Avec 11 médailles, dont 6 en or, le groupe France termine en tête du tableau des médailles des Championnats du monde de trail et de course en montagne 2023 disputés à Innsbruck entre le 7 et le 10 juin derniers. Le collectif France devance le Kenya (9 médailles dont 5 en or) et la Grande-Bretagne (6 médailles dont 3 en or). Retour sur un bilan exceptionnel qui illustre l’importance de la France dans ces disciplines.

Bilan Innsbruck 2023 : le tableau des médailles

tableau des medailles
Source WTRMC 2023

Course verticale : pas de médaille pour commencer

L’équipe de France masculine, composée d’Emmanuel Meyssat, 16ème, Quentin Meyleu, 18ème et Théodore Klein, 20ème, a pris la cinquième place de la course verticale, première épreuve des championnats du monde de trail et de course en montagne à Innsbruck. Les Bleus s’étaient retrouvés ensemble à la sortie de la partie boisée, au pied de l’impressionnant mur final. « On ne voyait même pas l’arrivée tellement c’était pentu. C’était irréel », a commenté Quentin Meyleu. « On s’est battu comme des guerriers, et je crois qu’on est à notre place, résumait Emmanuel Meyssat. On sait que le top 20 mondial est prisé. On termine devant les Italiens, et les Suisses (médaille de bronze, derrière les intouchables Kényans, en or, et les Ougandais, en argent) ont été très forts, donc au niveau européen, on n’est pas mal ».

Chez les féminines, la seule Française engagée, Christel Dewalle, a obtenu la sixième place individuelle qui l’a laissée sur sa faim. « J’ai raté mon départ, en me laissant surprendre par la vitesse des premiers hectomètres. J’ai préféré être prudente pour ne pas tomber. Si on m’avait dit à ce moment-là que je serais sixième en haut, j’aurais signé. Mais avec un peu plus de courage, j’aurais peut-être pu accrocher le podium, ou au moins un top 5. »

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Les 4 athlètes de la course verticale, de gauche à droite Quentin Meyleu, Christel Dewalle, Emmanuel Meyssat et Théodore Klein. Photo FFA

Trail Court : Clémentine Geoffray en or, des podiums par équipe

Irréel. Telle pourrait être le sentiment de Clémentine Geoffray sur la ligne d’arrivée. Onzième il y a quatre ans au Portugal, 22ème de la course en montagne l’an passé en Thaïlande, elle a dicté sa loi sur les sentiers humides du Tyrol. Après 45 kilomètres et 3100m de D+ courus sous une alternance de soleil et de crachin automnal, la Chambérienne de 28 ans a coupé la ligne d’arrivée avec 2 minutes de marge sur sa dauphine, la Suissesse Judith Wyder, et 16 sur sa compatriote Theresa Leboeuf. Les performances de Louise Serban-Penhoat et Lucille Germain, respectivement 10ème et 15ème, ont offert à la France la médaille d’or au classement par équipes, devant la Suisse et les États-Unis. Les 2 autres membres de l’équipe, Marie Goncalves et Noémie Vachon, ont terminé 28ème et 31ème.

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Le bonheur de Clémentine Geoffray. Photo Organisation

Dans la course masculine, il n’en a pas manqué beaucoup à Thibaut Baronian pour obtenir une médaille en individuel pour sa première participation. En terminant 4e à 6mn 40s du Norvégien Stian Angermund, vainqueur pour la seconde année consécutive, le Bisontin a prouvé qu’il faisait partie des meilleurs. Dans un jour de « moins bien », Frédéric Tranchand a tout de même assuré une 9ème place, tandis que Thomas Cardin, un temps leader, a finalement terminé 16ème après avoir connu un gros passage à vide entre le 15e et le 30e kilomètre. Même s’il était très déçu, son finish a permis à l’équipe de France de remporter la médaille de bronze. Les 2 autres membres du groupe, Loïc Robert et Julien Rancon, ont terminé respectivement 21ème et 42ème.

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Thibaut Baronian, 4e en individuel, bronzé par équipe. Photo Organisation

Trail Long : de l’or Benjamin Roubiol et les Bleus

Il fallait être affûté et très résistant pour venir à bout des 85km et 6500m de dénivelé positif du parcours du trail long d’Innsbruck. Après des départs prudents, Benjamin Roubiol et Marion Delespierre ont su tirer leur épingle du jeu pour décrocher tous les deux le titre mondial, au terme d’une épreuve extrêmement éprouvante.

Chez les hommes, Benjamin Roubiol, 23 ans seulement, a eu le déclic un peu avant le 70ème kilomètre, dans la dernière montée de la journée, quand l’Italien Andreas Reiterer, qui menait les débats depuis une quarantaine de kilomètres, a soudain eu les ailes coupées. « Je me sentais vraiment très mal au pied de cette montée, je n’aurais jamais pensé pouvoir le rattraper à ce moment-là, a raconté Roubiol après coup. Ça m’a redonné un peu d’énergie, il fallait que j’achève le boulot. » Avec brio, puisqu’il a creusé un écart de huit minutes sur la ligne d’arrivée, atteinte après pratiquement 10 heures de course.

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La surprise Benjamin Roubiol, champion du monde de trail long 2023. Photo Organisation

Le collectif masculin a été brillant, en reprenant l’or par équipe que les Américains avaient raflé en novembre. Thibaut Garrivier, qui rêvait de médaille, a connu un jour difficile et a qualifié cette course de « plus difficile de sa carrière ». Il prend tout de même une superbe 4ème place. Et c’est grâce à la performance de Baptiste Chassagne, qui a eu un énorme trou d’air avant de s’arracher pour finir 15ème, que les Bleus ont glané la médaille par équipe. Ils s’imposent devant les États-Unis et l’Italie. Nicolas Martin, vice-champion du monde de trail long en titre, a dû s’arrêter au 53ème kilomètre, vaincu par un genou récalcitrant. Paul Mathou, 5ème membre du collectif, a également été contraint à l’abandon, à 10 kilomètres de l’arrivée.

Trail Long : de l’or pour Marion Delespierre et les Bleues

Chez les femmes, tout le monde attendait la double championne du monde en titre Blandine L’Hirondel, mais celle-ci, blessée au pied, a été contrainte à l’abandon après 17 kilomètres de course. Mais le collectif était costaud et Marion Delespierre a su être patiente. Elle a produit son effort à partir du 55e kilomètre, pour aller chercher l’Allemande Katharina Hartmuth, emmenant dans son sillage Manon Bohard Cailler, avec qui elle a partagé une grande partie du chemin. Delespierre a eu course gagnée dans la dernière descente, pour s’imposer avec 6mn 43s d’avance sur l’Allemande. Manon Bohard Cailler s’empare du bronze, à un peu moins de 12 minutes de la gagnante.

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Les derniers mètres de Marion Delespierre, championne du monde de trail long 2023. Photo Organisation

10ème du jour, à 38 minutes de la championne, Audrey Tanguy permet à la France de gagner la médaille d’or par équipe. C’est la troisième de rang pour les Bleues. Elles devancent l’Allemagne et l’Italie. Quant à Jocelyne Pauly, 5ème du collectif, elle termine à une belle 17ème place.

Course en montagne : des juniors en argent

Le format « montagne classique » consistait en une boucle de 7,5km et 375m de dénivelé positif, pour un parcours mi-urbain, mi-sentier. C’est l’équipe de France U20 masculine qui a débuté la compétition, avec dans ses rangs le champion de France Anatole Berthou. Après une première partie d’ascension difficile, il a réussi une remontée progressive qui lui a permis de décrocher une 6ème place au général. Avec la 9ème place de Jules Mongellaz et la 13ème de Jules Barriod, les Juniors Bleus récoltent l’argent par équipe, derrière l’intouchable Suisse mais devant l’Italie. Chane Souard, 4ème junior du groupe, s’est classé 21ème.

BILAN MONDIAUX course en montagne juniors alanis duc : FFA
Les Bleuets en argent. Photo Alanis Duc / FFA

Les U20 féminines ont imité les garçons une heure plus tard, grâce à un super tir groupé. Margot Dajoux termine 7ème, Alice Mugnier 9ème et Pauline Trocellier 11ème. Elles s’offrent une belle médaille d’argent, entre la Grande-Bretagne et l’Espagne. Lili Beck, 4ème junior du groupe, a terminé 15ème.

