Pour la première fois au monde, les équipes du laboratoire Grandeur Nature Ut4M déploient des moyens sans précédents pour étudier la santé articulaire et la régulation de la glycémie lors d’un trail. Rendez-vous lors de l’Ut4M, du 15 au 18 juillet 2021 pour participer à cette étude inédite !  
Depuis 2018, l’Ut4M et l’Université Grenoble Alpes ont scellé des accords de partenariat avec la Fondation Université Grenoble Alpes et l’Inserm pour étudier les effets du Trail sur les coureurs. Après avoir mis en exergue les caractéristiques de la fatigue musculaire, cardiaque et celle du système nerveux central, (étude complète ici : https://ut4m.fr/fr/node/294) les équipes de chercheurs et de médecins du laboratoire HP2 (Inserm / UGA) et l’Unité Sports Pathologies du CHU de Grenoble travaillent de concert avec les organisateurs de l’Ut4M.  
Cette équipe qui figure parmi les plus dynamiques en physiologie de l’exercice et médecine du sport, s’appuie sur l’Ut4M pour atteindre un objectif : accroître la connaissance dans le domaine du trail, que ce soit sur les versants physiologiques, biomécaniques, psychologiques, sociétaux ou matériels. Afin de réaliser les mesures nécessaires, les partenaires de l’événement mettent à disposition du Laboratoire Grandeur Nature, un véritable plateau technique d’évaluation : ergomètres, tapis roulant, mesure des échanges gazeux-VO2, chaine d’évaluation neuromusculaire, EMG, posturologie, tests de fatigue, évaluation du sommeil, questionnaires…  
Toutes les informations sur le Laboratoire Grandeur Nature Ut4M : https://ut4m.fr/fr/laboratoire/la-plateforme-de-recherche  
À l’aide d’un panel de 40 coureurs volontaires sur des distances de 160km et 40km, Samuel Vergès, docteur et chercheur au sein de la Chaire “Montagne, Altitude, Santé”, s’appuie sur des partenariats industriels nationaux et internationaux dans le monde du sport pour développer de nouveaux axes de recherche originaux et innovants qui porteront sur deux grands thèmes :  
L’IMPACT DE LA PRATIQUE DU TRAIL SUR LA SANTÉ ARTICULAIRE
Pour la première fois au monde, les équipes du laboratoire étudieront objectivement par IRM, les contraintes au niveau du cartilage du genou induites par une course de trail de longue ou très longue distance. Des IRM du genou des coureurs volontaires seront ainsi réalisées au CHU de Grenoble avant, immédiatement après et un mois après la course de façon à étudier finement les conséquences d’une épreuve de trail ou ultratrail sur l’intégrité du genou et de ses composants.  
LA RÉGULATION DE LA GLYCÉMIE 
C’est-à-dire la concentration de glucose dans le sang, élément déterminant pour permettre aux muscles de produire l’énergie dont ils ont besoin à l’effort pendant une épreuve de longue durée en trail. Il s’agit là encore d’une première mondiale avec l’utilisation de mini-patchs permettant une mesure et un enregistrement continus de la glycémie avant, pendant et après la course. Ces systèmes d’enregistrement embarqués de la glycémie vont permettre de caractériser les variations de la glycémie au cours d’une épreuve de trail de longue ou très longue durée et de comprendre leurs liens avec la gestion alimentaire et la performance à l’effort des traileurs.   S’inscrire à l’Ut4M et postuler pour faire partie de l’étude 2021 depuis le site https://ut4m.fr/fr  
    PARTICIPER À LÉTUDE SUR LUt4M 2021 Un appel aux coureurs volontaires pour participer à cette aventure sportive et scientifique est désormais lancé ! Les industriels, mécènes et chercheurs intéressés par le laboratoire à ciel ouvert Ut4M sont invités à contacter l’équipe sur : https://ut4m.fr/fr/contact   Pour en savoir plus sur l’ensemble des projets de la Chaire Montagne Altitude Santé de la Fondation Université Grenoble Alpes, rendez-vous sur : https://fondation.univ-grenoble-alpes.fr/menu-principal/nos-projets/recherche-pluridisciplinaire/chaire-montagne-altitude-sante/chaire-montagne-altitude-sante-366019.kjsp  
 
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Kilian Jornet s’est fixé un nouveau défi. Ce mois-ci, il se positionnera au départ de la piste de 400 mètres de Måndalen, en Norvège, et courra pendant 24 heures consécutives. Pour Jornet, qui a gagné des courses de trail running dans le monde entier, ce défi le sortira de l’ordinaire, ce qui est loin de lui déplaire : « Ce qui me motive, c’est sortir de ma zone de confort, essayer des choses différentes et voir ce dont je suis capable, qu’il s’agisse de grimper à haute altitude ou, dans le cas présent, de courir sur terrain plat. C’est amusant de découvrir les différentes choses que je peux faire. En plus d’être un bon test, s’entraîner sur le plat est l’occasion d’en apprendre davantage en matière de nutrition et de rythme, puis d’appliquer ces connaissances à d’autres activités, même à l’alpinisme par exemple. » 

Comme le projet dépend en quelque sorte des conditions météorologiques, il reste à fixer la date exacte de la course de Jornet. La date actuellement prévue est le 21-22 novembre, si la météo y est favorable.  La Norvège, pays de résidence de Jornet, a été relativement épargnée par la pandémie de COVID-19. Précautions sanitaires obligent, le stade sera néanmoins interdit aux spectateurs pendant la course. Afin que la course soit officielle, plusieurs coureurs d’ultra norvégiens accomplis participeront également. 

