Pionnière des longues épreuves de course en montagne, la 6000D, mythe du trail dans les années 2000, reste l’une des courses les plus populaires de France, qui chaque année fin juillet attire des milliers de passionnés. Pour sa 34ème édition, ils étaient plus de 4000 à avoir migré vers La Plagne, dont plus de 1300 pour son épreuve phare, ses 69 km et 3400m D+. Avec en tête de liste le grand favori Sébastien Spehler, déjà 3 fois vainqueur entre 2014 et 2016 et qui revenait sur les lieux de son règne après 8 ans d’absence. Récit d’une course toujours aussi passionnante et pleine de suspense, avec un final comme on en a rarement vu.

6000D : naissance d’une course mythique

« À la fin des années 1990, la 6000D était plus qu’une course. C’était un mythe de ce que l’on n’appelait pas encore le trail, mais la course en montagne. C’était un défi physique quasi biblique où des coureurs d’un autre temps, sans équipement, partaient du fond d’une vallée pour aller toucher la neige d’un glacier, 3 000 mètres plus haut. » Voilà comment Serge Moro, fondateur du magazine Esprit Trail et journaliste pionnier du trail running, résume la 6000D, course fondée par six passionnés en 1990 à La Plagne.

« Quand on a pensé au concept de la 6000D à la fin des années 1980, 3000 m de dénivelé de montée d’une traite et autant de descente, on nous a d’abord pris pour des fous », se souvient l’un des fondateurs, Jean-Marc Ganzer, premier directeur de course, entre 1991 à 2015.

« Des courses aussi longues et qui montaient aussi haut, cela n’existait pas vraiment en France », souligne Serge Moro, également coureur élite à cette période. « La 6000D a très vite intrigué et quelques années après sa création, les meilleurs coureurs en montagne s’y rendaient dans l’espoir d’accrocher une victoire de prestige avec un beau chèque à la clé. La victoire, c’était 10000 francs (1500 €, NDLR) et, à l’époque, ce n’était pas rien. »

« On l’appelait la course des géants. Lorsqu’on était coureur au début des années 2000, il y avait trois mythes à cocher : le Marathon du Mont-Blanc, les Templiers et la 6000D. On y croisait tous ceux qui s’intéressaient au trail et les meilleurs coureurs », rappelle de son côté Fred Bousseau, autre mémoire du trail, et commentateur de nombreuses épreuves phares de la discipline.

Sébastien Spehler départ Photo Stéphane Demard
Sébastien Spehler au départ. Photo Stéphane Demard

6000D : Sébastien Spehler décroché dans la montée vers le glacier

Les visages étaient souriants, mais l’envie était grande ce matin peu avant 5 heures sur la ligne de départ, dans le village d’Aime La Plagne, tout au fond de la vallée. La météo, parfaite, promettait une journée de soleil et de chaleur. Sébastien Spehler, coiffure impeccable, plaisantait avec quelques concurrents, attendant la libération. De 2014 à 2016, par trois fois, le coureur alsacien s’est imposé ici, un parcours qui n’a quasiment pas changé depuis. Seule modification, un nouveau point haut, inauguré cette année, avec le Glacier Live 3000, qui promet un panorama exceptionnel sur les Alpes avant d’entamer la grande descente pour boucler la boucle.

Il est rare que la différence se fasse dans la première partie de course, une très longue montée de 30 km jusqu’au passage de Roche de Mio. Et, comme attendu, deux hommes se sont installés en tête et ont mené le bal ensemble : Sébastien Spehler, bien entendu, et le jeune Antoine Thiriat, un coureur des Vosges de 24 ans ayant déjà à son actif un titre de champion de France de trail long espoir.

Antoine Thiriat Photo Stéphane Demard
Antoine Thiriat. Photo Stéphane Demard

C’est au niveau de la montée vers le Glacier Live 3000 que tout s’est joué. Antoine Thiriat a réussi à décrocher l’Alsacien et est passé au sommet avec 2 minutes d’avance, puis a pris 2 minutes supplémentaires dans la descente du glacier, pour pointer au CP de Carroley avec 4 minutes d’avance, et même 5 au sommet de l’Arpette, dernier coup de cul juste avant d’entamer les 20 kilomètres de descente.

Sébastien Spehler Photo Stéphane Demard
Sébastien Spehler. Photo Stéphane Demard

6000D : Antoine Thiriat au bout du suspense

Spécialiste des parcours vallonnés nécessitant des relances, Sébastien Spehler a fait durer le suspense en s’élançant à fond de train dans la descente. Si Antoine Thiriat pointait toujours en tête au ravito de Plagne Bellecôte, il ne perdait pas de temps et s’élançait en direction de Montchavin. Moins rapide, prenant le temps de s’hydrater, Sébastien Spehler donnait cependant une impression de puissance et de facilité impressionnante. Parviendrait-il à reprendre les 6 minutes qui le séparaient de la tête de course ?

Glacier Live 3000. Photo Stéphane Demard
La montée spectaculaire vers le point le plus haut de la course, le Glacier Live 3000. Photo Stéphane Demard

Gérant parfaitement sa fin de course, Antoine Thiriat ne s’est pas affolé et a réussi à maintenir l’écart jusqu’à Montchavin. Alors que Sébastien Spehler pointait 4mn30 plus tard – il avait donc repris 1mn30 en 10km -, un nouveau fait de course chamboulait la donne : l’Alsacien s’arrêtait sous la tente de secours et se déchaussait pour présenter son talon, sous lequel on pouvait apercevoir une énorme ampoule. Soigné en moins de 2 minutes, il repartait mais l’affaire était pliée : handicapé sur la partie la plus rapide du parcours, il ne pourrait pas revenir.

Sébastien Spehler chaussettes
Sébastien Spehler à l’arrêt à Montchavin pour se faire soigner les ampoules. (Capture écran)

6000D : Sébastien Spehler en chaussettes

Antoine Thiriat s’impose finalement en moins de 6h, en 5h 54mn 29s précisément. Une performance majuscule pour une première, qui lui fait oublier son abandon sur le 90km du Marathon du Mont-Blanc quelques semaines plus tôt. Il devance Sébastien Spehler, qui termine dans la douleur avec une foulée allégeant au maximum les impacts sur le talon, puis choisissant d’enlever ses chaussures pour terminer… en chaussettes ! Il signe un chrono de 6h 09mn 04s, remarquable au vu des terribles douleurs aux pieds qu’il a dû supporter.