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Les Bleuettes en argent. Photo Alanis Duc / FFA

Course en montagne : des seniors méritants

Pour les Seniors, le parcours comportait 2 boucles, donc 15km et 750m D+. Chez les hommes, Théodore Klein se classe premier français et termine à la 12ème place. Avec la 15e place du « vétéran » Emmanuel Meyssat, la 47ème place de Quentin Meyleu et la 52ème d’Alexandre Fine, les Français ont terminé 6èmes par équipe.

Les femmes ont été plus performantes. Pour sa première sélection en course en montagne, la championne de France 2023 Cécile Jarousseau, accrocheuse dans les montées et solide dans les descentes, termine première Tricolore à pris la 9ème neuvième. Avec Christel Dewalle, 13ème et Elise Poncet, 24e, les Françaises ont récolté le bronze par équipes derrière le Kenya et la Grande-Bretagne. Quant à la quatrième Française du groupe, Nélie Clément, elle a achevé sa première expérience internationale chez les grandes à la 42ème place.

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Du bronze pour les Bleues chez les seniors. Photo Alanis Duc / FFA

Le bilan en chiffres de la Fédération Française d’Athlétisme

Grosse satisfaction à la Fédération Français d’Athlétisme, avec un bilan flatteur et de nombreux remerciements des athlètes, qui ont salué les conditions dans lesquelles ils ont pu préparer ces championnats, avec entre autre des stages de reconnaissance sur le terrain. De son côté, la FFA a publié ces quelques chiffres, symptomatiques de Championnats réussis.

7

Depuis 2011, pas moins de 7 Françaises ont remporté au moins un titre de championne du monde de trail. Cette année, Clémentine Geoffray et Marion Delespierre-Mauppin ont rejoint au palmarès Maud Gobert (2011), Nathalie Mauclair (2013, 2015), Caroline Chaverot (2016), Adeline Roche (2017) et Blandine L’Hirondel (2019, 2022).

23

Né le 6 novembre 1999, Benjamin Roubiol est devenu le plus jeune champion du monde de trail de l’histoire, en s’imposant sur le trail long à seulement 23 ans, 7 mois et 2 jours. Pour l’anecdote, l’Annécien n’était pas encore né à l’époque où ses coéquipiers Emmanuel Meyssat et Julien Rancon, présents dans le Tyrol pour la course en montagne et le trail court, étrennaient leur première sélection, en septembre 1999. C’était au Mont Kinabalu, en Malaisie, pour ce qui s’appelait à l’époque le « Trophée mondial de course en montagne », dans la catégorie Juniors.

15

C’est le nombre de places dans le Top 10 obtenus par les 36 coureurs français engagés. Le trail long féminin en a offert trois : Marion Delespierre-Mauppin (1ère), Manon Bohard-Cailler (3ème) et Audrey Tanguy (10ème).

9

C’est le nombre d’athlètes français qui ont connu leur première sélection à l’occasion de ces Mondiaux. Parmi eux, les trois juniors Jules Barriod, Jules Mongellaz et Chane Souard, et les seniors Thibaut Baronian, Baptiste Chassagne, Marie Goncalves, Quentin Meyleu, Benjamin Roubiol et Noémie Vachon.

68

C’est le nombre de nations représentées sur les 10 courses de la semaine à Innsbruck. Tous les continents étaient de la partie en Autriche.

52mn 28s

C’est l’écart à l’arrivée entre le champion du monde de course verticale, le Kényan Patrick Pingeno, sacré en 40mn 18s sur les 7,1 km pour 1020 m de dénivelé positif, et le dernier de la course, le Cambodgien Ammarith Ann (1h 32mn 46s).

47 %

C’est le taux d’abandon parmi les participantes du trail long féminin. Signe de la difficulté du parcours, par ailleurs sublime de l’avis général des participants, proposé par les organisateurs autrichiens, 62 des 131 partantes n’ont pas rallié l’arrivée.

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Il n’est pas toujours facile d’avoir la casquette de favori vissée sur la tête. Sauf pour Alexandre Boucheix, Casquette Verte, vainqueur des éditions 2021 et 2022 de l’Ultra01, et qui s’est de nouveau imposé le 10 juin sur ce parcours de 165km et 7000m D+ autour d’Oyonnax, réalisant la passe de 3 victoires consécutives.

Ultra01 : une histoire d’amour

Lorsqu’on demande à Alexandre Boucheix pourquoi il refait les mêmes courses, d’une année sur l’autre, la réponse est simple : « Parce que ce sont des courses que j’aime bien, des endroits que j’aime bien et des gens que j’aime bien. » Il faut donc croire que Casquette Verte aime bien l’Ain et son Ultra01. Et l’épreuve le lui rend bien. Annoncé comme tête d’affiche et favori de la plus longue des courses, le traileur parisien était attendu au tournant, tant par le public que ses adversaires du jour, qui rêvaient de le battre. Mais une fois de plus, le « guerrier » a fait parler ses jambes.

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La désormais traditionnelle photo d’avant-course publiée par Alexandre Boucheix sur ses réseaux. Photo Facebook / DR

Casquette Verte : un début de saison plein de kilomètres

Pourtant, rien n’était gagné d’avance. Après un début de saison marqué par quelques délires, du genre un double EcoTrail de Paris (parcours dans un sens la veille, puis course le lendemain, 158 km en cumulé), une Opération Paris Plage (partir de Paris pour aller à la plage à Honfleur avec un copain, 224km), une virée off en duo entre Beaufort et Annecy à travers le Massif des Bauges sans assistance (140km et 9800m D+) et quelques beaux résultats en course (une 2e place sur le 100km et 4000m D+ de la Trace des Maquisards, une 6e place sur le 115km et 7090m D+ du MIUT tout de même !), Casquette Verte n’est pas arrivé en forme olympique au départ de cet Ultra01.

« Je me sens comme Guivarc’h en 98 qui arrive totalement à sec à la Coupe du monde », annonçait-il sur les réseaux sociaux la veille du départ. « Il n’y a plus grand chose dans les gambettes. Tout penaud je suis ! »

Ultra01 : une édition avec assistance

« Plus grand chose dans les gambettes », chez les traileurs « normaux », signifie ne pas être en mesure de courir un trail long, encore moins un ultra. Mais pour l’homme à la casquette verte, la signification est différente. Et entre l’impression de ne pas être au top et la réalité, il y a tout un monde. Et des mots pour transcender le guerrier qui sommeille au fond d’Alexandre Boucheix. Ce sont sans doute ceux de son assistante du jour, Cécile Bertin, « Maman Cécile », ultra-traileuse elle-même et collaboratrice régulière d’Esprit Trail, qui ont su motiver la bête tout au long des 165k du parcours. Car avoir une assistance en la personne de Cécile et s’autoriser à prendre des bâtons étaient les 2 « nouveautés » pour Alexandre Boucheix. 3Ème en 2020, premier en 2021 et 2022, il fallait bien innover un peu pour ne pas tomber dans la routine sur cette édition.

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Au cœur de la nuit, Alexande Boucheix sous la pluie boit… de l’eau ! Photo Facebook Casquette Verte / Gilles Reboisson / DR

Casquette Verte : un « bac blanc pour l’UTMB »

Alexandre Boucheix ne le cache pas : ses deux principaux objectifs de l’année sont l’UTMB et la Diagonale des Fous. Côté UTMB, après un abandon en 2019, une 43ème place en 2021 et une 18ème place en 2022 (en moins de 23 heures), Alexandre Boucheix se prend à rêver d’accrocher un Top 10. Quant à la Diagonale, où il avait fini 18e en 2021, il va falloir effacer des tablettes le mauvais souvenir de 2022, où après avoir flirté avec l’abandon il termine loin, à une 103ème place arrachée au courage. Alors pour ces éditions 2023, le Parisien a décidé de se préparer en conséquence. Parmi les chantiers en cours, on a donc « trouver la coordination et le bon rythme avec Cécile, tester une nouvelle boisson d’ultra (la Naak à la pastèque) et aussi s’entraîner à tabasser les cailloux avec les bâtons ».

Ultra01 : 3ème victoire consécutive pour Casquette Verte

« Je suis un peu fatigué. Mais surtout physiquement fatigué. J’essaie de me dire que je dois voir cet Ultra01 comme l’avant dernière grosse révision (il y aura l’UT4M aussi) avec un dossard… avant l’UTMB et la Diagonale. (…) Je vais tenter de me faire discret, de profiter de ce moment pour m’évader un peu, de profiter de la pluie pour souffrir un peu, et de profiter tout court », annonçait Casquette Verte la veille du départ.

