Il aura couru plus de 1000 courses, dont plus de 25 ultras-trails. Il comptait également à son actif 29 marathons de Boston consécutifs, dont le dernier pas plus tard que le 18 avril 2022. La légende américaine de l’ultra-running Mark Godale est brutalement décédé le 13 juin, à l’âge de 51 ans.

À 20 ans, un premier marathon en 3h17

Il y a des individus qui ont des aptitudes, et d’autres qui en ont moins. C’est en 1990, à l’âge de 20 ans, que Mark Godale s’est aligné sur son premier marathon, sur un coup de tête. Et il a tout de suite montré qu’il était de la catégorie des doués. 3h17 pour son premier essai, un chrono qui en disait long sur ses aptitudes. Si au cours des années qui ont suivi il est rapidement passé sous la barre des 3h, ce n’est qu’en 1994, alors âgé de 24 ans, qu’il a commencé à quitter la route pour courir des ultras.

Premier ultra, premier podium

En 1995, Mark Godale s’aligne sur son premier 100 miles (160km). Malgré l’absence de références sur cette distance, l’organisateur le laisse prendre le départ, l’athlète étant connu pour ses perfs sur route. Et puis le Mohican 100 est dans l’Ohio, son État de naissance. Mark, l’enfant du pays, terminera deuxième. Le virus l’a contaminé. S’il continue parallèlement à courir sur route, essentiellement des marathons, il programme plus d’ultras à partir de 1997. Notamment la célèbre Western States 100, qu’il a courue 7 fois au total.

MARK GODALE X 3
© DR

1999, année de la consécration

En 1999, Mark Godale est récompensé du titre de coureur d’ultra-distance de l’année 1999 par l’USAFT, la Fédération Nationale d’Athlétisme des États-Unis. Et en terme d’ultra-distance, rien ne lui fait peur. Il participera ainsi en France aux Championnats du Monde du 100km, à Chavagnes-en-Paillers, où il terminera 32e et établira son meilleur chrono sur 100km de tous les temps, en 7h08mn. La même année, il s’alignera sur la terrible Badwater 135 à travers la Vallée de la Mort, dans le désert des Mojaves, en Californie. Terminant 3e, il déclarera : « J’aime le défi, à la fois physique et mental. Et combien de personnes peuvent dire qu’elles ont traversé Death Valley à la mi-juillet ? »

Courir, un choix de vie

Dans les années 2000 à 2010, Mark Godale a enchaîné les ultra-distances et les performances, sur route comme en trail, devant même champion du monde en remportant le Masters World Champion 100K en Argentine en 2005. Si, depuis 2012 et une blessure au genou, des douleurs persistantes l’avaient obligé à réduire ses participations aux courses, pour rien au monde il n’aurait raté son rendez-vous annuel avec le marathon de Boston. Sur sa page bio de la Fédération Nationale d’Athlétisme des États-Unis, il avait ajouté : « Courir n’est pas une punition, mais un choix de vie. Je suis reconnaissant chaque jour de pouvoir courir. Il y a tellement de gens qui n’ont pas la possibilité de courir à cause de maux physiques, je pense à tous les points positifs que j’ai et ne m’attarde pas sur les points négatifs. Chaque jour où je franchis la porte est une excellente journée pour courir ! Je crois que plus de gens doivent prendre de bonnes habitudes. »

L’hommage de Scott Jurek

Sur ses réseaux sociaux, l’ultra-marathonien américain Scott Jurek a tenu à rendre un bel hommage à son compagnon d’aventures.

« Mark a tout fait. Il était un champion national, un détenteur de records américains, un coureur des plaines de l’Ohio venu conquérir les montagnes des États de l’Ouest. Je l’ai rencontré dans les ultras des années 90 alors que nous n’étions qu’une poignée de coureurs d’une vingtaine d’années qui vivions notre passion. […] Mark m’a encouragé à “maîtriser toutes les distances sur tous les terrains”. Je me souviens du jour où il m’a trouvé sur l’Appalachian Trail, au milieu d’une nuit pluvieuse en Nouvelle-Angleterre, quand j’avais le plus besoin d’un ami. Il pouvait à peine marcher (arthrite osseuse) mais il m’a accompagné et nous avons trébuché sur le sentier jusqu’à 2 heures du matin. Ces moments avec Mark ont été l’une des nombreuses aventures que nous avons vécues à travers le monde, et je ne peux pas croire qu’il n’y en aura plus.

Malgré toutes ses souffrances, il avait de l’esprit et était capable de faire rire tout le monde. Il était en proie à des blessures causées par des maladies aiguës et chroniques, mais il s’efforçait de continuer à avancer. Il souffrait bien plus qu’il ne le laissait jamais entendre. Cela ne m’a même pas surpris quand il s’est présenté à mon mariage avec des béquilles ! Il y a eu des années où il pouvait à peine marcher, mais il a encore réussi à terminer le marathon de Boston avec son frère Steve cette année, pour la 29e fois de suite. L’année prochaine aurait été leur 30e arrivée consécutive. Il n’y avait rien de mainstream chez Godale, mais il représentait beaucoup de choses pour beaucoup de gens. Il était un fils, un frère, un artiste et surtout un père dévoué. Il a eu un impact sur tant de vies, il nous a tous inspirés à faire l’impossible. Nous avions encore de nombreux kilomètres à parcourir ensemble, et la prochaine fois que je trébucherai dans les bois, je sais qu’il sera là, avec moi. Cours en paix, mon ami. »

SCOTT JUREK ET MARK GODALE
Scott Jurek à gauche, avec Mark Godale © Instagram Scott Jurek / DR

En 3 participations, Jim Walmsley n’a terminé l’UTMB qu’une seule fois, à la 5e place, en 2017. Cette année-là, c’est François D’Haene qui s’était imposé. Depuis, les 2 autres tentatives du missile américain, en 2018 et 2021, se sont soldées par 2 abandons. Malgré des départs canons, il n’est jamais parvenu à dompter tout à la fois les conditions de course, la météo, la nuit, le froid et les difficultés du parcours. Des échecs qui virent à l’obsession : celle d’être le premier Américain à remporter cette course mythique. Et battre le record.

