12,5 kilomètres, 750m D+ du côté du Mont Faron, avec vue mer. Non, le Trail du Mammouth, au départ de l’Hôpital Sainte-Anne, à Toulon, n’est pas une épreuve inhumaine, bien que son dénivelé soit plutôt gratiné pour la distance. Mais la performance sportive est ici anecdotique : il s’agit de solidarité et d’humanité, des valeurs qu’il faut coûte que coûte cultiver. Si vous êtes du côté de Toulon, n’hésitez pas à vous inscrire à cette 3ème édition.
Trail du Mammouth : une course caritative en mémoire du « Mammouth » Henri-Louis Dupré
Il est des événements qui nous touchent plus particulièrement, par le sens qu’ils ont, par les hommages qu’ils rendent, par les symboles qu’ils véhiculent, par les causes qu’ils défendent.
Chez Esprit Trail, nous ne connaissions pas Henri-Louis Dupré. Ce que nous en savons, c’est ce que les organisateurs de la manifestation nous en ont dit. De profession, il était médecin anesthésiste-réanimateur à l’Hôpital d’Instruction des Armées Sainte-Anne à Toulon.
Son surnom, il le devait à ce qu’il dégageait de force, incarnant le dépassement de soi et l’aspiration à l’aventure, qu’il vivait intensément en sportif et amoureux de la mer comme de la montagne.
Derrière ce « Mammouth », cette force tranquille, il était surtout le papa d’une petite fille, Mathilde, et le mari de Sophie. Il était un fils, il était un frère, et il était pour beaucoup un ami.
Le « Mammouth » s’est éteint en juin 2021, à l’âge de 34 ans, des suites d’un cancer fulgurant.
Le Trail du Mammouth est une course nature, 100 % caritative, organisée par l’association loi 1901 créée en sa mémoire.
La troisième édition aura lieu le dimanche 13 octobre 2024 à 9h30 au départ de l’hôpital Sainte-Anne de Toulon. En participant à cette course, non seulement vous honorerez sa mémoire, mais également celle de toutes les jeunes femmes et jeunes hommes qui, atteints d’un cancer, partent prématurément, et vous témoignerez à leurs familles de votre soutien. Tous les bénéfices sont reversés à la Ligue contre le cancer.
Louis-Henri Dupré. Photo DR
Trail du Mammouth : à l’assaut du Mont Faron
C’est sur l’un des parcours préférés du « Mammouth » que se déroule l’épreuve, qui en environ 12,5 km permet de rejoindre le mémorial du Mont Faron depuis l’hôpital Sainte-Anne de Toulon. Un profil ascendant sur les 5 premiers kilomètres (500m D+), puis tout en relances sur les 7,5km suivants, avec de très beaux points de vue sur la Méditerranée. Un ravitaillement est prévu à mi-parcours, au KM 6. Pour redescendre une fois la ligne d’arrivée franchie, vous disposerez d’une contremarque fournie dans votre sac finisher.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/09/Mana-Photographie-Trail-du-Mammouth-18.jpg8001200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-09-22 05:00:002024-09-20 18:10:1613 octobre 2024 : 3ème édition du Trail en mémoire du « Mammouth » à Toulon !
L’émotion était grande et le public nombreux pour assister à la toute dernière édition de la Skyrhune, la « Zegama basque », comme l’appelle Blandine L’hirondel, victorieuse l’année dernière mais qui était absente cette année. Et ce sont deux favoris qui se sont imposésau terme d’une bagarre passionnante.
Sylvain Cachard intraitable
Sous un grand soleil, la bataille a été intense et c’est un des meilleurs grimpeurs français, Sylvain Cachard, qui s’est imposé après avoir pris l’ascendant dans la montée pour passer au sommet avec 2mn40 d’avance sur Robin Juillaguet et 3mn sur Maël Allaire. Sylvain Cachard, une nouvelle fous meilleur performeur français à Sierre-Zinal en août, a réussi à conserver son avance durant la descente hyper périlleuse et s’impose finalement en 1h56mn18s. Il devance Robin Juillaguet de 3mn20 et l’Espagnol Daniel Alonso de 4mn10. Maël Allaire termine finalement 5e.
Sara Alonso supersonique
Chez les femmes, la favorite Sara Alonso, détentrice du record espoir de l’épreuve, a livré une bataille féroce avec la Française Cécile Jarousseau, championne de France de course en montagne 2023. L’Espagnole, un temps derrière la Française, a réussi à passer en tête au sommet et garder son avance dans la descente pour finalement s’imposer en 2h13mn16s. Cécile Jarousseau (2h16mn48s) et l’Espagnole Malen Osa (2h20mn17s) complètent le podium. Les Françaises Emilie Bulle et Olivia Magnone font 4 et 5.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/09/IMG_0839.jpeg8711170Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-09-21 17:18:152024-09-21 17:52:59Sylvain Cachard et Sara Alonso s’offrent la dernière Skyrhune
Pour ses 30 ans, le Festival des Templiers, qui aura lieu du 17 au 20 octobre, vient d’annoncer la star list de sa course vedette, le Grand Trail des Templiers, avec de nombreuses élites au rendez-vous. Entre champions d’Europe, championnes du monde et vainqueurs de la CCC 2024, la course promet d’être somptueuse. On vous en dit plus !
Le Grand Trail des Templiers, une course mythique
C’est à Millau à partir du jeudi 17 octobre que le Festival des Templiers fêtera ses 30 ans, avec près de 11 courses au programme et plus de 11000 coureurs attendus. Mais parmi les différents formats proposés, c’est l’évocation du Grand Trail des Templiers qui fait frissonner. Son départ dans la nuit noire dimanche à 5h15, les fumigènes rouges qui jaillissent, le spectacle féérique des frontales ondulant sur les premiers kilomètres, mais aussi le lever du jour sur les Causses, ou encore l’ascension ultime autant que terrible qui mène sur le nez de la Pouncho environnée de sa couronne de falaises…
Depuis 30 ans, cette course monument d’aujourd’hui 80,6 km avec 3 418 m de D+ a toujours attiré les élites, et fait trembler les plus aguerris. En 2023, c’est le Britannique Jonathan Albon qui avait été sacré pour la deuxième fois chez les hommes, tandis que Julie Roux, maman 3 mois plus tôt, s’était imposée chez les femmes. S’ils ne seront pas présent en 2024, les prétendants à la couronne de lauriers qui ceint le cou des deux vainqueurs sont nombreux, et de très très haut niveau.
Grand Trail des Templiers : enfin pour Thomas Cardin ?
Il ne cache pas que cette course fait partie de ses objectifs majeurs de la saison, comme l’était le championnat d’Europe à Annecy en juin. Et si Thomas Cardin, qui initialement pensait s’aligner sur la CCC pour son premier +100km, a finalement renoncé au rendez-vous de Chamonix, s’est pour mieux se concentrer sur cette classique. Le leader du team Kiprun entend bien monter sur le podium de cette course qui pourrait bien finir par lui sourire, après son abandon en 2021 et sa belle 4ème place lors de la dernière édition, où il avait été devancé par Jonathan Albon, Francesco Puppi et Ben Dhiman.