Mais le lendemain, c’était l’euphorie : « Le tripléééée 2021 / 2022 / 2023. Back to Back to Back ! » En 19h 20mn 05s, Alexandre Boucheix a avalé les 165 km et 7000 m D+ de cet ultra bien humide (sur lequel un sommet a même été supprimé à cause des orages) pour s’imposer au finish. Il devance de moins de 10 minutes Sébastien Chatelain et de près de 45 minutes Maxime Jaouen.

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Une victoire, une bière. Signé Casquette Verte. Photo DR

Une cheville qui craque au 50ème kilomètre

Si le scénario de course et le chassé-croisé avec Sébastien Chatelain a été palpitant (à 25km de l’arrivée, Boucheix comptait 10 minutes de retard sur Chatelain !), les péripéties n’ont pas épargné Casquette Verte. Ainsi, sa cheville gauche a craqué au km 50, l’obligeant à faire près de 120 kilomètres en souffrant, avec une entorse en verdict final. « Pour faire rapide et simple, je suis allé chercher trèèèès loiiiiiiiiiiiin au fond de moi pour le finish et la gagne », raconte le Parisien sur ses réseaux sociaux.. « Je suis content (sauf pour l’entorse). Je suis juste exténué… Prendre le départ avec ce niveau de fatigue… c’était juste une connerie. » Une de plus, diront ses détracteurs. La preuve que c’est un vrai champion, diront ses admirateurs.

Ultra01 : victoire de Sarah Charles chez les femmes

Le show Casquette Verte ferait presque oublier le reste de la course. Il convient cependant de souligner la superbe performance de Sarah Charles, 11ème au scratch, qui s’impose dans la course féminine en 25h 59mn 56s. Elle devance de plus de 3 heures sa dauphine, Pauline Signeau. Carole Gobin complète le podium, en 32h 04mn 33s.

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Incroyable moisson de médailles d’or pour la France sur l’épreuve de trail long des Mondiaux d’Innsbruck : victoire chez les femmes de Marion Delespierre, chez les homes de Benjamin Roubiol, et médaille d’or par équipe pour les femmes comme pour les hommes. Un véritable rêve bleu…

Résultat Mondiaux de Trail Long 2023 : la surprise Benjamin Roubiol


Personne ne l’attendait sur la plus haute marche du podium, même pas lui. Mais le trail long n’obéit à aucune science, et peut toujours réserver des surprises. Ceux qui partent devant ne sont pas sûrs de tenir la distance, et ceux qui partent prudemment peuvent toujours rêver de remontada.

Longtemps, la course aura été indécise et animée, avec une remarquable attaque de Baptiste Chassagne, champion de France en titre, qui a crânement tenté sa chance en prenant les commandes au 20e kilomètre. Hélas, il allait avoir un énorme passage à vide, lié à une hypoglycémie passagère, qui le fera sombrer au classement.

C’est alors l’expérimenté Italien Andreas Reiterer, 3e des Championnats du Monde en Thaïlande l’an dernier, qui allait se porter en tête. Facile, décontracté, il semblait capable d’aller au bout. Mais c’était sans compter sur l’incroyable retour de Benjamin Roubiol, l’un des moins connus de l’équipe de France. Après 8 heures de course, le Français fondait sur l’Italien et le laissait sur place, pour filer vers la victoire. Il s’impose en 9h 52mn 59s, avec près de 8 minutes d’avance sur l’Italien. Le Slovaque Peter Frano prend la 3e place, à 9mn11 du vainqueur. Thibaut Garrivier, qui rêvait d’une médaille, termine à la 4e place, à plus de 20 minutes de Benjamin Roubiol.

Quant à Baptiste Chassagne, il a été capable de s’arracher en fin de course pour prendre la 17e place, qui permet à la France de décrocher l’or par équipe.

Trail long podium hommes
Le podium masculin, avec au centre Benjamin Roubiol.
TOP 10 HOMMES
TOP 10 HOMMES

Résultat Mondiaux de Trail Long 2023 : les larmes de Blandine L’Hirondel

On attendait la double championne du monde Blandine L’Hirondel, mais le sort en a décidé autrement. Archi-favorite, la Française a pris un départ rapide, mais a dû abandonner au bout de 17 kilomètres, en larmes. Souffrant d’une aponévrosite plantaire (douleur aiguë sous le talon) depuis quelques jours, elle avait quand même pris le départ en espérant pouvoir se battre, pour elle et pour l’équipe, mais a dû se rendre à l’évidence et, le cœur déchiré, a jeté l’éponge pour préserver sa santé.

Résultat Mondiaux de Trail Long 2023 : Marion Delespierre au sommet

Blandine L’Hirondel hors circuit, les autres grandes favorites se sont livré une belle bataille. Ainsi, la Tchèque Marcela Vasinova a longtemps mené la course, devant l’Espagnole Azara Garcia et l’Italienne Martina Valmasoi. Les autres Françaises sont toujours restées dans le coup, avec Marion Delespierre, Manon Bohard Cailler, Audrey Tanguy et Jocelyne Pauly, toujours placées dans les 20 premières.

Mais Vasinova, qui n’avait jamais couru une telle distance d’ultra, a fini par rendre les armes et rentrer dans le rang. C’est alors l’Allemande Katharina Hartmuth qui a pris les commandes, avant de se faire rattraper sur la fin de parcours par une Marion Delespierre étonnante de régularité. La Française s’impose en 11h 22mn 31s, avec plus de 6 minutes d’avance sur l’Allemande. Manon Bohard Cailler décroche le bronze, pour le bonheur de l’équipe de France puisqu’avec la 10e place d’Audrey Tanguy, les Françaises se parent d’or par équipe.

Trail long podium femmes
Le podium féminin, avec au centre Marion Delespierre, entourée de l’Allemande Katharina Hartmuth et de Manon Bohard Cailler.
TOP 10 FEMMES
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Les 45 kilomètres de l’épreuve des Mondiaux de Trail Court qui se déroulait à Innsbruck le 8 juin ont consacré un champion d’exception, le Norvégien Stian Angermund, champion du monde en titre, et une petite nouvelle inattendue, la Française Clémentine Geoffray. Un exploit qui entraîne une consécration pour l’équipe de France féminine, qui remporte l’or par équipe !

Mondiaux de Trail Court : Stian Angermund tout en maîtrise, les Bleus en bronze

Tenant du titre après sa victoire en Thaïlande en novembre dernier, le Norvégien avait annoncé avoir coché ces Mondiaux comme son objectif n°1 de la saison. Et il l’a rempli de belle manière. Sur un parcours montagnard exigeant, Stian Angermund a pris un départ plutôt prudent, marchant même dans la première montée, avant de caler son rythme et de ne plus faiblir. Après avoir pris la tête vers le 10e kilomètre, il a géré en maintenant ses poursuivants à 2 minutes, plus petit écart, pour s’imposer “tranquillement” en 4h 19mn. Il devance le Britannique Thomas Roach, la surprise, de 2mn18. L’Italien Luca Del Pero termine 3e, à 3mn04 du Norvégien.

Stian Angermund à l’arrivée, mission accomplie !
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Stian Angermund, double champion du monde de trail court.

Côté tricolore, on attendait beaucoup de Thomas Cardin, qui avait également coché cette épreuve et s’était préparé comme jamais pour y performer. Hélas, après un départ tonitruant, le Français a eu un coup de moins bien et a dû laisser filer, pointant même au-delà de la 25e place à mi-course. Il a cependant réussi une belle remontée sur la fin de course, pour finalement terminer 16e, à 18mn50 du vainqueur du jour.

C’est du côté de Thibaut Baronian qu’est donc venue la satisfaction, même si sa 4e place, au pied du podium, à 6mn41 du vainqueur, laisse un goût amer. Pour une première sélection en bleu, il aurait certainement aimé monter sur la boîte ! Belle performance également de Frédéric Tranchand, qui prend la 9e place, à 12mn07 du premier.

Cette médaille, il a tout de même réussi à la gagner, grâce à la performance collective de l’équipe, qui remporte le bronze, derrière la Grande-Bretagne et la Pologne.