Devenir “Européen”…

WALMSLEY UTMB RUNNING
© Instagram Jim Walmsley / DR

Si des femmes l’ont fait, et Courtney Dauwalter en est le plus récent exemple, aucun homme n’y est encore parvenu. Pourquoi ? À cette question, Jim Walmsley a une réponse. « Pour gagner cette course européenne, il faut être un Européen. » C’est la raison pour laquelle il a décidé de s’installer et se préparer en France, du côté de Chamonix. C’est également la raison pour laquelle il avait choisi le Madeira Island Ultra-Trail (MIUT), fin avril, pour débuter sa saison. Une course européenne, beaucoup de dénivelé brutal, avec une grande partie de nuit… Et une victoire et un record à l’arrivée, pour se prouver encore et encore ce dont il est capable.

Un film fondateur pour Jim Walmsley

WALMSLEY UTMB PORTRAIT
© DR

Pour atteindre l’objectif qu’il s’est fixé, Jim Walmsley a besoin d’assembler les pièces d’un puzzle qui le mènera au succès. Dans la première partie du film que nous vous proposons de regarder, il explique son cheminement de ces derniers mois, qui l’a amené à s’installer en France : « J’ai soigneusement assemblé les pièces du puzzle pour essayer de créer une meilleure opportunité de succès lors de la plus grande course d’ultra-trail au monde. Je me sens vraiment chanceux pour Jess et les gens autour de moi qui croient en moi et rendent cela possible. Avec cette relation qui est en train de se bâtir entre Hoka, Wahoo et UTMB, je me retrouve au milieu de la tempête idéale, celle qui me permet de canaliser toute mon énergie vers ce grand objectif fin août. »

Jess Brazeau, la victoire de sa vie

WALMSLEY UTMB MARIAGE
© Instagram Jim Walmsley / DR

Qu’il l’emporte ou non à Chamonix fin août, pour 2022, Jim Walmsley a déjà remporté la plus belle victoire de sa saison. Et de sa vie. Il a en effet épousé sa compagne et traileuse Jessica Brazeau le 5 avril dernier à Silverton, dans le Colorado. Un lieu symbolique de l’autre passion de Jim, puisque c’est la ville de départ de la Hardrock 100.

Walmsley, le film. Première partie

En passant sous la barre des 36h pour parcourir l’ensemble du tracé du GR20 en Corse, Anne-Lise Rousset a réalisé un immense exploit. En signant un chrono de 35h 50mn, l’athlète du team Scott Running bat le précédent record, qui appartenait depuis 10 ans à Emilie Lecomte, de plus de 5h30. Retour en photos sur cette traversée mythique sans équivalent dans le monde entier, qui s’étend sur 170 km et 13 000 D+, grâce aux clichés pris par Cyrille Quintard et Justin Galant pour Scott Running.

  • 1_ANNE-LISE ROUSSET GR20
    1- Lundi 13 juin, peu avant 6h du matin. Anne-Lise Rousset fait face à Lambert Santelli, actuel recordman du GR20 en 30h 25mn, son pacer sur les 25 premiers kilomètres. © Cyrille Quintard / Scott Running
  • 2_ANNE-LISE ROUSSET GR20
    2- Toujours précédée d'un pacer, Anne-Lise fait un début de course parfait, et compte au bout de 40km 1 heure d'avance sur son prévisionnel. © Justin Galant / Scott Running
  • 3_ANNE-LISE ROUSSET GR20
    3- Dans la section de la Restonica, courir est impossible. Anne-Lise passe en mode alpinisme. © Cyrille Quintard / Scott Running
  • 4_ANNE-LISE ROUSSET GR20
    4- Escortée par deux pacers, un meneur d'allure devant et un responsable de l'alimentation et de l'hydratation derrière, Anne-Lise maintient l'allure alors que la nuit tombe. © Justin Galant / Scott Running
  • 5_ANNE-LISE ROUSSET GR20
    5- Coup de froid et bol de soupe au ravito de Vizzavone, peu avant minuit. © Justin Galant / Scott Running (photo recadrée)
  • 6_ANNE-LISE ROUSSET GR20
    6- Derrière le sourire, une immense fatigue. Anne-Lise est épuisée et voudrait dormir, mais son équipe réussira à la remotiver. La nuit sera longue et terrible. © Justin Galant / Scott Running
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    7- Au petit matin, Anne-Lise retrouve des couleurs. Elle garde encore une petite avance sur son prévisionnel, malgré le temps perdu dans la nuit. Il faut repartir de l'avant ! © Justin Galant / Scott Running
  • 8_ANNE-LISE ROUSSET GR20
    8- Un baiser à son fils, âgé de 11 mois, est le meilleur des boosters pour la motivation. © Justin Galant / Scott Running (photo recadrée)
  • 9_ANNE-LISE ROUSSET GR20
    9- Pas de temps mort pour souffler, la région du col de Bavella offre encore de sacrées grimpées. © Justin Galant / Scott Running (photo recadrée)
  • 10_ANNE-LISE ROUSSET GR20
    10- Mardi 14 juin, 17h50. Délivrance ! Un immense sourire à l'arrivée, pour un chrono exceptionnel de 35h 50mn. Mission magistralement accomplie pour Anne-Lise Rousset, qui précède pour l'occasion son mari Adrien Séguret, entraîneur des équipes de France de trail. © Cyrille Quintard / Scott Running

Elle l’a fait ! Malgré les fortes chaleurs qui se sont abattues sur la Corse mi-juin, l’athlète Scott Running Anne-Lise Rousset a pulvérisé le meilleur chrono féminin sur le GR20. Elle a bouclé les 173 km et 13000m D+ du parcours en 35h 50mn. Le précédent record avait été établi en juin 2012 par Emilie Lecomte, en 41h 22mn 10s.

