Envie de découvrir la Toscane en traversant les collines et les châteaux de Chianti cernés de vignobles ? Bonne nouvelle, le 23 mars 2024 se tiendra la première édition d’une nouvelle épreuve labellisée UTMB. 4 distances seront au programme. Présentation.
Ultra Trail Chianti Castles, 103km et 4200m D+
Plus de 100 kilomètres vous attendent pour cette boucle étonnante à travers l’histoire et les vignobles du Chianti. L’aventure débute dans le très beau village médiéval de Radda in Chianti, dans la province de Sienne. Les 40 premiers kilomètres offrent des paysages somptueux, avec un tracé serpentant à travers les collines pittoresques ornées de vignobles du Chianti siennois. La seconde moitié présente quant à elle des ascensions difficiles sur sentier plus accidenté. Tout d’abord vers le Monte Luco, puis vers le Monte San Michele (893m), également appelé Monte del Chianti, car c’est le plus haut sommet de la région. Le long de ce parcours, vous rencontrerez 25 châteaux appartenant à l’ancienne Ligue du Chianti.
Photo Organisation Chianti Ultra Trail by UTMB
Chianti Ultra Trail 73, 73km et 2800m D+
Du lever au coucher du soleil, vous arpenterez les vignobles du Chianti sur un parcours en boucle au départ de Radda in Chianti. Les 42 premiers kilomètres dans le Chianti Sesnese proposent un chemin relativement roulant et rapide qui serpente à travers les vignobles. Ensuite débute la partie plus technique avec l’ascension vers le Monte San Michele, que vous atteindrez au bout de 60km. Ce segment représente le dénivelé le plus important du parcours. Il est suivi d’une descente à couper le souffle menant à Volpaia, puis vers la vallée juste avant d’atteindre Radda in Chianti, point d’arrivée.
Photo Organisation Chianti Ultra Trail by UTMB
Chianti Marathon Trail, 42km et 1500m D+
Embarquez pour une course rapide serpentant à travers des collines entourées de vignobles. Avec un dénivelé cumulé d’environ 1500 mètres et des ondulations constantes, vous profiterez de vues étonnantes sur la campagne des environs de Sienne. Une ultime ascension brutale, véritable mur situé, comme par hasard, au 35e kilomètre (les marathoniens apprécieront !) vous ramènera au point de départ, à Radda in Chianti.
Chianti Ultra Trail by UTMB Photo Organisation
Chianti Half Trail, 20km et 800m D+
Idéal pour les coureurs les moins aguerris, cette épreuve sur une distance de 20 km se présente sous forme d’un parcours circulaire au départ de Radda in Chianti. L’itinéraire serpente à travers les collines, entre villages médiévaux et des vignobles, avec des sections de singles et des pistes plus larges sur graviers.
Par quatre fois, il est venu par quatre fois il a été vaincu. L’UTMB se refuse à Jim Walmsley. Pourtant, lui ne pense qu’à ça, et a tout fait depuis un an et demi pour devenir le plus « alpin » des Américains. Avec le forfait de Kilian Jornet et l’absence de François D’Haene, cette 20ème édition lui semble promise. Réussira-t-il enfin à vaincre le signe indien ? Retour sur ses précédents échecs.
UTMB 2023 : les absents de marque
Gagner la 20e édition de l’UTMB, un rêve qui pourrait devenir réalité. Jim Walmsley a déjà gagné toutes les courses sur lesquelles il s’est aligné, et battu un nombre impressionnant de records. Toutes, sauf l’UTMB, ce fameux « sommet mondial du trail » qui se refuse obstinément à lui. Pourtant, depuis un an et demi, l’Américain s’est donné les moyens, étant allé jusqu’à adopter l’entraînement hivernal de ski de montagne de Kilian Jornet, François D’Haene et autres vainqueurs de l’UTMB, alors qu’aux États-Unis ce type d’entraînement n’est pas pratiqué.
Si le plateau 2023 est prestigieux, l’absence Kilian Jornet, souffrant d’un œdème osseux, et de François D’Haene, toujours pas rétabli de sa blessure à la cheville, ouvre une brèche immense chez les prétendants. Aurélien Dunand-Pallaz aurait pu être un sérieux client, mais l’enchaînement Hardrock 100 (qu’il a remportée) / UTMB lui est apparu comme un objectif trop ambitieux, et il a préféré renoncer cette année pour s’aligner sur la Diagonale de Fous.
François D’Haene et Kilian Jornet, les 2 grands absents de 2023. Photo Damien Rosso / UTMB
UTMB 2023 : qui face à Jim Walmsley ?
Beñat Marmissolle, second de la Hardrock 100 et 6ème de l’UTMB l’an dernier, sera sur la ligne de départ, prêt à en découdre. Mais sera-t-il suffisamment remis de sa course américaine ? L’an dernier, Kilian Jornet avait bien réussi l’enchaînement, alors pourquoi pas le Basque, qui a décidé de relever le défi du tryptique Hardrock 100 / UTMB / Diagonale des Fous.
Parmi les autres prétendants, il ne faut bien entendu pas oublier l’Espagnol Pau Capell, qui depuis 2019 et son projet Breaking 20 poursuit son rêve de passer sous la barre des 20 heures, et sera encore cette année dans les starting blocks. Il pourra se mesurer à Mathieu Blanchard, 2ème l’an dernier en 19h 54mn 50s, qui a longtemps hésité après son relatif échec sur la Western States Endurance Run en juin. Le Français, très émoussé et moralement atteint après la WSER, semble s’être refait la cerise et avoir retrouvé l’envie auprès des athlètes du team Salomon, lors de leur camp d’entraînement et de repérage autour du Mont-Blanc début août.
Rencontre Walmsley / Marmissolle en août pendant la prépa UTMB. Photo Instagram Beñat Marmissolle
On suivra également avec intérêt les performances du jeune Anglais Tom Evans, 3ème l’an dernier, et récent vainqueur de la WSER, du Suédois Petter Engdahl, vainqueur de la CCC 2022, et de l’inusable et inimitable Zach Miller, 5ème l’an dernier, toujours dans le coup. Sans oublier les Suisses Jonas Russi, 8ème en 2022, et Jean-Philippe Tschumi, 2ème de la Diagonale 2022 derrière Beñat Marmissolle. Citons encore le Roumain Robert Hajnal, 2ème en 2018, 9ème en 2022, les Chinois Jiaju Zhao et Yanqio Yun, ainsi que l’Allemand Hannes Namberger, 6ème en 2021 et récent vainqueur de l’Eiger Ultra Trail by UTMB.
UTMB 2023 : quels Français pour le Top 20 ?
