Après une course de reprise sur la VVX en relais avec Camille Bruyas, François D’Haene avait inscrit le Trail 100 Andorra by UTMB à son programme de mi-juin. Mission : corser un peu la difficulté avec une course sur un terrain plus technique que l’Auvergne, sur une distance plutôt courte pour un ultra (105 km) mais avec un dénivelé conséquent de 6700m D+ et des conditions de haute montagne, histoire de travailler les montées et descentes en vue de son grand objectif 2024 : la Hardrock 100, moins d’un mois plus tard. Objectif atteint avec un Top 5 qui laisse pourtant le grand François sur sa faim. Décryptage.

Trail 100 Andorra by UTMB : un premier 100km depuis… 2022

On est tellement habitué à associer le nom de François D’Haene à l’ultra-trail qu’on en oublierait presque qu’il n’avait pas couru une course de format 100 km depuis 2022 et la VVX. Ou encore 2019 et l’Ultra Trail Cape-Town. Bien sûr, entre-temps, il y a eu la Hardrock l’été 2022, et sa fabuleuse bataille avec Kilian Jornet, et puis son héroïque Diagonale des Fous 2023, après un an d’arrêt pour blessures diverses, mais un 100 km ne s’aborde pas comme un 160. C’est un autre type d’effort, qui demande un peu plus d’intensité, sans en mettre trop non plus.

Comme le soulignait François D’Haene lui-même avant de s’élancer, « C’est un sprint comparé aux dernières courses et à ce qui se profile du côté de l’Italie », mais ce n’est pas une distance que l’on prend à la rigolade. Et le champion de préciser : « Plus sérieusement, ce sera l’opportunité de boucler un bon bloc de volume en trail après un hiver studieux sur les skis. Surtout, c’est la chance partir pour une balade d’une quinzaine d’heures en montagne et j’avais pas envie de laisser filer cette opportunité. »

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Le sourire de François D’Haene au départ, heureux de s’élancer pour 15h de course dans les montagnes pyrénéennes. Photo UTMB

Trail 100 Andorra by UTMB : une première partie tout en gestion

Il ne fallait pas s’attendre à ce que François D’Haene, malgré son dossard N°1, prenne un départ canon et fasse la course en tête. Il l’avait ré-affirmé la veille : « L’objectif sera de savoir composer avec les sensations du moment et de remettre doucement le corps dans des schémas de course avant la suite du programme. » Une suite que l’on connaît, qui passe par Silverton et la redoutable Hardrock le 12 juillet prochain, puis par l’Italie et le terrible Tor des Géants et ses 330 km, une première en ultra XXL pour François D’Haene.

Petit détail, la veille du départ, le kit Grand Froid avait été activé, et le parcours légèrement diminué, 106,7 km et 6 375m D+, à cause de la météo et de la neige de ce printemps étrange, combiné à la présence de quelques crevasses au sommet du Comapedrosa, le point culminant de la course, que les organisateurs ont par prudence préféré escamoter.

Partis dans la nuit, les coureurs ont donc entamé leur voyage à la lueur des frontales, puis ont pu apprécier le lever de soleil au cœur des montagnes. Avec, pour François D’Haene, ce plaisir toujours de voyager. Il souligne : « L’Ultra, c’est passer des heures dehors, lever la tête et savoir apprécier les paysages qui s’offrent à nous. Quel terrain de jeu depuis ce matin. Après un début de course en gestion, voyons si une remontada est possible sur la seconde partie de course… »

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Photo UTMB

Trail 100 Andorra by UTMB : les 12 points sacrés d’un ravito avec assistance, selon Saint-François

Les stratégies de ravitaillement varient d’un coureur à l’autre, entre ceux qui vont le plus vite possible, sans s’asseoir, et ceux qui prennent leur temps. Pour François D’Haene, deux règles d’or : ne pas céder à la panique, mais ne pas s’endormir non plus. Et de détailler les 12 points sacrés de ce qu’est pour lui un ravitaillement avec assistance :

1- Prendre le temps de m’asseoir
2- Donner quelques consignes à l’assistance
3- Me changer
4- Boire ma boisson d’effort / récupération
5- Prendre des apports en minéraux
6- Repartir avec un sac rangé aux petits oignons
7- Refaire le stock de nourriture pour tenir jusqu’au prochain ravitaillement
8- Avoir les encouragements de la famille à la maison
9- Faut que ça glisse, que rien ne gêne
10- Casquette / lunettes, dernier check
11- Prendre des infos sur la suite du parcours
12- Relancer et mettre les watts

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Photo UTMB

Trail 100 Andorra by UTMB : une 5ème place loin derrière les 2 Américains

De remontada, il n’y en aura pas eu. François D’Haene prend finalement la 5ème place, à plus d’une heure des deux Américains, le vainqueur, Zachary Garner, et le second, Ben Dhiman. Il prend certes la première place de sa catégorie des 35-39 ans, mais attendait d’autres sensations.

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L’arrivée de François D’Haene. Photo UTMB

Du côté du vainqueur, cette victoire n’était pas forcément attendue, mais est venue récompenser un travail sérieux en vu de la CCC à Chamonix. Ainsi, Zachary Garner a déclaré : « Je me suis beaucoup entraîné, je suis de retour et je repartirai sur la distance CCC du HOKA UTMB Mont-Blanc en septembre. Je ne me suis pas entraîné pour cette course en particulier, mais pour être meilleur un jour… C’est donc cela qui m’a amené ici. Jusqu’ici, tout va bien. »

Quant à Ben Dhiman, il a surtout souligné la difficulté de l’épreuve : « C’est un parcours brutal, c’est beau, c’est une expérience formidable mais c’est sacrément dur ! »

À noter qu’outre la 5ème place de François D’Haene, 4 autres Français terminent dans le Top 10, avec Baptiste Hagnere, 6ème, Edger Dias, 7ème et Mathieu Colzato, 10ème.

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Le Top 10 Hommes. Source UTMB

Quant à la course féminine, elle n’a pas échappé aux deux grandes favorites, l’Allemande Katharina Hartmuth s’imposant très largement en 15h 28mn 50s, 11ème place au scratch, devant l’Espagnole Claudia Tremps, arrivée plus d’1h40 après. À noter la belle 3ème place de Lucie Jasmin, et le beau tir groupé des Françaises avec là aussi 3 autres Bleues dans le Top 10 : Pauline Grardel, 4ème, Evanne Blanchard, 5ème et Alice Denuc, 10ème.

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Le Top 10 Femmes. Source UTMB

Trail 100 Andorra by UTMB : le débrief de François d’Haene

« Évidemment, il faut savoir se satisfaire de cette cinquième place, mais j’espérais surtout d’autres sensations. J’étais venu pour prendre du plaisir et engranger de la confiance à courir dans un beau terrain technique. Mes douleurs compensatoires au niveau du dos, de la hanche, du genoux, continuent de traîner depuis le printemps et impactent mes entraînements et donc un peu ma préparation.