Jornet a ce défi de 24 heures en vue depuis plusieurs mois et, comme à son habitude, il ne fera part d’aucune prévision ou attente quant à la distance qu’il peut parcourir. Ceci dit, lorsque l’Espagnol se met en piste, l’extraordinaire est toujours possible. Officiellement, la plus longue distance jamais courue en 24 heures a été établie en 1997 par Yiannis Kouros, qui a parcouru 303,506 kilomètres, ce que Jornet qualifie de performance « absolument dingue ? Ça fait tellement de kilomètres que je n’arrive même pas à me le représenter », déclare Jornet. « J’ai vu les temps intermédiaires de Yiannis, je vais essayer de m’y tenir aussi longtemps que possible. Je connais la vitesse horaire que je dois maintenir, donc je connais le rythme pour chaque kilomètre et chaque tour. Bien entendu, les 10 premières heures seront plus rapides, puis je ralentirai toutes les heures. J’ai un plan et je sais à quelle allure je veux courir chaque heure. L’essentiel est de ne pas avoir de problèmes musculaires et d’arriver à manger sans avoir de grosses périodes de relâchement. » 

« Nous, les sportifs de montagne, nous avons un gros moteur, donc c’est facile côté cardio et endurance », explique Jornet. « Je dois surtout travailler la vitesse parce que mes jambes ne sont pas habituées à bouger aussi rapidement. Pour me préparer, j’ai consacré trois jours par semaine au travail de la vitesse sur piste ou sur route. Mais la façon dont on court sur le plat est très différente de la course en montagne, où on lève les jambes plus haut pour franchir les obstacles et avec des appuis différents à cause des variations du terrain. »

Une grande partie des recherches de Jornet sur l’entraînement avait pour principal objectif de réduire au minimum les blessures potentielles dues au mouvement répétitif de la course sur le plat. En fait, il a été forcé de reporter sa tentative des 24 heures ces dernières semaines en raison de blessures musculaires persistantes survenues avant sa première compétition sur route de 10 km, la célèbre Hytteplanmila en Norvège, qu’il a bouclée sur un très modeste pour lui 29:59 mi-octobre.  

« Je pense que le plus grand défi est de réussir à s’entraîner régulièrement sans se blesser car la transition vers le plat est très dure pour les muscles », confie Jornet. « L’entraînement a été un peu frustrant ces derniers mois, où j’ai enchaîné les blessures. J’avais de bonnes périodes, puis je me retrouvais avec une blessure qui me condamnait au repos. Après la course de 10 km, j’ai dû arrêter l’entraînement pour guérir une blessure. Maintenant, mon plan consiste à faire une bonne semaine d’entraînement et voir comment mon corps réagit, puis à laisser les tissus musculaires se reposer et récupérer avant la tentative. »

Le jour de la tentative, Jornet changera de sens toutes les quatre heures sur la piste qu’il connaît désormais par cœur. Il prévoit des températures avoisinant 0 °C la nuit et de 8 à 15 ° en journée.   

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Le coureur italien devait commencer aujourd’hui sa 4ème et dernière Transgrancanaria 360, mais il a décidé de ne pas continuer suite à une douloureuse lésion au quadriceps droit et aux très hautes températures. Il avait commencé son défi de parcourir les 4 Transgrancanaria 360 à la suite le 31 août dernier.

Luca Papi vient d’une autre planète, un extraterrestre comme beaucoup le définissent, une machine à kilomètres qui aujourd’hui a écrit une grande page de l’histoire de l’ultrafond. Le coureur italien s’était donné comme objectif de réaliser les 4 éditions de la Transgrancanaria 360, en parcourant plus de 1100km avec un dénivelé positif et négatif de plus de 100.000m en 15 jours. Mais aujourd’hui, 13 jours après le début de l’aventure, le coureur italien habitant en France a décidé de ne pas continuer et a arrêté le chrono à 850km et 41242m de dénivelé positif et négatif.

Luca Papi est parti lundi 31 août à 23h du Port de Las Nieves d’Agaete. Après un échauffement de 46km jusqu’au Roque Nublo, il a pris le départ de la première Transgrancanaria 360 de son défi sur le parcours de la dernière édition qui s’est tenue en mars cette année.

Il a commencé son aventure en bouclant en environ 72h le parcours de l’édition 2020 de la Transgrancanaria 360, sur un tracé très difficile de 262km, depuis le centre de Gran Canaria jusqu’au Phare de Maspalomas. Il a ensuite poursuivi avec le tracé correspondant à l’édition de la 360 2018 (269km/12000mD), au cours duquel, la nuit du dimanche 6, il est passé par l’un des endroits les plus emblématiques de l’île : la plage de “las canteras” ainsi que la “calle Triana”. Puis, il a enchaîné avec le tracé de l’édition 2019 (264km/13265mD), sur lequel il a mis 102h10mn à cause de la chaleur et d’une lésion au quadriceps droit l’obligeant à marcher sur une grande partie du parcours. 

Malgré des conditions extrêmes (semaines très chaudes avec des températures dépassant les 40 degrés la journée et jusqu’à 32 la nuit, très peu de sommeil seulement dehors sur le chemin, longs passages sans point d’eau), Luca n’a jamais perdu le sourire et a apprécié à chaque instant l’accueil des habitants de Gran Canaria qui sont venus le ravitailler, l’ont accompagné durant des heures, et l’ont même massé pour l’aider à récupérer.

Le conseiller du sport du Cabildo de Gran Canaria, Francisco Castellano, lui a remis une plaque commémorative à son arrivée à Maspalomas

Après ces 13 jours et 850km sur un parcours très exigeant cet ultra fondeur italien, vainqueur de trois des quatre éditions de la Transgrancanaria 360, est ainsi devenu l’un des athlètes les plus aimés dans l’île.