Côté tricolore, Mathieu Blanchard et Beñat Marmissolle seront accompagnés de sérieux clients, avec les expérimentés Thibaut Garrivier, Germain Grangier et Ludovic Pommeret, vainqueur en 2016, mais aussi Arthur Joyeux-Bouillon (7ème en 2022), Hugo Deck, Bastien Fleury, Baptiste Chassagne et Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, qui tenteront d’accrocher le Top 20, voire mieux
Breaking 20, le rêve de Pau Capell. Pour 2023 ? Photo Instagram Pau Capell
UTMB 2017 : la première de Jim Walmsley, 5ème au mental
Cette année-là, le missile Jim Walmsley fait figure d’épouvantail, alors que tout le monde est focalisé sur le duel Jornet / D’Haene. Pour sa première participation, l’Américain, réputé pour sa vitesse et détenteur de nombreux records sur les ultras outre-Atlantique, surprend son monde. Habitué à des départs tonitruants, il adopté cette fois-ci une stratégie plus sage. À tel point qu’il s’arrête même sur les premiers ravitaillements pour attendre les autres. Image insolite d’un Jim Walmsley à Saint-Gervais, attendant l’arrivée de Kilian Jornet pour repartir avec lui. « C’est pour être moins seul dans la nuit et se faire plaisir » assure alors son team, considérant que la course commencera vraiment au lever du jour…
À mi-course, lorsqu’il passe à Courmayeur vers 2h30 du matin, Walmsley possède 5 minutes d’avance sur le duo Jornet-D’Haene. Après l’ascension du Grand Col Ferret soumis à un vent tempétueux et à des chutes de neige qui ont rendu la progression dantesque, Walmsley et D’Haene passent en tête, tandis que derrière Jornet digère « un coup de moins bien » ressenti depuis Courmayeur. C’est la longue descente vers la Fouly qui scelle le sort de l’Américain, transi de froid et victime de grosses ampoules. Ses arrêts prolongés à la Fouly, puis à Champex-Lac le décrochent définitivement de la tête de course. Il trouve tout de même les ressources suffisantes pour s’accrocher et, au mental, termine 5ème, repris par Xavier Thévenard dans le col des Montets.
Photo Hoka One One
UTMB 2018 : le froid et la nuit terrassent Jim Walmsley
Alors que tout le monde annonçait un duel entre Jim Walmsley et Kilian Jornet, celui-ci a tourné court, pour laisser place au triomphe émouvant de Xavier Thévenard. La montagne et ses conditions difficiles (ressenti -10°C aux cols et humidité) ont été implacables pour la majorité des grands favoris de cette édition, tout comme pour une grande partie du peloton. Jim Walmsley, parti comme d’habitude tambour battant, a parcouru les 21 premiers kilomètres en 1h 44mn, et n’a mis que 2h40mn pour atteindre le km 30 ! Aux Contamines (km 31), il comptait déjà 10 minutes d’avance sur les horaires les plus rapides, et ce alors que la pluie accompagnait les coureurs depuis le départ.
Cette avance a grimpé jusqu’à 15 minutes avant de descendre sensiblement dans la nuit, où l’Américain a connu une énorme défaillance. À Courmayeur, au km80, il ne pointait qu’en 19e position et semblait totalement perdu. S’il a repris la course après un très long arrêt, les conditions favorables aux montagnards purs et durs (froid, vent, pluie, limite pluie neige à 2500m) ont fini de l’achever et Jim Walmsley a fini par jeter l’éponge.
UTMB 2021 : abandon de Jim Walmsley au pied du Grand Col Ferret
L’édition 2021 ressemble comme deux gouttes d’eau à l’édition 2018 pour Jim Walmsley. Parti rapidement, l’Américain est accompagné par son ami François D’Haene. Au cœur de la nuit, les deux hommes franchissent foulée dans foulée les cols du Bonhomme, de la Seigne, et l’Arête du Mont-Favre. Mais Jim subit le rythme de François, maître de l’allure, et il décroche dans la dernière partie avant la base de vie de Courmayeur. À la sortie de cette base de vie, de l’autre côté du Mont-Blanc, en Italie, peu avant la mi-course, D’Haene s’envole. Jim Walmsley perd toute illusion dans la longue portion menant à Arnouvaz, au pied du Grand Col Ferret, où il abandonne, vidé de toute énergie.La nuit, le froid, l’alimentation, aucune raison précise ne sera évoquée, mais une fois de plus, le missile n’aura pas réussi à tenir la distance.
UTMB 2022 : Jim Walmsley 4ème après une terrible défaillance
Ce devait être son année. Installé depuis le mois de mai du côté d’Arèches-Beaufort, avec François D’Haene comme voisin et partenaire d’entraînement, Jim Walmsley a tout fait pour préparer au mieux ce rendez-vous. Parti plus prudemment qu’à l’accoutumée, et profitant une météo plutôt clémente, Jim Walmsley arrive le premier à la base de vie de Courmayeur, et semble extrêmement serein. Il en repart en croisant Kilian Jornet, qui accuse alors un retard de 5 minutes. Jim Walmsley passe le Grand Col Ferret en tête, puis fonce sur La Fouly et Champex. Il semble alors voler vers la victoire, enfin !
Mais son cavalier seul prend fin de façon spectaculaire lorsqu’il s’effondre littéralement dans la montée vers La Giète. Ne parvenant plus à se nourrir, Jim Walmsley titube sur le sentier, peine à mettre un pied devant l’autre. Une défaillance terrible. Parvenu à La Giète, il accumule déjà 18 minutes de retard sur le duo de tête désormais constitué de Kilian Jornet et Mathieu Blanchard, puis à 20 minutes à Trient. Retrouvant un semblant de forme, il est également rattrapé par l’Anglais Tom Evans et termine 4ème en 21h 12mn 12s, à 1h 22mn 42s de Kilian Jornet. C’est à ce jour son meilleur résultat sur l’UTMB !
Envie d’un peu de nouveauté avant de suivre l’UTMB ? La première édition du Saint-Jeoire Trail Festival se tiendra le 26 août 2023 en Haute-Savoie. Cet événementpropose 3 courses (13, 30 ou 80 km) cotées ITRA et UTMB adaptées à tous les niveaux. Niché au cœur des montagnes alpines, ce trail vise à proposer des parcours originaux en pleine nature et à promouvoir le territoire environnant.
Des itinéraires inédits et 900 dossards disponibles
Voilà un festival qui va séduire les adeptes de trail nature ! Au menu, des parcours inédits au départ du centre historique de Saint-Jeoire. Chaque parcours comprendra un passage au Môle, cette montagne incontournable en forme de cône presque parfait qui culmine à 1863 mètres. De là-haut, les concurrents pourront apprécier le panorama à 360° sur presque tout le département. Ils domineront la vallée de l’Arve au sud et à l’ouest, et la vallée du Giffre, au nord et au sud-est. Courir pour se faire plaisir et découvrir le territoire de Môle et Brasses sera le mot d’ordre. Mais ce sera également une excellente occasion de compenser l’envie de trail en montagne pour ceux qui n’ont pas obtenu de dossard pour l’UTMB.
La fameuse montagne du Môle. Photo Savoie Mont-Blanc / DR
Question organisation et sécurité, pas de souci. Plus de 140 bénévoles seront mobilisés pour assurer le bon déroulement de l’événement, qui attend 900 participants. Tous les tracés seront balisés et fléchés au sol où sur des points remarquables. De plus, de nombreux secouristes assureront la sécurité de l’événement en tous points du parcours.
