Les Dolomites ont servi de cadre à la 3e étape des Golden Trail World Series, avec la fameuse course de montagne Dolomyths Run au départ de Canazei, dans la région italienne du Trentin-Haut-Adige. Sur un parcours très sélectif réputé pour son fameux « couloir de l’enfer », le Marocain Elhousine Elazzaoui et la Suissesse Judith Wyder ont été les plus rapides d’une épreuve très spectaculaire.

Dolomyths Run : retour dans le couloir de l’enfer

Pour sa 25eme édition, cette course mythique disputée depuis 1998 revenait au programme des Golden Trail World Series après une année d’absence en 2022. 3e étape après Zegama-Aizkorri et le Marathon du Mont-Blanc, le parcours de 22 km et 1750m de D+ est surtout réputé pour la montée menant les coureurs au point le plus haut de la course, le Piz Boè, à 3152 mètres d’altitude. La dernière portion avant d’atteindre le sommet, un couloir très abrupt dans lequel serpente un chemin en lacets courts, est surnommé le « couloir de l’enfer », avec une pente parfois supérieure à 40%. Seuls les meilleurs mondiaux arrivent à le franchir en trottinant, et encore, pas sur l’ensemble de la section.

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Le Piz Boè, point culminant de la course, à 3152m d’altitude. Photo DR
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La montée du “couloir de l’enfer”. Photo DR

Dolomyths Run : Elousine Elazzaoui s’impose enfin !

Depuis le temps qu’il courait après une victoire et enchaînait les podiums sur les GTWS, le Marocain a enfin été récompensé. Auteur d’un départ très rapide en compagnie du Norvégien Stian Angermund, vainqueur ici même en 202, Elazzaoui a passé toute la course aux avant-postes sans faiblir dans la montée du couloir de l’enfer. Il y est passé juste derrière le Norvégien, avec une trentaine de secondes d’avance sur l’Italien Roberto Delorenzi et le Français Frédéric Tranchand.

C’est grâce à une attaque monstrueuse dans la descente vertigineuse que le Marocain a réussi à prendre suffisamment d’avance pour se débarrasser de Stian Angermund et s’imposer en 2h 04mn 39s. Il devance l’Italien Roberto Delorenzi de 54 secondes et le Français Frédéric Tranchand, auteur d’une descente supersonique, de pile 1 minute. Stian Angermund, moins à l’aise en descente, termine à 1mn 24s du vainqueur du jour.

« C’est la première fois que je choisis de prendre la tête et de mener la course. Ça a payé, je suis aux anges », s’est réjoui le Marocain sur la ligne d’arrivée.

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Photo GTWS
DOLOMYTHS RUN Top 10 H
Source GTWS

Dolomyths Run : la Suissesse Judith Wyder bat l’Américaine Sophia Laukli

Grande favorite de la course, l’Américaine Sophia Laukli, gagnante du Marathon du Mont-Blanc, n’a rien pu faire contre la détermination de la Suissesse, qui s’était déjà imposée en 2021. Partie très vite, à l’instar d’Elousine Elazzaoui, elle est passée avec 1 minute d’avance sur ses poursuivantes au sommet du Piz Boè. Grâce à une descente exceptionnelle, elle a encore creusé l’écart pour s’imposer à Canazei. Elle devance Sophia Laukli de 2mn30 et la Mexicaine Karina Carsolio, déjà 3e en 2021, de 4mn23. La première Française, Élise Poncet, prend la 6e place, à près de 14 minutes de la gagnante.

« Je suis incroyablement heureuse d’être de retour à mon meilleur niveau et particulièrement à Canazei. C’est une course magnifique, très dure, mais magnifique », a déclaré Judith Wyder sur la ligne d’arrivée.

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Photo GTWS
DOLOMYTHS RUN top 10 F
Source GTWS
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Ils étaient 146 au départ de Silvertone pour cette 30e édition de la Hardrock 100 dans les montagnes de San Juan. Et c’est le Français Aurélien Dunand-Pallaz qui a le premier embrassé le rocher blanc où est peint la tête de mouflon symbolisant l’arrivée. Il précède un autre Tricolore, le Basque Beñat Marmissolle. Immense exploit de Courtney Dauwalter, 4ème au général et première femme à réussir le doublé Western States Endurance Run / Hardrock 100, les 2 ultras majeurs des États-Unis, enchaînés en 3 semaines seulement.

Hardrock 100 : une petite course devenue mythique

Nous sommes à l’automne 1991. Une publicité, dans le magazine Ultrarunning, annonce la création d’une nouvelle course de 100 miles à travers les montagnes de San Juan, au sud-ouest du Colorado. Son nom : la Hardrock 100. Le concept : suivre les sentiers qu’arpentaient les mineurs dans les montagnes, à l’époque de la ruée vers l’or. L’homme derrière cette idée : Gordon Hardman, un habitant de Boulder, dans le Colorado, dont l’enthousiasme excessif compensait l’inexpérience relative. Associé à John Cappis, un habitant de Telluride, il établit un itinéraire reliant les quatre principales villes minières de la région : Silverton, Telluride, Ouray et Lake City, en utilisant principalement des sentiers et des chemins miniers historiques.

L’épreuve, terriblement exigeante, n’était déjà ouverte qu’à des montagnards avertis, ayant déjà à leur actif au moins une course de 100 miles. « Nous n’avons jamais eu l’intention d’organiser un événement qui ait autant d’attrait et de popularité, déclarera 20 ans plus tard Dale Garland, directeur de l’événement. Les premières années n’étaient pas du tout comme ça. » En effet : la première Hardrock Endurance Run (HR100) comptait… 18 engagés. Et petit à petit, par le bouche à oreille, le mythe allait se construire. 30, 40, 50, le nombre d’engagés augmente, puis devient tel qu’il faut désormais passer par une loterie pour avoir une chance de faire partie des coureurs autorisés à prendre le départ. Cette année, ils étaient 2 414 candidats. Et seuls 146 ont été retenus.

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Le profil terrible de la Hardrock 100, avec un plus haut passage au Handdies Peak, à 4285m d’altitude !

