Lancé pour la première fois en 2014, le Vars Mountain Trail a attiré près de 500 traileurs surmotivés pour sa 9ème édition, les 29 et 30 juillet 2023. Les 3 courses adultes se sont déroulées dans un cadre magnifique pour une expérience de course unique. Sur la plus longue des épreuves, le Trail des Razis, la jeunesse a pris le pouvoir.

Vars Mountain Trail : un KV modifié mais vertigineux

Samedi 29 juillet, 53 coureurs ont ouvert le bal du week-end sur le parcours du KV depuis la station de Vars les Claux en direction du sommet de Chabrières. Ce KV-KL incontournable de 3,6km pour 850m D+, est réservé aux spécialistes. Il débute avec une magnifique montée en forêt, avant de se retrouver nez à nez avec la piste de Chabrières, théâtre de tous les records mondiaux en ski de vitesse. Redoutable l’hiver, mais aussi l’été, le mur de cette mythique piste offre une montée finale à 98% ! Hélas, cette année, la dernière partie de l’itinéraire a dû être revue par les organisateurs en raison du risque trop élevé de chutes de pierre. Une déception pour certains, qui se sont cependant vite ravisés à l’arrivée à l’issue d’un passage aérien grisant sur les crêtes de Chabrières.

Rémi Loubet - Vars - Trail crêtes de Vars - Rémi Morel
Rémi Loubet, ambassadeur du Vars Mountain Trail, n’a manqué aucune édition. Il courait cette année le KV et le Trail des Razis. Photo Rémi Morel

Vars Mountain Trail : Stéphane Tempier, du VTT au KV

L’ancien champion international de VTT cross-country (11ème aux JO de Londres – 3ème au Championnat du Monde 2019) s’est imposé en 38mn 11s. Il confirme sa très bonne forme une semaine avant sa participation aux Championnats de France de KV qui auront lieu à Orcières-Merlette le 5 août. Stéphane Tempier devance de quelques secondes Benjamin Allouche et de 2 minutes Julien Michelon.

Après plus de 15 ans au plus haut niveau, le vététiste professionnel, originaire des Hautes-Alpes, Stéphane Tempier se lance un nouveau challenge personnel. Il a troqué son 2 roues contre de bonnes chaussures de trail pour fouler les parcours de kilomètre vertical qu’il affectionne plus particulièrement. « C’est ma première participation au KV de Vars. Le ciel bleu, les paysages, le parcours, tous les éléments étaient réunis. J’ai une préférence pour le format kilomètre vertical qui se rapproche beaucoup du VTT en termes d’effort. Lles jambes qui brûlent et le cœur à fond ! C’est clairement mon expérience dans le VTT qui me permet de performer. Mais la compétition dorénavant pour moi, c’est le plaisir avant tout et il était au rendez-vous aujourd’hui. »

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Le podium masculin du KV. Photo OT Vars / Thibaut Blais

Vars Mountain Trail : victoire à domicile sur le KV pour Émilie Burte

Chez les femmes, Émilie Burte, la locale de l’épreuve, s’offre une magnifique victoire en 55mn 25s. Une belle satisfaction pour cette ancienne enseignante à la ville, qui a tout quitté pour la montagne et s’est installée à Vars, où elle exerce le métier d’accompagnatrice en montagne depuis plus de 2 ans. Habituée aux distances plus longues, Émilie Burte s’est lancée pour la première fois le défi de concourir sur un kilomètre vertical. Sa pratique régulière de sports outdoor lui a permis de faire la différence au sommet de Chabrières, sur son terrain de jeu quotidien. Elle devance Lisa Contier et Héloïse Blanchard.

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Le podium féminin du KV. Photo OT Vars / Thibaut Blais

CLASSEMENT SCRATCH HOMMES :

1 – Stéphane TEMPIER – 38 min 11
2 – Benjamin ALLOUCHE – 38 min 34
3 – Julien MICHELON – 40 min 12

CLASSEMENT SCRATCH FEMMES :

1 – Emilie BURTE – 55 min 25
2 – Lisa CONTIER – 56 min 02
3 – Héloïse BLANCHARD – 56 min 16

Vars Mountain Trail : les frères Berthou remportent la Foulée de Peyrol

Dimanche 30 juillet, lors de la deuxième course de la journée, 143 coureurs se sont donnés rendez-vous sur la ligne de départ de la Foulée de Peyrol. Un parcours rapide de 13 km et 700m D+. Il fallait courir vite, trouver la meilleure foulée sur ce parcours très roulant sublimé par la traversée des Balcons de Vars, très appréciée de tous de par sa beauté. Et c’est ce qu’on appelle avoir le trail dans les gênes pour les frères Berthou. Martin, l’aîné, et son petit frère Anatole raflent en effet les 2 premières places du podium. Le premier devance son cadet de près de 2 minutes. Pour sa 3ème participation au Vars Mountain Trail, Martin Berthou n’aura donc laissé aucune chance à ses concurrents, boosté par sa participation la veille au kilomètre vertical. Alex Blin termine à la 3ème place.

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Le podium du 13 km. Photo Scalpfoto

Vars Mountain Trail : la triathlète Anne-Laure Fey s’adjuge la Foulée de Peyrol

Chez les femes, Anne-Laure Fey a littéralement survolé la course? Elle termine sur la plus haute marche du podium en 1h 24mn 49s. Ses 22 ans d’expérience en triathlon ont clairement fait la différence sur ce parcours de 13km, partie intégrante du programme d’entraînement habituel de cette championne. Inscrite l’an dernier sur le même parcours, elle a déjà pris rendez-vous pour l’an prochain et afin de remettre son titre en jeu. Pascale Degliesposti-Féraud et Sonia Arnaud-Mondin complètent le podium féminin.

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Le podium féminin du 13km. Photo Scalpfoto

CLASSEMENT SCRATCH HOMMES :
1 – Martin BERTHOU – 1h02’15
2 – Anatole BERTHOU – 1h04’09
3 – Alex BLIN – 1h06’47

CLASSEMENT SCRATCH FEMMES :
1 – Anne-Laure FEY – 1h24’49
2 – Pascale DEGLIESPOSTI-FERAUD – 1h32’45
3 – Sonia ARNAUD-MONDIN – 1h36’55

Vars Mountain Trail : Matthieu Corgier et Camille Bertrume en force sur le Trail des Razis

211 coureurs, main sur leur montre chrono, étaient remontés comme des pendules pour affronter ce tout nouveau parcours du Trail de Razis, ses 21 km et 1400m D+. Et il aura fallu moins de 2 heures à Matthieu Corgier, 22 ans, pour avaler la distance. Un parcours très rythmé, exigeant et parfois cassant, aux montées et descentes très raides rendues glissantes en raison de l’orage nocturne. Le jeune traileur, qui a pris la veille la 4ème place la veille sur le kilomètre vertical, a su tirer son épingle du jeu. Il termine sur la première marche du podium avec un chrono d’1h 57mn 43s, plus rapide que les temps estimés.

Venu sur le Vars Mountain Trail pour s’entraîner et essayer de faire un podium, Matthieu Corgier a déclaré avoir eu un véritable coup de cœur pour la montée de Razis et sa vue sur les sommets environnants. Il est suivi à moins de 3 minutes par Daan De Groot. Yann Durand monte sur la 3ème marche du podium.

Chez les dames, la jeune Camille Bertrume, 20 ans seulement, en vacances dans les Hautes-Alpes, a réalisé l’intégralité de la course avec son père. Et, à sa grande surprise, elle s’est imposée, alors qu’elle ne s’attendait pas à gagner en raison d’une concurrence féroce. Elle devance Céline Petit de plus de 3 minutes. Delphine Duros monte sur la 3ème marche du podium.

VARS MOUNTAIN TRAIL 2023 - Podiums 20km - Scalpfoto (1)
Le podium conjoint des 20km. Photo Scalpfoto

Vars Mountain Trail : Rémi Loubet toujours dans le coup

Ambassadeur de la station, 5 fois vainqueur du Tour des Crêtes et 1 fois du KV-KL, Rémi Loubet était également de la partie. 9ème du KV samedi, lui qui n’a manqué aucune édition du Vars Mountain Trail n’avait jamais couru le Trail de Razis. Un véritable défi d’endurance et de technicité comme il les aime. Il a terminé 4ème, au pied du podium.