Pour la troisième place, le suspense aura été total, avec une lutte formidable entre Thibault Marquet et Valentin Joachim, revenu sur son concurrent après avoir compté 3 minutes de retard au sommet du glacier. Moment étonnant, dans la dernière descente, Thibault Marquet descendait même… en marche arrière, pour tenter de faire passer ses crampes. Mais Valentin Joachim n’allait pas mieux, et le classement n’allait pas bouger. Thibault Marquet prend donc la 3ème place en 6h 24mn 07s, devançant de 1mn52 Valentin Joachim, 4ème.

À noter l’abandon au bout de 20km de l’ambassadeur trail emblématique de la station de La Plagne, Yoann Stuck, totalement vidé et dans un jour sans.

Sébastien Spehler chaussettes
Sébastien Spehler à l’arrivée, chaussures à la main. (Capture écran)

6000D féminine : Géraldine Prost devant pendant 50km

Il y avait du beau monde sur la ligne de départ de la 6000D ce samedi. Parmi les grandes favorites, Lucie Bidault, gagnante de la Pierra Menta Été et de la Marathon Race du Lac d’Annecy cette année, ayant déjà gagné la 6000D en 2022. Autre cliente pour la victoire finale, Manon Gras, habituée des longues distances, gagnante cette année de l’EcoTrail Paris et seconde du 130km du Trail du Saint-Jacques by UTMB. Sans oublier Manon Campano, 2ème de l’EcoTrail Paris et gagnante du format 111km de la VVX cette année.

Mais c’est une autre traileuse habituée des longues distances, Géraldine Prost, 7ème de la dernière Diagonale des Fous, qui a surpris tout le monde en prenant la course à son compte dès le départ. Sans jamais vraiment se détacher, l’expérimentée traileuse de 39 ans est passée avec 2 minutes d’avance sur Manon Gras et Lucie Bidault au sommet du glacier, mais restait à portée de fusil.

Lucie Bidault. Photo Stéphane Demard
Lucie Bidault lancée à la poursuite de Géraldine Prost. Photo Stéphane Demard

6000D féminine : Lucie Bidault devant pour un souffle

6e de la 6000D en 2015, Géraldine Prost connaissait la dernière partie de course et semblait capable de gérer son effort. Mais elle n’a pas pu résister au retour de Lucie Bidault, qui l’a rattrapée au ravitaillement de Plagne Bellecôte, à 20km de l’arrivée. Impossible, alors, de dire laquelle de ces deux femmes allait s’imposer, surtout que les 2 Manon, Gras et Campano, étaient encore à l’affût !

Sans jamais creuser d’écart définitif, Lucie Bidault s’est finalement imposée avec à peine 3 minutes d’avance sur Géraldine Prost, méritante 2ème. Manon Gras prend la troisième place, à peine une minute plus tard. 3 femmes en moins de 5 minutes, toutes sous les 8 heures de course, la course a été palpitante.

Lucie Bidault
Lucie Bidault à l’arrivée, épuisée. (Capture écran.)

Voir les résultats complets de toutes les courses de la 6000D ICI

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Le Bjorka X3 Courchevel a tenu sa promesse ce dimanche 21 juillet, en rassemblant 300 athlètes venus défier ces parcours uniques et exigeants. Ce triathlon original qui combine 6 000 mètres d’aviron indoor, 12,2 km de vélo avec 750m D+ et 9,6 km de trail avec 550m D+, a offert un spectacle époustouflant aux spectateurs massés sur le site des tremplins olympiques et sur les hauteurs de Courchevel. Si, chez les hommes, c’est le triathlète Thomas Lemaître qui s’est imposé au finish, chez les femmes, c’est la toute nouvelle championne d’Europe de trail Clémentine Geoffray qui a su gérer son effort sur les 3 disciplines pour monter en haut de la boîte.

Bjorka X3 Courchevel : un parcours adapté à la météo

Malgré des conditions météorologiques difficiles qui ont retardé le départ de la course d’une heure et demie, les athlètes ont fait preuve d’une grande détermination et d’un mental d’acier. La section trail a été modifiée pour des raisons de sécurité, passant de 9,6 km à 5 km avec 300 mètres de dénivelé positif. « Les orages prévus dans le milieu de l’après midi-midi se sont décalés dans la matinée. Pour la sécurité et le bon déroulement de la course, cette décision collégiale du Comité d’Organisation a ravi l’ensemble des participants qui ont pu s’exprimer au sec et profiter du retour du soleil à l’arrivée », a déclaré Fleury Roux, président du club organisateur Courchevel Sports Outdoor Triathlon.

Bjorka X3 Courchevel : Thomas Lemaître résiste à Yoann Sert

Chez les hommes, le triathlète Thomas Lemaître, sociétaire du club de Saint-Raphaël Triathlon et lauréat de l’épreuve en 2022, s’est à nouveau imposé au sommet de l’altiport de Courchevel. Son chrono : 1h 27mn 16s. « Je suis plus spécialiste des formats longs mais là, c’est très intense du début à la fin. En triathlon, on commence généralement par la natation où on se fatigue les bras, mais avec le rameur, on a dès le début les jambes qui sont occises. Le vélo empire les choses et le trail, c’est le bouquet final. Je redoutais le retour de Yoann Sert sur la partie trail après être arrivé roue dans roue sur l’épreuve de cyclisme. J’ai réussi à le contenir et c’est une fierté de gagner devant ce sportif d’un tel niveau. »

Thomas Lemaître
Thomas Lemaître, vainqueur chez les hommes. Photo Organisation

« Je suis parti beaucoup trop vite sur la partie aviron et ensuite, j’ai craqué à vélo. C’est sûr que j’aurais préféré que la partie trail ne soit pas écourtée car j’étais en train de remonter sur Thomas », a expliqué de son côté Yoann Sert, second à moins d’une minute du vainqueur. Après avoir terminé 3ème en 2020, il monte donc d’un cran sur le podium. La troisième place s’est réglée au sprint entre Thomas Berthoud et Nicolas Raybaud, second en 2023. Pour 6 secondes, le rameur du club de Lyon Caluire, Thomas Bertoud vice-champion de France d’aviron en 2022 et médaillé de bronze en 2021 et 2023, complète le podium en1h 29mn 40s.

Podium Hommes
Le podium Hommes. Photo Organisation

Bjorka X3 Courchevel : Clémentine Geoffray fait la loi

Dans la course féminine, c’est également un scénario à suspense qui a livré son verdict. La championne du monde et d’Europe de trail Clémentine Geoffray et la sky runneuse Perrine Abadie sont arrivées dans un mouchoir de poche après l’épreuve de cyclisme, pour s’élancer sur les 5 km de trail. Un mano a mano intense entre ces deux spécialistes de course à pied s’est soldé par la victoire de Clémentine Geoffray en 1h 44mn 12s.

