La 13ème édition de l’Atlas Quest a réuni pendant plus de 3 jours près de 500 concurrents sur le plateau d’Oukaïmeden, à 2600 m d’altitude, au cœur du Parc national de Toubkal. Un événement devenu incontournable et qui a réuni au Maroc des coureurs élites et amateurs venus de plus de 15 pays. Sur la course reine de 105km et 8000m D+, le Corse Lambert Santelli, recordman du GR20, et l’inusable Claire Bannwarth, ont accroché un titre de plus à leur palmarès. Mais au-delà des performances, il était question de quête, de rencontres et de partage dans un univers totalement dépaysant, à 2 ou 3 heures des capitales européennes. Magique !

Atlas Quest : bien plus qu’une épreuve, une aventure sportive et humaine

Au-delà de la compétition sur les 5 formats proposés (12km, 26km, 42km, Challenge (42km+26km) et 105 km, l’Atlas Quest est une aventure, un voyage, un moment hors du temps où l’ensemble des coureurs et bénévoles vivent et partagent expériences et souvenirs.

Il y a le territoire tout d’abord. L’Atlas Quest offre un terrain de jeu exceptionnel et exigeant, niché au cœur des imposantes montagnes de l’Atlas marocain. Entre vallées verdoyantes ou arides, les participants traversent des villages berbères authentiques où s’enthousiasment les enfants, découvrant à chaque pas une nature à la fois rude et envoûtante. C’est dans cet environnement grandiose qu’ils repoussent leurs limites physiques et mentales, en symbiose avec la beauté brute du massif, affrontant des pentes terribles et passant à des altitudes supérieures à 3000 mètres.

Atlas Quest 2 Photo Esprit Trail OK
Photo Esprit Trail

Mais l’Atlas Quest, c’est aussi un moment privilégié de déconnexion, pour revenir aux sources, découvrir la chaleur humaine des populations locales, leur gentillesse et leurs sourires. Il y a un an, ces communautés étaient durement frappées par un tremblement de terre, entraînant l’annulation de l’épreuve. Avec détermination, elles ont entrepris la reconstruction de leurs villages. L’organisation de la course a, à son échelle, a apporté un soutien en fournissant des tentes pour répondre à l’urgence.

Après avoir décidé de rebaptiser l’épreuve Atlas Quest pour mettre le territoire au cœur du nom de l’événement, Cyrille Sismondini, son créateur, déclare : « J’ai créé un événement qui tourne le dos au business pour être en cohérence avec ma vision : réussir à faire de l’Atlas Quest un événement inspirant. Je veux que les gens se disent : celle-là, je veux la faire ! »

Atlas Quest_Pierrier_Final_2km arrivée - photo R._Couret
Photo R. Couret

Atlas Quest : record pour Lambert Santelli sur le 105 km

Les courses reines, le 105km et le 42 km, se sont élancées sous le ciel pur et étoilé du plateau d’Oukaimeden. Cyrille Sismondini, directeur de l’épreuve rappelait au moment des briefings le cadre exceptionnel dans lequel allaient évoluer les concurrents et que les étoiles n’allaient pas être que dans le ciel mais aussi dans leurs yeux. Les arrivées et témoignages des coureurs allaient donner raison à ses propos.

L’épreuve phare de l’Atlas Quest, le 105 km pour 8000 m D+, appelée UTAT, Ultra Trail Atlas Toubkal, a consacré 2 grands champions et figures internationales de l’ultra-trail.
Partis à minuit sous le ciel pur et étoilé du plateau d’Oukaimeden, Lambert Santelli a fait tout le début de course avec Guillaume Beauxis, vainqueur en 2022. Mais dès la seconde montée et après 1h30 de course, le Corse, recordman du GR 20 en 2021 en 30h25, vainqueur du MIUT 115 en 2023 et 4ème du Grand Raid de la Réunion 2023, a su trouver un second souffle pour prendre quelques longueurs d’avance et imprimer un rythme que le Pyrénéen n’a pas pu suivre.

Lambert Santelli a ensuite fait cavalier seul tout au long des autres cols à plus de 3000m (6 au total, dont un à 3670m d’altitude !), enchaînant les montées raides dans les pierriers et les descentes vertigineuses, pour venir s’offrir un magnifique succès. Et il le fait avec avec la manière, en signant le record de la course en 16h 47min, accueilli par sa famille présente sur place. Guillaume Beauxis termine deuxième en 17h 53min devant le Haut-Savoyard Stephen Roux en 19h 05min.

241005_AQ_Oukaimeden_Lambert Santelli_105km_By Sochhhhhhh-8
Lambert Santelli. Photo By Sochhhhhhh

La réaction de Lambert Santelli

« C’est la course la plus dure que j’ai faite, en raison de l’altitude, de la technicité du terrain et de la semi autonomie. C’est comme chez moi en Corse, ça m’a fait penser au GR 20, c’est ce que j’aime. On est seul avec soi-même… Sans assistance, c’est autre chose, c’est une véritable aventure. Ces montagnes sont majestueuses, quand on est devant le Toubkal, on se sent tout petit. C’est juste grandiose ».

Atlas Quest : record pour l’inusable Claire Bannwarth sur le 105 km

Chez les dames, Claire Bannwarth, qui venait de terminer le Tor des Géants à la 3ème place féminine, s’alignait sur son 23ème ultra de l’année. Elle n’a laissé aucune chance à ses adversaires, remontant même progressivement dans le classement pour venir chercher une 5ème place au scratch, avec pour elle aussi le record de l’épreuve en 22h 33min. La seconde place revient à Nathalie Bourgeois en 29h 57min, suivie de Justine Houteer Magni en 38h 12min.