Je n’étais déjà pas très en confiance et en plus de ça j’ai passé une petite nuit sur les toilettes… qui a donné la thématique de la journée avec de très nombreuses pauses dès le début. J’ai donc très vite oublié toutes les velléités. La journée fut beaucoup moins plaisante physiquement et moralement. Parfois, les planètes ne veulent tout simplement pas s’aligner.

Maintenant, il va falloir tirer des enseignements positifs de tout ça. L’important reste d’avoir bouclé cette boucle en ayant passé de longues heures dehors dans un cadre somptueux (quoi qu’un peu venteux). A la vue de mes sensations ce matin, je confirme que mes muscles ont bien travaillé. Je maintiens le cap et mes rêves pour la suite de ma saison, et j’espère que cette journée compliquée sera bientôt effacée par de bien meilleures.

Le défi suivant commence dès la ligne franchie par l’assimilation et la récupération de cette aventure. Cela passe notamment par retrouver la famille et faire tourner les jambes dans le Beaufortain. Cap sur la suite, on va tâcher d’être en forme dans moins d’un mois aux USA… »

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Photo UTMB

Voir les résultats de toutes les courses de l’Andorra 100 ICI

Résultat des courses Andorra 100 by UTMB
Source UTMB
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La 12ème édition du Trail du Saint-Jacques by UTMB s’est tenue du 14 au 16 juin au Puy-en-Velay. 4646 coureurs, dont 28% de femmes, venus de 62 pays différents ont pris le départ de l’une des quatre courses proposées et ont pu explorer les merveilles naturelles et le patrimoine de la région Auvergne Rhône-Alpes et courir sur et autour du célèbre chemin de Saint-Jacques de Compostelle, remontant à contresens le mythique GR65 chargé d’histoire, avant de s’offrir une arrivée spectaculaire au pied de la célèbre cathédrale du Puy-en-Velay, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, dans une ambiance survoltée.

Trail du Saint-Jacques by UTMB : le 100M pour Sylvain Court et Maëlle Deruaz

Malgré quelques caprices météorologiques qui ont rendu la nuit du vendredi au samedi compliquée, ils étaient 998 sur la ligne de départ de L’Ultra du Saint-Jacques à Saugues. Annoncé favori de ce 130km et 5500m D+, Sylvain Court a longtemps fait jeu égal avec Alexandre Béraud avant de se détacher pour remporter l’épreuve en 14h22’42”. Il devance de 12 minutes son compatriote (14h34’32”), tandis que Geoffroy Bonnet termine 3ème en 14h49’26”.

Du côté des femmes, Maëlle Deruaz a dominé en finissant en 17h25’17”. Elle devance l’une des grandes favorites, Manon Gras, de près de 30 minutes (17h55’11”) La Néerlandaise Hannah Derksen prend la 3ème place en 18h29’51”.

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La victoire de Sylvain Court. Source vidéo UTMB

Trail du Saint-Jacques by UTMB : le 100K pour Guillaume Tiphène et Anaïs Dachet

Le Grand Trail du Saint-Jacques, au départ du superbe village de Monitrol-d’Allier, a attiré 1030 partants sur les 80km et 3200m D+. Guillaume Tiphène a dominé les débats et franchi la ligne d’arrivée le 1er en 7h13’56’’. Il a été suivi par Yoann Stuck en 7h41’25’’. Et c’est un autre Français, Morgan Pouliquen, qui a complété le podium en 7h45’28’’.

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Guillaume Tiphène devance Yoann Stuck.

Du côté des femmes, Anaïs Dachet a dominé en 8h26’34’’. Elle devance la Norvégienne Anna Louise Astad Sørlie (8h41’20’’) et Aurore Canino Hemon (9h03’41’’).

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Anaïs Dachet au bout de la souffrance. Source vidéo UTMB

Trail du Saint-Jacques by UTMB : le 50K pour Rémy Brassac et Adeline Martin

Au départ de Monitrol-d’Allier, le Maratrail, rallongé à 54km et 2000m D+, était la course la plus plébiscitée avec pas moins de 1625 partants. Et elle a été la plus disputée, puisque le podium français masculin exceptionnel s’est dessiné au bout du suspense. Rémy Brassac s’est finalement imposé en 04h10’07’’, avec à peine une minute d’avance sur Aymeric Damour (04h11’13”) et Florian Bernabeu-Seguy (04h11’48’’).

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Rémy Brassac s’impose au finish. Photo UTMB – Peignée Verticale

Chez les femmes, la compétition fut tout aussi impressionnante pour conclure par un podium là aussi 100% français. La championne du monde de trail 2017 et troisième des championnats d’Europe 2024 Adeline Martin, qui présentait le meilleur index UTMB, a survolé la course et s’est imposée dans un temps remarquable de 04h44’20”, 23ème au scratch. Elle devance largement Elisa Ravet, qui a terminé en 05h06’41”. Caroline Delord prend la 3ème place, complétant le podium en 05h17’41”.

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L’ancienne championne du monde de trail Adeline Martin facile sur le Maratrail. Photo UTMB – Peignée Verticale
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Trail du Saint-Jacques. Photo Esprit Trail

Trail du Saint-Jacques by UTMB : le 20K pour Lukas Ehrle et Alice Gorry

Le format court de 18km et 600m D+ des Chibottes, qui regroupait 993 partants, a démarré samedi à Solignac-sur-Loire, pour passer par la fameuse coulée de lave des Chibottes, un chaos rocheux impressionnant situé à quelques kilomètres à peine du Puy-en-Velay. Il a couronné l’Allemand Lukas Ehrle, qui a brillamment remporté la course en 01h03’48’’. Il a devancé le favori Sylvain Cachard, qui accroche la 2ème place à moins d’une minute du vainqueur (01h04’44’). Alexandre Meyleu complète un podium de très haut niveau en 01h08’51’’.

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Le passage dans la coulée de lave des Chibottes. Photo Esprit Trail

Chez les femmes, le podium est 100% français et très serré puisque les 3 premières se tiennent en moins d’une minute. Alice Gorry s’impose avec un temps de 01h28’39’’, devant Marie Guillaume en 01h28’51’’ et Solène Bayle en 01h29’25”.

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Lukas Ehrle devance Sylvain Cachard sur le 20K. Source vidéo UTMB
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Fort du succès de ses dernières éditions, avec plus de 14 000 participants, l’EcoTrail Paris revient en 2025 sur 2 jours et avec une toute nouvelle course créée en partenariat avec Salomon.

EcoTrail Paris : du nouveau parmi les courses existantes

Habituellement organisées sur une seule journée, les épreuves de l’EcoTrail Paris seront désormais réparties sur les deux jours du week-end. Les épreuves à arrivée parisienne que sont les 80km, 45km et 30km – avec leur arrivée spectaculaire à la Tour Eiffel – auront lieu le samedi 22 mars 2025. Les courses et marches nordiques de 18km et 10km auront quant à elles lieu le dimanche 23 mars 2025. Ainsi, dorénavant, le retrait des dossards sur le village Sport Planète aura lieu les vendredi 21 et samedi 22 mars 2025.

Retrouvez les résultats de l’EcoTrail Paris 2024 ICI

Autre nouveauté parmi les épreuves déjà existantes : l’inversion du parcours du Trail 18km qui partira désormais du Domaine national de Saint-Cloud pour une arrivée sur la terrasse de l’Observatoire de Paris-PSL à Meudon. 

