Très connue par les coureurs et les entraîneurs, la périostite est une maladie bénigne qui guérit le plus souvent avec des solutions simples. Malheureusement, elle peut être aussi un mode d’entrée vers des pathologies plus graves et plus difficiles à traiter…

Les coureurs à pied qui débutent sont souvent atteints de douleurs de jambe, région anatomique qui se situe en dessous du genou et au-dessus de la cheville. Ces douleurs peuvent être unilatérales ou bilatérales. Le repos sportif ne soigne en rien ces douleurs qui réapparaissent dès la reprise du running. Le plus souvent, il s’agit d’une période d’adaptation passagère de l’os tibial et des muscles des jambes aux impacts au sol qui caractérisent la course à pied. Les coureurs qui se plaignent de périostite ont parfois du mal à décrire leur douleur et localiser précisément la zone douloureuse. Dans ce cas, la pression manuelle des faces internes des tibias, plutôt au tiers moyen et inférieur de la jambe, déclenche des douleurs dites « exquises » qui vont faire sursauter le sportif et lui faire reconnaître immédiatement la gêne qui l’empêche de courir.

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Périostite tibiale : quelle définition ?

Curieusement, il n’existe pas de définition précise, sur le plan scientifique, de la périostite. Les termes de périostites et de périostoses sont surtout utilisés en France. Ils viennent du fait que le périoste, une lame de tissu conjonctif qui enrobe l’os, réagit aux agressions et aux microtraumatismes par une augmentation de volume de ce tissu superficiel. Cette apposition périostée est rarement visible à la radiographie mais peut être retrouvée à l’IRM. Les anglo-saxons utilisent le terme de « shin splint ». Mais les médecins du sport de tous les pays s’accordent à reconnaître qu’il s’agit d’une maladie de l’adaptation des os tibiaux à la course à pied et aux impacts au sol. Et pour preuve de cette hypothèse, les douleurs de périoste se déclenchent surtout chez les débutants, quel que soit leur âge, ou bien à la reprise de l’entraînement après une longue interruption, parfois suite à un stage intensif.

Quelle en est la cause ?

En France, médecins du sport et spécialistes de la biomécanique sont d’accords sur le fait que les facteurs favorisants les périostites sont actuellement connus : l’importance des forces créées à l’impact au sol et l’hyper-pronation à la course associée au valgus de l’arrière-pied en sont les responsables. Pour les anglo-saxons par contre, les différences entre périostite, fracture de fatigue et syndrome de loge à l’exercice ne sont pas évidentes. De ce fait, ils préfèrent regrouper ces trois pathologies qu’ils considèrent comme intriquées sous le terme de « medial tibial stress syndrome ».

Une pathologie complexe qui guérit presque toujours

En cas de périostite, dans la grande majorité des cas, les coureurs ne viennent pas consulter les médecins ou les kinésithérapeutes du sport. Les simples conseils donnés par les entraîneurs, les autres coureurs ou les articles sur Internet suffisent très souvent à faire disparaître les phénomènes douloureux. Un changement de chaussures, de mode d’entraînement (durée, fréquence, intensité), ou des surfaces d’entraînement est très efficace et suffit à améliorer rapidement la gêne douloureuse.

L’étape thérapeutique suivante associe les étirements des muscles de la jambe, le glaçage de la zone douloureuse après chaque sortie, et les pansements à base d’argile ou d’anti-inflammatoires. Le port de chaussettes ou de manchons de contention sont des solutions connues des coureurs à pied. Additionnés, tous ces « petits moyens” permettent le plus souvent de faire disparaître la symptomatologie douloureuse en quelques semaines.

Quand les solutions simples ne suffisent pas…

Malheureusement, il arrive parfois que le traileur ne réussisse pas à se soigner avec les solutions simples décrites au paragraphe précédent. Dans ce cas, les douleurs persistent et finissent par peser sur le sportif qui ne peut plus s’entraîner régulièrement et normalement. Attention donc si votre périostite s’aggrave : une douleur osseuse de jambe qui n’a pas évolué favorablement après 6 à 8 semaines d’automédication devrait être évaluée chez un médecin du sport.

A retenir !

-La périostite est une maladie d’adaptation de l’os tibial à la course à pied et aux impacts au sol.

-Si les vêtements de compressions peuvent diminuer la douleur, une périostite qui ne s’améliore pas en 6 à 8 semaines avec les différents traitements connus et reconnus, doit être considérée comme une périostite qui se complique. La consultation médicale est alors incontournable.

-Le conseil préventif : Le périoste tibial est une structure très sensible aux « phénomènes de transition ». Ceci signifie qu’il va réagir négativement au moindre changement de chaussures, de surface d’entraînement et, par exemple, à l’augmentation du kilométrage à l’entraînement. La prudence devant tout changement d’appuis et de surfaces de course, ainsi que la régularité dans le nombre de séances hebdomadaires sont les premiers principes à respecter pour ne pas se blesser.

Par le Dr Jacques Pruvost.

Ce texte est extrait du livre :

RUNNING, TRAIL, OBJECTIF ZERO BLESSURE

Prévenir, repérer et prendre en charge les différentes pathologies du coureur

Coordonné par le Dr Jacques Pruvost

Publié aux Editions du Chemin des Crêtes

Disponible sur www.chemindescretes.fr

Pour immortaliser cette saison particulière, il fallait une finale des Millet Ski Touring Courchevel (MSTC)  2021 exceptionnelle ! Pour cela, Guillaume Prin, président du club organisateur Courchevel Sports Outdoor Montagne, et toute son équipe n’ont pas manqué d’imagination. « Si on montait au sommet de l’Everest sous le soleil de Tahiti » : une idée un peu folle pour réunir à Courchevel, l’espace d’un week-end, ces 2 extrêmes, une belle occasion de fêter l’arrivée du printemps.