« Perrine m’a fait suer jusqu’au bout, c’était psychologiquement usant. J’ai vu sur la première épreuve, j’avais 2min30 voire 3 minutes de retard par rapport aux spécialistes de l’aviron. Je ne me suis pas affolée plus que ça en me disant qu’elles étaient moins fortes à vélo. Perrine, je la connais un peu et nous étions dans les mêmes temps en aviron. Par la suite, le rythme a été effréné. Sur la fin, avec les 2 boucles de trail, les encouragements du public ont été très boostants » a expliqué la gagnante, exténuée à l’arrivée.

Perrine Abadie conserve la seconde place en 1h 44mn 58s devant une autre spécialiste de la course à pied, Caroline Delors, championne du Rhône de Cross 2024 en catégorie Master et victorieuse du 22km du Millet XTrail Courchevel en 2021, créditée d’un temps de 1h 53mn 28s.

Le podium Femmes. Photo Organisation

Challenge X3 Courchevel 2024 : Yoann Sert et Francoise Molliet Ribet sacrés X3 Man et X3 Woman 2024

Ce dimanche 21 juillet s’est achevé le challenge X3 Courchevel 2024. Pour décrocher ce titre tant convoité, les concurrents ont dû performer sur 2 épreuves redoutables :

  • Le Dynastar X3 Courchevel, le 14 avril dernier, avec 13,9 km de vélo (930m D+), 6,3 km de trail (180m D+/-) et 4,8 km de ski-alpinisme (950m D+).
  • Le Björka X3 Courchevel, ce dimanche 21 juillet

Le classement de ce challenge qui prend de l’ampleur au fil des années résulte du cumul des temps de ces 2 courses exigeantes. Cette année, le challenge X3 Courchevel a couronné Yoann Sert en 3h 29mn 28s et Françoise Molliet Ribet en 5h 19mn 09s.

Pour en savoir plus, infos et résultats ICI

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Rendez-vous les 17 et 18 août prochains à Tignes pour une prometteuse nouvelle édition du Cimalp Tignes Trail au cœur du parc de la Vanoise, entre lacs et glaciers. Non seulement vous aurez l’occasion de vous challenger sur l’un des 3 parcours proposés, mais vous pourrez également assister à un rendez-vous trail exceptionnel. En effet, la marque outdoor française Cimalp, associée pour la 3ème année consécutive à la station de Tignes, profitera de cet événement pour célébrer son 60ème anniversaire en organisant un meeting ouvert à tous avec deux de ses athlètes emblématiques, expertes de la discipline, animé par le créateur d’Esprit Trail, Serge Moro en personne.

Cimalp Tignes Trail : 3 formats pour courir en altitude

En plein cœur du parc de la Vanoise, le Cimalp Tignes Trail attire chaque année plus de 700 participants du monde entier. L’édition précédente a vu s’illustrer sur l’épreuve reine de 46 km, l’Italien Massimo Farcoz en 5h28 et l’Allemande Michelle Hassel en 6h56, deux athlètes étrangers appartenant au Team Trail Cimalp.

Accessible à tous, même aux enfants, ce rendez-vous à plus de 2000 mètres d’altitude est une invitation à se challenger sur l’un des trois formats proposés. Le plus accessible propose un tracé de 14 km et 720m D+. L’intermédiaire, qui s’adresse à des coureurs confirmés, fait 26 km et 1440m D+. Quant au plus grand des parcours, réservé également aux coureurs confirmés, il s’agit d’un format marathon de 42 km et 2630m D+.

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Photo Mojito Trail Prod

Cimalp Tignes Trail : un meeting anniversaire à ne pas manquer

Cimalp, partenaire principal de cette course, profitera de cet événement sportif pour fêter ses 60 années d’existence en tant que marque outdoor française spécialiste des équipements de montagne (trail, randonnée, alpinisme, sports d’hiver). À cette occasion, des traileurs de son Team Élite seront présents sur les épreuves, à l’image de 2 de ses athlètes emblématiques, Sabine Ehrström, coach et experte en physiologie du sport, et Laure Desmurs, co-responsable du Diplôme Universitaire Trail Running à Grenoble et 1ère femme du 42km MIUT en 2024.

Le public pourra d’ailleurs rencontrer et échanger avec ces 2 expertes, lors d’un Meeting Trail Running organisé samedi 17 août à 17h à l’espace le Panorama à Tignes, et animé par Serge Moro, expert de la discipline, fondateur et actuel conseiller à la rédaction du magazine Esprit Trail.

Lors de ce rendez-vous ouvert à tous où toutes, les questions pourront être posées sur les techniques d’entraînement, l’alimentation, l’équipement, la nutrition en course et le trail à plus de 2000m d’altitude, mais aussi sur les courses du Cimalp Tignes Trail qui auront lieu le lendemain !

Organisé par Tignes et Cimalp, cet échange sera suivi d’un apéritif et d’une dégustation de produits locaux.

Cimalp Tignes Trail : courez avec les athlètes du Team Élite Cimalp

Les coureurs inscrits trouveront d’ailleurs les athlètes Cimalp sur la ligne de départ des différentes courses.

Sur le 26 km : Sabine Ehrström, Baptiste Lorier, 1er du Trail des Passerelles du Monteynard 2024 (Petit Train), Alexia Coudray, 1ère de sa catégorie sur le Grand Raid Ventoux 2024, et Sabine Ehrström.

Sur le 42 km : Laure Desmurs et Michelle Hassel, vainqueur du 46km Cimalp Tignes Trail 2023.

Renseignements sur les parcours et inscriptions ICI

Cimalp Tignes Trail 
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En 23mn15, revivez l’intégralité du Marathon du Mont-Blanc 2024, l’épreuve la plus intense et passionnante des Golden Trail Series. Entre les déclarations d’avant-course, les derniers préparatifs et les batailles somptueuses chez les femmes comme chez les hommes, ce résumé vidéo vous fait revivre l’intégralité des moments forts de l’épreuve. Avec, en prime, les commentaires des différents protagonistes de l’histoire. Palpitant, même quand on connaît déjà les résultats !

Voir le film ICI

Marathon du Mont-Blanc 2024 : le coup de force de Madalina Florea

A l’exception des Françaises, les meilleures coureuses du monde étaient sur la ligne de départ. Et elles étaient 5 ou 6 capables de gagner cette nouvelle édition du Marathon du Mont-Blanc. Parmi elles, la Roumaine Madalina Florea, qui avait été toute surprise l’an dernier de remporter l’épreuve finale de la Golden 2023 devant les favorites du plateau élite. Elle rêvait de rééditer son exploit sur l’une des courses les plus prestigieuses du circuit 2024. Et elle a pu y croire pendant près de 37 kilomètres, avant de voir passer la redoutable Suissesse Judith Wyder dans la dernière descente. Mais que se passait-il derrière ? L’Américaine Sophia Laukli, gagnante de l’épreuve en 2023, allait-elle revenir aussi ? Et où était Maude Mathys ? Et la Chinoise Miao Yao ? Réponse à la fin du résumé de ce somptueux Marathon du Mont-Blanc !