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Photo EcoTrail Paris 2024

EcoTrail Paris : un nouveau trail de 35km, en partenariat avec Salomon

Une grosse nouveauté vient pimenter cette 18ème édition ! Dans le cadre des Golden Trail National Series France (GTNS France) de Salomon, une toute nouvelle course de 35 kilomètres va voir le jour, entre Saint-Cloud et Meudon, le dimanche 23 mars 2025. Avec 800m de D+ et une barrière horaire plus stricte (4h45), cette course offrira aux participant(e)s la possibilité de remporter un Golden Ticket pour participer à 2 courses des Golden Trail National Series France 2025/26, parmi lesquelles le Trail du Ventoux, le Trail Napoléon à Ajaccio ou le Trail du Canigou.

À travers ce nouveau format, Salomon, partenaire de l’EcoTrail Paris depuis 4 ans, souhaite encourager les vocations, découvrir de nouveaux talents et donner la chance aux passionné(e)s de participer à des courses historiques de la discipline. Les 2 leaders au scratch et les 2 meilleurs espoirs (moins de 23 ans) homme et femme de cette course, ainsi que 4 personnes tirées au sort, pourront bénéficier de ce Golden Ticket.

EcoTrail Paris : ouverture des inscriptions le 18 juin

Les inscriptions aux 6 courses de trail (10km, 18km, 30km, 35km, 45km, 80km) et aux 2 marches nordiques (10km et 18km) ouvriront le 18 juin 2024. Il faudra faire vite : l’édition 2024 de l’EcoTrail Paris affichait complet quelques mois avant le début de l’événement.

Pour découvrir ou redécouvrir cet événement incontournable en Île-de-France, c’est ICI

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Photo EcoTrail Paris 2024
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C’est le « Patron » et tout le monde l’attendait : Kilian Jornet, qui n’avait fait aucune course en 2024, allait-il être suffisamment compétitif pour aller chercher une onzième victoire sur le marathon de Zegama-Aizkorri ? Après sa 10ème couronne et son record de l’épreuve en 2022, il avait fait impasse, Himalaya oblige, en 2023, où Manuel Merillas et l’Allemande Daniela Oemus s’étaient imposé devant Elhousine Ellazaoui dans des conditions climatiques terribles, pluie, boue, froid… Autant dire que cette édition 2024 promettait d’être… épique !

Voir la vidéo ICI

Zegama 2024 : ils ne pensent qu’à ça

Il n’y a qu’à voir le début de la vidéo pour le comprendre : Zegama n’est pas une course comme les autres. Tous les concurrents qui témoignent, femmes comme hommes, le disent : Zegama is Zegama ! Des interviews de veille de course au petit déjeuner du jour J, découvrez les coulisses de la course, avant le grand départ.

Lire l’interview exclusive d’avant-course de Kilian Jornet ICI

Zegama 2024 : c’est qui le Patron ?

C’est Kilian Jornet ! Parti devant, le Patron s’est retrouvé seul dès les premiers kilomètres et n’a jamais été rejoint. Longtemps dans les temps du record, il a dû cependant se rendre à l’évidence dans la descente : les conditions de terrain ne pouvaient pas lui permettre de battre son chrono de 2022. Sans pour auta t lever le pied, le Catalan a continué à courir à un rythme infernal. La précision de sa pose de pied est exceptionnelle, un modèle du genre (surtout quand on voit le nombre de chutes qui sont intervenues sur cette course).

Lire l’article sur la course 2024 ICI

Impressionnante aussi, la Norvégienne Sylvia Nordskar, qui n’avait jamais remporté une course de la GTWS, est venue s’imposer après un cavalier seul impressionnant.

Zegama 2024 : le résumé vidéo

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Après un championnat d’Europe décevant, Maude Mathys, l’une des meilleures athlètes du monde de course en montagne, ne figurait pas parmi les favorites du format 50K du Tenerife Bluetrail by UTMB. En cause, un championnat d’Europe décevant disputé la semaine précédente, avec des places bien éloignées de son niveau. Pourtant la Suissesse, qui reprend la compétition après 1 an d’arrêt sur blessure, a su trouver les ressources nécessaires pour s’imposer. Mais que ce fut dur !

Maude Mathys, un retour à la compétition en fanfare

Après une saison 2023 vierge à cause d’une blessure au tendon d’Achille qu’elle a décidé de faire opérer, Maude Mathys a fait une brillante rentrée des classes sur le Kobe Trail au Japon, lors de la première étape de la Golden Trail World Series, en prenant la première place. Une semaine plus tard, elle terminait 2ème du Four Sisters Mountain Trail en Chine, un trail en haute altitude, se rassurant sur sa forme physique après une si longue absence.

Lire notre interview de Maude Mathys juste avant sa première course de la saison 2024 ICI

À l’issue de cette 2ème course, elle confiait : « Ça a été une course dure aujourd’hui mais je suis contente. J’ai essayé de partir tranquillement en contrôlant mes pulsations parce que je ne voulais pas trop souffrir de l’altitude. Grayson m’a passée au sommet de la première grosse descente mais étrangement j’ai réussi à la rattraper juste avant d’arriver en bas et ça m’a donné de la confiance pour la suite et j’ai continué à accélérer même si ça a été très dur à partir de la mi-course. » 

Maude Mathys lors du Kobe Trail. Photo Colin Olivero / GTWS 2024

Maude Mathys, des championnats d’Europe décevants

Pourtant, lors des championnats d’Europe de course en montagne, fin mai à Annecy, la déception a été grande : « Je ne rentre pas de ces championnats avec les résultats espérés mais contente tout de même d’avoir “rempli mon contrat” en participant aux 2 courses (montée sèche, où elle était tenante du titre et a terminé 17e, prenant le bronze par équipe, et montée/descente, où elle a terminé 10e et pris l’argent par équipe, NDLR) et surtout d’avoir permis de ramener deux médailles par équipe. »

Maude Mathys argent par équipe Up & Down
Maude Mathys et l’argent par équipe Up & Down. Photo DR

Et, forcément, toute la confiance emmagasinée en début de saison s’est envolée. « Ces championnats d’Europe m’ont déstabilisée et m’ont fait perdre un peu de confiance pour la suite, confiait-elle sur les réseaux sociaux. Mais ce qui est bien quand on vit un “échec”, c’est que cela m’a permis de réfléchir et de revenir sur ma préparation d’avant-course. »

Une auto-analyse des contreperformances pertinente

Si elle avoue n’avoir pas trouvé LA cause de cette méforme sur les Championnats d’Europe, Maude Mathys, forte de son expérience, a tout de même identifié quelques pistes :

1/ « J’ai eu un pic de forme lors de mon voyage en Asie (durant lequel j’ai performé) et donc j’étais redescendue dans le creux de la vague, à Annecy. Et même si je me sentais bien reposée, avec une dernière semaine légère, cela n’a pas suffi. »