Les qualifications pour le défi Millet Everest effectuées sur la base du Challenge Millet 3000, qui consistaient à effectuer  6 montées en moins de 5h entre 10h et 15h pendant le déroulement en parallèle des Millet Ski Touring, ont attiré 148 concurrents dont 113 ont validé les 3000m D+. Au final et après la décision de certains de se résigner à 3000m D+, une soixantaine d’athlètes partira à l’assaut de l’Everest. Parmi eux, de grands noms des disciplines d’endurance comme Corinne Favre, Maud Gobert, Alexandre Pellicier, David Poncet, Grégoire Curmer, Nicolas Lebrun, Cédric Fleureton,  Yoann Stuck ou encore René Rovera. Ce premier Ultra Ski Alpinisme du Monde, le défi Millet Everest, se déroulera sur 2 jours les 20 et 21 mars sur le parcours de 3,2km et 500m D+ des MSTC. Après les 5000m D+ imposés la première journée, soit 10 montées dans un laps de temps de 10h entre 7h et 17h, les compétiteurs devront passer une nuit sous tente sur le camp de base situé sur le front de neige de Courchevel 1850. Ils s’élanceront le lendemain pour 4000m D+ supplémentaires entre  8h et 16h pour atteindre les 9000m D+ représentant la hauteur de l’Everest (8849m) en partant du niveau de la mer.

Après l’Everest, direction Tahiti avec Keen’V

Qui dit mer, dit soleil. Qui dit soleil, dit Tahiti ! La transition est d’autant plus aisée grâce au chanteur Keen’V, prévu initialement pour le concert de clôture de cette saison des MSTC, qui fera l’honneur de sa présence. Conditions sanitaires obligent, il ne pourra malheureusement pas faire danser et chanter les participants avec son tube estival « Tahiti », mais il revêtira un dossard pour participer à la finale en ski de randonnée avant d’animer au côté de Ludovic Collet la cérémonie de clôture et la remise des prix qui se fera à huis clos (cérémonie à suivre en live sur la page facebook de Courchevel Sports Outdoor). En parallèle au défi Millet Everest le dimanche 21 mars, l’ultime manche des MSTC se déroulera de 10h à 15h avec, cette année, un thème proposé pour le déguisement : Tahiti. Lors des inscriptions qui se feront sur place au départ de la course à Courchevel Le Praz, un collier de fleurs sera offert à chaque participant. Ensuite, liberté à chacun d’agrémenter ou pas sa silhouette pour devenir la(e) plus tahitienne ou tahitien possible. Avec les belles prévisions météorologiques annoncées pour le week-end, bikinis et maillots de bain seront de sortie ! Le trophée « Deguisetoi.fr » du plus beau déguisement sera décerné à celle ou celui qui sera le plus dans le thème. La personne qui aura le plus de « like » sur sa photo postée sur la page Facebook de Courchevel Sports Outdoor remportera une paire de fixation « Plum ».

Comme ce fut le cas pour cette saison particulière, cette dernière levée des Millet Ski Touring Courchevel 2021 débutera le mercredi 17 mars avant de s’achever le dimanche 21 mars. Ces deux journées vont être décisives pour le verdict final. Comme chaque année, le suspens sera au rendez-vous.

Pour l’instant, chez les féminines, la toute récente championne du monde de Vertical Race et d’Individuelle en ski alpinisme Axelle Gachet-Mollaret fait la course en tête en 25min58s devant un peloton de 5 filles qui se tiennent dans la même minute à quelques secondes d’écart : la championne du monde longue distance de ski alpinisme lauréate cette semaine de la Pierra Menta Alba De Silvestro (27min11s), Jessica Pardin (27min30s), Emily Harrop (27min43s) et Laura Deplanche (27min53s), ces 2 dernières figurent dans le Top 10  de la Pierra Menta 2021. Chez les hommes, le champion de France de ski alpinisme Thibault Anselmet conserve le leadership en 21min48s avec 2 secondes d’avance sur Gédéon Pochat (21min50s). Le champion du monde longue distance de ski alpinisme vainqueur masculin de la Pierra Menta 2021 Michele Boscacci occupe la 3ème place en 22min11s, mais rien est figé avec la venue annoncée du champion du monde de Vertical Race de ski alpinisme Rémi Bonnet. Du suspens en perspective…

A Véronique Lathuraz et Jonas Buchot la 11ème manche des Millet Ski Touring.

Jonas Buchot

Du beau monde était au rendez-vous de cette pénultième manche de la saison dont les spécialistes du trail : Maud Gobert, championne du monde de trail 2011 qui fait son retour à la compétition, Mélanie Rousset, vainqueure de la Restonica Trail et 3ème de la Trans GranCanaria 2017 et Anne-Lise Desjacques, lauréate du Serre Chevallier Trail Salomon 2019, 3ème de l’Ubaye Trail Salomon en 2019 et 9ème en 2020 sur la version longue, qui  se qualifient toute les trois pour le défi Millet Everest. Le vice-champion de France de Raids, Clément Valla, président de la section Triathlon / Raid de Courchevel Sports Outdoor, organisatrice du triathlon hors norme Felt X3 du 15 août 2021, était lui aussi de la partie ainsi que Julia Combe qui a, à son actif, de nombreux « top 10 » sur des courses en montagne depuis 2009 en pleine préparation pour le triathlon hors norme Dynastar X3 du 18 avril 2021.

Véronique Lathuraz
Mélanie Rousset
Anne-Lise Desjacques

Chez les filles, à force de persévérance et après 4 podiums, Véronique Lathuraz décroche sa première victoire de la saison en 31min03s. Elle devance Mélanie Rousset (32min06s) et Anne-Lise Desjacques (32min31s). Maud Gobert et Julia Combe arrivent au pied de la boite.

Maud Gobert
Julia Combe

Côté masculin, Jonas Buchot s’impose au finish en 25min32s devant Clément Charles (25min42s). Grégoire Curmer, vainqueur de la dernière édition de la Diagonale des Fous, un sérieux candidat pour le défi Millet Everest, complète le podium en 27min32s.