Mais le champion d’Europe en titre devra se méfier de la concurrence. A commencer par celle de son compère et rival Thibaut Garrivier, du team Hoka, qui reste sur un abandon prématuré lors de l’UTMB. On se souvient de la somptueuse bataille entre les deux hommes lors du Trail du Mont Ventoux, en mars, où ils avaient été au coude à coude jusqu’à 1 kilomètre de l’arrivée, avant que Thomas Cardin ne réussisse à se détacher pour l’emporter de 30 petites secondes.
Thomas Cardin et Thibaut garrivier au coude à coude lors du Trail du Ventoux 2024. Photo Bertrand Delhomme / Trail du Ventoux
Grand Trail des Templiers : le vainqueur de la CCC au départ
Les deux hommes auront également fort à faire avec les Américains Hayden Hawks et Dakota Jones. Le premier nommé est en super forme et redoutable sur tous les formats. Il vient en effet de remporter la CCC, après avoir déjà gagné cette année le 100 km du Black Canyon Ultras, le format marathon du Kat100 by UTMB et fini 3ème de la Western States Endurance Run en juillet. Le parcours roulant du Grand Trail des Templiers semble fait pour lui. Quant à Dakota Jones, 3ème de la CCC 2023, 9ème cette année, il a également quelques podiums et victoires sur des formats similaires et pourrait venir créer une petite surprise.
On notera également la présence annoncée sur la ligne de départ de l’habitué des lieux Sébastien Spehler, 4ème en 2016, vainqueur en 2017 et 2018, 2ème en 2021 et 2022, anecdotique 82ème en 2023. A noter également parmi les gros index UTMB la présence des Français Hugo Deck, Nicolas Martin, Théo Détienne, de l’Italien Davide Cheraz ou de l’Espagnol Jose Angel Fernandes.
Grand Trail des Templiers : la revanche des championnats d’Europe pour Blandine L’Hirondel et Clémentine Geoffray ?
La première, double championne du monde (2019-2021) partait favorite des derniers championnats d’Europe qui se sont disputés en juin à Annecy durant les épreuves de la MaXiRace du lac d’Annecy. Mais c’est la seconde, championne du monde en titre mais revenant de blessure, qui s’était imposée. Depuis, Blandine L’Hirondel a enfilé les premières places sur toutes les courses où elle s’est présentée, à l’exception de l’UTMB, qu’elle a terminé 5ème dans la douleur. De son côté, Clémentine Geoffray a moins couru, et sur des formats plus courts, sa dernière performance étant une 3ème place sur l’OCC. Laquelle des 2 s’imposera ? La bataille promet d’être somptueuse !
Blandine L’Hirondel très éprouvée à l’arrivée, avec Clémentine Geoffray. Source TV8 Mont Blanc
Grand Trail des Templiers : la gagnante de la CCC au départ
Tout comme Hayden Hawks chez les hommes, parmi les principales rivales des deux Françaises, il faudra compter sur la Sud-Africaine Toni McCann, qui a tout gagné en 2024, dont récemment la CCC à Chamonix. Autre grande rivale, la Suédoise Ida Nilsson, plus expériementée, vice-championne du monde en 2021 derrière Blandine L’Hirondel, aura certainement son mot à dire pour la bataille pour le podium.
A noter également les présences annoncées de la redoutable Hongroise Eszter Csillag, 3ème de la WSER et 13ème de l’UTMB cette année, de l’Allemande Daniela Oemus, de l’Américaine Dani Moreno ou encore des Françaises Adeline Martin, Candice Fertin, Aurélie Grangé-Paul, Esther Eustache, Marie Goncalvès, Marine Quintard et Laure Paradan. Assurément une course palpitante et incertaine en prévision.
Endurance Trail : du beau monde sur la plus longue des épreuves
Si le Grand Trail des Templiers s’annonce relevé, l’Endurance Trail, la plus longue des courses, avec ses 99 km et 4270m D+, s’annonce tout aussi palpitante. Parmi les favoris, les meilleurs index UTMB sont ceux de Gautier Airiau, 2ème du 110 km du Restonica Trail et 3ème de la TDS cette année, et Yannick Noël, 10ème de l’UTMB cette année en 21h45. Ces deux experts de la longue distance devront se méfier principalement des Tricolores Rémy Brassac, Sylvain Court et Thibault Marquet, récent vainqueur de la TDS.
Chez les féminines, les regards seront braqués sur les Françaises Sarah Vieuille, grande absente des épreuves en 2024, et Manon Campano, gagnante du 84km du Swiss Canyon Trail cette année et 5ème de la 6000D. Mais la favorite sera sans doute l’Allemande Rosanna Buchauer, 3ème de la CCC et gagnante du Lavaredo Ultra-Trail. Il faudra également compter sur la Britannique Sabrina Verjee, si elle a suffisamment récupéré de son Tor des Géants, qu’elle a terminé à la seconde place.
Festival des Templiers : primes rehaussées pour les vainqueurs
Au même titre que les primes de course de l’UTMB Mont-Blanc, celles des Templiers, dont Hoka est devenu le sponsor titre, ont été rehaussées. Un mouvement lié à l’engagement de certains organisateurs pour la professionnalisation des élites, qui ont décidé d’augmenter les primes accordées aux gagnants de manière significative. Ainsi, sur cette édition des Templiers, le montant total évolue de 39 400 euros en 2023 pour atteindre 65 000 euros en 2024.
Si ces augmentations de primes allouées aux vainqueurs ont été critiquées par ceux qui dénoncent le développement des prize money et de la professionnalisation des athlètes dans le trail running, certains acteurs du milieu comme Greg Vollet, directeur des Golden Trail World Series, ne partage pas ce point de vue. « Pour ma part, j’ai toujours considéré les athlètes comme des acteurs d’un spectacle qu’il fallait rémunérer et je trouve que le montant des primes est encore bien trop bas sur la plupart des épreuves. »
Même son de cloche chez Thibaut Baronian : « Si l’on parle seulement des primes prévues par les organisations, c’est plus de l’argent de poche qu’une source de revenus. Sur l’UTMB, 20 000 euros, c’est très bien pour le vainqueur. Mais le dixième qui passe tout autant de temps à s’entraîner, qui fait partie des 20 meilleurs mondiaux et qui repart avec 1 500 euros, lui ne peut pas vivre avec ça. Pour moi, clairement, les primes sont là pour donner bonne conscience aux organisateurs, pour qu’ils puissent dire : “Regardez, on joue le jeu”. Mais, à mon avis, ce n’est pas suffisant. Sur un événement qui rapporte autant d’argent que l’UTMB – je ne parle pas des organisations associatives -, si les primes étaient quatre ou cinq fois plus élevées, je ne trouverais pas ça déconnant. »
Samedi 14 septembre à Telgruc-sur-Mer, 1150 traileurs ont franchi la ligne d’arrivée d’une des six courses proposées dans le cadre de la 2ème édition du Grand Raid du Finistère. Un grand ciel bleu, des performances d’exception, un engouement populaire et des paysages à couper le souffle : le GRF a fait un sans-faute ! Retour sur l’événement et sa course phare, l’ultra-trail, ses 166 km et 3700m D+.