30 ans de courses, des chronos en chute libre

En 1992, c’est l’Américain David Horton qui s’était imposé sur la première édition de la Hardrock 100. Son temps : 32h 24mn. Depuis, les records n’ont cessé de tomber, et ce quel que soit le sens dans lequel la boucle est effectuée. Car c’est une des particularités de la Hardrock : changer de sens tous les ans. Un coup dans le sens des aiguilles d’une montre, l’année suivante dans le sens anti-horaire. Si les Américains ont longtemps été maîtres chez eux, depuis 10 ans, les Européens s’y illustrent également. Avec, en premier lieu, Kilian Jornet, détenteur du record absolu en 21h 36mn 24s (établi en 2022 dans le sens horaire). Dans le sens anti-horaire, c’est François D’Haene, avec son chrono de 2021, qui détient le record : 21h 45mn 50s.

Chez les femmes, le record dans absolu est détenu par l’Américaine Courtney Dauwalter depuis 2022. Elle a réalisé un chrono de 26h 44mn 46s dans le sens horaire, terminant 6e au général. Dans le sens anti-horaire, le record est détenu par l’Américaine Diana Finkel depuis 2009 en 27h 18mn.

A noter que Kilian Jornet est le plus titré sur cette épreuve, qu’il a remportée 4 fois : en 2014, 2015, 2017 et 2022.

Hardrock 100 : l’impressionnant cavalier seul d’Aurélien Dunand-Pallaz

S’il fallait résumer la course d’Aurélien Dunand-Pallaz en une seule image, ce serait sans doute celle du départ, vendredi 14 juillet à 6 heures du matin à Silvertone. A peine les coureurs se sont-ils élancés que le Français s’est arraché pour prendre une dizaine de mètres d’avance sur le peloton. Étonnante image d’un homme seul caracolant devant la meute. Plus personne n’allait le revoir ! Au terme d’une course parfaitement maîtrisée, Aurélien Dunand-Pallaz, au-dessus du lot, a tranquillement construit sa victoire. Grignotant minute après minute, il possédait déjà 5 minutes d’avance au premier ravito. Puis 10 au 25e kilomètre. Puis 20 à mi-course, lorsqu’il a rejoint son accompagnateur / pacer de luxe, Ludovic Pommeret.

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Aurélien Dunand-Pallaz, en tête de bout en bout, a parfaitement maîtrisé sa course. Photo DR
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Le baiser de la victoire. Photo DR

L’écart sur son poursuivant immédiat s’est encore creusé pour atteindre 35 minutes après 120 kilomètres, aux ¾ du parcours. Pour sa première participation, Aurélien Dunand-Pallaz s’impose en 23h 00mn 07s. Un chrono loin du record de François D’Haene, mais qui s’explique par des conditions d’enneigement importantes au-dessus de 3500m, ayant rendu la progression des coureurs difficile. Il devance de 50 minutes le Basque Beñat Marmissolle, auteur également d’une magnifique course. Un doublé français historique, Aurélien Dunand-Pallaz devenant le second tricolore à s’imposer sur la Hardrock 100, après François D’Haene. L’Espagnol Javier Dominguez arrache la 3ème place à Courtney Dauwalter, longtemps sur le podium. Il termine en 26h 12mn 01s. L’Américaine est devancée de 2 petites minutes.

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Beñat Marmissolle, heureux comme un gamin de vivre une telle expérience. Photo DR
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Le bonheur de Beñat Marmissolle à l’arrivée. Photo DR

Hardrock 100 : l’immense exploit de Courntey Dauwalter

On sentait qu’elle pouvait faire un podium, et elle a été à 2 doigts de le faire ! Partie prudemment, Courtney Dauwalter, qui s’était imposée il y a 3 semaines sur la Western States Endurance Run, record à la clé, ne savait pas trop si sa récupération allait suffire. Son mental et ses jambes ont fait le reste. Après avoir compté plus de 7 minutes de retard sur Anne-Lise Rousset Séguret, l’Américaine a pris les commandes de la course féminine au 1/3 du parcours. Pour ne plus la lâcher ! Elle pointait alors en 8e position et allait progresser raisonnablement jusqu’au 2/3 de la course, tandis que devant le coureur espagnol Javier Dominguez et les 3 coureurs américains qui la précédaient, Arlen Glick, Avery Collins et Dylan Bowman faiblissaient à vue d’œil.

Elle s’emparait de la 3ème place, synonyme de podium, à 30 kilomètres de l’arrivée. Hélas pour la belle histoire, l’Espagnol l’a rattrapée dans les derniers kilomètres. Courtney Dauwalter boucle les 160 kilomètres du parcours en 26h 14mn 08s et s’empare du même coup du record en sens anti-horaire. Un véritable phénomène.

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Le sourire de Courtney Dauwalter, une fois de plus phénoménale. Photo DR

Anne-Lise Rousset Séguret prend la seconde place, 7ème au général, à 1h15 de Courtney Dauwalter. Le jeune phénomène américain Annie Hughes, 25 ans à peine, prend la 3e place., 14e au général, en 32h 13mn 03s. Belle performance de l’inusable Claire Bannwarth, qui termine 5ème féminine, à la 24e place, après avoir longtemps été dans le Top 20.

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Anne-Lise Rousset Séguret, seconde derrière Courtney, comme lors de la Diagonale des Fous 2022. Photo DR
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Outre le formidable Restonica Trail qui s’est déroulé en Corse, 2 autres épreuves labellisées UTMB World Series se déroulaient du 7 au 9 juillet en Europe : le Verbier Saint-Bernard by UTMB et le Val d’Aran by UTMB. Si le premier, essentiellement disputé par des coureurs suisses, a vu briller Thibaut Garrivier, le second a connu une spectaculaire interruption de course sur le format ultra. Retour sur les 2 épreuves.

