Même si Kilian Jornet n’y sera pas, le traditionnel rendez-vous de Zegama-Aizkorri promet d’être grandiose. Ainsi, de très nombreuses élites seront sur la ligne de départ de la première course des Golden Trail World Series 2023. Dont le Français Thibaut Baronian, 3e en 2019, 6e l’an dernier, qui inaugurera son maillot de Champion de France de Trail. Et Blandine L’Hirondel, qui en l’absence de Nienke Brinckman pourrait bien aller chercher le titre.

Zegama-Aizkorri 2023 : Kilian Jornet, le grand absent

Il nous avait régalé l’an dernier, avec une lutte acharnée avec David Magnini durant 3 heures, puis une fin de course exceptionnelle qui l’avait vu remporter sa 10e victoire en terre basque. Et également battre le record de l’épreuve, en 3h 36mn 40s. C’était les premiers pas de l’athlète avec sa nouvelle marque, NNormal, et ces fameuses chaussures Kjerag que tout le monde scrutait. C’était aussi le début de « l’année Jornet », qui allait le voir ensuite s’imposer à la Hardrock 100 après un superbe mano a mano avec François D’Haene, puis à l’UTMB après un somptueux bras de fer avec Mathieu Blanchard.

Lire ici notre article : Test NNormal Kjerag : que valent les chaussures de Kilian Jornet

Pas de tentative de 11e victoire pour Kilian Jornet pour cette 22e édition donc, puisque le Catalan est actuellement dans l’Himalaya, en famille. Il se consacre essentiellement à l’alpinisme, sa seule course au programme cette année étant Sierre-Zinal, encore assez loin. En revanche, sa compagne Emelie Forsberg prépare activement sa saison, et son rendez-vous avec les Championnats du Monde de Trail à Innsbruck début juin.

ZEGAMA Kilian Jornet 2022
Kilian Jornet, 10 fois vainqueur, et grand absent de cette édition 2022. Photo Organisation Golden Trail World Series

Zegama-Aizkorri 2023 : 13830 candidats pour 225 places

Pas simple de décrocher son dossard pour Zegama-Aizkorri, tant cette course est devenue le marathon de montagne le plus convoité au monde. Plus populaire même que l’historique Sierre-Zinal, qui fêtera cette année ses 50 ans. Avec 13830 candidats pour 225 places seulement, la liste des déçus de 2023 est immense. Heureusement, le système de qualification est plus clément pour les élites, qui ne sont pas obligées de passer par le tirage au sort. En effet, un certain nombre de coureurs sont automatiquement qualifiés grâce aux chronos réalisés lors des 2 dernières éditions.

Or on se souvient que lors de l’édition 2022, non seulement les records masculins et féminins ont été battus (par Kilian Jornet en 3h 36mn 40s et par Nienke Brinkman en 4h 16mn 43s), mais aussi que c’était une édition très rapide dans l’ensemble, grâce à de très bonnes conditions météorologiques et de terrain. Ainsi, sur les 119 dossards élite attribués en fonction des chronos, 92 le sont grâce aux résultats de 2022. Les 27 autres datent de 2019, puisque la course n’a pas eu lieu en 2020 et 2021 en raison de la crise sanitaire.

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Le profil de la course.

Zegama-Aizkorri 2023 : Davide Magnini favori de la course hommes

Sur ces 119 dossards élite, 93 reviennent à des hommes (21 en 2019 et 72 en 2022) qui sont passés sous la barre des 4h 51mn 32s permettant une qualification directe. Parmi eux, on retrouve quelques-uns des protagonistes les plus brillants de la 21e édition, dont celui qui a longtemps fait jeu égal avec Kilian Jornet avant de s’incliner dans les 12 derniers kilomètres, à savoir Davide Magnini. Autre immense favori, l’Espagnol Manuel Merillas, 3e l’an dernier en 3h 45mn 43s, à seulement 6 minutes de l’Italien.

Ont également confirmé leur présence d’autres athlètes du Top 10 2022 : le Marocain Elhousine Elazzaoui, 4e en 2022, le Kényan Robert Pkemoi, 5e, le Suisse Rémi Bonnet, 6e ex-aequo avec Thibaut Baronian, meilleur espoir tricolore cette année encore. On suivra également avec attention les performances des Espagnols Antonio Martínez (13e en 2022) ou Raúl Ortiz (14e), ainsi que du Kényan Ben Kimtai (12e). Sans oublier le Polonais Bart Przedwojewski, 2e en 2019, et qui a montré très récemment sa grande forme en remportant le KV et le format 23 kilomètres de la Trangrancanaria.

D’autres athlètes pourraient également se mêler à la bataille pour le podium, tels, le Japonais Ruy Ueda ou le Suédois Petter Engdalh. Côté Français, outre Thibaut Baronian, on suivra les performances d’Anthony Felber et d’Adrien Michaud, qui disposent des 13e et 14e meilleurs temps des qualifiés élites.

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Davide Magnini, à gauche, et Manuel Merillas, à droite, entourent le roi Kilian. Photo Organisation GTWS

Zegama-Aizkorri 2023 : Thibaut Baronian sur le podium ?