Top 10 Hommes
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Le parcours autrichien, très montagnard, a bien réussi à Clémentine Geoffray.

Mondiaux de Trail Court : exploit de Clémentine Geoffray et des Bleues !

Peu connue du grand public, la Française Clémentine Geoffray, championne de France à La Cité de Pierres en mars dernier, ne faisait pas partie des grandes favorites. Mais elle a su déjouer les pronostics et construire une remarquable victoire. Partie prudemment, elle n’a volontairement pas suivi la Suissesse Judith Wyder, qui l’a rapidement distancée de plus de 2 minutes.

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Partie sans bâtons, Clémentine Geoffray a su parfaitement gérer les montées.

Très sereine, la Française a produit son effort dans la dernière montée pour prendre les commandes. Elle a ensuite maîtrisé l’écart dans la dernière descente pour finalement s’imposer en 4h 53mn 12s. Elle devance finalement Judith Wyder de 2mn01. Une autre Suissesse, Theres Lebœuf, est médaillée de bronze, à plus de 16 minutes de Clémentine Geoffray.

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Epuisée mais heureuse, Clémentine Geoffray est championne du monde de trail court !

En plaçant 2 autres coureuses dans le Top 20, (Louise Serban-Penhoat, 10e, et Lucille Germain, 15e), les Tricolores réalisent l’exploit de remporter la médaille d’or par équipe.

TOP 10 FEMMES
Top 10 Femmes.
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Avec 1950 concurrents sur les différentes épreuves, la Transju’Trails a confirmé sa place de trail au naturel dans les Montagnes du Jura. Sur le 42km, victoire de Dimitri Morel-Jean et Coralie Blanchard. Dylan Ribeiro et Lisa Delacroix s’imposent sur le 25km. Enfin, sur le 10km, les jeunes ont fait la loi. Retour sur les 3 courses de la Transju’Trails 2023.

La Transju’Trail 42 km : un parcours exigeant de 2200m D+

Morez, 8h30, les premiers traileurs ont pris le départ du 42 km. Très vite, ils ont donné le rythme sur ce parcours de 2200 mètres de dénivelé positif. Première difficulté, la montée vers la Roche du Béchet en direction de Prémanon, le belvédère des Dappes, la Darbella. Puis vient la montée en haut de la Dôle, à 1 677 mètres d’altitude, point culminant du parcours. Une difficulté qui sera le juge de paix du 42 et du 25. Dans la foulée, les coureurs avaient une belle descente vers le stade nordique des Tuffes, avant de rejoindre les Rousses pour l’arrivée. Malgré un début de matinée ensoleillé, les traileurs ont très vite dû composer avec une météo capricieuse faite d’orages, de pluie et d’éclaircies.

La Transju’Trail 42 km : un podium dessiné dès le départ !

C’est le Jurassien Dimitri Morel-Jean qui a pris la tête de course dès le départ. À 10h02, il était le premier à passer au point de contrôle de Prémanon, suivi 3 minutes plus tard par Aurélien Patoz et Baptiste Lorier. Une heure plus tard, il passait le point culminant de la Dôle, creusant l’écart avec ses poursuivants. Il l’emporte en 3h 40mn 45s. Aurélien Patoz est deuxième à 8mn 43s. Baptiste Loirier termine troisième, à 11mn 32s du vainqueur. Un podium à l’image de la course.

Dimitri Morel-Jean 42km Photo Lilian Menetier - La Transju
Dimitri Morel-Jean, vainqueur du 42km. Photo Lilian Menetier – La Transju

La Transju’Trail 42 km : les mots du vainqueur

Dimitri Morel-Jean : « J’aime bien partir vite et je préfère les dénivelés positifs que négatifs. Comme ça montait jusqu’à la Dôle, j’ai tenté et ça a fonctionné. J’ai eu plus de mal dans les descentes, je suis crispé, ça coince, mais comme les montées allaient bien, au final, ça le fait et je suis très content. Et puis, en haut de la Dôle, on a une vue magnifique. La Transju’Trails, c’est une organisation que j’apprécie et même si je préfère les longues distances, le 42 km m’a bien plu. »

La Transju’Trail 42 km : une course femme sans suspense

Du côté des femmes, même scénario que chez les hommes : la Nîmoise Coralie Blanchard a pris la tête dès le départ et ne l’a plus lâchée. À Prémanon, elle comptait déjà plus de 10 minutes d’avance sur ses poursuivantes, Cora Mariotte et Luce Poirrier. Et elle ne cessera de creuser l’écart jusqu’à l’arrivée. Coralie Blanchard monte donc sur la première marche du podium après 4h 52mn 53s de course. Cora Mariotte termine deuxième à 18mn 15s et Luce Poirrier troisième à 26mn 16s.

podium femmes 42km
Le podium féminin du 42km. Photo Lilian Menetier – La Transju

La Transju’Trail 42 km : les mots de la gagnante

Coralie Blanchard : « Une très belle, course je ne connaissais pas du tout, c’est la première fois que je cours ici. Ce n’était pas facile du tout, c’était glissant, il y avait de la boue, je ne suis pas habituée à cela. C’était très exigeant. Je suis partie relativement vite sur le tour de Morez et après je suis montée, je me suis dit qu’il ne fallait pas que je m’emballe trop, mais les bosses m’ont ramené vite à la raison. Je savais que j’étais première mais je ne savais pas où étaient les autres et comme les jambes étaient là, j’avançais. Il y a une pluie d’orages qui nous a bien trempé mais qui n’a pas duré longtemps. C’était une très belle course, avec une belle organisation, une bonne ambiance sur le parcours, des bénévoles au top, c’était super bien. »

La Transju’Trail 25 km : même scénario que sur le 42 km

Sur le 25 km, que ce soit dans la catégorie homme ou femme, on retrouve les mêmes scénarios que sur le 42 km : un leader qui ne lâche rien du début à la fin. Ainsi, Dylan Ribeiro chez les hommes et Lisa Delacroix chez les femmes ont dominé la course, avec un podium qui s’est dessiné au moment du passage de la Dôle.

Dylan Ribeiro l’emporte en 1h 56mn 23s, suivi de Doryan Boillon à 3mn 35s et Hugo Lonne à 5mn 9s. Il confiait à l’arrivée : « Je suis parti assez vite, mon objectif était de faire toute la course à bloc. Doryan et Hugo n’étaient pas très loin jusqu’au pied de la Dôle. Je l’ai montée un peu plus vite et j’ai senti que ça s’étirait de plus en plus. Au final je suis super content de franchir la ligne en premier. »

Chez les femmes, Lisa Delacroix remporte le scratch féminin en 2h 34mn. « J’étais partie 4e ou 5e et puis j’ai réussi à gérer. Les 3 derniers kilomètres étaient durs. J’ai vraiment cru que j’allais me faire rattraper. Je suis épuisée, je n’en peux plus. » Thaïs Pibouleau est 2e à 1mn 10s et Laurie-Anne Serrette termine 3e à 4mn 5s.

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Photo Lilian Menetier – La Transju

La Transju’Trail 10 km : Tom Bouillet et Nora Fumey s’imposent

Les générations se sont mélangées sur ces deux parcours, les jeunes et moins jeunes se sont affrontés sous la pluie sur un parcours glissant et gras. Tom Bouillet, vainqueur du 5 km en 2022, inscrit cette année sur le 10 km dans la catégorie 16-17, remporte la course en 43mn 15s. « Le parcours était bien malgré la pluie, j’ai bien géré au début, et puis je suis parti et j’ai gagné. » Il devance Frédéric Heins et Thibault Ravat.

Chez les femmes, Nora Fumey (catégorie 16-17) remporte les 10 km en 50mn 53s. Elle avait également participé à La Transju’Trails 2022, où elle s’est classée 2e féminine sur le 5 km. Elle devance Gaëtane Breniaux et Émilie Duval.

Transju’Trails : une réussite malgré la pluie

Malgré la pluie, l’édition 2023 est une réussite avec près de 2000 participants sur le week-end. Pierre-Albert Vandel, Président de Trans’Organisation, s’en est réjoui : « Nous sommes partis sur une nouvelle dynamique en amenant tout un programme d’animations pour le public et les concurrents. Nous remarquons que les traileurs étaient au rendez-vous avec près de 2000 participants. Notre objectif est de bien les accueillir et leur proposer un événement convivial et sportif et nous constatons que ce que nous avons mis en place après la pandémie est porteur et nous espérons avoir encore plus de monde en 2024 ! »

Retrouvez les résultats complets des courses ICI

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Jeudi 8 et vendredi 9 juin se dérouleront à Innsbruck, en Autriche, les Championnats du Monde de Trail et de Course en Montagne. Grâce au classement ITRA, indicateur de performance des coureurs, zoom sur les principaux favoris des épreuves de Trail Court et Trail Long, en individuel et par équipes.