La réaction de Claire Bannwarth 

« J’ai adoré ce parcours, c’est une des courses les plus dures que j’ai faites sur un format de 100 km. Les montées sont très raides, les descentes sont exigeantes, il y a des cailloux partout et il faut toujours être vigilant. Les paysages sont juste dingues et le partage avec les autres coureurs sur le bivouac est vraiment une chouette expérience. »

241005_AQ_Oukaimeden_Claire Bannwarth_105km_Thomas Giraud
Photo Thomas Giraud

Atlas Quest : Record du Marathon de l’Atlas et victoire sur le Challenge pour Noël Giordano

Seconde épreuve phare de l’Atlas Quest, le Challenge se compose d’un marathon le samedi (42 km / 2600m D+) suivi le dimanche d’un 26 km / 1400m D+ sur 2 parcours et 2 vallées différentes au départ d’Oukaimeden. Sur chacune des 2 épreuves, les coureurs du Challenge sont confrontés à ceux qui ne participent qu’à une seule des 2 épreuves.

En remportant le marathon le samedi et en terminant 3ème du 26km le lendemain, le jeune berger corse de 27 ans Noël Giordano a inscrit une ligne de plus à son palmarès qui ne cesse de s’enrichir. Lui qui a appris à courir dans les pas de Lambert Santelli, est aujourd’hui l’un des meilleurs descendeurs et a progressé à plat pour afficher aujourd’hui moins de 31’30 sur 10 km. 


Dès le départ du marathon, donné à 6h00 du matin, Noël Giordano a été accompagné de Matis Leray (32ème de l’UTMB 2024). Mais il a ensuite pris les commandes de la course pour ne plus la quitter pour venir triompher en un temps record de 4h 30min, améliorant l’ancien chrono de 4h 33mn du Marocain Rachid El Morabity. Matis Leray termine 2ème à 18 minutes, devançant le Marocain Abdellatif Ait Chkort en 5h 21mn. En prenant la 5ème place du marathon, Maxime Olivier, en lice pour le challenge, restait placé.

Sur la Virée d’Ikkiss (26 km / 1400m D+), Noël Giordano n’a pas pu rééditer son exploit de la veille, face à des coureurs marocains décidés à rester maîtres sur leur terrain. Hicham Bouhagaz s’impose en 2h 28mn, devant Mustapha Ait Tazart en 2h 34mn. Noël Giordano va venir prendre la 3ème place de la course en 2h 38mn après une belle remontée dans les derniers kilomètres, reprenant 4 coureurs au passage et s’imposant au classement final du Challenge en 7h 09min. Ses dauphins du Challenge restent respectivement Matis Leray (8ème du 26km) en 7h 51min et Maxime Ollivier (13ème du 26km) en 9h 57min.

La réaction de Noël Giordano

« C’est la vraie montagne technique, comme mes sentiers d’entraînement en Corse avec des paysages magnifiques. J’ai été touché par les populations que j’ai croisée dans les villages, leurs sourires. C’est mon premier voyage au Maroc. J’ai vécu une belle aventure. »

Noel Giordano Photo Esprit Trail - copie
Photo Esprit Trail

Atlas Quest : doublé et Challenge pour Aziza Raji

Sur le Challenge et chez les dames, on a pu assister à un beau duel entre la Marocaine Aziza Raji, 2ème du Marathon des Sables 2024, et les Françaises Astrid Renet et Eva Blaise. Malgré les efforts déployés par Astrid Renet pour rester au contact de la Marocaine, elle va s’incliner le 1er jour sur le Marathon de l’Atlas pour un peu moins de 4 minutes, subissant sur les parties plates la vitesse de son adversaire. Eva Blaise viendra prendre la 3ème place du Marathon.

Le lendemain, sur le 26km, Astrid Renet va tout tenter pour combler son retard et remporter l’étape du jour. Les 2 femmes vont faire un peu plus de 20 km ensemble avant qu’Astrid Renet prenne la tête de course à moins d’un kilomètre de l’arrivée. Si la jeune Française arrive la première sur le plateau d’Oukaïmeden, c’est dans les 100 derniers mètres qu’elle se fera dépasser par la Marocaine, emportée par l’euphorie de réaliser le doublé.

Le classement final du Challenge revient donc à Aziza Raji en 10h 02min 31s, devant Astrid Renet (10h 05min 43s) et Eva Blaise (10h 51min 29s). L’histoire retiendra aussi cette amitié nouée au-delà du challenge sportif, Astrid Renet invitant Aziza Raji à venir chez elle du côté de Chamonix pour « courir en montagne, quand tu veux ». C’est ça aussi l’esprit de l’Atlas Quest !

La réaction d’Aziza Raji

« Je ne connaissais pas ces montagnes, c’est vraiment très technique, c’était une course difficile chaque jour. Je me suis battue avec Astrid, on a un peu couru ensemble, c’était un bon moment et je suis contente de cette victoire dans mon pays. »

Astrid renet et Aziza Raji - Fred Bousseau
Astrid Renet et Aziza Raji. Photo Fred Bousseau

L’Atlas Quest, un événement unique en son genre

L’Atlas Quest, anciennement Ultra Trail Atlas Toubkal, a été créé en 2009 et a fêté sa 13ème édition en octobre 2024. Il est né à l’initiative de Cyrille Sismondini, qui découvre l’Atlas en 2007. Il tombe non seulement amoureux de cette région mais rêve aussi de la faire connaître.

La création de l’événement a alors pour objectif d’en faire un événement sportif différent, de renommée mondiale et de faire découvrir aux traileurs du monde entier un massif d’une beauté rare. Une course, qui chemine en altitude entre 1 700 m et 3 700 m, sur les chemins marocains où les concurrents partagent une expérience sportive sur le territoire de ceux qui y vivent.

Atlas Quest village
Photo Esprit Trail

En tant qu’acteur majeur de la montagne marocaine, l’Atlas Quest contribue activement au développement de la région, en collaboration étroite avec les acteurs locaux. A ce titre, il se doit d’être exemplaire en matière de durabilité. Cette dynamique responsable s’inscrit dans une réelle volonté de préserver son propre environnement, lieu d’habitation des locaux et terrain de jeu des coureurs, celui du Parc National du Toubkal.

Ainsi, tout ce qui est introduit sur le territoire est évacué ou recyclé. C’est un dispositif entier qui est mis en place pour la gestion des déchets qui passe par le nettoiement du site de l’Oukaïmeden, la collecte et le tri sur les points de contrôle du parcours et enfin leur évacuation à dos de mules afin d’être recyclés à Marrakech. Par cette démarche et à chaque étape, chaque acteur impliqué est un maillon de la chaîne indispensable au bon déroulement du projet.

