PAS DE DOUCHE, PAS DE TÉLÉPHONE, PAS DE MATOS OBLIGATOIRE, MAIS UN ULTRA QUAND MÊME ! François d’Haene remet sa casquette d’organisateur pour une nouvelle édition de L’ULTRA SPIRIT au cœur du Beaufortain, du 19 au 21 septembre.

On aurait pu le croire émoussé par sa récente mésaventure sur l’UTMB, où il a tenté la passe de 5 victoires. Eh bien non ! le « Grand » va être au top avec son large sourire communicatif, et cette belle envie de partager avec chacun des coureurs présents sur cette édition qu’il souhaite « parfaitement parfaite » !

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Pas trop dur d’enchaîner après cet UTMB décevant ?

François D’Haene : Après un ultra-trail, il y a toujours une redescente, qu’il se soit bien ou mal passé… J’aime me prévoir très vite d’autres objectifs, très différents, pour me nourrir mentalement et physiquement. Le lundi d’après l’UTMB 2025, c’était la rentrée des classes de mes enfants, et ma sortie longue, cela a été de courir à l’arrêt de bus pour ne pas le louper. Et dès le mardi suivant, ce fut le début de trois semaines intenses pour peaufiner l’organisation de l’ULTRA SPIRIT, que j’avais un peu mis de côté « because UTMB ».

Comment sélectionnes-tu les participants ?

François D’Haene : Chaque année, on améliore les modalités de sélection des équipes qui vont concourir chez nous. Le premier critère, c’est d’en accueillir de nouvelles, car on a beaucoup de fidèles qui veulent revenir d’édition en édition. Lors de la phase de sélection, on demande aux candidats de nous démontrer les raisons de leur engagement, et de nous expliquer comment ils ont composé leur équipe. Cette cohésion de l’équipe, c’est le facteur principal de réussite. Au final, il y aura 45 équipes de 3 coureurs, soit 135 coureurs qui iront balader dans le Beaufortain.

Quels types de coureurs participent à l’ULTRA SPIRIT ?

François D’Haene : Au fil des éditions, je vois 3 profils types de coureurs. Le coureur classique, que je connais très bien, et qui aime venir en tant qu’habitué des ultras, même des élites, présents sans aucune pression. J’ai constaté qu’être en équipe soulage la pression individuelle, et pour les meilleurs, l’ULTRA SPIRIT permet de réaliser de bons blocs de volume.

On a ensuite des coureurs sans expérience sur ultra trail, et qui se servent de cette épreuve pour découvrir le long, et voir comment leur corps peut réagir sur le long terme, profitant de contacts avec des ultra traileurs aguerris qui ne sont pas avares de conseils. Et on a des coureurs qui ont simplement envie de changer d’horizon, de sortir des ultras traditionnels, dont ils sont un peu lassés après plusieurs années de pratique.

ULTRA SPIRIT permet de gommer la contrainte du résultat, pour retrouver le plaisir simple de la convivialité.

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Comment s’annonce le millésime 2025 ?

Il y aura des surprises, même si le lieu de bivouac reste au même endroit, au-dessus du lac de Roselend. Ce site est magique et ravit chacun tant par sa configuration que par son agencement. Il y aura une douzaine d’activités nouvelles, mixant les innovantes et les plus classiques qui font toujours leur effet. Mais la vraie surprise, à cette période de septembre, c’est la météo qui peut nous faire passer du plein été à l’hiver rigoureux d’un jour à l’autre…

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Les stars présentes sur cette édition ?

Tous nos bénévoles sont des stars ! Nous accueillerons avec plaisir de nouveau la pétillante Marianne Hogan, et notre héroïne de l’UTMB 2025, Camile Bruyas. Avec aussi parmi nous Thibaut Baronian, Gédéon Pochat, Michel Lanne, Simon Gosselin, Simon Dugué… Plus bien sûr, tous mes amis sportifs du Beaufortain, les Xavier Gacher, William Bon Mardion et d’autres qui seront tous là pour nous prêter la main.

Plus d’infos sur l’ULTRA SPIRIT ICI

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Située à deux pas de la Côte de Granit Rose, la Station Sports & Nature de Belle-Isle-en-Terre, magnifique village des Côtes d’Armor, niché entre le Guic et le Guer, organise un stage trail unique les 4 et 5 octobre prochains. Vous aimez la verdure et la nature ? Il ne vous reste plus qu’à foncer !

Station Sports & Nature de Belle-Isle-en-Terre : ne manquez pas l’occasion

Imaginez la vie de château et du trail à gogo le temps d’un week-end en plein cœur de la Bretagne. Votre rêve peut devenir réalité grâce à l’initiative de la Station Sports & Nature de Belle-Isle-en-Terre, en partenariat avec Eau et Rivières de Bretagne. Les 4 et 5 octobre, un stage unique vous attend dans les forêts de Coat An Hay et Coat An Noz ou le long de la vallée du Léguer, pour une immersion pleine nature riche en partage d’expériences.

Côté hébergement, tout est prévu, avec un camp de base situé au château de Lady Mond, dont les aménagements en dortoirs de 6 à 8 personnes avec douches et sanitaires privés permettront une véritable connexion entre participants, pour plus de convivialité.

CHATEAU LADY MOND
Château de Lady Mont, camp de base de luxe du stage.

Rien à faire côté repas, également compris dans le programme, et préparés par un traiteur local lui-même sensibilisé à la nutrition pour traileurs. Cerise sur le gâteau, les organisateurs ont comme partenaire de l’événement la marque de nutrition française Meltonic, et pourront en profiter pour tester les produits.

SPORTNATURE
Du vert et des rivières…

Stage trail Sports & Nature à Belle-Isle-en-Terre : le programme

Samedi 4 octobre : 40 km en 2 sorties avec 2 traileurs bretons expérimentés, Jonathan Parisé (5 fois champion de Bretagne de trail, 12ème de la Diagonale des Fous 2018) et Julien Hervé (Diagonale des Fous, Échappée Belle, GRP…) On court, on prend des conseils, on partage des expériences.