36 heures, une folle ambition

Partie lundi 13 juin à 6h du matin de Calenzana, à l’extrémité nord du GR20, Anne-Lise Rousset a tout de suite adopté un rythme élevé et pris de l’avance sur ses prévisions. Pourtant, son ambition était élevée puisqu’elle ne cachait pas viser un chrono autour des 36h, soit plus de 5 heures de moins que le chrono référence d’Emilie Lecomte. Il faut dire qu’elle était bien entourée. Dès le début, elle s’est offert un pacer de rêve en la personne de Lambert Santelli, actuel recordman du parcours en 30h 25mn. Et son second pacer n’était pas en reste, puisqu’il s’agissait de Guillaume Peretti, ancien recordman du GR20 en 2014, natif de l’île. Elle pouvait aussi compter sur le soutien de son mari, Adrien Séguret, entraîneur des équipes de France de trail, et de quelques autres champions comme Seb Chaigneau.

GR20 ANNE-LISE ROUSSET_Guillaume Peretti
Avec Guillaume Peretti devant et Seb Chaigneau derrière, impossible de craquer ! © Instagram Anne-Lise Rousset / DR

Sur des bases de 35 h !

Ces lièvres de luxe ont permis à Anne-Lise d’arriver au Fer à Cheval, vers le 45e kilomètre, avec 1h d’avance sur son prévisionnel. Après une longue et terrible montée dans des champs de cailloux, la championne comptait toujours 55 minutes d’avance en pointant au refuge de Petra Piana, au 68e kilomètre. Situé à 1842m d’altitude, c’est le plus vieux refuge du GR20. Arrivée au ravito de Vizzavone à 23h40, Anne-Lise venait de boucler les 87km et 7510m D+ de la partie nord du GR20 en 17h40 ! Elle était prête à attaquer la nuit.

GR20 ANNE-LISE ROUSSET CAILLOUX
© Instagram Anne-Lise Rousset / DR

Coup de froid dans la nuit

L’une des grandes difficultés de ce tracé, extrêmement éprouvant, avec des tonnes de cailloux et des passages parfois à la limite de l’alpinisme, est de savoir en garder sous la pédale. On se souvient de l’énorme coup de mou qu’avait connu Xavier Thévenard, lors de sa tentative de record en 2020. Parti rapidement, il était arrivé épuisé au 83e kilomètre, à la fin de la partie nord. Il avait ensuite énormément souffert pour boucler le parcours, échouant à plus d’1h 25mn du record de François D’Haene (31h06mn), battu depuis par Lambert Santelli. C’est un peu le même scénario qu’a vécu Anne-Lise Rousset, victime d’un coup de froid après son stop de 20 minutes à Vizzavone. La reprise après cet arrêt a été très difficile, et Anne-Lise a laissé beaucoup de temps et d’énergie dans la nuit. Au petit matin, elle ne comptait plus qu’une légère avance sur son prévisionnel, mais était toujours largement dans la course au record.

GR20 ANNE-LISE ROUSSET Vizzavone
Coup de froid et coup de mou à Vizzavone. Très entourée, Anne-Lise fera une pause de 20 minutes. © Instagram Anne-Lise Rousset / DR

Retour d’énergie pour le finish

Heureusement, le soleil lui a redonné de la vigueur. À son arrivée au dernier ravitaillement à Bavella (153,6km et 12060m D+) à 14h44, après près de 33h de course, Anne-Lise affichait un sourire désarmant. Elle semblait d’ailleurs plus préoccupée par son bébé de 11 mois, Faustin, présent au ravito, que par son propre état de fatigue. 5 minutes et un bisou à bébé plus tard, la « machine » repartait à l’assaut des derniers kilomètres. Un chrono de 36 heures était toujours possible.

GR20 ANNE LISE ROUSSET COL DE VERDE 114E KM
La fatigue sur le visage d’Anne-Lise au Col de Verde, au 114e kilomètre, contrastait avec son sourire à Bavella, 40 kilomètres plus loin. © Instagram Anne-Lise Rousset / DR

Un exploit XXL

I

35h 50mn, chrono officiel ! C’est un véritable exploit que vient de réaliser Anne-Lise Rousset ! En finissant en dessous de son objectif de 36 heures, elle prouve non seulement que sa préparation a payé (elle a passé plus d’un mois à se préparer en Corse), mais qu’elle a su parfaitement gérer sa course et ses aléas. Elle bat du même coup le record d’Emilie Lecomte de 5h 32mn. Enorme ! Respect total.

GR20 ANNE-LISE ROUSSET trace

Dans la team Jornet Forsberg NNormal, on sait tout faire. Après les victoires d’Emelie sur le KV et Kilian sur le marathon de Zegama, le couple star de la course à pied s’est aligné sur le semi-marathon de Geiranger, en Norvège, le 11 juin. Au menu, 21km sur route avec 1500m de D+. À l’arrivée, deux victoires de plus pour la team.

Une route qui monte, qui monte…

GEIRANGER
© DR

Rares sont les traileurs à être à ce point polyvalents, capables de gagner sur les chemins comme sur les routes. Mais dans la team Jornet, tant que ça monte, tout est possible. Surtout quand il s’agit d’un des semi-marathons ayant la réputation d’être parmi les plus difficiles au monde. La raison ? Un dénivelé de 1500m entre le village niché au fond du fjord et le sommet du mont Dalsnibba. Assurément, le semi de Geiranger n’est pas une partie de plaisir. Du moins pour les jambes. Car au niveau des paysages, on est dans le somptueux. Le sommet offre l’une des plus belles vues sur les fjords de Norvège. Mais pas sûr que les concurrents aient vraiment le temps d’en profiter…

Moins de 1h30 pour Kilian Jornet

GEIRANGER KILIAN JORNET ALBON
Kilian Jornet et Jonathan Albon ont fait quasiment toute la course ensemble. © DR

Ils étaient 2 favoris sur la liste de départ : l’Espagnol Kilian Jornet, qu’on ne présente plus, et le Britannique Jonathan Albon, qui n’est pas un enfant de chœur. Vainqueur entre autres de l’OCC et du Grand Trail des Templiers en 2021, de la Marathon Race de la MaXi-Race le 29 mai dernier, Albon gagne quasiment toutes les courses sur lesquelles il s’aligne. Sérieux rival de Kilian Jornet, il a poussé l’Espagnol dans ses derniers retranchements, puisque ce dernier a dû courir en 1h 29mn 40s pour s’imposer de seulement 25 secondes devant Albon. Kilian Jornet reste cependant assez éloigné de son record, qui date de 2019 en 1h 26mn 42s. Le Norvégien Morten Eilifsen complète le podium, en 1h 33mn 17s.