Val d’Aran by UTMB : la peur de Julien Chorier

On attendait une grande bataille sur le 163km et 10200m D+ du VDA, mais elle aura tourné court. A peine 4 heures après le départ, la direction de course a décidé d’interrompre l’épreuve en raison de conditions météo trop défavorables pour assurer la sécurité des 544 coureurs inscrits. Julien Chorier, partant sur cette épreuve, raconte :

« Une aventure qui avait bien débuté à 16h sous le soleil. Après un premier orage de grêle en fin d’après-midi, le temps semblait s’être calmé pour la nuit. Ma course était régulière et prudente, on s’était regroupés à plusieurs en 2nde place dans la montée après Artiga de Lin. La nuit s’annonçait bonne. Mais après 35km, sur les crêtes avant Portilhon, on a vécu un orage d’une rare violence. Du vent, à devoir s’allonger pour ne pas tomber, de la grêle qui nous fouettait, la foudre qui tombait proche de nous… le tout sur une zone sans abri. Pour la première fois en trail j’ai réellement eu peur. On a trouvé refuge juste avant le Porthilon, où les secouristes nous ont mis à l’abri et nous ont ramenés en voiture. Merci à eux. Course arrêtée. »

Julien Chorier Photo Instagram Julien Chorier
Julien Chorier soulagé après l’interruption de la course. Photo Instagram Julien Chorier

Val d’Aran by UTMB : les podiums des autres courses

Ils étaient plus de 1260 au départ de la CDH, qui a vu triompher le Roumain Raul Octavian Butaci. Il boucle les 110km et 6400m D+ en 12h 45mn 46s. Butaci devance le Français Alban Berson de 12 minutes. Le Norvégien Sebastian Krogvig termine 3e en 13h 12mn 26s. La première femme est l’Espagnole Azara Garcia de los Salmones, qui termine 9e au scratch, en 14h 14mn 52s. Elle précède la Norvégienne Mari Klakegg Fenre et l’Espagnole Nuria Picas.

Sur les 55km et 3300m D+ de la PDA, 1411 partants se sont élancés. L’épreuve s’est soldée par un triplé espagnol avec la victoire de Raul Criado en 5h 41mn 08s. Il devance Marcos Ramos Gonzalez et Aritz Egea Caceres. Les 3 hommes terminent en moins de 6 minutes. Côté féminin, même résultat avec un triplé espagnol. C’est Oihana Kortazar qui l’emporte en 6h 32mn 38s, avec une 24e place au général. Elle devance Anna Comet Pascua et Monica Vives Vila.

Ils étaient plus de 1000 au départ des 30km et 2100m D+ de l’EXP. Et les Espagnols ont également trusté les podiums. Pablo Bautista s’impose en 2h 56mn 18s, moins de 5 minutes devant Jesus Maria Alegria. Diego Simon complète le podium, à 10 minutes. Chez les femmes, c’est Nuria Gil qui s’impose en 3h 27mn 48s. Elle devance de moins de 3 minutes Maria Fuentes et de 6 minutes Mireia Pons.

Alban Berson Photo Instagram Alban Berson : Cyrille Quintard
Alban Berson. Photo Instagram Alban Berson / Cyrille Quintard

Verbier Saint-Bernard by UTMB : les podiums

L’événement phare, la course X-Alpine, longue de 140km et 9300m D+, a vu la victoire du Suisse Mathieu Clément en 20h 16mn 40s. Il devance le Français Arnaud Colloud d’une heure. Le Népalais Sangé Sherpa termine 3e, en 21h 42mn 41s. Chez les femmes, la Suissesse Corine Kagerer s’impose et prend la 14e place au général. Elle devance d’une heure la Roumaine Oana Mihalcea et d’une heure et demie la Suissesse Céline Bernasconi.

Sur la X-Traversée, longue de 76km et 5300m D+, triplé français avec la victoire de Thibaut Garrivier en 9h 00mn 22s. Il devance de 15 minutes Virgile Moriset et de 37 minutes Yannick Noël. Dans la course féminine, la Polonaise Katarzyna Solinska a pris le dessus sur l’Espagnole Virginia Perez Mesonero, deuxième à 29 minutes. La Française Carine Loyer termine 3ème à 1h09 de la gagnante du jour.

Sur le Verbier Marathon (42km et 3000m D+), l’Italien Daniel Antonioli s’impose en 4h 38mn 50s. Il devance de 6 minutes le Français Bastien Fleury et de 13 minutes l’Italien Francesco Cucco. Chez les femmes, victoire de l’inévitable Tchèque Marcela Vasinova en 5h 29mn 12s, 13e au général. Elle devance la Française Candice Fertin de 7 petites minutes seulement. La Suissesse Simone Troxler prend la 3e place, à 11 minutes de la Tchèque.

Sur le Verbier X-Plore (26km et 1700m D+), c’est le Français Maxim Chane qui s’impose en 2h 39mn 39s. Il bat d’une minute le Suisse Lucas Nanchen. Un autre Suisse, Aurélien Bertholet, termine 3e. La première féminine est la Française Astrid Hochart, 34e au général. Elle devance l’Espagnole Arcos Mercedes et la Britannique Gemma Hillier-Moses, qui terminent respectivement à 1 et 2 minutes derrière.

Thibaut Garrivier verbier saint bernard
Thibaut Garrivier s’impose sur la X-Traversée. Photo Organisation
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Du 7 au 9 juillet, Saint-Martin-Vésubie accueillait la 9ème édition de l’Ultra-Trail Côte d’Azur Mercantour. 3 jours de grande fête du trail ayant réuni un peu plus de 2000 athlètes français et étrangers sur les cimes et les vallées du Département des Alpes-Maritimes, de la Principauté de Monaco jusqu’au Parc National du Mercantour, de la mer à la montagne. Sous un soleil radieux et une chaleur étouffante, les coureurs ont repoussé leurs limites sur les 6 épreuves proposées par l’organisation de l’UTCAM, du Vertical 5KM au 125KM. Sur la plus longue des épreuves, Florian Petit et Anne Bidalun ont été les premiers à franchir la ligne d’arrivée.

UTCAM 125 KM : Florian Petit vainqueur dans la fournaise

C’est en fin de journée vendredi soir qu’a été donné le grand départ du 125KM, le plus long des formats, au Port Hercule de la Principauté de Monaco. 250 ultra-trailers se sont élancés, prêts à vivre une longue et belle aventure de la Mer Méditerranée à la Montagne du Mercantour. Très vite, ils ont quitté le bord de mer pour partir en direction de Gorbio, du Col de Braus et de Turini Camp d’Argent, alors que la nuit tombait et apportait avec elle le défilé des frontales.