Atlas Quest 2024 - Fred Bousseau
Photo Fred Bousseau

L’Atlas Quest réunit les 3 piliers du développement durable

Économique :

• 596 jours de travail cumulés pour les intervenants locaux pour un événement de 4 jours
• 75% du budget de l’organisation injecté sur le territoire

Sociétal :

• 40 participations offertes aux talents locaux (dossards / visite médicale / équipement)
• Formation au secourisme pour des guides de montagne

Environnemental :

• Échange de bouteilles vides contre des pleines
• Couverts réutilisables pour les repas
• Entretien des sentiers abîmés
• Découverte du patrimoine et visites guidées (village berbère, gravures rupestres, Parc national du Toubkal ou encore expédition au Mont Toubkal – 4167m – sont proposés sur réservation).

Pour plus d’informations sur l’Atlas Quest, des photos et des vidéos, c’est par ICI

Atlas Quest_Seul dans l'immensité de l'Atlas - Photo R. Couret
Seul dans l’immensité de l’Atlas. Photo R. Couret

Les derniers articles

Pour sa 5ème édition, l’Ultra-Trail des Montagnes du Jura a battu des records ! Tout d’abord en terme de participants, puisque de 4100 participants adultes et enfants en 2023, le nombre de coureurs a pratiquement doublé sur certaines épreuves pour atteindre 8000 inscrits au total sur les 6 épreuves adultes et 5 épreuves enfants. Record également avec 4 formats adultes complets, la 105km, la 75km, la 40 km et la 20 km. Record enfin en terme de chrono, puisque sur l’épreuve phare de 175 km, le vainqueur, Renaud Doby, dont c’était la troisième participation, a réussi l’exploit de passer sous la barre des 21 heures ! Chez les femmes, la Suissesse Kerstin Dush, intraitable, a réalisé le doublé.

Ultra-Trail des Montagnes du Jura : un territoire qui séduit de plus en plus

Avec une croissance de fréquentation exponentielle, l’UTMJ démontre que les Montagnes du Jura sont un terrain de jeu qui charme les coureurs. Il faut dire que les tracés imaginés par l’organisation et traversant l’Ain, le Jura, le Doubs et la Suisse, permettent de découvrir des paysages divers et magnifiques. D’ailleurs, le vainqueur Renaud Doby, Grenoblois d’origine et Palois d’adoption pourtant habitués aux Alpes et aux Pyrénées, avoue être tombé amoureux de ce territoire : « L’UTMJ comporte beaucoup de portions nature et sauvage qu’on ne voit pas sur des autres ultras », souligne-t-il. Enfin, les participants ont souligné à l’unanimité la bienveillance et la gentillesse des membres de l’organisation et des nombreux bénévoles, caractéristiques de cet événement qui se veut familial, convivial et populaire. À noter, autre fierté de l’organisation, que 820 enfants ont participé aux courses UTMJ Kids. Une promesse d’avenir…

UTMJ
L’UTMJ, un succès populaire qui se confirme ! Photo UTMJ

Ultra-Trail des Montagnes du Jura : la déclaration d’Éric Picot, directeur de l’Espace Mont d’Or

« Sur cette 5ème édition, nous pouvons retenir trois informations principales. Tout d’abord, les plateaux de nos différentes courses continuent de s’élever et de monter, preuve en est les temps qui diminuent d’année en année et ce, malgré les différentes conditions climatiques rencontrées. Notre événement devient un rendez-vous important pour les traileurs et les coureurs de tous horizons et nous en sommes fiers.

D’autre part, nous avons réussi avec nos différents formats proposés à attirer des coureurs de tous niveaux et pas uniquement sur notre course phare la 175km. Quatre courses ont affiché complet cette année avec un nombre de participants qui a doublé sur la Franco-Suisse, la Renarde et la Chamois, sans parler de l’UTMJ en relais qui a été multiplié par quatre. Nous attirons des coureurs outdoor de tous horizons, des triathlètes, des coureurs de route, des skieurs, et même des ceïstes et kayakistes.

Enfin, la chose qui nous caractérise le plus et sur laquelle les participants insistent, c’est notre côté populaire. On vient du ski de fond à la base et on souhaite rester sur ces valeurs humaines, de convivialité et de partage. Dans le Jura notamment, c’est cet esprit-là aussi qui ressort et qu’on retrouve à travers nos bénévoles et sur nos ravitaillements. On ne voit pas cela partout. On sait que cela reste une course où la performance est importante mais le premier challenge, c’est que tous les participants passent un bon moment et que le plaisir prime. C’est un trait fort de notre organisation. Et cela passe aussi par nos tracés dans nos Montagnes du Jura, qui sont un beau terrain pour les coureurs que l’on ne rencontre pas partout : on est très attaché à garder un parcours au cœur de la nature et qui montre les attraits de nos Montagnes. »

Résultat Ultra-Trail des Montagnes du Jura : Doby sous les 21 heures !

La 3ème participation aura été la bonne pour Renaud Doby, originaire de Grenoble, entraîneur national de l’équipe de France de slalom canoë kayak au pôle de Pau, qui a enfin inscrit son nom au palmarès de sa course de cœur. Mais la lutte aura été intense avec les autres concurrents, et en particulier le Jurassien Dimitri Morel-Jean, vainqueur de l’édition 2023, en tête du 35ème au 105ème kilomètre avant d’être contraint à l’abandon au 117ème. Renaud Doby s’impose finalement dans un temps de 20h 50mn 14s, avec 23 minutes d’avance sur Pierre Guy et un peu moins d’une heure sur Valentin Vandelle, 3ème.

Chez les femmes, il n’y a guère eu de suspense. La Suissesse , tenante du titre, n’a laissé à personne le soin de mener la course. Elle s’impose en 28h 26mn 18s, prenant la 30ème place au scratch. Elle devance une autre Suissesse, Céline Bernasconi, de près d’1h30. Stéphanie Gibert prend la 3ème place à 2h30 de la gagnante.