CLASSEMENT SCRATCH HOMMES :
1 – Matthieu CORGIER – 1h57’43
2 – Daan DE GROOT – 2h00’29
3 – Yann DURAND – 2h02’04

CLASSEMENT SCRATCH FEMMES :
1 – Camille BERTRUME – 2h29’00
2 – Céline PETIT – 2h32’33
3 – Delphine DUROS – 2h35’11

Voir les classements complets ICI

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2ème en 2022 derrière Beñat Marmissolle, Jan Baudet a failli remettre ça cette année sur la 6000D, surnommée la Course des Géants, à La Plagne. Dépassé par le champion de France de trail long Baptiste Chassagne dans la descente, il a réussi à inverser la tendance dans les derniers kilomètres pour s’imposer héroïquement. Chez les femmes, victoire nette et sans bavure de Coralie Blanchard.

6000D : une course taillée pour les Géants

À fond dans la montée, puis à fond dans la descente. La 6000D est une course qui nécessite un engagement total, sans véritable possibilité de récupérer. Jugez plutôt : les 67,4km et 3400m D+ sont composés d’une immense montée depuis le village d’Aime La Plagne, à 670m d’altitude, jusqu’au 33ème km, en haut du glacier, à plus de 3000 mètres. Une fois là-haut, il faut foncer vers le Carroley, puis remonter le coup de cul de l’Arpette, avant de plonger vers la ligne dans une descente à faire à fond pendant… 25km !

Autant le dire, les athlètes capables de s’imposer sur ce terrain sont… des Géants. Ces dernières années, on trouve donc au palmarès des noms tels que Sébastien Spehler (en 2014, 2015 et 2016), Germain Grangier (2017), Martin Kern (2019), Stéphane Ricard (2021) ou Beñat Marmissolle (2022) chez les hommes, Mimmi Kotka (2019 et 2021), Maryline Nakache (2018) ou Lucie Bidault chez les femmes.

Le profil de la 6000D.

6000D : Jan Baudet devant, Baptiste Chassagne en chasse

Peut-être a-t-il cru revivre la désillusion de 2022, lorsqu’après être passé en tête à la Roche de Mio, Jan Baudet avait été rattrapé dans la montée du glacier par Beñat Marmissolle, qui l’avait ensuite largué dans la descente pour s’imposer. Cette année encore, Jan Baudet a pris la course à son compte, à la recherche d’une première victoire sur une épreuve de prestige. Parti dès le début en compagnie de Yohan Viani, il est passé seul en tête à La Roche de Mio, à 2700 mètres d’altitude, avec 5 minutes d’avance. Baptiste Chassagne, champion de France de Trail Long 2023, l’un des principaux favoris de l’épreuve, pointait alors à 8 minutes et semblait hors du coup. En revanche, Rémy Brassac et surtout Jarno Legros, 3ème l’an dernier, faisaient bonne figure, intercalés à moins de 6 minutes de Baudet.

La montée du glacier allait rebattre les cartes, puisque Baptiste Chassagne passait au point culminant de la course en 2ème position, après une montée à bloc. Il ne comptait plus que 5 minutes de retard sur Jan Baudet, et 1 petite minute d’avance sur Rémy Brassac, troisième. La dernière montée de L’Arpette avant de plonger dans les 25km de descente ne changeait rien au trio de tête, et le podium semblait se dessiner : Jan Baudet passait avec 3 minutes d’avance sur Baptiste Chassagne et 7 sur Rémy Brassac et n’avait plus qu’à foncer vers l’arrivée.

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Jan Baudet en tête à la Roche de Mio.

6000D : Jan Baudet héroïque

Mais c’était sans compter sur les talents de descendeur du champion de France, qui allait tout donner dans la première partie de descente pour revenir sur Jan Baudet et le décrocher juste avant d’arriver à Montchavin, dernier village traversé avant l’arrivée. Ce dernier passait avec 1 minute de retard, la messe semblait dite. Et, comme en 2022, Jan Baudet allait devoir oublier la première place qui lui tendait les bras.

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Le retour de Baptiste Chassagne, qui prendra la tête dans la descente.

Sauf qu’il ne l’entendait pas ainsi. Pas 2 fois de suite ! Allant puiser des forces là où personne d’autre ne serait allé, Jan Baudet a réussi à se remobiliser pour reprendre Baptiste Chassagne dans les derniers kilomètres. Il l’emporte finalement en 6h 20mn 45s, un temps similaire à 13 secondes près à celui de Beñat Marmissolle l’an dernier (6h 20mn 58s). Il devance de 47 secondes un Baptiste Chassagne rincé. Rémy Brassac termine 3ème, à 7 petites secondes seulement du champion de France.

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Jan Baudet termine devant, après un finish éblouissant.
TOP 10 HOMMES
TOP 10 HOMMES. Source LiveTrail

6000D : Coralie Blanchard encore devant

S’il y a eu moins de suspense dans la course féminine, la compétition a été de toute beauté. 3 coureuses se sont immédiatement détachées, qui allaient animer toute la montée de la première moitié de course : Anaïs Leroy, Karla Salou et Coralie Blanchard. Après avoir fait jeu égal jusqu’à Plagne Centre, Coralie Blanchard se détachait dans la montée vers Roche de Mio, où elle passait en tête, avec 2 minutes d’avance sur Karla Salou et 4 sur Anaïs Leroy. Les 3 femmes ne lâchaient rien dans la terrible montée du glacier, et se tenaient en 2 minutes au sommet.

C’est alors que les talents de descendeuse de Coralie Blanchard ont fait la différence. Elle réussissait à prendre le large dans la première partie de descente, jusqu’à Bellecôte, où elle passait avec 9 minutes d’avance sur Leroy et 13 sur Salou. Il ne lui restait plus qu’à gérer la fin de parcours jusqu’à l’arrivée. Elle s’impose en 8h 00mn 26s, et signe une 5ème victoire en 2023, après ses premières places sur le Marathon de la Toureille du Ceven’Trail en mars, le Marathon de Lure du Trail de Haute Provence en mai, le 40km de la Transju’Trail en juin et la Grande Course du Trail des Passerelles du Monteynard en juillet. Anaïs Leroy prend la 2ème place à plus de 11 minutes de Coralie Blanchard. Karla Salou monte sur la 3ème marche du podium, à plus de 18 minutes de la gagnante.

6000D Coralie Blanchard
Coralie Blanchard s’impose en 8h00.
TOP 10 FEMMES. Source LiveTrail

6000D 2023 : résultats et podiums des autres courses

La 6000D en relais à 3

RESULTATS GÉNÉRAL
1 – Team RCBJ Running Club
2 – Les Copains du Mâconnais
3 – Association Nationale pour la Biodiversité

RESULTATS FEMMES
1 – Les tarentrailleuses
2 – TeufRunneuses
3 – Les Castraileuses

La 6D Marathon (42,91km et 2080m D+)

RESULTATS GÉNÉRAL
1 – Florian Bernabeu
2 – Kamil Lesniak
3 – Florian Jubeau

RESULTATS FEMMES
1 – Delphine Coudurier
2 – Justine Berthier
3 – Sophie Lemaire

La 6D Lacs (28,2km et 1520m D+)

RESULTATS GÉNÉRAL
1 – Pierre Arz
2 – Lionel Bouzon
3 – Aurélien Charité

RESULTATS FEMMES
1 – Julie Assie
2 – Hélène Perrot
3 – Aude Champouillon

La 6 Découverte (11km et 600m D+)

RESULTATS GÉNÉRAL
1 – Stéphane Ricard
2 – Arthur Nys
3 – Mathis Lange

RESULTATS FEMMES
1 – Calire Cosquer
2 – Chloé D’Epenoux
3 – Sophie Pourcel

La 6D Bob (1,5km et 125m D+), remontée de la piste olympique de bobsleigh

RESULTATS GÉNÉRAL
1 – Flavio DALLA-COSTA
2 – Mathieu Dorval
3 – Mathis Lange

RESULTATS FEMMES
1 –  Chloé D’Epenoux
2 – Isabelle Musinu
3 – Louise Vaudey

Résultats et classement complets ICI

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Le dimanche 16 juillet s’est déroulé dans le Haut Verdon la 3ème édition du Trail des Mélèzes du Mercantour, nouvelle manche du Challenge des Trails de Provence 2023, avec entre autres une épreuve de trail court et une épreuve de trail long. Esprit Trail donne la parole à Méryl Recotillet, contributrice pour le Challenge des Trails de Provence et 5ème féminine du 25K, qui nous fait le plaisir de partager son expérience.