Après une nuit agréable, c’est la fournaise qui attendait les coureurs dans la journée de samedi. Une chaleur accablante, exigeante pour les organismes, et qui a fait des dégâts parmi les coureurs, particulièrement sur les terribles montées de fin de parcours.

Chez les hommes, c’est Florian Petit, vainqueur du Trail des Hospitaliers 2022, qui s’est montré le plus rapide. Pour sa 2ème aventure au-delà de 100km, il s’impose en 17h 21mn 48s. Il devance Christophe Anselmo, vainqueur de l’Intégrale de l’Échappée Belle 2018, 2e en 2022, de plus d’une demi-heure. Dorian Dijon complète le podium, à de plus d’1h20.

Chez les femmes, Anne Bidalun, 3ème du 85KM du Madeira Island Ultra Trail (MIUT ) 2023, monte sur la plus haute marche du podium, devant l’expérimentée Espagnole Aroa Sio et Camille Sere.

Florian Petit 125km utcam
Florian Petit. Photo Organisation
Anne Bidalun 125KM utcam
Anne Bidalun. Photo Organisation

Les podiums et chronos du 125KM :

Hommes :
Florian PETIT (17:21:48)
Christophe ANSELMO (17:54:42)
Dorian DIJON (18:45:32)

Femmes :
Anne BIDALUN (21:55:41)
Aroa SIO (22:11:40)
Camille SERE (22:18:42)

Vertical 5KM : 2 records made in Italy

La deuxième course de cette première journée de l’UTCAM, également au départ de la Principauté de Monaco, a vu deux athlètes italiens s’imposer en battant les records masculins et féminins par la même occasion. Au pied de célèbre Trophée d’Auguste à la Turbie et après une montée sèche et intense, ce sont Alex Oberbacher et Martina Cumerlato qui sont montés en haut de la boîte. Des podiums très internationaux puisque parmi les 6 athlètes récompensés (sur 100 partants), 4 pays étaient représentés : Italie, Norvège, Monaco et France.

Les podiums et chronos du Vertical 5KM

Hommes :
Alex OBERBACHER (00:24:49)
Romain CARLICCHI (00:26:11)
Sondre Harstad RINDE (00:26:47)

Femmes :
Martina CUMERLATO (00:32:15)
Valérie RAIBAUT (00:34:20)
Émilie GELSOMINI (00:42:08)

UTCAM 75KM : Thibault Tchilinguirian devant Benoît Girondel

Samedi 8 juillet, 500 traileurs étaient sur le pont, prêts à affronter la chaleur assourdissante qui a sévi sur la région pour en découdre sur les 2 épreuves du jour, le 50 et le 75KM. Sur le 75KM, après une âpre bataille avec Benoît Girondel, tenant du titre du 125KM et déjà vainqueur du 75KM en 2021, c’est Thibault Tchilinguirian qui s’impose en 9h 43mn 27s. 3e sur ce format en 2017, il devance Girondel d’un quart d’heure.

Chez les féminines, le suspens a également été total puisque les deux premières n’ont jamais été séparées de plus de 10 minutes tout au long de la course. À l’arrivée à Saint-Martin Vésubie, l’expérimentée Christèle Le Roux conserve une petite marge d’avance et s’offre la victoire. Elle devance Lise Viterbo d’un peu plus de 7 minutes.

Thibault Tchilinguirian 75KM utcam
Thibault Tchilinguirian. Photo Organisation
Christelle le Roux utcam 75KM
Christelle le Roux. Photo Organisation

Les podiums et chronos du 75KM

Hommes :
Thibault TCHILINGUIRIAN (09:43:27)
Benoît GIRONDEL (09:58:53)
Vincent FABRE (10:19:35)

Femmes :
Christèle LE ROUX (13:44:12)
Lise VITERBO (13:51:42)
Marie HOUDUSSE (14:25:57)

UTCAM 50KM : Yohan Viani sans trembler

Sur le 50KM, le recordman de la Grande Traversée du Mercantour et local de l’étape Yohan Viani ne s’est pas fait prier pour démontrer qu’il était bien un athlète redoutable sur moyenne distance. Il s’impose en 6h 40mn 57s, avec pratiquement une demi-heure d’avance sur le second, Théo Dague. Le Marocain Omar Kemmissa complète le podium.

Dans la course féminine, il n’y aura guère eu de suspense non plus. Aurore Dacier, partie bille en tête dès le début de la course, s’impose en 8h 38mn 15s, avec plus de 20 minutes d’avance sur Charlotte Klein. Marion Berra monte sur la 3ème marche du podium.

Yohan Viani UTCAM 50KM
Yohan Viani. Photo Organisation
Aurore Dacier 50KM
Aurore Dacier. Photo Organisation

Les podiums et chronos du 50KM

Hommes :
Yohan VIANI (06:40:57)
Théo DAGUE (07:09:12)
Omar KEMMISSA (07:26:48)

Femmes :
Aurore DACIER (08:38:15)
Charlotte KLEIN (09:00:37)
Marion BERRA (09:39:15)

UTCAM 30KM : record de l’épreuve pour Damien Humbert

C’est dimanche 9 juillet que s’est déroulée la grande nouveauté de cette édition 2023 : le 30KM, désormais support d’une manche de la Série Mondiale Skyrunning. Le plateau Elites était donc bien fourni chez les hommes comme chez les femmes et la bataille a été épique. Tenant du titre, Sébastien Poesy a fait le forcing dès le premier kilomètre pour conserver sa couronne mais a dû s’avouer vaincu face à un autre Français, Damien Humbert, et au Japonais Shoma Otagiri. Face à cette densité d’athlètes professionnels, le record de l’épreuve tombe une nouvelle fois cette année et passe pour la première fois en dessous des 2 heures 50 minutes.