Photos Joséfir

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Plus haut sommet des Alpes du Sud, la mythique Barre des Écrins et ses 4102 m fait rêver tous les alpinistes et traileurs. Le 29 juin 2020, Romain OLIVIER, membre de la Team Trail CimAlp s’apprête à faire une tentative de record lors d’un aller-retour vers ce mastodonte des Hautes-Alpes depuis Vallouise, dans le Pays des Écrins (05). Au programme, 49 km et 2500 m de dénivelé positif, un défi de haut vol !

 #1. ROMAIN OLIVIER, ULTRA TRAILEUR & GUIDE DE HAUTE MONTAGNE

Originaire des Hautes-Alpes, Romain OLIVIER est un traileur aguerri. Vainqueur de l’Oman by UTMB®2019 avec plus d’1h30 d’avance sur Julien CHORIER et Seb CHAIGNEAU, ce guide de haute montagne aime relever de nouveaux défis. Amoureux de son territoire et comme un clin d’œil à sa femme qu’il a demandé en mariage au sommet de la Barre des Écrins, Romain s’élancera lundi 29 juin, de nuit, à la conquête de ce sommet des Hautes-Alpes. Sa première course depuis la levée du confinement.

LE PARCOURS

Le départ est donné depuis le village de Vallouise dans le Pays des Écrins jusqu’au pré de Madame Carle, lieu de départ de nombreuses randonnées. Puis direction le glacier Blanc. Une corde statique de sécurité attend Romain sur la partie sommitale de la Barre des Écrins avec tout du long des amis et un guide de haute montagne au sommet pour accomplir cette ascension en toute sécurité. Le retour se fait par le même chemin en sens inverse.

« La Barre des Écrins sera un défi alpin entre copains montagnards et une famille construite à travers la montagne » – Romain OLIVIER

L’OBJECTIF

Romain Olivier souhaite, par le biais de cette ascension, promouvoir les paysages du Parc national des Écrins et du Pays des Écrins, mais également faire prendre conscience à tous de l’impact du réchauffement climatique sur la montagne. La preuve avec le glacier Blanc qui connaît une fonte record sur 20 ans de mesure avec près de 16,40 m d’épaisseur de glace en moins…

 #2. LA BARRE DES ÉCRINS, LE « 4000 » LE PLUS MÉRIDIONAL DES ALPES – ALT 4102 M

Situé dans le Pays des Écrins, au cœur du Parc national des Écrins, la Barre des Écrins est le point culminant des Alpes du Sud avec ses 4102 m d’altitude. Considéré comme le toit des Hautes-Alpes, il était le point culminant de la France jusqu’au rattachement de la Savoie en 1860 qui a fait du Mont-Blanc le nouveau sommet du pays. De nombreux alpinistes partent à l’assaut de la Barre des Écrins durant la saison estivale.

INSOLITE : pendant de nombreuses années, les alpinistes considéraient le Pelvoux comme le point culminant du massif. La Barre des Écrins n’a été découverte que tardivement, en 1864, par l’alpiniste Edward Whymper qui avait à cœur de gravir le plus haut sommet du pays.

POINTS D’INTÉRÊTS SUR LE PARCOURS

Vallouise, village typique des Hautes-Alpes

Village pittoresque qui a su garder son charme d’antan, cette commune, située aux portes du Parc national des Écrins s’étend de 1200 m à 3669 m d’altitude (sommet des Bans). Elle se trouve en plein cœur de la vallée du même nom, située aux confins de la vallée du Gyr et de l’Onde. Lieu de villégiature idéal pour les amoureux de la montagne, sa situation géographique permet un accès aux différents sites de randonnée, d’alpinisme ou encore d’escalade.

Le Pré de Madame Carle, porte d’accès vers le glacier Blanc

Ancienne plaine fertile au fond de la vallée de la Vallouise, le Pré de Madame Carle est l’une des merveilles touristiques du Pays des Écrins. À proximité du glacier Blanc, ce site protégé est le point de départ de randonnées mémorables en montagne.

Le glacier Blanc, le plus grand des Alpes du Sud

Le deuxième lieu le plus visité du Parc national des Écrins (après le Pré de Madame Carle), le glacier Blanc, sous haute surveillance, est un des bijoux du Pays des Écrins. Un lieu unique où la montagne et la glace ne forment qu’un ! Le front du glacier Blanc se situe à 2300 m d’altitude, il prend sa source au pied de la Barre des Écrins à 4000 m d’altitude.

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Après des mois de confinement, It’s « time to play again » pour les 8 athlètes de la Team Salomon qui s’apprêtent à prendre part à un véritable défi physique à travers la France en relais. L’occasion de mettre en avant les valeurs du sport mais aussi les magnifiques paysages de notre territoire. Durant ce challenge sportif et humain, ils feront la promotion de la gamme Golden Trail Series de Salomon. Les ventes de celle-ci contribueront au don prévu par la marque en réponse à l’appel d’urgence Covid-19 lancé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). « Le sport a été mis à rude épreuve ces derniers mois. Alors que de nombreuses courses ont été annulées, les valeurs du sport restent pourtant très présentes dans l’univers collectif : solidarité, respect, esprit d’équipe, et dépassement de soi. Ces valeurs fortes se sont avérées essentielles durant la crise sanitaire que nous avons connue. Plus que jamais, il est indispensable aujourd’hui, de les faire perdurer pour se reconstruire » explique Véronique Rémy, Directeur Marketing Salomon France et Belgique.