Photo Organisation Saint-Jeoire Trail Festival
St-Jeoire Trail Festival : 3 parcours au choix
Chacun des parcours proposés par le St-Jeoire Trail Festival est le fruit de nombreux repérages et d’une grande connaissance du terrain. Ils vous entraîneront sur des sentiers sauvages aux vues époustouflantes sur les massifs environnants. Du Mont-Blanc aux Aravis en passant par le Chablais, vous en prendrez plein les yeux.
Trail de Saint-Jeoire : 77 km, 5 500 D+ Le coup d’envoi sera donné à 5h pour l’ultra-trail de 77km. Les coureurs auront pour défi d’atteindre la crête sommitale du Môle, en passant par des sites tels que le lac de Roy, le Col de la Ramaz, et en terminant par le Massif des Brasses.
Trail des deux Massifs : 30 km, 2 680 D+ Le départ sera donné de Saint-Jeoire à 9h. Les participants s’élanceront des contreforts du Massif du Môle pour rejoindre la Pointe du Môle et le Petit Môle avant de revenir vers leur point de départ.
Verti’ Trail du Môle : 13km, 1 150 D+ À 18h aura lieu le départ du Verti’Trail du Môle, un trail court de 13 km qui se déroulera sur la face nord de la montagne du Môle. Les coureurs emprunteront des chemins larges avant que le parcours ne devienne plus naturel et sinueux pour atteindre le sommet. Il ne leur restera alors qu’entamer une descente joueuse et roulante par les bois jusqu’à Saint-Jeoire.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2023/08/Saint-Jeoire-Trail-Festival-2.png6341200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2023-08-18 16:58:142023-08-18 16:58:16Saint-Jeoire Trail Festival : 1ère édition le 26 août
Patrick Kipngeno en rêvait, mais c’est Philemon Kiriago qui l’a fait, avec le 2ème meilleur chrono de l’histoire de l’épreuve. La 50ème édition de Sierre-Zinal a été passionnante de bout en bout et a vu le triomphe des Kényans, qui placent 3 hommes aux 3 premières places. Chez les femmes, victoire de prestige de l’Américaine Sophia Laukli, qui caracole en tête de la Golden Trail World Series 2023.
Sierre-Zinal 2023 : Rémi Bonnet et Patrick Kipngeno favoris
En l’absence de Kilian Jornet, blessé mais présent en Suisse pour commenter cette 50ème édition, Rémi Bonnet et Patrick Kipngeno partaient hyper-favoris. Le coureur suisse du team Salomon, 8ème en 2022, avait déclaré avant le départ que lors de sa dernière participation il avait été bon en montée, mais que depuis, il s’était amélioré sur le plat est en descente et qu’il se sentait prêt pour performer sur cette édition. Sa victoire au Marathon du Mont-Blanc fin juin, juste après avoir établi la meilleure performance ITRA de tous les temps, avait d’ailleurs prouvé qu’il était en forme comme jamais. Quant au Kényan Patrick Kipngeno, champion du monde de course verticale à Innsbruck en juin, 2ème de Sierre-Zinal en 2022, il nourrissait également de grosses ambitions, ayant passé les 4 derniers mois en altitude, dont une grosse partie en Autriche, pour s’entraîner spécifiquement pour cette épreuve.
Le profil de Sierre-Zinal, avec sa violente montée jusqu’à Ponchette, son immense faux plat montant et sa descente vertigineuse.
Sierre-Zinal 2023 : Patrick Kipngeno maître de la montée, Rémi Bonnet en berne
Dès le 1er kilomètre, au départ de la montée de 1300m D+ (sur 7km) avec une pente à 22%, les 2 hommes ont pris les devants, imprimant un rythme effréné, progressant à une vitesse instantanée impressionnante de près de 10km/h. Seul un autre Kényan, Philemon Kiriago, 5ème en 2022, parvenait à les suivre. Après 6 kilomètres de course, le premier groupe de poursuivants comptait déjà 20 secondes de retard sur le trio.
Conscient de la nécessité de creuser l’écart sur la concurrence, meilleurs descendeurs que lui, Patrick Kipngeno cherchait à dynamiter la course et accélérait au 6e kilomètre. Kiriago et Bonnet ne parvenaient pas à le suivre. Au KM7, à Ponchette, en haut de la première grosse montée, Patrick Kipngeno passait en tête avec 34 secondes d’avance sur Kiriago, tandis que Rémi Bonnet comptait déjà 1mn 18s de retard. Si Kipngeno impressionnait, il accusait cependant déjà plus de 2 minutes de retard sur le record de Kilian Jornet (2h 25mn 35s), qui semblait hors d’atteinte.
Redoutable en montée, Patrick Kipngeno, en tête à Ponchette, semblait voler vers la victoire.
Des Kényans partout !
A Chandolin, au KM11,5, Patrick Kipngeno comptait 43s d’avance sur Kiriago, tandis qu’un autre Kényan, Njeri Kariba, se hissait à la 3ème place, à 2mn 15s du leader. Il devançait un Rémi Bonnet au visage fermé, dans les mauvais jours. A noter le retour d’un 4ème Kényan, Kevin Kibet, qui après une montée moyenne effectuait un parcours sur le plat à une vitesse impressionnante et revenait à la 6ème place, annonçant un final grandiose.
A mi-course, à Tignousa, Patrick Kipngeno possédait 1mn03 d’avance sur Philemon Kiriago, qui semblait encore très frais. Kevin Kibet passait en 3ème position, à 3mn 20 tandis que RémiBonnet, avec plus de 5 minutes de retard, s’accrochait comme il pouvait mais pouvait dire adieu à ses rêves de victoire. Il allait d’ailleurs abandonner quelques kilomètres plus loin.
Sierre-Zinal 2023 : Philemon Kiriago maître de la descente
C’est dans la descente que Philemon Kiriago, déchaîné, allait faire la jonction puis déposer un Patrick Kipngeno émoussé pour s’imposer en 2h 27mn 28s, 2ème meilleur chrono de l’histoire de Sierre-Zinal. Il devance de 1mn 22 un Patrick Kipngeno épuisé et déçu, incapable de rester debout. Kevin Kibet termine 3ème à près de 7 minutes du gagnant du jour, devançant de 5 petites secondes un formidable Sylvain Cachard revenu de loin. En effet, le meilleur français du jour n’était pas dans le top 10 à la sortie de la montée et figurait encore en 8ème position à l’Hôtel Weisshorn, avant de réaliser une descente exceptionnelle. Il améliore de plus de 4 minutes son chrono de 2022, qui lui avait valu une 12ème place.
À noter la belle 7ème place de Thibaut Baronian, toujours dans le top 10 de cette course qu’il connaît par cœur. Anthony Felber, 11ème l’an dernier, se classe 17ème. Loic Rolland, pour sa première participation, prend la 20ème place et Kevin Vermeulen la 32ème.