Renaud Doby 1
Renaud Doby à l’arrivée. Photo UTMJ

Résultat Ultra-Trail des Montagnes du Jura : la déclaration de Renaud Doby

« Je suis fier de ma course, d’autant plus que cela n’a pas été évident pour m’entraîner. C’était une course un peu bizarre, j’ai eu l’impression de partir vite et après j’ai l’impression d’être vite dépassé par les autres qui sont partis très vite. Ce n’était pas évident. De plus, j’ai eu des problèmes digestifs ; donc toute la partie passante où j’aurais pu relancer, je n’ai rien pu faire. Mais finalement, j’ai l’impression que cela m’a sauvé les jambes. Car sur les 50 derniers kilomètres, j’étais en forme et c’était agréable.

Je ne sais pas si on peut parler de record car il y avait une petite partie en moins au niveau du Suchet mais le chrono est bon et je suis moi-même surpris. J’avais eu deux échecs auparavant ici, la première année où il avait plu des cordes et l’année dernière où je revenais juste des championnats du monde de canoë kayak et où j’étais mal préparé. Mais je suis fier d’avoir réussi cette fois-ci : cet Ultra Trail est un peu atypique car il y a beaucoup de portions nature et sauvage qu’on ne voit pas sur des autres Ultra et des dénivelés au début et à la fin. »

Renaud Doby
Photo UTMJ

Résultat Ultra-Trail des Montagnes du Jura : Pierre Guy, 2ème pour son premier ultra

« Je suis fier, j’aurais signé de suite si on m’avait dit cela. C’est mon premier Ultra, je n’avais jamais fait de courses au-delà de 40 km et surtout pas plus de 70 km, même hors compétition. Cela fait plaisir de faire ce résultat aussi ici dans les Montagnes du Jura, car je cours ici toute l’année. Les conditions étaient ultra bonnes pour courir avec une bonne température. C’est parti fort devant et je me suis mis dans le rythme des autres. Tout était réuni ce jour, les planètes étaient alignées. C’est cependant une expérience douloureuse, je vais essayer de réaliser ce que j’ai fait, de me remettre mais à l’instant T, je ne me vois pas refaire un ultra trail. »

Résultat Ultra-Trail des Montagnes du Jura : Valentin Vandelle, 3ème d’une course « idéale »

« C’est ma première course de plus de 100km. Mon idée était de partir tranquille et je m’étais donné des horaires de passage qui sont assez proches de ce que j’ai fait. Mais c’était dans l’idéal de l’idéal. Aujourd’hui j’ai eu des jambes incroyables, et je sais enfin ce qu’est le « vrai » Ultra. J’ai eu envie d’abandonner comme la plupart, après je me suis senti bien et je me suis senti tellement bien vers la fin et fier de moi que je me suis mis à pleurer au milieu du petit matin tout seul. »

Podium UTMJ Hommes
Le podium Hommes de l’UTMJ. Photo UTMJ

Résultat Ultra-Trail des Montagnes du Jura : le doublé pour la Suissesse Kerstin Dush

« Cette fois-ci, pour ma troisième participation, c’était difficile, c’était glissant, il faisait très froid et il y avait du vent. Les conditions climatiques étaient compliquées, j’avais les gants gelés, j’ai dû changer de vêtements et pour la première fois sur une course, de chaussures tellement elles étaient trempées. »

Podium UTMJ Femmes
Le podium Femmes de l’UTMJ, avec la grosse cloche pour Kerstin Dush. Photo UTMJ

Résultat Ultra-Trail des Montagnes du Jura : le podium de l’UTMJ 175 km

318 partants dont 293 hommes et 25 femmes (contre 249 partants en 2023). 201 finishers.

Hommes

1 – Renaud DOBY – 20:50:14

2 – Pierre GUY – 21:13:26

3 – Valentin VANDELLE- 21:48:29

Femmes

1 – Kerstin DUSCH (CH) – 28:26:18

2. – Céline BERNASCONI (CH) -29:53:44

3. – Stéphanie GIBERT – 30:55:25

Le podium de l’UTMJ 175 km en relais

65 équipes (328 participants) contre 17 équipes et 86 participants en 2023. 318 finishers.

1. Team Remet ça (Jura) : John Paget / Jonas Forot / Marie Janod / Romain Jacquet / Hugo Vuillet / Melanie Ratel en 17:49:17

2. Team FC Schlasseurs (Paris / Toulouse / Lyon) : Maxime Vrain / Arthur Dupuis / Foucauld Pellegrin / Julien Legrand / Dylan Letessier / Jules Lepretre en 17:55:23

3. L’Equipe Jean-Marie Bourgeois (Jura) : Pierre-Loic Buet / Mattéo Taglione / Gustave Glavieux / Mathieu Arbez / Enzo Taglione / Baptiste Mignot en 19:48:44

Résultat Ultra-Trail des Montagnes du Jura : la Franco-Suisse (105 km) pour Bastien Cordier et la Polonaise Marta Wenta

Bastien Cordier : « L’émotion, c’est quotidien dans les courses, on pousse tellement dans les retranchements que des fois c’est compliqué à suivre. C’est juste une consécration, beaucoup d’heures de travail et de sacrifice. C’était une journée parfaite. Sur les premiers kilomètres, j’étais à la sixième ou septième place et après je suis remonté petit à petit, jusqu’à passer premier au ravitaillement de Jougne. Je n’ai rien lâché.

Ma famille a été un élément motivateur dans ma performance, ils m’ont accompagné sur la course et je les remercie. Mentalement, c’est important d’avoir la présence des proches ; on s’en rend compte en faisant des courses ultra longues comme cela. C’est ma troisième tentative sur un 100 km, une avortée, une réussie et je commence à m’habituer à ce format. Sur l’UTMJ, j’avais fait la Renarde en 2021 ; j’ai déménagé dernièrement dans le Jura, j’ai donc retenté ma chance, je commence à connaître un peu les lieux et à profiter des magnifiques paysages. L’organisation était au top également. »

Marta Wenta : « Je suis super heureuse de cette victoire en présence de mes amis. Je suis Polonaise mais je connais et j’adore le Jura et ses montagnes car je vis en Suisse. Je portais une jupe colorée traditionnelle en l’honneur de la Pologne et je suis fière d’avoir porté les couleurs de mon pays. »

VANHOEKE Benjamin Franco suisse (credit Ben Becker)
La Franco-Suisse. Photo UTMJ / Ben Becker

Résultat Ultra-Trail des Montagnes du Jura : le podium de la Franco-Suisse (105 km)

949 partants dont 837 hommes et 112 femmes, contre 450 partants en 2023. 752 finishers.