JONATHAN PARISÉ
Jonathan Parisé
JULIEN HERVÉ
Julien Hervé

Dimanche, 20 km en 2 sorties, ainsi que des tests de podologie (renforcement du pied, préférence motrices) avec un spécialiste. Là aussi, entre course et conseils, la journée sera riche en enseignements. Et en plaisir.

Si le programme est réparti sur 2 jours, il est possible de ne participer qu’à une seule des 2 journées au choix, le samedi ou le dimanche.

Infos, programme complet et inscriptions ICI

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“States of Elevation” est le nouveau projet de Kilian Jornet : une aventure en autonomie totale visant à relier à pied et à vélo les sommets de plus de 14 000 pieds (environ 4 270 mètres) à travers les États-Unis. Un défi particulièrement exigeant, au cours duquel Kilian parcourra chaque jour l’équivalent d’une étape du Tour de France et d’un marathon — l’altitude et les terrains techniques en plus. Au-delà de l’effort physique, ce projet reflète la profonde connexion de Kilian avec les espaces sauvages, ainsi que sa quête constante de sens à travers l’endurance, la nature et l’exploration.

States of Elevation : dans la continuité de Pyrénées 3000 et Alpine Connections

C’est début septembre 2025 que Kilian Jornet lancera son nouveau projet, States of Elevation. En partant de Longs Peak dans le Colorado, il cherchera à relier les « fourteeners » américains — sommets de plus de 14000 pieds — uniquement par des moyens humains : course à pied et vélo.

Réputé pour repousser les limites du potentiel humain et de l’endurance athlétique, States of Elevation n’est pas qu’un exploit sportif ; c’est aussi un message fort sur la découverte de la nature américaine, l’engagement, et le lien avec les communautés.

L’approche de Kilian Jornet s’inscrit dans la continuité de sa philosophie de toujours : minimalisme, respect de la nature et exploration responsable. Ce projet fait suite à d’autres défis d’endurance tels que Alpine Connections en 2024 et Pyrenees 3000 en 2023, lors desquels il avait relié certains des plus hauts sommets des Alpes et des Pyrénées.

States of Elevation : Kilian Jornet explorateur

« Ce que j’ai vécu dans les Pyrénées et les Alpes m’a motivé à continuer d’explorer cette dimension des longues traversées, qui comporte un fort aspect physique, cognitif et créatif. Je cherche clairement une continuité dans ce sens. Sous prétexte de relier les sommets de plus de 14000 pieds, mon objectif est aussi d’explorer l’Ouest américain — l’immensité des paysages, des cultures qui y ont vécu et y vivent encore, ainsi qu’une nature souvent sauvage et incroyablement variée, allant des zones alpines aux forêts denses en passant par les déserts.

States of elevation
Kilian Jornet lors de son projet Alpine Connections, en 2024. Photo Alpine Connections




States of Elevation : 58 sommets au programme

Si le communiqué de Kilian Jornet ne le précise pas, on peut supposer que son projet s’articule autour des « Fourteeners » du Colorado, donc en écartant le Mount Rainier situé dans l’État de Washington. Selon la façon dont on compte chaque sommet, le Colorado compte entre 53 et 58 sommets de plus 14000 pieds. La différence de comptabilisation tient de fait que certains ne comptent pas les sommets voisins quand les 2 “pics” ont moins de 300 pieds d’écart (91 mètres). Depuis les années 1960, de nombreux alpinistes se sont succédé pour tenter d’établir un record de vitesse sur ces sommets du Colorado, record établi généralement sur 55 sommets. Le premier officiellement recensé est Cleve McCarty qui en 1960 a reconnu 52 sommets en 52 jours.

En septembre 2020, l’Américain Teddy Keizer, connu sous le surnom de « Cave Dog », a établi le record en 10 jours, 20h et 26mn. Le parcours est connu dans le milieu sous le nom de « The Mighty Mountain Megamarathon ». Mais le tout dernier FKT recensé est celui de Andrew Hamilton, sur 58 sommets, en 9 jours 21h 51mn en version avec assistance.

En version sans assistance, le record est détenu par Daniel Hobbs depuis juillet 2022 en 14 jours, 17h et 33mn.
C’est sans doute ce record auquel va s’attaquer Kilian Jornet.

States of Elevation : inspirer les jeunes générations

En fin de compte, States of Elevation est un nouvel exemple de l’engagement de Kilian Jornet à utiliser ses projets sportifs comme leviers pour des changements porteurs de sens. En inspirant les gens à adopter les valeurs d’aventure, de responsabilité et de respect de l’environnement, Kilian espère encourager une plus grande appréciation des espaces sauvages qui nous nourrissent et nous inspirent chaque jour, pour laisser derrière lui un héritage d’actions impactantes et de prise de conscience pour les générations futures.

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Il rêvait de le faire en moins de 6 jours, il l’a fait en moins de 5 ! Entre le 20 et le 24 juillet, Grégory Camerlo, assisté d’une équipe de pacers, a réalisé l’exploit de faire le GR20 corse aller et retour en moins de 5 jours. 4 jours, 16 heures et 27 minutes précisément. Un défi énorme pour une cause qui lui est chère : l’Arménie. Retour sur une performance XXL.

GR20 aller-retour : un défi pour la cause arménienne

Pour établir la genèse de ce projet, il faut remonter à l’initiative lancée en 2021 par Pierre Kaftandjian, amoureux de trail d’origine arménienne, organisteur par ailleurs du Grand Raid du Guillestrois-Queyras. Il avait alors relié Calenzana à Conca en 56 heures pour soutenir la reconstruction d’une école de Stepanakert touchée par des bombardements durant la guerre déclenchée par l’Azerbaïdjan le 12 mai 2021 sur le territoire arménien. L’opération avait permis de récolter près de 4000 euros et de mettre en lumière ce conflit peu connu et toujours pas résolu. Grégory Camerlo, traileur aguerri, faisait partie de l’équipe de Pierre en 2021.