Thibaut Baronian connaît très bien le tracé de Zegama. Ce sera sa 4e participation, après les annulations de 2020 et 2021. Pour sa première participation, en 2018, le Français du team Salomon avait pris la 7e place. En 2019, pour sa seconde participation, il réalisait l’exploit de monter sur la 3e marche du podium, derrière l’intouchable Kilian Jornet et Bart Przedwojewski. Et pour sa 3e participation, en 2022, il terminait 6e ex-aequo avec le Suisse Rémi Bonnet. Cette 22e édition, et 4e participation, lui permettra-t-elle de renouer avec le podium ? C’est en tout cas tout ce que l’on souhaite à celui qui a brillamment remporté le Championnat de France de trail court il y a 2 mois du côté de La Cité de Pierres.

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Thibaut Baronian à l’arrivée en 2019, où il monte sur le podium. Photo Organisation GTWS
ZEGAMA 2022
Rémi Bonnet et Thibaut Baronian, ex-aequo en 2022, se retrouveront sur la ligne de départ. Photo Organisation GTWS

Zegama-Aizkorri 2023 : Blandine L’Hirondel pour succéder à Nienke Brinkman ?

Concernant la catégorie féminine, 26 dossards élite ont été attribués au regard des chronos réalisés lors des 2 dernières éditions, 6 pour 2019 et 20 pour 2022. Précisons que le nombre de dossards dans chaque catégorie n’est pas choisi au hasard, mais est basé sur les différences de temps par rapport au vainqueur de chaque année. Ainsi, chez les femmes, le chrono qualificatif se situait sous les 5h 25mn 48s.

Bien évidemment, la Néerlandaise Nienke Brinkman, dernière gagnante et recordwoman de l’épreuve, était la grande favorite de cette édition. Mais elle vient d’annoncer son forfait. L’Espagnole Sara Alonso, 3e l’an dernier, pourrait logiquement prétendre à la victoire, mais elle est actuellement incertaine en raison d’une blessure. C’est donc vers Blandine L’Hirondel que se tournent tous les regards. La championne du monde de trail long 2022, qui prépare actuellement les Mondiaux d’Innsbruck, son objectif N°1, va découvrir Zegama, qu’elle rêvait de courir. Et quand on connaît son talent…

Il faudra également suivre les performances de la Norvégienne Eli Anne Dvergsdal, qui s’était imposée en 2019, et de l’Italienne Fabiola Conti, 5e l’an dernier. Sans oublier l’armada des Espagnoles, avec Patricia Pineda, 4e en 2022, Núria Gil, 6e en 2022 ou Oihana Kortazar, 8e en 2022.

Côté tricolores, on suivra aussi Esther Eustache, 19e en 2022, et 7e de la dernière édition de l’OCC. Ou encore Candice Fertin, 22e l’an dernier, et qui a depuis remporté la MCC, la course format marathon de l’UTMB.

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Nienke Brinkman lors de sa victoire en 2022, record à la clé. Elle sera la grande absente de cette édition 2023. Photo Organisation GTWS
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Le 14 mai 2023, les championnats de France de course en montagne auront lieu depuis la station de Super Dévoluy, dans les Hautes Alpes, sur un parcours de 12,5km et 850m D+ qui a déjà été le cadre de ces championnats en septembre 2020. Pas moins de 600 coureurs attendus sur cette course, qui sera support pour la sélection au championnat du monde en Autriche en juin 2023. Julien Rancon, le « Monsieur course en montagne » en France, 3e des derniers championnats et consultant pour le live TV8 Mont Blanc lors de cette épreuve, dresse un état des lieux du plateau en présence et des favoris.

Championnat de France de course en montagne dans le Dévoluy : retour sur 2020

Avec une distance de 12,5 kilomètres et 850m D+, pour un parcours situé à une altitude moyenne de 1500 mètres, une chose est sûre : la course sera rapide. Très rapide. En septembre 2020, les championnats qui s’étaient disputés sur ce même parcours mais sous la neige, avaient couronné Sylvain Cachard (devant Thomas Cardin et Julien Navarro) et Blandine L’Hirondel (devant Clémentine Geoffray et Christel Dewalle). Le premier avait mis 56mn 08s, la seconde 1h 05mn 1s. Mais ni Sylvain Cachard ni Blandine L’Hirondel ne seront présents cette année au Dévoluy. Sylvain Cachard, pourtant champion de France en titre (il a remporté les 3 dernières éditions), défendra le même jour son titre sur la SkyRace des Matheysins, dont il détient le record.

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Souvenir des Championnats de France de Course en montagne 2020 au Dévoluy, avec en tête Sylvain Cachard. Photo REMI BLOMME : FFA
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Le profil de l’épreuve, qui indique 780m D+, alors que la Fédération Française d’Athlétisme annonce 850m D+.
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Le tracé du parcours autour de la station de SuperDévoluy.

Championnat de France de course en montagne : les podiums de 2022

Le dernier Championnat de France de course en montagne a eu lieu le 12 juin 2022 à Arrens Marsous, en Occitanie, sur un circuit de 11,5k et 890m D+. Chez les hommes, Sylvain Cachard avait conquis sont 3e titre consécutif en s’imposant assez largement en 53mn 59s. Il avait devancé Loïc Robert et Julien Rancon de près de 4 minutes.

