Trop d’assistance dans les ultras nuit à l’égalité des chances ! C’est par un article publié sur ses réseaux que Kilian Jornet a décidé de lancer un pavé dans la mare et d’aborder enfin le problème dès ravitaillements, où certains coureurs parmi les élites ont carrément une « armée » entière à leur service quand d’autres sont seuls à devoir tout gérer.

Assistance sur les ultras : le cas extrême de la Western States Endurance Run 2025

Ce n’est pas un hasard si Kilian Jornet a attendu le début du mois d’août pour jeter un pavé dans la mare. En juillet, alors qu’il a participé à la Western States Endurance Run aux États-Unis, le « Patron » a été frappé par l’assistance dont ont pu bénéficier certains coureurs élites, avec à chaque ravitaillement plusieurs personnes à leurs soins et une démesure dans l’assistance, allant des changements de chaussures et de tenues aux « piscines » remplies d’eau fraîche pour se refroidir, tandis que d’autres coureurs élites n’avaient personne sur certains points. Un constat d’autant plus étonnant que sur la Western States, course extrêmement rapide, il est rigourseusement impossible pour une même personne d’être présente sur tous les points de ravitaillement. Certains coureurs ont donc carrément plusieurs équipes d’assistance à leur service, ce qui suppose une organisation et des moyens démesurés. Et Kilian Jornet, sans vouloir une suppression totale des assistances, de souligner les efforts faits par les organisateurs de l’ULTM Mont-Blanc pour limiter le nombre de points d’assistance et surtout d’intervenants, afin de maintenir un certain cadre d’égalité pour les athlètes en quête de performance.

Kilian Jornet, le plaidoyer pour moins de démesure dans l’assistance

Voici le texte intégral (traduit) qui lance le débat :

« Lors de mes premières courses de trail longues, l’assistance était simple. On emportait le nécessaire, et de temps en temps, il y avait un poste de ravitaillement où des bénévoles distribuaient de l’eau, des bananes, et parfois du chocolat. Avec un peu de chance, un ami ou un membre de la famille pouvait vous retrouver à un croisement avec un morceau de votre plat préféré. C’était simple, et c’était pareil pour presque tout le monde.

Au fil des ans, le sport a beaucoup évolué. Aujourd’hui, sur certaines courses, des athlètes professionnels comme moi peuvent disposer d’une équipe complète à plusieurs endroits du parcours : des personnes prêtes avec des boissons fraîches, des chaussures sèches, des gilets de course avec tout le nécessaire pour la section suivante, et même des piscines gonflables ! Dans d’autres cas, on peut voir un athlète arriver seul, avec l’aide d’une seule personne, voire sans personne. Pourtant, l’importance du soutien n’est plus un détail. C’est devenu l’un des facteurs de performance les plus importants dans les courses d’ultra-trail modernes.

(Kilian Jornet donne ensuite l’exemple, vidéos à l’appui, de 2 ravitaillements effectués par 2 athlètes élite sur la Western States : l’un avec une assistance très organisée, qui dure quelques poignées de secondes, l’autre avec un coureur sans aucune assistance, obligé de tout faire lui-même, et prenant évidemment beaucoup plus de temps). Et Kilian de commenter ces 2 exemples :

« L’un cherche à optimiser son temps et y consacre toutes les ressources et la réflexion nécessaires, l’autre improvise principalement sur le tas. Il existe de nombreux niveaux intermédiaires, et de toute façon, les deux respectent les règles de la course. Dans ce cas, si l’on cherche le meilleur résultat, on essaiera de maximiser les ressources et d’optimiser le temps passé aux ravitaillements en conséquence. Mais comme les athlètes peuvent avoir des ressources financières et humaines différentes, la question est : est-ce équitable ? Et peut-être plus important encore : est-ce la direction que nous souhaitons donner à ce sport ?

Soyons clairs : avoir du soutien n’est pas une mauvaise chose. C’est formidable d’avoir sa famille, ses amis ou une équipe qui vous encourage, vous tend sa bouteille, peut-être même son en-cas préféré ou change sa lampe frontale. Cela peut vous aider à rester dans la course, physiquement et mentalement. Cela permet de se connecter à un effort autrement solitaire. De même, lors des ultra-trails, où l’athlète court pendant des dizaines d’heures, avoir une alimentation testée et se sentir bien est essentiel, et il serait difficile de tout transporter dès le départ. Un point d’assistance est donc logique.

Mais la réalité actuelle est que la quantité et la qualité du soutien varient énormément. Certains athlètes arrivent à un ravitaillement entourés de cinq personnes : l’une change leurs chaussures, l’autre remplit leurs bouteilles, une autre les nourrit, et une autre encore leur donne des informations en direct grâce au tracker. D’autres arrivent seuls, parfois sans personne pour leur remettre un sac de transport. Et ce n’est pas qu’anecdotique : cela a un impact direct sur la performance.

Sur des courses comme la Western States, le règlement autorise ce type d’équipage complet. En revanche, d’autres événements comme l’UTMB ont mis en place des règles spécifiques : limitation des lieux d’assistance, du nombre de personnes autorisées à apporter leur aide et de la quantité de matériel pouvant être échangé. Il s’agit d’une tentative d’égaliser les chances, et je crois que c’est nécessaire.

Cela nous amène à une question plus profonde : quel type de sport construisons-nous ?

L’ultra-trail est-il en passe de devenir comme la Formule 1 ou le cyclisme professionnel, où la performance ne dépend pas seulement de l’athlète, mais aussi de la taille de l’équipe, de la technologie et des moyens financiers ?

Voulons-nous un avenir où les athlètes bénéficient d’une équipe de voitures d’assistance qui suivent le parcours, où les changements de vitesse et les stratégies de refroidissement deviennent des atouts décisifs ? Ou bien considérons-nous le trail comme une activité liée à l’exploration personnelle et à une certaine autonomie en pleine nature ? Une course où amateurs et professionnels affrontent les mêmes montagnes, le même soleil, les mêmes ravitaillements — et la même chance de s’en sortir.

Je ne prône pas l’absence totale de soutien. Mais je crois que des limites claires et cohérentes sont nécessaires pour garantir l’équité, notamment dans les courses professionnelles.