Clément Charles
Grégoire Curmer

Prochains et derniers rendez-vous :

Manche 12 : Mercredi 17 et finale dimanche 20 mars de 10h à 15h

Défi Millet Everest : 20 et 21 mars

Pour en savoir plus : Infos et résultats : www.courchevelsportsoutdoor.com

Cette 10ème manche des Millet Ski Touring du mercredi 3 et du samedi 6 mars a été marquée par l’anniversaire du centenaire de la marque partenaire « Millet ». Cette entreprise, fondée par Raymond et René Millet, spécialisée dans le textile et le matériel de montagne, a fortement contribué à l’essor des Millet Ski Touring Courchevel (MSTC), compétition de Verticale Race devenue la référence dans le monde du ski alpinisme. En hommage aux fondateurs, un trophée en cristal gravé à leurs effigies est décerné chaque saison aux vainqueurs, homme et femme, accompagné d’un prize money de 2000€. Cette année, ils seront attribués le 21 mars lors de la cérémonie à huis clos de remise des prix en présence uniquement de l’ensemble des lauréats et animée par le chanteur Keen’V et Ludovic Collet à partir de 16h30. Cet événement sera retransmis en direct sur la page facebook de Courchevel Sports Outdoor.

Raymond et René Millet

Dawa Sherpa sera de la partie pour le défi Millet Everest

Pour immortaliser cette 11ème saison, les organisateurs ont concocté une finale sur mesure pour répondre aux directives des règles sanitaires. Le défi Millet Everest en sera le point d’orgue. Un nombre limité d’athlètes présélectionnés sur la base du Challenge Millet 3000 sera au départ le 20 et 21 mars. Ce Challenge Millet 3000, mis en place à mi-saison en parallèle des MSTC et organisé tous les mercredis et samedis de 10h à 15h, consiste à réaliser 6 montées le plus rapidement possible durant les 5 heures de ce créneau horaire sur les 3,2km et 500m D+ du parcours. Au final, le samedi 13 mars, les 60 meilleurs hommes et 10 meilleures femmes seront sélectionnés pour le Millet Everest. Cette finale consistera à réaliser sur les 2 jours, un dénivelé de 9000m D+ sur le parcours des MSTC, soit 18 montées (57,6km / 9 000m D+) pour atteindre l’altitude du sommet de l’Everest (8849m) en partant du niveau de la mer et le plus rapidement possible (seules les montées seront chronométrées dans le laps de temps imparti).

Dawa Sherpa

Dawa Sherpa, le plus célèbre sportif Népalais, devenu en quelques années l’un des meilleurs coureurs d’ultrafond après avoir remporté des centaines de courses dont le mythique UTMB ainsi qu’une triple participation aux JO en ski de fond, sera présent pour remettre le diplôme officiel à tous les finishers du défi. Il viendra également inscrire son nom dans le classement des mythiques MSTC en participant à la finale le dimanche 21 mars en compagnie de Keen’V entre 10h et 15h. Dans le contexte actuel l’organisation a décidé exceptionnellement que  la finale 2021 ne sera pas déguisée étant donné que la présence de spectateur sera interdite.

Corinne Favre et Sébastien Fayolle lauréats de la 10ème manche

Abderrahim Kemmissa

Encore une sacrée manche et de belles surprises avec la présence des traileurs Yoann Stuck qui effectuait sa première compétition de ski de randonnée (23ème de manche en 33min43s) tout comme le recordman de la montée du Toubkal dans l’Atlas, le Marocain Abderrahim Kemmissa (7ème en 29min09). Ils entrent pour l’instant, tous les 2 dans le cercle des pré-qualifiés sur le Millet Everest.

Yoann Stuck

Depuis sa première participation au MSTC en janvier 2012, Corinne Favre, championne du monde de ski alpinisme Master en titre, remporte sa 24ème manche en établissant son meilleur temps de la saison en 29min28s avec, à la clé, une 8ème place au général provisoire. Elle devance Véronique Lathuraz (30min43s) et la lauréate du Hoka XTrail 11km en 2019 Faustine Novelli (37min41s).

Corinne Favre et David Poncet

Chez les hommes, après 2 secondes places, Sébastien Fayolle monte sur la plus haute marche du podium en 24min28s, une performance qui lui permet d’intégrer le top 10 du scratch provisoire masculin. Il s’impose devant David Poncet (26min42s) et Gilles Isner (27min22s) qui, eux aussi, réalisent leurs meilleures performances de la saison.

Sébastien Fayolle

Les deux dernières manches vont être décisives avec le retour de l’élite mondiale de la discipline parmi laquelle les tous nouveaux champions du monde du monde de ski alpinisme en Andorre : Axelle Gachet-Mollaret, double médaillée d’or  (Verticale Race et Individuel) et quadruple détentrice des dernières éditions des MSTC ainsi que le Suisse Rémi Bonnet, actuel recordman des MSTC en 21min20s et vainqueur de l’épreuve depuis 3 ans.

Prochains rendez-vous : Manche 11 : Mercredi 10 et samedi 13 mars de 10h à 15h Pour en savoir plus : Infos et résultats : www.courchevelsportsoutdoor.com

C”EST A VAL D’ISÈRE ET C’EST NOUVEAU ! UN SACRE PARI ! UNE TROISIÈME ÉPREUVE AU PROGRAMME DE CE BEAU WEEK-END DE TRAIL.

La nouvelle vient de tomber et nous sommes heureux de vous dévoiler le nouveau format proposé sur le HTV : 2 courses cumulées (72km + 20km), 5 points ITRA à l’arrivée :

𝗛𝗧𝗩 𝗨𝗟𝗧𝗜𝗠𝗔𝗧𝗘 𝟱92 KM – 6502 D+ – 5 POINTS ITRA :

SAMEDI 1O JUILLET : ODLO HIGH TRAIL VANOISE72 KM – 5452 D+ – 2 glaciers et les plus beaux panoramas de Haute Tarentaise à votre portée

DIMANCHE 11 JUILLET : LES BALCONS20 KM -1050 D+ – Une superbe boucle sur les hauteurs de Val d’Isère.