Grand Raid du Finistère : un départ sous le signe de l’émotion
Vendredi 13 septembre, une atmosphère chargée d’émotions régnait parmi les coureurs. Les visages des participants trahissaient à la fois excitation et appréhension devant le défi qui les attendait. À quelques minutes du grand départ, un hommage poignant a été rendu à Lucas Quillévéré, coureur de l’édition 2023 parti trop tôt. Côté organisation, François Hinault ne cachait pas non plus son émotion à l’aube d’une deuxième édition préparée avec passion et dévouement depuis un an. Et c’est sous les applaudissements du public venu en nombre sur la place de l’église de Telgruc-sur-Mer que les traileurs en solo et en relais se sont élancés sur la boucle de 166 kilomètres et de 3700 mètres de dénivelé positif.
Breton de cœur et d’âme, l’organisateur François Hinault incarne les valeurs de persévérance et de passion qui animent le Grand Raid du Finistère. En tant qu’ultra-trailer, il a toujours rêvé de cet événement pour montrer à quel point la Bretagne est une terre de sport et culturelle. François Hinault est également reconnu pour son engagement contre la sédentarité, mission qu’il considère comme un combat quotidien. À travers son rôle d’organisateur, il aspire à encourager tous les concitoyens à se dépasser, promouvant l’importance de l’activité physique pour le bien-être physique et mental. C’est aussi ce qu’il souhaite partager dans son podcast « L’instant Outdoor ».
Photo Grand Raid du Finistère
Grand Raid du Finistère : Matthieu Drilhon champion du fair play
Dès les premières minutes, les coureurs sont partis à l’assaut du Ménez Hom, sous le soleil couchant, offrant un spectacle de rêve sur la presqu’île de Crozon. Très vite, la nuit est tombée et le froid s’est abattu sur les participants, rajoutant une difficulté pour eux. Les bénévoles, les familles et les amis étaient tout de même présents aux différents points de ravitaillement pour soutenir leurs coureurs. De son côté, Matthieu Drilhon, 3ème de la première édition, a dû abandonner la course alors qu’il occupait la deuxième place. En effet, après le ravitaillement à Lanvéoc ce dernier a été pris de vomissements. Victime d’hypoglycémie, il a contacté son équipe d’assistance et s’est nourri hors zone. Par respect pour le règlement, il a alors appelé l’organisateur de la course pour signaler de son abandon.
Photo Grand Raid du Finistère
Grand Raid du Finistère : Lucas Tanné au finish
Lucas Tanné a dû puiser dans ses dernières forces pour arracher la victoire. Le Landernéen de 26 ans a remporté le format ultra-trail du Grand Raid du Finistère, 163,5 km et 3700m D+, en 19 heures 10 minutes et 55 secondes, avant de s’écrouler. À l’arrivée, épuisé et incapable de se lever, ses amis ont dû le porter sur une chaise pour le présenter aux médias. Il racontait alors : « J’ai commencé à ressentir une douleur au releveur du pied autour du 110ème kilomètre. Cela m’a beaucoup pénalisé dans les descentes et j’ai dû parcourir certaines portions des cinquante derniers kilomètres en marchant. »
Malgré la souffrance, et grâce au soutien précieux de son « pacer » à partir du Cap de la Chèvre, Lucas Tanné a tenu bon et a conservé l’avance face à son poursuivant pour emporter son premier ultra-trail. La performance est d’autant plus remarquable que c’était sa première participation sur un parcours aussi long ! Derrière lui, Jérémy Tréguer terminait deuxième en 19 heures 29 minutes et 01 secondes. Aurélien Garreau complétait le podium en 19 heures 51 minutes et 45 secondes.
Lucas Tanné à l’arrivée. Photo Grand Raid du Finistère 2024
Grand Raid du Finistère : Angélique Cariou s’impose
Chez les féminines, la lutte a été tout aussi intense. Angélique Cariou empoche la victoire en 23 heures 49 minutes et 40 secondes, 13ème au scratch, après avoir bataillé tout du long avec Myriam Gallet. Cette dernière termine finalement deuxième en 25 heures 43 minutes et 46 secondes. Christina Anghel monte sur la troisième marche, longtemps après, en près de 30h.
Angélique Cariou à l’arrivée. Photo Grand Raid du Finistère 2024
Grand Raid du Finistère : 3 autres courses et 200 bénévoles mobilisés
Plus tard à l’aube ce samedi 14 septembre, ils étaient 200 à avoir emprunté le chemin des douaniers pour la course de 92 km depuis Lanvéoc. Ils ont été suivis plus tard par 300 autres traileurs partis sur le 57 km depuis Camaret-sur-Mer. Et comme si ce n’était pas assez, ils ont été rejoints par celles et ceux engagés sur le 14 km. Avec une météo de rêve et la mer scintillante à leurs côtés, les participants ont pu profiter d’un des plus beaux cadres bretons pour courir.
Au total, ce sont près de 200 bénévoles qui ont assuré le bon déroulement de l’événement, garantissant la sécurité, la logistique des ravitaillements, l’accompagnement médical ou encore la communication. Leur travail, tout au long des 48 heures de course a contribué à faire du Grand Raid du Finistère une véritable célébration du sport en Bretagne où tous ont donné de leur temps avec passion dans un cadre unique. Alors que les derniers traileurs franchissaient la ligne d’arrivée sous les applaudissements, ils étaient déjà nombreux à avoir les yeux tournés vers l’année prochaine, avec l’espoir d’une troisième édition encore plus belle et spectaculaire.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/09/Photo-Grand-Raid-du-Finistere-2.jpeg8011200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-09-17 08:00:342024-09-17 08:00:37Grand Raid du Finistère : succès total pour la 2ème édition
Après une bataille d’anthologie entre les 4 fantastiques, Elhousine Elazzoui a remporté la 7ème manche de la Golden 2024, la Headlands 27K, au sprint devant le Kényan Philemon Kiriago, son compatriote Patrick Kipngeno et le Suisse Rémi Bonnet ayant été légèrement distancés. La veille, dans la course féminine, la Kényane Joyce Njeru avait fait le spectacle et remporté sa 2ème victoire de la saison sur le circuit.
Headlands 27K : une course hommes d’anthologie, un sprint pour l’emporter
Quelle course ! Jamais une course de trail n’avait été aussi disputée, jamais à de telles allures. Très rapidement, 4 hommes se sont détachés sur la course : le Marocain Elhousine Elazzaoui et le Kényan Patrick Kipngeno, en tête du classement général à égalité avant les 2 étapes américaines, et le Kényan Philemon Kiriago et le Suisse Rémi Bonnet, en quête impérative de points pour se replacer au général.
Et les 4 fantastiques se sont livré une bataille d’une intensité inédite, se rendant coup pour coup en montée comme en descente. Les coureurs étaient toujours solidement groupés à 1 kilomètre de l’arrivée, et la décision s’est faite au sprint. À ce jeu, Elhousine Elazzaoui a pris le dessus sur Philemon Kiriago, qui s’est incliné pour 2 petites secondes, comme à Sierre-Zinal où il avait échoué juste derrière Kilian Jornet.