Des athlètes de renom pour un sacré challenge

Il y a encore quelques mois, les athlètes Salomon avaient de grandes ambitions pour la saison 2020. Leurs challenges ayant quasiment tous été avortés, ils n’attendent qu’une chose, remettre leurs chaussures de running et arpenter les sentiers vers de nouveaux objectifs. « Avec la pandémie et les règles sanitaires en place, toutes les courses prévues aux programme jusqu’à août ont été annulées. Trouver un challenge pour motiver les athlètes à s’entrainer et se dépasser était très important.  Ce concept de course en équipe est également un outil de cohésion très fort pour la Team Salomon qui n’a jamais l’opportunité de passer autant de temps ensemble sur un projet » explique Jean-Michel Faure-Vincent, responsable de la Team Salomon France. C’est dans cette idée de nouveau challenge et de partage de valeurs sportives que 8 athlètes de la Team Salomon vont s’élancer dans une course en relais, de près de 1000 km et 41600mD+ à pied et à vélo, en 6 jours à travers la France.

Du 5 au 11 juillet 2020, François D’haene, Thibaut Baronian, Sébastien Spehler, Michel Lanne, Camille Bruyas, Theo Détienne, Julien Michelon et Nathan Jovet, se relaieront de Châtenois/Alsace à Nice via les Vosges, le Jura, et les Alpes. Les athlètes feront découvrir notre beau territoire au travers de photos et vidéos. Durant cette traversée, ils seront rejoints par des invités surprises qui prendront part à l’aventure. 

Pour François D’haene, « ce projet est l’occasion de faire voyager les gens avec nous, avec un brin d’aventure et de suspens (humour – fatigue – montagne), proposer une belle trace longue et logique plutôt qu’établir un chrono à tout prix ou un temps de référence – montrer un esprit d’équipe et partager nos expériences de l’ultra ».

« Participer à une expérience unique, qui sera peut-être la seule tous ensemble. Partager aussi des moments “hors zone de confort” qui ne sont pas forcément faciles à caser dans une saison classique. Vivre des moments qu’on ne vit que sur de telles aventures. L’envie d’être avec vous, sans pression, sans course, juste en faisant ce qui nous fait kiffer toute l’année » renchérit Thibaut Baronian.

Camille Bruyas, la seule féminine de l’équipe est ravie de prendre part à l’aventure et espère pouvoir apporter de la motivation à tous ceux qui vont les suivre et les accompagner sur ce relai.

 À la découverte des plus beaux paysages français

Cet été, pour la majorité des Français les vacances se feront sur le territoire hexagonal. L’occasion pour nombre d’entre eux de découvrir ses magnifiques paysages, et notamment ses reliefs montagneux. « Avec la création de cette traversée, nous souhaitons inspirer les Français, leur faire découvrir la diversité et la splendeur de nos territoires et les inciter à venir jouer dehors »  se ravit Véronique Rémy. Quant aux fans d’outdoor, ils pourront suivre l’aventure des 8 athlètes sur le site Salomon, et voir leur évolution grâce à un traçage GPS. Libre à chacun, par la suite, de tenter de se dépasser sur ces sentiers empruntés par les athlètes. Ils pourront également échanger avec les athlètes sur leurs réseaux sociaux.

Les valeurs de cette traversée

-PLAY – Reprendre du plaisir à courir avant tout, même sans dossard

-EXPLORE – Découvrir le territoire français et notamment la montagne

-CHALLENGE – Toutes les traces du parcours de trail mis en ligne grâce à Suunto et accessibles en téléchargement

-CARE – Soutenir les athlètes et la Croix Rouge avec la capsule GTS. 50% des profits seront reversés à la Croix rouge

Une traversée solidaire

Associer cette aventure à une cause, est apparu comme une évidence pour Salomon. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), mondialement connu et reconnu, joue un rôle crucial dans la lutte actuelle contre le Covid-19. Un appel d’urgence vient d’être lancé. Le CICR vient en aide aux personnes touchées par divers conflits dans le monde. Les efforts de l’organisation dans le cadre de la crise du Covid-19 visent à apporter une aide humanitaire sous la forme de fournitures médicales et de matériel, mais aussi un soutien financier et la formation de personnel pendant la pandémie mondiale. C’est donc tout naturellement que Salomon a décidé de lui apporter un soutien financier en reversant une partie des bénéfices liés à la vente de la série limitée GTS au CICR. En effet, durant leur périple, les athlètes porteront et feront la promotion des produits Salomon GTS (Golden Trail Series) Limited Edition.

La collection GTS au profit de la Croix Rouge

Nouveauté de l’été 2020, la collection Golden Trail Series (GTS) rend hommage au circuit international de trail running lancé par Salomon il y a trois ans. Et ce, afin de réunir les plus grands athlètes de ce sport et d’organiser les courses les plus exigeantes. Dans cette édition limitée, les modèles les plus populaires de la marque, chaussures, vêtements et équipements se parent de nouveaux coloris et du logo Golden Trail Series. La gamme GTS est disponible dans les magasins Salomon et magasins partenaires premium dans 20 pays, ainsi qu’en ligne sur Salomon.com

 Le Parcours

La traversée sera découpée en 5 étapes du 5 au 11 juillet 2020.

Vous pouvez suivre la progression des athlètes sur Salomon et sur les réseaux sociaux avec le #laGrandeTraverseeSalomon

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La Transtica, c’est chaque année fin novembre, une course de 200km et 9300m de dénivelé en 5 étapes d’environ 40km de la côte pacifique à la côte caraïbe, en passant par les montagnes et parcs nationaux du Costa Rica, mais c’est aussi des dotations de matériel scolaire et sportif dans les écoles tout au long de notre aventure…

Nous sommes 4 collègues d’une grande société d’informatique, très motivés à l’idée de participer à cette aventure humaine et sportive : Gaëtan, Sébastien et moi-même sur le format « Extrême » (200km) et Laurent sur le format « Aventure » (125km). Beaucoup d’inconnues et de craintes pour l’ensemble des participants tant sur le plan des paysages traversés que pour le défi sportif, et nous aurons bien des surprises durant toute cette aventure… Le cadre du prologue est idyllique : un paysage de carte postale pour ce « tour de chauffe » de 6km en deux boucles sur la plage à côté du parc national Manuel Antonio. L’ambiance est bon enfant sur la ligne de départ. Nous profitons de chaque instant dans ce cadre enchanteur, mais nous avons hâte de commencer officiellement l’épreuve. A notre grande surprise, nous mettons tous les quatre le feu sur ce prologue, en prenant les devants dès les premiers mètres. Au final, nous terminerons ces 6km sur la plage aux 4 premières places. Coup de bluff sur un parcours à notre avantage ? Ou allure inconsciente sur un début d’ultra ? Dans tous les cas, les cadors de la course (les Costaricains et Stelve le Martiniquais) restent sereins…

Le plus dur est à venir !