2/ « Je n’étais pas assez entraînée pour ce genre d’effort, plus court. En effet, à cause de ma blessure à l’ischio, je n’ai pas pu faire d’intensités en course à pied et même si le vélo fonctionne bien pour moi, sur des efforts aussi intenses, cela ne suffit pas. Mais ce qui est étonnant, c’est qu’un mois avant les Championnats d’Europe, j’ai battu mon record (de 2022) sur une course régionale de 1h environ ! »

3/ « La semaine passée en altitude en Chine m’a boostée quelques jours après mon retour (ce qui expliquerait mon record sur la course régionale) puis l’effet altitude est retombé et mon corps est entré dans une phase de récupération, “creux de la vague”. »

Et Maude Mathys de conclure son analyse sur une note positive :

4/ « Le terrain glissant, boueux et les températures plus froides ne m’ont pas convenu. Cet échec m’a donc certainement permis de me connaître mieux et je suis heureuse de pouvoir vivre de nouvelles aventures et émotions que le sport m’apporte ! »

Maude Mathys Championnat d'Europe de course en montagne 2024
Maude Mathys lors des Championnats d’Europe de course en montagne 2024. Photo DR

Maude Mathys : le Tenerife Bluetrail et l’Asomadero pour décrocher un ticket pour l’OCC !

Sans fausse modestie, et bien qu’ayant de loin le meilleur index UTMB des concurrentes (812), Maude Mathys ne se présentait donc pas sur la ligne de départ du 50K du Tenerife Bluetrail dans les meilleures dispositions, ni en terme physique, ni en terme de confiance. Elle confiait ainsi : « Les conditions météo me plaisent mieux qu’il y a une semaine à Annecy, mais je ne le cache pas, je ne me sens pas prête pour ce genre d’effort (47km, 2200m D+ et 2900m D-) et je suis encore fatiguée des Championnats d’Europe, mais je me réjouis quand même.

Ce sera une belle façon de découvrir une partie de l’île. C’est aussi une bonne occasion de recourir sur du format long (même très long pour moi), de tester le matériel, de tester ma nutrition (et j’ai de la chance car le partenaire nutrition de la course est le même que le mien, naakbars !). Mon objectif : prendre un max de plaisir, rallier la ligne d’arrivée et finir dans le top 3 (synonyme de qualification pour l’OCC) car c’est pour cette dernière, que je suis là. »

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Après le froid et la boue des Championnats d’Europe à Annecy, le soleil et les terrains secs et volcaniques de Tenerife ! Photo Tenerife Bluetrail.

Tenerife Bluetrail by UTMB 50K : une victoire dans la douleur

Le parcours du 50K du Tenerife Bluetrail ne présentait pas de difficulté majeure, à l’exception d’un terrible défi au niveau du 30ème kilomètre avec l’ascension de l’Asomadero, une paroi verticale de plus de 600 mètres positifs en un peu plus de 2 kilomètres. Une ambiance de KV qui d’ordinaire réussi plutôt bien à la Suissesse, même si il intervenait assez loin dans le parcours.

Et, effectivement, ça n’est pas passé comme une lettre à la poste. Maude Mathys raconte : « J’ai pris du plaisir jusqu’au 25ème km, ensuite il a fallu gérer les douleurs. J’avais l’ischio de plus en plus tendu, les mollets au bord de la crampe, le tendon derrière le genou droit douloureux, le psoas gauche douloureux… Clairement, c’était trop pour mon corps. Il n’a pas encore assez de km pour ce genre d’effort ! »

Il aura donc fallu toute la classe de la championne pour s’imposer en 4h25mn50s, devançant tout de même les Espagnoles Marta Perez Maroto et Sonia Vizcaíno de près de 20 minutes (4h45mn12s et 4h45mn25s). Heureusement qu’elle n’était pas en forme !

Maude Mathys podiumTenerife Bluetrail by UTMB
Le podium du format 50K du Tenerife Bluetrail by UTMB 2024. Photo Tenerife Bluetrail

Tenerife Bluetrail by UTMB : les résultats de toutes les courses

Résultats Tenerife Bluetrail by UTMB
Source UTMB Group
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Dimanche 8 juin, le Corse Xavier Bartoli et la Suissesse Carolyn Schaltegger ont remporté la deuxième étape de la GTNS France, le Trail du Mont-Guillaume, 28 km et 1540m D+, lors du Grand-Trail de Serre-Ponçon. Une épreuve sur laquelle la neige s’est invitée, et a rendu la course palpitante.

GTNS Serre-Ponçon : Xavier Bartoli passe la première !

Il avait terminé deuxième sur ses terres corses lors de la première étape de la Golden Trail National Series. Lors du Trail du Mont-Guillaume, deuxième étape de la GTNS, Xavier Bartoli s’est cette fois-ci emparé de la victoire, qui lui permet de valider le maximum de points avant la finale à la Skyrhune en septembre. Mais cette première place n’a pas été simple à aller chercher, à cause des conditions météo particulières, avec un enneigement plus important que prévu en cette saison.

« Je n’avais pas pris les bonnes chaussures dans la neige. J’ai dû monter avec les mains, je glissais en arrière, ça a été dur. Le début de la descente était un peu technique pour moi mais j’ai ensuite réussi à refaire mon retard sur la dernière partie. Je suis content de montrer que les Corses sont capables de venir gagner sur le continent. Avec cette victoire j’ai pris le maximum de points avant la finale, c’était l’objectif ! »

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Photo David Gonthier

Longtemps au contact de Xavier Bartoli, Paul Burette a dû lâcher dans les derniers kilomètres. Il s’empare malgré tout de la seconde place, synonyme de qualification pour la Skyrhune. « Je ne m’attendais pas à décrocher ce ticket pour la Skyrhune donc je suis content. Je suis davantage à l’aise sur les courses plus techniques, donc je me suis longtemps demandé ce que je faisais là aujourd’hui. Mais au final c’est une très belle deuxième place ! »

Alors qu’il était passé en tête au sommet du Mont Guillaume, Lucas Clocher doit finalement se contenter de la troisième marche du podium à l’arrivée. « J’étais devant dans la montée mais je savais que la descente était très longue et que ce n’était pas mon point fort donc j’ai voulu garder un peu de fraîcheur. Malheureusement, j’ai rapidement eu les cuisses qui ont chauffé et ils m’ont repris à deux kilomètres de l’arrivée et je n’ai rien pu faire. Je suis quand même très content de cette 3eplace. »

Résultats Hommes

1 – Xavier Bartoli : 02:20:32 (+100 pts) (Q Finale)
2 – Paul Burette : 02:21:23 (+88 pts) (Q Finale)
3 – Lucas Clocher (AHSA) : 02:22:33 (+78 pts)
4 – Léonard Bolcato : 02:26:44 (+72 pts)
5 – Elie Besson-Pithon (Salomon) : 02:36:06 (+68 pts)

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Le podium hommes. Photo GTNS 2024 / DR

GTNS Serre-Ponçon : Carolyn Schaltegger au sprint

C’est au sprint que s’est dessinée la victoire chez les féminines. Et c’est finalement la Suissesse Carolyn Schaltegger qui l’a emporté devant Florence Bairros.

