Boudés par une grande partie des élites françaises, comme le tenant du titre Sylvain Cachard, Thibaut Baronian et même Julien Rancon, déjà qualifié pour les Mondiaux, ou la championne du monde Blandine L’Hirondel,  qui a préféré Zégama, les Championnats de France de course en montagne se sont déroulés dimanche 14 mai dans la station de Superdévoluy sur un parcours de 12,5km et 850m D+. Ils ont consacré le grand favori chez les hommes, Thomas Cardin, et une toute nouvelle chez les femmes, Cécile Jarousseau.

Championnats de France de course en montagne : Thomas Cardin en solitaire

En l’absence de quelques-uns des meilleurs de la discipline, dont le triple champion en titre Sylvain Cachard, inscrit sur la SkyRace des Matheysins (il a fait DNS, touché par un virus), Thomas Cardin faisait figure de grand favori de la course masculine. Et il n’y a pas eu photo. Parti comme une fusée dès les premiers mètres, il a disparu des radars de ses concurrents, qui ne l’ont revu que bien plus tard sur la plus haute marche du podium.

Sur un parcours qu’il connaissant pour avoir fini 2e derrière Sylvain Cachard en 2020, le double champion de France de trail (court en 2019, long en 2022), 3e des Europe de trail et 6e des Mondiaux de trail court en 2022 a choisi une tactique particulière : partir vite pour creuser un écart immédiat dans la première montée. Derrière, un “train” se constituait pour le prendre en chasse, mais n’allait jamais revenir sur la locomotive Cardin.

Championnats de France de course en montagne : les jeunes prennent le pouvoir

Thomas Cardin a ainsi pu dérouler ensuite, sans craindre les attaques coup de boutoir de ses concurrents. C’e’est ce qu’il redoutait le plus, alors qu’il sortait d’un stage d’une semaine avec l’équipe de France qui l’avait bien rincé. Il a même pu prendre le temps de s’arrêter et d’embrasser quelques hectomètres avant la ligne son entraîneur Philippe Progage. Thomas Cardin s’impose finalement en 55mn 27s et s’offre son premier titre dans cette discipline. Il devance de 1mn 16s son dauphin, Quentin Meyleu. Alexandre Fine prend la 3e place au sprint, devant Théodore Klein. A noter la belle 5e place du « vieux » de la bande, Emmanuel Meyssat, qui s’offre au passage le titre chez les masters. Quant au titre espoirs, il revient à Esteban Olivero, 7e du général à 2mn 14s de Thomas Cardin.

Si Thomas Cardin était déjà assuré de participer aux Mondiaux d’Innsbruck sur le format trail court qu’il affectionne particulièrement (et ce grâce à sa 3e place aux Championnats de France de la discipline à la Cité de Pierres en mars dernier derrière Thibaut Baronian et Loïc Robert), c’est en revanche une première sélection, sur le format course en montagne, pour Quentin Meyleu et Alexandre Fine.

Championnats de France de course en montagne Thomas Cardin vainqueur Photo DR
En tête de bout en bout, Thomas Cardin devient pour la première fois Champion de France de course en montagne. Photo DR

Championnats de France de course en montagne : Cécile Jarousseau pour une première

Dans la course féminine, les 2 grandes favorites, Christel Dewalle, 3e en 2022 et Elise Poncet, championne en titre, ont été au rendez-vous. Mais elles se sont fait surprendre par une débutante sur la discipline, Cécile Jarousseau, 2e des France de cross en début d’année. Spécialiste du KV et “meilleure grimpeuse française”, Christel Dewalle a fait parler la poudre dans chacune des montées, mais s’est à chaque fois fait rejoindre, comme à l’accoutumée, dans les descentes par une Cécile Jarousseau très accrocheuse. Cette dernière s’est même payé le luxe de s’arracher devant son aînée en haut de la dernière bosse, pour foncer vers la ligne qu’elle a franchi après 1h 04mn 20s d’effort.

Elle devance Christel Dewalle, qui s’offre le titre ce championne de France Masters, de 37 secondes. Elise Poncet termine 3e à 1mn 29 de Cécile Jarousseau. Les 3 femmes ont ainsi validé leur ticket pour les Mondiaux d’Innsbruck, qui se tiendront dans moins d’un mois, du 6 au 10 juin. A noter la jolie 4e place de la locale, Nélie Clément, qui remporte le titre espoirs.

Championnats de France de course en montagne Jarousseau
Cécile Jarousseau, la “surprise” de ces championnats, devance les 2 favorites, Christel Dewalle et Elise Poncet. Photo DR

Quel avenir pour la course en montagne ?

Le succès populaire de ce championnat est indéniable, avec plus de 800 participants et 208 clubs présents. Mais on ne saurait oublier que ces championnats dénombraient régulièrement entre 1000 et 1500 coureurs dans les années 90, lors de leur première décennie, avant l’avènement populaire du trail. Le choix du site de Superdévoluy, et des Hautes-Alpes, n’est d’ailleurs pas le fruit d’une sélection de sites. Il n’a y plus de candidats d’autres massifs que les Alpes du Sud, tant la discipline est aujourd’hui sortie des radars médiatiques.

Le regroupement des Championnats du monde de course en montagne et de trail a eu en 2022 un effet immédiat : seules les course de trail ont bénéficié d’un écho dans les médias, la montagne étant passée sous silence. Et sur ce millésime 2023, on constate que Thomas Cardin, champion de France de course en montagne, va disputer les Mondiaux de trail court, et que Julien Rancon, grand spécialiste de la course en montagne et amateur de la discipline, sera lui aussi sur le trail court. Alors, il est plus que temps de redonner de la visibilité à cette magnifique discipline athlétique du sentier, pour lui permettre de ne pas disparaître dans l’ombre du trail. 