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Couronné 3 fois de suite, Sylvain Cachard ne défendra pas son titre.

Chez les femmes, c’est Elise Poncet qui avait remporté le titre en 1h 07mn 49s. Elle avait devancé Mathilde Sagnes d’un peu plus d’1mn 15, tandis que Christel Dewalle avait pris la 3e place, à un peu plus d’1mn30 de la gagnante.

De droite à gauche, Christel Dewalle, Elise Poncet et Mathilde Sagnes
Le podium 2022, avec de droite à gauche, Christel Dewalle, Elise Poncet et Mathilde Sagnes. Photo DR

Championnat de France de course en montagne 2023 : les favoris de la course femmes selon Julien Rancon

Chez les dames, les meilleurs de la discipline seront présentes. Ainsi, la championne de France en titre, Elise Poncet, qui connaît bien le Dévoluy pour avoir participé à la Grande Trace hiver, est annoncée comme favorite. Dans le top 3, nous retrouverons probablement Christel Dewalle, très en forme ou Adeline Martin, qui figurait dans le Top 10 en 2022.

À surveiller également Florence Bairros, Marie Nivet, l’internationale de trail Sarah Vieuille, la vice-championne de France de cross Cécile Jarousseau, l’internationale de trail court 2023 Marie Goncalves, et l’internationale de trail long 2022 Laure Paradan.

Chez les plus jeunes, la championne de France cadette, Lili Beck, et la détentrice du titre espoir et locale de l’étape, Nelly Clément, devraient l’emporter dans leur catégorie respective.

Championnat de France de course en montagne 2023 : les favoris de la course hommes selon Julien Rancon

Le plateau chez les hommes n’est pas en reste avec du très beau monde, malgré l’absence des 3 premiers des France 2022, notamment Sylvain Cachard. Ils sont ainsi nombreux à être prétendants du top 10. Citons Théodore Klein, 5ème des France en 2022, Killian Allaire, qui a participé aux Mondiaux l’an passé et devrait se faire remarquer, Quentin Meyleu et le Briançonais Alexandre Fine, qui semble revenir fort. Il faudra également compter sur Boris Orlhac, aussi dans le top 10 en 2022, Youssef Mekdafou, en équipe de France de cross, Thomas Cardin, second ici même en 2020 et Julien Navarro, 3ème la même année.

Chez les masters, Emmanuel Meyssat et Jérôme Blanc pourraient bien se greffer dans le Top 5.

Enfin, du côté des plus jeunes, Anathole Berthou défendra son titre chez les juniors, alors que Mael Allaire se battra pour le titre chez les espoirs, aux côtés d’Alric Petit et d’Esteban Olivero.

Championnat de France de course en montagne 2023 : le programme des courses du 14 mai

Le départ et l’arrivée seront organisés à la base de loisirs de Superdévoluy.

Cadets + Open cadets > 5,5km et 300m D+
Cadettes et U20 féminins + open Cadettes et U20 féminins > 5,5km et 300m D+
U23, Séniors et Masters Féminin + open U23, seniors et masters féminines > 12,5km et 850m D+
U20 masculins + open U20 masculins > 7,5km et 550m D+
U23, Séniors et Masters Masculin + open U23, seniors et masters masculins > 12,5km et 850m D+

L’événement est porté par l’association Déniv’oluy, en collaboration avec le club Gap Hautes-Alpes Athlétisme, la Fédération Française d’Athlétisme, l’Office de Tourisme et les services de la Commune du Dévoluy.

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11 ans après sa première victoire sur les terres volcaniques de l’île de La Palma, dans les Canaries, l’Américain Dakota Jones a remporté de nouveau ce samedi l’ultramaraton de la Transvulcania by UTMB. Il s’impose devant le Français Damien Humbert, déjà 2e du KV disputé jeudi. Chez les femmes, victoire de l’Italienne Martina Valmassoi, qui s’était imposée sur la TDS en 2022.

Transvulcania Ultramaraton : Dakota Jones fait la loi

Parti raisonnablement dans le début de la longue première montée jusqu’à Las Deseadas (km16), Dakota Jones n’a jamais quitté les premières places. Passé 5e au 7e kilomètre, puis 2e au 16e, il s’est installé à la première place à mi-course et ne l’a plus quittée. Le coureur de la team NNormal s’impose sur ce parcours de 72km et 4600m D+ en 7h 02mn 16s. Il devance de 8 minutes le Français du Team Inov8 Damien Humbert, qui était passé premier au 7e et au 16e kilomètre. Une belle revanche pour Humbert, 9e du championnat de France de trail court, qui avait abandonné lors de la dernière édition de la Transvulcania.

L’Italien Andreas Reiterer, 3e des Championnats du monde de trail long en Thaïlande en novembre dernier, prend la 3e place à 7 minutes du Français. A noter la belle 5e place de Germain Grangier, plus à son aise sur du long, et qui jusqu’à la mi-course n’occupait que la 8e place.

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Dakota Jones s’impose. Photo Organisation.
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Le Top 10 de l’ultramaraton.