« Je suis partie plutôt tranquillement au début pour en garder un peu sous le pied puis j’ai pris la tête dans la montée, a commenté la gagnante. Mais la descente était vraiment longue et on m’a dépassée. J’ai dû sprinter à la fin pour revenir et aller arracher la victoire. Je suis venue ici parce que c’était une manche de la Golden Trail National Series et je suis contente de gagner. »

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Photo David Gonthier

Axelle Bouvier, vgagnante de la première étape en Corse, doit cette fois-ci se contenter de la 3e place. « La course a été exigeante, la montée était très longue, j’ai cru que je pourrais relancer dans la descente mais c’était finalement aussi très dur. Je suis finalement très contente de cette troisième place sur cette manche de la GTNS avec un niveau très dense pour le podium. »

Résultats Femmes

1 – Carolyn Schaltegger : 02:48:06 (+100 pts) (Q Finale)
2 – Florence Bairros : 02:48:11 (+88 pts) (Q Finale)
3 – Axelle Bouvier : 02:51:38 (+78 pts)
4 – Rachel Pain : 03:05:55 (+72 pts)
5 – Margaux Cartier : 03:09:54 (+68 pts)

Carolyn Schaltegger Photo Mickael Mussard
Victoire au sprint de Carolyn Schaltegger devant Florence Bairros. Photo Mickael Mussard / GTNS 2024

GTNS : Arthur Rairolle et Pauline Bellot chez les jeunes

Du côté des moins de 23 ans, ce sont Arthur Rairolle et Pauline Bellot qui terminent en première position de cette seconde étape de la GTNS et qui décrochent donc leur ticket pour la Skyrhune.

Après cette seconde étape à Embrun, la GTNS France se rendra sur le Trail du Canigou le 11 août prochain, dernière manche avant la finale de la Skyrhune.

Résultats Hommes – 23 ans

1 – Arthur Rairolle (Embrun Athletic Club) : 02:49:41 (+100 pts) (Q Finale)
2 – Ethan Fayolle : 02:58:03 (+88 pts)
3 – Maxime Vesse (La Meute) : 02:58:14 (+78 pts)
4 – Loïc Rodary : 03:08:07 (+72 pts)
5 – Elouan Lahellec : 04:11:07 (+68 pts)

Résultats Femmes – 23 ans

1 – Pauline Bellot : 03:58:20 (+100 pts) (Q Finale)
2 – Vanina Fourmeaux (CA Puget) : 04:02:30 (+88 pts)
3 – Suzanne Jigourel : 04:26:39 (+78 pts)

Retrouvez tous les classements du Grand-Trail de Serre-Ponçon 2024 ICI

Retrouvez le classement de la Golden Trail National Series ICI

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À l’occasion de la 30ème édition du Festival des Templiers, rebaptisé Hoka Les Templiers, coup de projecteur sur Odile Baudrier et Gilles Bertrand, le couple fondateur de l’événement de trail le plus ancien en France, et retour en photos sur la toute première édition, en 1995.

Odile Baudrier et Gilles Bertrand, un couple mythique dans l’histoire du trail

C’est en 1995 qu’Odile Baudrier et Gilles Bertrand lancent au cœur du Parc naturel régional des Grands Causses, dans l’Aveyron, la première édition d’un événement encore inédit en France : une épreuve de course à pied entièrement sur chemin, une aventure sauvage et authentique en semi-autonomie. Inspirés par leurs récents reportages aux États-Unis en 1991, où ils couvrent la Western States en Californie et le Leadville 100 dans le Colorado, Odile Baudrier et Gilles Bertrand impulsent alors une nouvelle discipline, le trail, qui connaîtra dans les années suivantes un essor extraordinaire.

Leadville 1989. Photo Gilles Bertrand
Leadville 1989. Photo Gilles Bertrand

Photo-journalistes formés sur le terrain, Odile Baudrier et Gilles Bertrand ont été marqués par leur participation à la revue « Spiridon », créée en 1972, qui prône un retour à la nature, ainsi que le sport pour toutes et pour tous. Le couple passionné a ensuite fondé les revues de référence de course à pied VO2 Mag et Endurance, qui ont contribué à populariser la pratique du trail. C’est dans ce cadre que Gilles Bertrand fut amené à couvrir pas moins de 6 fois les Jeux Olympiques en tant que photographe accrédité. Son travail fait d’ailleurs actuellement l’objet d’une exposition photographique qui se déroule à Millau jusqu’au mois de septembre 2024.

Londres 2012 Usai, Bolt. Photo Gilles Bertrand
Londres 2012, Usain Bolt. Photo Gilles Bertrand

Les Templiers, un événement pionnier, solidaire et visionnaire

Profondément animés par des valeurs humaines fortes, Odile Baudrier et Gilles Bertrand ont notamment cherché à impulser dans leur événement les notions de solidarité et d’accessibilité à tous. La première édition des Templiers avait en effet été pensée à visée humanitaire, et les bénéfices récoltés avaient été reversés à une ONG basée au Tchad, un soutien qui perdura les quinze années suivantes.

Odile Baudrier et Gilles Bertrand
Odile Baudrier et Gilles Bertrand. Photo DR

Quelques années plus tard, en 2004, c’est l’accès au trail des femmes qui est encouragé avec la création de la première épreuve 100% féminine en France, la Templière. Une exigence éthique forte qui explique aussi qu’Odile Baudrier soit devenue une lanceuse d’alerte reconnue sur le dopage, dans une discipline où les contrôles sont peu nombreux. Un combat dont la vitrine est le site internet de référence Spé15 créé par Odile en 2015. Et pour la 30ème édition des Templiers, c’est un nouveau « Templiers Social Club » qui voit le jour, une initiative pensée pour permettre l’accès à la course à pied à un public isolé.

Les Templiers, une histoire de famille

Aujourd’hui reconnu comme l’une des plus grandes fêtes du trail en France, réunissant chaque année plus de 10000 coureurs amateurs et quelques-uns des grands noms mondiaux du trail, le Festival des Templiers possède aussi une âme poétique singulière insufflée par Gilles Bertrand. Restés farouchement indépendants, les Templiers restent aujourd’hui une histoire familiale singulière et remarquable, avec la présence depuis leur plus jeune âge des enfants d’Odile et Gilles, Anaïs et Kevin, ce dernier occupant le poste de co-Directeur, Responsable des partenariats et du développement.