Les résultats complets de toutes les catégories ICI

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C’est sous une pluie battante qu’a été donné le départ de la 20e édition du mythique marathon de Zegama-Aizkorri, l’une des courses de trail court les plus populaires du monde, première étape des Golden Trail World Series 2023. Si la météo n’a pas permis de battre les records détenus depuis l’an dernier par Kilian Jornet et Nienke Brinkman, tous 2 absents cette année, elle n’a pas fait fuir le public, réputé pour sa ferveur. Dans une course très spectaculaire, perturbée par une boue omniprésente, l’Espagnol Manuel Merillas a réussi la course parfaite. Surprise chez les femmes, avec la victoire de l’Allemande Daniel Oemus. Thibaut Baronian termine 7e, Blandine L’Hirondel 4e.

Résultat Zegama-Aizkorri 2023 : Rémi Bonnet comme une fusée

Le Suisse Rémi Bonnet faisait partie des grands favoris, et il n’a pas manqué de le rappeler d’entrée. Il a dès le départ pris la tête de la course, sur des single boueux rendus très glissants. Il n’a cependant pas creusé d’écart conséquent, ses principaux rivaux préférant rester en embuscade, toujours à moins de 2 minutes.

ZEGAMA START
Un départ sous la pluie, mais une ferveur du public intacte.

Très vite, le Kényan Robert Pkemboi est revenu dans les pas de Rémi Bonnet, tandis que suivaient à quelques centaines de mètres le Britannique Jonathan Albon, qui découvrait la course, et le Français Thibaut Baronian, 4e à 1 minute au bout de 45min de course. La montée du Sancti Spiritu promettait un grand spectacle.

Résultat Zegama-Aizkorri 2023 : un Sancti Spiritu épique

Dans le froid, sous la pluie et la boue, la terrible montée du Sancti Spiritu, 2,5km pour 550m D+, s’est révélée épique. Encadré par une foule déchaînée, le sentier s’est rapidement transformé en une pente de pure boue, où chaque appui relevait de l’équilibrisme. De très nombreux coureurs sont allés au tapis, sans toutefois que l’on déplore de blessures graves. C’est le Kényan Robert Pkemboi qui est passé en tête au sommet, 15 petites seondes devant Rémi Bonnet. Mais les 6 premiers de la course masculine se tenaient en 1mn 30 au sommet de la côte, dont Thibaut Baronian, 6e.

ZEGAMA SANCTI SPIRITU
Une haie de parapluies, un sentier de boue : le Sancti Spiritu a encore fait le show.
ZEGAMA BOUE
Une rivière de boue, où chaque appui est un terrain miné.

Résultat Zegama-Aizkorri 2023 : avantage aux descendeurs

C’est dans le début de descente que les choses ont basculé. Sur un terrain très compliqué, extrêmement glissant, les meilleurs descendeurs ont pu se régaler et remonter des positions. A ce petit jeu, l’Espagnol Manuel Merillas et le Marocain Elhousine Elazzaoui ont fait des merveilles, tout comme le Britannique Jonathan Alblon.

Au 34e km, à 8 km de l’arrivée, Manuel Merillas passait en tête, suivi à 3 secondes seulement par le Marocain, tandis que Jonathan Albon, pourtant l’un des meilleurs descendeurs du plateau, se faisait distancer et passait en 3e position, à 1mn45 de l’Espagnol. Robert Pkemboi, 4e, Thibaut Baronian, 5e, Bart Przedwojewski, 6e, et Remi Bonnet, 7e, ne pouvaient plus lutter pour le podium.

Résultat Zegama-Aizkorri 2023 : Manuel Merillas au finish

Il aura fallu attendre les tout derniers kilomètres pour connaître le dénouement de cette édition épique. Porté par son public, Manuel Merillas a tout donné et termine en 3h 42mn 01s. Il devance de 27 petites secondes Elhousine Elazzaoui. Jonathan Albon termine 3e, à 3 minutes de Merillas.

ZEGAA PODIUM
Le podium de Zegama 2023, avec de gauche à droite Elhousine Elazzaoui, Manuel Merillas et Jonathan Albon.

Remi Bonnet et Robert Pkemboi complètent le top 5. Premier Français, Thibaut Baronian prend la 7e place, à 8mn 15 du vainqueur.

ZEGAMA BARONIAN
Toujours aussi heureux à Zegama, Thibaut Baronian laisse éclater sa joie.

Résultat Zegama-Aizkorri 2023 : remporte la course féminine

Partie en tête, Blandine L’Hirondel, qui découvrait le parcours, n’aura mené que 15 kilomètres avant de se faire dépasser par la Chinoise Miao Yao, qui allait passer en tête en haut du Sancti Spiritu. Elle était suivie par l’Allemande Daniela Oemius, qui personne n’attendait dans une telle position. Blandine L’Hirondel pointait en 3e position, à 2 minutes déjà de la tête. Parties plus prudemment, la Néo-Zélandaise Cailtin Fielder et la Suissesse Theres Lebœuf allaient faire parler leur expérience dans la seconde partie du parcours pour revenir très fort sur la tête de course.

Daniela Oemius, qui a tout de même dans son palmarès une 4e place au Marathon du Mont-Blanc en 2021, allait ensuite remarquablement résister pour garder un petit matelas d’avance dans la descente. Elle s’impose en 4h 31mn 54s. Elle devance Caitlin Fielder de 2mn 10s et Theres Lebœuf de 5mn 47s. Blandine L’Hirondel termine 5e.

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Le 14 mai 2023, Zegama-Aizkorri accueillera à nouveau la première étape des Golden Trail World Series. Légende dans le monde du trail, avec ses paysages époustouflants, sa météo imprévisible, son terrain technique et la ferveur folle de ses supporters, Zegama est sans aucun doute l’une des courses les plus appréciées des coureurs. Mais êtes-vous sûr de tout savoir sur cette course mythique ?

1 – Zegama-Aizkorri est arrivé « par hasard »

La première édition de Zegama-Aizkorri a eu lieu en 2002. Si la course est depuis devenue une légende à cause de la folie des supporters et de certains exploits des coureurs, elle est née par pur hasard. En 2000, Zegama décide de promouvoir son village autour d’un pèlerinage et de diverses festivités. Alberto Aierbe, l’actuel directeur de course de Zegama-Aizkorri, a alors l’idée de créer une course de trail. Il avait déjà entendu parler de courses ailleurs, mais ne savait pas trop à quoi elles ressemblaient.