Grand perdant de l’affaire, Rémi Bonnet ne termine qu’à la 4ème place, lui qui était venu aux États-Unis pour tenter de décrocher des victoires. En effet, il reste loin de la tête du classement général, qui totalise les 3 meilleurs résultats de chaque coureur. Il se présentera donc à la finale, en octobre en Suisse, avec un déficit de points qui risque d’atteindre une centaine de points. Un écart conséquent qui pourrait le priver du titre qu’il détient depuis 2 ans.
A noter la belle 7ème place du Français Frédéric Tranchand, qui pointe au 14ème rang du classement général.
Rémi Bonnet, 4ème de la course, longtemps aux avant-postes. Photo GTWS
Elhousine Elazzaoui : « La course la plus folle de ma vie ! »
« C’était une course folle, la plus folle de ma vie, confiait Elhousine sur la ligne d’arrivée. Je n’ai jamais vu une course comme ça dans le trail. C’est allé très vite. J’ai essayé d’attaquer mais ils ne m’ont jamais laissé partir, du coup j’ai dû attaquer encore plus fort dans la dernière descente. Je suis heureux de finir vainqueur sur cette course. »
Après Sierre-Zinal, Philemon Kiriago a donc dû s’incliner au sprint pour la seconde fois d’affilée. Le Kényan avait quand même le sourire à l’arrivée.
« La course a été très rapide. J’avais une bonne allure et j’ai mené le groupe depuis le début jusque dans la dernière descente où Elhousine m’a dépassé. Il a été le plus fort et je suis très content de terminer sur le podium de cette course folle. »
Patrick Kipngeno a quant à lui renoncé au sprint mais termine malgré tout très proche de son coéquipier et s’empare donc de la troisième place.
« Cette course était vraiment très relevée. Pour être honnête, je ne m’attendais pas à finir 3ème pendant la course. Je pense qu’il m’a manqué un peu de technique dans les descentes. Les trois autres étaient meilleurs que moi en descente et c’est sûrement là que ça s’est joué.
10 – Cade Michael (USA – The Trail Team) : 2:04:33 (+133 pts)
Le Top 5 hommes. Photo GTWS
Headlands 27K : Joyce Njeru en balade dans la course femmes
Elle était pressentie comme la favorite sur la course. Joyce Njeru a bien fait parler ses qualités de vitesse pour décrocher sa deuxième victoire de la saison. La Roumaine Madalina Florea, partie en tête, a tenu 20 kilomètres avant de laisser filer la Kényane.
« Je voulais voir à quel point je pouvais être rapide et surtout jusqu’où je pouvais tenir, a déclaré la gagnante. Du coup, je suis resté avec le groupe au départ, mais à partir du kilomètre 3 Madalina a accéléré. J’ai préféré rester tranquille parce que je savais que la course était longue, mais au kilomètre 20 j’ai réussi à revenir sur elle et à la dépasser. Je suis vraiment contente de cette deuxième victoire. »
Photo GTWS
Madalina Florea a donc dû s’incliner alors qu’elle a mené les deux tiers de la course.
« Je me sentais assez confiante sur cette course, le parcours me convenait peut-être mieux qu’à Zinal. Mais quand Joyce m’a rattrapée je n’ai juste pas réussi à la suivre. Je me suis accrochée pour rejoindre la ligne et je suis juste reconnaissante d’avoir pu le faire sans me blesser. Je me satisfais très bien de ce résultat aujourd’hui. »
L’Américaine Lauren Gregory (USA – Nike Trail) complète le podium.
« Je savais que cette course collait bien à mes qualités de coureuse. Je suis partie avec le groupe de tête et je me sentais bien même si j’ai renvoyé mon premier ravitaillement. Les sensations étaient quand même bonnes et je suis contente d’avoir pu conserver ce podium jusqu’à la fin. »
Classement général : Elhousine Elazzaoui et Joyce Njeru en tête
Alors que le classement général comptabilise les 3 meilleurs résultats de chaque athlète (initialement, ce devait être les 4 meilleurs résultats, mais l’annulation de la cours en Pologne début septembre pour cause de mauvais temps a conduit Greg Vollet, directeur de la Golden, a modifier la règle pour ne pas pénaliser d’athlètes), le Marocain Elhousine Elazzaoui et la Kényane Joyce Njeru sont en tête. Mais les écarts ne sont pas si importants, et tout pourrait encore changer lors de la dernière course, le 22 septembre pour la Mammoth 26K à Mammoth Lakes, en Californie, avant la grande finale en Suisse en octobre.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/09/@SODSTUDIOS_Headlands_pressfinish-4.jpeg8001200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-09-16 11:23:142024-09-16 11:26:21Golden Trail World Series : le sprint fou d’Elhousine Elazzaoui sur la Headlands 27K
La saison 2024 de François D’Haene est sauvée ! Après 2 années de galères et blessures, et un abandon sur la Hardrock (l’un des seuls abandons de sa carrière), le coureur du team Salomon s’est imposé sur le Tor des Géants, sa première « aventure » d’ultra ultra trail. Mais le chemin a été long, et la polémique avec le Français Martin Perrier, qui l’a accusé de tricher, a bien agité la fin de course. Côté féminin, exploit de la Suissesse Katharina Hartmuth, qui devient la première concurrente à passer sous la barre des 80 heures !
Tor des Géants : François D’Haene retrouve le plaisir de courir
Après son abandon sur la Hardrock, on pouvait légitimement se poser quelques questions. Blessé à la cheville il y a bientôt 2 ans, ayant dû subir plusieurs opérations, François D’Haene parviendrait-il à revenir au plus haut niveau, celui qui lui a permis d’être 4 fois vainqueur de l’UTMB ? La réponse est arrivée mercredi 11 septembre, de façon éclatante : après 69h 08mn 32S et 3 nuits passées dehors, le Français a franchi la ligne d’arrivée du Tor des Géants en vainqueur. Une victoire comme un soulagement, pour lui et pour sa famille, mais aussi ses amis venus le soutenir, comme Jim Walmsley, que l’on a vu féliciter le Français à Courmayeur.
Les signaux étaient revenus au vert peu de temps auparavant. C’est durant le mois d’août, lors des repérages de cet immense tour de la vallée d’Aoste, en Italie, long de 330 km et 25000m D+, que François D’Haene avait commencé à faire preuve d’optimisme, après les mois de galère. « Les sensations sont été plutôt bonnes », avait-il commenté. Et son dernier bloc d’entraînement, en Beaufortain, avait été concluant : « J’ai retrouvé le plaisir de courir », avait ajouté le champion.
François D’Haene peut boire du champagne. Il est de retour !
Tor des Géants : François D’Haene accusé de tricherie
Pourtant, son plaisir de courir a été en partie gâché par les accusations d’un autre concurrent, le Français Martin Perrier. En tête après la mi-course, ce dernier a accusé François D’Haene de tricher en utilisant des pacers, ces meneurs d’allure qui courent avec les concurrents et leur apportent un soutien moral. Si les pacers sont autorisés sur certaines courses, comme sur la Hardrock, ils sont strictement interdits sur le Tor des Géants. Le règlement précise qu’au-delà de 50 mètres, le fait de courir avec une personne est interdit.