Trail des Mélèzes du Mercantour : le 10K pour Tom Rajchenbach et Bérénice Jacques

Pour la troisième année consécutive, me voici à Colmars-les-Alpes pour le trail dès Mélèzes du Mercantour. Le village accueillait plusieurs épreuves le samedi 15 juillet, dont pour les plus jeunes des courses enfants et adolescents où l’on a pu voir de prometteuses performances. C’était également le jour du 10 kilomètres, un parcours avec 500 de D+ relativement exigeant, alliant vitesse et dénivelé. Il a été remporté par Tom Rajchenbach chez les messieurs et Bérénice Jacques pour les féminines.

Trail des Mélèzes du Mercantour : Sébastien Camus et Manon Gras s’imposent sur le 50K

Le dimanche 16 juillet, place aux parcours plus longs. Avec, en premier lieu, le 50K et ses 3070m de D+, dont le départ était donné à 7h00. Le début du tracé était commun au parcours du 26K, jusqu’au village de Chaumie. Les coureurs devaient ensuite se diriger du côté de la forêt de Saint-Jean et de Monier, alternant entre grosses montées et descentes avant de rejoindre Colmars-les-Alpes. Un tracé exigeant sur lequel se sont imposés Sébastien Camus en 5h 24mn 30s et Manon Gras en 6h 41mn 42s, cette dernière prenant la 12ème place au général.

Colmars-les-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence, France. June, 16th, 2023. Trail des Melezes du Mercantour. Trail 50km D+ 3.070m, trail 25km D+ 1.610m. Damiano Benedetto/ Staff Photographer
À l’aise dans les mélèzes. Photo Damiano Benedetto/ Staff Photographer
Sebastien CAMUS-CP Assoc iation Courir en Haut Verdon Val dAllos
Sébastien CAMUS, vainqueur du 50K. Photo Association Courir en Haut Verdon Val d’Allos / Méryl Recotillet
Manon GRAS-CP Association Courir en Haut Verdon Val dAllos
Manon GRAS, gagnante du 50K. Photo Association Courir en Haut Verdon Val d’Allos / Méryl Recotillet

Trail des Mélèzes du Mercantour : Marc Penniello et Alexia Serpantie les plus rapides

C’est à 8h30, accompagnés par un petit air frais très agréable, que les coureurs du 25K dont je faisais partie ont pu, à leur tour, s’élancer sur le tracé. Après le classique petit passage au cœur du village de Colmars-les-Alpes, la première grosse côte arrivait rapidement. Les plus aguerris savent qu’il ne faut pas tout donner sur cette partie, même si le sentier régulier entre soleil et sous-bois donnait envie d’accélérer. Il nous emmenait jusqu’aux crêtes de l’Autapie, à 2424m d’altitude, aux environs du 10ème kilomètre. Un passage qui permettait aux coureurs levant la tête d’admirer la vue sur les montagnes. Venait ensuite la tant attendue descente jusqu’au ravitaillement du 17ème kilomètre. 

trail des Mélèzes du Mercantour Photo MERYL RECOTILLET
Photo Méryl Recotillet

Mais les organisateurs nous avaient réservé une petite variante par rapport aux années précédentes. En effet, si tout commençait comme à l’habitude par la piste de VTT, les athlètes se retrouvaient vite nez à nez avec un « tout droit », une pente à 50% dans l’herbe ! Gare aux quadriceps (et à la chute)! Pour ma part, j’ai trouvé l’exercice plutôt plaisant. 

Venait enfin le fameux ravitaillement (17ème km), copieux, varié, avec des bénévoles toujours aussi motivants et serviables. Et c’était reparti pour une courte descente avant une nouvelle ascension, moins ardue que la première mais vallonée. Le tracé nous emmenait jusqu’à un point d’eau, à Chaumie Haut, au 23ème kilomètre, puis continuait sur une descente/plat menant à un dernier petit raidillon avant la descente descente ultime dans le village. Marc Penniello s’est imposé chez les messieurs en 2h 36mn 17s, et Alexia Serpantie chez les féminines en 3h 09mn 55s, soit une 19ème place au général.

Marc PENNIELLO-CP Association Courir en Haut Verdon Val dAllos
Marc PENNIELLO s’impose sur le 25K. Photo Association Courir en Haut Verdon Val d’Allos / Méryl Recotillet
Alexia SERPANTIE-CP Association Courir en Haut Verdon Val dAllos
Alexia SERPANTIE vers la victoire sur le 25K. Photo Association Courir en Haut Verdon Val d’Allos / Méryl Recotillet

Trail des Mélèzes du Mercantour : les podiums du Challenge des Trails de Provence 2023

50 km (Challenge Trail Long, 87 classés)
TOP 3 Masculin
1er Sébastien CAMUS – 5h24’30
2° Matthieu DURAND – 5h47’38
3° Florian RUCHET – 6h01’14

TOP 3 Féminin
1ère Manon GRAS – 6h41’42
2° Séverine OLIVER – 7h35’05
3° Elodie GONON – 7h37’10

25 km (Challenge Trails Courts, 193 classés)
TOP 3 Masculin

1er Marc PENNIELLO – 2h36’17
2° Jérémy YVINEC – 2h40’10
3° Jean MOURANY – 2h44’19

TOP 3 Féminin
1ère Alexia SERPANTIE – 3h09’55
2° Alexandra BORRELLY – 3h28’49
3° Emilie TROMPAT – 3h34’40

Trail des Mélèzes du Mercantour : un bon point pour l’organisation

L’organisation du Trail des Mélèzes du Mercantour fait, pour ainsi dire, un sans faute : un balisage impeccable (avec des rubalises réutilisables en tissu réfléchissant), de nombreux ravitaillements en eau, des signaleurs sur la course… Le repas d’arrivée était très bon (pâtes avec sauce au choix, pain, fromage, tarte du Champsaur). La dotation qui allait avec le dossard a été très appréciée (une flasque de 500ml). On ne saurait oublier l’ambiance conviviale, dans cet immense pré, avec l’animation énergique et infatigable de Pierrick Vaillant. Quant à la remise des récompenses, elle a pu paraître un peu tardive pour certains, mais elle a permis de féliciter tous les vainqueurs et de maintenir des encouragements pour les athlètes qui arrivaient encore. 

Pour la suite du challenge des Trails de Provence, ça se jouera le 13 août dans le Queyras ! Informations et inscriptions ICI

Tous les résultats ICI

Plus d’informations sur le Challenge des Trails de Provence ICI

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On attendait le tenant du titre Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, on a eu droit au sacre de Régis Ruchaud, auteur d’un chrono impressionnant sur le plus grand et prestigieux format des 12 courses proposées par l’Ut4M 2023. Chez les femmes, beau cavalier seul de Lucie Croissant, 13ème au général à l’arrivée à Grenoble.

Ut4M 160 Xtrem : un départ à fond de train

Ils étaient 338 coureurs à s’élancer vendredi matin à 9h de Seyssins pour 175 km et plus de 11500 mètres de dénivelé à travers le Vercors, le Taillefer, Belledonne et la Chartreuse. Comme à son habitude, Casquette Verte (Alexandre Boucheix), tenant du titre, a imposé un rythme plus que soutenu dès les premiers kilomètres. Mais il ne s’attendait sans doute pas à ce que ce rythme ne pose pas de problème à Régis Ruchaud, qui a suivi sans trembler. Ce trentenaire originaire de Bourgogne, qui s’est mis au trail durant la pandémie et court depuis 3 ans, s’était blessé l’an dernier sur le format 4 fois 40km et avait dû abandonner. Animé d’un esprit de revanche, il connaissait donc le terrain autant que Casquette Verte.