Réglementer le nombre de zones de secours autorisées aux équipages, limiter le nombre de personnes pouvant apporter leur aide et définir les échanges possibles sont autant de mesures simples qui préservent l’équité dans ce sport.

Cela compte aussi au-delà de la compétition. En banalisant les équipages excessifs, nous relevons les barrières à l’entrée. Il devient plus difficile pour les athlètes sans gros budget ou équipes de concourir à armes égales. Cela contredit l’idée que l’endurance est une question de résilience, et non de ressources.

En tant qu’athlètes d’élite, nous participons à ce jeu de renforcement du soutien, car nous cherchons toujours à maximiser nos performances dans les limites autorisées par le règlement, afin d’avoir les mêmes chances que les autres athlètes qui les optimisent également. Ainsi, nous apportons de plus en plus d’aide chaque année, creusant ainsi l’écart avec les athlètes qui ne peuvent pas bénéficier d’une assistance. Ainsi, si les règles restent ouvertes, il sera plus compliqué de revenir à une compétition plus équitable pour tous.

Réfléchissons à ce que sera le sport dans dix ans. Souhaitons-nous un sport où, pour performer, il nous faudra des budgets plus importants, des équipes plus importantes et où les athlètes n’auront « que » besoin de courir ? Ou souhaitons-nous un sport où tous les coureurs auront les mêmes chances et où la gestion de l’humain face aux défis des espaces et des conditions naturelles fera toujours partie du parcours ?

Pour moi, je choisirai toujours la deuxième. »

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“States of Elevation” est le nouveau projet de Kilian Jornet : une aventure en autonomie totale visant à relier à pied et à vélo les sommets de plus de 14 000 pieds (environ 4 270 mètres) à travers les États-Unis. Un défi particulièrement exigeant, au cours duquel Kilian parcourra chaque jour l’équivalent d’une étape du Tour de France et d’un marathon — l’altitude et les terrains techniques en plus. Au-delà de l’effort physique, ce projet reflète la profonde connexion de Kilian avec les espaces sauvages, ainsi que sa quête constante de sens à travers l’endurance, la nature et l’exploration.

States of Elevation : dans la continuité de Pyrénées 3000 et Alpine Connections

C’est début septembre 2025 que Kilian Jornet lancera son nouveau projet, States of Elevation. En partant de Longs Peak dans le Colorado, il cherchera à relier les « fourteeners » américains — sommets de plus de 14000 pieds — uniquement par des moyens humains : course à pied et vélo.

Réputé pour repousser les limites du potentiel humain et de l’endurance athlétique, States of Elevation n’est pas qu’un exploit sportif ; c’est aussi un message fort sur la découverte de la nature américaine, l’engagement, et le lien avec les communautés.

L’approche de Kilian Jornet s’inscrit dans la continuité de sa philosophie de toujours : minimalisme, respect de la nature et exploration responsable. Ce projet fait suite à d’autres défis d’endurance tels que Alpine Connections en 2024 et Pyrenees 3000 en 2023, lors desquels il avait relié certains des plus hauts sommets des Alpes et des Pyrénées.

States of Elevation : Kilian Jornet explorateur

« Ce que j’ai vécu dans les Pyrénées et les Alpes m’a motivé à continuer d’explorer cette dimension des longues traversées, qui comporte un fort aspect physique, cognitif et créatif. Je cherche clairement une continuité dans ce sens. Sous prétexte de relier les sommets de plus de 14000 pieds, mon objectif est aussi d’explorer l’Ouest américain — l’immensité des paysages, des cultures qui y ont vécu et y vivent encore, ainsi qu’une nature souvent sauvage et incroyablement variée, allant des zones alpines aux forêts denses en passant par les déserts.

States of elevation
Kilian Jornet lors de son projet Alpine Connections, en 2024. Photo Alpine Connections




States of Elevation : 58 sommets au programme

Si le communiqué de Kilian Jornet ne le précise pas, on peut supposer que son projet s’articule autour des « Fourteeners » du Colorado, donc en écartant le Mount Rainier situé dans l’État de Washington. Selon la façon dont on compte chaque sommet, le Colorado compte entre 53 et 58 sommets de plus 14000 pieds. La différence de comptabilisation tient de fait que certains ne comptent pas les sommets voisins quand les 2 “pics” ont moins de 300 pieds d’écart (91 mètres). Depuis les années 1960, de nombreux alpinistes se sont succédé pour tenter d’établir un record de vitesse sur ces sommets du Colorado, record établi généralement sur 55 sommets. Le premier officiellement recensé est Cleve McCarty qui en 1960 a reconnu 52 sommets en 52 jours.

En septembre 2020, l’Américain Teddy Keizer, connu sous le surnom de « Cave Dog », a établi le record en 10 jours, 20h et 26mn. Le parcours est connu dans le milieu sous le nom de « The Mighty Mountain Megamarathon ». Mais le tout dernier FKT recensé est celui de Andrew Hamilton, sur 58 sommets, en 9 jours 21h 51mn en version avec assistance.

En version sans assistance, le record est détenu par Daniel Hobbs depuis juillet 2022 en 14 jours, 17h et 33mn.
C’est sans doute ce record auquel va s’attaquer Kilian Jornet.

States of Elevation : inspirer les jeunes générations

En fin de compte, States of Elevation est un nouvel exemple de l’engagement de Kilian Jornet à utiliser ses projets sportifs comme leviers pour des changements porteurs de sens. En inspirant les gens à adopter les valeurs d’aventure, de responsabilité et de respect de l’environnement, Kilian espère encourager une plus grande appréciation des espaces sauvages qui nous nourrissent et nous inspirent chaque jour, pour laisser derrière lui un héritage d’actions impactantes et de prise de conscience pour les générations futures.

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Alors qu’il ne restait plus que 2 courses avant la Grande Finale Ledro Sky Trentino en octobre pour cette saison 2025 des Golden Trail World Series, le Kényan Timothy Kibett chez les hommes et la Britannique Naomi Lang chez les femmes ont remporté chacun leur première victoire sur le circuit. Ils se sont imposés sur un parcours aux descentes techniques et exigeantes rendu encore plus difficile par la pluie, et raccourci à 20 km et 1000m D+ du fait des conditions extrêmes qui règnaient au point culminant de la course. Mais les cadors du circuit n’étaient pas présents, se réservant pour la prestigieuse Sierre-Zinal, le 9 août.