À plusieurs reprises lors de passages dans des points de contrôle, Martin Perrier a formulé devant témoins des accusations, prétendant avoir vu le Français courir avec des pacers. « J’ai deux trois soucis depuis que je sais que François D’Haene triche », l’a-t-on entendu dire lors d’un ravitaillement sur les live de retransmission du Tor. Et le coureur de poursuivre : « François D’Haene triche, il a des pacers avec lui ! » Plus tard, toujours lors d’un ravitaillement, Martin Perrier récidivera ses accusations, prenant à témoin un autre Français, Louis Calais : « Tu les as vu, toi, Louis, les pacers avec lui ? », l’interpellera-t-il, avant de réaffirmer : « Non, non, c’est des pacers avec lui. On est deux à l’avoir vu courir avec des gens ! »
De son côté, François D’Haene a fermement rejeté cette accusation, invoquant en revanche qu’une équipe l’avait suivie à certains points du parcours pour le filmer, dans le cadre de la réalisation d’un documentaire sur sa saison. De son côté, l’organisation de course précise qu’aucune réclamation officielle n’a été faite par le Suisse durant la course.
Encore plus étonnant, une lettre de menace a même été remise en main propre à François D’Haene durant la course, lettre dont les propos ont été relayés par son équipe sur les réseaux sociaux. Mais à l’heure actuelle, rien ne certifie que Martin Perrier ou son équipe en soient réellement les auteurs. Et, bien entendu, François D’Haene n’a pas cédé aux menaces.
Source Instagram François D’Haene
Tor des Géants : Beñat Marmissolle second
Derrière François D’Haene, un autre Français avait surpris tout le monde en annonçant sa venue sur le Tor des Géants : Beñat Marmissolle. En proie à différents problèmes depuis sa déconvenue lors de l’UTMB 2023, le Basque, vainqueur de la Diagonale 2022, avait été contraint à l’abandon en avril 2024 lors du MIUT à Madère, et n’avait pris que la 133ème place du Tour des Lacs (80 km / 5000m D+) lors du Grand Raid des Pyrénées, fin août. Tout en maîtrise, Beñat Marmissolle n’a jamais quitté les 5 premières places du Tor, pour finir second en 73h 10mn 18s. Il devance Martin Perrier, arrivé 3ème deux heures plus tard. Un 4ème Français, Louis Calais, termine 6e, en 79h et 24s.
Beñat Marmissolle
Tor des Géants : Claire Bannwarth troisième féminine
Elle avait un programme de dingue pour ce début début septembre : enchaînement UTMB, SwissPeaks 360 et Tor des Géants, soit plus de 800 km et 70000m D+. Hélas, Claire Bannwarth, contrainte par un problème aux quadris après sa 18ème place féminine à l’UTMB et par une urgence au boulot, a dû renoncer à l’étape suisse. Qu’à cela ne tienne, elle avait annoncé vouloir « tout défoncer » sur le Tor, en mode vengeance. Et l’inusable française n’a pas été loin de remporter son pari, puisqu’elle termine sur le podium, à une belle troisième place.
C’est la Suissesse Katharina Hartmuth, vice-championne du monde de trail long 2023, en tête de bout en bout, qui s’impose en 79h 10mn 40s, battant le record de l’épreuve. Jamais une femme n’avait couru le Tor des Géants en moins de 80h avant elle ! Derrière, la lutte a été intense entre la Britannique Sabrina Verjee et Claire Bannwarth, mais c’est finalement la première qui a conservé la 2ème place, en 84h03, devançant la Française de moins d’une heure (85h02).
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/09/Tor-des-Geants.jpg7711200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-09-12 08:32:222024-09-12 08:53:10Tor des Géants : François D’Haene s’impose malgré la polémique
Après plusieurs mois de suspense, c’est désormais officiel : le Grand Raid Ventoux vient d’intégrer le circuit UTMB World Series. Cette course mythique, créée depuis près de 30 ans et organisée par le Team Sport 84 depuis 10 ans, deviendra le sixième événement français du circuit en 2025. Les quatre formats de course, du 20K au 100M, auront comme lieu de départ et d’arrivée la ville de Malaucène, au pied du Mont Ventoux. Les courses auront lieu du 25 au 27 avril 2025, et l’ouverture des inscriptions aura lieu le 16 septembre prochain.
Grand Raid Ventoux : 30 ans d’histoire et d’engagement
Passionnés de sports et d’aventures et animés par la volonté de collecter des fonds pour les Pupilles Orphelins des Sapeurs-Pompiers de Vaucluse, qui sont sous l’égide de l’Union Départementale du SDIS 84, les membres de l’association Team Sport 84 ont repris l’organisation du Grand Raid Dentelles Ventoux il y a près de 10 ans. L’événement fêtera bientôt ses 30 ans d’existence. Derrière chaque kilomètre de sentier, se trouve une équipe de Sapeurs-Pompiers Professionnels ou Volontaires du SDIS de Vaucluse, épaulés par des bénévoles, tous rassemblés autour d’une même passion : le sport. Grâce à son intégration au circuit UTMB World Series, l’événement s’apprête à franchir une nouvelle étape de son développement tout en continuant de célébrer les valeurs de solidarité, de respect de l’environnement, et d’excellence sportive.
En plus de son volet sportif qui va prendre une nouvelle dimension, le Grand Raid Ventoux by UTMB reste très engagé envers l’Œuvre des Pupilles Orphelins des Sapeurs-Pompiers du Vaucluse, un engagement historique pour les deux fondateurs Pieryves Coudray et Laurent Belmonte. Deux euros par dossard seront ainsi reversés à cette association, perpétuant une tradition de soutien qui est au cœur de l’événement depuis sa création.
Photo Grand Raid Ventoux by UTMB
Grand Raid Ventoux by UTMB : 4 formats au départ de Malaucène
Le Grand Raid Ventoux by UTMB aura lieu du 25 au 27 avril 2025 et proposera 4 formats de course : 100M, 100K, 50K et 20K. Seul événement de la région à offrir un format 100M, il propose un défi unique aux ultra-traileurs. Toutes les épreuves partiront de Malaucène et offriront aux coureurs une immersion dans le paysage provençal, entre ses vignes, ses villages perchés et l’imposant Mont Ventoux, surnommé le « Géant de Provence ». Les longs formats permettront de plus de découvrir les sentiers techniques des Dentelles de Montmirail ou ceux surplombant le Toulourenc. Ces parcours, déjà reconnus pour leur beauté et diversité, allient parfaitement défi sportif et découverte d’un territoire au riche patrimoine naturel.