Chez les féminines, l’Espagnole Leire Fernandez Abete a créé la surprise et en dominant cette manche de bout en bout. Elle s’impose devant la Suissesse Maria Christen. L’Italienne Martina Cumerlato, gagnante du 5KM deux jours plus tôt, termine 3ème. Leire Fernandez Abete établit elle aussi une nouvelle marque de référence, en 3h 30mn 13s.

damien humbert utcam 30KM
Damien Humbert. Photo Organisation
Leire FERNANDEZ ABETE 30KM
Leire Fernandez Abete. Photo Organisation

Les podiums et chronos du 30KM

Hommes :
Damien HUMBERT (02:46:25)
Shoma OTAGIRI (02:46:31)
Sébastien POESY (02:47:43)

Femmes :
Leire FERNANDEZ ABETE (03:30:13)
Maria CHRISTEN (03:31:15)
Martina CUMERLATO (03:39:07)

UTCAM 10 KM : pour finir en beauté

Le 10KM est venu clôturer dimanche cette édition de l’Ultra-Trail Côte d’Azur Mercantour.

Hommes :
Romain CARLICCHI (00:51:45)
Eric DESCAMPS (00:53:27)
Benjamin BERKOUKCHI (00:54:29)

Femmes :
Julia BERNARD (01:10:42)
Virginie BOURDREZ (01:11:10)
Aline DORILAS (01:13:35)

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Les hommes forts ont fait la loi sur les terribles sentiers corses du Restonica Trail les 7 et 8 juillet. Et parmi eux, le local Lambert Santelli, qui s’est imposé sur l’Ultra-Trail di Corsica, et Thibaut Baronian, qui a remporté le Tavignanu Trail, en battant l’un et l’autre les records de leurs épreuves respectives.

Ultra-Trail di Corsica : Lambert Santelli seul au monde

Ils étaient 344 sur la ligne de départ jeudi soir à Corte, mais seulement 228 à l’arrivée, des heures plus tard. Il faut dire que le parcours de 110 km et 7200 mètres de dénivelé positif est terriblement exigeant, surtout avec la chaleur qui a régné sur la course. Dans cet univers minéral surchauffé, le champion corse détenteur depuis 2021 du record du GR20 a bouclé son parcours en 15h 15mn 31s, pulvérisant ainsi de 25 minutes son ancien record établi en 2019. L’an dernier, c’est le Basque Beñat Marmissolle qui s’était imposé en 16h 48mn 15s, soit une heure et demie de plus.

On attendait une bataille entre Lambert Santelli et Benjamin Roubiol. Hélas pour ce dernier, l’empoignade a été de courte durée. Le champion du monde en titre a en effet abandonné avant d’arriver à Vergio, au 60e kilomètre, après avoir tapé dans un rocher et s’être fracturé le petit orteil. Le jeune coureur savoyard pointait alors à six minutes de Santelli.

Deuxième du classement général, le Belge Jérôme Vanderschaeghe termine à 1 heure 25 du vainqueur. Le Français Paul Zunino prend la troisième place.

Chez les femmes, la victoire est revenue à la favorite, l’Allemande Eva Maria Sperger, en 20h 59mn 43s. Elle prend la 20e place au scratch. Elle devance Aline Coquard de 20 minutes. Sandrine Beranger termine 3e à 1h 07 de la gagnante.

Top 10 Ultra-Trail di Corsica. Source LiveTrail
Top 10 Ultra-Trail di Corsica. Source LiveTrail
Top 10 féminin Ultra-Trail di Corsica. Source LiveTrail
Top 10 féminin Ultra-Trail di Corsica. Source LiveTrail

Lambert Santelli : l’avantage du terrain

« C’est la plus grosse course qu’on a ici en Corse, c’est toujours un plaisir d’arriver en vainqueur sur le cours Paoli », a commenté Lambert Santelli après sa victoire. « J’ai eu la chance de pouvoir gagner trois fois ici. C’est toujours beaucoup d’émotions. Et, cerise sur le gâteau, il y a un beau chrono ! J’améliore mon meilleur temps de 2019 de 25 min, donc je suis ravi. Il y avait un beau plateau cette année, c’est vrai qu’il y avait de gros favoris. Il y avait Benjamin Roubiol qui est tout récent champion du monde, il y avait Henry Simon qui est un coureur au palmarès aussi long que mon bras.

Sur le papier, je n’étais pas le favori, j’étais seulement la 5ème cote. Après, j’ai pu faire encore une fois la différence parce que je suis sur mon terrain, je connais pierre par pierre et c’est un atout énorme. Physiquement, je suis peut-être un peu en-dessous de ces gars-là, mais bon, avec la connaissance du terrain, j’ai réussi à tirer mon épingle du jeu. »

Restonica Trail Lambert Santelli victoire
Lambert Santelli savoure sa victoire. Photo Organisation

Restonica Trail : victoire d’Élie Besson-Pithon

Il avait été contraint à l’abandon l’an dernier, et revenait pour se venger. Et c’est ce qu’il a fait. De manière magistrale. Sur les 67km et 3880m D+ du parcours, Élie Besson-Pithon, 13ème du 23km du Marathon du Mont-Blanc il y a quelques jours, s’est imposé en 8h 27mn 35s. Il devance de près d’une demi-heure Thibaud Le Coguic, 2e, et de 33 minutes Kevin Raymond, 3e.

Chez les femmes, victoire de l’Italienne Natalia Mastrota, 25e au scratch. Elle s’impose avec 15 minutes d’avance sur un duo de Françaises, Sabrina Maurette et Gaelle Loridat. À noter la 5e place de Sissi Cussot, à 1 heure de la gagnante.

Tavignanu Trail : record pour Thibaut Baronian

Toujours aussi performant, Thibaut Baronian l’emporte et bat le record de l’épreuve en 3h 11mn 34s. Il devance de plus de 7 minutes Loïc Robert. Le Corse Noël Giordano, deuxième l’an dernier de l’Ultra-Trail di Corsica, vainqueur du format 67km en 2021 et 4ème de ce format court en 2019, termine 3ème à 10 minutes de Thibaut Baronian.