Lire aussi : Résultat Zegama 2022 : le patron c’est Kilian Jornet

Kilian entre 2 entraînements

GEIRANGER KILIAN JORNET
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Courir sur route en côte en tenant une vitesse moyenne supérieure à 14km/h semble n’avoir rien de bien exceptionnel pour Kilian Jornet. Ainsi a-t-il commenté sa course : « J’ai terminé une grosse semaine d’entraînement avec quelques kilomètres plus rapides. […] Geiranger est un semi-marathon sur route – parce qu’à dose mesurée courir sur l’asphalte ne tue pas – avec 1500 mètres de dénivelé. Nous avons fait une super course avec Jonathan Albon, malgré le fort vent de face. » Et l’athlète NNormal de préciser : « C’était bien de voir que la même chaussure que j’ai utilisée à Zegama a bien géré les routes 😉 » Avant de conclure : « Revenons maintenant à une autre grosse semaine d’entraînement. » Quand on vous dit que tout est normal…

Lire aussi : Les premières photos officielles des chaussures NNormal

Emelie Forsberg, enfin la victoire

GEIRANGER EMELIE FORSBERG
© DR

Remplacez Kilian Jornet par Emelie Forsberg et Jonathan Albon par Henriette Albon et vous obtiendrez les deux premières places du classement féminin. Et surtout, une première victoire pour Emelie, qui n’avait jamais gagné cette course qu’elle a pourtant déjà disputée 5 fois. C’est d’ailleurs la seule course sur route qu’elle ait jamais faite. Elle s’impose dans un temps de 1h 57mn 31s, malgré le vent défavorable. Elle devance les Norvégiennes Henriette Albon (1h 59mn 18s) et Eirin Aasen Kvalheim (2h 08mn 11s). Quant au ressenti de la gagnante, difficile de le décrypter. « Douleur ou plaisir ? » s’interrogeait-elle à l’arrivée. Avant de conclure :« C’est un pur entraînement du cœur, des poumons et des jambes ! » Vu comme ça…

Lire aussi : Emelie Forsberg, le retour


Quand il n’y en a plus, il y en a encore. Telle pourrait être la devise de Luca Papi, le plus français des traileurs italiens, l’homme qui enchaîne les ultras comme d’autres enfilent des perles. Après un été 2021 stratosphérique (2400 km et 119 000m D+), ce mangeur de kilomètres s’apprête à remettre ça dès juillet avec un programme à faire pâlir le plus chevronné des ultra-traileurs. Son secret ? C’est tout simple, lisez ce qui suit ! Interview entre deux “kolossales” bambées.

Esprit Trail : L’été 2021, tu as scotché tout le monde avec un programme de courses hallucinant. Tu as enchaîné la TransGranCanaria non-stop, la Portugal 281 Ultramarathon, la TDS, le Swiss Peaks Trail et le Tor des Glaciers pour finir. Soit 2 400 km et 119 000m de D+ en 2 mois, hors entraînements. Tu comptes faire encore plus fort cet été ?

Luca Papi : Plus fort ça va être compliqué, mais ce sera à peu près le même nombre de kilomètres et le même dénivelé. Le programme sera en revanche un peu différent. Au mois de juillet je vais refaire le Portugal, et après je vais retourner aux Canaries. Pas pour faire la GranCanaria telle que nous l’avions faite avec Claire (Bannwarth, NDLR) mais pour faire une traversée de toutes les îles Canaries en deux semaines. Ensuite il n’y aura pas la TDS, mais les 120 kilomètres de l’Echappée Belle, puis le Swiss Peaks Trail et le Tor des Glaciers.

LUCA PAPI 2 © Janira Ojeda
© Janira Ojeda

« Je ferai entre 2000 et 2200 kilomètres cet été »

ET : Tu sais combien de kilomètres cela représente ?

LP : Sur 2 mois, rien qu’en courses, sans les entraînements, cela fera entre 2000 et 2200 kilomètres. Sachant qu’aux Canaries j’en ferai entre 1000 et 1200, mais que ce n’est pas encore précisément figé.

ET : Ce projet Canaries 2022, justement, ça consiste en quoi ?

LP : Les Canaries, je l’ai fait deux fois mais en mode « rapide » si l’on peut dire. Je l’ai fait une première fois avec Philippe Verdier en 2020, en 8 jours, et ensuite avec Christophe Le Saux en 5 jours et demi au mois d’avril. C’était une traversée complète de toutes les îles des Canaries, du nord-est au sud-ouest, le plus rapidement possible. Donc Lanzarote, Fuerteventura, Gran Canaria, Tenerife, La Palma, La Gomera et El Hierro. Cette année, c’est une autre façon de faire, avec un autre copain. L’esprit, c’est de passer entre 1 et 3 jours par île, parce qu’il y en a qui sont toutes petites, et de faire un maximum de kilomètres par île, mais sur une base d’environ 40 kilomètres par jour. Chacun fera son propre parcours sur chacune des îles, et on partagera notre expérience dans le bateau qui nous servira de camp de base.

ET : Il n’y aura donc pas de chrono au bout…

LP : Non, pas de chrono ni de record. L’esprit de cette aventure, c’est vraiment de profiter, et de proposer à ceux qui voudront le faire quelque chose de raisonnable, avec des étapes pas trop longues, accessibles à tout le monde. Ils auront juste à s’occuper de trouver leur hébergement. Donc pas du tout le même concept que ce que j’avais fait avant. Par exemple, Fuerteventura, avec Christophe Le Saux, on a fait les 130 km en 23 heures. Là, on a prévu d’y passer 2 jours et demi…

LUCA PAPI CHRISTOPHE LE SAUX CANARIES
Avec Christophe Le Saux, en avril, une traversée record des Îles Canaries. © DR

« Le secret, c’est de ne pas s’arrêter »

ET : Tu es réputé pour être très fort en gestion de course. Comment fais-tu pour enchaîner ? Quel est ton secret ?

