon nous accompagne, prolongeant ainsi l’initiateur de ce parcours, François D’Haene, qui avait bouclé le parcours en « off » en 2018… En 2021 et 2022, la plupart des coureurs français de Salomon étaient sur les courses, et la marque souligne et accompagne la démarche de développement durable que nous revendiquons sur cette organisation. Nous sommes fiers de rejoindre en 2024 la « short list » des épreuves qui constituent le calendrier de la GTNS France : le Trail Napoléon, le Championnat du Canigó et la Skyrhune, finale nationale de la GTNS.
François D’Haene et ses compagnons d’aventure lors des repérages du Grand Trail de Serre-Ponçon en 2018. Photo Salomon
Grand Trail de Serre-Ponçon : le programme complet de la 4ème édition
Samedi 8 juin 2024
(avec un nouveau parcours via les Aiguilles de Chabrières)
– Le Grand Trail de Serre-Ponçon (Embrun/Embrun) en solo ou par team de 2 ou 3 : 152 km/ 9710m D+
– Le Trail de Serre-Ponçon (Espinasses/Embrun) : 64 km / 4520m D+ / 4420 D-
– Le Trail Lac et Montagnes (Chorges/Embrun) : 46 km/ 3230m D+/ 3330 D-
– Trail Mont Guillaume (Station de Réallon/Embrun) : 28 km / 1580m D+ / 2350 m D- (Label Golden Trail National Séries)
Dimanche 9 juin 2024
– Le Rendez-Vous en Trail Inconnu : +/- 29km et +/- 1600m d+
– Le Trail du Roc d’Embrun (Embrun ville- Embrun plan d’eau) : 18km / 800m D+ / 800m D-
Et les Courses Kids Salomon !
Attention, nombre de dossards strictement limité par courses. N’attendez pas.
De retour sur le circuit ultra après ses sévères problèmes de santé lors de l’UTMB 2023, Beñat Marmissolle a terminé 3ème du Trans-Int 160, le plus long des parcours du Doi Inthanon Thailand by UTMB. Il décroche ainsi sa qualification pour l’UTMB Mont-Blanc 2024, qui était son objectif.
Le défi avorté de 2023
2023 devait être une grande année pour le Basque du team La Sportiva. À son programme, un ambitieux enchaînement Hardrock 100 / UTMB Mont-Blanc / Diagonale des Fous, 3 des ultras de 100 miles les plus durs au monde en moins de 4 mois. Le défi avait bien commencé, avec une remarquable 2ème place sur la Hardrock 100 derrière Aurélien Dunand-Pallaz. Et puis tout est allé de travers. Intoxiqué juste avant le départ de l’UTMB, Beñat Marmissolle a été terrassé en course par une rhabdomyolyse qui l’a obligé à abandonner, totalement épuisé, à Courmayeur. Terriblement affaibli, le Basque devait dire adieu à la Diagonale et voyait sa fin de saison compromise.
Mais l’homme a du caractère et n’est pas du genre à s’apitoyer sur son sort. Après avoir repris l’entraînement, il a décidé, au vu de sa forme renaissante, de relever un dernier défi : aller en Thaïlande courir la Trans-Int160, version 100M du Doi Inthanon Thaïland by UTMB. Avec un objectif avoué : terminer dans le Top 10 de cette course classée Major et gagner ainsi son ticket pour l’UTMB Mont-Blanc 2024 à Chamonix.