Marathon du Mont-Blanc 2024 Femmes
Madalina Florea (à gauche) et Judith Wyder (à droite) au coude à coude dans la dernière descente vers Chamonix.
Marathon du Mont-Blanc 2024 Top 10 Femmes
Marathon du Mont-Blanc 2024. Le Top 10 Femmes

Marathon du Mont-Blanc 2024 : un bras de fer homérique chez les hommes

L’an dernier, Rémi Bonnet avait survolé la course. Mais il ne s’était pas vraiment amusé. Cette année, il était décidé à « prendre du plaisir » pour sa course de rentrée sur la Golden, sans avoir réellement de repères sur son état de forme. Mais très vite, le TGV suisse a pris les devants, peu habitué aux courses d’attente. Et un seul homme a su le suivre : le Marocain Elhousine Elazzaoui, leader de la Golden 2024, dans une forme éblouissante. Pour lui, gagner le Marathon du Mont-Blanc était un rêve. Entre les deux hommes, la bataille va être homérique pendant près de 35 kilomètres, avec des attaques, des dépassements, des coups de bluff. Et, au final, un sprint d’anthologie.

Bonnet Elazzaoui
Rémi Bonnet (en blanc) et Elhousine Elazzaoui (en vert) au coude à coude dans la montée de la Flégère, dernière difficulté du parcours.
Marathon du Mont-Blanc 2024 Top 10 Hommes
Marathon du Mont-Blanc 2024. Le Top 10 Hommes

Marathon du Mont-Blanc 2024 : le résumé vidéo

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Alors que la vague JO va déferler sur Paris, fuyez la foule et prenez de la hauteur pour aller courir en montagne. De très belles destinations vous attendent, et ont encore des dossards pour certains de leurs formats.

4 août – Millet X-Trail Courchevel : pour aller le plus loin possible

Né de plusieurs années de réflexion au sein de l’équipe d’organisation du club Courchevel Sports Outdoor, le concept « Find your limit » du Millet XTrail Courchevel est une formule idéale pour s’initier à la longue distance en montagne au milieu de paysages exceptionnels, dont un passage dans le Parc national de la Vanoise. C’est à 5h30 du matin, à la lueur de la frontale, que s’élance l’ensemble du peloton.

La suite, c’est à la carte. En effet, en arrivant sur les différentes barrières horaires réparties le long du parcours, chaque coureur a la possibilité de poursuivre sur une distance plus longue ou de basculer sur un parcours inférieur. Quant au traileur arrivé hors délai, il est automatiquement orienté sur le parcours inférieur. De 11 km et 630m D+ pour le plus court, 33 km et 2180m D+ pour la distance intermédiaire et jusqu’à 66 km et 4120m D+ pour le plus exigeant. Simple, ludique et terriblement challengeant.

Informations et inscriptions ICI

Millet X-Trail Courchevel
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4 août – Val Tho Summit Games : à vous de choisir votre distance

Située dans le massif alpin de la Vanoise, Val Thorens est la station la plus haute d’Europe, avec un village culminant à 2300 mètres d’altitude. Événement outdoor renommé, le Val Tho Summit Games, pour sa 9ème édition, propose plusieurs expériences sportives originales, parmi lesquelles le trail a la part belle, tant pour les coureurs aguerris que pour les familles et les enfants.

La boucle la plus haut perchée, avec un parcours quasi intégralement au-dessus de 2000m d’altitude, fait 42 km pour 2200m D+. Le parcours se déroule dans un paysage escarpé fait de glaciers et reliefs variés, en passant par quelques lacs d’altitude, dont le superbe Lac du Lou, plus grand et plus beau lac de la vallée des Belleville, niché dans un vallon préservé. Deux autres formats sont au programme, un 20 km et 1000m D+ et un 10 km et 500m D+. Sans oublier la VT Speed 3200, le KV de Val Thorens, qui propose 1000m D+ sur un tracé de 4,6 km.

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Val Tho Summit Games
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10 et 11 août – Méribel Trail, 10 ans et toujours aussi sauvage

En plein cœur du massif de la Vanoise et du domaine des 3 Vallées, le Méribel Trail se veut montagneux, technique, aérien et sauvage. Traversant la réserve naturelle de Tueda, il vous transporte à près de 2800 mètres d’altitude et offre une panoplie de points de vue incomparables. Il est le rendez-vous idéal pour les amoureux de nature qui veulent découvrir le trail sur un petit parcours exigeant, mais aussi pour les traileurs aguerris qui souhaitent se tester en conditions de course afin de préparer les grands rendez-vous de fin de saison. Pour faciliter l’expérience coureur et la convivialité, le partage avec les spectateurs, désormais l’aire d’arrivée/ départ est située au cœur de Méribel Mottaret.

Pour les 10 ans, les organisateurs ont laissé de côté le 50km pour fêter le retour du « petit » mais costaud 35km pour 3000m D+ ! Avec la quasi totalité du parcours à plus de 2000m d’altitude, ce parcours exigeant et technique vous emmènera découvrir 2 des points mythiques de la vallée qui côtoient les 3000m : le Col du Borgne et le Mont Vallon !

Le 25km (et 1900m D+) et le 10km (et 700m D+) permettent quant à eux de découvrir la réserve naturelle de Tuéda. Enfin, pour ceux qui aiment les efforts intenses mais courts, le KV permet le samedi précédant les courses de se confronter aux 1000 mètres de dénivelés au départ de Méribel Mottaret jusqu’au sommet de la Petite Saulire. Idéal pour un warm up avant de courir le dimanche, ou juste pour cette montée sèche.

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Méribel Trail. Photo Organisation
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17 et 18 août – Trail du Galibier-Thabor : de toute beauté

La 15ème édition de ce rendez-vous ne démentira pas le succès croissant de ces trails de montagne dans des paysages de toute beauté. Si la course emblématique du Galibier-Thabor, course en 2 étapes avec bivouac en altitude, affiche complet, il reste encore des places sur les autres courses, avec des distances plus ou moins longues pour tous les niveaux, du 52 km et 3270m D+ pour le Trail du Galibier aux 12 km et 620m D+ pour le Trail du Lac Vert.

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Trail du galier Thabor
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18 août – Trail des Étoiles : les crêtes du Queyras en version 3000m

Des paysages à couper le souffle et beaucoup de cailloux sous les chaussures : se disputant dans les Alpes du Sud, à la frontière avec l’Italie, le Trail des Étoiles, tout jeune événement lancé en 2021, a déjà acquis ses galons de grande classique du Queyras.