Après avoir été réveillé par des singes hurleurs, une première étape de 40km et 3000m de dénivelé nous attend, avec une chaleur et un taux d’humidité extrême. La journée s’annonce compliquée… Comme pour le prologue, le départ est à nouveau rapide mais les Costaricains sont maintenant présents ainsi que Stelve le Martiniquais qui souffrira de l’altitude durant l’étape. Bernard, le boss de la course, nous l’avait annoncé la veille, il faut boire constamment durant l’épreuve. Malheureusement, je n’ai pas suivi ces précieux conseils, et durant la première grosse bosse de 1000mD+, je vais subir une déshydratation m’obligeant à réduire l’allure.

Le lendemain, la deuxième étape nous propose un profil équivalent, et avec en plus un passage à mi-parcours à 2800m et une arrivée en altitude à 3000m. Le parcours est de toute beauté à travers les forêts luxuriantes du Costa Rica ; on en prend plein les yeux et les sourires des bénévoles aux ravitos nous font du bien ! Les coureurs s’encouragent entre eux : la compétition est présente, mais dans un bel esprit de cohésion. Cette étape aura laissé des traces avec des arrivées après le coucher du soleil et quelques participants, usés par ces deux grosses journées de course, basculeront sur le parcours aventure… montrant que la Transtica n’est pas une balade touristique.

Une donation de matériel scolaire dans une école à 2400m d’altitude…

Cela nous a réchauffé le cœur avant de nous lancer dans une 3ème étape pluvieuse et très technique avec des passages dans la jungle ou des singles boueux. Au départ de la 4ème étape, les corps sont meurtris après déjà 3 étapes difficiles et 7000m de dénivelé. Mais l’envie est là en chacun de nous pour aller au bout de cette étape qui sur le papier ne s’annonce pas forcement difficile avec 40km et 1300m de dénivelé. Mais c’est la dernière étape longue pour espérer remonter un peu au classement, et comme à chaque fois, le départ sur le plat se fait à « tombeau ouvert » pour essayer, d’entrée, de faire des écarts avec les Costaricains avant les premières bosses. A ma grande surprise, je terminerai à la 2ème place de cette étape somptueuse en termes de paysages. L’écart ne sera que de 11mn entre les 4 premiers scellant le classement général de la course Extrême. La 5ème étape s’annonce dantesque, car des pluies tropicales se sont abattues sur la côte Caraïbe toute la nuit. Certaines traversées de rivières deviennent dangereuses à cause d’une très forte augmentation de leur débit, et le départ est retardé car il faut changer d’itinéraire. Le départ sera donné, mais les conditions se compliqueront encore pour la traversée des rivières et pour l’organisation qui sera bloquée entre 2 PC à cause de la chute d’un arbre sur la route. La course sera neutralisée au 13ème km… Les coureurs seront un peu frustrés de cet arrêt de course car très motivés pour faire la partie jungle dans ces conditions dantesques. Mais au final, tous sans exception seront aussi très contents d’arriver au bout de cette aventure. Un rayon de soleil viendra même fêter l’arrivée de l’ensemble des participants… et l’organisation mettra tout en œuvre pour rendre cette arrivée festive et inoubliable ! A la fin, on en oublie le classement. On garde en mémoire une épreuve riche en termes humain et sportif. Une épreuve qui vous marque à vie. Et comme ils disent au Costa Rica : « Pura Vida » !

Par François Catteau (4ème Transtica 2019 Extrême) Photos Alonso Espinoza Cisneros

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Il ne faut jamais se fier au profil d’une course. On s’y appuie comme à une balustrade en se disant que visiblement, mais enfin c’est bien clair, la section qui suit est simple. C’est ce que je pensais au 107ème kilomètre en terminant cette ascension impossible. C’était sans compter les montagnes russes invisibles qui prirent le relais pour avaler le peu de force qui me restait.

C’est toujours la même chose, cette difficulté qu’on oublie jusqu’au moment d’y être plongé une nouvelle fois, devoir avancer sans réfléchir, sans se poser de questions surtout. Ce Japonais qui louvoyait avec moi pensait-il la même chose ? Il n’a pas réagi lorsque je lui ai parlé, sauf par ce classique acquiescement éructif, la politesse de l’ultra traileur. Oui j’irai au bout une nouvelle fois et j’en parlerai avec mes camarades finishers comme d’une bonne blague.

Oman, qu’en pense-t-on ?

N’est-ce pas tout près des Émirats, sous l’influence massive de la grande Arabie Saoudite voisine, une terre désertique probablement inondée de sable où il serait malvenu de courir ? C’est mal connaître sa géographie… Oman est traversé par une chaîne montagneuse sur sa partie nord, un terrain de jeu naturellement destiné à la pratique de notre sport, qui plus est sur de longues distances comme on aime les appeler : les Ultras ! A 3000m, c’est le plus haut sommet de toute la péninsule arabique, et d’étroits canyons profonds de 1000m nous attendent. C’est là que se déroule l’Oman by UTMB. Depuis l’année dernière, l’UTMB commence à exporter son savoir-faire dans l’organisation de courses, dans des pays où le trail est peu ou pas connu. Il y a le Gaoligong by UTMB en Chine, Ushuaia by UTMB, et ainsi Oman by UTMB dans cette région où il n’y a guère plus que quelques courses organisées dans le sable et des 10km sur des trottoirs climatisés. Au retrait du dossard dans le fort de Nizwa aux pieds des montagnes, on est surpris de l’efficacité logistique d’une course qui n’en est qu’à sa deuxième édition. 