Le sourire de Beñat Marmissolle lors de la présentation des élites. Photo UTMB Group
Doi Inthanon Thaïland : une claque culturelle pour Beñãt Marmissolle
Habitué à son Pays Basque et aux vastes étendues de montagne paisibles, Beñat Marmissolle a pris un gros coup de bambou derrière la tête en arrivant en Thaïlande. Sur les réseaux sociaux, il confiait ainsi : « Vous pensiez que venir courir un ultra en Thaïlande est une chance inouïe ? Détrompez-vous ! Après 4 jours sur place nous sommes encore à la recherche d’un endroit « calme » où se poser et se détendre. Vous avez déjà tous mis le pied dans une fourmilière, je vous laisse imaginer dans quel état sont les fourmis…
Et bien ici c’est pareil, sauf que les fourmis sont en vélo, moto, voiture, à pied, en courant ! Ça crie H24 que ce soit dans les rues, les hôtels, les restos, les magasins… un truc de ouf !!! Pas simple pour un autochtone comme moi de débarquer dans un pays où la culture, la langue, les coutumes, les règles de vie, sont complètement différents. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. Il me reste une grosse semaine pour me mettre dans les rails de L’Inthanon où malheureusement je n’ai pas encore pu poser ma foulée manière de me mettre dans le bain. »
Un peu de tourisme avant la course. Photo Facebook Beñat Marmissolle
Doi Inthanon Thaïland : chaleur et humidité au programme
Deux jours avant le départ, Beñat Marmissolle semblait avoir pu se poser un peu et, entre deux visites touristiques et quelques repérages, prenait le temps de décrire ainsi ses premières sensations concernant la course. « Parlons un peu du parcours de cette Trans-Int160, avec un joli menu composé de 178 km pour 10800 m de dénivelé positif… Lors de mes repérages, j’ai découvert des chemins étroits et parfois techniques en plein milieu de la jungle. On va en prendre plein les mirettes entre les temples, les statues et les cascades que l’on croisera tout au long de la course. Les conditions climatiques en Thaïlande ajoutent à la rudesse de cette aventure : chaleur et humidité seront de la partie, ça tourne autour des 30 degrés et 70% d’humidité en ce moment à Chiang Mai, on va se faire essorer, la gestion de l’hydratation sera cruciale. »
Profil du Doi Inthanon Thailand
Doi Inthanon Thaïland : un début de course tout en maîtrise pour Beñat Marmissolle
Placé dès le début en tête des 400 partants, Beñat Marmissolle n’a jamais lâché le Top 10. Laissant partir deux Chinois, dont Jiaju Zhao, tenant du titre, leader devant Ji Duo, 14ème de l’UTMB 2023, Marmissolle se calait avec un petit groupe pour progresser à son rythme. Au premier tiers de course, il pointait déjà en 3ème position 8 minutes derrière Ji Duo et 2 minutes derrière le Lituanien Gediminas Grinius, alors que Jiaju Zhao devait lever le pied.
Question météo, ce n’était pas du tout la chaleur humide attendue, les montagnes thaïlandaises étant couvertes d’un épais brouillard et obligeant certains coureurs à se couvrir pour éviter d’attraper froid. Un comble, après la canicule redoutée.
Un parcours en grande partie dessiné dans la jungle, où l’humidité est redoutable. Photo UTMB Group
L’homme qui s’en tirait bien, c’était Gediminas Grinius. Il connaît bien cette atmosphère thaïlandaise, ayant terminé 3ème de la précédente édition et s’étant en plus imposé en début d’année sur le Amazean Jungle Thailand by UTMB, un 100K au parcours plus court mais très similaire à celui du jour.
Grinius et Marmissolle allaient alors faire le choix d’attaquer la nuit ensemble, n’étant jamais distants l’un de l’autre de plus de quelques secondes. Ainsi, au 107ème kilomètre, une fois les principales difficultés avalées (et 7000 des 10800m D+ franchis), les deux hommes pointaient ensemble, accusant 30 minutes de retard sur Ji Duo. Derrière ce troi de tête, le Roumain Robert Hajnal, du team Altra, ne lâchait pas l’affaire, à 15 minutes de Marmissolle et Grinius.