Hommes

1. Bastien CORDIER 10:49:53

2. Paul COQUET – 10:54:34

3. Guillaume EMIN – 11:01:35

Femmes

1. Marta WENTA (PL) – 11:55:17

2. Aurore CANINO HEMON – 12:29:42

3. Sophie LAURENT – 12:51:33

Résultat Ultra-Trail des Montagnes du Jura : la Renarde (75 km) pour Baptiste Coatentiec et Mathilde Duchaussoy

Baptiste Coatentiec : « J’avais fait la Renarde il y a trois ans déjà pour ma première course de trail et j’avais terminé troisième. J’avais envie de la refaire pour voir comment j’avais progressé depuis. J’ai mis une heure de moins, donc je suis content. Cela a été dur musculairement avec les ischios qui tiraient bien, même si j’ai l’habitude de faire de la marche en montagne ; il a fallu relancer et toujours courir. Mais en haut de la dernière côte, je me suis dit, il reste peu de temps, c’est bon et je suis descendu à fond. C’était une belle course. »

Mathilde Duchaussoy« Je ne m’y attendais pas, je suis super contente, c’était une super journée ; j’avais fait neuvième à la Renarde en 2023. Je voulais battre mon temps de l’année dernière, j’étais d’ailleurs plus entraînée. Mais comme je savais qu’il y avait beaucoup plus de monde que l’année dernière, l’objectif était de faire un top 10 avant tout. Je ne m’attendais donc pas de la remporter. Depuis le passage à Bellefontaine, j’étais première mais j’ai bien senti les vingt derniers kilomètres. Je suis contente d’avoir cette médaille. »

CAMALET Daniel - La Renarde (credit Ben Becker)
La Renarde. Photo UTMJ / Ben Becker

Résultat Ultra-Trail des Montagnes du Jura : le podium de la Renarde (75 km)

951 partants dont 789 hommes et 162 femmes, contre 528 partants en 2023. 868 finishers.

Hommes

1. Baptiste COATENTIEC – 07:00:22

2. Bastien MICHAUD – 07:07:04

3. Maxime LELONG – 07:41:49

Femmes

1. Mathilde DUCHAUSSOY – 08:53:02

2. Marion JEANDET – 09:31:41

  1. Paula DE CAMPOS – 09:31:41

Les résultats des autres courses de l’Ultra-Trail des Montagnes du Jura 

PODIUM CMM (40 km)

1336 partants dont 350 femmes et 986 hommes, contre 964 partants en 2023.

Hommes

1. Aleix TODA MAS (ESP) – 03:04:45

2. Alexandre BOURGEOIS – 03:09:36

3. Donovan FAIVRE – 03:12:10

Femmes

1. Laurine MATEUS – 03:48:13

2. Isabelle DUPRE – 03:58:20

3. Léa BARDEY – 04:03:54

Laurine MATEUS CMM 40km
Laurine Mateus, gagnante de la CMM. Photo UTMJ

PODIUM Lynx (20 km)

1367 partants dont 574 femmes et 793 hommes, contre 804 participants en 2023.

Hommes

1. Théo BOURGEOIS – 01:20:43

2. Nicolas MAZIOUI – 01:22:12

3. Doryan BOILLON – 01:23:24

Femmes

1. Céline CARREZ – 01:40:34

2. Marion BOUDE – 01:45:40

3. Océane RENARD – 01:47:46

BOURGEOIS Theo vainqueur Lynx 20K(credit Lilian Menetrier)
Théo Bourgeois, vainqueur de la Lynx. Photo UTMJ / Lilian Menetrier

PODIUM Chamois (10 km)

613 partants dont 347 femmes et 266 hommes, contre 305 participants en 2023. 612 finishers.

Hommes

1. Gaspard MEYER 00:40:34

2. Paul DEBRAY 00:43:11

3. Gwenaël CHRETIEN 00:43:20

Femmes

1. Bertille BESANCENET – 00:51:26

2. Julie CAT – 00:51:31

3. Emilie DUVAL – 00:53:03

BESANCENET Bertille Chamois 10K
Bertille Besancenet, gagnante de la Chamois. Photo UTMJ

Résultats complets de toutes les courses ici

Les derniers articles

Mais quel engouement ! Après avoir doublé le nombre de participants entre 2022 et 2023, l’édition 2024 de l’Ultra Trail des Montagnes du Jura, qui se tiendra du 4 au 6 octobre, s’apprête à battre tous les records et atteindre sa capacité maximale, avec plus de 6700 coureurs attendus, dont 1000 enfants ! Si Casquette Verte, blessé, sera le grand absent de cette 5ème édition (mais sera présent en tant que bénévole), les athlètes de premier plan ne manquent pas, qui promettent des courses passionnantes.

L’Ultra Trail des Montagnes du Jura : un succès fou

Organisée du 4 au 6 octobre dans deux pays, la France et la Suisse, et trois départements, le Doubs, le Jura et l’Ain, l’ Ultra Trail des Montagnes du Jura enregistre plus de 6700 inscriptions sur l’ensemble de ses courses, dont quatre distances affichent complet : la Franco-Suisse (105 km) complète avec 1100 participants, la Renarde (75 km) complète avec 1100 participants, la CMM (40 km) complète avec 1600 participants et la Lynx (20 km) complète avec 1600 participants. A ce jour, il est possible de s’inscrire uniquement sur l’Ultra (175 km et solo ou en relais) et la Chamois (10 km).

En parallèle, les inscriptions pour l’UTMJ Kids, courses organisées pour les 6-16 ans reprenant les mêmes codes que les adultes et dont les dernières courses sélectives se déroulent actuellement dans les écoles avec déjà plus de 3000 participants, sont ouvertes.