La tête de course a ainsi avalé les deux premiers massifs (Vercors et Taillefer) en moins de 12 h ! Impressionnant de facilité, Régis Ruchaud a même pris la tête à Rioupéroux, à mi-parcours, passant avec 3mn42 d’avance sur Casquette Verte. La nuit allait être pleine de suspense…

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Dès le départ, Casquette Verte en mode sprint ! Photo Benoit Audige

Ut4M 160 Xtrem : le cavalier seul de Régis Ruchaud

On pressentait que la nuit apporterait son lot de surprises après un début de course hors norme chez les hommes. Et ce fut le cas. Des 2 leaders qui étaient au coude-à-coude, l’un a jeté l’éponge. Contraint à l’abandon en raison d’ampoules insupportables, Casquette Verte a préféré stopper au 130ème kilomètre et profiter davantage de son passage à Grenoble plutôt que de prendre le risque de traverser le Massif de la Chartreuse en marchant. D’après ses calculs, il lui aurait fallu 20 heures pour rallier l’arrivée. Déraisonnable.

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Casquette Verte en souffrance pour cause d’ampoules géantes sous les pieds. Photo Anthony Deroeux

Débarrassé de Casquette Verte, Régis Ruchaud n’a pas ralenti pour autant et a continué à creuser l’écart avec ses poursuivants. Il l’emporte en 27h 41mn 56s, battant le record de l’épreuve. Il devance Maxime Hourdebaigts de plus de 3 heures. Alexandre Kazantsev complète le podium, à plus de 4 heures du vainqueur. Ruchaud remporte ainsi son 2ème ultra d’affilée, après sa victoire en 2022 sur le Grand Raid des Cathares, et confirme ses aptitudes pour le format 160km avec gros dénivelé.

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Régis Ruchaud à l’arrivée. Photo Lbm.Vision

Le débrief de Régis Ruchaud

« C’est magnifique, des conditions inespérées, une ambiance de fou aux ravitaillements, avec les bénévoles qui sont au taquet jour et nuit, les spectateurs au bord de la route qui m’encouragent, c’était grisant. Cela s’est passé dans des conditions idéales, c’était vraiment génial », a déclaré Régis Ruchaud à son arrivée.

Concernant son bras de fer avec Casquette Verte, il a expliqué : « Les 60 premiers kilomètres m’ont permis de voir comment Alexandre réagissait par rapport à moi. Il est parti très très fort. Il montait plus vite en bosse. En haut du Moucherotte, on avait trois minutes d’écart et finalement, dans les descentes, je reprenais trois minutes. Donc, ça m’a permis de voir que j’arrivais à rattraper facilement dans les parties techniques. » Une fois que Boucheix a décroché, Régis Ruchaud a précisé avoir pu faire la course à son train, tout seul. 

Ut4M 160 Xtrem : victoire de Lucie Croissant chez les femmes

Chez les femmes, Lucie Croissant a pris la tête de la course dès le départ, et ne l’a plus jamais lâchée. Elle s’impose en 35h 34mn 54s. Son chrono lui vaut la 13e place au général. Après avoir compté jusqu’à 2 heures d’avance sur sa poursuivante immédiate, elle devance finalement de pratiquement 1 heure la Japonaise Kaori Niwa, seconde. Alice Mitaut termine 3e, à plus de 5 heures de la gagnante.

Voir le classement complet de la course ICI

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Photo Benoit Audige
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Les Dolomites ont servi de cadre à la 3e étape des Golden Trail World Series, avec la fameuse course de montagne Dolomyths Run au départ de Canazei, dans la région italienne du Trentin-Haut-Adige. Sur un parcours très sélectif réputé pour son fameux « couloir de l’enfer », le Marocain Elhousine Elazzaoui et la Suissesse Judith Wyder ont été les plus rapides d’une épreuve très spectaculaire.

Dolomyths Run : retour dans le couloir de l’enfer

Pour sa 25eme édition, cette course mythique disputée depuis 1998 revenait au programme des Golden Trail World Series après une année d’absence en 2022. 3e étape après Zegama-Aizkorri et le Marathon du Mont-Blanc, le parcours de 22 km et 1750m de D+ est surtout réputé pour la montée menant les coureurs au point le plus haut de la course, le Piz Boè, à 3152 mètres d’altitude. La dernière portion avant d’atteindre le sommet, un couloir très abrupt dans lequel serpente un chemin en lacets courts, est surnommé le « couloir de l’enfer », avec une pente parfois supérieure à 40%. Seuls les meilleurs mondiaux arrivent à le franchir en trottinant, et encore, pas sur l’ensemble de la section.

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Le Piz Boè, point culminant de la course, à 3152m d’altitude. Photo DR
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La montée du “couloir de l’enfer”. Photo DR

Dolomyths Run : Elousine Elazzaoui s’impose enfin !

Depuis le temps qu’il courait après une victoire et enchaînait les podiums sur les GTWS, le Marocain a enfin été récompensé. Auteur d’un départ très rapide en compagnie du Norvégien Stian Angermund, vainqueur ici même en 202, Elazzaoui a passé toute la course aux avant-postes sans faiblir dans la montée du couloir de l’enfer. Il y est passé juste derrière le Norvégien, avec une trentaine de secondes d’avance sur l’Italien Roberto Delorenzi et le Français Frédéric Tranchand.

C’est grâce à une attaque monstrueuse dans la descente vertigineuse que le Marocain a réussi à prendre suffisamment d’avance pour se débarrasser de Stian Angermund et s’imposer en 2h 04mn 39s. Il devance l’Italien Roberto Delorenzi de 54 secondes et le Français Frédéric Tranchand, auteur d’une descente supersonique, de pile 1 minute. Stian Angermund, moins à l’aise en descente, termine à 1mn 24s du vainqueur du jour.

« C’est la première fois que je choisis de prendre la tête et de mener la course. Ça a payé, je suis aux anges », s’est réjoui le Marocain sur la ligne d’arrivée.

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DOLOMYTHS RUN Top 10 H
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Dolomyths Run : la Suissesse Judith Wyder bat l’Américaine Sophia Laukli

Grande favorite de la course, l’Américaine Sophia Laukli, gagnante du Marathon du Mont-Blanc, n’a rien pu faire contre la détermination de la Suissesse, qui s’était déjà imposée en 2021. Partie très vite, à l’instar d’Elousine Elazzaoui, elle est passée avec 1 minute d’avance sur ses poursuivantes au sommet du Piz Boè. Grâce à une descente exceptionnelle, elle a encore creusé l’écart pour s’imposer à Canazei. Elle devance Sophia Laukli de 2mn30 et la Mexicaine Karina Carsolio, déjà 3e en 2021, de 4mn23. La première Française, Élise Poncet, prend la 6e place, à près de 14 minutes de la gagnante.

« Je suis incroyablement heureuse d’être de retour à mon meilleur niveau et particulièrement à Canazei. C’est une course magnifique, très dure, mais magnifique », a déclaré Judith Wyder sur la ligne d’arrivée.

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Ils étaient 146 au départ de Silvertone pour cette 30e édition de la Hardrock 100 dans les montagnes de San Juan. Et c’est le Français Aurélien Dunand-Pallaz qui a le premier embrassé le rocher blanc où est peint la tête de mouflon symbolisant l’arrivée. Il précède un autre Tricolore, le Basque Beñat Marmissolle. Immense exploit de Courtney Dauwalter, 4ème au général et première femme à réussir le doublé Western States Endurance Run / Hardrock 100, les 2 ultras majeurs des États-Unis, enchaînés en 3 semaines seulement.