Qu’est-ce que le classement ITRA ?

Pour chaque épreuve de trail, l’International Trail Running Association, ou ITRA, calcule une cote en fonction de la performance chronométrique réalisée. C’est le chrono qui compte, pas le classement. La valeur maximale de l’indice ITRA d’une épreuve est de 1000 points, un nombre qui correspond à la performance maximale théorique. Par exemple, si le marathon avait une cote ITRA, l’indice de 1000 points serait attribué à un chrono de 2 heures.

Dans le cadre des trails, l’ITRA utilise la distance et le dénivelé communiqués par l’organisateur de l’épreuve pour établir un indice, en fonction de la “distance à plat”. Celle-ci est calculée en additionnant la distance et le dénivelé positif, chaque 100 mètres de D+ étant équivalent à 1km de distance supplémentaire. Ainsi, un marathon du Mont Blanc de 42km et 2540m D+ correspondra à une « distance à plat » de 42 + 25,4 = 67,4 kilomètres. De plus, afin de prendre en compte la technicité des différents parcours, un coefficient de « lissage » est appliqué. C’est ce qui permet d’avoir un indice le plus juste possible entre les différentes épreuves.

Une fois la distance à plat calculée et le coefficient de lissage appliqué, les épreuves sont classées dans 7 catégories, allant de XXS (0 à 24km) jusqu’à XXL (plus de 210km). Il existe également une catégorie générale, qui regroupe l’ensemble des résultats.

Coureurs et indice de performance ITRA

La cote, ou indice de performance ITRA de chaque coureur dans les différentes catégories est calculée en fonction des 5 meilleures cotes obtenues par celui-ci au cours des 36 derniers mois. Chez les hommes, une cote supérieure à 900 correspond au top du top. Chez les femmes, cette valeur est de 800.

Début juin 2023, c’est Kilian Jornet qui domine le classement ITRA masculin, avec 949 points, tandis que Courtney Dauwalter domine le classement féminin avec 843 points.

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Le Top 3 du classement ITRA au 3 juin 2022. Source ITRA

Mondiaux de Trail Court Hommes : qui sont les favoris ?

Le plateau masculin est exceptionnel. Quatorze athlètes ont un indice de performance ITRA supérieur à 900. L’indice de performance ITRA moyen pour les 5 premiers du classement est de 922,8, et de 914,6 pour les 10 premiers. C’est un niveau de performance sans précédent, et le spectacle promet d’être grandiose.

Comme lors des précédents championnats du monde, le Britannique Jonathan Albon fait figure de favori. Champion du monde de trail en 2019, il avait obtenu la médaille de bronze en trail court en Thaïlande, et sera à Innsbruck pour reconquérir son titre. Mais ses adversaires sont redoutables. A commencer par l’Italien Davide Magnini, deuxième du classement ITRA avec 925 points. Ce sera la première participation aux Mondiaux de Trail pour ce spécialiste des terrains montagneux exigeants. Il faudra aussi compter sur le Champion du Monde en titre, le Norvégien Stian Agermund (cote 916), qui défendra son titre coûte que coûte.

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Jonathan Albon à l’arrivée du Marathon du Mont-Blanc 2022. Photo DR

Mondiaux de Trail Court Hommes : Italiens et Français en force ?

Dans le Top 15 des coureurs ayant le meilleur indice de performance, les Italiens sont au nombre de quatre avec Davide Magnini (925), Cristian Minoggio (911), Luca Del Pero (903) et Francesco Puppi (899). Même chose du côté des Français, avec quatre représentants dans le Top 15 des meilleurs mondiaux. Frédéric Tranchand (912), Thomas Cardin (908), le tout nouveau champion de France Thibaut Baronian (904) et Loïc Robert (904), prendront le départ pour jouer en tête de course.

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Thibaut Baronian, champion de France en titre, pour un podium mondial ? Photo DR

Mondiaux de Trail Court Hommes : des challengers à la pelle

Sur les sentiers autrichiens très techniques, il ne faut pas oublier le Suédois Petter Engdahl, dont l’indice de performance est de 923 et l’Américain Seth Ruhling (905). 23 autres athlètes suivent dans le classement, avec des indices de performance ITRA supérieurs à 870. Il faudra ainsi suivre des athlètes tels que le Polonais Andrzej Witek (890), le Chinois Juwei Zi (884) et l’Autrichien Hans-Peter Innerhofer (876), qui aura l’avantage de bien connaître le terrain.

Mondiaux de Trail Court par équipe hommes : les Italiens favoris ?

L’an dernier, les Italiens s’étaient imposés, suivis des Français et des Britanniques. Si on regarde le classement ITRA de tous les athlètes, on retrouve exactement cet ordre, avec les Italiens en tête, suivis des Français puis des Britanniques. Y aura-t-il des changements ? Seul le terrain pourra départager ces athlètes. Les pronostics incluent également la présence des Américains à la quatrième place, suivis respectivement des Espagnols et des Chinois. Gageons que ce sera parmi ces 6 nations que se trouve le futur podium.

Mondiaux de Trail Court Femmes : qui sont les favorites ?

Du côté des femmes, la course est également très relevée. L’indice de performance ITRA moyen pour les 5 premières est de 770, et de 762,7 pour les 10 premières.

La favorite selon l’ITRA est la Sud-Africaine Toni McCann, qui présente un indice de performance de 781. Elle est suivie d’un peloton très serré d’athlètes de niveau quasi similaire, dont l’Américaine Brittany Charboneau (771), l’Espagnole Nuria Gil ( 770) et la Néo-Zélandaise Caitlin Fielder (768). L’Île Maurice pourrait créer la surprise avec sa représentante, la très rapide Marie Perrier (758). La Britannique Eleanor Davis (756), huitième en Thaïlande, pourrait également viser un Top 10, voire mieux. Il faudra également suivre la Tchèque Barbora Macurova (745) et la Suédoise Emilia Brangefält (751), respectivement deuxième et troisième en Thaïlande.

Côté Français, Clémentine Geoffray semble être la meilleure carte, avec un indice de 754. Mais l’exigeant parcours autrichien, beaucoup plus technique que le parcours thaïlandais, promet cependant des surprises, et les pronostics sont difficiles à faire. Beaucoup d’athlètes ayant des cotes entre 730 et 750 pourraient ainsi réaliser de belles performances si elles sont à leur plein potentiel ce jour-là.

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Toni McCann, la meilleure cote ITRA au départ. Photo DR

Mondiaux de Trail Court par équipe Femmes : les Espagnoles remettent ça ?

Chez les femmes, les premières championnes du monde de Trail Court couronnées en Thaïlande ont été les Espagnoles, suivies des Américaines à la deuxième place et des Britanniques à la troisième. Cette année, les pronostics se portent encore sur les Espagnoles, grandes favorites, suivies des Américaines. Selon la cote ITRA, le changement intervient à la troisième place, où l’on retrouve les Italiennes. Mais les Suissesses et les Françaises sont juste derrière et vont tout mettre en œuvre pour monter sur le podium.

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Le podium 2022, avec les Espagnoles au sommet. Photo Organisation / DR

Mondiaux de Trail Long Hommes : qui sont les favoris ?

Difficile de faire des pronostics sur du long, tant il peut se passer de choses lors de l’épreuve. Là aussi, le peloton de coureurs est très relevé. Il y a 6 coureurs au-dessus de l’indice de performance 900 ITRA. À la première place, il y avait l’Américain Jim Walmsley avec un indice de performance ITRA de 938, mais a malheureusement dû se retirer en raison d’une blessure.

L’Allemand Hannes Namberger (923) se retrouve donc en tête de la liste, suivi de Thibaut Garrivier (912), déterminé à remporter l’or et oublier sa déception de 2022 (seulement 6e). Mais il n’est pas le seul à avoir cet objectif. Il faudra également suivre l’Italien Andreas Reiterer (911), 3e en Thaïlande. Le Suisse Gian Schicktanz (904) et le vice-champion du Monde de Trail Long Nicolas Martin (901) complètent ce plateau des mieux classés.