Vous êtes en train de booker votre calendrier, voici la date qu’il vous manquait : Les 10 et 11 juillet, c’est à Val d’Isère que ça va se passer ! Profitez d’un code promo pour toute inscription à l’HTV Ultimate 5 qui est valable jusqu’au 7 mars inclus : -10% sur les inscriptions à la formule Ultimate 5, avec le code ULTIMATE5

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Toutes les inscriptions prises avant le 30 avril seront intégralement remboursées en cas d’annulation

A l’approche de la finale de la saison 11 des Millet Ski Touring Courchevel, les chronos s’affolent. Lors de cette 9ème manche qui s’est disputée le mercredi 24 et le samedi 27 février dans des conditions printanières, de belles surprises étaient au rendez-vous. Jessica Pardin, vice-championne l’an passé, s’impose en 27min30s et approche son record sur l’épreuve (27min17s) réalisé il y a un an presque jour pour jour  sous une tempête de neige. Cette performance lui permet d’accéder à la 3ème marche du général provisoire derrière Axelle Gachet-Mollaret et Alba De Silvestro. La championne de France de ski alpinisme en catégorie U16 Amandine Perrier prend la 2ème place de la manche en 37min04s et conforte sa place de leader au général provisoire dans sa catégorie. La plus fidèle des participantes, Pascale Gachet-Mauroz, monitrice à l’ESF de Courchevel Village, complète le podium féminin de cette 9ème levée en 38min13s.

Jessica Pardin
Amandine Perrier

Chez les hommes, énorme prestation d’Alexandre Pellicier qui, après avoir pris la tête du challenge Millet 3000 la semaine dernière, claque son record personnel en 24min18s et remporte la manche haut la main. Un temps canon qui le propulse dans le top 10 du classement général provisoire en 7ème  position et lui fait prendre la tête en catégorie M40. « C’est incroyable, j’ai réussi à battre mon record de 24min21s que j’avais établi en 2011 quand j’étais en équipe de France. Comme quoi, même à 40 ans, on peut faire des miracles » a-t-il déclaré à l’arrivée, fier de son exploit. Derrière, pour une poignée de centièmes, Esteban Olivero, champion de France et médaillé de bronze aux mondiaux de course en montagne en 2018 en catégorie cadet, coiffe au finish Loïc Bedoy pour la seconde place dans un temps de 26min20s.

Alexandre Pellicier
Esteban Olivero

Pour conclure en beauté cette 9ème  manche qui s’est déroulée une semaine de pleine lune, une paire de fixation Plum R150 adaptée à ce genre de compétition était mise en jeu. Le tirage au sort parmi l’ensemble des participants, réalisé par Thomas Debray, responsable communication de la marque partenaire Plum, a désigné l’heureux élu, Stéphane Pfend, directeur du domaine skiable de la station, crédité d’un temps de 32min53s et d’une 23ème place.

Le défi Millet Everest en ligne de mire !

Le défi ultime approche à grand pas. Cette saison 11 des Millet Ski Touring Courchevel restera gravée dans les mémoires. En effet, mesures sanitaires obligent, les organisateurs du club Courchevel Sports Outdoor ont dû rivaliser d’imagination pour sortir un concept complétement fou : réaliser 9000m de D+ sur le parcours des Millet Ski Touring Courchevel (3,2km / 500mD+) soit 18 montées (57,6km / 9 000m D+) pour atteindre l’altitude du sommet de l’Everest (8849m) en partant du niveau de la mer et le plus rapidement possible (seules les montées seront chronométrées dans le laps de temps imparti).

Le défi aura lieu sur 2 jours les 20 et 21 mars 2021 pour fêter l’arrivée du printemps. La 1ère journée débutera à 7h pour se terminer à 17h. Sur ces 10 premières heures de course, 5 000m D+ devront être réalisés avant de continuer l’ascension le lendemain. Après avoir effectué ce premier jump, les participants arriveront au 1er camp de base virtuel de l’Everest versant sud à 5 364 mètres d’altitude (pour ceux qui auront choisi le côté népalais), au pied du glacier du Khumbu, ou versant nord à 5 154 mètres d’altitude (côté tibétain) au pied du glacier du Rongbuk. Les compétiteurs devront passer la nuit sous leurs tentes sur le front de neige de Courchevel 1850 avant de repartir pour l’assaut final le lendemain à partir de 8h et jusqu’à 16h, soit les derniers 4000m à gravir en moins de 8h. En cas d’abandon, un diplôme correspondant à l’altitude réalisée et matérialisée par le nom du sommet correspondant sera délivré. Les 3 premier(e)s du défi Everest (meilleurs temps cumulés des 18 montées) gagneront un prize money (1er : 700€, 2ème 500€ et 3ème : 300€).

Cette ultime journée sera festive avec l’organisation en parallèle de la finale des MSTC 2021 de 10h à 15h. L’inscription sera gratuite pour toutes les personnes déguisées et une carte « Atout Prix » sera offerte à l’arrivée à tous les participants pour venir skier à Courchevel en 2022 à des tarifs exceptionnels.

Avant de pouvoir prendre le départ du Millet Everest 2021, les participants doivent se qualifier sur le Challenge M3000 lors des Millet Ski Touring Courchevel les mercredis et samedis jusqu’au 13 mars en effectuant 6 montées en moins de 5h entre 10h et 15h (seul le meilleur temps de la journée est pris en compte pour le classement des MSTC).

A ce jour, 105 concurrents ont tenté ce challenge dont 70 classés pour la Millet Everest. Dans deux semaines, il n’en restera que 70 : les 60 meilleurs temps chez les hommes et les 10 chez les femmes pour le défi final.

Nicolas Lebrun

Lors de cette 9ème manche, 11 nouveaux participants ont validé les 6 montées dont le vainqueur de la première édition du triathlon hors norme Dynastar X3, Nicolas Lebrun, champion du monde de XTerra en 2005 qui prend la 4ème place du général provisoire. Le triathlète René Rovera, avec à son actif une victoire sur l’Ironman de Lanzarote en 2004 et une dizaine de participations à la finale mondiale à Hawaï entre 1996 et 2007, entre dans le top 10 à la 9ème place.