Enfin, le grand public et les familles sont attendus nombreux pour participer aux ateliers et conférences et assister aux concerts et spectacles prévus pendant les 3 jours.

Photo Ben Becker UTMJ 2023
Photo Ben Becker UTMJ 2023

L’Ultra Trail des Montagnes du Jura, l’épreuve reine

Avec ses 175 km et 7000m D+, l’UTMJ est l’épreuve reine de l’événement. Au départ de Lancrans (01) le vendredi 4 octobre 2024 à 11h, il se termine à Métabief (25) et traverse 2 pays, la France et la Suisse, 2 régions, la Franche-Comté et l’Auvergne Rhône-Alpes, et 3 départements, l’Ain, le Jura et le Doubs. Il peut se courir en solo (pacer autorisé à partir du km 77) ou en relais (de 2 à 6 personnes avec une féminine minimum dans l’équipe).

UTMJ : quelques noms de participants à retenir

Dimitri Morel-Jean
Vainqueur sur ses terres en créant la surprise en 2023, il remet son titre en jeu. 18e sur le 90km du Mont-Blanc en 2024, vainqueur sur le Trail des Forts de Besançon (60km), vainqueur sur le trail Volodalen du Jura 2024 (70km), 4e sur le Wildstrubel by UTMB 2023 (70km).

Tristan Blanchard (Suisse)
Vainqueur du Montreux Trail Festival 2024 (162km), 7e du Swiss Canyon Trail 2024 (114km), 4e du Jura Swiss Trail 2024 (55km), 4e du Wildstrubel by UTMB 2023 (113km). Il prendra pour la première fois le départ d’une course UTMJ.

Baptiste Galant
15e sur l’Ultra Tour du Beaufortain 2022 (114km), 71e sur le Grand Raid de la Réunion 2022, 24e sur l’Échappée Belle 2021 (148km), 54e sur l’UT4M 2021 (172km), ainsi que de très beaux résultats sur des distances entre 40 et 80km entre 2023 et 2024. Ce sera la première fois qu’il vient sur une course UTMJ.

Luc Gential
Vainqueur à deux reprises sur la Diagonale des Yvelines (100km), 3e sur la Barjo Ultra 2024 (100km), vainqueur en 2022 sur la Franco-Suisse (ex-eaquo), 3e de la Trans Aubrac 2023 (105km).

David Brulport
Vainqueur sur la Franco-Suisse 2023, 65e de la CCC (UTMB) 2024, 4e du 101km du Festival des Templiers 2019, 14e de la Transjutrail (70km) 2019.

Kerstin Dusch (Suisse)
Gagnante sur l’UTMJ 175km en 2022 et 2023, 10e du Verbier Saint-Bernard 2024 (61km), ganante et seconde sur la Swiss Alps 100 2022 et 2023, 2e sur le Swiss Canyon Trail 2023, gagnante sur le SwissPeaks 2021 (170km), gagnante sur la MXTREME du Montreux Trail Festival 2021 (110km).

Martin Perrier
3e du Tor des Géants 2024, 25e MIUT Madeira 2024, 10e Trail du Ventoux 2024 (75km), 4e de l’UTMJ 2023 et 6e la première année en 2020 sur la Renarde (75km), 2e du Monterosa Est Himalayan Trail 2023 (103km), 19e de la TDS (UTMB) 2022, 8e MXTREM du Montreux Trail Festival 2021.

Cret de la Goutte (credit Ben Becker) (6)
Photo Ben Becker UTMJ 2023

La Franco-Suisse : le format 105 km de l’Ultra Trail des Montagnes du Jura

Avec 105 km et 4000m D+ au départ des Rousses (39) le samedi 5 octobre 2024 à 5h, la Franco-Suisse emprunte la fin du parcours de l’UTMJ. Elle traverse 2 pays, la France et la Suisse et 2 départements, le Jura et le Doubs.

La Franco-Suisse : quelques noms de participants à retenir

Aurore Canino Hemon
3ᵉ du Trail du Saint-Jacques by UTMB 2024 (80km), 2ᵉ Le Radicatrail 2024 – Le Trail Légendaire (35km), 1ʳᵉ Trail Côte d’Opale en Pas-de-Calais 2023 – 80 KM, 1ʳᵉ Trails du Tour du Canton 2022 – 75 Km, 7ᵉ de la Diagonale Des Fous 2021. On la retrouvera pour la première fois au départ d’une course UTMJ.

Tiphaine Germain
3ᵉ de La Barjo 2024 (81km), 10ᵉ sur le Trail Alsace Grand Est by UTMB 2024 (50km), 2ᵉ sur le Trail des Deux Amants 2024 – Mara’TDA 45, 4ᵉ de la 6000D 2023 – La 6D Lacs, 6ᵉ de l’Ultra Trail du Puy Mary Aurillac 2023 (105km), 3ᵉ du Trail des Forts de Besançon 2023 – 60 Km, 7e de l’EcoTrail Paris 2023 – Trail 80km. 

Lison Martinez
3ᵉ sur l’UTMJ 175km en 2023, 12e de la Scarpa Trail De La Vallée Des Lacs 2024 (81km), 27e du Swiss Canyon Ultra Trail 2024 (114km), Thur Trail 2024 – Les 3 Vallons (49km). Après son podium sur la 175km l’an dernier, Lison viendra se tester sur la Franco-Suisse.

Delphine Monnier-Benoît
3ᵉ du 63km du Trail EDF Cenis Tour 2024, 7ᵉ du Trail des 4×1800 32km 2024, 3ᵉ du Mad’Trail 2024, 3ᵉ du 62km de la Transjutrail 2024, 2ᵉ de la Franco-Suisse 2023, 18ᵉ du Marathon du Mont-Blanc 2023 – Duo étoilé (21km), 5ᵉ du 21km du Trail des Forts de Besançon 2023, 10ᵉ du MIUT 60 2023, 6ᵉ de la 6D Marathon 2022, 9ᵉ du 20km du Festival des Templiers 2022, 2ᵉ de la CMM 2020.