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Thibaut Garrivier lors des Mondiaux 2022 en Thaïlande. Une revanche à prendre. Photo Organisation / DR

Mondiaux de Trail Long par équipe Hommes : les Français peuvent-ils le faire ?

L’an dernier, le titre a été remporté par les Américains, devant les Français et les Espagnols. Si nous regardons les indices de performance ITRA pour tous les athlètes masculins cette année, les Français devraient arriver en tête, suivis des Américains puis des Italiens. Les Espagnols et les Suisses sont respectivement quatrième et cinquième.

Mondiaux de Trail Long Femmes : Blandine L’Hirondel pour un triplé ?

Du côté des femmes, la championne du monde Blandine L’Hirondel est en haut de l’affiche, avec un indice de performance exceptionnel de 812. Elle est la seule femme au-dessus de 800 à participer à ces championnats, avec la Suédoise Tove Alexandersson (817) qui s’aligne sur l’épreuve de course en montagne. La France est bien représentée dans le Top 15 avec Manon Bohard Cailler (769) et les inséparables Audrey Tanguy (767) et Marion Delespierre (744).

Les Espagnoles, avec deux athlètes dans le Top 15, ne sont pas en reste, avec Azara Garcia (771) et Gemma Arenas (762), 3e en Thaïlande. Les projecteurs seront également braqués sur l’Allemande Rosanna Buchauer (762), 5e en 2022, qui connaît très bien le parcours et les sentiers autrichiens. Il faudra enfin suivre l’Italienne Martina Valmassoi. Malgré son indice de 731, elle pourrait bien venir chambouler les pronostics.

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Blandine L’Hirondel en Thaïlande. Une image que l’on rêve de revoir à Innsbruck… Photo Organisation / DR

Mondiaux de Trail Long par équipe Femmes : la France pour le doublé

Chez les femmes, les premières championnes du monde de Trail Long, sacrées en Thaïlande, ont été les Françaises, suivies des Espagnoles et des Italiennes à la troisième. Cette année, les pronostics pointent une nouvelle fois les Français à la première place. Deux nations bien placées pour faire leurs débuts sur le podium sont les Polonaises pour l’argent et les Allemandes pour le bronze. Il ne faut cependant pas négliger les Espagnoles, qui ne laisseront sans doute pas filer facilement leur titre de vice-championnes du monde.

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Les Françaises Championnes du Monde de Trail Long par équipe. On remet ça ? Photo Organisation / DR
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Changement de programme pour la talentueuse Italienne Martina Valmassoi, qui vient d’annoncer qu’elle participerait finalement au Championnat du Monde de Trail Long à Innsbruck début juin. Une adversaire redoutable sur la route d’un nouveau titre pour Blandine L’Hirondel, et qui n’avait pas pu défendre ses chances en 2022…

Martina Valmassoi, une qualification surprise pour la CCC

L’objectif N°1 de Martina Valmassoi est de participer à l’UTMB, fin août à Chamonix. Sur quel format ? Mystère. CCC ou UTMB, le choix de l’athlète Salomon, véritable touche-à-tout du trail, ne semblait pas fixé. Mais une chose est sûre : après avoir remporté la TDS l’an dernier, c’est sur une de ces 2 courses que l’Italienne jettera son dévolu. Sauf qu’avec le nouveau règlement, Valmassoi est contrainte de terminer dans les 3 premières d’une course qualificative pour pouvoir se présenter sur la ligne de départ de l’épreuve qu’elle choisira.

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Martina Valmassoi lors de sa victoire sur le TDS en 2022. Photo UTMB / DR

Or l’Italienne avait annoncé il y a quelques semaines ne pas aller à Innsbruck pour se focaliser sur l’une des courses du Val d’Aran by UTMB, qui se déroulera dans le Val d’Aran du 7 au 10 juillet. Le 110, qualificatif pour la CCC, ou le 163km, qualificatif pour l’UTMB, elle ne l’avait pas précisé. Sauf qu’entre temps, Martina Valmassoi a remporté le format 72km de la Transvulcania le 6 mai dernier, et s’est donc qualifiée pour la finale correspondante à Chamonix, c’est-à-dire le format 100K, la CCC. Une victoire totalement inattendue pour l’Italienne, qui revenait d’un grave accident à l’automne et n’avait repris l’entraînement que quelques mois auparavant. Elle avait d’ailleurs déclaré s’inscrire sur la Transvulcania surtout “pour pouvoir travailler la montée”, mais ne pensait pas pouvoir faire grand chose dans la très longue descente (22km et 2600m de dénivelé négatif d’un coup). L’histoire en a voulu autrement.

Le Val d’Aran après Innsbruck ?

C’est cette victoire inattendue, et la qualification automatique pour Chamonix, qui l’a amenée à accepter la sélection italienne pour le Championnat du Monde de Trail Long à Innsbruck début juin. Mais la malicieuse amie de Courtney Dauwalter pourrait encore surprendre son monde. Ayant l’habitude de suivre son instinct, elle pourrait bien, après les Mondiaux de Trail Long, aller tout de même au Val d’Aran chercher une qualification pour le format 100M de l’UTMB. Des fois que la CCC ne suffise pas à son appétit…

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Martina Valmassoi comblée par sa performance inattendue lors de la Transvulcania 2023. Photo Organisation / DR

Championnat du monde 2022 en Thaïlande, un rendez-vous manqué

On aurait déjà dû assister au duel franco-italien L’Hirondel / Valmassoi en 2022 à Chiang Mai, en Thaïlande. Mais l’Italienne s’était blessée lors d’une sortie alpinisme début octobre, violemment heurtée lors d’une chute de rochers, et avait dû être héliportée avant de terminer à l’hôpital. Et d’être privée de Championnats du Monde de Trail 2022. L’édition d’Innsbruck sera donc sa première participation, et au vu de ses résultats sur les dernières courses qu’elle a effectuées, la bataille promet d’être terrible. En effet, sur les 5 dernières courses qu’elle a disputées, elle s’est imposée… 5 fois. Blandine L’Hirondel est prévenue…

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C’est sous un soleil radieux que s’est déroulée samedi 27 mai la 11e édition de la MaxiRace d’Annecy. Surnommée « le Tour de la Mare », l’épreuve phare du week-end est un ultra de 88km pour 5000m de D+ faisant le tour du lac d’Annecy. Partis à 2h50 du matin, les élites ont bouclé la boucle avant midi. Le Portugais Miguel Arsenio s’impose chez les hommes, tandis que Fiona Porte a survolé la course chez les femmes.

Résultat MaxiRace d’Annecy : le show de Dunand-Pallaz et Gosselin

A mi-course, à la base de vie de Doussard, on aurait pu penser que la course était pliée. Seuls en tête, Aurélien Dunand-Pallaz et Simon Gosselin faisaient le show et comptaient plus de 5 minutes d’avance sur leur poursuivant immédiat, Miguel Arsenio. Et à voir leur allure, ils semblaient avoir des jambes de feu. Le Portugais, qui les avait accompagnés sur les pentes du Semnoz, avait été peu à peu distancé sur les sentiers en balcon menant à Doussard.

Mais c’était sans compter sur la détermination d’Arsenio, récent second du grand format (128km) de la Transgrancanaria. Sans s’affoler, ce dernier a grignoté son retard pour rattraper d’abord Simon Gosselin, puis prendre la tête au 60e kilomètre, dans la montée du Col de Bluffy. Aurélien Dunand-Pallaz, victime d’un coup de moins bien, n’a rien pu faire pour empêcher le Portugais de s’échapper.

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Dès le départ, Aurélien Dunand-Pallaz (en rouge) et Simon Gosselin (en bleu) prennent les devants. Photo Organisation / DR

Résultat MaxiRace d’Annecy : Miguel Arsenio devant Aurélien Dunand-Pallaz

Miguel Arsenio remporte la victoire en 8h 40mn 7s. Il succède ainsi à l’Américain Seth Ruhling, qui s’était imposé l’an dernier en 8h 44mn 46s. Arsenio devance Aurélien Dunand-Pallaz d’un peu plus de 10 minutes sur la ligne d’arrivée. Après sa 2e place l’an dernier, le natif d’Albertville n’aura donc pas réussi son pari de s’imposer cette année sur SA boucle, lui, le local de l’étape. Il se réjouissait cependant de cette performance, parfaite préparation pour son défi de première partie de saison, la Hardrock 100 le 14 juillet prochain.