René Rovera

A noter également la belle performance du spécialiste de l’Ultra Trail Grégoire Curmer qui prend la 2ème position à l’issue de sa seconde participation.

Prochains rendez-vous : Manche 9 : Mercredi 3 et samedi 6 mars de 10h à 15h Pour en savoir plus : Infos et résultats : www.courchevelsportsoutdoor.com

Au bout d’une course très difficile durant laquelle elle a parfois pensé à abandonner, l’Espagnole Azara Garcia remporte la Transgrancanaria 129, suivi d’une autre Espagnole Claudia Tremps, et de la Portugaise Ines Marques.

Azara Garcia

Chez les hommes Aurélien Dunan-Pallaz fait une très belle course. Il a été suffisamment patient pour attendre son heure et passer devant l’Espagnol Pere Aurel à un moment décisif du parcours.

Aurélien Dunan-Pallaz

La météo très changeante a renforcé la difficulté de l’épreuve avec du froid et de la pluie sur les sommets de l’île et de la chaleur près de la côte dans les derniers kilomètres.

Podiums 129km

1. Aurelien Dunand-Pallaz (FRA). 13:42:43

2. Pere Aurell (SPA). 14:03:36
3. Fotis Zisimopoulos (GRE). 14:19:06

Women

1. Azara García de los Salmones (SPA). 16:35:11

2. Claudia Tremps (SPA). 16:57:21
3. Ines Marques (POR). 17:23:48

Après les incertitudes de la saison dernière, La Sportiva commence la nouvelle année en accueillant trois nouveaux grands noms internationaux dans l’équipe Mountain Running :
Mimmi Kotka, Jan Margarit et Alexis Sévennec.
Si 2020 ne restera pas dans les mémoires pour ses événements de course et ses grandes victoires, La Sportiva se tourne vers 2021 avec une énergie renouvelée et un nouveau regard. Cette saison, la coureuse d’ultra trail suédoise Mimmi Kotka, le jeune talent catalan Jan Margarit et le Français Alexis Sévennec, déjà membre de l’équipe de ski alpin, porteront les couleurs de La Sportiva sur les parcours des
principales compétitions européennes.
« Des sportifs de haut niveau qui, en plus de rendre l’équipe encore plus compétitive dans le monde des longues distances et des skyraces, contribueront à structurer un groupe de professionnels déjà soudé, hétérogène, tout en apportant une touche internationale, en ligne avec le positionnement de la marque. Une vague de fraîcheur et d’énergie qui nous servira à démarrer l’année du bon pied », affirme Matteo
Demicheli, responsable des athlètes dans le secteur de la course à pied.

Jan Margarit


Âgé de 23 ans, mais déjà connu dans le monde entier pour ses succès dans le trail, le Catalan Jan Margarit a fait ses débuts en 2015 en remportant la plupart des catégories Junior en Espagne. Spécialiste des skyraces, il a obtenu de grands succès aux Skyrunning World Series et son talent a été immédiatement reconnu par les grands noms de la discipline.
« Rejoindre l’équipe La Sportiva est grisant pour moi, car c’est une marque que j’ai toujours aimée. Aujourd’hui, j’ai la chance de représenter la marque et je veux en profiter au maximum. J’ai vraiment hâte de commencer ! »


Mimmi Kotka


Née et élevée dans la passion de l’aventure et du plein air, la coureuse suédoise Mimmi Kotka a commencé la compétition en 2014
dans le seul but de dépasser ses limites. Connue pour ses grandes victoires dans le monde de l’ultra-trail, dans des courses telles que la
CCC, la TDS, le Madeira Island Ultra-Trail et l’Ultra Pirineu, Mimmi va continuer à se surpasser en portant fièrement les couleurs de La
Sportiva.
« Mon envie de courir naît de la curiosité, de la possibilité que la course offre de dépasser ses limites physiques et mentales. La nature est l’environnement qui me permet de me ressourcer, mais je trouve ma plus grande motivation dans la communauté running. Quel que soit le niveau de préparation ou le résultat, chaque coureur court pour se défier, chacun est mis au même niveau, du premier au dernier. »

Alexis Sévennec


Skieur alpiniste français déjà membre de l’équipe La Sportiva pour la saison hivernale, Alexis Sevénnec est un athlète polyvalent, capable de
s’exprimer avec autant de détermination et d’enthousiasme sur les skis que dans la course en montagne.
« Quelle que soit la distance, ce sport m’offre tout ce que j’aime. Qu’il s’agisse d’un kilomètre vertical ou d’une skyrace, j’arrive toujours à me surpasser sur un terrain très technique, à profiter de vues incroyables et à rester en contact avec l’environnement. La Sportiva a toujours
représenté pour moi la quintessence du sport en montagne, une vision à 360 degrés. J’ai aujourd’hui la chance de porter ses couleurs lors de mes aventures hivernales et estivales. »


Depuis 1928, La Sportiva est au côté des amateurs de sports de plein air pour leur offrir le meilleur et les accompagner dans leurs aventures en montagne. La relation avec ses athlètes va au-delà d’un simple support technique. Dès le début, la rencontre entre les besoins des professionnels du sport et l’expérience de nos techniciens a permis à la marque trentine de concevoir et de développer des produits très
innovants. Un dialogue qui cette année encore va continuer en soutenant les idées et en répondant aux besoins de Mimmi, Jan et Alexis.
« Malgré les incertitudes présentes en ce début 2021, l’entreprise s’engage à soutenir ses athlètes et leurs objectifs », ajoute Matteo Demicheli, « dans l’espoir qu’une amélioration générale de la situation sanitaire permettra bientôt un retour en toute sécurité aux principaux événements de course à pied.»

La multiplicité des courses, cest ce qui fait de lUt4M un ultra-trail unique ! Avec 138 combinaisons de courses et des distances de 10 à 169km entre le 15 et le 18 juillet 2021, chaque participant compose son Ut4M à sa manière. Paysages minéraux, refuges cachés, lacs de montagne, chemins à flancs de falaises ou une vue spectaculaire de Grenoble la nuit, découvrez dès maintenant un avant-goût des sentiers pour composer votre Ut4M en 2021.