Johann Fernandez
Double vainqueur 2021 et 2022 de l’UTMJ, 30ᵉ du Grand Raid de la Réunion 2022, 3e de la H.O.T du Père Noël (133km) 2023,7ᵉ de l’UTCAM (125km) 2023, 32ᵉ du Trail du Saint-Jacques by UTMB 2023, 2e de l’Ultra 01 2022 (170km), 14ᵉ du Swiss Canyon Trail 2021, 77e de l’UTMB 2021. Le double vainqueur de l’UTMJ revient en 2024 pour tester une nouvelle distance !

Massimo Palladin (Italie)
24ᵉ de la TDS (UTMB) 2024, 11ᵉ de l’Ultra du Saint-Jacques by UTMB 2024, 15ᵉ du k55 du VIBRAM MAREMONTANA 2024, 22ᵉ de la SaintéLyon 2023, 17ᵉ du Grand Raid de la Réunion 2023, 2ᵉ de la Renarde 2023, 1ᵉʳ de la Franco-Suisse 2022. C’est sa 3e participation sur l’une des courses de l’UTMJ.

Armand Martin - Franco Suisse (credit Ben Becker)
Photo Ben Becker UTMJ 2023

La Renarde : le format 75 km de l’UTMJ

Avec 75 km et 2600m D+ au départ des Rousses (39) le samedi 5 octobre 2024 à 7h, le parcours de la Renarde a pour but de rallier Métabief (25).

La Renarde : quelques noms de participants à retenir

Cora Mariotte
29ᵉ du 90 Km du Mont-Blanc 2024, 2ᵉ sur le 62 km de la Transju’trail 2024, gagnante de la Renarde 2023, 12ᵉ du MIUT (85km) 2024, 2ᵉ de L’Infernal Trail Des Vosges 2023 (100km), 3ᵉ Ultra-Trail Terra Volcana (80km) 2023, 32ᵉ du Grand Trail des Templiers (82km) 2022. Cora vient remettre son titre en jeu pour cette nouvelle édition.

Marion Jandet
Gagnante sur l’ULTRA 01 2024 (65km), 3ᵉ sur le Trail des Hauts Forts 2024 (51km), 2ème sur la Renarde 2023 (75km), 18ᵉ de la Maxi Race 2023 (87km), 20ᵉ de la Saintélyon 2022, 22e du Trail Verbier Saint-Bernard by UTMB (76km) 2023, 2e du 100km de l’Ultra 01 2022, 1ère du 90km de l’Ultra 01 2021.

Daniel Camalet
11ᵉ du Trail du Petit Saint-Bernard 2023 (40km), 23ᵉ du Wildstrubel by UTMB 2023 (23km), 46ᵉ du 90km du Mont-Blanc 2023, 2ᵉ de la CMM 2022, 154ᵉ de Sierre-Zinal 2022, 9ᵉ sur le KM vertical du Marathon du Mont-Blanc 2022, 11e sur le 85km du MIUT 2022, 2e sur le Semi-Mara de la Swiss Peak Trail 2021, 2e du Trail Verbier Saint-Bernard 2021 – Liddes Verbier 2021. Après avoir testé le format 40km de la CMM en 2022, il passe cette année à la distance supérieure !

Baptiste Coatantiec
Vainqueur de l’Ultra Tour des 4 Massifs 2024 – Ut4M 180 Challenge, 8e du 90km du Mont-Blanc 2024, 2e du 62 km de la Transju’trail 2024, 9e de la SaintéLyon 2023, 2e du Wildstrubel by UTMB 2023 – Wild 110, 1er du SwissPeaks Trail 2022 – 100K, 3e de l’Ultra Trail des Montagnes du Jura 2021 – La Renarde 75km.

Valentin Vandelle
13e MaXi-Race 2024 (93km), vainqueur du Munster’Trail 2023 (80km), vainqueur de la Transju’trail 2022 (80km), 16e du BelforTrail 2023 (54km), 12e de la Lynx 2021, 6e du Trail Volodalen du Lac de Vouglans 2021 (38km), 2ème de l’UTCAM 2021 (50km).

Rémi Piegelin
Vainqueur sur la Lynx en 2021, 3e sur la CMM en 2023, 7e sur le 25km de la Transju’trail 2024, 23e sur le parcours élite du Ubaye Trail Salomon 2020, 8e sur la Transju’trail 2020 (35km). D’année en année, Rémi Pieglin change de distance sur l’UTMJ. C’est parti cette année pour une balade de 75km !

Frédéric Poumerol
5e du Munster’Trail 2023 – Munster’Trail (22km), 2e du Festival Des Templiers 2022 (47km), 4e de la 6000D 2021 (28km), vainqueur du Trail du Grand Ballon 2022 (21km), 8e du Transgrancanaria 2022 (43km), 11e du Transgrancanaria 2023 (23km). Ce sera sa première participation sur une distance UTMJ cette année.

Foret de Chezery (credit Ben Becker) (3)
Photo Ben Becker UTMJ 2023

Les autres courses adultes de l’Ultra Trail des Montagnes du Jura

La CMM : 40km et 1100m D+, départ de Chapelle des Bois (25) le dimanche 6 octobre 2024 à 8h pour une arrivée à Métabief (25). 
Quelques noms à retenir : Aleix Toda Mas, Julie Attias, Ludovic Bailly Bassin, Lea Bardey, Alexandre Bourgeois, Aurélien Collet, Sacha Devillaz, Clément Jeannin, Pauline Signeau.

La Lynx : 20 km et 900m D+, départ de la source du Doubs à Mouthe (25) le dimanche 6 octobre 2024 à 10h. 
Quelques noms à retenir : Simeon Batlogg, Doryan Boillon, Ludovic Bourgeois, Matthieu Bourgeois, Salomon De Casimacker, Aurélie Delattaignant, Océane Renard.

La Chamois : 10 km et 400m D+, départ des Granges Raguin à Rochejean (25) le samedi 5 octobre 2024 à 11h pour une arrivée à Métabief.