En début d’année, il a relancé le projet. « L’idée de revenir en Corse était toujours présente… Cette année, je me suis dit que ça pouvait être la bonne », nous avait-il confié en mars dernier, porté par l’envie d’agir. Mais s’il décida de faire renaître l’initiative, le défi était encore plus ambitieux : parcourir le GR20 en aller-retour, un challenge qui n’a jamais été officiellement réalisé.

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3 membres de l’équipe du projet, avec au centre Grégory Camerlo.

Grégory Camerlo et le GR20 : une histoire ancienne

Le GR20, Grégory le connaît bien, et dans les deux sens ! Après l’avoir parcouru une première fois en randonnée dans le sens sud-nord en 2016, puis en mode trail par étapes en 2019, il l’a enchaîné d’une traite en 2021 dans le sens nord-sud lors du premier projet de Pierre Kaftandjian. Mais enchaîner un aller-retour, c’est une autre histoire. « Sur le papier, ça me semble faisable », déclarait-t-il, optimiste, même s’il reconnaissaiit que l’aventure serait d’une rare difficulté.

En partant de Conca, au sud, pour rejoindre Calenzana, puis revenir, si les distances varient légèrement selon les sources, l’ensemble représente tout de même près de 350 km et entre 25 000 et 26 000 mètres de dénivelé positif. Ce qui explique sans doute qu’aucun record officiel sur ce trajet aller-retour n’existe à ce jour, seulement des tentatives ou des traversées non chronométrées. Ainsi, celle du Corse Guy Genovesi, qui dans les années 1990 mit 6,5 jours pour faire l’aller-retour. Grégory, désireux de faire les choses dans les règles, était déterminé à faire certifier son temps grâce à un chronométreur présent sur les points de passage clés, afin d’établir un premier temps de référence officiel, ou FKT (Fastest Known Time).

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Petite pause durant le défi juillet 2025.

Grégory Camerlo, un traileur aguerri

Ancien footballeur, Grégory Camerlo s’est tourné vers le trail en 2019. Depuis, il enchaîne les épreuves exigeantes : Diagonale des Fous en 2021, Échappée Belle en 2022, Grand Raid du Ventoux en 2023, avec un podium à la clé, Grand Raid du Guillestrois-Queyras (4ème) et Échappée Belle (6ème) en 2024, entre autres. Mais le GR20 aller-retour est une autre dimension. N’ayant jusqu’en 2024 jamais fait au-delà de 180 km, Grégory Camerlo est donc monté en charge, sa grande étape de préparation en mai 2025 ayant été sa participation à la VVX en duo, un ultra-trail de 220 km qu’il a remporté, devançant le duo Casquette Verte / Loïc Jalmin.

Lire ici l’article sur la VVX 2025

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Photo DR

GR20 pour l’Arménie, un engagement collectif

Si la performance finale est individuelle, Grégory Camerlo n’était pas seul dans l’aventure : une petite équipe l’a épaulé pour la logistique, les ravitaillements, la communication, mais aussi pour partager des kilomètres avec lui. Une équipe dans laquelle Pierre Kaftandjian tenait sa place, bien sûr, fier de ces « petits jeunes » qui prennent la relève et défendent la cause. Car au-delà du défi sportif, c’est un véritable cri d’alerte humanitaire qui animait l’équipe, dans la droite ligne du projet de 2021 : en octobre 2023, des dizaines de milliers d’Arméniens ont dû fuir la région du Haut-Karabakh, envahie et vidée de sa population. C’est pour ces familles déplacées, qui vivent aujourd’hui dans des conditions précaires en République d’Arménie, que Grégory Camerlo est allé au bout de ses forces : « Je ne m’implique jamais à moitié. Que ce soit dans le sport, au travail ou pour des causes comme celle-ci, je veux donner le maximum. »

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GR20 POUR L’ARMÉNIE

GR20 pour l’Arménie : un FKT record

Jeudi 24 juillet, Grégory Camerlo a donc relevé le défi. Après un aller Conca-Calenzana bouclé en 49 heures, et malgré quelques nuits difficiles sur ces sentiers corses si techniques, il est parvenu à effectuer le retour Calenzana-Conca en 63h27 minutes, sigant un chrono final de 4 jours, 16 heures et 27 minutes, soit 112 heures et 27 minutes. Un temps de référence désormais officiel, qu’il faudra être sacrément costaud pour aller battre.

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Grégory Camerlo à l’arrivée de son défi fou.
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De retour de la Western States Endurance Run, enthousiasmé par les grands espaces, la nature sauvage et la culture du trail-running US, Kilian Jornet, toujours à la recherche d’inspiration et de nouveaux défis, a interrogé sa communauté pour qu’elle lui propose des idées de courses, FKT et autres aventures sur le territoire américain. Un « sondage » live sur les réseaux sociaux, qui a généré 1478 commentaires que nous avons soigneusement épluchés pour découvrir les recommandations de ses fans.

Kilian Jornet : quel défi aux États-Unis ?

Évidemment, les réponses “hors-sujet” ont été très nombreuses, avec des dizaines de suggestions n’ayant rien à voir avec sa demande (que faire aux États-Unis ?). Parmi les plus nombreuses, citons un retour à l’UTMB (mais il a déclaré fin 2024 qu’il reviendra, sans toutefois préciser si ce serait en 2026 ou plus tard), le Tor des Géants, mais aussi le Marathon des Sables (qui propose à partir de 2026 un nouveau format 100 miles non stop), le GR20 (dont il a détenu le record en juin 2009 en 32h54mn02s) ou encore des FKT en Argentine, au Canada ou en Nouvelle-Zélande…

Quant à ceux qui ont bien répondu à la question de Kilian Jornet (aux USA, donc), voici les suggestions qui ont retenu le plus de suffrages :

La Barkley : 22 voix. Kilian Jornet face à l’ogre des forêts sombres du Tennessee, on a trop hâte.

