Et de 8 victoires pour le Marocain Rachid EL MORABITY sur ce 35e MARATHON DES SABLES ! Sa compatriote Aziza RAJI s’impose pour la première fois.

C’est dans un sprint endiablé après 3h33mn d’effort que s’est jouée l’arrivée de la 5ème étape du 35e MARATHON DES SABLES : à cent mètres de la ligne, Mohamed EL MORABITY (MAR) et Mathieu BLANCHARD (FRA), qui avaient couru toute cette étape ensemble, se sont défiés en toute sportivité. Et c’est Mohamed qui s’est imposé avec cinq mètres d’avance sur Mathieu. Tous les deux sont tombés dans les bras l’un de l’autre, épuisés mais heureux de ce moment de complicité. Derrière, Aziz YACHOU (MAR), Rachid EL MORABITY (MAR) et Mérile ROBERT (FRA) complètent le top 5 de l’étape.

Au général, c’est bien Rachid qui l’emporte pour la 8ème fois, un pas de plus vers le record de Lahcen AHANSAL (MAR) avec 10 victoires. Si les frères EL MORABITY sont ravis de leur résultat, Mérile ROBERT a lui explosé d’une joie contenue jusqu’ici. C’est la 2ème fois qu’il se hisse sur la 3ème marche du podium, une performance de très haut niveau. Quant à Mathieu BLANCHARD, il était à la fois heureux de cette 5ème place, et très frustré de sa contre-performance sur l’étape 4, due à des troubles intestinaux la nuit précédente.

Côté féminin, la Japonaise Tomomi BITOH s’est offert avec panache l’étape marathon en 4h47mn. Elle est restée de longues minutes figée après la ligne d’arrivée, entre rires et pleurs. Mais l’écart de 17mn avec Aziza RAJI (MAR) n’est bien entendu pas suffisant pour priver celle-ci de sa victoire au classement général : elle remporte son premier MARATHON DES SABLES, une fierté pour le Maroc qui voit en elle la relève de Touda DIDI, victorieuse en 2008 et 2009.

Les arrivées s’enchaînent sous la ligne, et à chaque fois l’émotion est palpable sur les visages. Nombreux sont ceux qui ne peuvent retenir leurs larmes lorsqu’ils passent à leur cou cette médaille tant attendue, et si âpre à conquérir cette année. Avec environ 50% de Finishers, cette 35e édition restera sans nul doute comme la plus difficile courue jusqu’à présent, entre la chaleur, la crise sanitaire mondiale, les troubles intestinaux et l’effet du drame survenu lors du deuxième jour de course.

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