Kevin Bertrand avec Jim Walmsley, Odile et Gilles, édition 2022 ©Cyrille Quintard
Kevin Bertrand avec Jim Walmsley, Odile Baudrier et Gilles Bertrand, édition 2022. Photo Cyrille Quintard

L’album photo de la première édition de la Grande Course des Templiers

Affiche et bulletin d'inscription Templiers 1995
L’affiche et bulletin d’inscription de la première édition des Templiers, paru dans le magazine VO2 Mag. Source Templiers / DR
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Le départ de la première édition des Templiers, en 1995. Photo Templiers / DR
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Sur la ligne de départ, un équipement… d’époque ! Photo Templiers / DR
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Gros plan sur le dossard N°1 de la première édition, attribué à Michel Deleris. Photo Templiers / DR
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Le train des coureurs lors du départ. Photo Templiers / DR
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Pause ravitaillement. Photo Templiers / DR
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Pause ravitaillement. Photo Templiers / DR
Patrick Renard Templiers 1995. Photo Roland Thievenaz : Yves-Marie Quemener : DR
Patrick Renard, vainqueur de la première édition des Templiers en 1995. Photos Roland Thievenaz / Yves-Marie Quemener / DR. Source Templiers
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Le bonheur à l’arrivée. Photo Templiers / DR
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Malgré une météo compliquée, des glissades, des pieds trempés et boueux, les sourires et l’ambiance chaleureuse des événements étaient au rendez-vous pour une édition de la Transju’Trails réussie, à Morez, dans le Jura. 2800 concurrents ont ainsi pu arpenter les sentiers jurassiens les 1er et 2 juin, sur les 7 courses au programme. Dans la course phare de 82 km, Ludovic Bourgeois et Marion Flament se sont imposés.

Résultat Transju’Trails 2024 : le 82 km pour Ludovic Bourgeois, abandon de Dimitri Morel-Jean

C’est à 5h30 aux Rousses qu’a été donné le top départ du 82 km, alors que le jour se lèvait à peine et qu’une bruine fraîche tombait du ciel. Les deux favoris, Ludovic Bourgeois, manager du Team Transju-Intersport et Dimitri Morel-Jean de Lons Athlé 39 ont rapidement donné le ton : la course serait rapide. Après 43 km et 3h42’ de course, au pointage de Morez, les deux traileurs n’avaient que 27 secondes d’écart. Hélas, Dimitri Morel-Jean sera contraint d’abandonner suite à un souci de santé. Ludovic Bourgeois pouvait s’envoler… et terminer en vainqueur après 8h28’37’’. Benjamin Lamotte s’est classé 2e à plus d’une demi-heure, en 8h59’00. Samy Revillet a pris la 3e place, avec un temps de 9h07’19’’.

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Ludovic Bourgeois, vainqueur 82 km. Photo Lilian Menetrier

« Pour être honnête avec vous, hier, je ne prenais pas le départ, a déclaré Ludovic Bourgeois. Le stress peut-être… Je ne me sentais vraiment pas bien. Avant Bois d’Amont, je suis revenu sur Dimitri, on est quasi ensemble, mais je ne suis pas en tête au pointage. Je voulais vraiment rester dans ma course, puisque Dimitri, c’est un autre niveau que moi. Et pareil, chaque bas de descente, je le reprenais. On a fait une bonne partie ensemble. Et au-dessus de Moiry, il m’a tapé sur l’épaule, il m’a dit, vas-y, je ne peux pas. J’ai surtout été très prudent sur la Dôle, parce que c’est un toboggan géant. Et je me suis dit que ce serait dommage de se blesser là. Je suis super content, bien sûr. Et puis, c’est top. »

Résultat Transju’Trails 2024 : le 82 km pour Marion Flament devant Maud Méry de Montigny

Du côté des femmes, Marion Flament a pris la tête de la course dès le début, et ne l’a jamais lâchée. Après 5h00’08, elle pointait à la mi-course à Morez (43 km) avec 26 minutes d’avance sur Nadège Lutic, deuxième, et Maud Mery de Montigny, troisième, 48 secondes plus loin. À l’arrivée aux Rousses, Marion Flament s’est imposée en 11h41’10”, 30e au scratch, avec moins de 16 minutes d’avance sur Maud Méry de Montigny revenue comme une fusée dans la seconde partie de course. Nadège Lutic a finalement pris la 3ème place, à 1 heure de la gagnante du jour.

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Maud Méry de Montigny, 2ème du 82km dans ces montagnes du Jura qui l’inspirent tant. Photo Ben Becker

Résultat Transju’Trails 2024 : le 62 km pour Jean-François Pugin et Delphine Jaillard

Comme pour le 82 km, le rythme du 62 km a été donné dès les premiers kilomètres. Mais Jean-François Pugin a su doser son effort et attendre son heure. Reprenant 5 places entre le 15e et le 42e km, il s’est porté en tête devant Pablo Florent et Ludovic Bailly Basin. Il s’imposera à l’arrivée en 5h 51’ 49’, devant Baptiste Coatantiec et Pablo Florent.

« C’était cool, a commenté le vainqueur. Bonne température, terrain exceptionnel, bonne accroche, c’était super fun, c’était vraiment bien. Je me suis amusé. Pour le départ, ce matin, dans ces conditions, c’était pas trop difficile, je suis parti doucement et après, la première partie, c’est plutôt roulant, j’ai trouvé cela assez soft jusqu’à la fin. Par contre, ça glissait et je suis tombé quelque fois. »

Chez les femmes, un trio de tête s’est installé rapidement. Au deuxième pointage à Morez (42 km), Delphine Jaillard devançait Cora Mariotte, gagnante du 42 km en 2023, de 4’16 et Delphine Monnier-Benoit de 6’36. Ce trio ne s’est plus lâché jusqu’à l’arrivée et est monté sur le podium dans l’ordre. Delphine Jaillard a ainsi terminé 1ère en 8h04’49’’, 19ème au scratch, suivie par Cora Mariotte en 8h28’42’’ et Delphine Monnier-Benoit en 8h42’50’’.

« Heureusement que les bénévoles étaient là parce que sinon je pense que je n’aurais pas fini, a avoué Delphine Jaillard. C’est dur, c’est gras, ça glisse, mais il y a une super ambiance. Et puis c’est comme ça, on fait du trail, donc on sait que ce sont les conditions. On a eu une vue magnifique en haut de la première montée, et là on s’est dit : c’est bon, le trail est gagné. Après le reste, c’était un peu plus compliqué, mais quand on a passé la ligne, c’était génial. »

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Photo Ben Becker.

Résultat Transju’Trails 2024 : le 42 km pour Simon Paccard et Alice Meignié

Sur le 42 km, Simon Paccard, vainqueur de l’UTMB MCC, a mené la course de bout en bout, laissant peu de place au suspense et à la concurrence. Il a terminé en 3h44’20’’. Derrière, Carl Maugain et Yann Alarcon ont terminé respectivement 2e en 3h53’18 et 3e en 4h03’56’’.

Il en est allé de même chez les femmes où Alice Meignié a pris la tête dès le début et l’a gardée jusqu’au bout pour terminer 1ère féminine en 4h28’07’’, 9ème au scratch. Elle a devancé Carine Loyer de 14 minutes et Cyrielle Baroni de plus de 33 minutes.

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Photo Lilian Menetrier.

Résultat Transju’Trails 2024 : le 25 km pour Dylan Ribeiro et Lisa Delacroix

Dylan Ribeiro, vainqueur de la Transju’Trails 25 km 2023, remettait son titre en jeu et n’a pas manqué de confirmer. Il a survolé la course et réalisé le doublé en 2h01’01’’, laissant le second, Enzo de Pizzol, à plus de 12 minutes. Hugo Vuillet monte sur la 3ème marche du podium, à 15 minutes du vainqueur.