Le Nolans’14 : 22 voix. Une trace de 166 km passant par 14 sommets de plus de 14000 pieds (4270m). C’est effectivement un défi pour Kilian, dans la lignée des 82 sommets de plus de 4000 mètres des Alpes de son aventure Alpine Connection de l’été 2024, même si le Nolan’s 14 est beaucoup plus court. C’est le FKT que François D’Haene vient tout juste d’établir début juillet en 35h 33mn 41s.

L’Appalachian Trail : 16 voix. Le FKT est détenu par le Belge Karel Sabbe en 41 jours 7h 39mn pour 3540km, établi en août 2018.

Le Pacific Crest Trail : 16 voix. 4240km, encore plus long que l’Appalachian Trail. Et c’est encore Karel Sabbe qui détient le FKT, en 46 jours 12h 50mn depuis août 2023.

Le John Muir Trail : 14 voix. 338km, un FKT détenu par François d’Haene depuis 2017 en 67h28.

Les White Mountains : 12 voix. La version Direttissima, 386 km et 22800mD+ compte 48 sommets à plus de 4000 pieds. Sauf que 4000 pieds, ça fait 1220 mètres, et que des sommets à 1220 mètres, Kilian, il appelle ça des collines…

Suivent ensuite le Grand Canyon Rim to Rim, un FKT de 5h55 sur un parcours de 70 km descendant au fond du Grand Canyon pour remonter sur l’autre rive, détenu par Jim Walmsley, le Wonderland Trail, un sentier de 150 km dans la chaîne des Cascades, la Badwater (217km dans la Vallée de la Mort) et d’autres courses…

Kilian Jornet : le bêtisier des propositions les plus farfelues

Quant aux propositions les plus farfelues, à mettre dans le bêtisier, voici nos réponses préférées à la question de Kilian Jornet : « Que pourrais-je faire aux Etats-Unis ? » :

– Un 4ème enfant.
– Le 10 km de Quimper-sur-Mer.
– des vacances en famille
– “Tu peux venir chez moi si tu veux.”
– Marseille Cassis.
– La montée de l’Empire State Building par les escaliers.

Bref, si Kilian Jornet suit les suggestions de sa communauté, ce serait la Barkley ou le Nolan’14. Mais les suivra-t-il ?

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C’est à un parcours redoutable que s’est mesuré François D’Haene dans le Colorado : le Nolan’s 14, une trace non balisée très technique de 150 kilomètres et 14000m D+ passant par 14 sommets à plus de 14000 pieds (4268 mètres). Avec l’équipe qui lui avait permis d’établir son record du GR20 en 2016, et après une dizaine de jours d’acclimatation et de reconnaissance des principales difficultés, il s’est lancé dans l’aventure. Son objectif n°1 : boucler la trace en moins de 60 heures. Son objectif n°2 : s’approcher du record de 39h 06mn 40s établi en juillet 2023 par David Hedges. Et que croyez-vous qu’il fit ?

Nolan’s 14 : un parcours qui faisait rêver François D’Haene

Il est certains parcours qui inspirent plus que d’autres. Situé près de Leadville, dans la chaîne de Sawatch, dans le Colorado, le Nolan’s 14 est de ceux qui ont toujours attiré François D’Haene. Un itinéraire très difficile, une trace non balisée, des altitudes supérieures à 4000 mètres, on dit du Nolan’s 14 qu’il est réservé aux randonneurs expérimentés.

En mai 2019, l’Américain Joe Grant en avait établi un premier record. Il était alors à la recherche d’une expérience. Il voulait que ce soit difficile et qu’il repousse ses limites, il voulait trouver un terrain où il lui faudrait prendre des décisions difficiles. C’est pourquoi il avait choisi le Nolan’s 14. Il est évident que cette aventure à inspiré François D’Haene, dans un même état d’esprit de quête, de repousser ses limites et, en même temps, de faire quelque chose de grand.

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Source Instagram François D’Haene

Voir le film de Joe Grant ICI

Les FKT, une motivation différente pour François D’Haene

Après le GR20, le John Muir et l’an dernier le Tor des Géants, qui même s’il se courait avec un dossard s’apparente à une aventure personnelle plus qu’à une course, François D’Haene voulait avoir cette année une nouvelle expérience hors des sentiers battus, sur des terrains inconnus de lui, réputés pour leur difficulté.

L’équipe d’encadrement de François D’Haene sur ce FKT. Source Instagram François D’Haene

Comme il l’a lui-même expliqué, il y a 5 raisons qui le poussent à se lancer dans ce type de défi :


1 : Partager l’effort avec des copains. Ici, ce fut sa bande qu’il l’avait accompagnée en 2016 pour le FKT du GR20 (battu depuis), et qu’il compte bien reconduire en 2026 pour tenter de nouveau ce GR20 et aller détrôner Lambert Santelli, l’actuel détenteur du record.

2 : Choisir quand il veut vivre l’aventure. Avant l’UTMB fin août, le créneau de début juillet était idéal pour se lancer dans cette aventure, avec un temps de repos suffisant derrière pour se lancer ensuite dans la prépa du grand rendez-vous de Chamonix.

3 : Se préparer avec un cap clair en tête

4 : Créer un projet sur-mesure, selon ses envies.

5 : Et surtout : lui donner du sens.

Toutes ces raisons, ainsi que celles pour lesquelles son choix s’est porté sur le Nolan’s 14, sont à retrouver dans le premier épisode de la web série tournée à cette occasion : “Inside Nolan’s 14”, disponible sur YouTube.

Inside Nolan’s 14 : voir le premier épisode ici

Nolan’s 14 : le record pour François D’Haene

Et ce qui devait arriver arriva : en 35h 33mn 41s, François D’Haene a effacé David Hedge des tablettes et établi un nouveau FKT.