Beñat Marmissolle et Gediminas Grinius lors d’un ravitaillement en pleine nuit. Photo UTMB Group
Doi Inthanon Thaïland : le final calvaire de Beñat Marmissolle
Au 135e km, alors que je jour revenait et que la chaleur moite s’installait, le podium se dessinait. Ji Duo filait vers la première place, ayant légèrement accru son avance (37mn) sur ses deux poursuivants, toujours groupés, tandis que Robert Hajnal craquait et se retrouvait à 55 minutes de la 3ème place. Mais alors que tous les observateurs s’imaginaient Gediminas Grinius et Beñat Marmissolle terminer ensemble, le Lituanien décrochait le Basque fracassé après une chute dans la nuit à la sortie du dernier ravitaillement, à 7 kilomètres de l’arrivée. En 7 kilomètres, Marmissolle allait concéder près de 20 minutes.
Le Chinois Ji Duo s’impose finalement en 23h 58mn 49s. Grinius prend la deuxième place en 25h 25mn 58s. Beñat Marmissolle monte sur la 3ème marche du podium en 25h 44mn 03s. La mission UTMB 2024 était accomplie, la qualification en poche.
Ji Duo, vainqueur du Doi Inthanon Thailand. Photo UTMB GroupLe baiser symbolique de Marmissolle, ligne d’arrivée franchie, 3ème place en poche.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2023/12/Benat-Marmissolle-Photo-UTMB-Group.jpg7681200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2023-12-09 05:57:572023-12-09 11:25:18Beñat Marmissolle sur le podium du Doi Inthanon Thaïland by UTMB
Avec deux nouvelles courses en Asie, une première en Pologne et une course inédite aux États-Unis, le calendrier 2024 de la Golden Trail World Series est riche en nouveautés. Présentation.
Golden Trail World Series 2024 : Une double première en Asie
Parmi les grosses nouveautés du calendrier 2024 on retrouve, pour la première fois, deux courses en Asie. La première au Japon, la seconde en Chine. « Les concurrents asiatiques sont de plus en plus nombreux et le trail running de plus en plus populaire en Asie, explique Grégory Vollet, créateur de la GTWS. C’est pour cela que nous avons décidé d’intégrer deux dates asiatiques à notre calendrier pour 2024. Afin de rentabiliser le trajet, ces deux courses ont été regroupées sur deux semaines, à l’instar du “trip” aux États-Unis. Cela permet donc de participer à deux épreuves pour un seul voyage. » Concrètement, le Kobe Trail au Japon ouvrira la saison 2024 les 20 et 21 avril et les athlètes prendront ensuite la direction du Sichuan pour la deuxième course de la saison qui se tiendra les 27 et 28 avril.
Golden Trail World Series 2024 : La Pologne et un « trip » en Europe
Toujours dans l’idée de limiter les déplacements intercontinentaux, le calendrier de la GTWS intègrera cette année une course en Pologne – le Tatra Sky Marathon – afin de permettre aux athlètes de participer à un « trip » européen comme ça sera le cas en Asie et aux États-Unis. « Cette épreuve aura lieu la semaine après celle de Sierre-Zinal, détaille Greg Vollet. Grâce à cette course supplémentaire, chaque athlète, qu’il soit européen, asiatique ou américain, n’aura qu’à effectuer un seul vol intercontinental pour tenter de se qualifier pour la finale. »
Golden Trail World Series 2024 : Les classiques au programme
Si la Golden Trail World Series comptera quatre nouvelles courses dans son calendrier en 2024 (deux en Asie, une en Pologne, et une nouvelle course aux États-Unis), la Series conserve bien entendu ses grandes classiques dans sa programmation. Ainsi on retrouvera la mythique Zegama-Aizkorri en troisième course de la saison, suivie du Marathon du Mont-Blanc un mois plus tard à Chamonix. La doyenne Sierre-Zinal comptera quant à elle comme la 5e course de la saison et s’intégrera donc dans le « trip » européen, couplée à la Tatra Sky Marathon en Pologne.
Photo GTWS 2023
Golden Trail World Series 2024 : Encore plus de lives !