Chez les femmes, victoire et belle 13e place au général pour Louise Serban-Penhoat en 3h 59mn 29s. La championne du monde de trail court par équipe devance l’Allemande Juliane Rössler de plus de 20 minutes. Mathilde Coulon termine 3e à 25 minutes.

Restonica Trail Thibaut Baronian
Thibaut Baronian. Photo Organisation.
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Du 19 au 22 octobre 2023 se tiendra la 29e édition des Templiers. Légende du trail, cet événement mythique niché au cœur de l’Aveyron regroupera cette année encore pas moins de 15 courses de 9 à 108 km et rassemblera plus de 12000 participants. Pendant 4 jours, l’élite mondiale du trail, avec en guest annoncée Blandine L’Hirondel, côtoiera la grande famille des amateurs de course nature dans un joyeux mélange où festivité et convivialité sont à l’honneur. Mais attention, le nombre de places par épreuve est strictement limité. Zoom sur le programme.

Templiers : les pionniers du trail

1995. L’univers du trail, sa sémantique, ses courses, ses grands noms, n’existent pas encore en France. Au cœur de l’Aveyron, deux journalistes passionnés, Odile Baudrier et Gilles Bertrand, s’apprêtent à marquer l’histoire en lançant la première édition des Templiers à Millau, une course sur sentier alors inédite en France. Leur source d’inspiration : la Western States Endurance Run, course créée en 1973 aux États-Unis, dans le Colorado.

À l’origine d’un véritable engouement, c’est sous leur impulsion que le terme « trail », littéralement « sentier », se popularise pour signifier cette pratique de course en pleine nature. Imaginant des itinéraires roulants sur long format, ils proposent dès 1999 4 courses différentes.

D’année en année, les parcours se multiplient pour donner à l’opportunité de chacun de s’exprimer. Plusieurs grands noms tels que Thomas Lorblanchet, Xavier Thévenard ou Nuria Picas voient leur carrière débuter aux Templiers. La reconnaissance internationale se fait particulièrement sentir depuis 10 ans, avec notamment la présence en 2021 du champion du monde britannique Jonathan Albon et en 2022 de l’Américain Jim Walmsley.

Lire l’article Grand Trail des Templiers 2022 : Jim Walmsley supersonique

Templiers Photo Greg Alric-14
Photo Greg Alric

Templiers 2023 : zoom sur 4 courses mythiques

Grand Trail des Templiers. 81,2 km et 3820m D+
C’est la course historique des Templiers. Thomas Lorblancher a marqué son histoire durant le Grand Trail des Templiers avec sa quadruple victoire. Une épreuve très particulière pour lui : « Il y a des courses qui marquent une carrière et les autres. La course des Templiers est bien plus que ça : elle m’a construit au sens le plus large. »

Épreuve Inclusive Sport Adapté. 1,5 et 3 km
Déjà 12 ans que le Festival des Templiers a créé une épreuve inclusive pour accueillir les jeunes déficients mentaux, autistes et trisomiques du Sud Aveyron. Ils sont plus 250 chaque année à s’y aligner, et on les retrouve aussi dans les rangs des bénévoles sur les autres épreuves.

Endurance Trail. 106 km
Pionnière des courses d’ultra, cette course fait frissonner tous les traileurs. Une des figures emblématiques de l’Endurance Trail est Caroline Chaverot. Elle a remporté la course en 2013, victoire qui a marqué ses débuts sur l’ultra-trail.

KD Trail. 7,3 km
Une épreuve créée en 2010 pour faire aimer le travail aux ados. Paris réussi, à l’image de Benjamin Roubiol qui a terminé deux fois 2ème en 2015 et 2016 et est devenu ce printemps champion du monde de trail long à 24 ans.

Templiers photo open
Photo Organisation

Templiers 2023 : le programme complet

Grand Trail des Templiers. 81,2 km et 3820m D+ et 3790m D-
Départ le 22 octobre à 5h15
Inscriptions limitées à 2350 coureurs

Endurance Trail. 104 km et 4550m D+ et 4520m D-
Départ le 20 octobre à 4h00 de Millau

L’Intégrale des Causses. 63 km et 2710m D+ et 2740m D-
Départ le 20 octobre à 6h50 de Peyreleau 
Limité à 600 coureurs.

Marathon du Larzac. 36 km et 1540m D+ et 1880m D-
Départ le 20 octobre à 7h00 de La Salvage (20km de Millau)
Limité à 500 coureurs.

La Boffi Fifty. 46,6km et 2370m D+ et 2340m D-
Départ le 21 octobre à 8h00 de Millau
Limité à 550 coureurs.

Le Marathon des Causses. 34,9km et 1650m D+ et 1620m D-
Départ le 21 octobre à 12h10 de Millau
Limité à 900 coureurs.

Templiers photo Templiers 2020
Photo Organisation

La Monna Lisa Trail. 29,3km et 1170m D+ et 1140m D-
Départ le 21 octobre à 9h30 de Millau
Limité à 900 coureurs.

La Dourbie Formi. 26,8km et 1250m D+ et 1210m D-
Départ le 21 octobre à 8h30 de Millau
Limité à 350 coureurs.

La VO2 Trail. 17,2km et 680m D+
Départ le 21 octobre à 16h00 de Millau
Limité à 900 coureurs.

Les Troubadours. 11,4km et 540m D+
Départ le 21 octobre à 14h30 de Millau
Limité à 450 coureurs.

La Templière. 7,2km et 290m D+
Départ le 21 octobre à 13h45 de Millau
Une épreuve de trail découverte exclusivement réservée aux femmes créée en 2004.

La KD Trail. 7,3km et 290m D+
Départ le 21 octobre à 13h30 de Millau
Le trail découverte exclusivement réservé aux cadets et cadettes.

La Kinder Trail. 1,5km et 3km pour les enfants
Départs le samedi 21 octobre de 10h à 11h.
3 formats selon les âges, pour enfants nés entre 2008 et 2013.

La Course Sport Adapté. 1,5km et 3km
Départ le jeudi 19 octobre à 14h.

La Belle de Millau – Marche Course contre le cancer
Départ le dimanche 22 octobre à 10h.