Kiriago vainqueur.LE TOP 10 HOMMES
Sierre-Zinal 2023 : la déception Nienke Brinkman
Révélée en 2021 par sa 2ème place derrière la Suissesse et recordman de l’épreuve Maude Mathys alors qu’elle n’était pas du tout attendue, Nienke Brinkman a depuis fait des étincelles sur la Golden Trail World Series 2022, qu’elle a remportée. Même si Allie McLaughlin et Sofia Laukli étaient certes attendues, personne ne voyait quelqu’un la battre. Mais à l’instar de la défaillance de Rémi Bonnet chez les hommes, tout ne s’est pas déroulé comme prévu pour la championne néerlandaise. Partie prudemment, elle a vite dû se résoudre à laisser filer la concurrence. D’abord la Kényanne Philiaries Kisang et l’étonnante Roumaine Florea Madalina, puis l’Américaine Sophia Laukli, récente gagnante du Marathon du Mont-Blanc et visiblement dans un bon jour. À la fin de la terrible montée, Nienke Brinkman avait près de 4 minutes de retard sur la tête de course, qu’elle ne reverrait plus.
Sierre-Zinal 2023 : Sophia Laukli en puissance
Passée en 3ème position à Chandolin (KM11) à 50 secondes de Joyce Muthoni et Philiaries Kisang, Sophia Laukli en feu allait fondre sur les 2 Kényanes pour prendre la tête à mi-course, et ne plus la lâcher. Nienke Brinkman, 6ème, accusait alors 5mn 30s de retard. Sophia Laukli s’impose finalement en 2h 53mn 17s, avec plus de 4 minutes d’avance sur Joyce Muthoni et 7mn 49s sur Philaries Kisang. Revenue de loin, la Chinoise Yao Miao prend une belle 4ème place devant Alice Gaggi et Nienke Brinkman, 6ème à 12mn 30s de la gagnante.
Côté français, la meilleure représentante tricolore, Mathilde Sagnes, se classe 17ème, à près de 22 minutes de Sophia Laukli. Marie Goncalves termine 24ème, Laure Paradan 29ème et Julia Combe 52ème.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2023/08/Sierre-Zinal-2023_OPEN.jpg6981358Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2023-08-12 16:37:332023-08-12 16:37:36Sierre-Zinal 2023 : les Kényans en force, Sophia Laukli en puissance
Les championnats de France de KV (kilomètre vertical) se tenaient samedi 5 août à Orcières-Merlette, dans les Alpes du Sud. Archi-favorite, la championne de France en titre et 6ème des derniers championnats du monde Christel Dewalle a survolé l’épreuve féminine, tandis que chez les hommes Yoann Sert a fait le doublé.
Championnat de France de KV : Christel Dewalle et le reste du monde
Déjà six fois championne de France de course verticale, Christel Dewalle n’a pas manqué son rendez-vous. Sur un tracé de 4 kilomètres pour 1000 mètres de D+, la pensionnaire de l’Athlé Saint-Julien 74, qui s’est classée à la 6ème place des Mondiaux 2023 à Innsbruck et avait décroché la médaille de bronze aux championnats d’Europe 2022, a surclassé ses rivales, comme elle l’a fait lors du KV du Mont-Blanc en juin à Chamonix.
Sur un format en mode contre-la-montre, donc sans repères visuels, Christel Dewalle est partie à bloc et n’a jamais faibli. Elle comptait déjà plus de 30 secondes d’avance après 200m D+, et près de 3 minutes à mi-pente. Elle s’impose en 43mn 15s, à une moyenne de 5,55 km/h. Une performance qui lui vaut une 16ème place au scratch, à seulement 4mn 50s du champion de France.
Christel Dewalle en action. Photo Organisation / DR
Christel Dewalle : “Ça a passé et ça n’a pas cassé !”
Derrière, un quatuor a longtemps fait jeu égal. Laure Paradan, Céline Jeannier, Julie Lelong et Rachel Pain se tenaient encore en moins de 10 secondes à mi-pente. Laure Paradan, championne de France de trail long en 2022, a finalement réussi à creuser l’écart dans la seconde partie du parcours pour s’attribuer la seconde place avec 20 secondes d’avance sur Céline Jeannier, médaillée de bronze. À noter que Margot Ravinel, coéquipière de Christel Dewalle à l’Athlé Saint-Julien 74 et 2ème l’an dernier à Méribel, termine à la 6ème place.
« À l’arrêt complet durant trois semaines suite à une déchirure musculaire au mollet, je n’ai pu reprendre les entraînements qu’il y a quinze jours, a expliqué Christel Dewalle sur son réseau social. Je me suis donc présentée à ce Championnat sans points de repères et avec la plus grande appréhension… Au final “ça a passé et ça n’a pas cassé”. »
Christel Dewalle, 7ème titre dans la discipline. Photo Organisation / DR
Championnat de France de KV : Yoann Sert confirme
Chez les hommes, le champion de France en titre Yoann Sert a également conservé sa couronne, mais la bataille a été plus rude. En l’absence du vice-champion de France 2022 Manu Meyssat, le bras de fer de cette montée sèche s’est joué à plusieurs. Le plus rapide au départ, Stéphane Tempier, vainqueur du KV du Vars Mountain Trail la semaine passé, avait près de 20 secondes d’avance après 200m D+. Mais l’ancien champion de VTT n’a pu maintenir le rythme.
C’est à mi-pente que Yoann Sert a réussi à prendre de précieuses secondes d’avance sur Jean Hudry, Stéphane Tempier et Louison Coiffet. Il s’impose en 38mn 26, au terme d’un effort total. Auteur d’un finish remarquable, Louison Coiffet prend la seconde place, à 36 secondes du vainqueur. Il devance de 2 petites secondes seulement Jean Hudry, médaillé de bronze, tandis que Stéphane Tempier se contente de la 4ème place.
« Je suis très heureux de conserver mon titre ici sur un KV plutôt roulant très différent de celui de l’an dernier, a commenté le nouveau champion de France. Encore une belle densité de coureurs cette année avec la présence d’une icône du VTT, Stéphane Tempier, mais aussi de beaucoup de jeunes qui poussent fort, comme Lucien Mermillon, Louison Coiffet ou Jean Hudry ! »
Yoann Sert en action. Photo Organisation / DR
Podium hommes
SERT Yoann : 38mn 26s COIFFET Louison : 39mn 02s (+36s) HUDRY Jean : 39mn 04s (+38s)
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2023/08/Yoann-sert-championnat-de-France-KV.jpg8261200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2023-08-07 12:50:062023-08-07 12:50:09Résultat Championnat de France de KV : Yoann Sert et Christel Dewalle de nouveau en or
Après une première édition réussie, Cimalp et la station de Tignes poursuivent leur collaboration au sommet. Au menu du Cimalp Tignes Trail 2023 des 19 et 20 août prochains, 3 formats 100% nature, dont un 46km au tracé repensé pour aller faire un tour dans le Parc national de la Vanoise, qui fête ses 60 ans. Un programme attractif, et l’occasion de côtoyer les athlètes du Team Trail Cimalp, dont Benoît Dupraz, victorieux sur l’épreuve reine l’an dernier et qui remettra son titre en jeu.
Cimalp Tignes Trail : 3 formats pour tous les goûts
Avec des parcours de 13, 27 ou 46 km au cœur d’un stade naturel unique, entre lacs et glaciers, au rythme des plus beaux sommets, le Cimalp Tignes Trail s’adresse à tous. Que vous soyez traileur novice, désireux de vous confronter à vous-mêmes dans un univers de pleine montagne, ou traileur plus aguerri décidé à en découdre sur un tracé exigeant mais de toute beauté, vous trouverez votre bonheur. Cerise sur le gâteau qui ravira les amateurs de pleine nature, le parcours du Maratrail a été repensé pour cette 2ème édition, passant de 44 à 46km avec un passage spécifique pour célébrer les 60 ans du Parc national de la Vanoise. Une promesse de sentiers préservés et d’espaces grandioses. Quant aux plus jeunes (10-17 ans), ils n’ont pas été oubliés. Pour eux ont été dessinés des parcours entre 800m et 3 km. De quoi vivre une belle expérience en famille.