Pitz Alpine Glacier Trail : les Kényanes à bloc !

L’armada kényane était là pour gagner, et elle l’a fait avoir d’entrée. Caroline Kimutai, Philaries Jeruto Kisang et Faith Kiplagat ont ainsi imposé un rythme soutenu dès la première boucle. Cependant, la dynamique de course a commencé à changer après ce premier segment. C’est à ce moment-là que la Britannique Naomi Lang et l’Espagnole Malen Osa ont uni leurs forces pour rattraper le trio de tête et s’échapper. Au kilomètre 5, le duo détenait 45 secondes d’avance sur un groupe de poursuite mené par la Norvégienne Andrine Benjaminsen.

Dans la seule montée de la journée, en raison du raccourcissement du parcours, la tête de course s’est à nouveau regroupée : Lang, Osa, Kimutai, Kiplagat, Benjaminsen, Kisang et l’Espagnole Maria Fuentes couraient toutes à moins d’une minute les unes des autres. Tout laissait présager que les descentes tyroliennes, techniques et exigeantes, entre le point culminant du parcours et le kilomètre 14 à Mandarfen constitueraient le tronçon décisif, avant une dernière boucle moins technique.

Pitz Alpine Glacier Trail : Naomi Lang devant les Kényanes !

Et c’est ce qu’il se passa : à la fin de la descente, Lang avait creusé une avance d’une minute sur Osa et de deux minutes sur Kiplagat et Benjaminsen. Dans la dernière boucle, Naomi Lang a conservé son avantage et a franchi la ligne d’arrivée en tête. Malen Osa a pris la deuxième place, assurant ainsi le doublé à Salomon. Faith Kiplagat n’a pas pu maintenir le rythme et a finalement été dépassée sur la ligne d’arrivée par Andrine Benjaminsen et Maria Fuentes. Aucune Kényane sur le podium, une première cette saison sur la GTWS !

Naomi Lang a ainsi remporté sa première victoire en Golden Trail World Series. « La course a démarré très vite et j’ai décidé de ne pas suivre les meneuses. Lorsque le parcours est devenu plus technique lors de la première boucle, j’ai rejoint Malen Osa et nous avons travaillé ensemble. Avoir une coéquipière était fantastique. Dans la montée, j’ai tout donné car c’était la seule vraie montée de la course, donc le plan était de tenir jusqu’au sommet. Kiplagat et Kimutai m’ont rattrapée, et dans la descente, j’ai tout donné pour creuser l’écart. Je suis vraiment contente d’avoir remporté la victoire dans la série et de revenir ainsi après ma course de Noli, qui ne s’était pas si bien passée pour moi. »

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Victoire de Naomi Lang. Photo rising.story_@justingalant

Pitz Alpine Glacier Trail : le top 10 féminin

  1. Naomi Lang (United Kingdom – Salomon) – 1:49:51
  2. Malen Osa (Spain – Salomon) – 1:50:20
  3. Andrine Benjaminsen (Norway – Lillomarka o-lag) – 1:52:28
  4. María Fuentes (Spain – Kailas) – 1:53:30
  5. Faith Kiplagat (Kenya – Salomon Milimani Runners) – 1:53:49
  6. Philaries Jeruto Kisang (Kenya – Run2gether On Trail) – 1:56:28
  7. Caroline Kimutai (Kenya – Salomon Milimani Runners) – 1:56:56
  8. Weronika Matuszczak (Poland – Salomon) – 1:58:03
  9. Sara Willhoit (United Kingdom – Scarpa/Rab) – 1:58:15
  10. Sarah Carter (USA – Topo Athletic) – 1:58:15
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TOP 5 Femmes. Photo rising.story_@justingalant

Pitz Alpine Glacier Trail : Timothy Kibett enfin récompensé

La course masculine a également démarré sur un rythme effréné, sept coureurs franchissant la barre des cinq kilomètres en moins de 20 minutes. C’est dans la montée que des écarts ont commencé à se creuser, même si pas moins de dix athlètes étaient encore à moins d’une minute les uns des autres au point culminant du parcours. En tête du peloton se trouvaient les Kényans Timothy Kibett, Michael Selelo Saoli et Samwel Kiprotich et les Américains Taylor Stack et Dan Curts. Comme chez les femmes, la descente s’est avérée décisive.

En bas de celle-ci, Kibett comptait une minute d’avance sur Stack et Kiprotich. Derrière eux, Saoli et Kiplimo comptaient près de deux minutes de retard. La dernière boucle a finalement scellé le podium. Timothy Kibett a conservé une solide avance pour s’assurer la victoire, tandis que Samwel Kiprotich a dépassé Taylor Stack dans la lutte pour la deuxième place. Aucun changement n’a eu lieu derrière eux, Michael Selelo Saoli et Nashon Kiplimo complétant le top 5 tandis que Dan Curts avait explosé.

« Je tiens à remercier toute mon équipe, car elle m’a aidé à remporter cette victoire aujourd’hui. Je n’y serais pas parvenu sans eux. La préparation avant cette course a été excellente », a déclaré Kibett à l’arrivée.

A noter la très belle 6ème place du Français Pierre Galbourdin, premier Européen de la course.

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Victoire de Timothy Kibett. Photo rising.story_@justingalant

Pitz Alpine Glacier Trail : le top 10 masculin

  1. Timothy Kibett (Kenya – Salomon Milimani Runners) – 1:32:43
  2. Samwel Kiprotich (Kenya – Salomon Milimani Runners) – 1:32:47
  3. Taylor Stack (USA – Brooks Trail Runners) – 1:33:40
  4. Michael Selelo Saoli (Kenya – Run2gether On Trail) – 1:33:42
  5. Nashon Kiplimo (Kenya – Salomon Milimani Runners) – 1:34:56
  6. Pierre Galbourdin (France – Brooks Trail Runners) – 1:35:12
  7. Dominik Rolli (Switzerland – Salomon) – 1:35:27
  8. Thomas Roach (United Kingdom – Scarpa) – 1:36:04
  9. Ephantus Mwangi Njeri (Kenya – Run2gether On Trail) – 1:36:14
  10. Jonas Soldini (Switzerland – Salomon) – 1:37:05
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TOP 5 Hommes. Photo rising.story_@justingalant

Découvrez le classement général masculin et féminin à l’issue de la 7ème épreuve de la GTWS ICI

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3ème épisode de la série Road to UTMB, où Théo Detienne partage sa saison 2025 qui doit l’amener à participer à son premier UTMB le 29 août 2025. Dans cet épisode, Théo vous en apprendra sur les courgettes, vous fera revivre sa MaxiRace, où il a terminé 3ème, mais surtout vous entraînera sur le 90km du Mont-Blanc, où il a « suivi LE plan » qui l’a amené à la victoire. « Si je m’entraîne 365 jours par an, c’est pour vivre ce petit moment, tout simplement », a-t-il dit à l’arrivée, encore plein de l’émotion ressentie.