Épreuve la plus longue, La Route des Contrebandiers, avec ses 56 km et 3600m D+, constitue depuis 2022 un parcours transfrontalier et sauvage à faire entrer dans la légende. Il commence au petit matin par une boucle en autonomie quasi totale de 26km (point d’eau au 17ème) au départ de Molines-en-Queyras, avant d’enchaîner par 30 km de toute beauté avec incursion en Italie et de finir à Saint-Véran, plus haute commune d’Europe. Dur pour les jambes, magnifique pour les yeux, exaltant pour l’ambiance.

Parcours historique de la première édition, le 36 kilomètres et 2300m D+ du Trail des Étoiles débute également de Molines-en-Queyras par une mise en jambes en montée régulière le long de l’Aigueblanche jusqu’au refuge de la Blanche accolé au lac du même nom. La deuxième partie est tracée sur le Tour de la Tête des Toillies et propose une petite incursion en Italie, avant d’aborder la dernière partie avec le très physique enchaînement Col Saint- Véran (2844m) et Pic de Caramantran pour passer la barre des 3000 (3008m) puis de rejoindre Saint-Véran.

Au départ de Molines toujours, la Course Nature de 17 km et 660m D+ est plus abordable. Tout comme la Course Sprint, avec 10 km et 550m D+. Toutes ces courses sont 100% sentiers, hormis le départ de Molines et l’arrivée à Saint Véran.

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23 au 25 août – L’Échappée Belle, l’ultra-technique

Sélectif ! C’est le moindre des qualificatifs que l’on peut attribuer aux différents parcours de l’Échappée Belle, dont L’Intégrale, la mythique, avec ses 152 km et 11400m D+. Si cette traversée intégrale du massif de Belledonne en altitude, loin des routes, sur des terrains montagnards avec des panoramas imprenables, est d’une difficulté extrême, totalement déconseillé aux néophytes de la haute montagne, il existe des formats plus courts, réservés également aux traileurs aguerris, mais plus accessibles.

Ainsi, au départ de Vizille, vous pouvez tenter la Traversée Nord, qui reste très exigeante, avec 83,5 km et 6140m D+. Un peu moins long mais tout aussi costaud, le Parcours des Crêtes propose un tracé de 62 km et 4700m D+. Enfin, beaucoup plus accessible, la Skyrace du Rocher Blanc est un bel avant-goût d’aventure montagnarde, avec ses 21 km et 2000m D+.

Informations et inscriptions ICI

Voir le film officiel de L’Échappée Belle 2023 ICI

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Photo Alexandre Gelin
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Du kilomètre, du dénivelé et des paysages de rêve : malgré une météo capricieuse et des portions de parcours très enneigées, le Odlo High Trail Vanoise a encore tenu toutes ses promesses en rassemblant près de 1900 passionnés de course de montagne au cœur des sublimes paysages du Parc national de la Vanoise tout au long du week-end du 6 et 7 juillet à Val d’Isère.

Odlo High Trail Vanoise : avec le Team Odlo X-Alpi

Décliné en six courses différentes au départ de Val-d’Isère, du kilomètre vertical au fameux HTV et ses exigeants 63km et 4100m D+, le Odlo High Trail Vanoise était l’occasion de rencontrer en amont des épreuves différents membres du Team Odlo X-Alpi. Partenaire principal de la manifestation depuis 9 ans, la marque de vêtements suisse avait en effet rassemblé son contingent d’athlètes, disponibles pour partager leur point de vue sur l’entraînement, les équipements, et notamment la présentation de la collection capsule Odlo x POW Zeroweight dont le confort et la légèreté font l’unanimité.

Moment rare et précieux, certains coureurs ont pu participer à un community run avec les athlètes, juste avant de les retrouver dans les différentes compétitions. Un partage qui a visiblement inspirés les athlètes du team, puisque Yves Heloury a pris la 2ème place du KM Vertical derrière l’intouchable Yoann Sert le vendredi, tandis que son coéquipier Lucien Mermillon terminait 4ème. Chez les femmes, pas de suspense, l’inévitable Christel Dewalle, « Madame KV France », s’imposait chez les féminines.

Odlo HTV
Yves Heloury et Lucien Mermillon, du Team Odlo, au départ du KV. Photo DR

Odlo High Trail Vanoise : s’adapter pour la sécurité

Si tous les départs ont été donnés malgré la météo incertaine, pour des raisons de sécurité, la direction de l’épreuve a préféré dérouter les deux courses principales du samedi, le High Trail, 63 km pour 4100m D+, et le Trail des 6 Cols, 31 km et 2450m D+, sur des parcours de repli. Néanmoins, les participants ont pu apprécier la beauté des paysages et la technicité des parcours proposés, rendue possible grâce à la collaboration des organisateurs avec le Parc national de la Vanoise, qui permet de proposer un événement respectueux de la faune et de la flore locales.

Sur le long parcours, c’est l’Annécien Louis Théron, vainqueur un mois plus tôt à domicile de la Marathon Race lors de la MaXiRace du lac d’Annecy, qui a survolé la course. Il s’est imposé avec plus d’1h20 d’avance sur Jérémie Leau, deuxième, et Mael Bures, troisième. Chez les femmes, c’est la Canadienne Ashley Thorup qui s’est imposée une quarantaine de minutes devant Margaux Gueguen. Gladys Jaussaud complète le podium.

Sur le Trail des 6 Cols, la victoire est revenue à Florian Bernabeu-Seguy, 3ème du Maratrail du Trail du Saint-Jacques by UTMB 3 semaines plus tôt. Il s’est imposé avec plus d’un quart d’heure d’avance sur Jacques Nouvel, Léo Rogaume terminant 3ème. Chez les femmes, Camille Poquet s’est imposée devant Marine Charnet et la Brésilienne Fernanda Maciel, toujours aussi compétitive.

Odlo High Trail Vanoise départ 66
Au petit matin, départ du Odlo High Trail et ses 63km. Photo DR

Odlo High Trail Vanoise : un dimanche très Odlo

Il aura fallu attendre le dimanche pour que le team Odlo décroche enfin le graal qu’elle était venue chercher. Lucien Mermillon, 4ème du KV deux jours plus tôt, a fait parler sa pointe de vitesse pour s’imposer sur Les Balcons, le format 20km et 1000m D+. Il devance Loïc Marty et son coéquipier Goulwen Kerneguez, 3ème.

À noter que chez les féminines, Anne-Lise Rousset, en préparation de son UTMB, est venue chercher une 2ème place sur ce format court derrière Laurie Orelu. Victoria Bes prenant la 3ème place.