Malheureusement pour lui, personne n’a vraiment pris note de son idée. Alors, un jour, au cours d’un déjeuner, il décide de tracer sur une carte un itinéraire de trail. C’est cet itinéraire qu’Antxon Bandres, Président de la Fédération Basque de Montagne, reprendra l’année suivante. Ensemble, ils lanceront l’année d’après la première édition, le 7 juillet 2002. 226 participants se présenteront sur la ligne de départ.

2 – 30 000 supporters le long du parcours

Zegama n’est pas surnommé la « fièvre basque » pour rien. On estime que 30 000 supporters bordent le parcours de la course. Sancti Spiritu, le tronçon le plus mythique de la course, rassemble plus de 10 000 personnes le long d’une montée raide avec 550 mètres de dénivelé sur 2,5 km. « Tes oreilles bourdonnent encore pendant 3 kilomètres après avoir quitté le sommet », a déclaré Maude Mathys à l’arrivée de l’édition 2022. Zegama est sans aucun doute la course de trail la plus folle et la plus fougueuse au monde.

La ferveur basque peut surtout se mesurer dans la mythique montée du Sancti Spiritu, où plus de 10000 personnes se massent chaque année. Photo GTWS

3 – Zegama et sa météo imprévisible

Rien n’est dans la demi-mesure à Zegama ? Soit il fait beau, soit il pleut. Et croyez-le ou non, cela change presque toute la physionomie de la course. Les descentes techniques et les longues montées boueuses pimentent encore plus la course lorsqu’il pleut. L’année dernière, il faisait beau. Donc cette année, il fera…

Lire notre article sur les favoris de l’édition 2023 : Thibaut Baronian pour un podium ?

4 – 500 dossards pour 13 380 demandes

En raison du tracé de la course, les organisateurs sont obligés de limiter le nombre de dossards à 500, dossards des élites inclus. 13 830 candidatures ont été reçues cette année. Les candidats ont 10 jours pour s’inscrire dans l’espoir d’être tirés au sort dans le chapeau des 225 dossards distribués. 125 autres dossards sont attribués aux meilleurs coureurs des deux éditions précédentes. Enfin, 150 dossards sont réservés aux différents partenaires et coureurs participant aux Golden Trail World Series.

5 – « Zegama is Zegama »

Ce slogan, qui résume la course, a été inventée par Kilian Jornet lors d’une de ses 11 participations. Le coureur catalan avait 19 ans lorsqu’il a participé pour la toute première fois à la course basque (une édition qu’il a remportée). Depuis, il détient le record avec un temps de 3h 36mn 40s et a remporté l’épreuve 10 fois.

ZEGAMA Kilian Jornet 2022
Kilian Jornet, victorieux en 2022 pour la 10e fois. Photo GTWS

6 – Le dernier ramène le vin à l’arrivée

À Zegama, le nombre de bénévoles correspond au nombre de coureurs, soit 500. Un petit groupe d’entre eux a un rituel très spécial. Au poste de ravitaillement d’Itzubiaga (km 32), ils remettent une bouteille de vin au tout dernier coureur de la course, qui a ensuite l’obligation de la rapporter jusqu’à la ligne d’arrivée. Sans doute une motivation supplémentaire pour ne pas jeter l’éponge !

7 – La fièvre du dimanche soir

À Zegama, pas de course sans fête. Une fois la course et la remise des prix terminée, tout le monde se donne rendez-vous au Txanton pour une folle nuit de démesure. Sportifs d’élite, coureurs amateurs, bénévoles, touristes et locaux… tout le monde fait la fête jusqu’au lever du soleil. Une raison de plus pour laquelle « Zegama is Zegama » !

Comment suivre Zegama cette année

Créée en 2018 par Salomon en collaboration avec les plus grandes organisations de courses de trail running au monde, les Golden Trail World Series (GTWS) ont lieu tous les ans. Les différents itinéraires de cette compétition de trail courte distance (21 à 42 kilomètres par étape) traversent des paysages sublimes. Zegama est la première étape de la Golden Trail World Series 2023. Vous pourrez suivre l’événement en direct sur la chaîne Youtube de Salomon le 14 mai à partir de 9h (UTC+2).

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A quelques jours de la grande fête du trail à Forcalquier et du côté de la Montagne de Lure, du 19 au 21 mai, les organisateurs du Trail de Haute Provence, ou THP, vous donnent quelques conseils pour réussir votre premier ultra-trail en terre provençale, sur le nouveau tracé de l’Ultra de Provence.

Trail de Haute Provence 2023 : 6 courses au programme

À mi-chemin entre Alpes et Méditerranée, entre Lure et Luberon, le pays de Forcalquier-Montagne de Lure forme le carré magique de la Haute Provence. Tantôt âpre et sauvage, tantôt doux et serein, c’est la diversité de ses reliefs qui en fait le charme et engendre chez le visiteur un plaisir toujours renouvelé. Pour Jean Giono : « Première des montagnes rêvées, Lure est à la fois une blanche réserve et une ombre dont la portée imaginale configure tout un pan du Monde ». C’est dans ce décor unique, à la fois végétal et minéral, que sont organisées les 6 courses du THP 2023.