(Ah, au fait, LE plan en question, c’était de rester bien sagement dans le peloton jusqu’au pied de la dernière bosse, et d’attaquer. Et c’est ce qu’il a fait. Et ça a marché !)

Sortie : 2025
Durée : 20 minutes
Langue : Français

Voir le film ICI

Retrouvez les 2 premiers épisodes de Road to UTMB

Road to UTMB – Episode 1 (ski, cross country…)

Le premier épisode de la série, où vous découvrirez la préparation hivernale en ski de Théo Detienne, ainsi que quelques cross country pour décrasser le moteur !

Sortie : 2025
Durée : 18 minutes
Langue : Français

Voir le film ICI

Road to UTMB – Marathon de Londres

Au sortir de l’hiver, retrouvez Théo Detienne lors du Marathon de Londres, première grosse épreuve de sa saison tournée vers l’UTMB Mont-Blanc.

Sortie : 2025
Durée : 18 minutes
Langue : Français

Voir le film ICI

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C’est la course de cœur de Sébastien Spehler, qu’il a déjà remporté 4 fois de suite entre 2013 (ex-aequo avec Stéphane Ricard) et 2016. Revenu en 2024 pour un 5ème titre, il avait échoué à la seconde place de la 6000D derrière Antoine Thiriat et avait terminé en chaussettes, victime d’ampoules aux pieds. De retour cette année, il n’a pas laissé passer l’occasion. Chez les femmes, Kaline Ozaki a créé la surprise en domptant les éléments. Mais que la course fut compliquée !

6000D : le froid et la neige s’invitent sur le parcours

Lorsque la veille du départ on a demandé à Sébastien Spehler, grand favori de cette édition 2025, ce qui pourrait l’empêcher de gagner, il a immédiatement pointé un adversaire : la météo. Alors que le soleil était radieux vendredi 1er août à La Plagne, un gros passage orageux était prévu pour le lendemain matin, avec un prévisionnel de ressenti de température de l’ordre de 4°C au sommet du parcours, au Glacier Live 3000. « Il faudra partir prudemment et en garder sous la pédale, car là-haut, avec le froid, ça va énormément fatiguer les organismes, et il restera encore 35 kilomètres de course ! », avait mis en garde l’Alsacien.

Et la mise en garde était justifiée. Non seulement le parcours fut détrempé, avec de la boue et du terrain glissant dès le début, mais le passage du Glacier fut épique pour les premiers concurrents, avec des températures finalement inférieures à 0°, avant que la direction de course ne décide de modifier le parcours pour interdire la montée, jugée trop dangereuse.

6000D : vent de panique sur les classements

Combien furent-ils à monter ? Un fou artistique règne encore, sans doute dû à des problèmes de la cellule de chronométrage du point culminant du parcours, incapable de sortir un décompte précis. Des observateurs sur place parlent d’une cinquantaine de coureurs, la direction de course de plus d’une centaine…

Quant au résultat chronométrique, ce fut là aussi le capharnaüm, les concurrents ayant été réorientés sans faire l’ascension étant tous crédités de leur temps + un temps additionnel de 100 minutes correspondant au temps mis par le dernier concurrent à être monté et redescendu du glacier. Un choix sur le papier correct, mais qui fausse considérablement les résultats de course réels, car ne prenant pas compte de la fatigue musculaire de ceux qui sont effectivement allés en haut, et qui ont forcément vu leur performance de course diminuer dans la deuxième partie de l’épreuve.

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Sébastien Spehler. Photo Stéphane Demard

6000D : Sébastien Spehler impérial

Bien couvert (plus d’ailleurs que ce que le matériel obligatoire exigeait), Sébastien Spehler a fait un cavalier seul et n’a jamais été inquiété. A Roche de Mio, au km 27, il comptait déjà 8 minutes d’avance sur ses poursuivants. Une avance qu’il a conservée jusqu’au passage au sommet du Glacier Live 3000, avant de commencer à creuser l’écart dans la descente, une de ses spécialités. En 6h10, il s’est imposé à Aime-La-Plagne, signant sa 5ème victoire, 9 ans après son dernier succès. Il a devancé Goulwen Kerneguez de 17 minutes et Christophe Pimenta de 31 minutes.

Et surtout, il a terminé en chaussures ! Interrogé juste après avoir franchi la ligne, il raconte : « En fait, c’était le même modèle de chaussures. L’année dernière, c’était incompréhensible. Je n’ai eu qu’une seule ampoule en 13 ans de trail, c’était l’année dernière. » Quant aux conditions météo, il confirmait la justesse de l’organisation d’avoir choisi de stopper les montées : « Musculairement, c’était beaucoup plus dur que l’année dernière, il y avait de la boue, ça glissait tout le long, c’était l’édition la plus dure que j’ai faite. Et le Glacier, si quelqu’un se couvrait trop tard, il n’y avait plus qu’à prier pour lui parce que c’était vraiment galère. Moi, j’avais plus que le matériel obligatoire et même si ça passait, il ne fallait pas s’arrêter et squatter en haut ! »

Sébastien Spehler au Glacier Live 3000 Photo Stéphane Demard
Le passage de Sébastien Spehler au Glacier Live 3000. Photo Stéphane Demard
Chaussures 6000D Photo Stéphane Demard
Cette année oui ! Sébastien Spehler a terminé avec ses chaussures ! Photo Stéphane Demard

6000D : Kaline Ozaki bonne pour le service

Après une mononucléose, la 6000D arrivait comme un test pour Kaline Ozaki, nouvelle recrue du team Asics prévue fin août sur la CCC. En fonction de son état de forme à la fin de la course, elle s’alignerait ou non au départ de la petite sœur de l’UTMB. Si c’est le débrief de sa course avec son entraîneur Laurent Ardito qui permettra de prendre une décision, le test a été plutôt probant, puisque la jeune femme s’est imposée en 7h49, et étant bien passée au sommet du Glacier. Tout comme ses 2 dauphines, Manon Roche-Gabarret et Manon Gras, arrivées 15 minutes après et séparées de seulement 2 secondes sur la ligne.