LP : J’ai envie de dire : un pied devant l’autre et on ne s’arrête pas. Car en fait c’est un peu ça : je ne m’arrête jamais. Et au niveau gestion, je n’ai pas vraiment de secret. C’est juste que je ne me mets jamais dans le rouge. J’essaie d’être le plus régulier possible, et je vois que ça marche. Le dernier exemple avec Claire (Bannwarth, toujours, NDLR), à la Volvic-Volcanic Experience : sur le format 224 km en duo de la XTGV, on est partis en dernier. Au bout de 300 mètres on a regardé derrière nous, il n’y avait plus personne. Et au final on termine deuxièmes.

ET : Mais justement, quelle est donc la différence avec les autres ?

LP : C’est que les autres partent souvent trop vite, et le payent après. Moi quand je suis sur une montée, j’essaie de me demander comment je serai sur la même montée à la fin de la course. Je vais alors essayer de prendre le bon rythme que je pourrai garder tout au long de la course. Et ça paye parce qu’à la fin, parfois, on peut même accélérer. Avec Claire, sur la VVX, on a pu se prendre des plats et des faux-plats montants à 5’30 au kilomètre ! Au 200e kilomètre, on courait encore à 11km/h ! On a réussi à garder le même rythme durant toute la course, là où les autres ont ralenti.

LUCA PAPI
Surprise ! Dans le sac de Luca Papi, de la bonne lecture. Pour apprendre à mieux gérer ses courses ? © DR

« Enchaîner, c’est une question d’habitude »

ET : Au-delà de cette gestion de course, qui te permet d’être régulier, je voudrais soulever un autre aspect. Parce que tu fais des podiums régulièrement, donc tu fais partie de l’élite. Or quand on écoute certaines élites, après un ultra, il ont besoin de parfois plusieurs semaines pour récupérer. Pourquoi ce n’est pas ton cas ?

LP : J’ai aussi besoin d’un peu de repos, rassure-toi ! Là, à Volvic, Claire et moi, nous avons vu que nous étions fatigués. Sinon, on aurait fait mieux. Mais en fait, pouvoir enchaîner comme ça, je crois que c’est juste une question d’habitude. Pour moi, quand on s’arrête, la reprise est compliquée. Véronique Billat, qui est une traileuse qui a gagné de belles courses il y a quelques années, s’est penchée sur ce sujet et elle m’a dit clairement que le jour où je me blesserai, c’est le jour où j’arrêterai de courir.

ET : Pour quelle raison ?

LP : Il y a des mécanismes d’inflammation qui ne se mettent pas forcément en route quand on court en permanence. C’est un peu comme si on ne laissait pas la place à l’inflammation, on ne la laisse pas s’installer en s’arrêtant. Selon elle, chez moi, ça n’a pas le temps de se mettre en place, tout simplement. Et puis après, c’est aussi un point de vue personnel tout bête. Quand on met 6 mois pour préparer une course, si on s’arrête après, tout le bénéfice de l’entraînement est perdu dans le mois qui suit. Alors que si on continue à courir, on ne perd rien.

LUCA PAPI FATIGUE © Portugal 281 Matias Novo
© Portugal 281 Matias Novo

« Aujourd’hui, je peux prévoir à quelle place je vais finir »

ET : Tu as 42 ans et tu enchaînes des ultra-distances depuis 11 ans. Tu sens des différences par rapport à tes débuts ?

LP : J’ai plus d’endurance et plus d’expérience. Avant, j’étais déjà un coureur très régulier, mais là, je vois que j’arrive à gérer de mieux en mieux. Aujourd’hui, quand je suis sur un ultra type Tor des Glaciers qui dure 4 jours, le deuxième jour, je regarde où je suis et je sais précisément ce que je vais faire. À la Swiss Peak l’année dernière, le 2e jour je devais être 50e, j’ai regardé vite fait le suivi live pour voir où étaient les autres et je me suis dit que j’allais finir dans les 5 ou 6 premiers. Je savais très bien ce que j’allais pouvoir faire. J’ai fini 5e d’ailleurs.

ET : Tu savais précisément quel temps tu ferais à l’arrivée ?

LP : À peu près, oui. Ça ne veut pas dire que je n’aurais pas pu aller plus vite. J’ai même choisi de ne pas faire un meilleur temps, et peut-être de gagner une ou deux places, parce que je voulais m’économiser un peu pour enchaîner sur le Tor des Glaciers juste après (450 km et 32000m D+, une course qu’il gagnera, NDLR). Et cette question, je me la suis posée dès le deuxième jour de course : est-ce que je me rentre dedans pour finir devant ou est-ce que je me ménage et je dors ? Et j’ai fait le choix de dormir entre ½ heure et 2 heures à chaque refuge la nuit pour me ménager. J’ai fait des grosses nuits, alors que d’habitude je ne dors pas.

LUCA PAPI 2 © Janira Ojeda
© Janira Ojeda

« En 11 ans de courses, je ne me suis jamais arrêté »

ET : Tu as eu des périodes de ta vie où tu as été contraint de t’arrêter, sur blessure par exemple ?

LP : Non, jamais. Je n’ai jamais eu de vraie blessure. Je me suis fait une cheville une fois, en travaillant avec les pompiers (Luca est pompier bénévole, NDLR), mais j’ai continué à courir avec. Et c’est ce qui est conseillé maintenant d’ailleurs, quand on se fait une entorse, on nous dit qu’il faut courir dessus. Sans forcer, bien sûr.

ET : Tu as fait une première expérience de Backyard début mai à Pavilly, mais tu as abandonné au bout de 18 boucles, soit 120 kilomètres. Ce n’est pas ton truc ?

LP : Si, j’ai bien aimé le concept, et je me suis d’ailleurs déjà inscrit pour une Backyard l’année prochaine. En fait, j’avais été malade les deux semaines précédentes, avec de la fièvre, j’avais peu dormi, 3 heures par nuit… Donc quand j’ai commencé la course, j’étais déjà fatigué. Alors que quand tu commences une Backyard, il faut arriver frais. Ce type de course, c’est dans la tête. J’aurais pu faire quelques boucles en plus, mais c’est moi qui me suis dit que je n’avais pas envie de continuer.