L’Ultra de Provence – 167km et 7700m D+
Départ vendredi à 20h

Cap à Lure – 81km et 3530m D+
Départ samedi à 5h

Marathon de Lure – 53km et 2270m D+
Départ samedi à 7h

Les Bories – 29km et 1240m D+
Départ samedi à 9h. Existe aussi en marche nordique

Les Mourres – 18km et 740m D+
Départ dimanche à 8h. Existe aussi en marche nordique

THP Solidaire – 10km et 360m D+
Pour soutenir la Fondation Maladies Rares. Départ dimanche à 9h

TRAIL DE HAUTE PROVENCE open
Photo Organisation

Trail de Haute Provence 2023 : zoom sur l’Ultra de Provence

Se confronter au grand format sur la Montagne de Lure, c’est avant tout une forte envie de vouloir se dépasser. Mais c’est aussi vouloir découvrir le Pays de Forcalquier et ses nombreuses richesses, son patrimoine architectural avec la traversée de plusieurs villages typiques, ses paysages et sa flore… 

Cette année, l’Ultra de Provence propose aux concurrents de partir gravir cette mythique montagne par les deux versants. Ainsi, après avoir affronté le versant sud de la Montagne de Lure, le tracé emmènera les coureurs dans la Vallée du Jabron qui regorge de petits villages et hameaux pittoresques. Puis le parcours remontera sur les crêtes pour profiter un maximum du panorama époustouflant sur le massif alpin… Une vue à 360° qui permettra aux traileurs d’apercevoir également le « Géant de Provence », grand frère de la Montagne de Lure : Le Mont Ventoux. Ce nouveau tracé met en valeurs sur cette nouvelle trace, des sites comme le site de Vières et le vieux Montlaux.

Côté timing, pas de stress : l’Ultra de Provence respecte l’esprit du Trail de Haute Provence puisque tout en étant exigeant et difficile de par sa distance, le relief, le dénivelé, la chaleur, les organisateurs ont revu à la hausse le temps limite imparti pour boucler ce parcours haut en couleurs. Une initiative heureuse destinée à permettre aux coureurs d’allier le sport et le dépassement de soi tout en rencontrant sur l’ensemble du parcours les bénévoles et les spectateurs du THP.

TRAIL DE HAUTE PROVENCE profil
TRAIL DE HAUTE PROVENCE nuit
TRAIL DE HAUTE PROVENCE nuit

Trail de Haute Provence 2023 : 5 erreurs à éviter pour réussir son premier ultra

Afin d’aider au mieux les néophytes de l’ultra-distance à réussir leur première aventure, les organisateurs proposent un petit guide extrêmement complet de l’épreuve. Avec, outre les cartes, profils, descriptifs des ravitos et bases de vie et autre tableau de temps de passage, quelques conseils fort utiles. Voici ainsi quelques erreurs à éviter pour réussir son premier ultra, toujours utiles à rappeler.

1/ Je ne piétine pas la veille de l’épreuve.
2/ J’évite les nouveaux produits ou aliments, les soucis de digestion ou gastrique, je garde mes habitudes alimentaires et je mange ce qui me réussit à quelques heures de l’aventure.
3/ Le TPH peut être long. Je pense aux frottements et aux irritations, je protège mon corps, je mets des pansements, de la crème anti-échauffements, de la vaseline. Si je suis un homme, je me prépare à mettre des pansements sur les tétons.
4/ Je suis attentif à la coupe de mes ongles de pieds.
5/ Je bannis les chaussures ou chaussettes neuves.

TRAIL DE HAUTE PROVENCE jour

Trail de Haute Provence 2023 : 100 % nature, 200% plaisir


1/ J’oublie le chronomètre. Sur un premier THP, ce n’est pas le plus important.
2/ Je me fais plaisir et je reste prudent.
3/ Je lève la tête, je profite de cette aventure grandeur nature au cœur de la Haute Provence et du parc naturel du Luberon.
4/ Je garde le sourire, une attitude positive m’aidera à vaincre les derniers kilomètres et les petites défaillances.
5/ Je garde un peu de force pour les soirées.

Trail de Haute Provence 2023 : Conseils pratiques pour éviter les coups de stress


Je prépare mes affaires la veille de la course.
J’emporte mon porte-dossard ou je pense à prendre des épingles pour mon dossard.
Je prépare les équipements obligatoires.
J’anticipe mes horaires de départ et je prévois le trajet.
J’organise mes retrouvailles avec mes proches, sur des points de rencontre sur le parcours ou à l’arrivée.
Je veille à ce que mon dossard soit visible tout le long du parcours, jamais recouvert par une veste par exemple.

Trail de Haute Provence 2023 : Conseils pratiques pour juger mes limites

Le travail est une activité de dépassement de soi. Chacun va chercher au fond de lui une volonté forte pour franchir la ligne d’arrivée. C’est ce qui rend cette aventure grandeur nature inoubliable. Toutefois, je reste à l’écoute de mon corps. En cas de malaise, j’alerte les coureurs proches de moi ainsi que les moyens de secours mis à disposition.

Trail de Haute Provence : Découvrez le teaser de l’édition 2023

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Seule manche française de la Coupe du monde de SkyRunning, la SkyRace des Matheysins rassemblera dimanche 14 mai le gratin international de la course en montagne, même si de nombreux Français seront absents pour cause de Championnats de France de course en montagne se déroulant le même jour dans le Dévoluy, et d’autres engagés sur le marathon de Zegama-Aizkorri. Sylvain Cachard, tenant du titre, qui avait atomisé la course l’an dernier, a dû déclarer forfait en raison d’un virus. Frédéric Tranchand, très en forme, devient favori sur un parcours qu’il connaît parfaitement. Chez les femmes, Iris Pessey, 2e l’an dernier, rêve de victioire.

SkyRace des Matheysins : un parcours long et exigeant

L’épreuve reine de la Skyrace propose un parcours technique et engagé de 25 km et 2000m D+ qui grimpe jusqu’au Pérollier, à l’Oreille du Loup et au Tabor, puis redescend par la Crête des Barres, le Piquet de Nantes et la forêt de Roizonne. C’est généralement dans le Sentier du Diable, une terrible montée de 42 lacets et 700m de D+, avec des passages à parfois 40 à 50 degrés, que se fait la première sélection, qui détermine généralement le podium. L’an dernier, Sylvain Cachard y avait planté ses banderilles, pour ne plus jamais être rejoint. Le tracé monte ensuite jusqu’au point culminant du parcours, le Tabor, à 2389 m d’altitude, avant de replonger dans la vallée en une longue descente très exigeante pour les cuisses. Une partie de course qui nécessite d’être bon descendeur, sous peine de se faire reprendre par des descendeurs plus performants.