Forte de son succès télévisuel en 2023 (avec plus de 6 millions de téléspectateurs sur Eurosport lors de la finale en Italie, et des audiences similaires à certaines disciplines comme la coupe du monde de VTT), la Golden Trail World Series sera de nouveau diffusée à plusieurs reprises sur Eurosport, mais également sur plus de 100 chaînes de télévision à travers le monde. « Au total on aura 4 courses diffusées sur les chaînes de télévision contre 3 l’année dernière, précise Grégory Vollet. L’objectif est d’encore augmenter le temps d’exposition de nos athlètes et de notre sport ! »
Golden Trail World Series 2024 : Les Headlands remplacent la Pikes Peak Ascent
Dans le trip américain, on notera la disparition de la Pikes Peak Ascent, course mythique qui grimpait à plus de 4000 mètres et dont le Suisse Rémi Bonnet a battu le record en 2023, après 35 ans d’attente. Elle est remplacée par une épreuve dans les Headlands, en bord de mer, en Californie. Comme en 2023, les 2 courses américaines ne seront espacées que d’une semaine, afin de rendre le déplacement possible pour les athlètes étrangers désireux de venir marquer des points en vue de la qualification pour la finale.
Golden Trail World Series 2024 : Direction la finale
Avec 8 courses régulières au programme, contre 6 l’année dernière, les athlètes verront désormais leurs 4 meilleurs résultats pris en compte pour le classement général avant la finale (contre 3 la saison dernière). À l’issue de ces 8 courses, les 30 meilleurs athlètes hommes et femmes seront invités à participer à la Grande Finale mondiale (dont la destination sera révélée ultérieurement).
« Nous avons augmenté le nombre de courses cette saison pour ouvrir à l’Asie, explique Grégory Vollet. Il a donc fallu augmenter le nombre de courses prises en compte dans le classement général pour éviter une trop grosse dilution du niveau sur l’année. Avec la mise en place des « trips », nous permettons cependant à tous les athlètes de participer à deux courses en un seul grand voyage. Ils pourront ensuite, pour la plupart d’entre eux, participer à leurs deux courses continentales pour tenter d’atteindre la finale. »
À l’issue de la saison régulière, les athlètes classés au-delà du top 30 pourront cependant, comme cette année, participer par leurs propres moyens à la finale pour tenter de marquer des points supplémentaires et atteindre la catégorie ELITES (top 30 final) afin d’obtenir une invitation pour la saison suivante.
GTWS 2024, le programme complet
20 et 21 avril : Kobe Trail – 21 km / 1 615 m D+ – Kobe, Japon. 27 avril : Four Girls Mountain Trail – 21 km / 1 423 m D+ – Sichuan, Chine. 26 mai : Zegama-Aizkorri – 42 km / 2 736 m D+ – Zegama, Espagne. 30 juin : Marathon du Mont-Blanc – 42 km / 2 540 m D+ – Chamonix, France. 10 Août : Sierre-Zinal – 31 km / 2 200 m D+ – Sierre, Suisse. 17 Août : Tatra Sky Marathon – 28 km / 1 770 m D+ – Kościelisko, Pologne. 14 et 15 Septembre : Headlands – 28 km / 1 304 m D+ – Marin County, États-Unis. 22 Septembre : Mammoth Trail Fest – 26 km / 1 250 m D+ – Mammoth Lakes, États-Unis.
Du 17 au 20 Octobre : Grande Finale. Les détails de la course seront révélés officiellement ultérieurement.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2023/12/GTWS-2024.jpg8011200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2023-12-08 10:41:182023-12-22 06:10:11Golden Trail World Series 2024 : le plein de nouveautés !
C’est un concept séduisant que propose la Guadarun : un jour, une île, une étape de trail. Et, en 6 jours, la découverte de l’intégralité des différents visages de l’archipel de Guadeloupe et de ses habitants, entre plages de sable blanc et lagons aux eaux turquoise, mangrove, jungle, rivières et mornes escarpés. Une épreuve originale et pleine de charme qui fêtera en 2024 sa 23ème édition, et que Lucien Datil, son organisateur, a imaginée comme une aventure sportive et touristique.