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Le circuit UTMB World Series vient d’annoncer l’intégration d’un nouvel événement prestigieux à partir de 2025 : le Monte Rosa Walser Waeg by UTMB, qui se déroulera en Vallée d’Aoste, dans les Alpes italiennes, du 18 au 20 juillet. Avec 4 distances proposées allant du 100M au 20K, l’occasion de découvrir de nouveaux sentiers de course inédits et exclusifs.

Le mont Rose, un spot de rêve pour une épreuve née il y a 3 ans

Créé il y 3 ans, le Monte Rosa Walser Waeg est né de l’amour de deux enfants du pays pour la Vallée d’Aoste, pour le trail running et leurs montagnes : Giuditta Turini et Franco Colle. Tous les deux athlètes élites, ils témoignent de beaux palmarès. Rien que cette année, Giuditta Turini s’est classée 2ème au 100M sur La Sportiva Lavaredo Ultra Trail by UTMB. Quant à Franco Colle, on ne le présente plus : 3ème de la TDS 2016, il a récemment remporté le 50K du Nestru Ultramarathon et compte surtout à son actif 4 victoires sur le Tor des Géants.

Aujourd’hui directeurs techniques de l’événement, Giuditta Turini et Franco Colle racontent : « Sur chaque course du Monte Rosa Walser Waeg by UTMB, les coureurs ressentiront l’émerveillement et l’enchantement qui ont autrefois captivé les pionniers de ces routes légendaires. Nous sommes ravis d’intégrer le circuit UTMB World Series et d’offrir aux les coureurs un nouveau regard sur la Vallée d’Aoste, depuis le Matterhorn jusqu’au majestueux Monte Rosa. »

Monte Rosa by UTMB
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Quant au nom de l’épreuve, mêlant consonances italiennes et germaniques, il tient de sa situation géographique. Dans cette zone précise de la Vallée d’Aoste, véritable territoire d’échanges et de lien entre les peuples et les cultures, la population parle principalement italien, mais également une variante particulière du dialecte sud-allemand, très proche du suisse allemand dans sa forme la plus archaïque : la langue walser. D’où le nom original de Monte Rosa Walser Waeg by UTMB.

Monte Rosa 1
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Monte Rosa Walser Waeg by UTMB : 4 distances, dont 2 nouveautés

Au départ de l’une des quatre distances proposées par l’événement – dont deux nouvelles distances pour 2025 avec un 100M et un 100K – les coureurs seront invités à partir à l’aventure sur un parcours alpin, à travers des sommets majestueux, en suivant les traces des montagnards et des guides alpins. Cette épopée les mènera à rencontrer des communautés locales accueillantes et des villages anciens, riches en traditions et en légendes. Les itinéraires ont été pensés pour émerveiller les coureurs et leur offrir un accès exclusif à des sentiers inédits, avec notamment des vues époustouflantes sur le glacier du Lyskamm, le mont Cervin et l’imposant massif du mont Rose.

Avec des départs d’Aoste pour le 100 Miles et de Pont Saint Martin pour le 100K, les parcours traverseront 20 communes de l’est de la Vallée d’Aoste, dont le célèbre domaine skiable de Cervina. Les villages de Gressoney St Jean La Trinité seront à l’honneur, tous deux lignes de départ et d’arrivée des 50K et 20K. Les coureurs découvriront au fil des kilomètres des lieux emblématiques tels que l’observatoire astronomique de Saint Barthelemy, mais aussi les villages typiques de Chamois, La Magdeleine.

Monte Rosa 3
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Monte Rosa Walser Waeg by UTMB : le programme

Les courses seront proposées comme suit :
Les sentiers des Valdôtains, format 100M : 122 km / 8500m D+ (Nouveauté 2025)
Monte Rosa Trail, format 100K : 92 km / 7100m D+ (Nouveauté 2025)
Walserwaeg Trail, format 50K : 45 km / 3200m D+
Regina Margherita Trail, format 20K : 15 km / 600m D+

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En remportant la Hardrock 100 le 13 juillet dernier, Ludovic Pommeret est entré dans la légende de l’ultra-trail, comme un des rares athlètes à avoir remporté l’UTMB, la Diagonale des Fous et la Hardrock 100. À 49 ans, « Ludo », de sa foulée caractéristique de colosse, s’est même offert le luxe de battre le record de la boucle de Silverton détenu par Kilian Jornet. À lire, l’hommage à la « bête » rendu par Zach Miller, interdit de courir sur cette édition…

Ludovic Pommeret, un monument de l’ultra-trail

Personne n’aurait parié que Ludovic Pommeret serait capable de battre le chrono de Kilian Jornet sur l’une des courses les plus exigeantes du circuit ultra-trail, avec son altitude moyenne de 3200 mètres et ses passages à plus de 4200. Certes le Français, qui aura 49 ans le 22 juillet, est un coureur d’exception, mais l’âge devrait bien commencer à l’émousser, non ? Sa victoire sur l’UTMB remonte à 2016 ! Celle sur la Diagonale des Fous, partagée avec l’Italien Daniel Yung, à 2021. Bien sûr, il y a eu la victoire sur la TDS en 2022, et une folle remontada sur l’UTMB en 2023, pour finir à la 5ème place, dans la foulée des meilleurs. Mais de là à imaginer que sa première expérience sur les sentiers d’altitude de la Hardrock 100 se terminerait par un exploit majeur…

Départ Hardrock 100
Sur la ligne de départ, Ludovic Pommeret et François D’Haene, souriants et détendus. Photo DR

Voir l’arrivée de Ludovic Pommeret en vidéo ICI

Ludovic Pommeret en démonstration

Cette Hardrock 2024, Ludovic Pommeret l’a dominée de la tête et des épaules. Une démonstration. Parti dans le groupe de tête, accompagné par François D’Haene, le Savoyard natif de Valloire, s’est détaché à moins d’un tiers du parcours pour ne plus jamais être rejoint.

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Ludovic Pommeret renseigné par Arthur Joyeux-Bouillon. Photo DR

Fonçant en solo à une vitesse improbable, Ludovic Pommeret na eu de cesse d’augmenter son avance sur ses poursuivants, l’Américain Jason Schlarb, vainqueur ici même en 2016, et le Suisse Diego Pazos. À tel point que lorsqu’il a atteint le poste de ravitaillement de Pole Creek, à moins de 20 miles de l’arrivée, à 22h44 heure locale, les officiels de course et tous les spécialistes qui suivaient sa progression en ligne ont été choqués : s’il continuait à ce rythme infernal, le Frenchy pourrait arriver à Silverton dès 2h34 du matin, soit en à peine 20h34, un chrono inimaginable, plus d’une heure plus rapide que le record de Kilian Jornet. Mais Ludovic Pommeret n’a pas réussi à parcourir les 20 derniers miles aussi rapidement que Jornet l’a fait en 2022, lorsqu’il se battait pour la victoire avec François D’Haene.