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Le Sentier du Diable et ses 42 lacets, juge de paix de la course. Photo DR

SkyRace des Matheysins 2023 : Sylvain Cachard forfait, Frédéric Tranchand en forme

Après leur exploit de 2022, où les Français avaient pris les 3 premières places et placé 7 coureurs dans le Top 10, l’affaire semble compliquée cette année, tant le niveau est relevé. Surtout que Sylvain Cachard, tenant du titre, qui avait bluffé tout le monde l’an dernier en remportant l’épreuve et en établissant un chrono record (2h 15mn 38s), ne prendra pas le départ. Sur son compte Instagram, le coureur explique qu’un virus l’a cloué au lit une bonne semaine après la Calamorro SkyRace. N’ayant pas suffisamment récupéré, il préfère donc s’abstenir.

Les espoirs tricolores reposent donc sur les épaules de Frédéric Tranchand, 12e des Championnats du monde de trail court en Thaïlande, qui s’était déjà imposé ici en 2020 et 2021. En forme en ce début de saison de skyrunning, Frédéric Tranchand a pris une belle 3e place lors de l’épreuve d’ouverture du Skyrunning Wordd Tour 2023, à la Calamorro SkyRace, à moins de 7 minutes du vainqueur. Autre Français à suivre, Louison Coiffet, 9e l’an dernier, qui a bien débuté l’année en s’imposant sur le 46km du Trail Drôme, mi-avril.

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Frédéric Tranchand lors de la Calamorro SkyRace. Photo DR

Lire aussi l’interview de Sylvain Cachard, l’hyper-doué de la course en montagne

SkyRace des Matheysins 2023 : attention aux Espagnols !

Parmi les favoris, on suivra avec attention les prestations des Espagnols. Et plus particulièrement d’Antonio Martinez Perez, qui s’est imposé à la Calamorro SkyRace. Son compatriote Daniel Osanz, 2e à Calamorro, ne sera pas là, mais le jeune Nico Molina, 10e de la SkyRace des Matheysins en 2022, et Jordi Alis, viendront chercher un Top 10. Et plus si dans un bon jour.

On suivra également la performance du redoutable Italien Daniel Antonioli, 2e en 2020. Sans oublier le Slovaque Peter Frano, 5e de la CCC 2022 et 8e des Championnats du monde de trail long, les Suisses Roberto Delorenzi et Andreas Steindl, habitués des Top 10, et enfin le Slovène Luka Kovacic.

SkyRace des Matheysins 2023 : Iris Pessey peut-elle battre Denisa Dragomir ?

Après sa victoire lors de la Calamorro SkyRace, Iris Pessey arrive en favorite. 2e l’an dernier derrière Julie Roux, 3e en 2020, l’athlète Scott Running connaît bien ce parcours qui lui convient. Elle devra surtout se méfier de la redoutable Denisa Dragomir. La Roumaine, championne du monde de trail court en titre, reste sur une impressionnante série de victoires depuis près de 2 ans. A suivre également, l’Américaine Hillary Gerardi, 7e de la SkyRace des Matheysins 2022, 2e en 2017 et 2019.

Lire aussi notre interview : Denisa Dragomir, la performeuse

SKYRACE DES MATHEYSINS iris pessey
Iris Pessey lors de la Calamorro SkyRace. Photo DR

Côté Françaises, on suivra les performances de Noémie Vachon, qui a pris une belle 4e à la Calamorro SkyRace. On suivra également avec attention la championne de France de trail court 2023 Clémentine Geoffray, ainsi que Lucille Germain, 3e de ces mêmes championnats et 4e de la SkyRace des Matheysins 2022.

On suivra enfin les Espagnoles Ikram Rharsalla, 3e de la Calamorro SkyRace, et Georgina Morente, mais aussi la Suissesse Amélie Bertschy, 12e de la SkyRace des Matheysins 2022, et la Japonaise Takako Takamura, 18e l’an dernier.

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Même si Kilian Jornet n’y sera pas, le traditionnel rendez-vous de Zegama-Aizkorri promet d’être grandiose. Ainsi, de très nombreuses élites seront sur la ligne de départ de la première course des Golden Trail World Series 2023. Dont le Français Thibaut Baronian, 3e en 2019, 6e l’an dernier, qui inaugurera son maillot de Champion de France de Trail. Et Blandine L’Hirondel, qui en l’absence de Nienke Brinckman pourrait bien aller chercher le titre.

Zegama-Aizkorri 2023 : Kilian Jornet, le grand absent

Il nous avait régalé l’an dernier, avec une lutte acharnée avec David Magnini durant 3 heures, puis une fin de course exceptionnelle qui l’avait vu remporter sa 10e victoire en terre basque. Et également battre le record de l’épreuve, en 3h 36mn 40s. C’était les premiers pas de l’athlète avec sa nouvelle marque, NNormal, et ces fameuses chaussures Kjerag que tout le monde scrutait. C’était aussi le début de « l’année Jornet », qui allait le voir ensuite s’imposer à la Hardrock 100 après un superbe mano a mano avec François D’Haene, puis à l’UTMB après un somptueux bras de fer avec Mathieu Blanchard.

Lire ici notre article : Test NNormal Kjerag : que valent les chaussures de Kilian Jornet

Pas de tentative de 11e victoire pour Kilian Jornet pour cette 22e édition donc, puisque le Catalan est actuellement dans l’Himalaya, en famille. Il se consacre essentiellement à l’alpinisme, sa seule course au programme cette année étant Sierre-Zinal, encore assez loin. En revanche, sa compagne Emelie Forsberg prépare activement sa saison, et son rendez-vous avec les Championnats du Monde de Trail à Innsbruck début juin.