Transvulcania Ultramaraton : Martina Valmassoi impériale

Elle était favorite et n’a pas raté son rendez-vous avec les Canaries. Au terme d’une course très stratégique, où elle a laissé partir la Polonaise Edyta Lewandowska sans s’affoler, la championne italienne du team Salomon s’impose en 9h 09mn 13s, prenant la 31e place au scratch. Elle devance la Polonaise de 12 minutes, et l’Américaine Meg Mackenzie de près de 20 minutes. A noter la belle 6e place de la Française Alix Farque, qui termine à moins d’une heure de la vainqueure.

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Martina Valmassoi au bout du suspense. Photo Organisation
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Le Top 10 féminin.

Résultats complets des autres courses ICI

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Pour ses 125 ans, la marque américaine Saucony a décidé de s’offrir un beau cadeau en devenant partenaire d’une des courses les plus spectaculaires de France, le Trail des Passerelles du Monteynard et ses fameuses passerelles himalayennes. À l’occasion de cette 12ème édition, qui aura lieu du 1er au 9 juillet et proposera pas moins de 10 courses sur 6 jours, vous pourrez découvrir et/ou tester la toute récente version du modèle phare de la marque, la Peregrine 13, l’un de nos coups de cœur 2023.

Trail des Passerelles du Monteynard : 10 courses sur 6 jours

Avec 5000 participants attendus, le Trail des Passerelles du Monteynard attire des coureurs du monde entier et de tous niveaux grâce à la variété de ses parcours, mais aussi à leur beauté. Cette année, le programme s’est étoffé et propose 10 courses réparties sur 6 jours, avec des distances de 13 à 68 km. Grande nouveauté 2023 : le Trail du Drac, la course la plus accessible du Trail des Passerelles, avec seulement 13 km et 600m D+. Petite distance, petit dénivelé, mais sensations fortes garanties avec 2 traversées de la passerelle himalayenne du Drac.

Trail des Passerelles Photo Woujow - Passerelle Drac
La passerelle himalayenne du Drac. Photo Woujow / DR

Trail des Passerelles du Monteynard : le programme des courses 

Samedi 1er juillet
TRAIL DU DRAC – 13 km / 600 m D+

Dimanche 2 juillet
LE PETIT TRAIN – 30 km / 1500 m D+

LE MINE EXPRESS (Duo) – 16 km / 850 m D+

Trail des Passerelles Mine Photo DR
Le passage dans la mine. Photo DR

Mardi 4 juillet
LE 3ÈME POSTE (seul ou en relais de 2 coureurs) – 17 km / 700 m D+

Vendredi 7 juillet

MINITRAIL ENFANTS – De 5 ans à 14 ans

Samedi 8 juillet
TRAIL DE CÔTE ROUGE – 26 km / 1200 m D+

TRAIL DE L’ÉBRON – 16 km / 600 m D+

Dimanche 9 juillet
LA GRANDE COURSE (solo et relais de 3 coureurs) – 68 km / 3500 m D+

MARATRAIL DES PASSERELLES – 42 km / 2400 m D+

Trail des Passerelles Photo lionel montico
Sujets au vertige, s’abstenir… Photo Lionel Montico

Saucony : 125 ans d’expérience…

La première usine de l’entreprise fut fondée en 1898 à Kutztown, en Pennsylvanie, sur la rive du Saucony Creek. Le logo de la marque Saucony représente d’ailleurs le courant de ce ruisseau et les rochers couchés dans son lit. « Cette année, Saucony fête ses 125 ans », se réjouit Michel Schoeny, Marketing Manager France de Saucony. « 125 ans que la marque repousse les limites de l’innovation en créant des chaussures qui permettent aux athlètes et aux coureurs de tous les jours d’atteindre de nouveaux sommets de performances. Le Trail des Passerelles est pour nous l’événement idéal pour montrer tout cela tout en mettant en avant l’excellence que nous dédions à nos produits. Ce sera également l’occasion pour nous d’être au contact des amoureux de la discipline et de renforcer notre position sur le trail running. »

logo saucony

…et une Peregrine 13 à tester

Ce partenariat entre Saucony et le Trail des Passerelles permettra aux amateurs de tester l’une des chaussures vedettes de la marque, la toute récente Peregrine 13. Les « tech rep » de la marque seront présents, afin de pouvoir rentrer plus en détail dans l’ensemble des caractéristique des chaussures, et surtout conseiller aux personnes les chaussures qui leur sont les plus adaptées !

Lire aussi notre article Test complet de la Peregrine 13 ICI

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La Peregrine 13 de Saucony, légèreté et rapidité. Photo Esprit Trail
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Du sable. Des cailloux. Des paysages grandioses. La chaleur. Courir. Marcher. Le Marathon des Sables 2023 s’est achevé le 29 avril et nous a fait vivre une semaine intense, couronnée par les victoires de Mohamed El Morabity et Maryline Nakache. Retrouvez notre sélection des plus belles photos signées des 2 photographes spécialisés trail David Gonthier et Franck Oddoux.