Plus d’infos sur les parcours et inscriptions ici

Film officiel du Grand Trail des Templiers 2022

Découvrez les images de la superbe bataille entre Jim Walsmley et Sébastien Spehler, ainsi que la victoire de Camille Bruyas.

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Le 42km du Mont-Blanc, 2ème étape de la Golden Trail World Series 2023, a rassemblé les meilleurs athlètes du monde dimanche 25 juin à Chamonix. Et il a tenu toutes ses promesses. Dans un décor somptueux, la bataille a été épique. Revivez en vidéo les grands moments de la course et les victoires du Suisse Rémi Bonnet et de l’Américaine Sophia Laukli. Un montage sur des images produites par Mouss Films.

Lire le résumé de la course ICI

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7 et 8 octobre 2023 : retenez ces dates ! C’est en effet durant ce week-end que Destination Anjou Vignoble et Villages organise une nouvelle épreuve de course à pied en Pays de la Loire avec la 1ère édition d’Anjou’R & Nuit. Au programme, 2 trails festifs et de nombreuses animations.

Anjou’R & Nuit, 2 trails pour découvrir le vignoble angevin

Décidément, l’alliance course à pied et vignoble a le vent en poupe. Bordelais, Beaujolais, Côtes du Rhône, Alsace, Langedoc, les épreuves au milieu des rangs de vigne se multiplient, pour le plus grand bonheur des coureurs. Nouveau venu dans la famille, le vignoble angevin révélera les 7 et 8 octobre prochains pour la première fois son patrimoine et ses produits du terroir au travers de 2 trails. Le premier, en semi-nocturne, se déroulera sur un parcours de 12 km le samedi soir autour de Thouarcé-Bellevigne-en-Layon. Le second, de 22 km, aura lieu le lendemain aux alentours de Blaison-Gohier.

Trail Les Étoiles du Layon
Départ de Thouarcé samedi 7 octobre en semi-nocturne
Distance : 12 km
Dénivelé : 200m D+

Trail L’échappée Loire Aubance
Départ de Blaison-Gohier dimanche 8 octobre en matinée
Distance : 24 km
Dénivelé : 400m D+

Les plus motivés pourront relever le challenge d’enchaîner les 2 trails avec le Défi Anjou’R & Nuit. Une occasion rêvée pour expérimenter de nouveaux parcours à seulement 1h30 de Paris en TGV. Et la certitude de le faire avec une bonne dose de convivialité. En effet, plusieurs animations culturelles couvriront l’événement, à l’instar d’un concert qui aura lieu à Thouarcé le samedi soir. Après, boire ou courir, il faudra choisir… 😉

Plus d’infos sur le site FB de l’épreuve ICI

INSCRIPTIONS ICI

ANJOU'R & NUIT 2 Photo LUG CREATION
Photo LUG CREATION
ANJOU'R & NUIT

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Le 90km du Mont-Blanc est un des plus beaux ultras du circuit mondial. Son cadre : la vallée de Chamonix, avec le toit de l’Europe en toile de fond. Revivez en vidéo les grands moments de la course et les victoires de Germain Grangier et Jennifer Lemoine. Un montage sur des images produites par Mouss Films.

Lire le résumé de la course ICI

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Une journée sublime, une température idéale pour courir ! Tout était réuni pour que les performances soient au rendez-vous de la 20ème édition du Marathon du Mont-Blanc, 2ème manche des Golden Trail World Series après Zegama. Sur le 42km, l’Américaine Sophia Laulki et le Suisse Rémi Bonnet ont affirmé leur suprématie. Avec une supériorité affichée dès les premiers kilomètres !

20 ans du Marathon du Mont-Blanc : Fred Comte, un directeur du Club des Sports de Chamonix heureux

« Cette 20ème édition du 42km du Mont-Blanc s’est déroulée dans des conditions météo exceptionnelles. Grand beau temps, températures assez fraîches le matin. Et chaudes sur la fin de parcours pour la grand majorité des participants). Nous sommes fiers du chemin parcouru durant deux décennies. Le plateau de sportifs est très impressionnant. Et l’organisation a beaucoup évolué et nous avons amorcé depuis plusieurs années un vrai travail d’éco-responsabilité. En particulier sur le transport.

Enfin, pour la 1ère fois, le 42 km a été diffusé à la télévision. Cela nous tenait à cœur depuis plusieurs années. Grâce à la Golden Trail World Series, nous avons réussi à le concrétiser. Cela nous permet de mettre en avant le sport et ces athlètes de très haut niveau, trop peu connus. Des athlètes très sympas, accessibles, qui font une très belle promotion de leur sport. Et bien sûr, cela nous permet aussi de faire découvrir la magie de notre vallée »

Marathon du Mont-Blanc : Rémi Bonnet, la rage de vaincre

On ne pouvait que s’attendre à une très belle performance de Rémi Bonnet. En effet, le Suisse a signé le 18 juin dernier la plus grande performance de l’histoire du trail, en battant le record ITRA avec une cote de 970 (cote plafonnée à 1000) ! Le double champion du monde de ski-alpinisme avait signé une belle 4ème place lors de la première étape de la Golden Trail World Series à  Zegama-Aizkorri. Mais il visait mieux à Chamonix.

Lire l’article “Itra-terrestre” : Rémi Bonnet réalise la plus grande performance ITRA de l’histoire du trail

Parti en tête dès les premiers mètres, il ne fera qu’accentuer son avance au fur et mesure de la course. Il boucle le parcours pourtant très technique avec un chrono de 3h 35mn 04s, soit une vitesse moyenne vertigineuse de 12,71 km/h. Rémi Bonnet n’a laissé aucune chance à ses adversaires. Il disposait même d’un écart de 10 minutes sur l’Américain Eli Hemming au dernier ravitaillement de la Flégère. Ce dernier conservera sa belle seconde place jusqu’à l’arrivée, en réduisant même l’écart vers la fin de sa course. Il réalise un chrono final de 3h 40mn 50s.