Chez les femmes, Lisa Delacroix s’impose en 2h45’51’’. Elle devance Aurélie Delattaignant et Clémence Gindre.

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Personne n’avait imaginé un tel scénario ! Lors des Championnats d’Europe de trail et de course en montagne qui se sont déroulés du 31 mai au 2 juin 2024 à Annecy, dans le cadre de la MaXiRace du lac d’Annecy, les Français ont gagné 22 médailles ! Ils ont ainsi explosé le précédent score de 11 médailles obtenu en 2022 en Espagne. C’est en trail que les Bleus ont réalisé un carton plein, en prenant les 3 places du podium de la course Hommes et de la course Femmes, et décrochant les titres par équipe. Historique et fantastique.

Championnats d’Europe de montée sèche : 6 médailles pour les Bleus

La première journée des Championnats d’Europe de trail et de course en montagne, vendredi 31 mai, a donné le ton, avec l’épreuve de montée sèche pour les U20 et pour les Élite. Une montée sèche pas si sèche que ça d’ailleurs, puisque la météo n’a guère été clémente pour les coureurs, avec une pluie froide et des températures proches de 10° totalement inattendues en cette période de l’année. Autant dire que les sentiers allaient être boueux et les appuis rendus glissants.

Ce sont les U20 Hommes qui ont eu le privilège d’ouvrir les hostilités dès 9 heures du matin, avec au menu un tracé de 5,6 km et 830m D+, suivi des Élites sur un parcours de 7,6 km et 980m D+. Quatre courses donc, et au bout les 6 premières médailles de la délégation française, avec le bronze de Jules Mongellaz chez les U20 Hommes et l’argent par Équipe, le bronze de Lily Beck chez les U20 Femmes et l’or par Équipe, le bronze encore par Équipe pour les Élite Hommes, où le premier Français, Frédéric Tranchand, a terminé 5ème, et enfin l’or par Équipe chez les Élite Femmes, où la première Française, Christel Dewalle, a terminé 4ème !

Montée Sèche femmes. Photo Alanis Duc : FFA
Elise Poncet, Christel Dewalle et Marie Nivet, médaillées d’or par équipe en montée sèche (manque Nélie Clément). Photo Alanis Duc / FFA

Championnats d’Europe de trail : triplé historique chez les Hommes

Un samedi qui restera gravé dans les annales du trail ! La stratégie des équipes de France fixée par le sélectionneur Adrien Séguret, sur ce parcours de 58 km et 3500m D+, tenait en 2 phrases : le collectif d’abord, pour faire exploser la concurrence, l’individuel ensuite, pour les places sur le podium. Et c’est exactement ce qu’ont fait les Bleus, tant dans l’épreuve Hommes que Femmes, avec des athlètes qui se sont immédiatement portés en tête de course pour imposer un rythme de dingue.

Pas de round d’observation donc, et des nations qui ont vite perdu pied, à commencer par les Italiens, pourtant très attendus. Chez les hommes, c’est Hugo Deck qui a planté les premières banderilles, avant que Thomas Cardin ne prenne le relais. Le leader du team Kiprun, qui rêvait d’un titre international, était dans un grand jour. Relâché de bout en bout, sûr de lui, il n’a pas tremblé quand, après 30 km de course, le champion du monde en titre Benjamin Roubiol est revenu sur lui. « Je m’y attendais, je savais que Benjamin était très rapide sur cette descente et qu’il allait revenir, mais ça n’a pas changé ma stratégie », a déclaré Thomas Cardin après course.

Au final, Thomas Cardin s’est imposé avec la manière en 4h 58mn 22s et a décroché le titre européen. Il a devancé Benjamin Roubiol de près de 5 minutes, tandis que pour sa toute première sélection en Bleu, Loic Rolland, parti plus prudemment, a réussi à revenir sur le Britannique Thomas Roach pour monter sur la 3ème marche du podium, à 9 minutes de Thomas Cardin. Dernier Français de cette épique équipe, Hugo Deck a terminé 10e en 5h23mn49s. Ce fantastique triplé a évidemment permis aux Bleus de décrocher l’or par équipe haut la main.

Podium Hommes. Photo Alanis Duc : FFA
Un podium 100% bleu avec Benjamin Roubiol, Thomas Cardin et Loic Rolland. Photo Alanis Duc / FFA

Championnats d’Europe de trail : 4 sur 4 chez les Femmes !

Ce scénario de rêve s’est répété chez les Femmes, mais avec une surprise de taille. Alors que tout le monde attendait Blandine L’Hirondel, double championne du monde (2019-2021) et championne de France de trail long en titre, qui avait pris la course à son compte dès le début, c’est l’inattendue Clémentine Geoffray qui a coupé la ligne en premier. Inattendue, car la championne du monde 2023 avait connu un début de saison compliqué, avec des blessures à répétition, et avait même renoncé à disputer les championnats de France de trail long il y a quelques semaines.

Pour sa course de rentrée, elle partait donc dans l’inconnu, avec de nombreux doutes. Et même si le physique a parfois flanché, le moral a su prendre le relais pour lui permettre de revenir sur Blandine L’Hirondel et accélérer sur la fin de course pour se détacher progressivement et prendre près de 5 minutes dans la dernière montée.

Au final, Clémentine Geoffray a remporté l’épreuve en 5h44mn37s, devançant Blandine L’Hirondel, qui a terminé seconde en 5h53mn49s. Adeline Martin, championne du monde 2017, a pris une très méritoire troisième place en 5h56mn44s, signant un podium 100% tricolore exceptionnel. Julie Roux a complété l’incroyable prestation de l’équipe de France en terminant 4ème. Les filles remportent donc l’or par équipe. Un exploit vertigineux !

Avec un total de 8 médailles sur 8 possibles, la France a porté son compte à 14 médailles, dépassant le score de 2022, alors qu’il restait encore une journée de compétition. Le rêve bleu pouvait continuer.

Podium Femmes. Photo Alanis Duc : FFA
4 Françaises aux 4 premières places et l’or par équipe, avec Adeline Martin, Blandine L’Hirondel, Adeline Geoffray et Julie Roux. Photo Alanis Duc / FFA

Championnats d’Europe de montée / descente : 8 médailles de plus pour les Bleus

A peine remis des émotions du samedi, qu’il fallait se remobiliser pour la dernière épreuve de ces Championnats d’Europe : la montée / descente. Au programme de ce dimanche 2 juin, un parcours de 5,9 km et 400m D+ pour les U20 et de 16 km / 960m D+ pour les Élite.

Ont-ils été inspirés par leurs aînés la veille ? Toujours est-il que les Juniors Hommes ont livré une prestation exceptionnelle, en prenant les 4 premières places. La victoire est revenue au champion de France Antoine Puydebois, devant Jules Montgellaz, Maël Henric et Jules Barriod. Ce quatuor magique a bien évidemment remporté l’or par Équipe. Chez les Féminines, c’est également une Française, Margot Dajoux, qui s’est parée d’or, tandis la France a pris l’or par Équipe grâce aux prestations des autres Bleues. 6 médailles de plus venaient se rajouter au total des Bleus, passant le compteur à 20.

dajoux. Photo Alanis Duc : FFA
Margot Dajoux, championne d’Europe U20 de course en montagne. Photo Alanis Duc / FFA

Quelques minutes plus tard, c’était au tour des Élite de boucler ces trois jours exceptionnels. Au prix d’une lutte acharnée, et malgré une chute spectaculaire, Théodore Klein parvenait à décrocher le bronze en individuel, tandis que le collectif, avec Frédéric Tranchand (7e), Romain Discher (14e) et Quentin Meyleu (20e) s’emparait de l’or par Équipe. Petite déception (il en fallait bien une) chez les Femmes, où les Bleues n’ont rien pu faire face à la concurrence, tant en individuel qu’en collectif.