Nolan's Chrono
Le chrono record de François D’Haene. Source Instagram François D’Haene
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13000 passionnés le long des sentiers de 16 courses en octobre 2024 ! Odile Baudrier et Gilles Bertrand, les deux fondateurs, en 1995, de la première course hors-bitume de France, au cœur de la nature aveyronnaise, étaient loin de s’imaginer que 30 ans plus tard, un tel succès serait au rendez-vous. Ni que les valeurs du trail, qu’ils ont su préserver au fil des éditions, seraient aujourd’hui plus vivantes que jamais. La légende des Templiers s’est écrite autour de celles-ci, mais l’épreuve trentenaire a également su ouvrir ses chemins aux plus jeunes et aux femmes. A quelques semaines de la 31ème édition, zoom sur quelques-unes des belles histoires des Templiers.

Voir le film de l’édition 2024 ICI, 16 minutes pour revivre l’intensité et la magie de l’événement

Festival des Templiers : les trentenaires à l’honneur, du nouveau pour les Juniors

Un vent du rajeunissement souffle les Grands Causses ! Les moins de 30 ans sont de plus en plus nombreux à courir sur les sentiers nichés au cœur de ce parc naturel régional. Pour 2025, la tendance se confirme : un bon tiers de participants de moins de 30 ans sur le VO2 Trail (17,2 km), soit 10 % de plus en 10 ans. Le marathon des Causses (36,1 km) se paie aussi une cure de jouvence, avec 19% de participation en 2025 contre 15% en 2015. 

Au-delà de ce phénomène « naturel » de rajeunissement, l’événement réaffirme son engagement en faveur de la jeunesse, amorcé dès 2004 avec la Kinder Trail et renforcé en 2021 grâce à la KD Trail. Taillée sur mesure pour la nouvelle génération de traileurs, la Junior Trail, un nouveau format de 17,2 km, s’adresse aux jeunes espoirs de la discipline (U20 nés en 2007 et 2008), leur donnant une opportunité unique de marquer les sentiers de leur empreinte, et de tester leurs limites dans un terrain de jeu exceptionnel. 

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Photo Cyrille Quintard

Festival des Templiers : ils sont nés en 1995, et seront sur les sentiers en 2025 pour leurs 30 ans !

Florian, inscrit sur l’Endurance Trail (100 km)

« Je pesais 130 kilos, je fumais, et aujourd’hui j’ai perdu plus de 30 kilos, je ne fume plus, je cours 4-5 fois par semaine, j’ai déménagé dans un endroit où je n’ai qu’à passer le portail pour être sur des sentiers ! Ma femme, qui n’était pas du tout sportive, vient de terminer ses premières courses officielles en trail ! Effectivement, je suis né en 1995, et pouvoir participer à un événement tel que les Templiers pour mon 30ème anniversaire est quelque chose d’exceptionnel ! »

Baptiste, inscrit au Marathon des Causses (36,1 km)

« La course à pied a toujours marqué ma vie, j’ai suivi mon père sur ses lignes de départ, et j’ai naturellement pris le relais. Je connais les Templiers depuis mon enfance, mon papa aurait dû y participer, mais une blessure l’en a empêché, j’avais 8 ans. Cette course représente une étape importante dans mon évolution au fil des années afin d’augmenter les distances. »

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Archives 1995. Photo Hoka Les Templiers

Benoît, inscrit sur Endurance Trail (100 km)

« J’ai frôlé l’amputation de la jambe gauche en 2012, suite à un accident au foot. Après une année de combat, j’ai pu remarcher. Une première rencontre en 2017 m’a poussé à chausser des baskets afin de tenter de réaliser 10 km. Énorme défi ! Cette rencontre, c’est le petit Tom, de l’association Le Combat de Tom, décédé en mars 2025. Je me suis dit que je n’avais pas le droit de me plaindre… J’ai découvert le trail en 2023. Alors, pour mes 30 ans, je me suis lancé le défi d’atteindre la barre des 100 km ! Et, à quel meilleur endroit le faire qu’ici ? »

Festival des Templiers : vive Les Templières !

Les femmes, d’habitude inscrites sur les plus petites distances, sont de plus en plus nombreuses à participer à des formats plus longs. En témoignent une constante progression en 10 ans :  +6% de femmes sur le Grand Trail des Templiers (80 km), +8% sur l’Endurance Trail (99 km) et +12% sur l’Intégrale des Causses (62 km). La parité est même dépassée sur des courses plus courtes avec 68% de femmes sur Les Troubadours (12 km), 59% de femmes sur la VO2 Trail (17 km) et 54% de femmes sur la Monna Lisa (28,5 km). Et ce sont celles qui courent qui en parlent le mieux !

Photo Cyrille Quintard
Photo Cyrille Quintard

Éloïse 26 ans, inscrite sur la Boffi Fifty (48,5 km)

« Ancienne cycliste pro, le trail est devenu une discipline de tous les jours pour moi. Que ce soit comme exutoire après des gardes aux urgences éprouvantes ou simplement pour sillonner mon Morvan que j’aime tant ! Cette course représente un bon défi, un objectif pour cette année, car je n’ai jamais couru autant, et les Templiers c’est mythique ! »

Roseline, 70 ans, inscrite à La Templière (7,3 km)

« Je suis une héritière du Spiridon et de son époque glorieuse ! Pour mes 70 ans je voulais faire une belle course. Je cours depuis 48 ans. J’ai déjà couru le 8 km féminin il y a 15 ans. J’ai adoré l’ambiance et voir des traileurs si courageux. Je n’avais jamais participé à une aussi grande course ! » 

Clotilde, 43 ans, Marathon du Larzac (34,6 km) et Marathon des Causses (36,1 km)

« J’ai commencé le trail en 2019, 2 ans après un accident de ski ayant eu un gros impact sur un genou (5 chirurgies, 8 mois d’arrêt de travail, 2 ans avant de remarcher sans boîter). En 2019, je mords à ce sport. Mais, mon genou me rappelant à l’ordre, je me résigne : je ne pourrais jamais faire d’ultras. Petit à petit, je passe pourtant de 20 à 24 à 28 km… Les Templiers, c’est pour moi des premières : 26 km sur l’Hivernale en 2023, 28 km sur la Mona Lisa et 44 km sur le Tarn Valley en 2024. 2025, ce sera un ultra à ma façon, car j’ai décidé de faire les 2 marathons : 34 km le vendredi et 36 km le samedi. 70 km en 2 jours !»