La troisième place revient au Suédois Petter Engdahl, qui termine à 6 minutes du second. Encore 7ème au Bois du Plagnolet, il a fait une remontée impressionnante dans le dernier tiers de la course. Il a du coup écarté du podium l’un des favoris, l’Espagnol Manuel Merillas, vainqueur de la Zegama-Aizkorri 3 semaines plus tôt, et qui se voit relayé à la 4ème place. Ou encore le Polonais Bart Przedwojewski, qui finit 5ème.

Beau tir groupé des Français, avec 4 coureurs dans le top 10. Simon Paccard finit à la 7ème place, Dylan Ribeiro à la 8ème, Anthony Felber à la 9ème et enfin une dixième place pour Valentin Marchon.

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Rémi Bonnet dans ses œuvres. Photo David Gonthier

Marathon du Mont-Blanc : les réactions du podium homme

Rémi Bonnet, 1er
« Depuis 5 ans j’attendais cette victoire sur le Marathon du Mont-Blanc. C’était une des seules épreuves que je n’avais pas encore gagnées ! Cela prouve que oui, je suis bien en forme cette année et que ma saison est lancée ! Gagner ici à Chamonix, c’est exceptionnel, il y a toujours du monde, l’arrivée au centre du village, c’est fort. C’est le signe que le sport évolue dans le bon sens, ça fait chaud au cœur ! »

Eli Hemming, 2ème
« Ça a été une course difficile mais je suis vraiment heureux de ce résultat. Les coureurs européens sont supers rapides, me maintenir à leur cadence et finir sur le podium est une vraie joie. En plus, ma femme était aussi sur la course (Tabor Hemming, qui termine 10ème, NDLR). Je l’ai doublée puisqu’elle était partie un peu avant, je suis resté un petit moment avec elle avant de filer ! »

Petter Engdahl, 3ème
« Je suis tellement content ! J’ai tellement eu de déconvenues sur cette course que je voulais prouver que je pouvais faire un bon résultat sur le Marathon du Mont-Blanc. Je suis parti doucement pour ne pas me mettre dans le rouge et préserver mes jambes. J’ai commencé à me sentir de mieux en mieux et j’ai pu remonter. J’avais beaucoup de pression et je suis heureux de comment ça se termine ! Ce résultat m’apporte beaucoup de confiance pour le reste de la saison. »

Top 10 scratch Marathon du Mont-Blanc Source LiveTrail
Top 10 scratch Marathon du Mont-Blanc. Source LiveTrail

Marathon du Mont-Blanc : impériale, Sophia Laukli survole la course !

L’épreuve majeure du Marathon du Mont-Blanc avait pour nouveauté cette année un départ avancé de 30 minutes pour les élites féminines. Elles se sont élancées à 7h00 de la Place du Triangle de l’Amitié pour en découdre sur les 42km et 2560m de D+ du parcours. Dès le départ, Sophia Laukli a pris la tête de la course avec un train d’enfer ! La jeune Américaine, membre de l’équipe olympique de ski de fond US et quasi novice dans le trail running (depuis seulement deux années) n’avait à ce jour jamais couru une telle distance, que ce soit en entraînement ou en course !


À mi-course, au ravitaillement de Vallorcine, elle avait déjà 7 min d’avance sur les 2 poursuivantes. Il s’agissait de la Chinoise Mia Yao et l’Espagnole Oihana Kortazar Aranzeta. Sophia Laukli a ensuite continué à creuser l’écart dans la montée de la Flégère. Elle affichait 12 minutes d’avance sur la Chinoise au sommet ! En fin de course, malgré ses doutes initiaux sur des capacités physiques de continuer la course avec une telle cadence, Sophia Laukli a confirmé sa suprématie. Elle s’impose en 4h 12mn 39s. La traileuse chinoise confirme sa belle course avec une deuxième place et un temps de 4h 24mn 27s. L’Espagnole Oihana Kortazar Aranzeta termine 3ème à 1mn30 de la Chinoise.

Côté français, une seule représentante se classe dans le Top 10. Il s’agit de Mathilde Sagnes, qui termine 9ème à 27 minutes de Sophia Laukli.

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Sophia Laukli à pleine vitesse. Photo Haugeard Gaetan

Marathon du Mont-Blanc : Les réactions du podium femme

Sophia Laukli, 1ère
« Je me suis sentie super bien les 30 premiers kilomètres et je me suis dit “si je peux continuer comme ça jusqu’à la fin ce serait top”. Ensuite c’est devenu plus difficile et je me disais ”allez, bouge tes pieds, fais un pas après l’autre”. Dans la dernière descente, je savais que j’avais de l’avance mais je voulais juste passer la ligne ! J’avais un peu peur de me tromper dans l’itinéraire car cela m’est déjà arrivé !

L’hiver, le ski me permet de cumuler des charges d’entraînement que mon corps ne pourrait pas supporter juste avec la course. Donc même si j’ai peu couru et peu d’expérience, je peux compter sur ma capacité physique. Je me suis dit dès le départ que j’allais aller à fond et voir au fur et à mesure si ça tiendrait ! Pour être honnête, j’ai du coup un peu de mal à réaliser ma performance ! »

Miao Yao, 2ème
« Je suis très contente de mon classement aujourd’hui, ici à Chamonix. Le départ a été très rapide ! À un moment j’ai perdu ma position de seconde, et j’ai repensé à ma course de l’an dernier ici à Chamonix sur la CCC. J’étais première alors c’était facile ! J’ai pensé à ces bons souvenirs et ça m’a aidé à reprendre le rythme ! Le terrain était sec, ça aussi ça m’a facilité la tâche ! Je serais très heureuse de revenir à Chamonix fin août pour ma prochaine compétition. »

Oihana Kortazar Aranzeta, 3ème
« La course a été extrêmement rapide, le rythme était incroyable ! Il y a tellement de niveau que vraiment, je ne pensais pas être capable d’une telle performance ! Le Marathon du Mont-Blanc n’est pas réputé pour être une course facile. Alors je suis vraiment ravie de cette 3ème place aujourd’hui ! »

Top 10 femmes Marathon du Mont-Blanc Source LiveTrail
Top 10 femmes Marathon du Mont-Blanc. Source LiveTrail
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