LUCA PAPI FRONTALE © Portugal 281 Matias Novo
© Portugal 281 Matias Novo

« L’envie d’abandonner peut venir des autres… 

ET : Parlons de motivation, justement. Quels conseils donnerais-tu aux coureurs d’ultras pour les inciter à ne pas abandonner ?

LP : C’est une question compliquée, parce que chacun a sa propre motivation. Pour moi, des fois, c’est tout bête. Parfois, je me dis que je ne suis pas venu pour rien, que je n’ai pas le droit de m’arrêter au bout de 50 kilomètres parce qu’il y a toute la famille qui a fait le déplacement et qui m’attend à l’arrivée. Ou alors, lorsque je suis invité à participer à une course, je me dis que je ne peux pas faire ça à l’organisateur. En plus, j’ai la chance de courir devant, donc quand je suis mal, je sais que je vais quand même finir 5,e, 6e ou 10e… Ça ne voudrait rien dire d’abandonner un ultra comme un Tor des Glaciers quand tu es dans le peloton de tête et que tu sais que dans 24 heures, tu auras encore des coureurs qui passeront où tu es et qui finiront la course. Quand on est mal, il faut donc trouver les bons leviers pour se pousser à avancer.

ET : Et ce sont des leviers personnels, donc…

LP : Oui, les leviers sont personnels. Mais l’envie d’abandonner peut aussi venir du collectif. Souvent, quand on abandonne, c’est parce qu’on voit quelqu’un qui est mal, qui rend son dossard. Et on se dit « Tiens, il abandonne, c’est facile, et si j’abandonnais moi aussi ? » D’ailleurs, sur les statistiques de courses, quand tu regardes les abandons, ce sont souvent des abandons de masse, à certains points du parcours. Par exemple, au début de la première nuit, ou de la deuxième nuit. Les gens se disent « Oh non, il y a toute la nuit à passer », ils voient que certains abandonnent, ils voient que c’est possible et ils abandonnent également. On a beau se dire que ça ne se fait pas d’abandonner, quand on en voit qui le font, on se dit « Bon, moi aussi je peux le faire alors… ». Et dans ces cas-là, il faut vite repartir, ne pas céder à la tentation…

ET : Une dernière question pour oublier ces histoires d’abandon : quelle est la plus belle course que tu as faite ?

LP : Oh, il y en a plein ! Mais je crois que ma préférée est la 360 Trans aux Canaries parce que le parcours change tous les ans. Ça permet de découvrir beaucoup d’endroits différents, des fois on change d’île, c’est vraiment particulier. Et il y a le Tor des Glaciers, qui est magnifique également. C’est de l’extrême, ça nous emmène dans des endroits où on n’ira pas souvent en course. Mon cœur balance entre les deux en fait.

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LUCA PAPI OPEN © Portugal 281 Matias Novo
© Portugal 281 Matias Novo

Près de 100 km et 20 heures de course dans le Beaufortin, avec Carline et François D’Haene aux commandes. Tel est le concept d’ultra proposé par la famille D’Haene les 9, 10 et 11 septembre prochains à 25 équipes de 3 personnes qui seront soigneusement sélectionnées d’ici le 20 juillet. Et si vous faisiez partie de l’aventure ?

L’ultra version D’Haene : course, partage et convivialité

Pas de chrono officiel, pas de classement, mais des moments de partage et de convivialité autour d’un véritable parcours d’ultra-trail. Tel est le projet longuement mûri par la D’Haene Family et leur team, et qu’ils viennent tout juste de dévoiler. L’idée est simple, telle que la résume le quadruple vainqueur de l’UTMB et du Grand Raid de La Réunion : « Partager des moments sur les chemins, mais aussi plein de petites activités et défis, de nuit comme de jour, pour se découvrir, s’autonomiser, prendre conscience de plein de choses, oublier un peu le chrono et servir pour vos futures expériences en ultra. » Et parmi ces choses, la nourriture et la dégustation de bons verres de vin ne semblent pas oubliées, à en croire la vidéo de présentation que vous pouvez regarder ici.

Des trios motivés et désireux de vivre un ultra autrement

L’originalité du projet tient à la fois du nombre de participants, de la notion d’équipe et des conditions de course. Les équipes seront constituées de 3 personnes, indifféremment hommes, femmes ou mixtes. Quant au nombre d’engagés, il sera limité à 25 équipes, donc 75 participants au total plus le staff. Pas question de courir 20 heures d’affilée, le programme prévoit 2 nuits en bivouac. Mais en bivouac de montagne. Donc pas de douche, pas trop de réseau, pas de téléphone… Mais un bon sac de couchage, impérativement ! Et surtout, afin de vivre quelque chose en commun, les D’Haene précisent : « Nous partirons et arriveront tous aux mêmes heures, pour pouvoir partager des bons moments sur le lieu de bivouac. » Une façon idéale d’apprendre à allonger la distance

ULTRA SPIRIT COOL MOMENT
Un ravito en mode Ultra Spirit : fromage, bière bio et domaine du germain rouge bien sûr… © DR

Un parcours modulable pour une aventure commune

S’il existe un programme de base (95km et 7000m D+), les kilométrages et le dénivelé ne seront pas forcément les mêmes pour toutes les équipes, en fonction des niveaux de chacun. En effet, le staff d’organisation a pris le temps de repérer suffisamment de parcours pour pouvoir offrir des options à tout le monde et que le temps de course sur les sentiers soit équitable. L’idée restant avant tout d’aller chercher les limites de chaque équipe, avec quelques boucles et dénivelés supplémentaires selon les cas de figure.