Guadarun : 6 jours, 6 étapes, 6 îles si différentes
Difficile d’imaginer mieux, lorsqu’on est amateur de trail et de plages paradisiaques, pour découvrir tous les trésors de Guadeloupe. La Guadarun Marathon des Îles, son nom complet, est une épreuve en 6 étapes disputées sur 6 des 7 îles que constituent l’archipel, avec des distances très accessibles, de 11 à 22 km par jour. Soit de quoi largement profiter de la douceur des spots proposés, une fois les kilomètres de trail parcourus.
Lucien Datil, son organisateur depuis 22 ans, en parle avec la même passion qu’à ses débuts : « Toutes les îles sont différentes, et elles ont toutes leur propre cachet. Certains vont préférer l’une à l’autre, mais pour moi elles sont toutes exceptionnelles car aucune n’a la même population, les mêmes reliefs… Même au niveau du “papillon” que forment Basse-Terre et Grande-Terre, qui sont juste séparées par un bras de mer, il y a une île volcanique et une île calcaire, donc une topographie totalement différente. Après, entre l’île principale, Marie-Galante, la Désirade et les Saintes, ce sont aussi les gens qui sont différents, et c’est ce qui rend l’épreuve si authentique et dépaysante… »
PHOTO ALEXANDER BEER
Guadarun : une formule qui laisse le temps de profiter
Si le concept est resté le même, l’épreuve a su évoluer avec le temps et l’esprit des coureurs. « Il y a 22 ans, c’était les débuts du trail, explique Lucien Datil, et les gens venaient pour dépasser leurs limites. La course était dure. Mais après, je n’ai plus voulu organiser de compétition dont les gens ressortaient cassés et épuisés. J’ai préféré mettre l’accent sur les loisirs. Les gens peuvent venir en famille, certains courent toutes les étapes, d’autres que quelques-unes seulement, ou les font en mode randonnée, mais tout le monde est finisher. Il n’y a pas de barrières horaires ou de temps limite.Et après 2 ou 3 heures de course, les participants ont tout le temps de partir découvrir les îles, de profiter des plages… »
Particulièrement appréciés, les bivouacs sont organisés directement sur le sable, sur des plages paradisiaques, en tentes individuelles ou de 2 personnes. Mais ici, pas d’autonomie alimentaire, ou même de popote collective : tous les repas sont pris dans des restaurants, petit déjeuner, déjeuner et dîner. « Un peu comme en croisière », commente Lucien Datil, qui avoue que même si la Gadarun existe depuis plus de 20 ans et que tout est préparé et millimétré, chaque année est une aventure différente.
Des bivouacs directement sur la plage, dans des cadres paradisiaques. Photo Organisation
Guadarun 2024 : un petit groupe pour plus de convivialité
La particularité est que cette aventure est destinée est limitée à un petit groupe, pas plus de 60 personnes, toutes venues de l’extérieur de l’archipel. Une mesure destinée à minimiser l’impact des coureurs sur les écosystèmes, et préserver la paisibilité des lieux. Mais ce noyau peut aussi rencontrer et se confronter avec les traileurs locaux, puisque sur chaque île, l’étape du jour est gratuitement ouverte aux autochtones, ou aux touristes présents sur place. Ce qui fait qu’on peut parfois se retrouver avec plus d’une centaine de coureurs sur la ligne de départ d’un trail.
Côté tarif, les 9 jours sont proposés à un prix de 1490 euros par personne. Un tarif très attractif, compte tenu des prestations proposées et de toutes les prises en charge : organisation, encadrement, sécurité, médicalisation, hébergement, restauration, dossard, transferts sur toute la durée du raid, soirée de clôture et remise des trophées, tout est inclus. Seul n’est pas inclus le voyage aérien.
Le trail, oui, mais la détente aussi. Photo Organisation
Guadarun 2024 : le programme détaillé
Prévue du 30 mars au 7 avril, l’édition 2024 de la Guadarun offre un programme des plus attrayants.