« Rejoindre le circuit UTMB World Series était pour nous une évidence, a déclaré Pieryves Coudray, co-fondateur et directeur technique du Grand Raid Ventoux. Nous voulions non seulement structurer et développer notre événement, mais aussi offrir à notre communauté de traileurs l’opportunité de vivre une expérience unique dans leur région, tout en mettant en lumière le Mont Ventoux, un territoire emblématique que nous aimons tant. »
Grand Raid Ventoux by UTMB : les 4 formats en détail
GRV – 100M La distance reine de l’événement et le seul 100M de la région. Des collines pittoresques à l’imprévisible Mont Ventoux, le 100M plongera les coureurs dans la nature sauvage et les panoramas grandioses de la face nord du Géant de Provence. Départ vendredi 25 avril 2025. Distance : 124 km. Dénivelé : 6 500 m D+. En savoir plus :ICI
GRV – 100K Un ultra-trail qui amène les coureurs à la découverte de la beauté du territoire : entre lieux emblématiques, collines pittoresques et vues imprenables. Départ smedi 26 avril 2025. Distance : 83 km. Dénivelé : 4 500 m D+. En savoir plus : ICI
GRV – 50K Une immersion au cœur de la nature préservée du Ventoux et de la Provence attend chacun des participant de cette distance intermédiaire. Départ samedi 26 avril 2025. Distance : 47 km. Dénivelé : 2 100 m D+. En savoir plus : ICI
GRV – 20K Le format court de l’événement, qui plonge chaque coureur dans l’essence du Ventoux et au cœur du Parc Naturel du Mont Ventoux. Départ dimanche 27 avril 2025. Distance : 26 km. Dénivelé : 1 100 m D+. En savoir plus : ICI
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/09/Photo-Grand-Raid-Ventoux-by-UTMB.png8841200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-09-10 13:28:542024-09-10 14:25:06Le Grand Raid Ventoux rejoint le circuit UTMB World Series
Mais qui est-il ? Depuis les premiers kilomètres, un nom inconnu du grand public s’est glissé au milieu de tous ceux des élites de l’UTMB : Vincent Bouillard. « Il ne tiendra pas la distance », a-t-on pensé. Mais après une nuit et un petit matin d’hécatombe, qui a vu l’abandon d’un grand nombre de favoris, en tête desquels le tenant du titre Jim Walmsley, Vincent Bouillard était toujours devant, et tenait la dragée haute aux meilleurs ultra-traileurs encore en course. En célébrant la victoire d’un homme simple et discret, l’UTMB renoue avec l’essence du trail. Pour notre plus grand plaisir.Grand respect également pour Katie Schide, éclatante du début à la fin, qui remporte son deuxième UTMB après 2022 et établit un nouveau record de l’épreuve. Une pensée, alors que nous publions cet article, pour les 2300 concurrents toujours sur le sentier.
UTMB 2024 : tout le gratin du trail au départ
La ligne de départ de l’UTMB 2024 était impressionnante. Si l’on exceptait Kilian Jornet, planant dans une autre dimension tout en haut du mont Blanc, et François D’Haene, inscrit cette année sur le Tor des Géants, ils étaient tous là pour en découdre. En tête, Jim Walmsley, tenant du titre, tout sourire. A son côté Mathieu Blanchard, 2ème en 2022, 4ème en 2023, finalement au départ après avoir entretenu le suspense tout l’été. Germain Grangier, bien sûr, 3ème en 2023, toujours redoutable. Et puis aussi Aurélien Dunand-Pallaz, 2ème en 2021, à la recherche d’un retour en grâce après son année 2023 éclatante et ses victoires sur la Hardrock et la Diagonale des Fous. Ou encore Ludovic Pommeret, 49 ans, immense champion, vainqueur en 2016, et détenteur depuis cet été du record de la Hardrock qui appartenait à un certain… Kilian Jornet.
D’autres Français rêvaient également de jouer devant, comme Arthur Joyeux-Bouillon ou Thibaut Garrivier, réguliers dans le top 10 de l’UTMB, ou Baptiste Chassagne, 9ème l’année dernière pour son premier 100 miles. Sans oublier Thibaut Baronian, valeur sûre des formats marathon, qui partait dans l’inconnu sur ce premier format 100 miles.
Et puis il y avait tous les cadors étrangers, désireux de tenter d’aller chercher le Graal. Parmi eux, les mieux classés à l’index UTMB étaient l’Allemand Hannes Namberger, le Britannique Tom Evans, le Chinois Ji Duo, l’Américain Ben Dhiman, le Suisse Jonas Russi, ou encore les Espagnols Miguel Heras et Pau Capell…
Un départ plein d’émotion. Photo HOKA
UTMB 2024 : l’hécatombe des favoris
Mais la nuit a été cruelle pour beaucoup des favoris. Dont le plus illustre d’entre eux, Jim Walmsley. Alors qu’il menait la course, l’Américain a préféré abandonner à Courmayeur, souffrant du genou et préférant ne pas prendre de risques. Jim rêvait d’un doublé Western States Endurance Run / UTMB, que seul Kilian Jornet a réussi à faire chez les hommes (en 2011), mais avait un problème au genou depuis la Western, qu’il a remportée. Il avait subi des infiltrations et avait pris le départ « pour voir », mais la physiologie ne pardonne pas et a eu raison de sa volonté.
Premier coureur élite à raccrocher, Thibaut Garrivier était dans un jour sans, après un été chargé en travail qui ne lui avait pas permis de se préparer de façon optimale. Il a abandonné après seulement 40km de course. Mathieu Blanchard a lui aussi raccroché, au 69ème kilomètre, victime de douleurs au tendon d’Achille et préférant ne pas prendre de risque pour préserver ses chances pour la course objectif de sa saison, la Diagonale des Fous. Au même endroit, Aurélien Dunand-Pallaz, dans un jour sans, et l’Américain Tim Tollefson ont également rendu leur dossard.
Abandon un peu plus tard dans la nuit pour l’Espagnol Pau Capell, le Chinois Ji Duo et le vainqueur du 90km du Mont-Blanc Dmitry Mityaev, au 83ème kilomètre. Même sanction pour le Britannique Tom Evans et l’Américain Ben Dhiman, au 105ème kilomètre. Germain Grangier, longtemps second, a finalement lâché l’affaire après 146 km de course, alors qu’il souffrait et se faisait reprendre par de plus en plus de coureurs.
Germain Grangier. Photo Stéphane Demard
UTMB 2024 : mais qui est Vincent Bouillard ?
Avouons-le : quasiment personne ne connaissait Vincent Bouillard avant ce 31 août 2024, sauf du côté d’Annecy, où il réside désormais après 5 années passées aux États-Unis. Aussi, de nombreux journalistes, comme nous, ont dû aller chercher des informations pour pouvoir présenter ce coureur. Première source d’information, son index UTMB est de 832, ce qui le place au niveau d’un Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte (index 835), la discrétion en plus.
Deuxième information, il a remporté son premier format 100 miles en octobre dernier, le Kodiak Ultra Marathons by UTMB, en Californie, en octobre 2023 (161km et 5180m D+). Basé à Annecy, et connaissant parfaitement les sentiers autour du lac, il a également signé une belle performance lors de la MaXi-Race du Lac d’Annecy, en juin 2024, en terminant 5ème. Un résultat passé relativement inaperçu, les lumières ayant éclairé le duel Mathieu Blanchard / Thibaut Garrivier, qui avaient animé la tête de course avec un combat palpitant.