Marathon des Sables 2023 : Du sable à perte de vue

C’est lui, avec la chaleur, que les concurrents redoutent le plus. Courir dans le sable est un art, que même certaines élites ne possèdent pas. Ou du moins pas comme les Marocains, qui impressionnent tant un athlète aussi performant que Mathieu Blanchard dans cet exercice. Des appuis qui se dérobent, une énergie décuplée pour franchir les dunes, les chaussures qui s’enfoncent, et ce sable qui s’infiltre partout, crée des frottements, puis des ampoules… Les portions sablonneuses ont été nombreuses cette année, qu’il a fallu vaincre en serrant les dents…

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SABLES 2 Cimbaly-DAVID GONTHIER
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SABLE 1 CIMBALY_MDS2023 PHOTO Franck Oddoux
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MDS 2023 DESERT CIMBALY_MDS2023 PHOTO Franck Oddoux

Marathon des Sables 2023 : Dans la fournaise minérale

Plus encore que le sable clair, les cailloux sombrent emmagasinent et réverbèrent la chaleur, transformant le sol en fournaise. Les températures dépassent alors les 50 degrés, la roche est brûlante. Impossible de s’arrêter, sauf à accepter de cuire sur place. Boire, s’humidifier le corps pour ne pas trop se déshydrater. Et lorsque le tracé escalade les djebels, que le vent ne souffle plus, c’est un peu l’enfer qu’il faut parcourir…

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ROCS Cimbaly DAVID GONTHIER PHOTO MDS2023
ROCS 2 Cimbaly-DAVIDGONTHIER PHOTO MDS2023

Marathon des Sables 2023 : Des élites qui ont souffert

Certains, comme Mathieu Blanchard en 2021, avaient déjà connu le Marathon des Sables version canicule. D’autres, comme Maryline Nakache, le découvraient. Et tous ont été unanimes : quelle épreuve pour les organismes. La défaillance la plus spectaculaire, parmi les élites, est certainement à mettre sur le compte de la Néerlandaise Ragna Debats. Incapable de s’alimenter depuis la fin de la 3e étape, alors qu’elle survolait jusque-là la course, elle a connu l’une des pires journées de sa vie d’athlète. Epuisée dès le 10e kilomètre, sans possibilité de courir, elle a serré les dents et marché pendant 80 kilomètres pour rallier l’arrivée et ne pas abandonner, là où d’autres élites auraient sans doute bâché leur course. Une résilience exceptionnelle.

MATHIEU DROMADAIRES CIMBALY_MDS2023 PHOTO Franck Oddoux
Mathieu Blanchard et Aziz Yachou font la course avec les dromadaires.
Mathieu et Aziz Cimbaly-DAVID GONTHIER
Les mêmes mais sans les dromadaires, et avec plus de sable…
RAGNA DEBATS CIMBALY_MDS2023 PHOTO Franck Oddoux
Ragna Debats lors de la 3e étape, qu’elle a gagnée, comme les 2 premières.
RAGNA DEBATS_CIMBALY_MDS23 PHOTO Marta Bacardit
Le sourire résigné de Ragna Debats à l’arrivée de la 4e étape.
MDS 2023_AZIZA EL AMRANI CIMBALY_MDS2023 PHOTO Franck Oddoux
Aziza El Amrani y a cru jusqu’au bout, mais termine finalement 2e derrière Maryline Nakache, impressionnante.
MATHIEU GEOFFREY plisson CIMBALY_MDS2023 Franck Oddoux
Geoffrey Plisson et Mathieu Blanchard, de la Team France TERDAV, qui remporte la course par équipe.

Marathon des Sables 2023 : Au cœur du peloton

Si les élites font le spectacle et l’actualité du Marathon des Sables, ce sont les anonymes qui en font l’histoire intérieure. Ceux qui découvrent, ceux qui reviennent. Seuls, entre amis, ou en famille. Valides ou handicapés. Ils finiront loin, très loin des premiers, flirteront souvent avec les barrières horaires, mais iront au bout d’eux-mêmes. Ce sont des petites fourmis perdues dans l’immensité du désert, suivant la trace.

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MDS 2023_CIMBALY_MDS2023 PHOTO Franck Oddoux
MDS 2023 RUN_Cimbaly-DAVID GONTHIER
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Malgré des températures supérieures à 40° sous abri, donc plus de 50 en plein soleil, les meilleurs coureurs du Marathon des Sables ont atteint des vitesses impressionnantes. Quant à la dernière classée, elle a marché tout au long du parcours. Petit résumé des performances chronométriques des finishers. (À noter que l’étape 6, dit étape de solidarité, est obligatoire et chronométrée mais non intégrée dans le temps officiel de course. De nombreux athlètes l’ont faite “à la cool”.)

Le plus rapide : Mohamed El Morabity : 12,67 km/h

Avec 4 victoires sur 5 étapes officielles, Mohamed El Morabity a dominé ce 37e Marathon des Sables. Il n’a laissé que la 1ère étape à son frère Rachid pour terminer 2e. Et même si l’abandon de ce dernier après sa pénalité reçue à la fin de l’étape longue a bouleversé le classement, le cadet des El Morabity a semblé cette année plus fort que son aîné.

Ses moyennes en disent long sur l’engagement dont il a fait preuve. Une histoire d’émulation, poussé tant par son frère que par son compatriote Aziz Yachou, 2e du général final. Dans son interview de débrief, Mathieu Blanchard soulignait d’ailleurs la performance des 3 Marocains, qu’il n’avait jamais vu mettre autant d’intensité et de vitesse que cette année.