Un grand bol de nature. Photo Christophe Angot
Venez défier Benoît Dupraz, tenant du titre, sur le 46 km !
Il était présent sur la première édition, et il n’a pas manqué l’occasion de gagner l’épreuve reine du Maratrail, après 4h 39mn de course. Membre du Team Trail Cimalp depuis 2017, Benoît Dupraz a intégré le groupe un peu par hasard, lorsqu’il a fait la connaissance du team manager Florian Olivier après avoir franchi la ligne d’arrivée de l’UTMB à son côté, à la 108ème place. Depuis, Benoît a réalisé quelques Top 10, dont le Trail des Cabornis (2019 et 2020), le Lyon Urban Trail (2019 et 2022), la SaintéLyon 2021 ou la SaintExpress 2022. En juin dernier, il a pris une belle 8ème place sur le 90km du Mont-Blanc. Ce sera l’homme à battre sur le 46km de ce Cimalp Tignes Trail 2023.
Benoît Dupraz, vainqueur du grand format 2022. Photo DR
3 autres athlètes du Team Trail Cimalp à battre
Parmi les autres athlètes Cimalp qui seront au rendez-vous, Laure Desmurs et Baptiste Lorier prendront le départ du 27km. La première monte très régulièrement sur les podiums sur des trails des formats entre 20 et 30 kilomètres, et explore depuis l’an dernier des distances plus élevées avec bonheur. Elle a ainsi terminé 10e féminine du Grand Trail des Templiers 2022 (82km) et 5e féminine du Maratrail 50K du Trail du Saint-Jacques by UTMB. 1ère de la SaintExpress en 2018, 1ère de la MCC en 2019, 1ère du Grand Trail du Lac, de l’Ergysport Trail du Ventoux et et du Trail Bleu de l’EDF Cenis Tour en 2020, difficile de l’imaginer loin du podium de ce 27 kilomètres, une distance qui lui va comme un gant. Quant à Baptiste Lorier, il vient de monter sur la 3ème marche du podium de ses 2 dernières courses, les Hauts du Lac (31km) du Trail du Lac de Paladru en avril, et le 40km de la Transju’Trail en juin. Il visera certainement une place sur le podium. La plus haute marche ?
à
À noter également la présence du jeune prodige de l’ultra-trail Bastien Fleury, qui affine sa préparation pour l’UTMB. Gendarme secouriste au PGHM de Chamonix, il a établi l’an dernier un nouveau record sur les 170km de la Swiss Peak.
À noter que le staff Cimalp sera présent sur le village-expo, ouvert tout le week-end aux visiteurs. Une occasion pour des échanges riches et du partage d’expérience.
Lancé pour la première fois en 2014, le Vars Mountain Trail a attiré près de 500 traileurs surmotivés pour sa 9ème édition, les 29 et 30 juillet 2023. Les 3 courses adultes se sont déroulées dans un cadre magnifique pour une expérience de course unique. Sur la plus longue des épreuves, le Trail des Razis, la jeunesse a pris le pouvoir.
Vars Mountain Trail : un KV modifié mais vertigineux
Samedi 29 juillet, 53 coureurs ont ouvert le bal du week-end sur le parcours du KV depuis la station de Vars les Claux en direction du sommet de Chabrières. Ce KV-KL incontournable de 3,6km pour 850m D+, est réservé aux spécialistes. Il débute avec une magnifique montée en forêt, avant de se retrouver nez à nez avec la piste de Chabrières, théâtre de tous les records mondiaux en ski de vitesse. Redoutable l’hiver, mais aussi l’été, le mur de cette mythique piste offre une montée finale à 98% ! Hélas, cette année, la dernière partie de l’itinéraire a dû être revue par les organisateurs en raison du risque trop élevé de chutes de pierre. Une déception pour certains, qui se sont cependant vite ravisés à l’arrivée à l’issue d’un passage aérien grisant sur les crêtes de Chabrières.
Rémi Loubet, ambassadeur du Vars Mountain Trail, n’a manqué aucune édition. Il courait cette année le KV et le Trail des Razis. Photo Rémi Morel
Vars Mountain Trail : Stéphane Tempier, du VTT au KV
L’ancien champion international de VTT cross-country (11ème aux JO de Londres – 3ème au Championnat du Monde 2019) s’est imposé en 38mn 11s. Il confirme sa très bonne forme une semaine avant sa participation aux Championnats de France de KV qui auront lieu à Orcières-Merlette le 5 août. Stéphane Tempier devance de quelques secondes Benjamin Allouche et de 2 minutes Julien Michelon.
Après plus de 15 ans au plus haut niveau, le vététiste professionnel, originaire des Hautes-Alpes, Stéphane Tempier se lance un nouveau challenge personnel. Il a troqué son 2 roues contre de bonnes chaussures de trail pour fouler les parcours de kilomètre vertical qu’il affectionne plus particulièrement. « C’est ma première participation au KV de Vars. Le ciel bleu, les paysages, le parcours, tous les éléments étaient réunis. J’ai une préférence pour le format kilomètre vertical qui se rapproche beaucoup du VTT en termes d’effort. Lles jambes qui brûlent et le cœur à fond ! C’est clairement mon expérience dans le VTT qui me permet de performer. Mais la compétition dorénavant pour moi, c’est le plaisir avant tout et il était au rendez-vous aujourd’hui. »
Le podium masculin du KV. Photo OT Vars / Thibaut Blais
Vars Mountain Trail : victoire à domicile sur le KV pour Émilie Burte
Chez les femmes, Émilie Burte, la locale de l’épreuve, s’offre une magnifique victoire en 55mn 25s. Une belle satisfaction pour cette ancienne enseignante à la ville, qui a tout quitté pour la montagne et s’est installée à Vars, où elle exerce le métier d’accompagnatrice en montagne depuis plus de 2 ans. Habituée aux distances plus longues, Émilie Burte s’est lancée pour la première fois le défi de concourir sur un kilomètre vertical. Sa pratique régulière de sports outdoor lui a permis de faire la différence au sommet de Chabrières, sur son terrain de jeu quotidien. Elle devance Lisa Contier et Héloïse Blanchard.