Hardrock 100 : une petite course devenue mythique

Nous sommes à l’automne 1991. Une publicité, dans le magazine Ultrarunning, annonce la création d’une nouvelle course de 100 miles à travers les montagnes de San Juan, au sud-ouest du Colorado. Son nom : la Hardrock 100. Le concept : suivre les sentiers qu’arpentaient les mineurs dans les montagnes, à l’époque de la ruée vers l’or. L’homme derrière cette idée : Gordon Hardman, un habitant de Boulder, dans le Colorado, dont l’enthousiasme excessif compensait l’inexpérience relative. Associé à John Cappis, un habitant de Telluride, il établit un itinéraire reliant les quatre principales villes minières de la région : Silverton, Telluride, Ouray et Lake City, en utilisant principalement des sentiers et des chemins miniers historiques.

L’épreuve, terriblement exigeante, n’était déjà ouverte qu’à des montagnards avertis, ayant déjà à leur actif au moins une course de 100 miles. « Nous n’avons jamais eu l’intention d’organiser un événement qui ait autant d’attrait et de popularité, déclarera 20 ans plus tard Dale Garland, directeur de l’événement. Les premières années n’étaient pas du tout comme ça. » En effet : la première Hardrock Endurance Run (HR100) comptait… 18 engagés. Et petit à petit, par le bouche à oreille, le mythe allait se construire. 30, 40, 50, le nombre d’engagés augmente, puis devient tel qu’il faut désormais passer par une loterie pour avoir une chance de faire partie des coureurs autorisés à prendre le départ. Cette année, ils étaient 2 414 candidats. Et seuls 146 ont été retenus.

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Le profil terrible de la Hardrock 100, avec un plus haut passage au Handdies Peak, à 4285m d’altitude !

30 ans de courses, des chronos en chute libre

En 1992, c’est l’Américain David Horton qui s’était imposé sur la première édition de la Hardrock 100. Son temps : 32h 24mn. Depuis, les records n’ont cessé de tomber, et ce quel que soit le sens dans lequel la boucle est effectuée. Car c’est une des particularités de la Hardrock : changer de sens tous les ans. Un coup dans le sens des aiguilles d’une montre, l’année suivante dans le sens anti-horaire. Si les Américains ont longtemps été maîtres chez eux, depuis 10 ans, les Européens s’y illustrent également. Avec, en premier lieu, Kilian Jornet, détenteur du record absolu en 21h 36mn 24s (établi en 2022 dans le sens horaire). Dans le sens anti-horaire, c’est François D’Haene, avec son chrono de 2021, qui détient le record : 21h 45mn 50s.

Chez les femmes, le record dans absolu est détenu par l’Américaine Courtney Dauwalter depuis 2022. Elle a réalisé un chrono de 26h 44mn 46s dans le sens horaire, terminant 6e au général. Dans le sens anti-horaire, le record est détenu par l’Américaine Diana Finkel depuis 2009 en 27h 18mn.

A noter que Kilian Jornet est le plus titré sur cette épreuve, qu’il a remportée 4 fois : en 2014, 2015, 2017 et 2022.

Hardrock 100 : l’impressionnant cavalier seul d’Aurélien Dunand-Pallaz

S’il fallait résumer la course d’Aurélien Dunand-Pallaz en une seule image, ce serait sans doute celle du départ, vendredi 14 juillet à 6 heures du matin à Silvertone. A peine les coureurs se sont-ils élancés que le Français s’est arraché pour prendre une dizaine de mètres d’avance sur le peloton. Étonnante image d’un homme seul caracolant devant la meute. Plus personne n’allait le revoir ! Au terme d’une course parfaitement maîtrisée, Aurélien Dunand-Pallaz, au-dessus du lot, a tranquillement construit sa victoire. Grignotant minute après minute, il possédait déjà 5 minutes d’avance au premier ravito. Puis 10 au 25e kilomètre. Puis 20 à mi-course, lorsqu’il a rejoint son accompagnateur / pacer de luxe, Ludovic Pommeret.

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Aurélien Dunand-Pallaz, en tête de bout en bout, a parfaitement maîtrisé sa course. Photo DR
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Le baiser de la victoire. Photo DR

L’écart sur son poursuivant immédiat s’est encore creusé pour atteindre 35 minutes après 120 kilomètres, aux ¾ du parcours. Pour sa première participation, Aurélien Dunand-Pallaz s’impose en 23h 00mn 07s. Un chrono loin du record de François D’Haene, mais qui s’explique par des conditions d’enneigement importantes au-dessus de 3500m, ayant rendu la progression des coureurs difficile. Il devance de 50 minutes le Basque Beñat Marmissolle, auteur également d’une magnifique course. Un doublé français historique, Aurélien Dunand-Pallaz devenant le second tricolore à s’imposer sur la Hardrock 100, après François D’Haene. L’Espagnol Javier Dominguez arrache la 3ème place à Courtney Dauwalter, longtemps sur le podium. Il termine en 26h 12mn 01s. L’Américaine est devancée de 2 petites minutes.

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Beñat Marmissolle, heureux comme un gamin de vivre une telle expérience. Photo DR
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Le bonheur de Beñat Marmissolle à l’arrivée. Photo DR

Hardrock 100 : l’immense exploit de Courntey Dauwalter

On sentait qu’elle pouvait faire un podium, et elle a été à 2 doigts de le faire ! Partie prudemment, Courtney Dauwalter, qui s’était imposée il y a 3 semaines sur la Western States Endurance Run, record à la clé, ne savait pas trop si sa récupération allait suffire. Son mental et ses jambes ont fait le reste. Après avoir compté plus de 7 minutes de retard sur Anne-Lise Rousset Séguret, l’Américaine a pris les commandes de la course féminine au 1/3 du parcours. Pour ne plus la lâcher ! Elle pointait alors en 8e position et allait progresser raisonnablement jusqu’au 2/3 de la course, tandis que devant le coureur espagnol Javier Dominguez et les 3 coureurs américains qui la précédaient, Arlen Glick, Avery Collins et Dylan Bowman faiblissaient à vue d’œil.

Elle s’emparait de la 3ème place, synonyme de podium, à 30 kilomètres de l’arrivée. Hélas pour la belle histoire, l’Espagnol l’a rattrapée dans les derniers kilomètres. Courtney Dauwalter boucle les 160 kilomètres du parcours en 26h 14mn 08s et s’empare du même coup du record en sens anti-horaire. Un véritable phénomène.

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Le sourire de Courtney Dauwalter, une fois de plus phénoménale. Photo DR

Anne-Lise Rousset Séguret prend la seconde place, 7ème au général, à 1h15 de Courtney Dauwalter. Le jeune phénomène américain Annie Hughes, 25 ans à peine, prend la 3e place., 14e au général, en 32h 13mn 03s. Belle performance de l’inusable Claire Bannwarth, qui termine 5ème féminine, à la 24e place, après avoir longtemps été dans le Top 20.

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Anne-Lise Rousset Séguret, seconde derrière Courtney, comme lors de la Diagonale des Fous 2022. Photo DR
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Outre le formidable Restonica Trail qui s’est déroulé en Corse, 2 autres épreuves labellisées UTMB World Series se déroulaient du 7 au 9 juillet en Europe : le Verbier Saint-Bernard by UTMB et le Val d’Aran by UTMB. Si le premier, essentiellement disputé par des coureurs suisses, a vu briller Thibaut Garrivier, le second a connu une spectaculaire interruption de course sur le format ultra. Retour sur les 2 épreuves.