Voir le débrief vidéo de Mathieu Blanchard, 3e du MDS ICI

Etape 1 (35 km) : 12,89 km/h
Etape 2 (35km) : 12,83 km/h
Etape 3 (30km) : 13,79 km/h
Etape 4 (90 km) : 10,94 km/h
Etape 5 (42 km) : 13,12 km/h
Etape 6 (9km) : 10,55 km/h

Mohamed El Rachidy MDS
Mohamed El Morabity. Photo MDS

Le meilleur non Marocain : Mathieu Blanchard : 11,47 km/h

Oscillant toujours entre la 4e et la 5e place, sauf lors de l’étape longue où, à la faveur de la pénalité de 3 heures infligée à Rachid El Morabity il a terminé 3e, Mathieu Blanchard a fait un MDS tout en gestion, sans jamais vouloir trop se « dépouiller ». La raison : sa saison ne fait que commencer, et il a de grosses échéances à venir, dont les 168km de la Western States Endurance Run fin juin aux Etats-Unis, son objectif n°1 de l’année. Et peut-être un UTMB fin août…

Après une première étape courue quasiment au rythme des Marocains, il a donc largement levé le pied, courant en moyenne 1 km/h moins vite que les leaders. Lors de la 3e étape, il donnait des précisions sur sa vitesse : « Les 20 premiers kilomètres sont assez rapides sur terrain dur. Mon entraînement marathon me permet de caler un pace de 3mn50 au kilomètre ‘confortable’ (soit 15,65 km/h, NDLR). Les 3 machines marocaines sont là : Rachid, Mohamed et Aziz. Juste après le CP2 le sable commence. Une fois de plus je n’ai pas la maîtrise dans ce sol mou, impossible de garder le rythme, les Marocains s’envolent dans ce milieu qu’ils maîtrisent à la perfection. »

Etape 1 (35 km) : 12,55 km/h
Etape 2 (35km) : 11,16 km/h
Etape 3 (30km) : 12,50 km/h
Etape 4 (90 km) : 9,74 km/h
Etape 5 (42 km) : 12,02 km/h
Etape 6 (9km) : 4,47 km/h

Mathieu blanchard 3e MDS
Mathieu Blanchard. Photo MDS / DR

La plus rapide : Ragna Debats : 10,43 km/h sur la 1ère étape

Elle était partie comme une fusée, et la victoire finale lui semblait promise. Sur les 3 premières étapes, la Néerlandaise était intouchable, avant de connaître une énorme défaillance sur l’étape longue. Incapable de s’alimenter correctement dès le CP1, au bout de 10 kilomètres, sans énergie, Ragna Debats n’a eu d’autre possibilité que de marcher pendant près de 80 km. Sa moyenne ce jour-là, 4,18 km/h, en dit long sur son calvaire. Avec une moyenne générale de 6,63 km/h, elle se classe officiellement 81e au scracth, et 8e du classement féminin.

Etape 1 (35 km) : 10,43 km/h
Etape 2 (35km) : 9,60 km/h
Etape 3 (30km) : 9,89 km/h
Etape 4 (90 km) : 4,18 km/h
Etape 5 (42 km) : 8,46 km/h
Etape 6 (9km) : 4,48 km/h

Ragna Debats out
Ragna Debats. Photo MDS / DR

La plus régulière : Maryline Nakache : 9,06 km/h

En faisant une course « sage », Maryline Nakache a su parfaitement gérer son premier MDS, même si elle avoue avoir beaucoup souffert de la chaleur lors de l’étape longue, sur laquelle elle a dû marcher. En prenant les 2e places sur les 4 premières étapes, 3 derrière Ragna Debats et une derrière Aziza El Amrani, elle a su garder suffisamment de fraîcheur pour remporter l’étape marathon, la seule qu’elle ait couru à plus de 10 km/h de moyenne.

Avec une moyenne générale de 9,06 km/h, elle se classe officiellement 11e au scracth.

Etape 1 (35 km) : 9,96 km/h
Etape 2 (35km) : 8,83 km/h
Etape 3 (30km) : 9,38 km/h
Etape 4 (90 km) : 7,62 km/h
Etape 5 (42 km) : 10,10 km/h
Etape 6 (9km) : 4,47 km/h

Maryline victoire
Maryline Nakache. Photo MDS / DR

Répartition des finishers en fonction du temps

En dehors des élites et de leur rythme infernal, le gros du peloton des finishers se situe entre 48 et 66 heures de course. Ils sont 416 sur 757 finishers (30,23% d’abandons sur cette édition particulièrement chaude). Soit une moyenne comprise entre 5,20 et 3,79 km/h. A noter que les barrières horaires sont calculées pour permettre à une personne faisant tout le parcours en marchant d’être finisher.

répartition finishers

La plus lente : Nicole Chik : 3,12 km/h

La dernière classée de ce 37e marathon des Sables est l’Américaine Nicole Chik, qui termine en 78h 34mn, à plus de 59 heures du vainqueur. Sa vitesse moyenne générale est de 3,12 km/h, soit une marche lente. Sa plus faible moyenne a été sans surprise lors de l’étape longue, qu’elle a parcouru à une vitesse de 2,66 km/h.