Mais ce classement féminin mit du temps à s’afficher, et fut tout d’abord faussé par l’arrivée de concurrentes n’ayant pas fait la montée la Glacier. Il fallut ainsi attendre de lingues minutes avant de connaître le classement final, avec certaines concurrentes qui furent obligées de montrer des photos d’elles lors de leur passage au sommet pour attester d’être bien allées là-haut. Entre alerte canicule et alerte orage, cet été, décidément, réserve bien des surprises aux organisateurs…

Voir le classement complet de toutes les courses de la 6000D ICI

Kaline Ozaki Photo Stéphane Demard
Le podium féminin avec au centre Kaline Ozaki. Photo Organisation
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Ils étaient 1700 dimanche 27 juillet à l’aube à s’élancer à la lueur de la frontale à 5h30 du matin pour partir à l’assaut des majestueuses crêtes du mont Charvet et de ses dolines creusées dans le gypse, avec pour tous la même question : quelle distance vais-je parcourir. Retour sur une des courses les plus ingénieuses du circuit, le Millet XTrail Courchevel et son fameux concept « Find Your Limit ».

« Find your limit » : choisir sa distance… pendant la course

Avec 6 distances au choix (11, 22, 33, 44, 55 et 66 km) mais un seul tarif et un seul départ, le Millet XTrail Courchevel est une des seuls courses de France où l’on peut partir pour une petite boucle et finir aux portes d’un ultra, après 66 kilomètres de course en montagne. En effet, chaque coureur est libre de décider de sa distance en fonction de son état de forme et des barrières horaires.

Que ce soit pour se challenger en allongeant la distance ou pour choisir une solution de repli en cas de méforme, chacun peut trouver un parcours à sa mesure. Un format hybride et inclusif, où la liberté, l’écoute de soi-même et l’adaptation priment autant que la performance, qui a une fois de plus séduit bon nombre de concurrents, puisque 26 nations et 98 départements français étaient représentés parmi les 1700 participants qui ont pris un départ.

Millet XTrail Courchevel : un cadre exceptionnel

S’il est possible de se contenter de la boucle de 11 km, un format trail découverte idéal pour les néo-traileurs, il serait dommage de ne pas se faire violence et s’engager plus loin, sur le 22 et plus, afin d’affronter la longue ascension vers les crêtes du mont Charvet. Car c’est généralement en arrivant au sommet que le soleil embrasse le ciel et dévoile les crêtes, sommets et alpages du Parc National de la Vanoise, véritable bol d’oxygène à portée de main.

S’il est encore temps, après avoir slalomé entre les cratères qui criblent les crêtes, formés par la dissolution de la roche friable, de plonger vers la vallée pour rejoindre l’arrivée pour une boucle de 22 kilomètres, tous ceux qui allongeront la distance (33, 44 ou 55 km) quitteront progressivement les forêts pour grimper vers les alpages, afronter les pierriers, franchir des cols et se perdre dans l’immensité des espaces sauvages avant de rallier l’arrivée. Et là, les rares guerriers ayant déjà effectué 55 kilomètres auront encore la possibilité d’en rajouter 11 de plus en refaisant la petite boucle du départ, pour un 66 km / 4100m D+ bien costaud avec au bout le titre de XTrailer de l’année, à conquérir chez les hommes comme chez les femmes.

Millet XTrail Courchevel : des performances de haut vol sur le 66 km

Chez les hommes, Thibaut Witvoet, qui avait terminé 3ème du 55 km en 2024, a décroché le titre de XTrailer 2025 en s’imposant en7h 39min 53s. « C’était compliqué. Au kilomètre 17, mon bâton s’est cassé et, à la fin du 55km, Clément Mugnier m’a rattrapé. J’ai pu reprendre un bâton pour la dernière boucle de 11 kilomètres et ça allait mieux. Le parcours est exceptionnel avec le passage du col de la Grande Pierre et celui du Râteau » a-t-il déclaré à l’arrivée. Il a devancé Gonzague Cavrot, crédité de 7h 53min 37s et Nicolas Raybaud, un fidèle des évènements sportifs de la station, crédité de 7h 58min 01s.

Millet XTrail Courchevel
Thibaut Witvoet. Photo Millet XTrail Courchevel
Podium Hommes 66K
Le podium Hommes 66K. Photo Organisation

Chez les femmes, l’exploit du jour a été signé par la Réunionnaise Marion Zaradzki, victorieuse en 9h 36min, qui a enfin décroché le titre de XTraileuse 2025. « J’ai eu un coup de cœur l’année dernière pour cette course. J’avais terminé seconde du 66 km derrière Blandine L’Hirondel et je tenais à la refaire car elle est très exigeante. Elle est parfaite pour préparer le Grand Raid de la Réunion » a-t-elle confié une fois la ligne coupée. Gaëlle Loridat en 10h 04min 37s est montée sur la 2ème marche du podium devant l’ex-candidate Belge de Koh Lanta Helena Roosen, 3ème en 10h 30min 49s.

Millet XTrail Marion Zaradzki
Marion Zaradzki. Photo Millet XTrail Courchevel
Podium Femmes 66K
Le podium Femmes 66K. Photo Organisation

Millet XTrail Courchevel : Marie Dohin et Clément Mugnier au top sur le 55 km 

On l’avait quittée sur un abandon sur coup de chaud alors qu’elle était en tête de l’UTCAM 125, Marie Dohin a remis les pendules à l’heure en s’imposant dans l’excellent temps de 7h 52min 17s, devançant les 2 futures lauréates du 66 km, Marion Zaradzki, seconde en 7h 59min 19s et Gaelle Loridat, 3ème en 8h 13min 02s.