Après l’accueil des participants et une journée d’acclimatation ponctuée par une visite d’une distillerie (histoire de se mettre tout de suite dans le rythme !), la première étape s’annonce avec le Trail de Goyave, à Basse-Terre : 11 km et 488m D+ au programme sur cette île volcanique et montagneuse, la plus grande des îles composant l’archipel de la Guadeloupe, dont le nom caraïbe est Karukéra, l’« île aux belles eaux ».
Le lendemain, la deuxième étape, le Trail des « Cent Moulins », permettra de découvrir tout le charme de Marie-Galante, surnommée « la Grande Galette » sur un parcours de 13 km relativement plat, entre champs de canne à sucre, anciens moulins et plages protégées par un système de récif corallien.
La troisième étape, l’une des plus longues, propose une escapade en mode « marin » de 22 km et 419m D+ loin des racines et des traces abruptes de la forêt, sur la bien nommée Désirade. Un parcours roulant à souhait, bercé par les embruns, qui emmènera les coureurs au point culminant de l’île, la Grande Montagne, à 275m d’altitude.
PHOTO ALEXANDER BEER
Guadarun 2024 : des trails aux noms dignes de Koh Lanta
La quatrième étape se déroule sur Grande-Terre, l’aile Est du « papillon » que forment les deux principales îles de l’archipel de Guadeloupe, l’aile Ouest étant Basse-Terre, les deux étant séparées par un étroit bras de mer, la Rivière Salée. Un Trail du littoral court (11 km) et sans difficulté particulière, avant de se diriger vers Les Saintes pour les deux dernières étapes aux noms dignes de Koh Lanta : les Trails de Terre de Bas et Terre de Haut.
L’étape Terre de Bas propose un parcours de 15 km vallonné, en sous-bois rocailleux, où les coureurs pourront croiser des cabris, des iguanes et autres couleuvres (inoffensives !). Les chemins de randonnée empruntés traversent des paysages volcaniques et proposent une vue exceptionnelle sur la baie des Saintes, où se trouve la paisible plage de Grande Baie.
La dernière étape, le Trail Terre de Haut, propose un tour complet de l’île des Saintes depuis le fort Napoléon, sur 14 km et 560m D+. Au programme, la légendaire ascension du Chameau, le spectaculaire pain de sucre, et un passage sur la plage de Grande Anse, une baie aux eaux turquoise.
Après la remise des trophées et la soirée de clôture qui l’accompagne, le lendemain, le Trail Fun de Deshaies, sur l’île de Basse-Terre, propose un final convivial, hors classement général, pour conclure l’aventure.
A noter que l’agence Travel2run propose une prolongation de séjour avec des activités complémentaires diverses (plongée, sports nautiques, excursions, etc…).
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2023/12/PHOTO-ALEXANDER-BEER-12.jpg12001801Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2023-12-06 05:00:002023-12-04 20:05:20Guadarun : 6 jours de trail d’île en île en Guadeloupe
La quatrième édition du Doi Inthanon Thailand by UTMB s’annonce grandiose. Du 7 au 10 décembre, l’événement se prépare à accueillir les finales du continent Asie-Pacifique du circuit UTMB World Series. Plus de 5000 coureurs s’aventureront ainsi dans l’un des parcs nationaux les plus populaires de Thaïlande. Mais surtout, l’épreuve étant un Major, les 10 premiers hommes et les 10 premières femmes dans chacune des catégories 50K, 100K et 100M seront directement qualifiés pour les UTMB World Series Finals 2024 à Chamonix. D’où un plateau élite remarquable sur les différentes courses, avec en tête un certain Beñat Marmissolle venu chercher sa qualif sur le format 100 Miles.
Doi Inthanon : Beñat Marmissolle en quête d’un Top 10 sur la Trans-INT 160
Au départ de l’entrée du parc national de Doi Inthanon, la Trans-INT 160 offre un parcours exigeant qui a attiré des coureurs élites et amateurs du monde entier. Après avoir remporté la course de 100 miles en 2021 et 2022, le Chinois Jiaju Zhao, meilleur UTMB Index du plateau (888) revient pour défendre son titre. Un Top 10 l’assurerait de pouvoir être de nouveau au départ de l’UTMB Mont-Blanc à Chamonix, où il a une revanche à prendre. En effet, lors de ses 2 premières expériences, en 2022 et en 2023, il a abandonné.