Le podium féminin du KV. Photo OT Vars / Thibaut Blais
CLASSEMENT SCRATCH HOMMES :
1 – Stéphane TEMPIER – 38 min 11 2 – Benjamin ALLOUCHE – 38 min 34 3 – Julien MICHELON – 40 min 12
CLASSEMENT SCRATCH FEMMES :
1 – Emilie BURTE – 55 min 25 2 – Lisa CONTIER – 56 min 02 3 – Héloïse BLANCHARD – 56 min 16
Vars Mountain Trail : les frères Berthou remportent la Foulée de Peyrol
Dimanche 30 juillet, lors de la deuxième course de la journée, 143 coureurs se sont donnés rendez-vous sur la ligne de départ de la Foulée de Peyrol. Un parcours rapide de 13 km et 700m D+. Il fallait courir vite, trouver la meilleure foulée sur ce parcours très roulant sublimé par la traversée des Balcons de Vars, très appréciée de tous de par sa beauté. Et c’est ce qu’on appelle avoir le trail dans les gênes pour les frères Berthou. Martin, l’aîné, et son petit frère Anatole raflent en effet les 2 premières places du podium. Le premier devance son cadet de près de 2 minutes. Pour sa 3ème participation au Vars Mountain Trail, Martin Berthou n’aura donc laissé aucune chance à ses concurrents, boosté par sa participation la veille au kilomètre vertical. Alex Blin termine à la 3ème place.
Le podium du 13 km. Photo Scalpfoto
Vars Mountain Trail : la triathlète Anne-Laure Fey s’adjuge la Foulée de Peyrol
Chez les femes, Anne-Laure Fey a littéralement survolé la course? Elle termine sur la plus haute marche du podium en 1h 24mn 49s. Ses 22 ans d’expérience en triathlon ont clairement fait la différence sur ce parcours de 13km, partie intégrante du programme d’entraînement habituel de cette championne. Inscrite l’an dernier sur le même parcours, elle a déjà pris rendez-vous pour l’an prochain et afin de remettre son titre en jeu. Pascale Degliesposti-Féraud et Sonia Arnaud-Mondin complètent le podium féminin.
Le podium féminin du 13km. Photo Scalpfoto
CLASSEMENT SCRATCH HOMMES : 1 – Martin BERTHOU – 1h02’15 2 – Anatole BERTHOU – 1h04’09 3 – Alex BLIN – 1h06’47
Vars Mountain Trail : Matthieu Corgier et Camille Bertrume en force sur le Trail des Razis
211 coureurs, main sur leur montre chrono, étaient remontés comme des pendules pour affronter ce tout nouveau parcours du Trail de Razis, ses 21 km et 1400m D+. Et il aura fallu moins de 2 heures à Matthieu Corgier, 22 ans, pour avaler la distance. Un parcours très rythmé, exigeant et parfois cassant, aux montées et descentes très raides rendues glissantes en raison de l’orage nocturne. Le jeune traileur, qui a pris la veille la 4ème place la veille sur le kilomètre vertical, a su tirer son épingle du jeu. Il termine sur la première marche du podium avec un chrono d’1h 57mn 43s, plus rapide que les temps estimés.
Venu sur le Vars Mountain Trail pour s’entraîner et essayer de faire un podium, Matthieu Corgier a déclaré avoir eu un véritable coup de cœur pour la montée de Razis et sa vue sur les sommets environnants. Il est suivi à moins de 3 minutes par Daan De Groot. Yann Durand monte sur la 3ème marche du podium.
Chez les dames, la jeune Camille Bertrume, 20 ans seulement, en vacances dans les Hautes-Alpes, a réalisé l’intégralité de la course avec son père. Et, à sa grande surprise, elle s’est imposée, alors qu’elle ne s’attendait pas à gagner en raison d’une concurrence féroce. Elle devance Céline Petit de plus de 3 minutes. Delphine Duros monte sur la 3ème marche du podium.
Le podium conjoint des 20km. Photo Scalpfoto
Vars Mountain Trail : Rémi Loubet toujours dans le coup
Ambassadeur de la station, 5 fois vainqueur du Tour des Crêtes et 1 fois du KV-KL, Rémi Loubet était également de la partie. 9ème du KV samedi, lui qui n’a manqué aucune édition du Vars Mountain Trail n’avait jamais couru le Trail de Razis. Un véritable défi d’endurance et de technicité comme il les aime. Il a terminé 4ème, au pied du podium.
CLASSEMENT SCRATCH HOMMES : 1 – Matthieu CORGIER – 1h57’43 2 – Daan DE GROOT – 2h00’29 3 – Yann DURAND – 2h02’04
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2023/07/452A3435-VMT-2023-KV-KL-Scalpfoto-Web.jpg8001200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2023-08-02 05:00:002023-07-31 17:26:21Vars Mountain Trail : Matthieu Coriger et Camille Bertrume, la jeunesse au pouvoir
2ème en 2022 derrière Beñat Marmissolle, Jan Baudet a failli remettre ça cette année sur la 6000D, surnommée la Course des Géants, à La Plagne. Dépassé par le champion de France de trail long Baptiste Chassagne dans la descente, il a réussi à inverser la tendance dans les derniers kilomètres pour s’imposer héroïquement. Chez les femmes, victoire nette et sans bavure de Coralie Blanchard.
6000D : une course taillée pour les Géants
À fond dans la montée, puis à fond dans la descente. La 6000D est une course qui nécessite un engagement total, sans véritable possibilité de récupérer. Jugez plutôt : les 67,4km et 3400m D+ sont composés d’une immense montée depuis le village d’Aime La Plagne, à 670m d’altitude, jusqu’au 33ème km, en haut du glacier, à plus de 3000 mètres. Une fois là-haut, il faut foncer vers le Carroley, puis remonter le coup de cul de l’Arpette, avant de plonger vers la ligne dans une descente à faire à fond pendant… 25km !
Autant le dire, les athlètes capables de s’imposer sur ce terrain sont… des Géants. Ces dernières années, on trouve donc au palmarès des noms tels que Sébastien Spehler (en 2014, 2015 et 2016), Germain Grangier (2017), Martin Kern (2019), Stéphane Ricard (2021) ou Beñat Marmissolle (2022) chez les hommes, Mimmi Kotka (2019 et 2021), Maryline Nakache (2018) ou Lucie Bidault chez les femmes.
Le profil de la 6000D.
6000D : Jan Baudet devant, Baptiste Chassagne en chasse
Peut-être a-t-il cru revivre la désillusion de 2022, lorsqu’après être passé en tête à la Roche de Mio, Jan Baudet avait été rattrapé dans la montée du glacier par Beñat Marmissolle, qui l’avait ensuite largué dans la descente pour s’imposer. Cette année encore, Jan Baudet a pris la course à son compte, à la recherche d’une première victoire sur une épreuve de prestige. Parti dès le début en compagnie de Yohan Viani, il est passé seul en tête à La Roche de Mio, à 2700 mètres d’altitude, avec 5 minutes d’avance. Baptiste Chassagne, champion de France de Trail Long 2023, l’un des principaux favoris de l’épreuve, pointait alors à 8 minutes et semblait hors du coup. En revanche, Rémy Brassac et surtout Jarno Legros, 3ème l’an dernier, faisaient bonne figure, intercalés à moins de 6 minutes de Baudet.
La montée du glacier allait rebattre les cartes, puisque Baptiste Chassagne passait au point culminant de la course en 2ème position, après une montée à bloc. Il ne comptait plus que 5 minutes de retard sur Jan Baudet, et 1 petite minute d’avance sur Rémy Brassac, troisième. La dernière montée de L’Arpette avant de plonger dans les 25km de descente ne changeait rien au trio de tête, et le podium semblait se dessiner : Jan Baudet passait avec 3 minutes d’avance sur Baptiste Chassagne et 7 sur Rémy Brassac et n’avait plus qu’à foncer vers l’arrivée.