Troisième information : c’est un ami proche de Jim Walmsley, avec lequel il a partagé de nombreuses aventures aux États-Unis, à pied ou en gravel. L’Américain est même venu s’entraîner avec lui du côté d’Annecy ces derniers temps.
Il s’agit donc incontestablement d’un coureur de talent, mais que personne n’aurait imaginé à ce niveau, même pas lui. L’un des fondateurs de la marque Hoka, pour laquelle Vincent Bouillard travaille en tant qu’ingénieur produit, confiait d’ailleurs sa surprise face à cette performance : « Ça doit être une très grosse surprise pour lui aussi. Il m’avait confié espérer faire un Top 10, mais jamais il n’aurait pensé au podium. » Et pourtant, il l’a fait !
Vincent Bouillard. Photo Stéphane Demard
UTMB 2024 : le 3ème temps de toute l’histoire de l’UTMB
Que les choses soient claires : il ne s’agit pas d’une victoire au rabais sur un UTMB sans élites. Non seulement elles étaient bien présentes, avec de nombreux coureurs au statut de professionnel – alors que Vincent Bouillard travaille -, mais les chronos parlent d’eux-mêmes.
Même si le parcours n’est pas strictement similaire à celui de 2023, où Jim Walmsley s’est imposé en 19h 37mn 43s, ni à celui de 2022, où Kilian Jornet avait été le premier homme à passer sous la barre des 20h, en 19h 49mn 32s, Vincent Bouillard, en 19h 54mn 23s, signe le troisième chrono le plus rapide de l’histoire de l’UTMB sur le parcours complet. Une performance XXL qui le fait entrer de plain-pied dans la légende, effaçant les 19h 54mn 50s de Mathieu Blanchard en 2022.
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Le vainqueur s’est fait une petite frayeur lors du dernier point de passage à La Flégère, où tous les leaders se font contrôler le matériel obligatoire. Le kit canicule imposait d’avoir une capacité d’eau de 2 litres, or Vincent Bouillard n’avait plus que 3 flasques de 500ml, ayant laissé la 4ème au ravitaillement précédent. De longues secondes se sont écoulées, Vincent Bouillard montrant une poche en plastique vide capable de contenir du liquide et pouvant faire office de poche à eau. Les commissaires de course ont photographié la poche en question avant de laisser filer le coureur, laissant planer le doute d’une pénalité qui, vue son avance, ne pouvait plus l’empêcher de gagner, mais de plomber son chrono. Heureusement, après 20 minutes de suspense, la direction de course a considéré sa poche valable et ne l’a pas sanctionné.
Vincent Bouillard au ravitaillement de Courmayeur. Photo Stéphane Demard
Derrière Vincent Bouillard, le suspense a été total, avec un Baptiste Chassagne auteur d’une course exceptionnelle bataillant avec l’Équatorien Joaquin Lopez, qui a joué devant durant toute la course, et l’Allemand Hannes Namberger. Pointé à 35 minutes du leader à Vallorcine, Baptiste Chassagne était alors deuxième, mais l’Allemand, 4ème, n’était qu’ à 5 minutes ! Baptiste Chassagne n’a rien lâché et est allé chercher la 2ème place en 20h 22mn 45s, juste devant Joaquin Lopez (20h 26mn 26s). Hannes Namberger finit au pied de la boîte, en 20h 31mn 54s.
Baptiste Chassagne à l’arrivée. Photo Stéphane Demard
“Je savais que seuls les 3 premiers pouvaient parler au micro à la fin de la course, et je voulais parler au micro, alors j’ai tout fait pour, a déclaré Baptiste Chassagne, très ému, à l’arrivée. Pour pouvoir dire merci à Chamonix et au public, j’ai tellement reçu ces derniers jours ici. Et pour pouvoir dire merci à ceux que j’aime, à mes amis, ma famille, parce que sans eux, courir ne servirait à rien.”
Derrière Vincent Bouillard et Baptiste Chassagne, d’autres Français se sont illustrés. A tout seigneur tout honneur, l’immense Ludovic Pommeret a encore fait une course incroyable pour revenir d’au-delà de la 50ème place à Saint-Gervais à la 5ème place, battant son record personnel pour finir sous les 21h (20h 58mn 18s). Une performance exceptionnelle pour cet athlète qui a eu la malchance de se bloquer le dos 4 heures avant le départ de la course, mais a tenu à aller au bout de l’effort et de la souffrance. Respect.
Arthur Joyeux-Bouillon a réalisé une nouvelle fois une course aboutie et termine 6ème. Thibaut Baronian, pour ses débuts sur le format 100 miles, a longtemps été dans le Top 10, avant de craquer après Vallorcine et de finir 12ème, épuisé. Mais deux Tricolores ont réussi à se hisser dans ce Top 10 en arrivant ensemble, Gautier Bonnecarrere et Yannick Noël. Ce dernier a ainsi amélioré son classement de 12ème datant de 2021.
UTMB 2024 : Katie Schide intouchable
Si, chez les filles, la start list était prometteuse, un nom se détachait sans conteste : celui de l’Américaine Katie Schide, compagne de Germain Grangier, gagnante de l’édition 2022. Derrière elle, on jouerait donc le podium. Et plusieurs filles pouvaient y prétendre, à commencer par la Canadienne Marianne Hogan, 2ème en 2022 derrière Katie Schide. La Chinoise Fuzhao Xiang, la Hongroise Eszter Csillag, la Néo-Zélandaise Emily Hawgood, la Néerlandaise Ragna Debats ou encore l’Italienne Martina Valmassoi étaient les noms qui revenaient le plus souvent.
Sans oublier, côté français, de belles chances avec Blandine L’Hirondel, 3ème l’an dernier pour son premier UTMB. On était également impatients de découvrir Anne-Lise Rousset, détentrice du record du GR20, 2ème de la Diagonale des Fous 2022 et de la Hardrock 100 en 2023 derrière la Présidente Courtney, pour son premier UTMB. Manon Bohard Cailler, fille de l’illustre Patrick Bohard, était également très attendue après son abandon en 2023.
Etre là sans être là : Courtney Dauwalter, déguisée en banane / canard géant, présente sur le parcours pour encourager les coureurs.
Comme prévu, il n’y a eu aucun suspense pour la victoire. Partie rapidement, Katie Schide a fait toute la course en tête, comptant au petit matin plus d’une demi-heure d’avance sur le record de l’épreuve détenu par Courtney Dauwalter, qui était présente sur le parcours, déguisée en une sorte de banane (ou canard) géante, pour encourager ses collègues. Longtemps dans le Top 10 scratch, l’Américaine a énormément souffert sur la fin, avec une foulée très perturbée. Mais elle avait pris suffisamment d’avance pour terminer devant. En revanche, derrière, la bagarre a été totale.