Jiaju Zhao devra cependant faire face à une opposition sans précédent, venant notamment de ses compagnons de podium de 2022 : le Chinoix Canhua Luo (UTMB Index 864) et le Lituanien Gediminas Grinius (UTMB Index 845). Un solide groupe de coureurs internationaux cherchera également à animer la course, avec notamment l’Espagnol Pablo Villa (UTMB Index 883) et l’Américain Arlen Glick (UTMB Index 872). Et, bien sûr, Beñat Marmissolle, qui présente le 3ème UTMB Index du plateau (875), et signera son grand retour après sa terrible défaillance sur l’UTMB début septembre.
Doi Inthanon Trans-INT 160 : une course féminine très ouverte
Après avoir remporté la victoire avec plus d’une heure d’avance en 2022 lors de ses débuts sur 100 miles, Jenny Quilty (UTMB Index 726) revient également pour défendre son titre. L’ultra-traileuse canadienne fera face à une importante concurrence, avec en particulier l’Américaine Keely Henninger (UTMB Index 754), l’Espagnole Aroa Sio (UTMB Index 749) et la Chinoise Yuanyuan Wu (UTMB Index 708).
Photo Tom Joly
Doi Inthanon Elephant 100 : Ludovic Pommeret sur le podium ?
Portant le nom du Sanctuaire des Éléphants de Doi Inthanon, que les coureurs contournent sur le parcours, l’Elephant 100 propose un parcours de 96 km avec 5910 m de dénivelé positif. Ayant terminé troisième sur la distance en 2022, le Chinois Peiquan You (UTMB Index 838) cherchera à terminer sa saison en beauté après avoir connu quatre abandons sur des courses de 100 km cette année. Cependant, un solide contingent de quatorze coureurs élites internationaux rendra le défi très difficile, notamment le redoutablement bien classé Chinois Yanqiao Yun (UTMB Index 904), l’Espagnol Pere Aurell (UTMB Index 878) et l’inusable Ludovic Pommeret (UTMB Index 874), qui vient tout juste d’apprendre sa qualification pour la Hardrock 100 2024.
Ayant terminé sixième au classement général en 2022 et remporté la course féminine, la Japonaise Yuri Yoshizumi (UTMB Index 749) a brillé lors de la dernière édition de la course. Mais pourra-t-elle résister à des concurrentes telles que la Vietnamienne Hau Ha Thi (UTMB Index 740), qui a terminé quatrième de la CCC 2023 et a remporté la course de 50 km de Doi Inthanon en 2022 ? Le défi sera de taille. D’autant que de sacrées clientes chercheront aussi à monter sur le podium. Parmi elles, la mieux placée en terme d’UTMB Index est la Néerlandaise Ragna Debats (779). Mais on suivra aussi l’Italienne Giuditta Turini (UTMB Index 745) et l’Américaine Hillary Allen (UTMB Index 732).
Doi Inthanon Hmong 50 : Robbie Simpson favori
Des milliers de coureurs s’élanceront sur la distance la plus populaire de l’événement – le Hmong 50 – et auront la chance de découvrir des trésors de culture et de nature, notamment les tribus des collines de la province de Chiang Mai et le célèbre marché Hmong. Dans la course masculine, le Chinois Tao Luo (UTMB Index 881) vient pour prendre sa revanche après avoir abandonné la course en 2022. Il affrontera le grand spécialiste britannique du 50 km et favori de l’épreuve, Robbie Simpson (UTMB Index 912). A suivre également l’Américain Meikael Beaudoin Rousseau (UTMB Index 874), qui animera certainement une course rapide.