Val d’Aran by UTMB : la peur de Julien Chorier

On attendait une grande bataille sur le 163km et 10200m D+ du VDA, mais elle aura tourné court. A peine 4 heures après le départ, la direction de course a décidé d’interrompre l’épreuve en raison de conditions météo trop défavorables pour assurer la sécurité des 544 coureurs inscrits. Julien Chorier, partant sur cette épreuve, raconte :

« Une aventure qui avait bien débuté à 16h sous le soleil. Après un premier orage de grêle en fin d’après-midi, le temps semblait s’être calmé pour la nuit. Ma course était régulière et prudente, on s’était regroupés à plusieurs en 2nde place dans la montée après Artiga de Lin. La nuit s’annonçait bonne. Mais après 35km, sur les crêtes avant Portilhon, on a vécu un orage d’une rare violence. Du vent, à devoir s’allonger pour ne pas tomber, de la grêle qui nous fouettait, la foudre qui tombait proche de nous… le tout sur une zone sans abri. Pour la première fois en trail j’ai réellement eu peur. On a trouvé refuge juste avant le Porthilon, où les secouristes nous ont mis à l’abri et nous ont ramenés en voiture. Merci à eux. Course arrêtée. »

Julien Chorier Photo Instagram Julien Chorier
Julien Chorier soulagé après l’interruption de la course. Photo Instagram Julien Chorier

Val d’Aran by UTMB : les podiums des autres courses

Ils étaient plus de 1260 au départ de la CDH, qui a vu triompher le Roumain Raul Octavian Butaci. Il boucle les 110km et 6400m D+ en 12h 45mn 46s. Butaci devance le Français Alban Berson de 12 minutes. Le Norvégien Sebastian Krogvig termine 3e en 13h 12mn 26s. La première femme est l’Espagnole Azara Garcia de los Salmones, qui termine 9e au scratch, en 14h 14mn 52s. Elle précède la Norvégienne Mari Klakegg Fenre et l’Espagnole Nuria Picas.

Sur les 55km et 3300m D+ de la PDA, 1411 partants se sont élancés. L’épreuve s’est soldée par un triplé espagnol avec la victoire de Raul Criado en 5h 41mn 08s. Il devance Marcos Ramos Gonzalez et Aritz Egea Caceres. Les 3 hommes terminent en moins de 6 minutes. Côté féminin, même résultat avec un triplé espagnol. C’est Oihana Kortazar qui l’emporte en 6h 32mn 38s, avec une 24e place au général. Elle devance Anna Comet Pascua et Monica Vives Vila.

Ils étaient plus de 1000 au départ des 30km et 2100m D+ de l’EXP. Et les Espagnols ont également trusté les podiums. Pablo Bautista s’impose en 2h 56mn 18s, moins de 5 minutes devant Jesus Maria Alegria. Diego Simon complète le podium, à 10 minutes. Chez les femmes, c’est Nuria Gil qui s’impose en 3h 27mn 48s. Elle devance de moins de 3 minutes Maria Fuentes et de 6 minutes Mireia Pons.

Alban Berson Photo Instagram Alban Berson : Cyrille Quintard
Alban Berson. Photo Instagram Alban Berson / Cyrille Quintard

Verbier Saint-Bernard by UTMB : les podiums

L’événement phare, la course X-Alpine, longue de 140km et 9300m D+, a vu la victoire du Suisse Mathieu Clément en 20h 16mn 40s. Il devance le Français Arnaud Colloud d’une heure. Le Népalais Sangé Sherpa termine 3e, en 21h 42mn 41s. Chez les femmes, la Suissesse Corine Kagerer s’impose et prend la 14e place au général. Elle devance d’une heure la Roumaine Oana Mihalcea et d’une heure et demie la Suissesse Céline Bernasconi.

Sur la X-Traversée, longue de 76km et 5300m D+, triplé français avec la victoire de Thibaut Garrivier en 9h 00mn 22s. Il devance de 15 minutes Virgile Moriset et de 37 minutes Yannick Noël. Dans la course féminine, la Polonaise Katarzyna Solinska a pris le dessus sur l’Espagnole Virginia Perez Mesonero, deuxième à 29 minutes. La Française Carine Loyer termine 3ème à 1h09 de la gagnante du jour.

Sur le Verbier Marathon (42km et 3000m D+), l’Italien Daniel Antonioli s’impose en 4h 38mn 50s. Il devance de 6 minutes le Français Bastien Fleury et de 13 minutes l’Italien Francesco Cucco. Chez les femmes, victoire de l’inévitable Tchèque Marcela Vasinova en 5h 29mn 12s, 13e au général. Elle devance la Française Candice Fertin de 7 petites minutes seulement. La Suissesse Simone Troxler prend la 3e place, à 11 minutes de la Tchèque.

Sur le Verbier X-Plore (26km et 1700m D+), c’est le Français Maxim Chane qui s’impose en 2h 39mn 39s. Il bat d’une minute le Suisse Lucas Nanchen. Un autre Suisse, Aurélien Bertholet, termine 3e. La première féminine est la Française Astrid Hochart, 34e au général. Elle devance l’Espagnole Arcos Mercedes et la Britannique Gemma Hillier-Moses, qui terminent respectivement à 1 et 2 minutes derrière.

Thibaut Garrivier verbier saint bernard
Thibaut Garrivier s’impose sur la X-Traversée. Photo Organisation
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Du 7 au 9 juillet, Saint-Martin-Vésubie accueillait la 9ème édition de l’Ultra-Trail Côte d’Azur Mercantour. 3 jours de grande fête du trail ayant réuni un peu plus de 2000 athlètes français et étrangers sur les cimes et les vallées du Département des Alpes-Maritimes, de la Principauté de Monaco jusqu’au Parc National du Mercantour, de la mer à la montagne. Sous un soleil radieux et une chaleur étouffante, les coureurs ont repoussé leurs limites sur les 6 épreuves proposées par l’organisation de l’UTCAM, du Vertical 5KM au 125KM. Sur la plus longue des épreuves, Florian Petit et Anne Bidalun ont été les premiers à franchir la ligne d’arrivée.

UTCAM 125 KM : Florian Petit vainqueur dans la fournaise

C’est en fin de journée vendredi soir qu’a été donné le grand départ du 125KM, le plus long des formats, au Port Hercule de la Principauté de Monaco. 250 ultra-trailers se sont élancés, prêts à vivre une longue et belle aventure de la Mer Méditerranée à la Montagne du Mercantour. Très vite, ils ont quitté le bord de mer pour partir en direction de Gorbio, du Col de Braus et de Turini Camp d’Argent, alors que la nuit tombait et apportait avec elle le défilé des frontales.

Après une nuit agréable, c’est la fournaise qui attendait les coureurs dans la journée de samedi. Une chaleur accablante, exigeante pour les organismes, et qui a fait des dégâts parmi les coureurs, particulièrement sur les terribles montées de fin de parcours.

Chez les hommes, c’est Florian Petit, vainqueur du Trail des Hospitaliers 2022, qui s’est montré le plus rapide. Pour sa 2ème aventure au-delà de 100km, il s’impose en 17h 21mn 48s. Il devance Christophe Anselmo, vainqueur de l’Intégrale de l’Échappée Belle 2018, 2e en 2022, de plus d’une demi-heure. Dorian Dijon complète le podium, à de plus d’1h20.

Chez les femmes, Anne Bidalun, 3ème du 85KM du Madeira Island Ultra Trail (MIUT ) 2023, monte sur la plus haute marche du podium, devant l’expérimentée Espagnole Aroa Sio et Camille Sere.

Florian Petit 125km utcam
Florian Petit. Photo Organisation
Anne Bidalun 125KM utcam
Anne Bidalun. Photo Organisation

Les podiums et chronos du 125KM :

Hommes :
Florian PETIT (17:21:48)
Christophe ANSELMO (17:54:42)
Dorian DIJON (18:45:32)

Femmes :
Anne BIDALUN (21:55:41)
Aroa SIO (22:11:40)
Camille SERE (22:18:42)

Vertical 5KM : 2 records made in Italy

La deuxième course de cette première journée de l’UTCAM, également au départ de la Principauté de Monaco, a vu deux athlètes italiens s’imposer en battant les records masculins et féminins par la même occasion. Au pied de célèbre Trophée d’Auguste à la Turbie et après une montée sèche et intense, ce sont Alex Oberbacher et Martina Cumerlato qui sont montés en haut de la boîte. Des podiums très internationaux puisque parmi les 6 athlètes récompensés (sur 100 partants), 4 pays étaient représentés : Italie, Norvège, Monaco et France.