Mais avec un total de 22 médailles, dont 11 dans le plus précieux des métaux, la moisson était plus que réussie.

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U20 Up and Down. Photo Alanis Duc : FFA
Une équipe de France U20 Up and Down en or. Photo Alanis Duc / FFA
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Pour son grand retour à la compétition, Mathieu Blanchard a marqué les esprits en s’imposant sur la MaXiRace du lac d’Annecy, au terme d’un combat de toute beauté avec Thibaut Garrivier. Chez les femmes, c’est Camille Bruyas qui est sortie victorieuse de sa belle bataille avec Fiona Porte.

MaXiRace du lac d’Annecy : Mathieu Blanchard / Thibaut Garrivier, le combat des chefs

Il y aura cru durant 80 km, mais il y en avait 12 de trop ! Sorti en tête du ravitaillement de Menthon, au 76e kilomètre de la boucle autour du lac d’Annecy, Thibaut Garrivier, coureur non professionnel devant concilier ses 35 heures hebdomadaires de travail de radiologue et son entraînement, comptait alors 20 secondes d’avance sur Mathieu Blanchard, qu’il venait de rejoindre, et pouvait légitimement penser à la victoire. Hélas pour lui, la montée du col des Contrebandiers allait lui être fatale. Mais quelle belle bataille les deux hommes ont livré, qui ont animé la course de bout en bout.

Partis dans la nuit d’Annecy, les deux hommes étaient passés ensemble au sommet du Semnoz, première difficulté du jour, puis pointaient encore ensemble au 32eme kilomètre, en compagnie de Vincent Bouillard et du champion de France de trail long Baptiste Chassagne, tandis qu’Aurélien Dunand-Pallaz, autre grand favori, déjà 2 fois deuxième de cette boucle qu’il connaît par cœur, suivait à 5 minutes.

Thibaut Garrivier Semnoz
Thibaut Garrivier dans le groupe de tête en haut du Semnoz, première difficulté du jour. Source DR

Au ravitaillement de Doussard, situé à l’autre bout du lac par rapport à Annecy, au km 48, Mathieu Blanchard arrivait seul en tête, avec un peu plus d’une minute d’avance sur Thibaut Garrivier. Il allait ensuite creuser l’écart pour pointer à Montmin, au km 57, avec 5 minutes d’avance sur son rival, et semblait se diriger vers une victoire nette. Mais à l’arrière, Aurélien Dunand-Pallaz sonnait la révolte et revenait à la 3ème place, à 13 minutes du leader, talonné par Baptiste Chassagne.

MaXiRace du lac d’Annecy : Mathieu Blanchard au finish

Alors qu’il maintenait un rythme soutenu, Mathieu Blanchard, qui découvrait l’épreuve, allait cependant commencer à se faire grignoter du terrain par un Thibaut Garrivier impressionnant, qui revenait à une minute au Col de l’Aulp, au 65e km. Les deux hommes se rejoignaient dans la descente et arrivaient ensemble au ravitaillement de Menthon, au 76ème kilomètre. Auteur d’un ravito express, Garrivier repartait en tête, 20 secondes devant Blanchard. Mais il allait ensuite se faire rattraper dans la montée du col des Contrebandiers, pour laisser filer le coureur du team Salomon.

Blanchard : Garrivier
Thibaut Garrivier rejoint Mathieu Blanchard. Le bras de fer est total ! Source DR

Au 86e km, au Mont Baron, alors qu’il ne restait que la descente vers Annecy, la messe était dite : Mathieu Blanchard avait pratiquement 4 minutes d’avance et pouvait filer vers la victoire. Il s’impose finalement en 9h 10mn 52s, avec près de 7 minutes d’avance sur Thibaut Garrivier (9h 17mn 31s). Aurélien Dunand-Pallaz monte sur la 3ème marche du podium, en 9h 28mn 23s. Baptiste Chassagne termine au pied du podium.

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Garrivier, Blanchard, Dunand-Pallaz, un podium de rêve. Source DR

L’UTMB ? Mathieu Blanchard y pense, mais…

La question devait lui être posée : cette victoire sur la MaXiRace, face à des clients aussi prestigieux que Thibaut Garrivier et Aurélien Dunand-Pallaz, motivait-elle Mathieu Blanchard pour s’aligner au départ de l’UTMB ? Mais la réponse de l’intéressé n’a pas varié depuis le début de l’année. « Cette année, je vis les choses différemment. J’ai décidé de ne pas courir cet hiver, et j’ai découvert le ski-alpinisme. Je reste dans mon coin des Alpes, en limitant les déplacements, et cela me convient bien, j’y trouve un équilibre. Buen sûr, cette victoire me fait plaisir, mais je l’ai toujours dit : mon objectif n°1 cette année est la Diagonale des Fous. Si je me sens bien cet été et que j’ai à la fois le physique et l’envie, pourquoi pas l’UTMB. Mais si je ne le sens pas, je n’irai pas et je ferai un autre ultra, quelque chose qui ne perturbera pas ma préparation pour la Diagonale. »

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Une victoire de prestige qui pourrait donner à Mathieu Blanchard l’envie d’aller se frotter aux élites lors de l’UTMB 2024 ? Source DR

MaXiRace du lac d’Annecy : Camille Bruyas au bout de l’effort

A l’instar de la course masculine, la course féminine a elle aussi offert un superbe duel entre 2 championnes : Camille Bruyas et Fiona Porte. Partie devant, Fiona Porte allait longtemps faire la course en tête, sans jamais creuser un écart conséquent. A mi course, elle comptait 2 minutes d’avance sur Camille Bruyas, avance qui se montait à 3 minutes au Col de l’Aulp, au 65e km. Mais comme chez les hommes, la « chasseuse » rattrapait la leader et passait en tête au ravitaillement de Menthon . Sauf que contrairement à Thibaut Garrivier, Camille Bruyas n’allait plus lâcher la tête de la course.

A l’arrivée, Camille Bruyas a démontré sa capacité à gérer les hauts et les bas pour finalement s’imposer en 11h 00mn 56s, prenant au passage la 19e place au scratch. Elle devance Fiona Porte de près de 12 minutes (11h 12mn 47s). Anne-Cécile Thévenot monte sur la 3e marche du podium, à plus de 45 minutes de la gagnante du jour.

Retrouvez les résultats complets de la MaXiRace du lac d’Annecy ICI

Camille Bruyas
Camille Bruyas à l’arrivée, grand sourire malgré la fatigue. Source DR
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