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Ludovic Pommeret et son pacer Jérémy Fadda, en route vers la gloire. Photo DR

Le record de Ludovic Pommeret

Ludovic Pommeret a finalement remporté l’épreuve en 21h 33mn 12s, nouveau record en 33 ans d’histoire de la course. Il a battu au passage de 3 minutes le chrono du « Patron » Kilian Jornet, qui avait mis 21h 36mn 24s pour venir à bout de la boucle dans ce sens des aiguilles d’une montre en 2022. Pour être tout à fait exact, Ludovic Pommeret a embrassé le fameux rocher symbolisant l’arrivée en 21h 33mn 07s, mais les officiels de la course, allez savoir pourquoi, lui ont attribué un temps officiel légèrement plus élevé. Le French Kiss n’était-il pas assez appuyé ?

Pommeret
L’arrivée de Ludovic Pommeret, avec derrière lui la joie de ses pacers, Arthur Joyeux-Bouillon et Jérémy Fadda. Photo Compressport

Hardrock 100 : la victoire d’une équipe

« C’était mon rêve (de la gagner) », a déclaré Ludovic Pommeret au petit groupe de fans et de médias. « J’ai rêvé toute la journée, et je me demandais juste quand y aura-t-il un cauchemar. Mais finalement, il n’y a pas eu de cauchemar. » Et le champion de remercier son équipe, et particulièrement ses pacers de luxe, Jérémy Fadda, avec lequel il a l’habitude de s’entraîner, et son ami Arthur Joyeux-Bouillon, qui ont su le pousser dans ses retranchements sur la dernière section. Sans oublier sa femme, Céline, pour son assistance. « Ils ont été incroyables, a-t-il souligné. Et merci à vous tous. Cette course est, euh, indescriptible, juste tellement cool, sauvage et difficile. »

Ludovic Pommeret remporte la Hardrock 100
Ludovic Pommeret face au rocher de la victoire. Photo DR

L’hommage de Zach Miller

Il devait en être, et affronter Ludovic Pommeret. Mais l’Américain Zach Miller, deuxième de l’UTMB 2023 qu’il avait mené pendant près de 130 km, s’est vu refuser le départ par le conseil d’administration de la Hardrock, après consultation de ses conseillers médicaux. Très fair play, et malgré la déception d’avoir à attendre une année de plus pour participer à cet événement mythique, Zach Miller a déclaré comprendre les problèmes de responsabilité et de sécurité, à la fois pour sa santé et pour les risques accrus d’évacuation sur le parcours en cas de problème. Il était d’ailleurs très présent le long du parcours, notamment en lançant des fastnachts (beignets Amish) depuis sa camionnette à Ouray pour les supporters et les fans de la course.

« Nous savons que Ludo est une bête, mais être une bête aussi longtemps est tellement impressionnant », a-t-il déclaré, admiratif, après la victoire et le record de Ludovic Pommeret. « Il a 49 ans, ce qui est certainement un bon âge dans ce monde d’endurance. Mais chaque fois que quelqu’un de 49 ans fait quelque chose comme ça, ça me laisse rêveur, parce que c’est une performance exceptionnelle pour n’importe qui. Avoir son palmarès, remporter la Diagonale des Fous, l’UTMB et la Hardrock 100, c’est très impressionnant ! »

Zach Miller
8 jours avant le départ de la Hardrock, Zach Miller se faisait opérer en urgence de l’appendicite. Il ne sera pas autorisé à prendre le départ. Photo Instagram Zach Miller

Voir la vidéo de l’arrivée de Ludovic Pommeret

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Il rêvait de cette course et attendait son tour depuis 5 ans. Ce 13 juillet 2024, Ludovic Pommeret est entré dans la légende de la Hardrock 100 en remportant la course avec une avance incroyable sur le second, et en battant le chrono record de Kilian Jornet ! Courtney Dauwalter termine première pour la 3e fois consécutive et bat son propre record. Pour son baptême du feu sur les sentiers du Colorado, Camille Bruyas termine seconde femme et 6ème au scratch. Triste réalité pour François D’Haene, qui a dû abandonner après 90km de course, à bout de forces.

Hardrock 100 : le départ canon de Ludovic Pommeret

Ludovic Pommeret a fait peur à tout le monde, l’ex-coach des équipes de France de trail Philippe Propage en premier. Ce dernier commentait en effet « Il est parti très vite. Un peu trop à mon goût. » Il est vrai que le départ de Ludo a de quoi interpeller. Dès les premiers kilomètres, le « vieux sage » des sentiers a pris les devants, et de l’avance. De plus en plus. Au point d’avoir, à mi-course, près de 5 kilomètres d’avance sur son poursuivant immédiat, Diego « Speedy » Pazos, et 8 sur la « Présidente » Courtney Dauwalter. Avait-il présumé de ses forces ou allait-il tenir le rythme ?

Hardrock Départ
Sur la ligne de départ, Ludovic Pommeret (194) règle son chrono, tout comme Diego Pazos (189) et François D’Haene (132). Camille Bruyas, elle, sourit à la caméra ! Photo Organisation

Hardrock 100 : la préparation parfaite de Ludovic Pommeret

La réponse allait venir au fil de la nuit (française), avec une avance qui ne cessait de croître. 6 kilomètres, puis 7, puis 8, la machine Pommeret ne se déréglait pas et avalait les miles les uns après les autres. Et il n’y avait aucun hasard dans cette performance, mais une préparation de course parfaitement maîtrisée. Tout d’abord en ayant fait pacer d’Aurélien Dunand-Pallaz l’an dernier, et en l’ayant donc accompagné lors de sa victoire sur ces sentiers d’altitude, en pleine nuit, alors qu’ils étaient seuls au monde dans les montagnes. Mais aussi et surtout en ayant fait de sérieux repérages cette année.