Simon Gosselin, bien revenu sur la fin, termine quant à lui à 3 minutes d’Aurélien Dunand-Pallaz. A noter qu’à l’exception du vainqueur, le Top 10 de cette édition de la MaxiRace est 100% tricolore, bouclé par l'”Ultradad” Vincent Viet.

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Le podium masculin, avec de gauche à droite Dunand-Pallaz, Arsenio et Gosselin. Photo Organisation / DR
Top 10 MaxiRace 2023
Top 10 de la MaxiRace d’Annecy 2023.

Résultat MaxiRace d’Annecy : le cavalier seul de Fiona Porte

Elle était irrésistible ! Partie en tête, passée seule avec 3 minutes d’avance en haut du Semnoz, Fiona Porte a pris la course à son compte et n’a jamais été inquiétée. La Française, qui a remporté 3 semaines plus tôt son premier trail de la saison, le Nivolet-Revard (55km et 2940m D+), comptait déjà 20 minutes d’avance à mi-course, au Doussard. Elle a ensuite géré pour maintenir l’écart avec la concurrence. Elle s’impose en 10h 15mn 21s. Un chrono qui lui vaut une 22e place au scratch. Et un temps bien inférieur à celui de Julia Rezzi, qui s’était imposée en 2022 en 11h 21mn 54s !

Fiona Porte l’emporte avec plus de 30 minutes d’avance sur l’Espagnole Sandra Sevillano Guerra, nouvelle venue dans le paysage du trail mondial. La Russe Varvara Shikanova, qui compte quelques beaux podiums à son actif en 2022 (3e de l’Ultra-Trail Cape Town et du Salomon Ultra Pirineu 100K), termine troisième, en 11h 06mn 44s.

Pour les résultats complets de la MaxiRace, c’est ICI

MaxiRace 2023 Fiona Porte
Fiona Porte, une course parfaite. Photo DR
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Il faisait un temps à ne pas mettre un Provençal dehors le week-end du 19 au 21 pour la 9e édition du Trail de Haute Provence, au départ de Forcalquier, avec son emblématique Montagne de Lure. Mais cela n’a pas refroidi les ardeurs des quelque 2500 traileurs venus se faire plaisir sur l’une des 8 courses adultes proposées, sur des distances allant de 8 à 160 kilomètres. Retour sur les podiums de cette édition 2023 et les plus beaux moments dans une superbe vidéo.

Le THP, un succès qui ne se dément pas

« Il y a dix ans lors de la première édition, seulement quatre parcours étaient ouverts aux adultes contre huit aujourd’hui qui vont de 10 à 168 km », a confié Vincent Guiliani au quotidien local La Provence. « L’événement repose sur trois piliers : – le partage des valeurs du sport avec le plus grand nombre, – le mélange des publics et – le développement du territoire de Haute-Provence. On a toujours proposé de nouvelles distances et des tracés de plus en plus variés pour que chacun puisse prendre du plaisir. Nous avons aussi rajouté d’autres disciplines que le trail avec la marche nordique », détaille-t-il pour expliquer le succès du THP.

THP 2023 LURE
Photo Organisation

Ultra de Provence – 167 km et 7700 D+

Son 3e ultra format 100 Miles aura été le bon. Après une 20 place sur l’UT4M en 2021, puis une 15e sur l’Échappée Belle en 2022, Antoine Lecocq est monté sur la plus haute marche du podium du nouveau tracé de l’Ultra de Provence. Il a dompté les 167km et 7700m D+ en 21h 48mn, terminant 20 minutes devant son dauphin, le Suisse Nicolas Lehmann, bien plus habitué aux formats courts. Emilien Schiavo, 5e du format marathon du THP en 2021, prend la 3e place. Chez les féminines, il n’y aura guère eu de suspense. Katell Astolfi prend la 21e place au scratch et s’impose en effet avec plus de 2h d’avance sur Karine Bro. Et bien plus encore sur Cathy Foegle, qui prend la 3e place, à près de 6 heures de la gagnante.


Hommes
1/ Antoine LECOCQ (21h 48mn 48s)
2/ Nicolas LEHMANN (22h 08mn 49s)
3/ Emilien SCHIAVO (23h 12mn 21s)

Femmes
1/ Katell ASTOLFI (35h 18n 56s)
2/ Karine BRO (37h 34mn 11s)
3/ Cathy FOEGLE (41h 07mn 15s)

Antoine Lecocq. Photo DR - OK
Antoine Lecocq, vainqueur de l’Ultra de Provence 2023. Photo DR

Cap à Lure – 81 km et 3530 D+

6e du format 60km du Trail Sainte-Victoire début avril, Lucien Néant s’est imposé de belle manière, en signant un chrono de 7h 47mn 14s. Il devance son dauphin Maxime Poligné de plus de 30 minutes. Matthieu Boquet prend la 3e place, à près de 50 minutes du vainqueur. Même domination chez les femmes pour Adèle Hadjali, qui collectionne les podiums ces 2 dernières années. 9e de la SaintéLyon 2022, vainqueure du format 36km du Trail de la Voie Romaine le 30 avril dernier, elle s’impose avec 18 minutes d’avance sur sa dauphine, Héloïse Aeberli. Elle prend la 29e place au scratch. Adeline Verlet complète le podium, à 34 minutes de la gagnante.


Hommes
1/ Lucien NEANT – 7h 47mn 14s
2/ Maxime POLIGNÉ – 8h 18mn 08s
3/ Matthieu BOQUET – 8h 35mn 19s

Femmes
1/ Adèle HADJALI – 10h 23mn 58s
2/ Héloïse AEBERLI – 10h 41mn 47s
3/ Adeline VARLET – 10h 57mn 33s

Marathon de Lure – 53 km et 2270 D+

La lutte a été serrée jusqu’au bout, et c’est Fabien Antolinos, entraîneur d’athlètes trail et route au club de Décines Meyzieu Athlétisme, qui s’est imposé en 4h 56mn, avec à peine une minute d’avance sur un duo composé de Clément Désille et Judicaël Bellanger, que les organisateurs ont eu la délicatesse de ne pas partager au millième de seconde. Dans la course féminine, Coralie Blanchard s’est imposée avec une marge un peu plus importante, mais serrée tout de même. Elle devance Natacha Piecq de moins de 9 minutes, et prend la 11e place au scratch. Camille Sere termine 3e à 36 minutes de la gagante du jour.


Hommes
1/ Fabien ANTOLINOS – 4h 56mn 07s
2/ Clément DÉSILLE et Judicaël BELLANGER – 4h 57mn 11s

Femmes
1/ Coralie BLANCHARD – 5h 43mn 36s
2/ Natacha PIECQ – 5h 52mn 26s
3/ Camille SERE – 6h 19mn 06s

fabien antolinos Photo Facebook
Fabien Antolinos, vainqueur du Marathon de Lure 2023. Photo Facebook / DR

Les podiums des Bories et des Moures

Les Bories – 30 km et 1240 D+

Hommes
1/ Pierre CASTETS – 2h 08mn 58s
2/ Guillaume LENON – 2h 21mn 02s
3/ Thibaud BAUDOIN – 2h 21mn 20s

Femmes
1/ Alexia SERPANTIÉ- 2h 44mn 10s
2/ Joanna OFTINOWSKA – 2h 54mn 34s
3/ Séverine KIEFFER – 2h 54mn 54s

Les Moures – 18 km et 740 D+

Hommes
1/
Maxence ROGER – 1h 24mn 25s
2/ Mathieu CRAMBES – 1h 28mn 38s
3/ Anthony ROY – 1h 29mn 36s

Femmes
1/ Leslie LEJEUNE – 1h 40mn 23s
2/ Julie BLANCHARD – 1h 46mn 46s
3/ Mathilde BIBOLLET – 1h 47mn 29s

Les résultats complets ICI

Revivez le THP 2023 en vidéo

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L’ambiance était volcanique du côté de Volvic durant le week-end de l’Ascension, avec près de 3500 coureurs engagés dans les différents formats de l’édition 2023 du Volvic Volcanic Experience. Si la XGTV et ses 224 kilomètres restent l’épreuve la plus impressionnante, c’est sur le 110km et 3500m D+ de l’Expérience Chaîne des Puys – Faille de Limagne que les regards étaient tournés, pour savoir si le record de François D’Haene, parrain de l’épreuve, allait tomber. Et ce qui devait arriver arriva…

Résultat VVX 2023 : record pour Yannick Noël sur le 110km

Il n’était pas forcément venu pour ça, mais quand ça rigole, ça rigole. Quand Yannick Noël, boulanger-pâtissier de 36 ans installé aux Deux-Alpes, s’est élancé vendredi 19 mai à 4h du matin pour avaler les 110 km de l’Expérience Chaîne des Puys – Faille de Limagne, il avait un objectif en tête : terminer la course en moins de 10 heures. Bien sûr, le chrono de 9h 41mn 30s réalisé par François D’Haene en 2022 devait lui trotter dans la tête, mais encore fallait-il trouver le bon rythme sur ce parcours dessiné tout autour de la Chaîne des Puys.