DES COURSES POUR TOUS

Acteur phare de la démocratisation du trail, l’Ut4M, avec la multiplicité des combinaisons envisageables, permet de créer son propre défi, un « trail à la carte » : c’est l’ADN de l’Ut4M. Les 13 courses réparties sur les 4 jours de l’événement offrent aux traileurs une multitude de possibilités. Combiner plusieurs tracés de 20km, tenter un 40km ou un 80km, voire un 169km d’une traite ou par étapes, chacun planifie de manière libre son parcours afin de tester ses propres limites.

Ultra traileuse assidue, Laurence R. a réalisé l’Ut4M afin de mettre en avant l’association Everest en Sable. Aux côtés de l’athlète de renom, Dawa Sherpa, Laurence a bouclé les formats Ut4M 20 Vercors, Ut4M 40 Taillefer et Ut4M 20 Chartreuse. Ces derniers lui ont permis de faire découvrir les superbes paysages des différents massifs à des jeunes atteints d’un cancer ou d’une leucémie, embarqués à bord d’une goélette.

D’autres, comme David P. qui a enchainé trois étapes de 40 km, aiment l’idée de se défier au fil de l’eau « Je ne devais en faire que deux, je revenais de blessures et puis je me suis dit pourquoi pas trois ? Cest un bon moyen de se tester et finalement, je regrette presque de ne pas avoir fait un quatrième 40 km ! ».

Suite à son accouchement lannée précédente, Stéphanie B., habituée des trails, avait, quant à elle, choisi de réaliser deux courses de 40 km espacées de deux jours : « Faire plus nétait pas envisageable, mais cela ma tout de même permis de boucler 2 massifs ! Nous sommes venus avec une trentaine de membres du club dont une douzaine prenait le départ de la course, cétait très sympa ! »

Dans la catégorie des traileurs chevronnés, Nicolas A. a tenté de réaliser, pour son second “ultra”, un total de 280 km : un véritable challenge ! Avant de relever ce défi, il s’est entrainé sur d’autres courses de longues distances puis il a pris le départ de l’Ut4M avec l’objectif d’enchainer trois parcours de 40 km et l’Ut4M 160 Xtrem. « C’était dur ! Après une arrivée dans la nuit à 3 h du matin le dimanche, je devais repartir à 6h30 pour le dernier 40 km. Je n’ai pas atteint mon but en 2018 mais je compte bien réussir en 2021 ! » Rendez-vous le 18 juillet sur la ligne d’arrivée à Grenoble pour valider l’exploit.

DES MASSIFS POUR TOUS

LE VERCORS

3, 2, 1…Top départ à l’attaque du massif du Vercors ! Les participants s’élancent et remontent le temps sur les marches du tremplin Olympique de 1968 à Saint-Nizier-du-Moucherotte. Arrivé dans le plus haut village du Vercors, on est dominé par 3 aiguilles rocheuses nommées “Les 3 Pucelles”. Les traileurs poursuivent ensuite jusqu’au passage au sommet du Moucherotte pour fouler ses crêtes en direction des alpages du Habert des ramées et de la station de Lans en Vercors.

C’est ici que s’arrête l’Ut4M 20 Vercors, les autres concurrents traversent la station de Lans en Vercors avant de gravir la montée du Pic Saint-Michel.

Dans la montée, les athlètes pourront découvrir un des fameux scialets du parcours, une des spécificités du Vercors, massif reconnu mondialement comme un spot de spéléologie pour ses plus de 3000 grottes et cavités ! Dangereux en hiver lorsqu’ils sont recouverts par la neige, les scialets le sont moins en période estivale lorsqu’on peut les identifier plus facilement et les contourner. Certains peuvent parfois dévoiler des grottes ou même des lacs souterrains, mais c’est en compagnie de guides qu’il faudra envisager leur découverte.

En conclusion de ce premier massif, les traileurs terminent avec la descente du col de l’Arc jusqu’au village de Vif, un bel effort de 1800 m de dénivelé négatif : rien que ça !

LE TAILLEFER

Il s’agit d’un parcours plus haut, on monte jusqu’à 2400 m d’altitude en traversant une zone labellisée Natura 2000 sur un massif formé il y a 600 millions d’années. Il y a environ 12 000 ans, le glacier situé sur le massif du Taillefer s’est déplacé créant un plateau constitué de multiples lacs. On débute d’ailleurs ces rencontres aquatiques avec le Grand Lac de Laffrey, bien connu des véliplanchistes.

Les coureurs passent ensuite par la station de l’Alpe du Grand Serre, au cœur du village de La Morte avant de grimper vers le point le plus haut du parcours à 2400 m : le Pas de la Vache. À cette hauteur, on surplombe le lac du Brouffier et son magnifique cirque. Le parcours est ensuite ponctué des cabanes et refuges qui font le charme de la haute montagne. Le chemin sans arbre dévoile le sommet du massif que l’on atteint après un kilomètre vertical.

La redescente se fait par le lac du Poursollet aux confins du Taillefer avant de rejoindre le Plateau des Lacs et ses herbes hautes qui font penser à des steppes. Sous le joug du Taillefer qui nous domine depuis ses 2857 m d’altitude, on passe en contrebas en observant les fameux sommets des écrins : le paradis des marmottes ! Très agréable à courir, on est presque sur une moquette. La descente se poursuit jusqu’au fond de la vallée de la Romanche avec 1500 m de dénivelé d’une traite en l’espace de 5 km : terrible pour les mollets !

BELLEDONNE

Âme sensible s’abstenir, Belledonne s’amorce avec LE kilomètre vertical de l’Ut4M. Sous l’impulsion des locaux, les équipes de l’Ut4M ont réhabilité ce sentier de 1000 m de dénivelé en 3 km. Sécurisés par une main courante et un balisage ultra serré, les participants longent les falaises pour débarquer sur le plateau de l’Arselle. Sur cet espace naturel sensible labellisé Natura 2000, les plus chanceux croiseront des troupeaux de moutons tandis que les autres se délecteront de la biodiversité propre aux sites protégés.