Chez les féminines, après 6 victoires cette saison et une incroyable quatrième place sur l’UTMB Mont-Blanc, la Chinoise Fuzhao Xiang (UTMB Index 791) semble être la favorite sur ce format court. Mais la Suédoise Ida Nilsson (UTMB Index 770) sera prête à relever le défi et ajouter une seconde victoire sur une course Major du circuit cette saison, après avoir remporté le 100K du Canyons Endurance Runs by UTMB plus tôt dans l’année.
Il faisait -7 degrés sur le plateau du Larzac ce 2 décembre pour la 6ème édition de l’Hivernale des Templiers, du côté de Roquefort. Des températures glaciales qui n’ont pas entravé le plaisir des 2700 coureurs venus sillonner les splendides sentiers du Causse, pour un authentique bain de nature. Sur le plus grand parcours, l’Astragale et ses 67 km ont été remportés par 2 pointures de la discipline, Emmanuel Gault et Lucie Bidault.
Hivernale des Templiers : succès populaire pour la 6ème édition
Avec une hausse des inscriptions de 15% par rapport à 2022, les organisateurs de l’Hivernale des Templiers pouvaient se réjouir. La course reine, l’Astragale, affichait complet avec 626 inscrits, tout comme la Rock’Shot Trail avec 333 inscrits, tandis qu’ils ne restait que quelques dossards sur les autres courses. Un taux de remplissage qui illustre le succès des courses cette fin de saison, même lorsque le froid est au rendez-vous. Et si la météo, annoncée glaciale depuis quelques jours (mais sans neige!), en a refroidi certains, la plupart des inscrits étaient sur les lignes de départ, emmitouflés et prêts à partir à l’aventure sur les sentiers aveyronnais.
Un froid polaire sur la 6ème édition de l’Hivernale des Templiers. Photo Greg Alric / Templiers Events
Hivernale des Templiers : Manu Gault remporte l’Astragale
C’est un grand monsieur du trail qui s’est imposé cette année sur l’Astragale, ses 67km et 2290m D+. Premier des 557 participants, Emmanuel Gault, dont le palmarès est éloquent, continue à 47 ans d’écrire des lignes sur son CV. Jugez plutôt : quadruple vainqueur de l’EcoTrail de Paris (2009, 2014, 2015, 2017), de la CCC en 2011, de la SaintéLyon en 2012, le Gardois a cette année encore signé quelques podiums et victoires, notamment sur le 43km du Tarn Valley Trail en mai et les 72km de la Veni Vici, à Nîmes début novembre.
Après avoir découvert l’épreuve l’an dernier (il avait terminé 6ème), l’athlète du Team Inov-8 s’est imposé ce week-end avec une bonne marge sur le second. « Je ne sais pas quoi dire… Des jambes de fou, un chrono canon, une journée parfaite sur une épreuve juste magnifique », a-t-il commenté sur les réseaux sociaux, avant d’ajouter : « Tellement heureux de pouvoir m’offrir encore ces sensations et ces émotions. »
Manu Gault. Photo Templiers Events
Hivernale des Templiers : Lucie Bidault géante dans le froid
Côté féminin, c’est une autre « géante », Lucie Bidault qui s’est imposée. Gagnante de la 6000D, la « course des Géants » en 2022, la Savoyarde a collectionné les podiums, occupant souvent la première marche cette année, avec des victoires sur le MIUT 60, sur le parcours Cézanne du Trail Sainte-Victoire, sur le 35km du Méribel Trail ou encore le 71km du SwissPeaks Trail. 24ème au scratch, cette habituée du Festival des Templiers (dont elle a gagné l’Intégrale des Causses en 2018) découvrait la version hivernale. Elle s’impose avec près d’un quart d’heure d’avance sur sa dauphine,
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2023/12/Hivernale-des-Templiers-Depart-Astragale-Photo-sapphotographie-Templiers-Events.jpg7781200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2023-12-04 20:01:492023-12-06 08:59:36Hivernale des Templiers : Manu Gault et Lucie Bidault domptent le froid