ZEGAMA Kilian Jornet 2022
Kilian Jornet, 10 fois vainqueur, et grand absent de cette édition 2022. Photo Organisation Golden Trail World Series

Zegama-Aizkorri 2023 : 13830 candidats pour 225 places

Pas simple de décrocher son dossard pour Zegama-Aizkorri, tant cette course est devenue le marathon de montagne le plus convoité au monde. Plus populaire même que l’historique Sierre-Zinal, qui fêtera cette année ses 50 ans. Avec 13830 candidats pour 225 places seulement, la liste des déçus de 2023 est immense. Heureusement, le système de qualification est plus clément pour les élites, qui ne sont pas obligées de passer par le tirage au sort. En effet, un certain nombre de coureurs sont automatiquement qualifiés grâce aux chronos réalisés lors des 2 dernières éditions.

Or on se souvient que lors de l’édition 2022, non seulement les records masculins et féminins ont été battus (par Kilian Jornet en 3h 36mn 40s et par Nienke Brinkman en 4h 16mn 43s), mais aussi que c’était une édition très rapide dans l’ensemble, grâce à de très bonnes conditions météorologiques et de terrain. Ainsi, sur les 119 dossards élite attribués en fonction des chronos, 92 le sont grâce aux résultats de 2022. Les 27 autres datent de 2019, puisque la course n’a pas eu lieu en 2020 et 2021 en raison de la crise sanitaire.

profil zegama
Le profil de la course.

Zegama-Aizkorri 2023 : Davide Magnini favori de la course hommes

Sur ces 119 dossards élite, 93 reviennent à des hommes (21 en 2019 et 72 en 2022) qui sont passés sous la barre des 4h 51mn 32s permettant une qualification directe. Parmi eux, on retrouve quelques-uns des protagonistes les plus brillants de la 21e édition, dont celui qui a longtemps fait jeu égal avec Kilian Jornet avant de s’incliner dans les 12 derniers kilomètres, à savoir Davide Magnini. Autre immense favori, l’Espagnol Manuel Merillas, 3e l’an dernier en 3h 45mn 43s, à seulement 6 minutes de l’Italien.

Ont également confirmé leur présence d’autres athlètes du Top 10 2022 : le Marocain Elhousine Elazzaoui, 4e en 2022, le Kényan Robert Pkemoi, 5e, le Suisse Rémi Bonnet, 6e ex-aequo avec Thibaut Baronian, meilleur espoir tricolore cette année encore. On suivra également avec attention les performances des Espagnols Antonio Martínez (13e en 2022) ou Raúl Ortiz (14e), ainsi que du Kényan Ben Kimtai (12e). Sans oublier le Polonais Bart Przedwojewski, 2e en 2019, et qui a montré très récemment sa grande forme en remportant le KV et le format 23 kilomètres de la Trangrancanaria.

D’autres athlètes pourraient également se mêler à la bataille pour le podium, tels, le Japonais Ruy Ueda ou le Suédois Petter Engdalh. Côté Français, outre Thibaut Baronian, on suivra les performances d’Anthony Felber et d’Adrien Michaud, qui disposent des 13e et 14e meilleurs temps des qualifiés élites.

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Davide Magnini, à gauche, et Manuel Merillas, à droite, entourent le roi Kilian. Photo Organisation GTWS

Zegama-Aizkorri 2023 : Thibaut Baronian sur le podium ?

Thibaut Baronian connaît très bien le tracé de Zegama. Ce sera sa 4e participation, après les annulations de 2020 et 2021. Pour sa première participation, en 2018, le Français du team Salomon avait pris la 7e place. En 2019, pour sa seconde participation, il réalisait l’exploit de monter sur la 3e marche du podium, derrière l’intouchable Kilian Jornet et Bart Przedwojewski. Et pour sa 3e participation, en 2022, il terminait 6e ex-aequo avec le Suisse Rémi Bonnet. Cette 22e édition, et 4e participation, lui permettra-t-elle de renouer avec le podium ? C’est en tout cas tout ce que l’on souhaite à celui qui a brillamment remporté le Championnat de France de trail court il y a 2 mois du côté de La Cité de Pierres.

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Thibaut Baronian à l’arrivée en 2019, où il monte sur le podium. Photo Organisation GTWS
ZEGAMA 2022
Rémi Bonnet et Thibaut Baronian, ex-aequo en 2022, se retrouveront sur la ligne de départ. Photo Organisation GTWS

Zegama-Aizkorri 2023 : Blandine L’Hirondel pour succéder à Nienke Brinkman ?

Concernant la catégorie féminine, 26 dossards élite ont été attribués au regard des chronos réalisés lors des 2 dernières éditions, 6 pour 2019 et 20 pour 2022. Précisons que le nombre de dossards dans chaque catégorie n’est pas choisi au hasard, mais est basé sur les différences de temps par rapport au vainqueur de chaque année. Ainsi, chez les femmes, le chrono qualificatif se situait sous les 5h 25mn 48s.

Bien évidemment, la Néerlandaise Nienke Brinkman, dernière gagnante et recordwoman de l’épreuve, était la grande favorite de cette édition. Mais elle vient d’annoncer son forfait. L’Espagnole Sara Alonso, 3e l’an dernier, pourrait logiquement prétendre à la victoire, mais elle est actuellement incertaine en raison d’une blessure. C’est donc vers Blandine L’Hirondel que se tournent tous les regards. La championne du monde de trail long 2022, qui prépare actuellement les Mondiaux d’Innsbruck, son objectif N°1, va découvrir Zegama, qu’elle rêvait de courir. Et quand on connaît son talent…

Il faudra également suivre les performances de la Norvégienne Eli Anne Dvergsdal, qui s’était imposée en 2019, et de l’Italienne Fabiola Conti, 5e l’an dernier. Sans oublier l’armada des Espagnoles, avec Patricia Pineda, 4e en 2022, Núria Gil, 6e en 2022 ou Oihana Kortazar, 8e en 2022.

Côté tricolores, on suivra aussi Esther Eustache, 19e en 2022, et 7e de la dernière édition de l’OCC. Ou encore Candice Fertin, 22e l’an dernier, et qui a depuis remporté la MCC, la course format marathon de l’UTMB.