Le mot de Sylvia Nordskar, pro-traileuse HOKA, 2ème du Grand Trail des Templiers 2024

« Je voulais courir Les Templiers parce que j’ai entendu dire que c’était un événement unique vibrant de passion, de culture locale, à travers une nature magnifique. Le parcours est roulant, le terrain et le climat me conviennent bien. J’espère aider les femmes à avoir plus de confiance et de force en elles pour prendre le départ de davantage de courses ! »

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En octobre 2024, le traileur aventurier Sébastien Raichon avait été le premier à établir un chrono de référence sur le GR20 en autonomie complète, c’est-à-dire sans aucune aide extérieure, ni accompagnant, ni pacer. Son temps : 44 heures 43 minutes pour venir à bout des 180 km et 11000m D+ du mythique sentier corse. Le 7 juin 2025, il s’est de nouveau élancé de Calenzana, au nord, pour rallier Conca, au sud, le plus vite possible. 41 heures 53 minutes et 18 secondes plus tard, il avait établi un nouveau FKT (Fastest KnownTime).

GR20 en autonomie complète : le rêve des 40 heures

Il savait qu’il pouvait faire mieux qu’en octobre dernier. Les conditions météo de l’époque, compliquées, et une erreur de parcours sur la fin qui lui avait fait perdre une heure, l’avaient même persuadé que passer sous la barre des 40 heures était possible. Le 7 juin, Sébastien Raichon s’est donc élancé sur ce parcours qu’il aime tant avec une idée en tête : boucler le GR20 en moins de 40 heures, sans aucune aide extérieure.

La principale difficulté de l’autonomie complète, avait-il expliqué lors de ce premier record, est que le GR20 est un chemin très compliqué à suivre par endroits, où il faut quasiment s’orienter pour trouver la trace. Avec des « ouvreurs » montrant le chemin et se relayant, et des compagnons de route portant les affaires, comme le font ceux qui tentent le record avec assistance (une autre catégorie de FKT), le challenge, tout aussi compliqué en terme de technicité du sentier, est néanmoins facilité par le fait de ne pas avoir à chercher son chemin.

Mais Sébastien Raichon préfère la solitude dans l’effort, et l’autonomie complète lui va bien. C’st donc avec des temps de passage calculés à l’avance sur une base de 40 heures qu’il s’est élancé le 7 juin à 3 heures du matin pour tenter d’établir un nouveau record et de passer sous cette fameuse barre des 40 heures. Mais la météo extrêmement chaude, un bâton cassé dès les premiers kilomètres, sans possibilité de réparation ou de remplacement (merci l’autonomie totale !) lui a joué des tours. Et si le record est tombé (41 heures, 53 minutes et 18 secondes), la barre des 40 heures, elle, résiste toujours.

Les derniers mètres de Sébastien Raichon le 8 juin à l’arrivée à Conca. Photo DR
GR20 Sébastien Raichon Photo DR 1
Photo DR

Lire aussi son interview lors du 1er FKT

GR20 en autonomie totale : le débrief de Sébastien Raichon

Arrivé le 8 juin à 20h53 à Conca, Sébastien Raichon était épuisé mais heureux et rêvait d’une nuit réparatrice. Après une courte nuit, classique lorsqu’on vient de produire un tel effort, il raconte :

« Ce GR20 est vraiment vraiment un chantier colossal. Il y a 30 kilomètres faciles, le reste, c’est un chaos permanent. Sublime et instable à la fois. Les salamandres du mois d’octobre ont muté en lézards. Je ne savais pas que c’était possible ! Il y avait beaucoup plus de monde sur le sentier, mais c’était sympa. J’ai eu dans certains refuges un bel accueil, j’ai résisté non sans mal aux offrandes diverses. Quelle folie, cette autonomie complète !

L’objectif des 40h n’est pas atteint mais je suis déjà bien content. Je crois que cela reste envisageable mais toutes les planètes n’étaient pas alignées. Il m’aurait fallu une température d’automne avec le terrain sec de ce week-end. Des bâtons en état ou incassables et légers, mais vu ce que je leur impose comme contraintes… Et des poumons à 100%. Si parmi vous il y a un spécialiste de la toux grasse, je suis preneur d’un avis car c’est récurent et très limitant !

Ceci étant dit, la forme était bonne, j’ai un peu été inquiet au début qu’une blessure comme lors de la Barkley m’empêche. Je me souviendrai longtemps de cette crête au coucher de soleil après Petra Piana. Place au repos maintenant, car la Terminorum arrive vite ! 
»

GR20 Sébastien Raichon Photo DR 3
Photo DR
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La 3ème édition du Grand Raid du Finistère qui se déroulera les 19 et 20 septembre 2025 à Telgruc-sur-Mer, dans le Finistère, à la presqu’île de Crozon. Son épreuve phare, atypique, se déroule sans balisage et sans ravitaillement (hors liquides). Mais pourquoi donc aller se mettre dans cette galère ?, diront certains Romains lorsqu’ils verront les terres bretonnes s’approcher. Et bien parce que le Grand Raid du Finistère est une course à part. Loin des foules, loin des codes classiques des courses de trail à sensation, elle se vit intensément, se mérite un peu, et se partage beaucoup. Et ce sont ceux qui l’ont couru ou vont le courir cette année qui en parlent le mieux.

Voir le résumé vidéo de l’édition 2024 ICI

Grand Raid du Finistère : un spot de trail à part

Le Grand Raid du Finistère, ce sont 5 courses de tous formats où chacun pourra se frotter au littoral, à son niveau, de 14 à 166 km. Or ce littoral, c’est certainement l’un des plus beaux paysages côtiers de France (du monde, dit-on là-bas, sans chauvinissme aucun bien sûr!), aux couleurs incroyables, et où les éléments dictent les règles. Bien sûr, les aficionados des sommets alpins, pyrénéens, jurassiens ou vosgiens diront que c’est loin et que c’est plat.