Katie Schide. Photo HOKA
À commencer par une grosse déception pour Anne-Lise Rousset, qui a abandonné dans la nuit, après 69km de course, souffrant du froid. Marianne Hogan, rapidement deuxième, s’est fracturé un doigt sur une chute mais a serré les dents et a continué. Blandine L’Hirondel, longtemps troisième, a dû puiser dans ses ressources physiques et mentales pour ne pas abandonner, victime de douleurs aux pieds dues à des ampoules.
Katie Schide n’est finalement pas passée sous la barre des 22h qu’elle visait, mais a établi en 22h 09mn 31s le meilleur temps jamais réalisé sur l’UTMB féminin. Elle est la 4ème Américaine à réussir le doublé sur la boucle du Mont-Blanc, après son sacre de 2022. La Néo-Zélandaise Ruth Croft, gagnante de la CCC en 2015, pour sa première participation à l’UTMB, termine deuxième, après avoir repris la Canadienne Marianne Hogan dans la dernière descente, à 7 kilomètres de l’arrivée. Son chrono, 22h 48mn 37s, contre 23h 11mn 15s pour Marianne Hogan. Blandine L’Hirondel, toujours en souffrance, devait céder sa 4ème place à la Chinoise Lin Chen.
Lundi matin, 120 équipes se lançaient depuis Chamonix sur les sentiers de la PTL, la bien nommée Petite Trotte à Léon, un parcours sur le grand Tour du Mont-Blanc que tous les amoureux de sports de montagne rêvent de réaliser au moins une fois dans leur vie. Les chiffres font peur : 304km, 24500m D+. Parcourant des hautes routes, sans balisage au sol, les coureurs d’une même équipe devaient compter les uns sur les autres pour progresser sur un parcours inédit à la découverte de la France, de l’Italie et de la Suisse, notamment du massif des Aiguilles Rouges, des versants valaisan et valdotains du mont Blanc pour revenir à Chamonix via le sauvage Beaufortain. A ce petit jeu, les frères Gabioud, déjà 3 fois vainqueurs, n’ont rien laissé au hasard.
Résultat PTL : la passe de 4 pour les frères Gabioud
En un peu moins de 100 heures, les premiers finishers ont franchi l’iconique arche d’arrivée au cœur de Chamonix à 11h36 vendredi 31 août. L’équipe 100% suisse AlpsXperience, composée des frères Jules-Henri (UTMB Index 738) et Candide Gabioud (UTMB Index 738), a bouclé le périple de 304 km et 24500 m de dénivelé positif en 5 jours. Un exploit réédité pour la quatrième fois par ces deux Valaisans qui incarnent, comme les 120 équipes engagées, les valeurs montagnardes d’entraide, d’engagement et d’esprit d’aventure.
Quand on leur demande les clés d’une telle performance, les frères Gabioud confient : « Il n’y a pas de secret, il faut juste aimer et respecter la montagne. » Une leçon…
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/08/Freres-Gabioud-Photo-UTMB-Group.jpg8001200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-08-31 06:00:002024-08-31 01:35:11Résultat PTL : et de 4 pour les frères Gabioud
Finale des UTMB World Series dans la catégorie 100K, la CCC, reliant Courmayeur à Chamonix via Champex sur 101km et 6040m D+, a offert un spectacle haletant. La course a été remportée par l’Américain Hayden Hawks et la Sud-Africaine Toni McCann, qui ont été les plus aptes à gérer leur effort dans des conditions anticycloniques et chaudes. Mais rien ne fut simple.
Résultat CCC : le doublé pour Hayden Hawks, 7 ans plus tard
Quelle course indécise ! Alors que généralement les choses se décantent au bout de 40 kilomètres, iles étaient encore près de 20 athlètes en moins de 5 minutes au bout de 60 kilomètres de course. Avec à l’avant un top 10 d’athlètes déterminés à prendre l’avantage. Mais au fur et à mesure des kilomètres, un duo resté en embuscade en début de course et composé des Américains Hayden Hawks (UTMB Index 915) et Adam Peterman (UTMB Index 927), champion du monde de trail long en 2022 en Thaïlande devant notre Nicolas Martin national, s’est constitué et a réussi à progressivement creuser l’écart sur les poursuivants.
Au terme d’une bataille dont le résultat est resté incertain jusqu’aux derniers kilomètres, c’est finalement Hayden Hawks qui s’est imposé en 10h 20mn 11s. Soit 4 minutes et 20 secondes de mieux que sa première victoire, en 2017, le tout sans utiliser de bâtons. Lorsqu’on lui a demandé, sur la ligne d’arrivée, pourquoi il n’en avait pas, il s’est contenté de répondre que puisqu’il n’en avait pas en 2017 et qu’il avait gagné, il avait considéré qu’il ne fallait rien changer. Et ça a marché !
Résultat CCC : Hayden, Peter et Adam…
Hayden Hawks a devancé de 6 minutes le Slovaque Peter Frano (UTMB Index 879), qui a fait une belle remontée depuis la 7ème place. Il coiffe de 2 minutes Adam Peterman, qui a terminé en 10h 28mn 50s.
Encore sous le coup de l’émotion, Hayden Hawks raconte : « Je suis très heureux de partager ce podium avec Peter avec lequel je me suis bien battu sur d’autres épreuves ces dernières années. Et avec Adam, nous étions blessés tous les deux l’an dernier et pendant cette année complexe, nous nous sommes beaucoup entraidés pour surmonter ces moments difficiles. »
Le premier Français, Arnaud Bonin, termine 10ème en 11h 12mn 39s. Antoine Charvolin, 2ème de la SaintéLyon 2023, termine 13ème. 3 autres Français terminent dans le top 20 : Mathieu Delpeuch, 16ème, Jean-Baptiste Curtet, 18ème et Valentin Benard, 19ème.
Le podium CCC hommes. Photo UTMB Group
Résultat CCC : après l’OCC en 2023, Toni McCann monte d’un cran
Dans la course féminine, au bout des 101 km et 6040 m de dénivelé positif, c’est un trio international qui est monté sur le podium. Tout en haut de la boîte, la Sud-Africaine Toni McCann (UTMB Index 801), qui a connu un passage à vide entre Champex et Trient, a tout de même décroché la victoire en 11h 57mn 59s. Elle a devancé la Polonaise (UTMB Index 743) de plus de 14 minutes et l’Allemande Rosanna Buchauer (UTMB Index 768) de 19 minutes.
A peine l’arche d’arrivée franchie sur la place du Triangle de l’Amitié au centre de Chamonix, Toni McCann a déclaré : « La CCC est mon tout premier 100K, j’étais très habituée aux plus courtes distances et ne savais pas comment j’allais gérer ce nouveau format. Lors de mon passage à vide à Champex, j’ai pensé à ma famille et cela m’a donné la force pour continuer. Je les remercie pour leur soutien indéfectible ! »
Gagnante de l’OCC en 2023, aujourd’hui vainqueure de la CCC, Toni McCann a eu naturellement droit à la question de savoir si elle prévoyait de s’attaquer à l’UTMB l’an prochain. Sa répons : « Non… Enfin… Finalement, pourquoi pas ! »
La première Française, Anne-Cécile Thévenot, termine 7ème. Laure Paradan prend quant à elle la 15ème place, juste devant Léa Duhet, 16ème.