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Nienke Brinkman lors de sa victoire en 2022, record à la clé. Elle sera la grande absente de cette édition 2023. Photo Organisation GTWS
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Le 14 mai 2023, les championnats de France de course en montagne auront lieu depuis la station de Super Dévoluy, dans les Hautes Alpes, sur un parcours de 12,5km et 850m D+ qui a déjà été le cadre de ces championnats en septembre 2020. Pas moins de 600 coureurs attendus sur cette course, qui sera support pour la sélection au championnat du monde en Autriche en juin 2023. Julien Rancon, le « Monsieur course en montagne » en France, 3e des derniers championnats et consultant pour le live TV8 Mont Blanc lors de cette épreuve, dresse un état des lieux du plateau en présence et des favoris.

Championnat de France de course en montagne dans le Dévoluy : retour sur 2020

Avec une distance de 12,5 kilomètres et 850m D+, pour un parcours situé à une altitude moyenne de 1500 mètres, une chose est sûre : la course sera rapide. Très rapide. En septembre 2020, les championnats qui s’étaient disputés sur ce même parcours mais sous la neige, avaient couronné Sylvain Cachard (devant Thomas Cardin et Julien Navarro) et Blandine L’Hirondel (devant Clémentine Geoffray et Christel Dewalle). Le premier avait mis 56mn 08s, la seconde 1h 05mn 1s. Mais ni Sylvain Cachard ni Blandine L’Hirondel ne seront présents cette année au Dévoluy. Sylvain Cachard, pourtant champion de France en titre (il a remporté les 3 dernières éditions), défendra le même jour son titre sur la SkyRace des Matheysins, dont il détient le record.

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Souvenir des Championnats de France de Course en montagne 2020 au Dévoluy, avec en tête Sylvain Cachard. Photo REMI BLOMME : FFA
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Le profil de l’épreuve, qui indique 780m D+, alors que la Fédération Française d’Athlétisme annonce 850m D+.
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Le tracé du parcours autour de la station de SuperDévoluy.

Championnat de France de course en montagne : les podiums de 2022

Le dernier Championnat de France de course en montagne a eu lieu le 12 juin 2022 à Arrens Marsous, en Occitanie, sur un circuit de 11,5k et 890m D+. Chez les hommes, Sylvain Cachard avait conquis sont 3e titre consécutif en s’imposant assez largement en 53mn 59s. Il avait devancé Loïc Robert et Julien Rancon de près de 4 minutes.

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Couronné 3 fois de suite, Sylvain Cachard ne défendra pas son titre.

Chez les femmes, c’est Elise Poncet qui avait remporté le titre en 1h 07mn 49s. Elle avait devancé Mathilde Sagnes d’un peu plus d’1mn 15, tandis que Christel Dewalle avait pris la 3e place, à un peu plus d’1mn30 de la gagnante.

De droite à gauche, Christel Dewalle, Elise Poncet et Mathilde Sagnes
Le podium 2022, avec de droite à gauche, Christel Dewalle, Elise Poncet et Mathilde Sagnes. Photo DR

Championnat de France de course en montagne 2023 : les favoris de la course femmes selon Julien Rancon

Chez les dames, les meilleurs de la discipline seront présentes. Ainsi, la championne de France en titre, Elise Poncet, qui connaît bien le Dévoluy pour avoir participé à la Grande Trace hiver, est annoncée comme favorite. Dans le top 3, nous retrouverons probablement Christel Dewalle, très en forme ou Adeline Martin, qui figurait dans le Top 10 en 2022.

À surveiller également Florence Bairros, Marie Nivet, l’internationale de trail Sarah Vieuille, la vice-championne de France de cross Cécile Jarousseau, l’internationale de trail court 2023 Marie Goncalves, et l’internationale de trail long 2022 Laure Paradan.

Chez les plus jeunes, la championne de France cadette, Lili Beck, et la détentrice du titre espoir et locale de l’étape, Nelly Clément, devraient l’emporter dans leur catégorie respective.

Championnat de France de course en montagne 2023 : les favoris de la course hommes selon Julien Rancon

Le plateau chez les hommes n’est pas en reste avec du très beau monde, malgré l’absence des 3 premiers des France 2022, notamment Sylvain Cachard. Ils sont ainsi nombreux à être prétendants du top 10. Citons Théodore Klein, 5ème des France en 2022, Killian Allaire, qui a participé aux Mondiaux l’an passé et devrait se faire remarquer, Quentin Meyleu et le Briançonais Alexandre Fine, qui semble revenir fort. Il faudra également compter sur Boris Orlhac, aussi dans le top 10 en 2022, Youssef Mekdafou, en équipe de France de cross, Thomas Cardin, second ici même en 2020 et Julien Navarro, 3ème la même année.

Chez les masters, Emmanuel Meyssat et Jérôme Blanc pourraient bien se greffer dans le Top 5.

Enfin, du côté des plus jeunes, Anathole Berthou défendra son titre chez les juniors, alors que Mael Allaire se battra pour le titre chez les espoirs, aux côtés d’Alric Petit et d’Esteban Olivero.

Championnat de France de course en montagne 2023 : le programme des courses du 14 mai

Le départ et l’arrivée seront organisés à la base de loisirs de Superdévoluy.

Cadets + Open cadets > 5,5km et 300m D+
Cadettes et U20 féminins + open Cadettes et U20 féminins > 5,5km et 300m D+
U23, Séniors et Masters Féminin + open U23, seniors et masters féminines > 12,5km et 850m D+
U20 masculins + open U20 masculins > 7,5km et 550m D+
U23, Séniors et Masters Masculin + open U23, seniors et masters masculins > 12,5km et 850m D+

L’événement est porté par l’association Déniv’oluy, en collaboration avec le club Gap Hautes-Alpes Athlétisme, la Fédération Française d’Athlétisme, l’Office de Tourisme et les services de la Commune du Dévoluy.