Arrivé 15 jours avant le départ, Ludovic Pommeret a en effet pris le temps de s’acclimater à l’altitude et de faire 2 fois d’affilée le parcours en 4 jours. Une fois avec la tente et un sac de 12 kilos sur le dos, une fois en équipe avec Camille Bruyas et Marianne Hogan, qui sera sa pacer sur la seconde moitié de course. Un repérage important, car la particularité de cette course est que la boucle change de sens d’une année sur l’autre. Aussi les chemins empruntés l’an dernier par Ludovic Pommeret avec Aurélien Dunand-Pallaz n’étaient pas ceux qu’il emprunterait cette année. Et l’expérimenté ultra-traileur de bientôt 49 ans (le 22 juillet 2024) ne voulait rien laisser au hasard…

Hardrock Pommeret 2
Photo Organisation

Hardrock 100 : une fusée nommée Pommeret

Au 100e kilomètre, l’avance de Ludovic Pommeret sur le second, l’Américain Jason Schlarb, co-vainqueur de la Hardrock 100 avec Kilian Jornet en 2016, était monstrueuse : 1h25. Un écart inimaginable, alors qu’il ne restait « que » 65 km à parcourir. Mais un écueil restait, violent. Ludo avait d’ailleurs prévenu dès le départ qu’il craignait une seule chose : la dernière bosse. « Giant pass, 800 mètres de D+ en moins de 4 kilomètres, un mur ! » Sans jamais se départir de son rythme infernal, Ludovic Pommeret a su passer ce dernier obstacle et filer vers une victoire éclatante, laissant loin derrière lui se dérouler une bataille passionnnante entre Jason Schlarb et le Suisse Diego Pazos, et un peu plus loin Courtney Dauwalter.

Ludovic Pommeret s’impose finalement en 21h 33mn 08s. Le record de Kilian Jornet, établi en 2022 en 21h 36mn 51s, venait d’être battu. Le Suisse au noeud papillon légendaire Diego Pazos s’empare de la deuxième place à plus de 3 heures de Ludo, en 24h 39mn 33s. Jason Schlarb termine troisième, en 24h 48mn 16s.

Hardrock 100 : le calvaire de François D’Haene

Il l’avait lui-même prédit, après sa 5ème place et sa déception sur le Trail 100 Andorra by UTMB, où il avait manqué de jus : il n’était pas entièrement en possession de ses moyens et la Hardrock allait être compliquée. Et c’est effectivement ce qui s’est passé. Parti dans le groupe de tête, François D’Haene a pendant un temps accompagné Ludovic Pommeret avant de comprendre que les choses n’allaient pas être simples et que les forces allaient lui manquer. Il a préféré jeter l’éponge après 90km de course, épuisé.

« Parfois, même avec le meilleur crew à ses côtés, ça ne suffit pas. Il fallait tenter aujourd’hui mais aussi savoir être à l’écoute de son corps », a-t-il commenté. Le long chemin pour retrouver pleinement ses forces continue. Mais la prochaine échéance, le Tor des Géants, ses 330km et 25000m D+, approche à grands pas, et sera exigeante. François D’Haene sera-t-il prêt ? Difficile de le prédire…

Hardrock 100 : Courtney Dauwalter, évidemment

La « Présidente » n’allait pas laisser passer l’occasion d’inscrire une nouvelle fois son nom sur les tablettes. Mais être simplement première n’a guère de sens aujourd’hui pour cette compétitrice hors pair. Après une 6ème place au scratch et un record dans le sens horaire en 26h 44mn 36s en 2022, puis une 4ème place au scratch et un record dans l’autre sens en 26h 14mn 8s en 2023, que pouvait faire de mieux Courtney Dauwalter ? L’emporter, évidemment, mais à quelle place et quel chrono ? Si l’Américaine a de nouveau buté au pied du podium, elle a en revanche amélioré son record absolu en bouclant la boucle en 26h 11mn 49s, soit plus d’une demi-heure plus rapide qu’en 2022 pour la boucle dans le sens horaire. Une performance XXL !

De son côté, Camille Bruyas, pour sa première Hardrock, a longtemps partagé le sentier avec l’Américaine, avant de rentrer dans le dur sur la fin de course. Elle terminera à la lutte avec l’Allemande Katharina Hartmuth pour la seconde place féminine, qu’elle gardera en 29h 28mn 12s. Totalement épuisée, longtemps incapable de parler après son arrivée, mais formidable guerrière !

Hardrock Courtney
Courtney Dauwalter, toujours aussi dominatrice. Photo Organisation
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Avec 3 500 coureurs sur la ligne de départ des différentes épreuves et de nombreux records de parcours battus, la 12ème édition de Québec Mega Trail qui s’est achevé le 7 juillet a prouvé que le Canada avait toute sa place dans l’arène mondiale du trail. À souligner les performances des coureurs locaux, Jean-François Cauchon et Anne Champagne, qui ont livré des courses records sur le QMT-100 MILES (160 km) sur lequel était embarqué l’infatigable Claire Bannwarth. Retour en 10 photos sur les paysages 100% nature sauvage de cette épreuve, qui fait partie du calendrier des World Trail Majors.

Québec Mega Trail : Claire Bannwarth sous le charme, mais pas ses pieds

Juste après son épopée en Guadeloupe, et avant d’aller affronter les terribles sentiers des chercheurs d’or dans le Colorado sur la Hardrock 100, l’increvable Claire Bannwarth a fait un détour par le Québec pour avaler les quelque 100 miles de l’épreuve ultra. Une 6ème place féminine à l’arrivée, en 32h30, qu’elle a commenté avec son sens aiguisé de la formule.

« Pas le résultat imaginé avant ma blessure, mais je suis déjà contente d’avoir pu finir dans un temps correct après m’être déchiré l’adducteur il y a juste deux mois. Je n’ai pas encore récupéré toute ma force dans la jambe droite et ai toujours l’impression d’avoir une jambe de bois, mais ça ressemble un peu plus à de la course. (…) Sinon le QMT était une belle expérience, des bénévoles et des ravitos au top, des sentiers bien boueux et techniques, que j’aurais certainement mieux appréciés si je n’avais pas eu les pieds défoncés avant même la course (mes pieds ont tellement d’ampoules qu’ils éclairent dans le noir !), des belles cascades, des ponts suspendus, et je ne me lasse pas de cet accent québécois ! »

Québec Mega Trail : de la dynamite sur les sentiers !

Directeur général et fondateur de Québec Mega Trail, Jean Fortier n’a pas caché son émotion après la réussite de cette 12ème édition. « Par les records fracassés par nos champions locaux, on a encore prouvé que les coureurs québécois ont de la dynamite dans le ventre ! Nos parcours sont techniques, et on est très heureux de voir que les participants internationaux – de plus en plus nombreux – ont aussi très bien fait dans nos sentiers, et ce, en découvrant ce qui distingue bien notre nature sauvage, typiquement québécoise. Par ailleurs, je suis encore subjugué devant mon équipe ! À chaque édition, tout le monde se surpasse et 2024 met la barre très haute pour les autres événements de trail au Canada ! »

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Photo Alexandra Levesque
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Photo Colin Rousseau
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Photo Colin Rousseau
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Photo Sébastien Durocher
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Photo Colin Rousseau
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Photo Colin Rousseau
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Photo Sébastien Durocher
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Photo Sébastien Durocher
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Photo Sébastien Durocher
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Photo Colin Rousseau
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