Les podiums et chronos du Vertical 5KM

Hommes :
Alex OBERBACHER (00:24:49)
Romain CARLICCHI (00:26:11)
Sondre Harstad RINDE (00:26:47)

Femmes :
Martina CUMERLATO (00:32:15)
Valérie RAIBAUT (00:34:20)
Émilie GELSOMINI (00:42:08)

UTCAM 75KM : Thibault Tchilinguirian devant Benoît Girondel

Samedi 8 juillet, 500 traileurs étaient sur le pont, prêts à affronter la chaleur assourdissante qui a sévi sur la région pour en découdre sur les 2 épreuves du jour, le 50 et le 75KM. Sur le 75KM, après une âpre bataille avec Benoît Girondel, tenant du titre du 125KM et déjà vainqueur du 75KM en 2021, c’est Thibault Tchilinguirian qui s’impose en 9h 43mn 27s. 3e sur ce format en 2017, il devance Girondel d’un quart d’heure.

Chez les féminines, le suspens a également été total puisque les deux premières n’ont jamais été séparées de plus de 10 minutes tout au long de la course. À l’arrivée à Saint-Martin Vésubie, l’expérimentée Christèle Le Roux conserve une petite marge d’avance et s’offre la victoire. Elle devance Lise Viterbo d’un peu plus de 7 minutes.

Thibault Tchilinguirian 75KM utcam
Thibault Tchilinguirian. Photo Organisation
Christelle le Roux utcam 75KM
Christelle le Roux. Photo Organisation

Les podiums et chronos du 75KM

Hommes :
Thibault TCHILINGUIRIAN (09:43:27)
Benoît GIRONDEL (09:58:53)
Vincent FABRE (10:19:35)

Femmes :
Christèle LE ROUX (13:44:12)
Lise VITERBO (13:51:42)
Marie HOUDUSSE (14:25:57)

UTCAM 50KM : Yohan Viani sans trembler

Sur le 50KM, le recordman de la Grande Traversée du Mercantour et local de l’étape Yohan Viani ne s’est pas fait prier pour démontrer qu’il était bien un athlète redoutable sur moyenne distance. Il s’impose en 6h 40mn 57s, avec pratiquement une demi-heure d’avance sur le second, Théo Dague. Le Marocain Omar Kemmissa complète le podium.

Dans la course féminine, il n’y aura guère eu de suspense non plus. Aurore Dacier, partie bille en tête dès le début de la course, s’impose en 8h 38mn 15s, avec plus de 20 minutes d’avance sur Charlotte Klein. Marion Berra monte sur la 3ème marche du podium.

Yohan Viani UTCAM 50KM
Yohan Viani. Photo Organisation
Aurore Dacier 50KM
Aurore Dacier. Photo Organisation

Les podiums et chronos du 50KM

Hommes :
Yohan VIANI (06:40:57)
Théo DAGUE (07:09:12)
Omar KEMMISSA (07:26:48)

Femmes :
Aurore DACIER (08:38:15)
Charlotte KLEIN (09:00:37)
Marion BERRA (09:39:15)

UTCAM 30KM : record de l’épreuve pour Damien Humbert

C’est dimanche 9 juillet que s’est déroulée la grande nouveauté de cette édition 2023 : le 30KM, désormais support d’une manche de la Série Mondiale Skyrunning. Le plateau Elites était donc bien fourni chez les hommes comme chez les femmes et la bataille a été épique. Tenant du titre, Sébastien Poesy a fait le forcing dès le premier kilomètre pour conserver sa couronne mais a dû s’avouer vaincu face à un autre Français, Damien Humbert, et au Japonais Shoma Otagiri. Face à cette densité d’athlètes professionnels, le record de l’épreuve tombe une nouvelle fois cette année et passe pour la première fois en dessous des 2 heures 50 minutes.

Chez les féminines, l’Espagnole Leire Fernandez Abete a créé la surprise et en dominant cette manche de bout en bout. Elle s’impose devant la Suissesse Maria Christen. L’Italienne Martina Cumerlato, gagnante du 5KM deux jours plus tôt, termine 3ème. Leire Fernandez Abete établit elle aussi une nouvelle marque de référence, en 3h 30mn 13s.

damien humbert utcam 30KM
Damien Humbert. Photo Organisation
Leire FERNANDEZ ABETE 30KM
Leire Fernandez Abete. Photo Organisation

Les podiums et chronos du 30KM

Hommes :
Damien HUMBERT (02:46:25)
Shoma OTAGIRI (02:46:31)
Sébastien POESY (02:47:43)

Femmes :
Leire FERNANDEZ ABETE (03:30:13)
Maria CHRISTEN (03:31:15)
Martina CUMERLATO (03:39:07)

UTCAM 10 KM : pour finir en beauté

Le 10KM est venu clôturer dimanche cette édition de l’Ultra-Trail Côte d’Azur Mercantour.

Hommes :
Romain CARLICCHI (00:51:45)
Eric DESCAMPS (00:53:27)
Benjamin BERKOUKCHI (00:54:29)

Femmes :
Julia BERNARD (01:10:42)
Virginie BOURDREZ (01:11:10)
Aline DORILAS (01:13:35)

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Les hommes forts ont fait la loi sur les terribles sentiers corses du Restonica Trail les 7 et 8 juillet. Et parmi eux, le local Lambert Santelli, qui s’est imposé sur l’Ultra-Trail di Corsica, et Thibaut Baronian, qui a remporté le Tavignanu Trail, en battant l’un et l’autre les records de leurs épreuves respectives.

Ultra-Trail di Corsica : Lambert Santelli seul au monde

Ils étaient 344 sur la ligne de départ jeudi soir à Corte, mais seulement 228 à l’arrivée, des heures plus tard. Il faut dire que le parcours de 110 km et 7200 mètres de dénivelé positif est terriblement exigeant, surtout avec la chaleur qui a régné sur la course. Dans cet univers minéral surchauffé, le champion corse détenteur depuis 2021 du record du GR20 a bouclé son parcours en 15h 15mn 31s, pulvérisant ainsi de 25 minutes son ancien record établi en 2019. L’an dernier, c’est le Basque Beñat Marmissolle qui s’était imposé en 16h 48mn 15s, soit une heure et demie de plus.

On attendait une bataille entre Lambert Santelli et Benjamin Roubiol. Hélas pour ce dernier, l’empoignade a été de courte durée. Le champion du monde en titre a en effet abandonné avant d’arriver à Vergio, au 60e kilomètre, après avoir tapé dans un rocher et s’être fracturé le petit orteil. Le jeune coureur savoyard pointait alors à six minutes de Santelli.

Deuxième du classement général, le Belge Jérôme Vanderschaeghe termine à 1 heure 25 du vainqueur. Le Français Paul Zunino prend la troisième place.

Chez les femmes, la victoire est revenue à la favorite, l’Allemande Eva Maria Sperger, en 20h 59mn 43s. Elle prend la 20e place au scratch. Elle devance Aline Coquard de 20 minutes. Sandrine Beranger termine 3e à 1h 07 de la gagnante.

Top 10 Ultra-Trail di Corsica. Source LiveTrail
Top 10 Ultra-Trail di Corsica. Source LiveTrail
Top 10 féminin Ultra-Trail di Corsica. Source LiveTrail
Top 10 féminin Ultra-Trail di Corsica. Source LiveTrail

Lambert Santelli : l’avantage du terrain

« C’est la plus grosse course qu’on a ici en Corse, c’est toujours un plaisir d’arriver en vainqueur sur le cours Paoli », a commenté Lambert Santelli après sa victoire. « J’ai eu la chance de pouvoir gagner trois fois ici. C’est toujours beaucoup d’émotions. Et, cerise sur le gâteau, il y a un beau chrono ! J’améliore mon meilleur temps de 2019 de 25 min, donc je suis ravi. Il y avait un beau plateau cette année, c’est vrai qu’il y avait de gros favoris. Il y avait Benjamin Roubiol qui est tout récent champion du monde, il y avait Henry Simon qui est un coureur au palmarès aussi long que mon bras.