Les participants traversent ensuite un nouvel univers de lac de montagne, plus minéral où la végétation se fait rare. L’arrivée à la Croix de Chamrousse marque un point panoramique exceptionnel du trajet. On y contemple le Taillefer, le Vercors et le parcours dans la Chartreuse : dernier massif à affronter. À noter, le public peut accéder à ce point de vue magique à l’aide d’un téléphérique pour venir encourager les ultra-traileurs. Ces derniers slalomeront parmi des lacs aux couleurs exceptionnelles avant de retrouver le refuge de la Pra, ses pâturages et sa faune de montagne. Et pourquoi ne pas marquer une pause pour admirer le lac atypique du Crozet ? Une véritable piscine à débordement naturelle, c’est à s’y méprendre !

« Jai beaucoup aimé ce passage, les couleurs des lacs et la variété de paysages sont splendides ! » David P.

Pour finir, direction le col du Loup, deuxième point haut où il est fréquent de trouver des névés, puis on redescend vers le refuge du Pré du Molard en passant par le lac de la Sitre jusque dans la vallée du Grésivaudan.

LA CHARTREUSE

Au départ de la base vie de Saint-Nazaire-les-Eymes, chacun s’élance vers le dernier massif. Les coureurs débutent leur parcours par une belle montée qui amène au fond du Manival, un ruisseau à suivre avant de monter à flanc de falaise. Après cette première étape, les pâturages de l’Emeindras et le Habert de Chamechaude accueillent les athlètes avant de repartir sur une nouvelle montée vers le plus haut point du massif : Chamechaude, un plateau incliné où les moutons s’installent durant l’été.

Il faut alors redescendre sur le village de Sappey-en-Chartreuse pour attaquer la deuxième partie du massif. Celle-ci se réalise de nuit pour ceux qui ont choisi de réaliser l’Ut4M 20 Chartreuse uniquement. Lorsque l’on prend le départ, il faut gravir la montagne vers le fort historique de Saint-Eynard, on y trouve une plateforme d’observation assez magique où l’on peut admirer les lumières de Grenoble… Et c’est “déjà” l’heure de la dernière descente qui se fait par un col dans les flancs du Rachais avec une belle vue dégagée sur la vallée, synonyme de fin de course.

Quant à eux, les “coureurs en herbe” de l’Ut4M 10 Trail du Cœur réalisent la dernière partie du massif de la Chartreuse. Au départ de Grenoble, ils réalisent la “Prise de la Bastille” avant de revenir à leur point de départ.

Ut4M : LE TRAIL À LA CARTE EN VIDÉO

Le verdict de la saison 11 des Millet Ski Touring Courchevel se profile à l’horizon. Dans un mois, le dénouement tombera à l’issue des 4 dernières manches, une finale forcément différente sans le concert  toujours très attendu mais pour laquelle les déguisements seront bien de sortie le dimanche 21mars entre 10h à 15h dans le respect strict des règles sanitaires. Cette apothéose déguisée agrémentée de la participation de Keen’V, se déroulera en parallèle du défi Millet Everest.  La cérémonie des remises de prix 2021 suivra à huis clos dans la salle de la Facim, animée par Ludovic Collet et Keen’V qui, après l’Everest, nous  amènera à Tahiti grâce à son tube de l’été 2020, disque d’or après seulement 9 mois ! Ce protocole sera retransmis en Facebook Live sur la page de Courchevel Sports Outdoor dans les mêmes conditions que celui de la remise des prix pour l’édition 2020 programmé le 23 janvier dernier en présence de Nelson Monfort.

Grégoire Curmer

Dans cette attente, la course au record bat son plein avec les présences annoncées du Suisse Rémi Bonnet, lauréat des 3 dernières éditions des MSTC et détenteur du record de l’épreuve de 21min20s dont l’objectif sera de passer sous la barre des 21 minutes et de l’indétrônable Axelle Gachet-Mollaret, tenante du titre féminin depuis 2017, actuellement en tête du général provisoire, avec la ferme intention de battre Laetitia Roux, recordwoman depuis 2014 en 25 min31s. La venue de nombreux autres athlètes de renom dans le milieu du ski alpinisme et dans celui d’autres sports va pimenter cette fin de saison car la bagarre s’annonce intense pour les 8000€ de prize money et les 4800€ de bons d’achats sans oublier le défi Millet Everest (20 et  21 mars) également bien doté qui va attirer les spécialistes de longues distances et d’ultra trail avec, en précurseur, la venue de Julien Chorier la semaine dernière et celle ce samedi de Grégoire Curmer vainqueur de la dernière édition de la Diagonale de Fous, avec, à la clé, une 7ème place provisoire sur le Challenge Millet 3000. Passage obligé pour la sélection sur le défi Millet Everest des 70 meilleures performances (60 meilleurs hommes et 10 meilleures femmes), ce challenge M 3000 consiste à réaliser 6 montées pendant 5 heures lors les Millet Ski Touring tous les mercredis et samedis de 10h à 15h jusqu’au 13 mars. A ce jour, 52 hommes et 7 femmes sont classés.

Les qualifiés sur le challenge Millet 3000 lors de la seconde journée de course de cette 8èmemanche


De nombreux athlètes comme les triathlètes Nicolas Lebrun, Cédric Fleureton ou René Rovera ainsi que les trailers Maud Gobert, Yoann Stuck et bien d’autres seront également de la partie sur ce défi de folie pour préparer le triathlon hors norme Dynastar X3 qui aura lieu le dimanche 18 mars avec l’enchainement cyclisme, trail et ski alpinisme.