Ici, c’est un petit Chamonix arabique.

Les montagnards qui nous accueillent et nous dirigent au bon endroit sont de grands bédouins en tenue blanche traditionnelle. Ici on contrôle le matériel, là on récupère les deux sacs de délestage dont on pourra profiter pendant la course. Sur le 130km, ils sont positionnés aux 30ème et 72ème kilomètres, aux 72ème et 102ème pour le 170km. Cette année, ce sont plusieurs nouveaux formats (un 10km, un 50km et un 170km) qui ont été ajoutés à l’épreuve phare de 130km où les favoris du jour sont venus s’affronter. Il est certainement difficile de motiver le meilleur de l’élite internationale à la fin d’une saison intense, mais ce sont pourtant quelques beaux pedigrees comme Julien Chorier, Sébastien Chaigneau, Romain Olivier ou encore Mike Foote, qui se présentent cette année sur la ligne pour tenter de succéder à Jason Schlarb et Diego Pazos victorieux ensemble en 2019. Le matin du départ, nous sommes tous un peu inquiets de la technicité annoncée et des histoires racontées quant à la difficulté du terrain. Sébastien Chaigneau nous dit ainsi que le kilomètre vertical de la fin de course a été réglé en 1h30 par les vainqueurs de l’année dernière. Selon lui, cela résume le challenge. Pour un coureur lambda, cela signifie au moins 2h30. Un peu plus tôt sur le parcours, c’est une falaise très compliquée qui justifie l’utilisation d’un baudrier et de longes pour sécuriser le passage des coureurs. Le matin du départ, je rencontre Michel Poletti (le créateur de l’UTMB). Il est venu participer à la course qu’il a lui-même contribué à baliser, et je lui demande simplement ce qu’il en est. Il répond alors très facilement : “pour moi, c’est comparable à la TDS. C’est effectivement caillouteux, mais la difficulté n’est pas plus grande”. Avec le recul, je n’aurais pas dit la même chose.

Le départ des 130km a lieu à 19h30 depuis le fort de Nizwa.

C’est un lieu symbolique puisque la ville est l’ancienne capitale du Sultanat d’Oman, aujourd’hui le site historique le plus visité de tout le pays. Un privilège qu’il faut mesurer à sa juste valeur, comme on peut le constater à la présence de nombreuses personnalités locales venues encourager les coureurs, avec une solennité qui nous rappelle que les dignitaires ont encore ici un fort prestige. Le départ a lieu dans une ambiance très festive et l’organisateur a la bonne idée de nous faire traverser la vieille ville, longer les palmiers, puis repasser devant le fort où tous nous encouragent une dernière fois avant que l’on s’enfonce dans la nuit. La première partie de la course n’est pas difficile, une longue remontée dans le fond d’une rivière où les grenouilles nous accompagnent de leurs chants. Nous sortons du canyon après une belle montée sur une piste, puis nous basculons sur un large plateau où malgré la nuit je reconnais une topologie qui fait penser aux Causses de l’Aveyron. Une progression en balcon et une vue à l’horizon, que les coureurs du 170km, partis 5h plus tôt, ont sans doute appréciées. La géologie est pourtant ici fort différente. Point de calcaire, mais de larges dalles de basalte parsemées de quelques blocs métamorphiques qui, avec l’usure du temps se détachent pour nous empêcher de courir en sécurité.

A 250 coureurs au départ, nous nous retrouvons assez vite isolés.

Pour ce qui me concerne, j’aime être seul la nuit, c’est une course dans la course et on sait qu’elle ne dure jamais. L’aube me cueille vers le km 55 au pied d’une autre montée, là où les véritables difficultés commencent. En dehors de quelques sections roulantes, des pistes en terre, il y a assez peu de répit dès qu’on entre dans les singles. C’est très rocailleux, il faut lever les pieds, c’est abrasif, impactant. Les quelques relances possibles en descente se font sur un sol dur et dense qui freine vite les ardeurs. Au km 68, nous sommes au fond du Canyon et la remontée est difficile. Sur 2km, nous prenons 500m de dénivelé, en nous aidant des mains à de nombreux endroits. C’est impossible autrement. C’est aussi là que nous devons nous équiper d’un harnais, sans quoi il serait trop dangereux de passer. A la « base vie » juste au sommet, chacun récupère son sac de délestage. Je me contente juste d’une paire de chaussettes propres et je profite d’un excellent ravitaillement comme on en fait peu. C’est le restaurant d’un hôtel qui s’est mis à disposition de la course pour le plus grand plaisir des participants. J’échange à table avec un coureur de la première édition qui décide de ne pas aller plus loin cette année, il en a assez. Sans que je lui demande, et devant mon questionnement sous-entendu en mentionnant la Via Ferrata que nous venons de passer, il m’annonce que la suite est plus compliquée…

Le ton est donné !