Néanmoins, voici le programme de base :
Vendredi : 25 km et 2200m D+ – 5 heures de course
Samedi : 50 km et 3300m D+ – 11 heures de course
Dimanche : 20 km et 1500m D+ – 5 heures de course

ULTRA SPIRIT CARTES
De nombreuses heures de réflexion ont été nécessaires pour pouvoir proposer des parcours adaptés à chaque équipe, et respectueux d’une égalité de temps de course. © DR

Des candidatures motivées

Pour participer, c’est comme pour postuler à un job. Il faut s’inscrire sur le site de l’organisation en composant une équipe qui soit la plus sympa possible, avec une lettre de motivation expliquant le pourquoi du comment de l’envie de participer à cet Ultra Spirit, les attentes, pourquoi cette équipe, comment elle s’est formée et tout et tout. Seule différence avec une recherche d’emploi, il faudra évidemment payer pour l’aventure. Le coût : 990 euros par équipe, tout compris, du vendredi midi au dimanche midi. Un tarif qui comprend les frais de logistique, de sécurité et d’encadrement, les frais d’organisation, pour le parcours et ses différents moments et enfin a pension complète et sauvage sur tout l’événement (bivouacs, repas et hébergement). Le résultat des sélections d’équipes sera communiqué le 20 juillet. Tenté ? À vous de jouer.

Pour inscrire c’est ici

ULTRA SPIRIT RUNNING
Time to enjoy Ultra Spirit…

Découvrez la vidéo réalisée par Mathieu Delpeuch à Mandailles, dans le Cantal, durant le stage de préparation de l’Équipe de France de trail. Ce stage rassemblait tous les sélectionnés tricolores pour les Championnats d’Europe qui se dérouleront début juillet en Espagne. Invité par le staff, le jeune traileur, actuellement blessé, vous fait vivre l’ambiance et vous montre les coulisses du stage, les entraînements, etc. Il donne également la parole au sélectionneur Adrien Séguret pour savoir comment vont se préparer ces Championnats d’Europe.

Le casting de la vidéo

Retrouvez dans la vidéo tous les sélectionnés titulaires et remplaçants de l’Équipe de France de trail, le sélectionneur Adrien Séguret, les adjoints, les kinés, et bien sûr le présentateur du jour et réalisateur Mathieu Delpeuch.

VIDEO STAGE EQUIPE FRANCE TRAIL DELPEUCH
Quand Mathieu Delpeuch ne court pas, il joue le présentateur / réalisateur et vous entraîne dans les coulisses du stage de l’Équipe de France de trail.

Sélection féminine
Blandine L’Hirondel
Mathilde Sagnes
Audrey Tanguy
Laure Paradan
Marion Delespierre

Sélection masculine
Thomas Cardin
Nicolas Martin
Arnaud Bonin
Benoît Cori
Kevin Vermeulen

V

Pour connaître la composition de la sélection, cliquez ici.

Pour comprendre les raisons du forfait de Nicolas Martin, cliquez ici.

Pour en savoir plus sur la blessure de Mathieu Delpeuch, cliquez ici.

Coup dur pour l’équipe de France de trail ! Trois jours à peine après l’annonce par Benoît Seguret de la sélection tricolore pour les Championnats d’Europe de trail début juillet à El Paso (Espagne), Nicolas Martin vient de déclarer forfait, victime d’un genou douloureux.

Une tendinopathie qui traînait trop

Alors que l’équipe de France de trail était en stage dans le Cantal, en pleine préparation des Championnats d’Europe de trail qui se tiendront les 3 et 4 juillet à El Paso, sur l’île de La Palma, dans les Canaries (Espagne), Nicolas Martin a dû se rendre à l’évidence. Souffrant depuis quelque temps déjà d’une tendinopathie, il ne pouvait pas continuer ainsi. « J’ai pris la sage décision de laisser ma place pour les championnats d’Europe », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux. « L’amour du maillot aura simplifié la tâche. Je ne pouvais pas impacter mes coéquipiers par une décision égoïste. »

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Nicolas Martin garde le sourire et nous donne rendez-vous sur les sentiers… prochainement. © Instagram Nicolas Martin / DR

Tout faire pour revenir à un meilleur niveau

Après un début de saison en fanfare (dont une belle 5e place au Trail du Ventoux et une victoire doublé d’un record au Trail de la Cité de Pierres fin mars), qui lui avait valu sa sélection pour les Europe, Nicolas Martin venait d’enchaîner une succession de déceptions. « Mes derniers résultats n’étaient pas à la hauteur de mes espérances, et il est temps pour moi de tout faire pour revenir à un meilleur niveau. » Aucune précision n’a été donnée sur le calendrier de sa guérison et ses prochaines échéances. « Rendez-vous à une date inconnue, la priorité est la santé », a sagement commenté le coureur, qui est également coach de nombreux athlètes. « Je le répère souvent aux autres, il faut suivre ses propres conseils. » On pourra néanmoins l’apercevoir au bord du sentier sur le Marathon du Mont-Blanc fin juin, où il fera l’assistance de Jennifer Lemoine, troisième féminine des derniers Championnats de France de trail.

MARTIN ZEGAMA
A Zegama, Nicolas Martin avoue avoir eu un gros passage à vide à mi-parcours. La douleur le tenaillait déjà. © DR

Une douleur permanente

« La douleur permanente était devenue non seulement impactante sur la performance (pas si grave), mais surtout sur mon plaisir à pratiquer », détaille Nicolas Martin. « Zegama-Aizkorri et les Golden Trail Series étaient une tentation trop forte pour renoncer. Ma prestation sur ces sentiers (21e à près de 26 minutes de Kilian Jornet, NDLR) confirme aussi ce choix de se soigner sérieusement et d’en faire la priorité. »

L’hommage de Blandine L’Hirondel

Alors que Nicolas Martin annonce son retrait, Blandine l’Hirondel annonce son retour en forme. Présente au stage de l’équipe de France dans le Cantal, elle avoue son impatience de courir ces Championnats d’Europe en Espagne. Plus que jamais consciente qu’il faut parfois savoir s’arrêter pour mieux revenir (elle se remet à peine de son opération d’une endofibrose de l’artère iliaque), elle salue la décision de son compatriote : « C’est la marque d’un grand champion, à ton image, remplie de sagesse. Tu manqueras à ce groupe, c’est certain. »

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Blandine L’Hirondel tout sourire de retrouver sa foulée durant le stage de l’Equipe de France de trail dans le Cantal après son arrêt forcé. © Instagram Blandine L’Hirondel / DR

Faire votre prochaine course vêtu du tee-shirt ON avec lequel Xavier Thévenard himself a couru l’an dernier, ça vous tente ? Et courir avec le sac de trail Sense Pro 5 utilisé par le roi Kilian Jornet en 2019 ? Un rêve ? Et offrir ça à votre super pote de course à pied ? Original, non ? Qui peut devenir réalité grâce à Everide, la première appli pour acheter et vendre ses équipements outdoor d’occasion.