La 8ème manche pour Anselme Damevin et Corinne Favre

Anselme Damevin

Cette  8ème manche s’est disputée le mercredi 17 et le samedi 20 dans une ambiance printanière. Alexandre Pellicier, champion du monde de ski alpinisme par équipe en 2008 et vainqueur de Pierra Menta en 2007, prend au passage la tête du Challenge Millet 3000 tout en réalisant une belle performance sur sa 1ère montée en 26min05s. Pour le gain de cette 8ème levée où les 5 premiers se tiennent en 1min30s, le dernier mot a été pour Anselme Damevin, membre de l’équipe de France jeune, victorieux en24min33s. Il s’impose devant Benjamin Chamoux en 25min04s et les 2 sociétaires de Méribel Sport Montagne : Alric Petit et Bazil Ducouret, ce dernier médaillé d’argent en relais au JO de la jeunesse en 2020. Récemment titré champion du monde en catégorie master, David Poncet se classe 7ème.

Chez les féminines, Corinne Favre, également championne du monde Master en titre, l’emporte en 30min01s avec une technique bien à elle : le mercredi, elle vient jouer le chrono et le samedi, elle enchaine les 6 montées du M3000 pour se préparer au défi Millet Everest. Elle devance 2 autres classées sur le M3000 : Véronique Lathuraz en 31min33s et la triple championne du monde et double vainqueur de la PierraMenta Valérie Ducognon en 32min41s.

Corinne Favre et David Poncet

Prochains rendez-vous : Manche 9 : Mercredi 24 et samedi 27 février de 10h à 15h Pour en savoir plus : Infos et résultats : www.courchevelsportsoutdoor.com

Le nouveau concept de la Millet Everest fait des émules dans le milieu des passionnés d’ultra endurance. Ce défi consistera à réaliser 9000m de D+ en ski de randonnée sur le parcours des Millet Ski Touring Courchevel (3,2km / 500mD+), soit 18 montées (57,6km / 9 000m D+) pour atteindre l’altitude du sommet de l’Everest (8849m) en partant du niveau de la mer, le plus rapidement possible (seules les montées seront chronométrées dans le laps de temps imparti). Il se déroulera sur 2 jours, les 20 et 21 mars prochain en parallèle de la finale déguisée des MSTC prévue le dimanche 21 mars entre 10h et 15h.

Mais avant de pouvoir s’aligner sur cette épreuve de folie, les candidats potentiels ont l’obligation de s’étalonner sur le Challenge Millet 3000. Cette épreuve consiste à réaliser 6 montées en moins de 5h, ce qui représente un dénivelé de 3000m, pendant les horaires de course dévolus aux Millet Ski Touring Courchevel, soit entre 10h et 15h. Les temps réalisés servent de bases à la qualification pour l’ultime défi. Au final, seuls les 70 meilleures performances du M3000 seront sélectionnées (60 pour les masculins et 10 pour les féminines).

Le spécialiste du Trail et plus particulièrement de l’ultra Trail,  Julien Chorier, double vainqueur de la “La Diagonale des Fous” ( 163 km de course, 9 600m D+), lauréat de l’Ultra Trail du Mont Fuji (156 km de course, 8 530m D+), du Madeira Island Ultra Trail (115 km de course, 6 800m D+), du HardrockHundred Endurance Run (160 km de course, 11 000m D+), de La Ronda delCims (178 km de course, 13 000m D+) et du Verbier X-Alpine (111 km de course, 8 400m D+), était au départ ce samedi 13 février. Bien que le ski de randonnée ne soit pas son point fort, il réalise une belle première montée en 30min19s avec, à la clé, une 8e place de cette 7ème manche des MSTC. Il a enchainé par la suite les 5 autres montées tout en gestion et avec facilité entre 34 et 36 minutes. « Je ne pratique pas souvent le ski de rando, mais cette formule me correspond parfaitement. C’est une très bonne préparation pour mon prochain ultra trail, la « Trans GranCanaria » qui se déroulera dans 2 semaines dans les îles Canaries avant de venir affronter la «  Millet Everest » et surement le triathlon hors norme  Dynastar X3 » a-t-il déclaré à l’arrivée.

Julien Chorier

Ce défi suscite un attrait croissant avec déjà 35 présélectionnés à partir de la Millet 3000. Jeudi dernier, Jonathan Lamy du Club Courchevel Sports Outdoor a décroché la 3ème place provisoire pour sa seconde  participation à ce challenge. A noter qu’après la « Millet Everest », Jonathan s’envolera en direction du Népal le 4 avril pour s’atteler à l’ascension effective du Toit du Monde.

Jonathan Battuz et Clémence David, lauréat de la 7ème manche des MSTC

Ce nouveau défi lié et conçu en cette année exceptionnelle permet de faire découvrir aux adeptes des longues distances ce parcours de Vertical Race devenu mythique etvient booster la saison 11 des MSTC.

Clémence David

Depuis le 30 décembre, les manches se succèdent en s’adaptant aux contraintes sanitaires. Cette année, pas de rassemblement à 18h chaque mercredi, pas de frontales, pas de bonne soupe au chaudron avant les remises des prix mais toujours la possibilité d’enfiler un dossard, d’avoir un objectif, de pouvoir se surpasser, de se faire plaisir tout en comptant sur le sérieux et la qualité des organisateurs.

Cette 7ème levée des Millet Ski Touring Courchevel 2021 s’est disputée le jeudi 11 (décalage exceptionnel d’une journée en raison des conditions météorologiques) et le samedi 13 février. Parmi les 75 concurrents, Clémence David sort victorieuse chez les féminines en 32min25s, un temps qui lui permet de frapper à la porte du Top 10 du général provisoire. Elle est suivie par Caroline Rainieri (37min18s), son 3ème podium en 6 montées et Julie Lacrevaz (37min51s) qui s’incline à mi-parcours sur le Challenge Millet 3000. Chez les hommes, Jonathan Battuz rafle la mise en 27min04s à l’issue d’une lutte serrée avec Eric David, second en 27min18s et Yann Rivallant, troisième en 28min02s.

Jonathan Battuz

Les 5 dernières manches de cette 11ème saison promettent d’être très palpitantes avec la participation de nombreux athlètes de renom dont les noms seront dévoilés au fil des semaines à venir.

Prochains rendez-vous : Manche 8 : Mercredi 17 et samedi 20 février de 10h à 15h

Pour en savoir plus : Infos et résultats : www.courchevelsportsoutdoor.com