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Il avait inscrit le Marathon des Sables dans son programme de début de saison, après le Marathon de Paris et avant son premier gros objectif de l’année, la mythique Western States Endurance Run, les 24 et 25 juin prochains. 3e au général, Mathieu Blanchard revient sur la façon dont il a géré sa course, en mode attente, sans vouloir se « mettre au tapis ». Pour mieux apprécier le désert. Et préparer la suite…

Lire l’article Mohamed El Morabity et Maryline Nakache, roi et reine du désert ICI

Voir l’interview de Mathieu Blanchard : Est-il possible de battre les Marocains ICI ?

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Embarquement immédiat pour le Maroc avec l’épisode 7 de Finishers, l’émission quotidienne qui raconte les principaux faits de course du 37e Marathon des Sables et l’ambiance du bivouac. Aujourd’hui, retour sur l’étape marathon de 42,2 kilomètres, conclue par la fameuse remise des médailles.

En photos, la galerie des médaillés

C’est à l’arrivée de l’étape marathon que Patrick Bauer, créateur du Marathon des Sables, remet personnellement les médailles de finisher à tous les concurrents. Un moment d’émotion, entre épuisement et bonheur d’en avoir fini. Voici les médaillés du podium scratch et du podium féminin.

mohamed MDS
Mohamed El Morabity, vainqueur.
aziz MDS
Aziz Yachou, 2e.
mathieu mds
Mathieu Blanchard, 3e.
maryline MDS
Maryline Nakache, première féminine.
aziza MDS
Aziza El Amrani, 2e féminine.
Tomimo MDS
Tomomi Bitoh, 3e féminine.

Découvrez le résumé de la 5e étape et le classement général scratch et femmes ICI

Finishers épisode 7, le résumé vidéo

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C’était écrit. Après 3 deuxièmes places derrière son grand frère Rachid, Mohamed El Morabity va enfin monter sur la plus haute marche du podium. Aziz Yachou et Mathieu Blanchard complèteront le podium, d’où sera absent le grand favori, Rachid El Morabity, qui a choisi d’abandonner après avoir écopé d’une pénalité de 3 heures pour manquement au règlement suite à une assistance extérieure. Chez les femmes, le sacre est promis à Maryline Nakache, toujours largement en tête avant la dernière étape chronométrée, dite étape « Solidarité », longue de moins de 10 kilomètres, qui ne changera rien au classement.

Course hommes : victoire de Mohamed El Morabity sur l’étape marathon

Victorieux de la 5e étape, sur une distance marathon de 42km, Mohamed El Morabity n’est plus qu’à un souffle de son premier sacre. Il devance sur la ligne d’arrivée de plus de 5 minutes son compatriote Aziz Yachou. Mathieu Blanchard, habitué à terminer derrière le « train » marocain, qui ne compte désormais plus que 2 éléments, Rachid El Morabity n’ayant pas pris le départ de cette 5e étape, est ce coup-ci devancé par le Russe Vasilii Korytkin, pour une poignée de secondes. Il termine avec son compère du Team France TERDAV Pierre Meslet, à 18 minutes du leader.

Mohamed el morabity 5 MDS
Mohamed El Morabity en marche vers son premier sacre…
scratch étape 5

Classement général hommes : Mohamed El Morabity, enfin !

Il en rêvait sans doute, mais avait le respect de l’aîné, et de son prestigieux palmarès. Déjà, en 2022, Mohamed El Morabity avait pris la tête du Marathon des Sables avant de laisser la victoire à son grand frère, pour 1 minute et 6 secondes. De nombreux observateurs avaient alors considéré que le cadet des El Morabity aurait pu l’emporter, mais avait laissé son frère gagner.

Cette année encore, Mohamed El Morabity a dominé les débats, remportant 4 étapes sur 5, ne laissant que la première à son frère Rachid, pour 1 minute. En tête du général depuis la 3e étape, il comptait plus de 3 minutes d’avance sur Rachid à l’issue de l’étape longue, avant que la sanction ne tombe. Autant dire que sauf arrangement ou énorme défaillance, il aurait eu course gagnée. Avec plus de 9 minutes d’avance sur Aziz Yachou, il n’est plus qu’à quelques kilomètres de son premier sacre, dès demain.

Avec 2 heures de retard sur la tête de course, Mathieu Blanchard prend une belle 3e place, même si ce podium a un goût amer du fait de l’abandon de Rachid El Morabity. Très solide durant toute la course, le Russe Vasilii Korytkin, qui découvrait le MDS, prend une belle 4e place.

scratch cumulé étape 5

Course femmes : coup d’éclat de Maryline Nakache

Très éprouvée par la chaleur lors de l’étape longue, qu’elle a terminé en 2e position, Maryline Nakache a sur se reposer durant la journée d’hier pour retrouver des forces. Elle remporte brillamment cette 5e étape, avec un écart de plus de 15 minutes sur la Japonaise Tomomi Bitoh, remarquable en cette fin de course. La Marocaine Aziza El Amrani, sa plus sérieuse rivale, plus en difficulté aujourd’hui, termine 3e de l’étape.

maryline et aziza MDS
Maryline et Aziza au coude à coude lors de l’étape longue, avant-hier.
scratch femmes étape 5