Après le ravito, un petit répit ondulant de 14km nous est accordé avant les 40 derniers kilomètres parmi les plus difficiles que j’ai pu expérimenter en course. Une longue descente très raide, un kilomètre négatif qui achève les quadriceps, suivi de la remontée la plus verticale et la plus technique qu’on puisse inventer. De nombreux passages étroits au bord du vide, une attention de tous les instants, des bâtons inutiles puisque les mains servent avant tout à ne pas tomber. Il ne faut pas non plus être trop sensible au vertige, je pense aux coureurs du 170km qui ont dû y passer de jour. Sébastien Chaigneau avait raison, j’ai eu beau dormir 15 minutes avant d’en attaquer les 1100m d’ascension, il m’a fallu 2h30 pour en voir le bout, à une vitesse ridicule de 0.88 km/h. Pourtant je m’employais à ne pas trop m’arrêter, la fraîcheur de la nuit n’étant pas favorable. Mais ce n’était pas fini. Comme souvent devant une grosse difficulté, c’est la promesse d’un terrain plus doux, plus gentil qui nous motive. On a tous dans un coin du sac, le profil de la course qu’on a pris soin d’imprimer, la bouée mentale qui fait tenir. Ici, comme si l’organisateur avait pensé nous faire une surprise, c’est 5km de dents de scie que je n’avais pas vus, une succession de roulis à gauche puis à droite de la crête, et des passages engagés qui nous usent jusqu’au petit matin. La descente finale sur des dalles de roches rainurées par l’érosion, et devant un superbe lever de soleil, restera le beau dernier souvenir de cet Oman by UTMB.

J’estime que c’est une course difficile.

Elle est tentante, car dans le jeu des points distribués par l’UTMB, la terminer permet de ne pas subir le tirage au sort pour la ronde autour de Chamonix. Être finisher à Oman, c’est la garantie de courir l’UTMB. Pour autant, ne vous y précipitez pas pour cette seule raison sans un bagage confortable sur les Ultra techniques. Je ne sais pas comment les champions ont vécu Oman. Romain Olivier gagne en 18h20, plus de 2h devant Julien Chorier qui n’est pas le premier venu. C’est une très grosse performance. Il y a également eu quelques couacs sur des ravitaillements où les aiguilleurs ont envoyé les coureurs sur la mauvaise trace. Ainsi Mike Foote sur le 130km, en 2ème position à ce moment-là, perd 2h avant de pouvoir retrouver la bonne marque. Un autre coureur du 170km descend de 800m de dénivelé avant d’être complètement perdu et de devoir appeler l’organisateur. Le balisage était pourtant excellent, ces quelques coureurs mal informés se sont retrouvés sur la trace du 50km qui croisait la leur à un moment. Il aurait peut-être fallu prévoir une couleur différente que le même vert utilisé pour tous les formats. C’est le seul accroc de cette course qui a mis un terme aux espoirs de quelques participants, alors qu’il faut le dire, l’organisation est véritablement soignée. Rappelons en effet qu’il ne s’agit que de la deuxième édition d’une course où les bénévoles ont, à l’évidence, peu l’expérience de ce genre de manifestations. C’est bien l’état d’esprit, la gentillesse et l’attention des Omanais rencontrés sur les ravitaillements qui ont fait la différence. Ce fut toujours avec beaucoup de plaisir que nous étions accueillis.

CAHIER PRATIQUE

Distances

10km/295mD

50km/2300mD

130km/7400mD

170km/10400mD

Transports, hébergements

L’organisateur met en place plusieurs navettes en bus qui permettent de se rendre de l’aéroport de Mascate, la Capitale, à Nizwa où se trouve le village départ. On conseille de venir par Oman Air qui propose des vols directs entre Paris et Oman, plus rapides d’autant qu’on essaiera de ne pas arriver trop fatigué avant l’événement. La course est une traversée et non une boucle. Une navette régulière ramène les coureurs de l’arrivée au départ. Les hôtels proposés par l’organisateur, à quelques kilomètres seulement du départ, sont d’excellente qualité et sont aussi desservis vers/depuis le village par des navettes affrétées pour l’occasion.

Par Vincent Gaudin. Photos Vincent Gaudin et Organisation ©Oman Sail/Lloyd Images

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Toutes les infos sur https://ultratrail-angkor.com/
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Pour vous faire patienter avant de reprendre la compétition Courir en Briançonnais vous propose de défier les champions sur plusieurs tracés du Futur Espace Trail du Briançonnais  et de celui de Montgenèvre 3000 

Commençons par deux tracés du Futur Espace Trail du Briançonnais, avec le KV de ND des Neiges (5,5km/1050m+) et le tracé dynamique et court de la Pierre aux Œufs (3,4km et 200m+/-). Mallaurie Mattana et Alexandre Fine vont réaliser un chrono sur ces deux tracés vers la mi-Juin : il faudra tout simplement se rapprocher au plus près de leur chrono et pourquoi pas battre leur temps de référence. Alors bien sûr, ce défi est ouvert à tous locaux et vacanciers ! Un balisage provisoire léger de couleur jaune fluo a été réalisé sur les deux tracés. Merci de respecter cette trace et de ne pas couper les sentiers et bien entendu on compte sur vous pour votre fair play et sportivité concernant la véracité des chronos !

-Pour la Pierre aux Œufs : départ et arrivée devant la croix de la Chapelle st Arnould

-Pour le départ du KV : route en bitume de Moulin Faure devant la pancarte ND des Neiges aux feux. Arrivée devant la Chapelle !