Chez les hommes, c’est au finish que Clément Mugnier a arraché la victoire en 6h 11min 27s. A peine 1 minute et 17 secondes plus tard, Thibaut Witvoet a surgi pour prendre la seconde place avant de continuer pour aller chercher la victoire sur le 66 km. Le Belge Guillaume Deneffe a complété le podium en 6h 34min 03s.

Millet XTrail Marie Dohin
Marie Dohin en tête. Photo Millet XTrail Courchevel

Millet XTrail Courchevel : les skieurs alpinistes raflent la mise sur le 44 km

« Le parcours est vraiment cool, super bien balisé. Le fait de pouvoir bifurquer à tout moment, ça change l’allure de course et c’est ça qui est sympa car tu ne sais pas qui est devant. Tu fais ta course à ton allure. Je reviendrai l’année prochaine faire le 55 km, mais cette année, le 44 km était parfait pour préparer l’OCC », a déclaré Gédéon Pochat, qui s’est imposé sur cette distance en 4h 28min 49s. Il a devancé Antoine Gérard (4h 56min 32s) et Louis Travaillot (5h 02min 15s).

« C’est trop bien. Je viens souvent à Courchevel pour faire le Millet Ski Touring Courchevel en ski alpinisme et j’ai été super surprise du parcours, l’orga trop cool, full montagne avec du cailloux, des crêtes, un peu de neige… Tout était réuni, juste trop beau ». Telle a été la réaction de Marie Charlotte Iratzoquy, lauréate du 44 km avec un temps de 5h 43min 22s. Julie Baverel est arrivée seconde en 6h 03min 24s, Laura Huet a complété le podium en 6h 19min 58s.

Millet XTrail Courchevel : Fleury Roux et Elise Guillot s’imposent sur le 33 km

Second du 33 km en 2024, Fleury Roux a pris sa revanche et s’est imposé en 3h 26min 23s. « Je n’avais pas de super sensations sur la première montée. Arrivé sur les crêtes, J’étais troisième. Dans la descente, je me suis senti vraiment bien. J’ai accéléré au fur et à mesure et je crois que j’ai doublé les 2 autres au kilomètre 20. Je suis content car je fais un meilleur chrono que l’année dernière. » Les places d’honneur ont été prises par Arthur Polot-Doco, second en 3h29min00s et Corentin Fischer, troisième en 3h31min29s.

« Le 33 km, c’était mon objectif initial. En haut des crêtes avec ce format, j’ai été tenté de continuer car j’étais bien. Mais avec le GRP (Grand Raid des Pyrénées, NDLR) dans 3 semaines je me suis limité au 33 », a avoué Élise Guillot, lauréate de la distance en 4h 27min 32s. Elle a devancé Camille Ancey (4h 35min 39s) et Eugénie Hezard (5h 04min 43s).

Millet XTrail Fleury Roux
Fleury Roux. Photo Millet XTrail Courchevel

Millet XTrail Courchevel : le 22 km pour Sylvain Chevalier et Alice Verkinit

Le spécialiste de la piste Sylvain Chevalier a remporté le 22 km en 2h 12min 39s. : « Je viens de finir ma saison sur 5000 mètres et je voulais venir me tester sur ce trail. Je suis ravi. Je ne m’attendais pas aux escaliers dans la descente du col de la Chal », a-t-il déclaré, faisant allusion aux 1000 marches de bois installées dans la descente pour stabiliser la pente et ralentir l’érosion. Vincent Loustau termine second en 2h 18min 35s devant Tristan Vachat, crédité de 2h 21min 55s.

« Depuis le marathon de Paris, je ne me suis pas vraiment entraînée. Le 22 km était parfait pour moi. Au sommet de la Dent du Villard, c’était magnifique. Tout le monde sortait les téléphones pour faire les photos », a relaté pour sa part Alice Verkinit, qui s’est imposée en 3h 16min 29s. Elle a précédé Valentine Gladys (3h 21min 51s) et Bénédicte Ruyer (3h 24min 28s).

Millet XTrail Courchevel : Manon Savoye et Josué Lobry remportent leur premier trail

Un coup de maître pour Manon Savoye : « J’ai commencé le trail il y a 2 semaines ! » Pour sa toute première course, elle s’est donc imposée sur le 11 km en 1h 19min 27s. Les autres places du podium ont été disputées avec Laurène Lorthioir en 1h21min55s qui coiffe au finish la Néerlandaise Claudette Ritsema, 3ème en 1h22min14s.

Côté masculin, Josué Lobry a eu l’insigne honneur d’avoir été le premier à franchir la ligne d’arrivée de cette édition 2025 après 55min 51s de course. Il s’est imposé devant le skieur alpinisme Edgar Cognaud (1h 02min 28s) et Lucas Cachot (1h 04min 42s).

Résultats complets ICI

Millet XTrail Pierrier
Photo Millet XTrail Courchevel
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Islande, évasion au Nord.

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UTMB, le Graal.

ESPRIT TRAIL N°144 : équipement, entraînement, santé, communauté et bien plus encore

Vous retrouverez également dans ce numéro de 132 pages vos rubriques habituelles, avec les nouveautés équipement et les tests de la rédaction, les conseils de nos coachs pour améliorer vos entraînements, pour prendre soin de vous et des nouvelles de la planète trail dans notre section COMMUNAUTÉ, avec notamment les interviews passionnantes des Américains Ben Dhiman et Anton Krupicka.

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Ambassadeur de la station de Vars et fidèle participant depuis la première édition du Vars Mountain Trail, Rémi Loubet s’est brillamment illustré lors de la 11ème édition en remportant le tout nouveau Challenge 3 Formats, un format inédit qui proposait d’enchaîner sur 3 jours 3 formats de course différents : le kilomètre vertical le vendredi, le trail long de 42 km le samedi et l’épreuve rapide de 10 km le dimanche. Un défi de taille, que Rémi Loubet a relevé avec brio, finissant sur le podium de chacune des courses.