Mais c’est là que le sang du Breton ne fait qu’un tour et qu’il propose au montagnard de venir se frotter à son terrain de jeu de prédilection : la pointe du Finistère, là où la Terre se finit, avec sa fameuse presqu’île de Crozon et son « sommet », le Menez Hom, culminant à « seulement » 330 mètres d’altitude. Facile ? Partez arpenter les 166 km et 3700m D+ du Grand Raid, et on en reparle après…

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Photo Grand Raid du Finistère

Grand Raid du Finistère : Julie, 37 ans, finsiher du 56 km en 2024, inscrite pour 2025

Originaire de la Presqu’île de Crozon, avec des grands-parents qui habitaient à Telgruc, elle a un attachement fort à la presqu’île. « En 2019 on m’a diagnostiquée une pathologie cardiaque, j’avais 31 ans. On m’a opérée en octobre 2020, pose d’un pacemaker. La reprise du trail a été chaotique. En 2021 j’entends parler du GRF. Cette course me fait rêver, me motive à préserver dans ma reprise douloureuse. Je sais que je ne pourrais jamais faire le 166 mais le rêve est là.

Et en 2023, François (François Hinault, l’organisateur, NDLR) annonce de nouvelles distances sur le GRF ! Je trépigne ! Le 56 est accessible pour moi, hop inscription faite. Une prépa difficile car je perds ma maman fin mai 2024. Mais je vais au bout et l’arrivée est dans les larmes, de joie. Il me faudra 3 mois de recup avant mon “demi-cœur” comme je dis mais j’y retourne cette année et j’y retournerai les années suivantes. Le GRF est ma course de cœur. »

Son message : On peut atteindre nos rêves, d’une manière différente de celle voulue au départ parfois. Il faut s’adapter, avancer, croire en soi.

Grand Raid du Finistère : Marine, 51 ans, inscrite au 18 km

Finistérienne et installée depuis plus de 25 en région nantaise, Marine a eu envie de participer à des courses sur sa terre natale et tout particulièrement sur la côte. « Après une année difficile professionnellement, la course a été un élément majeur pour m’aider à aller mieux. Je me suis donc inscrite à 6 courses cette année avec différents objectifs : battre mon RP sur semi-marathon et faire des trails sur les côtes. »

Son message : Courir pour aller mieux.

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Photo Grand Raid du Finistère

Grand Raid du Finistère : Kévin, 32 ans, inscrit au 56 km

Un énorme défi pour ce garçon originaire du Bassin d’Angers, qui a un parcours atypique : « Après un belle perte de poids d’environ 35 kg grâce à une remise au sport, je veux clôturer cette perte de poids par un bel objectif. De plus, cela me permet d’avoir d’acquérir de belle valeur que j’aimerais partager plus tard à mon fils qui vient de naître. »

Son message : Ne jamais abandonner, quel que soit l’objectif.

Grand Raid du Finistère : Nicolas, 41 ans, inscrit au 92 km

Aujourd’hui jeune papa, Nicolas cherche à repousser ses limites autrement, à travers de nouveaux défis qui lui permettent de les explorer et de les faire progresser : « Suite à un changement de vie lié à mon engagement dans des missions humanitaires en contexte sécuritaire complexe, le manque d’activité physique m’a conduit à une prise de poids et au développement d’une stéatose hépatique. Aujourd’hui jeune papa, je n’ai pas d’autre choix que de retrouver une bonne condition physique et de me réinvestir pleinement dans le sport. »

Son message : Le même message que François Hinault, l’organisateur, qui souligne l’importance de l’activité physique pour la santé. Un message qui a résonné en Nicolas comme un déclic. Il est temps pour lui de se remettre en mouvement.

Grand Raid du Finistère : Thierry, 56 ans, inscrit au 166 km solo

Thierry a participé à toutes les éditions, il aime cette course et Crozon (il habite à Clayes, à 15km de Rennes). Il veut dédier cette course à sa femme partie en début d’année : « Je me suis inscrit à l’édition 0 en 2022, après avoir fait le Grand Raid du Morbihan avec mon fils. Je voulais un autre Grand Raid pas trop loin de chez moi. Ma femme se battait contre un cancer je voulais la soutenir à ma façon. J’ai terminé en 30h15.

Je suis revenu en 2023 et 2024 avec toujours la même idée, la maladie de ma femme était toujours présente et c’était ma façon de la soutenir. Je n’ai pas fini ces deux éditions car mal préparé et fatigué. La maladie a gagné, ma femme nous a quitté en janvier 2025. Je me suis donc réinscrit dans la ferme intention de finir cette fois-ci. Je sais qu’elle sera présente et qu’elle me portera et je lui dédirai ma victoire de finisher. »

Son message : Notre souffrance sur les trails est du bonheur à côté de ces satanés maladies. Il ne faut jamais rien lâcher. La vie est belle !

Grand Raid du Finistère
Photo Grand Raid du Finistère

Grand Raid du Finistère : Philippe, 50 ans, inscrit au 56 km

Résidant dans le pays bigouden et ayant la chance d’avoir pu déjà salir ses baskets sur le GR34 côté Presqu’île, Philippe a vraiment envie de re-découvrir ce sentier en mode course libre sans balisage, sans ravito et surtout cette esprit famille/partage. « Depuis 2 ans je galère avec une pubalgie mais j’essaye d’outre-passer mes douleurs pour le plaisir du trail. J’ai plusieurs ultras à mon actif, dont 3 fois la Diag’ mais je lutte pour guérir de cette m**** dans l’espoir de prendre un nouveau dossard en 2025 avec mon fils qui lui est en pleine bourre, avec plusieurs podiums ou très belles places, dont une 20ème à l’Aber Wrach 60, pour partager père/fils cette course qui est pour moi viscérale. »

Son message : Rien n’est impossible. Il suffit de se donner les moyens pour l’atteindre. L’idéal est de le vivre avec ceux qu’on aime. L’accomplissement en est encore plus grand. 