Côté Montgenèvre, ce sont trois tracés qui seront à votre disposition avec le KV du Chaberton, 3,5 km/1000m+ (temps de réference Femme Marianna JAGERCIKOVA 47’44’’, Homme Simone EYDALLIN 39‘35’’), la Sprint Sky Race 13km/850m+/- (Femme Héloîse FERAUD 1h26’09’’, Homme Sébastien FINE 1h07’34’’), et enfin la liaison entre France et Italie 85km/4400m+/-, inauguré l’an dernier par l’ultra traileur Romain OLIVIER en 9h50’ 23’’ (pour l’instant pas de meilleurs temps concernant les femmes). Allez, on compte sur vous pour faire tomber ces records ! Retrouvez les traces GPX de ces tracés sur www.trailenbrianconnais.com. Ils sont aussi balisés sur le terrain car ils font partie intégrante de l’Espace Trail Montgenèvre 3000 ! Toutes les infos prochainement sur www.trailenbrianconnais.com

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Pour un peu, vous croyez voir John Wayne au ravito ! Ici vous courez dans un western pur jus, entre indiens et tuniques bleues. Par delà ce cliché, les époustouflants paysages vous font vite oublier le dossard pour vous emplir de cette ambiance à nulle autre pareille. Bienvenue au Far West ! Notre photographe Erik Sampers a capté pour vous le meilleur de ces grands moments.

Ce territoire magnifique, l’Utah, avec ses grands espaces ont servi de décor a de très nombreux westerns qui ont marqué l’histoire, avec des acteurs comme John Wayne, Gregory Peck… On se souvient de “The Big Trail” (1930; John Wayne), de “Fort Apache” (1948; John Wayne, Henry Fonda, Shirley Temple) ou plus près de nous de “The Outlaw Josey Wales” (1976; Clint Eastwood). Ici, on court dans ces grands espaces, et comme le dit l’un des concurrents : « Parfois, je n’ai pas l’impression de courir, mais de chevaucher dans les herbes folles et les cactus. Je me retrouve souvent seul à courir dans ces espaces immenses, et je me fais mon film, un western bien sûr… »

Ce côté Far West, l’organisation la prolonge. Pour clore la course et accompagner le dernier, « la voiture balai » est en fait un groupe de deux cavaliers.

Le Grand to Grand, G2G version acronyme, est un événement unique. Ce fut la première, et encore unique, course à pied par étapes et en autonomie en Amérique du Nord. Son caractère exceptionnel est sublimé du fait d’être bien la première épreuve de trail à s’élancer de l’impressionnante rive nord du Grand Canyon, l’une des sept merveilles naturelles du monde, terminant son tracé au sommet du Grand Staircase, l’une des formations géologiques les plus emblématiques du monde. Le tracé de la course mène les traileurs à travers un paysage désertique de dunes, de canyons rouges, de buttes, de mеsаs et de hооdооs. Les traileurs s’enhardissent au creux de canyons étroits et traversent un affluent de la rivière Vіrgіn. En courant, les concurrents découvrent la partie la plus reculée du continent américain de manière identique aux premiers indigènes, les tribus Nаvаjо еt Pаіutе.

Le témoignage de Patrick Candé (8ème) :

« Sorti de mon canyon, je vais vous dire en trois mots ce que je pense de cet Ultra américain qu’on pourrait renommer The Sand to Sand. Il s’agissait d’effectuer en autosuffisance alimentaire 273km avec 5500m de dénivelé en 6 étapes, du Nord du Grand Canyon jusqu’au sommet des Pink Cliffs du Grand Staircase. En trois mots je dirais : Sable – Décors – Organisation…

-Sable : Je n’ai jamais vu autant de sable si fin pendant une course. Ce qui m’a obligé à marcher comme je ne l’avais jamais fait auparavant même dans les plus grandes courses comme la Badwater ou le Sparthatlon. J’ai dû marcher plus de 50km pendant la longue étape de 84km. Ce sable fin pénétrait partout dans mes chaussures malgré les guêtres, ce qui m’a obligé à les vider cinq fois et m’a occasionné la seule ampoule au talon.

-Décors : Une chance incroyable de courir dans un décor pareil façonné par la nature, qui rappelle les westerns de John Ford et d’autres images comme celles du film « 127 heures » qui me parcourront l’esprit lors du passage dans le Red Slot Canyon. Un parcours exceptionnel puisque le départ a lieu au bord Nord du Grand Canyon, l’une des Sept Merveilles Naturelles du Monde, qui nous emmène à travers un paysage désertique composé de canyons, de grottes, de roches multicolores aux formes extravagantes et de dunes de sable. Avec une végétation hostile, notamment les cactus qui vous guettent si vous sortez des sentiers.

-Organisation : Une organisation visiblement bien rodée avec des bénévoles remarquables, très engagés et très présents aux ravitaillements. La mise en place de cet unique ultra marathon en autosuffisance alimentaire dans l’Amérique du Nord nous permet de découvrir une nature extraordinaire. Le marquage de signalisation est remarquable aussi bien de jour comme de nuit, disposé environ tous les 50 mètres, ce qui permet de s’orienter sans trop de difficulté, si l’on cherche les marques.

En conclusion : Deux semaines après avoir couru un magnifique ultra (l’Etoile Verte d’Eguzon) de 300km dans la Creuse, je partais confiant mais sans ambition surtout avec un sac de 10,5kg sur le dos au départ. Au fil des étapes, j’ai essayé sans pression de me positionner dans le top 10. Cerise sur le gâteau, j’arrive 1er de ma catégorie et 8ème au général. C’est un ultra par étapes difficile où l’on vit pendant une semaine coupé du monde, une aventure humaine extraordinaire. Un grand merci à tous mes amis coureurs : Suisse, Portugais, Autrichien, Allemands, Bordelais et Perpignanais d’avoir partagé pendant une semaine la tente n°4 qui a quand même ramassé 4 récompenses. »

Le GRAND TO GRAND en chiffres
-8ème édition du Grand to Grand Ultra, du 22 septembre au 28 septembre 2019 (Kanab, Utah).
-273km en 7 jours, sur 6 étapes de 13km à 85km.
-La course commence à une altitude de 1629m et se termine à 2651m.
-Dénivelé positif total des six étapes : 5499m -Dénivelé négatif total : 4477m.

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