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11 ans après sa première victoire sur les terres volcaniques de l’île de La Palma, dans les Canaries, l’Américain Dakota Jones a remporté de nouveau ce samedi l’ultramaraton de la Transvulcania by UTMB. Il s’impose devant le Français Damien Humbert, déjà 2e du KV disputé jeudi. Chez les femmes, victoire de l’Italienne Martina Valmassoi, qui s’était imposée sur la TDS en 2022.

Transvulcania Ultramaraton : Dakota Jones fait la loi

Parti raisonnablement dans le début de la longue première montée jusqu’à Las Deseadas (km16), Dakota Jones n’a jamais quitté les premières places. Passé 5e au 7e kilomètre, puis 2e au 16e, il s’est installé à la première place à mi-course et ne l’a plus quittée. Le coureur de la team NNormal s’impose sur ce parcours de 72km et 4600m D+ en 7h 02mn 16s. Il devance de 8 minutes le Français du Team Inov8 Damien Humbert, qui était passé premier au 7e et au 16e kilomètre. Une belle revanche pour Humbert, 9e du championnat de France de trail court, qui avait abandonné lors de la dernière édition de la Transvulcania.

L’Italien Andreas Reiterer, 3e des Championnats du monde de trail long en Thaïlande en novembre dernier, prend la 3e place à 7 minutes du Français. A noter la belle 5e place de Germain Grangier, plus à son aise sur du long, et qui jusqu’à la mi-course n’occupait que la 8e place.

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Dakota Jones s’impose. Photo Organisation.
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Le Top 10 de l’ultramaraton.

Transvulcania Ultramaraton : Martina Valmassoi impériale

Elle était favorite et n’a pas raté son rendez-vous avec les Canaries. Au terme d’une course très stratégique, où elle a laissé partir la Polonaise Edyta Lewandowska sans s’affoler, la championne italienne du team Salomon s’impose en 9h 09mn 13s, prenant la 31e place au scratch. Elle devance la Polonaise de 12 minutes, et l’Américaine Meg Mackenzie de près de 20 minutes. A noter la belle 6e place de la Française Alix Farque, qui termine à moins d’une heure de la vainqueure.

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Martina Valmassoi au bout du suspense. Photo Organisation
transvulcania classement femmes
Le Top 10 féminin.

Résultats complets des autres courses ICI

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Pour ses 125 ans, la marque américaine Saucony a décidé de s’offrir un beau cadeau en devenant partenaire d’une des courses les plus spectaculaires de France, le Trail des Passerelles du Monteynard et ses fameuses passerelles himalayennes. À l’occasion de cette 12ème édition, qui aura lieu du 1er au 9 juillet et proposera pas moins de 10 courses sur 6 jours, vous pourrez découvrir et/ou tester la toute récente version du modèle phare de la marque, la Peregrine 13, l’un de nos coups de cœur 2023.

Trail des Passerelles du Monteynard : 10 courses sur 6 jours

Avec 5000 participants attendus, le Trail des Passerelles du Monteynard attire des coureurs du monde entier et de tous niveaux grâce à la variété de ses parcours, mais aussi à leur beauté. Cette année, le programme s’est étoffé et propose 10 courses réparties sur 6 jours, avec des distances de 13 à 68 km. Grande nouveauté 2023 : le Trail du Drac, la course la plus accessible du Trail des Passerelles, avec seulement 13 km et 600m D+. Petite distance, petit dénivelé, mais sensations fortes garanties avec 2 traversées de la passerelle himalayenne du Drac.

Trail des Passerelles Photo Woujow - Passerelle Drac
La passerelle himalayenne du Drac. Photo Woujow / DR

Trail des Passerelles du Monteynard : le programme des courses 

Samedi 1er juillet
TRAIL DU DRAC – 13 km / 600 m D+

Dimanche 2 juillet
LE PETIT TRAIN – 30 km / 1500 m D+

LE MINE EXPRESS (Duo) – 16 km / 850 m D+

Trail des Passerelles Mine Photo DR
Le passage dans la mine. Photo DR

Mardi 4 juillet
LE 3ÈME POSTE (seul ou en relais de 2 coureurs) – 17 km / 700 m D+

Vendredi 7 juillet

MINITRAIL ENFANTS – De 5 ans à 14 ans

Samedi 8 juillet
TRAIL DE CÔTE ROUGE – 26 km / 1200 m D+

TRAIL DE L’ÉBRON – 16 km / 600 m D+

Dimanche 9 juillet
LA GRANDE COURSE (solo et relais de 3 coureurs) – 68 km / 3500 m D+

MARATRAIL DES PASSERELLES – 42 km / 2400 m D+

Trail des Passerelles Photo lionel montico
Sujets au vertige, s’abstenir… Photo Lionel Montico

Saucony : 125 ans d’expérience…

La première usine de l’entreprise fut fondée en 1898 à Kutztown, en Pennsylvanie, sur la rive du Saucony Creek. Le logo de la marque Saucony représente d’ailleurs le courant de ce ruisseau et les rochers couchés dans son lit. « Cette année, Saucony fête ses 125 ans », se réjouit Michel Schoeny, Marketing Manager France de Saucony. « 125 ans que la marque repousse les limites de l’innovation en créant des chaussures qui permettent aux athlètes et aux coureurs de tous les jours d’atteindre de nouveaux sommets de performances. Le Trail des Passerelles est pour nous l’événement idéal pour montrer tout cela tout en mettant en avant l’excellence que nous dédions à nos produits. Ce sera également l’occasion pour nous d’être au contact des amoureux de la discipline et de renforcer notre position sur le trail running. »

logo saucony

…et une Peregrine 13 à tester

Ce partenariat entre Saucony et le Trail des Passerelles permettra aux amateurs de tester l’une des chaussures vedettes de la marque, la toute récente Peregrine 13. Les « tech rep » de la marque seront présents, afin de pouvoir rentrer plus en détail dans l’ensemble des caractéristique des chaussures, et surtout conseiller aux personnes les chaussures qui leur sont les plus adaptées !

Lire aussi notre article Test complet de la Peregrine 13 ICI

Saucony-Peregrine-13-X
La Peregrine 13 de Saucony, légèreté et rapidité. Photo Esprit Trail
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