Vars Mountain Trail : Kilomètre Vertical de la Mayt, Rémi Loubet donne le ton

Le Vars Mountain Trail a démarré en puissance vendredi 25 juillet avec l’épreuve la plus explosive du week-end : le Kilomètre Vertical de la Mayt. Initialement tracé sur 3,7 km pour 1 000 mètres de dénivelé positif, le parcours a été raccourci pour des raisons de sécurité, en raison de conditions météorologiques défavorables. Malgré cela, le niveau est resté élevé, et c’est Rémi Loubet qui s’est imposé en seulement 21 minutes, lançant parfaitement son week-end et marquant les esprits dès la première épreuve. Il est suivi sur le podium par Vivien Manuel et Alban Hélie, parmi les 74 participants au départ.

Scratch Hommes
1- Rémi LOUBET – 00 :21 :50
2- Vivien MANUEL – 00 :22 :13
3- Alban HELIE – 00 :22 :34

Scratch Femmes
1- Nina THAUVIN – 00 :27 :20
2- Nathalie QUILGHINI – 00 :28 :31
3- Domino DEBEYRE – 00 :29 :53

Rémi Loubet Vars Mountain Trail 2025 - Kilomètre vertical - Crédit Damiano Benedetto (2)
Rémi Loubet lors du Kilomètre Vertical du Vars Mountain Trail 2025. Photo Damiano Benedetto

Vars Mountain Trail : Le Tour des Crêtes, la belle du Challenge 3 Formats

Épreuve emblématique du Vars Mountain Trail, le Tour des Crêtes a réuni 254 participants samedi 26 juillet venus disputer cette course panoramique devenue mythique de 42 km et 3100m D+. Un véritable voyage à 360° à travers les sommets du domaine de Vars : Razis, Chabrières, col de Vars, Paneyron, lac de l’Étoile, jusqu’aux spectaculaires crêtes de Vars qui donnent leur nom à l’épreuve.

Chez les hommes, la victoire est revenue à Morgan FALSE en 5h07, tandis que Laurence LACOTTE s’est imposée chez les femmes en 6h53. Déjà vainqueur du kilomètre vertical la veille, Rémi LOUBET s’est offert une belle troisième place.

Scratch Hommes
1- Morgan FALSE – 05 :07 :10
2- Valentin CHANRON – 05 :16 :13
3- Rémi LOUBET – 05 :18 :44

Scratch Femmes
1- Laurence LACOTTE – 06 :53 :49
2- Nathalie DALLE – 06 :56 :19
3- Anaëlle CHANTEAU – 07 :04 :00

Vars Mountain Trail 2025 - 42 et 23 km - Crédit Thibaut Blais (4)
Vars Mountain Trail 2025. Photo Thibaut Blais

Vars Mountain Trail : La Foulée du Château pour finir le Challenge 3 Formats

Dimanche 27 juillet, La Foulée du Château a rassemblé 258 participants sur un parcours exigeant et panoramique de 10 km et 430m D+, proposé cette année dans le sens inverse de l’édition précédente. Un choix salué par les coureurs, qui ont pu profiter d’une vue imprenable sur l’Eyssina, sommet emblématique de Vars. C’est Jules Peytavi qui s’est imposé en 49 minutes, devant Nicolas Tullier et Rémi Loubet, troisième malgré les deux courses déjà dans les jambes.

Scratch Hommes
1- Jules PEYTAVI – 00 :49 :28
2- Nicolas TULLIER – 00 :50 :13
3- Rémi LOUBET – 00 :50 :34

Scratch Femmes
1- Lili-Meije DELAUNAY-FOLGLINO – 00 :54 :24
2- Mathilde PUCHE – 01 :01 :08
3- Camille CHANRON – 01 :01 :48

Vars Mountain Trail 2024 - 23 et 42km - Crédit photo Louis Billy (7)_1
Photo Louis Billy

Vars Mountain Trail : Rémi Loubet vainqueur du Challenge 3 Formats

Vainqueur du kilomètre vertical, puis auteur de deux belles troisièmes places sur le 42 km et le 10 km, démontrant une régularité et une ténacité exemplaires tout au long du week-end, Rémi Loubet s’est donc logiquement imposé sur ce tout nouveau Challenge 3 Formats. À l’issue de l’épreuve, il partageait son ressenti : « C’était dur d’enchaîner les journées. Le KV s’est étonnamment bien passé, je ne pensais pas être en forme sur ce type d’épreuve. Sur le 42 km, j’ai connu un début difficile, mais j’ai bien géré mon alimentation pour finir fort. Et le 10 km, malgré la fatigue et un départ compliqué, je me suis accroché mentalement pour remonter et terminer sur le podium. »

Scratch Hommes
Rémi Loubet
Nicolas Tullier
Thibault Costaz

Scratch Femmes
Nathalie Quilghini
Christèle Le Roux

Vars Mountain Trail : Les 5 Cols, une arrivée main dans la main

Une quatrième course a eu lieu lors de cette 11ème édition du Vars Mountain Trail, le 23 km et 1400m D+ des 5 Cols. Avec un départ donné au col de Vars, point central et emblématique du parcours du 42 km, le format 23 km des 5 Cols a rassemblé une affluence record de 500 coureurs. Ce tracé a permis aux participants de partager une partie des sentiers avec les marathoniens, partis 2h30 plus tôt. Côté performance, la victoire masculine s’est jouée dans un bel esprit sportif, avec une arrivée conjointe de Thibaud Baudoin et Fabien Bristot en 2h26. Chez les femmes, Delphine Duros s’impose en 3h01, au terme d’une course exigeante et engagée.

Scratch Hommes
1- Thibaud BAUDOIN – 02 :26 :43
2- Fabien BRISTOT – 02 :26 :43
3- Bastien HUBAUD – 02 :30 :04

Scratch Femmes
1- Delphine DUROS – 03 :01 :22
2- Alexia COUDRAY – 03 :03 :14
3- Esther PASLIER – 03 :04 :21

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Depuis dix ans, la Suissesse Maude Mathys domine le trail féminin. Symbole de force et de perfection, elle connaît aussi la pression qui accompagne le fait de devoir se maintenir au sommet. Ce documentaire revient sur ses débuts, ses choix, ses victoires (hommage appuyé de Kilian Jornet au passage, avec lequel elle a partagé un certain nombre de podiums, dont Sierre-Zinal), mais aussi les blessures qui ont marqué sa carrière.