VVX profil 110km
Le profil du 110km de la VVX 2023.

« Je suis agréablement surpris de ma course, a-t-il commenté à l’arrivée. J’ai réussi à partir seul en tête de course dès le 10ème kilomètre, tenir un bon rythme et cet écart jusqu’au bout. J’ai adoré courir de nuit et monter le Puy-de-Dôme au petit matin. (L’heure de départ est en effet calculée pour offrir aux meilleurs athlètes un lever de soleil lors de leur passage au sommet du mythique Puy de Dôme, à 1465m d’altitude, au 28e kilomètre.) Quand j’ai su que je revenais vers Volvic, que les paysages se dérobaient sous mes pieds jusqu’à fouler cette ligne d’arrivée VVX avec un record à la clé, j’étais super heureux. François m’attendait pour me féliciter, c’était un beau moment de sport et de partage. » 

Vous l’aurez compris, non seulement Yannick Noël a gagné son pari de passer sous la barre des 10 heures, mais l’athlète du Team Inov-8 a en plus atomisé le record de François D’Haene, en réalisant un impressionnant chrono de 09h 20mn 13s, soit 21 minutes de moins que le champion emblématique du Team Salomon. Il devance Damien Boston, lui aussi sous la barre des 10 heures, de plus de 36 minutes. L’expérimenté Manu Gault termine sur la troisième marche du podium. A noter que Sange Sherpa, qui avait l’an dernier lutté avec François D’Haene, termine 7e.

Yannick Noël. Photo Facebook / DR

Résultat VVX 2023 : Manon Campano s’impose sur le 110km féminin

C’est ce qui s’appelle un coup de maître. Ou de maîtresse, puisque nous parlons de la course féminine. Car Manon Campano n’avait jamais couru plus de 100km, et avait dû abandonner l’an dernier lors de la CCC, qui lui aurait fait frôler cette distance symbolique. Plus à l’aise sur des formats plus courts type distance marathon, elle s’était tout de même imposée l’an dernier sur la Renarde, le format 78km de l’Ultra-Trail des Montagnes du Jura.

Mais ce spectre de la barre mythique des 100K ne l’a pas freinée longtemps dans son élan. Après s’être portée en tête dès le début de la course, elle a déroulé sans connaître d’ennuis et sans être inquiétée, pour finalement s’imposer en 11h 52mn 06s. Un chrono qui lui offre une belle 10e place au scratch. Elle devance sa dauphine, la Britannique Sabrina Verjee, de plus de 40 minutes. Marylin Laurent complète le podium, à plus d’1h12 de la gagnante du jour.

VVX Manon Campano
Manon Campano aux interviews après sa victoire. Photo DR

Résultat VVX 2023 : Yvan Rossignol et Maud Mery de Montigny les plus endurants

Les concurrents les plus téméraires se sont élancés sur l’Expérience Grande Traversée Volcanic, la « XGTV », format le plus long des 7 épreuves proposées avec ses 224 kilomètres de traversée de la chaîne des Volcans d’Auvergne. Cependant, au vu des conditions climatiques délicates, les organisateurs de la XGTV ont préféré opter pour le parcours de repli, long tout de même de 195km, à réaliser en solo ou en duo.

Chez les hommes, c’est Yvan Rossignol qui s’est imposé en 28h 21mn 01s. 8e l’an dernier, cet habitué des montagnes d’Auvergne devance de plus d’une heure le second, Alexandre Chianese. Chez les femmes, c’est la favorite de l’épreuve, Maud Mery de Montigny, qui a survolé la course de bout en bout. Après avoir flirté avec la victoire lors de précédents ultras, dont le dernier en date, l’Infernal Trail des Vosges, en septembre dernier, où elle a fini 2e, elle décroche enfin le Graal au bout de 36h 51mn 04s d’efforts. 14ème au scratch, elle devance sa dauphine Elise Catel de… plus de 7 heures !

Maud Mery de Montigny Photo Facebook : Alexis Berg : DR
Maud Mery de Montigny. Photo Facebook / Alexis Berg / DR

Résultat VVX 2023 : les podiums des principales courses

Il y avait pas moins de 6 formats de trail au programme pour les adultes, en plus du Kids Trail : 15km, 25km, 43km, 80km, 110km et 224km. Voici les podiums.

L’Expérience Grande Traversée Volcanic XGTV – 224km – Solo 

Hommes
Yvan ROSSIGNOL – 28h 21min 01sec 
Alexandre CHIANESE – 29h 25min 42sec
Martin ESNAULT – 29h 43min 41sec

Femmes
Maud MERY DE MONTIGNY – 36h 51min 04sec
Elise CATEL – 44h 19min 05sec
Valérie HARD – 50h 01min 01sec

L’Expérience Grande Traversée Volcanic XGTV – 224km – Duo 

Hommes
Lucas PROBST et Baptiste RICHALET – 27h4 2min 41sec
Matthieu RIGAULT et Erwan YVIN – 29h 01min 19sec
Peter JOSSEAU et Samuel BARITEAU – 32h 46min 42sec 

Femmes
Frédérique TRUMEAU et Elena NICOSIA – 55h 24min 58sec

L’Expérience Chaîne des Puys – Faille de Limagne110km – Solo 

Hommes
Yannick NOEL – 9h 20min 13sec
Damien BOSTON – 9h 56min 27sec
Emmanuel GAULT – 10h 06min 27sec

Femmes
Manon CAMPANO – 11h 52min 06sec
Sabrina VERJEE – 12h 33min 38sec
Marylin LAURENT – 13h 04min 31sec

L’Expérience Chaîne des Puys – Faille de Limagne 110km – Duo 

Gawen BREMOND et Cyril CHANU – 9h 59min 04sec
Julien PROUHEZE et Audrey WELZBACHER – 11h 08min 37sec
Maxime CAES et Thomas LEROUX – 11h 38min 07sec 

L’Expérience Terra Volcana 80km

Hommes
Alexandre SOUCHARD – 7h 18min 11sec
Olivier MAGNE – 7h 27min 23sec
Alban PARMENTIER – 7h 35min 48sec

Femmes
Anaïs DACHET – 8h 33min 19sec
Stéphanie REYMOND – 8h 54min 39sec
Cora MARIOTTE – 9h 01min15sec

L’Expérience Impluvium de Volvic43km

Hommes
Leo DEBIEU – 3h 56min 25sec
Clément BACH – 4h 00min 11sec
Mathias COURCOL – 4h 01min 33sec

Femmes
Stéphanie MANIVOZ – 4h 29min 09sec
Hania CHAOUI – 4h 30min 19sec
Manon POULALIOU – 4h 53min 16sec

L’Expérience Volcanique25km

Hommes
Florent OLIVIER – 2h 12min 01sec
Clément QUEVAL – 2h 13min 30sec
Yoann PIET – 2h 15min 34sec

Femmes
Elsa MONCHY – 2h 41min 37sec
Clarisse CHEVALIERAS – 2h 50min 25sec
Mélanie DOUCHE – 2h 55min 06sec

L’Expérience Pierre de Lave15 km

Hommes
Florent PIANEZZOLA – 58min 22sec
Jérôme GRASLAND – 1h 01min 45sec
Théo GUITTER – 1h 01min 51ec

Femmes
Maude MATHYS – 1h 03min 0sec
Claire THIBERGE – 1h 18min 03sec
Flavie RAQUIN – 1h 18min 45sec

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