Grand Raid du Finistère : Victoria, 29 ans, inscrite au 18 km

Quoi de mieux qu’un premier trail dans le Finistère pour une amoureuse…du Finistère ? Mais pour Victoria, ce premier trail est aussi et surtout un défi personnel post burn-out : « Cela fait un an que j’ai réussi à reprendre la course et que je ne cesse de me dépasser dans cette discipline. Ma première course était en septembre 2024, sur Nantes. Pas de grand chrono visé, juste un accomplissement. Et plus que tout ça, je me suis enfin sentie guérie de mon burn-out, je l’ai vaincu après 2 ans de difficultés d’intensités plus ou moins élevées. Depuis, chaque ligne d’arrivée franchie est synonyme de victoire. Le GRF sera une victoire supplémentaire, en plus d’être mon premier trail ! »

Son message : Victoria souhaite à tous ceux qui vivent ou vivront (malheureusement) un burn-out de pouvoir se dire la même chose qu’elle : « Mon burn-out a été la chance de ma vie ! »

Plus d’informations sur le Grand Raid du Finistère ICI

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4 heures 54 minutes et 41 secondes, c’est le temps qu’a mis l’alpiniste virtuose Benjamin Védrines, déjà détenteur du record de vitesse d’ascension du K2 sans oxygène, dans l’Himalaya (8611m) depuis juillet 2024, pour faire l’aller-retour depuis l’église de Chamonix jusqu’au sommet du mont Blanc. Un exploit réalisé en trail et en ski, qui lui permet d’établir le record absolu d’ascension du mont Blanc, mais n’efface pas des tablettes celui de Kilian Jornet (4h 57mn 40s), réalisé uniquement à pied. Une semaine plus tôt, la traileuse Élise Poncet a également établi un nouveau record absolu féminin en utilisant des skis, en 6 heures 54 minutes.

Benjamin Védrines et Kilian Jornet, deux chronos incomparables

Si de nombreux médias se sont enflammés en titrant « Benjamin Védrines efface le record de Kilian Jornet », il convient de remettre l’église (de Chamonix) au centre du village : oui, Benjamin Védrines a battu le record absolu d’ascension du mont Blanc, qui était détenu par Kilian Jornet depuis 2013, mais non, Benjamin Védrines n’a pas battu le record d’ascension à pied, catégorie dans laquelle Kilian Jornet détient toujours le record de 4h 57mn 40s établi en juillet 2013.

En réalisant une partie de l’ascension en trail et une autre partie à skis, Benjamin Védrines réalise son exploit dans une autre catégorie, et bat le record qui était détenu par l’Américain Jack Kuenzle, qui avait établi sa marque (4 heures 59 minutes) en juin 2024 après s’être installé six mois dans la vallée pour préparer le record. L’Américain avait lui même effacé le record de Mathéo Jacquemoud, qui en mai 2013 avait établi un chrono de 5 heures et 6 minutes en utilisant aussi des skis. À l’époque, le jeune champion de ski-alpinisme avait 22 ans et avait mis environ 4 heures pour gravir les 3 773 mètres de dénivelé entre l’église, située à 1037 mètres d’altitude et le sommet du mont Blanc, à 4810 mètres, dont environ 1000 mètres à pied jusqu’aux premières neiges.

Photo Noa Barrau
Photo Noa Barrau

Benjamin Védrines, une tentative pas prévue

« Ça me faisait rêver cet aller-retour mythique depuis l’église de Chamonix, même si ce n’est vraiment pas ma spécialité », a confié Benjamin Védrines, qui était notamment au côté de Kilian Jornet lors des 2 dernières ascensions de l’exploit Alpine Connections – 82 sommets des Alpes en 19 jours du Patron l’été dernier, l’accompagnant sur la Barre des Écrins et le Dôme de Neige des Écrins.

Lire l’article sur l’exploit de Kilian Jornet ICI

Mais du rêve à la réalité, il y a un pas, que Benjamin Védrines n’avait pas du tout envisagé de franchir. Il avait en effet annoncé partir en expédition au Denali (6 190 m), en Alaska mi-mai. Jusqu’à ce que l’annulation de ce projet ouvre une brèche dans son calendrier : « Je me suis décidé il y a seulement 2 semaines parce que j’étais sur Chamonix. c’est vraiment court quand on pense que Jack par exemple s’est installé 6 mois dans la vallée pour préparer ce record. […] Je n’y croyais vraiment pas à la base. C’est un record qui me fascinait, mais je ne pensais jamais en être capable, je manquais vraiment de confiance en moi pour le tenter. »

Un record absolu au bout de l’effort  

L’arrivée au cœur de Chamonix sous les applaudissements des passants surpris de l’apparition de ce gars au physique épuisé mais au regard comblé et l’acclamation de ses proches, ses amis et de ses partenaires restera marqué dans sa mémoire. « Tout le monde m’attendait. C’était hyper fort. J’ai vraiment kiffé ce moment. » Comme pour les records de ses prédécesseurs, Benjamin Védrines reconnaît avoir eu son lot de péripéties, de souffrances physiques et mentales. « Ce n’est jamais parfait, ces ascensions. C’est ce qui fait leur beauté. »

De son côté, Kilian Jornet, ami de Benjamin Védrines, a simplement commenté : “Chapeau l’artiste !” De là à ce que l’envie de tenter à son tour un chrono record en trail et ski le titille, il n’y a qu’un pas…

Photo Noa Barrau
Photo Noa Barrau

Record d’ascension absolu pour Élise Poncet

Une semaine avant Benjamin Védrines, Élise Poncet a également marqué l’histoire. Le 16 mai 2025, elle a battu le record féminin de l’aller-retour à ski en 6 heures 54 minutes 47 secondes, améliorant de 34 minutes la marque de l’Américaine Anna DeMonte (7h29 établi en juin 2024). Là encore, il s’agit bien d’une performance avec skis, qui n’efface donc pas le record à pieds établi par Hillary Gerardi, qui en 2023 avait mis 7 heures 25 minutes pour réaliser l’aller-retour Chamonix / sommet du mont Blanc.

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