Sur le papier, je n’étais pas le favori, j’étais seulement la 5ème cote. Après, j’ai pu faire encore une fois la différence parce que je suis sur mon terrain, je connais pierre par pierre et c’est un atout énorme. Physiquement, je suis peut-être un peu en-dessous de ces gars-là, mais bon, avec la connaissance du terrain, j’ai réussi à tirer mon épingle du jeu. »

Restonica Trail Lambert Santelli victoire
Lambert Santelli savoure sa victoire. Photo Organisation

Restonica Trail : victoire d’Élie Besson-Pithon

Il avait été contraint à l’abandon l’an dernier, et revenait pour se venger. Et c’est ce qu’il a fait. De manière magistrale. Sur les 67km et 3880m D+ du parcours, Élie Besson-Pithon, 13ème du 23km du Marathon du Mont-Blanc il y a quelques jours, s’est imposé en 8h 27mn 35s. Il devance de près d’une demi-heure Thibaud Le Coguic, 2e, et de 33 minutes Kevin Raymond, 3e.

Chez les femmes, victoire de l’Italienne Natalia Mastrota, 25e au scratch. Elle s’impose avec 15 minutes d’avance sur un duo de Françaises, Sabrina Maurette et Gaelle Loridat. À noter la 5e place de Sissi Cussot, à 1 heure de la gagnante.

Tavignanu Trail : record pour Thibaut Baronian

Toujours aussi performant, Thibaut Baronian l’emporte et bat le record de l’épreuve en 3h 11mn 34s. Il devance de plus de 7 minutes Loïc Robert. Le Corse Noël Giordano, deuxième l’an dernier de l’Ultra-Trail di Corsica, vainqueur du format 67km en 2021 et 4ème de ce format court en 2019, termine 3ème à 10 minutes de Thibaut Baronian.

Chez les femmes, victoire et belle 13e place au général pour Louise Serban-Penhoat en 3h 59mn 29s. La championne du monde de trail court par équipe devance l’Allemande Juliane Rössler de plus de 20 minutes. Mathilde Coulon termine 3e à 25 minutes.

Restonica Trail Thibaut Baronian
Thibaut Baronian. Photo Organisation.
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Du 19 au 22 octobre 2023 se tiendra la 29e édition des Templiers. Légende du trail, cet événement mythique niché au cœur de l’Aveyron regroupera cette année encore pas moins de 15 courses de 9 à 108 km et rassemblera plus de 12000 participants. Pendant 4 jours, l’élite mondiale du trail, avec en guest annoncée Blandine L’Hirondel, côtoiera la grande famille des amateurs de course nature dans un joyeux mélange où festivité et convivialité sont à l’honneur. Mais attention, le nombre de places par épreuve est strictement limité. Zoom sur le programme.

Templiers : les pionniers du trail

1995. L’univers du trail, sa sémantique, ses courses, ses grands noms, n’existent pas encore en France. Au cœur de l’Aveyron, deux journalistes passionnés, Odile Baudrier et Gilles Bertrand, s’apprêtent à marquer l’histoire en lançant la première édition des Templiers à Millau, une course sur sentier alors inédite en France. Leur source d’inspiration : la Western States Endurance Run, course créée en 1973 aux États-Unis, dans le Colorado.

À l’origine d’un véritable engouement, c’est sous leur impulsion que le terme « trail », littéralement « sentier », se popularise pour signifier cette pratique de course en pleine nature. Imaginant des itinéraires roulants sur long format, ils proposent dès 1999 4 courses différentes.

D’année en année, les parcours se multiplient pour donner à l’opportunité de chacun de s’exprimer. Plusieurs grands noms tels que Thomas Lorblanchet, Xavier Thévenard ou Nuria Picas voient leur carrière débuter aux Templiers. La reconnaissance internationale se fait particulièrement sentir depuis 10 ans, avec notamment la présence en 2021 du champion du monde britannique Jonathan Albon et en 2022 de l’Américain Jim Walmsley.

Lire l’article Grand Trail des Templiers 2022 : Jim Walmsley supersonique

Templiers Photo Greg Alric-14
Photo Greg Alric

Templiers 2023 : zoom sur 4 courses mythiques

Grand Trail des Templiers. 81,2 km et 3820m D+
C’est la course historique des Templiers. Thomas Lorblancher a marqué son histoire durant le Grand Trail des Templiers avec sa quadruple victoire. Une épreuve très particulière pour lui : « Il y a des courses qui marquent une carrière et les autres. La course des Templiers est bien plus que ça : elle m’a construit au sens le plus large. »

Épreuve Inclusive Sport Adapté. 1,5 et 3 km
Déjà 12 ans que le Festival des Templiers a créé une épreuve inclusive pour accueillir les jeunes déficients mentaux, autistes et trisomiques du Sud Aveyron. Ils sont plus 250 chaque année à s’y aligner, et on les retrouve aussi dans les rangs des bénévoles sur les autres épreuves.

Endurance Trail. 106 km
Pionnière des courses d’ultra, cette course fait frissonner tous les traileurs. Une des figures emblématiques de l’Endurance Trail est Caroline Chaverot. Elle a remporté la course en 2013, victoire qui a marqué ses débuts sur l’ultra-trail.

KD Trail. 7,3 km
Une épreuve créée en 2010 pour faire aimer le travail aux ados. Paris réussi, à l’image de Benjamin Roubiol qui a terminé deux fois 2ème en 2015 et 2016 et est devenu ce printemps champion du monde de trail long à 24 ans.

Templiers photo open
Photo Organisation

Templiers 2023 : le programme complet

Grand Trail des Templiers. 81,2 km et 3820m D+ et 3790m D-
Départ le 22 octobre à 5h15
Inscriptions limitées à 2350 coureurs

Endurance Trail. 104 km et 4550m D+ et 4520m D-
Départ le 20 octobre à 4h00 de Millau

L’Intégrale des Causses. 63 km et 2710m D+ et 2740m D-
Départ le 20 octobre à 6h50 de Peyreleau 
Limité à 600 coureurs.

Marathon du Larzac. 36 km et 1540m D+ et 1880m D-
Départ le 20 octobre à 7h00 de La Salvage (20km de Millau)
Limité à 500 coureurs.

La Boffi Fifty. 46,6km et 2370m D+ et 2340m D-
Départ le 21 octobre à 8h00 de Millau
Limité à 550 coureurs.

Le Marathon des Causses. 34,9km et 1650m D+ et 1620m D-
Départ le 21 octobre à 12h10 de Millau
Limité à 900 coureurs.

Templiers photo Templiers 2020
Photo Organisation

La Monna Lisa Trail. 29,3km et 1170m D+ et 1140m D-
Départ le 21 octobre à 9h30 de Millau
Limité à 900 coureurs.

La Dourbie Formi. 26,8km et 1250m D+ et 1210m D-
Départ le 21 octobre à 8h30 de Millau
Limité à 350 coureurs.

La VO2 Trail. 17,2km et 680m D+
Départ le 21 octobre à 16h00 de Millau
Limité à 900 coureurs.

Les Troubadours. 11,4km et 540m D+
Départ le 21 octobre à 14h30 de Millau
Limité à 450 coureurs.

La Templière. 7,2km et 290m D+
Départ le 21 octobre à 13h45 de Millau
Une épreuve de trail découverte exclusivement réservée aux femmes créée en 2004.

La KD Trail. 7,3km et 290m D+
Départ le 21 octobre à 13h30 de Millau
Le trail découverte exclusivement réservé aux cadets et cadettes.

La Kinder Trail. 1,5km et 3km pour les enfants
Départs le samedi 21 octobre de 10h à 11h.
3 formats selon les âges, pour enfants nés entre 2008 et 2013.

La Course Sport Adapté. 1,5km et 3km
Départ le jeudi 19 octobre à 14h.

La Belle de Millau – Marche Course contre le cancer
Départ le dimanche 22 octobre à 10h.

Plus d’infos sur les parcours et inscriptions ici

Film officiel du Grand Trail des Templiers 2022

Découvrez les images de la superbe bataille entre Jim Walsmley et Sébastien Spehler, ainsi que la victoire de Camille Bruyas.

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