Jan Baudet en tête à la Roche de Mio.
6000D : Jan Baudet héroïque
Mais c’était sans compter sur les talents de descendeur du champion de France, qui allait tout donner dans la première partie de descente pour revenir sur Jan Baudet et le décrocher juste avant d’arriver à Montchavin, dernier village traversé avant l’arrivée. Ce dernier passait avec 1 minute de retard, la messe semblait dite. Et, comme en 2022, Jan Baudet allait devoir oublier la première place qui lui tendait les bras.
Le retour de Baptiste Chassagne, qui prendra la tête dans la descente.
Sauf qu’il ne l’entendait pas ainsi. Pas 2 fois de suite ! Allant puiser des forces là où personne d’autre ne serait allé, Jan Baudet a réussi à se remobiliser pour reprendre Baptiste Chassagne dans les derniers kilomètres. Il l’emporte finalement en 6h 20mn 45s, un temps similaire à 13 secondes près à celui de Beñat Marmissolle l’an dernier (6h 20mn 58s). Il devance de 47 secondes un Baptiste Chassagne rincé. Rémy Brassac termine 3ème, à 7 petites secondes seulement du champion de France.
Jan Baudet termine devant, après un finish éblouissant.TOP 10 HOMMES. Source LiveTrail
6000D : Coralie Blanchard encore devant
S’il y a eu moins de suspense dans la course féminine, la compétition a été de toute beauté. 3 coureuses se sont immédiatement détachées, qui allaient animer toute la montée de la première moitié de course : Anaïs Leroy, Karla Salou et Coralie Blanchard. Après avoir fait jeu égal jusqu’à Plagne Centre, Coralie Blanchard se détachait dans la montée vers Roche de Mio, où elle passait en tête, avec 2 minutes d’avance sur Karla Salou et 4 sur Anaïs Leroy. Les 3 femmes ne lâchaient rien dans la terrible montée du glacier, et se tenaient en 2 minutes au sommet.
C’est alors que les talents de descendeuse de Coralie Blanchard ont fait la différence. Elle réussissait à prendre le large dans la première partie de descente, jusqu’à Bellecôte, où elle passait avec 9 minutes d’avance sur Leroy et 13 sur Salou. Il ne lui restait plus qu’à gérer la fin de parcours jusqu’à l’arrivée. Elle s’impose en 8h 00mn 26s, et signe une 5ème victoire en 2023, après ses premières places sur le Marathon de la Toureille du Ceven’Trail en mars, le Marathon de Lure du Trail de Haute Provence en mai, le 40km de la Transju’Trail en juin et la Grande Course du Trail des Passerelles du Monteynard en juillet. Anaïs Leroy prend la 2ème place à plus de 11 minutes de Coralie Blanchard. Karla Salou monte sur la 3ème marche du podium, à plus de 18 minutes de la gagnante.
Coralie Blanchard s’impose en 8h00.TOP 10 FEMMES. Source LiveTrail
6000D 2023 : résultats et podiums des autres courses
La 6000D en relais à 3
RESULTATS GÉNÉRAL 1 – Team RCBJ Running Club 2 – Les Copains du Mâconnais 3 – Association Nationale pour la Biodiversité
RESULTATS FEMMES 1 – Les tarentrailleuses 2 – TeufRunneuses 3 – Les Castraileuses
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2023/07/6000D-Jan-Baudet.jpg7501200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2023-07-29 16:04:052023-07-29 16:04:086000D : Jan Baudet et Coralie Blanchard parmi les Géants
Le dimanche 16 juillet s’est déroulé dans le Haut Verdon la 3ème édition du Trail des Mélèzes du Mercantour, nouvelle manche du Challenge des Trails de Provence 2023, avec entre autres une épreuve de trail court et une épreuve de trail long. Esprit Trail donne la parole à Méryl Recotillet, contributrice pour le Challenge des Trails de Provence et 5ème féminine du 25K, qui nous fait le plaisir de partager son expérience.
Trail des Mélèzes du Mercantour : le 10K pour Tom Rajchenbach et Bérénice Jacques
Pour la troisième année consécutive, me voici à Colmars-les-Alpes pour le trail dès Mélèzes du Mercantour. Le village accueillait plusieurs épreuves le samedi 15 juillet, dont pour les plus jeunes des courses enfants et adolescents où l’on a pu voir de prometteuses performances. C’était également le jour du 10 kilomètres, un parcours avec 500 de D+ relativement exigeant, alliant vitesse et dénivelé. Il a été remporté par Tom Rajchenbach chez les messieurs et Bérénice Jacques pour les féminines.
Trail des Mélèzes du Mercantour : Sébastien Camus et Manon Gras s’imposent sur le 50K
Le dimanche 16 juillet, place aux parcours plus longs. Avec, en premier lieu, le 50K et ses 3070m de D+, dont le départ était donné à 7h00. Le début du tracé était commun au parcours du 26K, jusqu’au village de Chaumie. Les coureurs devaient ensuite se diriger du côté de la forêt de Saint-Jean et de Monier, alternant entre grosses montées et descentes avant de rejoindre Colmars-les-Alpes. Un tracé exigeant sur lequel se sont imposés Sébastien Camus en 5h 24mn 30s et Manon Gras en 6h 41mn 42s, cette dernière prenant la 12ème place au général.
À l’aise dans les mélèzes. Photo Damiano Benedetto/ Staff PhotographerSébastien CAMUS, vainqueur du 50K. Photo Association Courir en Haut Verdon Val d’Allos / Méryl RecotilletManon GRAS, gagnante du 50K. Photo Association Courir en Haut Verdon Val d’Allos / Méryl Recotillet
Trail des Mélèzes du Mercantour : Marc Penniello et Alexia Serpantie les plus rapides
C’est à 8h30, accompagnés par un petit air frais très agréable, que les coureurs du 25K dont je faisais partie ont pu, à leur tour, s’élancer sur le tracé. Après le classique petit passage au cœur du village de Colmars-les-Alpes, la première grosse côte arrivait rapidement. Les plus aguerris savent qu’il ne faut pas tout donner sur cette partie, même si le sentier régulier entre soleil et sous-bois donnait envie d’accélérer. Il nous emmenait jusqu’aux crêtes de l’Autapie, à 2424m d’altitude, aux environs du 10ème kilomètre. Un passage qui permettait aux coureurs levant la tête d’admirer la vue sur les montagnes. Venait ensuite la tant attendue descente jusqu’au ravitaillement du 17ème kilomètre.
Photo Méryl Recotillet
Mais les organisateurs nous avaient réservé une petite variante par rapport aux années précédentes. En effet, si tout commençait comme à l’habitude par la piste de VTT, les athlètes se retrouvaient vite nez à nez avec un « tout droit », une pente à 50% dans l’herbe ! Gare aux quadriceps (et à la chute)! Pour ma part, j’ai trouvé l’exercice plutôt plaisant.