Consommez moins cher et plus responsable

À l’heure où l’on encourage de plus en plus les changements de mode de consommation, Everide vient bousculer la donne dans l’univers de l’équipement outdoor, et en particulier du trail running. Cette application permet en effet d’acheter ou de vendre en toute simplicité du matériel d’occasion en bon ou très état. Il suffit d’avoir un compte, comme pour n’importe quelle appli type Vinted, et le tour est joué. En quelques clics, une minute tout au plus, votre commande est passée, avec paiement et livraison sécurisés. Et quand on connaît le prix d’une veste ultra-light à avoir impérativement en matériel obligatoire d’un prochain trail de montagne, se la procurer rapidement au tiers du prix neuf, ça fait sens.

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De partout, à tout moment, équipez-vous moins cher grâce à l’appli Everide.

Dans le vestiaire des athlètes

On a tous un jour rêvé d’avoir le même matériel que notre athlète préféré. Et de courir aussi vite qu’eux avec… Bon, ça, c’est la part de rêve, et Everide n’y pourra rien changer : vous n’irez pas plus vite. En revanche, vous pourrez non seulement vous procurer les mêmes équipements, mais surtout vous procurer LEURS équipements. Eux, ce ne sont ni plus ni moins que Xavier Thévenard et Kilian Jornet, le roi de Zegama en personne. Et là, ça devient tout de suite collector ! Déjà, c’est le grand kif de posséder du « Porté par Xavier » dans son vestiaire perso, acheté à un prix défiant toute concurrence. Mais en plus, grâce à l’engagement de ces athlètes, votre argent est à 100% reversé à une association de défense de l’environnement. Joindre l’utile à l’agréable n’a jamais été aussi facile.

Pour découvrir le vestiaire des athlètes, c’est par ici

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Dans le vestiaire des athlètes, des collectors à bas prix pour se faire plaisir et protéger l’environnement.

Vous voulez acheter moins cher ? Entrez dans une vraie caverne d’Ali Baba

Vous cherchez une pièce précise ou vous voulez vous équiper complètement ? Vêtements, chaussures, sacs et ceintures ou accessoires, l’appli Everide propose autant d’entrées et de sous-catégories qu’un magasin en ligne traditionnel. Que vous cherchiez un cuissard, une brassière, une veste, un sac de trail, une frontale, des lunettes, des bâtons, une montre GPS ou, bien entendu, des chaussures, c’est une vraie caverne d’Ali Baba qui vous attend. À des prix beaucoup plus attractifs que le neuf, bien entendu.

A lire avant d’acheter : 12 critères pour bien choisir vos chaussures de trail

Ciblez vos recherches, c’est facile

On délivrera une mention spéciale pour la précision de certains filtres. Ils permettent en effet de vraiment cibler le produit recherché. Par exemple, pour les chaussures, on peut sélectionner une marque, bien sûr, mais pas que. Ainsi, vous pourrez aussi choisir le type de semelle (Vibram, Michelin, Contagrip, etc), la distance d’usage (court, long, ultra), l’année, etc. Idem pour les montres, où l’on pourra préciser si l’on souhaite un altimètre, un baromètre, une boussole, un capteur cardio (au poignet ou au torse), etc.

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Exemple de recherche par simple critère de marque.

Avec Everide, protégez aussi votre terrain de jeu

Une fois que vous passez à l’acte d’achat, vous pouvez également, en option, faire un don de 1 à 10 € à l’une des associations que vous souhaitez soutenir. Elles sont actuellement au nombre de 3. Vous aurez le choix entre la Fondation Kilian Jornet pour la protection des montagnes, POW France (Protect Our Winters, qui mobilise la communauté de montagne contre le changement climatique) et la Surfrider Foundation Europe, une référence dans le combat pour la protection de l’océan. Une façon de protéger votre terrain de jeu.

Vous voulez vendre ? 2 minutes suffisent

Si les athlètes pro se servent de ces ventes pour financer des projets de protection de l’environnement, vous pouvez, de votre côté, vendre vos équipements d’occasion pour, par exemple, vous payer vos prochains dossards ! Une fois que vous avez un compte enregistré sur Everide, le processus est extrêmement simple. La marque, le descriptif, l’état, le prix demandé, la réponse à quelques critères supplémentaires pour mieux catégoriser les équipements, entre 3 et 10 photos ajoutées et le tour est joué. Vous pouvez même activer la touche « Prix Intelligent » qui autorise Everide à réduire le prix de votre article chaque semaine (sans jamais dépasser -30% du prix initial) si votre produit n’est pas vendu après 10 jours. Simple, non ?

L’outdoor en général, pour s’équiper plus large

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C’est la grande famille de la montagne qui vous accueille chez Everide et vous invite à changer votre mode de consommation.

Everide ne se contente pas de vous proposer d’acheter ou de vendre des équipements de trail. C’est tout le matos outdoor qui est concerné, que ce soit pour l’escalade, la rando ou le VTT. Et comme pour le trail running, vous pourrez commencer par aller fouiller le vestiaire des athlètes, avec les pépites appartenant aux ambassadeurs de l’appli, l’alpiniste Mathieu Maynadier, le snowboardeur Xavier De Le Rue ou encore la skieuse acrobatique Coline Ballet-Baz. Si avec tout ça vous n’êtes pas équipé au top pour l’été sans avoir eu à faire fumer votre CB, c’est à désespérer !

Téléchargez Everide dans l’App Store ou disponible sur Google Play ou en flashant directement le QR Code ci-dessous.

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