Classement général femmes : Maryline Nakache en route vers le sacre

Sa première participation aura donc été la bonne. Il ne reste que la formalité de l’étape « Solidarité » à avaler, et Maryline Nakache va remporter la course féminine d’un Marathon des Sables qu’elle découvrait. Une épreuve beaucoup plus éprouvante qu’elle ne l’avait imaginé, en grande partie du fait de la chaleur, extrême ces derniers jours, avec des températures dépassant les 50° au soleil. Derrière elle, à plus de 51 minutes, la Marocaine Aziza El Amrany monte sur la 2e marche du podium. La Japonaise Tomomi Bitoh, quant à elle, hérite de la 3e place. A noter les 2 autres Françaises du Top 10, Elise Delannoy, 5e, et Brunilde Girardet, 9e. Ragna Debats, longtemps leader, remonte à la 8e place du général.

Maryline victoire
Maryline Nakache en route vers sa première victoire au MDS.
scratch femmes cumulé étape 5

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Abandon de Rachid El Morabity et Aziz El Akkad

Rachid El Morabity n’ira pas au bout ! 9 fois vainqueur du Marathon des Sables, il a décidé, avec son coéquipier Aziz El Akkad, de se retirer de la course. Ces abandons surviennent après que les 2 athlètes marocains ont écopé à la fin de l’étape longue d’une pénalité de 3 heures infligée par l’organisation, en raison d’un contrôle inopiné de leur sac à dos effectué le matin du départ de cette même étape et ayant révélé que les deux coureurs possédaient de la nourriture fournie par un tiers, alors que le règlement de la course interdit cela.

« Toute assistance extérieure est interdite et soumise à pénalité », rappelle la direction de course, qui souligne que la course se déroule en autosuffisance alimentaire durant toute la durée de l’épreuve (soit 7 jours), l’organisation se chargeant de fournir aux participants l’eau et le gîte. C’est pour s’assurer que les participants respectent ces mesures, des contrôles sont effectués régulièrement.

Une sanction jugée injuste par Rachid El Morabity, qui a publié sur les réseaux sociaux le communiqué suivant : “À tous mes amis(es) et proches, c’est le cœur lourd que j’ai décidé d’abandonner le Marathon des Sables parce que j’ai été puni injustement pour une erreur que je n’ai pas commise. Quand on est accusé à tort, mieux vaut partir la tête haute que rester à subir une injustice, même si je passe à côté de mon rêve. J’espère que la prochaine fois que je reviendrai pour gagner mon 10ème titre inachallah, l’organisation fera le travail nécessaire avant le début du Marathon des Sables. Bonne chance à tous les participants et que le meilleur gagne.”

Rachid el morabity abandon
Rachid El Morabity sous la tente de contrôle des sacs, juste avant le départ de l’étape longue.

Mathieu Blanchard sur le podium

Ces abandons rebattent les cartes au classement général hommes, aussi bien en individuel qu’en équipe. Ainsi, en classement individuel, Mohamed El Morabity, le frère cadet de Rachid, occupe désormais la première place, avec 3mn 17s d’avance sur Aziz Yachou. Mathieu Blanchard complète le podium, en prenant la place occupée jusque-là par Rachid El Morabity, mais à plus d’1h 43mn de la tête de course.

Mathieu blanchard 3e MDS
Mathieu Blanchard monte désormais sur le podium du MDS.
CLASSEMENT GÉNÉRAL CORRIGÉ MDS CUMULÉ ETAPE 4

La TEAM France TERDAV en tête au général par équipes

Au classement général par équipe, la TEAM TGCC, dont Rachid El Morabity et Aziz El Akkad sont membres, passe de la première à la troisième place. La Team France TERDAV, composée de Mathieu Blanchard, Pierre Meslet, Geoffrey Plisson et Erik Clavery, tous les 4 dans le Top 10, occupe désormais la première place. Elle est suivie de l’équipe Sofac, qui compte en son sein Aziz Yachou, Lahcen Ahansal et Hamid Yachou.

Maryline Nakache aux commandes

Au classement général féminin, suite à la terrible défaillance de la Néerlandaise Ragna Debats, Maryline Nakache pointe en tête avec 32mn 51s d’avance sur la Marocaine Aziza El Amrani et semble bien partie pour remporter ce MDS. Mais la Française reste lucide. Très éprouvée elle-même par la chaleur, elle a connu un gros passage à vide dans l’étape longue entre le CP3 et le CP4, l’obligeant à marcher longtemps. « Il faisait près de 50°, je ne suis pas habituée à de telles chaleurs, c’était très dur », a-t-elle confié.

Rattrapée par Aziza El Amrani alors qu’elle menait la course, la Française a ensuite pu prendre le sillage de la Marocaine pour rallier l’arrivée sans trop concéder de temps. La Japonaise Tomomi Bitoh prend la 3e place, à plus de 2h20 de la tête. Ragna Debats se retrouve quant à elle 10e au général, à plus de 9h de la leader du classement. Son rêve de réaliser un doublé s’est envolé…

maryline nakache MDS
Maryline Nakache, en tête du MDS pour sa première participation.
TOP 10 FEMININ APRÈS 4 ÉTAPES

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