Venait enfin le fameux ravitaillement (17ème km), copieux, varié, avec des bénévoles toujours aussi motivants et serviables. Et c’était reparti pour une courte descente avant une nouvelle ascension, moins ardue que la première mais vallonée. Le tracé nous emmenait jusqu’à un point d’eau, à Chaumie Haut, au 23ème kilomètre, puis continuait sur une descente/plat menant à un dernier petit raidillon avant la descente descente ultime dans le village. Marc Penniello s’est imposé chez les messieurs en 2h 36mn 17s, et Alexia Serpantie chez les féminines en 3h 09mn 55s, soit une 19ème place au général.
Marc PENNIELLO s’impose sur le 25K. Photo Association Courir en Haut Verdon Val d’Allos / Méryl RecotilletAlexia SERPANTIE vers la victoire sur le 25K. Photo Association Courir en Haut Verdon Val d’Allos / Méryl Recotillet
Trail des Mélèzes du Mercantour : les podiums du Challenge des Trails de Provence 2023
TOP 3 Féminin 1ère Manon GRAS – 6h41’42 2° Séverine OLIVER – 7h35’05 3° Elodie GONON – 7h37’10
25 km (Challenge Trails Courts, 193 classés) TOP 3 Masculin 1er Marc PENNIELLO – 2h36’17 2° Jérémy YVINEC – 2h40’10 3° Jean MOURANY – 2h44’19
TOP 3 Féminin 1ère Alexia SERPANTIE – 3h09’55 2° Alexandra BORRELLY – 3h28’49 3° Emilie TROMPAT – 3h34’40
Trail des Mélèzes du Mercantour : un bon point pour l’organisation
L’organisation du Trail des Mélèzes du Mercantour fait, pour ainsi dire, un sans faute : un balisage impeccable (avec des rubalises réutilisables en tissu réfléchissant), de nombreux ravitaillements en eau, des signaleurs sur la course… Le repas d’arrivée était très bon (pâtes avec sauce au choix, pain, fromage, tarte du Champsaur). La dotation qui allait avec le dossard a été très appréciée (une flasque de 500ml). On ne saurait oublier l’ambiance conviviale, dans cet immense pré, avec l’animation énergique et infatigable de Pierrick Vaillant. Quant à la remise des récompenses, elle a pu paraître un peu tardive pour certains, mais elle a permis de féliciter tous les vainqueurs et de maintenir des encouragements pour les athlètes qui arrivaient encore.
Pour la suite du challenge des Trails de Provence, ça se jouera le 13 août dans le Queyras ! Informations et inscriptions ICI
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2023/07/trail-des-Melezes-du-Mercantour-Photo-DAMIANO-BENEDETTO.jpg8001200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2023-07-27 11:00:002023-07-26 17:44:04Trail des Mélèzes du Mercantour : Sébastien Camus et Manon Gras s’imposent dans le Haut Verdon
On attendait le tenant du titre Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, on a eu droit au sacre de Régis Ruchaud, auteur d’un chrono impressionnant sur le plus grand et prestigieux format des 12 courses proposées par l’Ut4M 2023. Chez les femmes, beau cavalier seul de Lucie Croissant, 13ème au général à l’arrivée à Grenoble.
Ut4M 160 Xtrem : un départ à fond de train
Ils étaient 338 coureurs à s’élancer vendredi matin à 9h de Seyssins pour 175 km et plus de 11500 mètres de dénivelé à travers le Vercors, le Taillefer, Belledonne et la Chartreuse. Comme à son habitude, Casquette Verte (Alexandre Boucheix), tenant du titre, a imposé un rythme plus que soutenu dès les premiers kilomètres. Mais il ne s’attendait sans doute pas à ce que ce rythme ne pose pas de problème à Régis Ruchaud, qui a suivi sans trembler. Ce trentenaire originaire de Bourgogne, qui s’est mis au trail durant la pandémie et court depuis 3 ans, s’était blessé l’an dernier sur le format 4 fois 40km et avait dû abandonner. Animé d’un esprit de revanche, il connaissait donc le terrain autant que Casquette Verte.
La tête de course a ainsi avalé les deux premiers massifs (Vercors et Taillefer) en moins de 12 h ! Impressionnant de facilité, Régis Ruchaud a même prisla tête à Rioupéroux, à mi-parcours, passant avec 3mn42 d’avance sur Casquette Verte. La nuit allait être pleine de suspense…
Dès le départ, Casquette Verte en mode sprint ! Photo Benoit Audige
Ut4M 160 Xtrem : le cavalier seul de Régis Ruchaud
On pressentait que la nuit apporterait son lot de surprises après un début de course hors norme chez les hommes. Et ce fut le cas. Des 2 leaders qui étaient au coude-à-coude, l’un a jeté l’éponge. Contraint à l’abandon en raison d’ampoules insupportables, Casquette Verte a préféré stopper au 130ème kilomètre et profiter davantage de son passage à Grenoble plutôt que de prendre le risque de traverser le Massif de la Chartreuse en marchant. D’après ses calculs, il lui aurait fallu 20 heures pour rallier l’arrivée. Déraisonnable.
Casquette Verte en souffrance pour cause d’ampoules géantes sous les pieds. Photo Anthony Deroeux
Débarrassé de Casquette Verte, Régis Ruchaud n’a pas ralenti pour autant et a continué à creuser l’écart avec ses poursuivants. Il l’emporte en 27h 41mn 56s, battant le record de l’épreuve. Il devance Maxime Hourdebaigts de plus de 3 heures. Alexandre Kazantsev complète le podium, à plus de 4 heures du vainqueur. Ruchaud remporte ainsi son 2ème ultra d’affilée, après sa victoire en 2022 sur le Grand Raid des Cathares, et confirme ses aptitudes pour le format 160km avec gros dénivelé.
Régis Ruchaud à l’arrivée. Photo Lbm.Vision
Le débrief de Régis Ruchaud
« C’est magnifique, des conditions inespérées, une ambiance de fou aux ravitaillements, avec les bénévoles qui sont au taquet jour et nuit, les spectateurs au bord de la route qui m’encouragent, c’était grisant. Cela s’est passé dans des conditions idéales, c’était vraiment génial », a déclaré Régis Ruchaud à son arrivée.
Concernant son bras de fer avec Casquette Verte, il a expliqué : « Les 60 premiers kilomètres m’ont permis de voir comment Alexandre réagissait par rapport à moi. Il est parti très très fort. Il montait plus vite en bosse. En haut du Moucherotte, on avait trois minutes d’écart et finalement, dans les descentes, je reprenais trois minutes. Donc, ça m’a permis de voir que j’arrivais à rattraper facilement dans les parties techniques. » Une fois que Boucheix a décroché, Régis Ruchaud a précisé avoir pu faire la course à son train, tout seul.
Ut4M 160 Xtrem : victoire de Lucie Croissant chez les femmes
Chez les femmes, Lucie Croissant a pris la tête de la course dès le départ, et ne l’a plus jamais lâchée. Elle s’impose en 35h 34mn 54s. Son chrono lui vaut la 13e place au général. Après avoir compté jusqu’à 2 heures d’avance sur sa poursuivante immédiate, elle devance finalement de pratiquement 1 heure la Japonaise Kaori Niwa, seconde. Alice Mitaut termine 3e, à plus de 5 heures de la gagnante.