On retrouve en particulier Maude Mathys lors de sa saison 2024, qui a débuté par un succès et une victoire au Kobe Trail au Japon, mais où le cauchemar des blessures est revenu alors qu’elle se préparait pour Sierre-Zinal, l’une de ses courses préférées et son plus grand objectif de l’année. Un film qui montre à la fois les forces et les faiblesses d’une athlète attachante. Passionnant.

Durée : 18 minutes
Sortie : 2025
Langue : Français / Anglais

Voir le film ICI

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Il rêvait de le faire en moins de 6 jours, il l’a fait en moins de 5 ! Entre le 20 et le 24 juillet, Grégory Camerlo, assisté d’une équipe de pacers, a réalisé l’exploit de faire le GR20 corse aller et retour en moins de 5 jours. 4 jours, 16 heures et 27 minutes précisément. Un défi énorme pour une cause qui lui est chère : l’Arménie. Retour sur une performance XXL.

GR20 aller-retour : un défi pour la cause arménienne

Pour établir la genèse de ce projet, il faut remonter à l’initiative lancée en 2021 par Pierre Kaftandjian, amoureux de trail d’origine arménienne, organisteur par ailleurs du Grand Raid du Guillestrois-Queyras. Il avait alors relié Calenzana à Conca en 56 heures pour soutenir la reconstruction d’une école de Stepanakert touchée par des bombardements durant la guerre déclenchée par l’Azerbaïdjan le 12 mai 2021 sur le territoire arménien. L’opération avait permis de récolter près de 4000 euros et de mettre en lumière ce conflit peu connu et toujours pas résolu. Grégory Camerlo, traileur aguerri, faisait partie de l’équipe de Pierre en 2021.

En début d’année, il a relancé le projet. « L’idée de revenir en Corse était toujours présente… Cette année, je me suis dit que ça pouvait être la bonne », nous avait-il confié en mars dernier, porté par l’envie d’agir. Mais s’il décida de faire renaître l’initiative, le défi était encore plus ambitieux : parcourir le GR20 en aller-retour, un challenge qui n’a jamais été officiellement réalisé.

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3 membres de l’équipe du projet, avec au centre Grégory Camerlo.

Grégory Camerlo et le GR20 : une histoire ancienne

Le GR20, Grégory le connaît bien, et dans les deux sens ! Après l’avoir parcouru une première fois en randonnée dans le sens sud-nord en 2016, puis en mode trail par étapes en 2019, il l’a enchaîné d’une traite en 2021 dans le sens nord-sud lors du premier projet de Pierre Kaftandjian. Mais enchaîner un aller-retour, c’est une autre histoire. « Sur le papier, ça me semble faisable », déclarait-t-il, optimiste, même s’il reconnaissaiit que l’aventure serait d’une rare difficulté.

En partant de Conca, au sud, pour rejoindre Calenzana, puis revenir, si les distances varient légèrement selon les sources, l’ensemble représente tout de même près de 350 km et entre 25 000 et 26 000 mètres de dénivelé positif. Ce qui explique sans doute qu’aucun record officiel sur ce trajet aller-retour n’existe à ce jour, seulement des tentatives ou des traversées non chronométrées. Ainsi, celle du Corse Guy Genovesi, qui dans les années 1990 mit 6,5 jours pour faire l’aller-retour. Grégory, désireux de faire les choses dans les règles, était déterminé à faire certifier son temps grâce à un chronométreur présent sur les points de passage clés, afin d’établir un premier temps de référence officiel, ou FKT (Fastest Known Time).

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Petite pause durant le défi juillet 2025.

Grégory Camerlo, un traileur aguerri

Ancien footballeur, Grégory Camerlo s’est tourné vers le trail en 2019. Depuis, il enchaîne les épreuves exigeantes : Diagonale des Fous en 2021, Échappée Belle en 2022, Grand Raid du Ventoux en 2023, avec un podium à la clé, Grand Raid du Guillestrois-Queyras (4ème) et Échappée Belle (6ème) en 2024, entre autres. Mais le GR20 aller-retour est une autre dimension. N’ayant jusqu’en 2024 jamais fait au-delà de 180 km, Grégory Camerlo est donc monté en charge, sa grande étape de préparation en mai 2025 ayant été sa participation à la VVX en duo, un ultra-trail de 220 km qu’il a remporté, devançant le duo Casquette Verte / Loïc Jalmin.

Lire ici l’article sur la VVX 2025

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Photo DR

GR20 pour l’Arménie, un engagement collectif

Si la performance finale est individuelle, Grégory Camerlo n’était pas seul dans l’aventure : une petite équipe l’a épaulé pour la logistique, les ravitaillements, la communication, mais aussi pour partager des kilomètres avec lui. Une équipe dans laquelle Pierre Kaftandjian tenait sa place, bien sûr, fier de ces « petits jeunes » qui prennent la relève et défendent la cause. Car au-delà du défi sportif, c’est un véritable cri d’alerte humanitaire qui animait l’équipe, dans la droite ligne du projet de 2021 : en octobre 2023, des dizaines de milliers d’Arméniens ont dû fuir la région du Haut-Karabakh, envahie et vidée de sa population. C’est pour ces familles déplacées, qui vivent aujourd’hui dans des conditions précaires en République d’Arménie, que Grégory Camerlo est allé au bout de ses forces : « Je ne m’implique jamais à moitié. Que ce soit dans le sport, au travail ou pour des causes comme celle-ci, je veux donner le maximum. »

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GR20 POUR L’ARMÉNIE

GR20 pour l’Arménie : un FKT record

Jeudi 24 juillet, Grégory Camerlo a donc relevé le défi. Après un aller Conca-Calenzana bouclé en 49 heures, et malgré quelques nuits difficiles sur ces sentiers corses si techniques, il est parvenu à effectuer le retour Calenzana-Conca en 63h27 minutes, sigant un chrono final de 4 jours, 16 heures et 27 minutes, soit 112 heures et 27 minutes. Un temps de référence désormais officiel, qu’il faudra être sacrément costaud pour aller battre.

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Grégory Camerlo à l’arrivée de son défi fou.
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