Coureurs Combe des Cives (credit Ben Becker) (3)
Photo Ben Becker UTMJ 2023
Les derniers articles

Après les 3 étapes du Trail Napoléon en Corse en mai, du Grand Trail de Serre-Ponçon en juin et du Trail du Canigou dans les Pyrénées en août, la Skyrhune est venue clôturer le 22 septembre la saison de la Golden Trail National Series France. Au terme des 4 manches, Robin Juillaguet et Jade Rodriguez s’imposent, et prennent rendez-vous pour la Grande Finale des Golden Trail National Series à Locarno, du 17 au 20 octobre, où ils retrouveront les meilleurs des autres nations.

Golden Trail National Series France : Robin Juillaguet s’offre le titre à la Syrhune

Il n’était pas très bien engagé … Gêné par des pépins physiques en début d’année, Robin Juillaguet n’avait pas réussi à faire mieux qu’une 10ème place au Trail du Canigou pour sa rentrée. Mais le jeune coureur du team Salomon ne s’est pas démobilisé pour autant, et après une finale d’anthologie sur la Skyrhune, où il décroche la deuxième place, il remporte finalement la Golden Trail National Series France avec 185 points, devançant Laurent Razat (125 points acquis avec une 5ème place au Canigou et une 15ème place à la Skyrhune). Cyrian Silhol, unU23, 60ème de la Skyrhune, termine tout de même sur la troisième marche du podium grâce aux 100 points acquis lors de sa victoire au Canigou.

Robin-Juillaguet. Photo David Gonthier
Robin Juillaguet au sommet de la Skyrhune. Photo David Gonthier

Golden Trail National Series France : Jade Rodriguez au bout du suspens

Avec chacune une victoire à leur actif avant la finale, Jade Rodriguez (gagnante du Trail du Canigou) et Axelle Bouvier (gagnante du Trail Napoléon) étaient à égalité de points et devaient se départager sur cette Skyrhune. Et la lutte fut intense, puisque les deux femmes se sont battues jusque dans les derniers mètres pour le titre. C’est finalement Jade Rodriguez qui l’emporte avec 6 secondes d’avance sur sa dauphine. Elle remporte donc la Golden Trail National Series France 2024. Axelle Bouvier termine 2ème, et Maïwen Mahén, une U23, 3ème.

Axelle Bouvier. Photo GTNS
Axelle Bouvier. Photo GTNS

Chez les moins de 23 ans, ce sont donc Cyrian Silhol et Maïwen Mahé qui remportent le titre et qui se qualifient pour la grande finale des GTNS qui aura lieu du 17 au 20 octobre à Ascona-Locarno en Suisse.

Grande finale GTNS de Locarno : une course par équipe

En plus de concourir en individuel sur cette finale (classement GTNS scratch et GTNS U23), les athlètes de la GTNS France participeront également au classement par équipe. Le temps du meilleur homme, celui de la meilleure femme, et ceux des deux U23 hommes et femmes de chaque GTNS seront cumulés afin de déterminer laquelle des GTNS est la meilleure. L’année dernière, la France n’avait pas réussi à se monter sur le podium à l’issue de la grande finale et c’était la GTNS Nordics qui l’avait emporté. Nos tricolores feront-ils mieux cette année ? Réponse le 20 octobre prochain. 

Les derniers articles

Une semaine après leur victoire sur la Headlands 27K, le Marocain Elhousine Elazzaoui et la Kényane Joyce Njeru ont remporté un nouveau succès lors de la 8ème et dernière étape des Golden Trail Series sur la Mammoth 26K, en Californie. Ils signent ainsi leur 3ème victoire et prennent la tête du classement général, avec le maximum de points possible, avant la grande finale qui se déroulera à Locarno, en Suisse, du 17 au 20 octobre et qui promet un spectacle exceptionnel.

Mammoth 26K : Elhousine Elazzaoui de nouveau au sprint

Ils étaient 4 à se tirer la bourre pendant 26 km la semaine dernière sur la Headlands 27K, avant que tout éclate dans le dernier kilomètre et que la course ne se joue au sprint entre Elhousine Elazzaoui et Philemon Kiriago. Ce coup-ci, ils n’ont été que 3 à partir comme des fusées, Rémi Bonnet n’ayant pu suivre le rythme infernal. Même Philemon Kiriago, parti en mode missile dans une stratégie bien étudiée avec son compatriote, a dû jeter l’éponge et accepter de laisser filer les 2 leaders, qui ne se lâchaient pas d’une semelle. Tour à tour, Patrick Kipngeno et Elhousine Elazzaoui ont tenté de se défaire l’un de l’autre, mais sans y parvenir. Et c’est une nouvelle fois au sprint que la course s’est jouée, avec une nouvelle victoire du Marocain.

Mammoth 26K 2
Philemon Kiriago et Patrick Kipngeno ont tout tenté pour décrocher Elhousine Elazzaoui, mais sans succès.

« J’ai essayé aujourd’hui, plusieurs foisconfiait Elhousine Elazzaoui sur la ligne d’arrivée. Aujourd’hui j’avais envie d’essayer une nouvelle stratégie, donc j’ai attaqué plusieurs fois. Mais Patrick était très fort et il revenait à chaque fois. J’ai encore essayé dans la descente, mais il revenait encore. Mais finalement je gagne, donc je suis content. »

Patrick Kipngeno a donc dû s’incliner face au Marocain dans la dernière ligne droite. « Quand j’ai pris le départ, je me suis dit que je devais finir sur le podium, mais au kilomètre 7 j’ai vu que je pouvais pousser dans la montée pour prendre la tête. J’ai essayé de lâcher Elhousine et de mener jusqu’à l’arrivée, mais je n’ai pas gagné. Je suis quand même très content de cette deuxième position. »

Alors qu’il a pris la 3e place, Philemon Kiriago a cependant révélé une stratégie bien rodée entre lui et son coéquipier : « Je devais mener un rythme d’enfer sur le plat afin d’épuiser les autres pour que Patrick puisse ensuite relancer dans la montée. C’était le plan aujourd’hui, quitte à ce que je saute ensuite. Ça a presque marché mais il faudra qu’on pousse encore plus fort à la finale si on veut gagner ! »

Mammoth 26K 5
Patrick Kipngeno, avec Elhousine Elazzaoui collé dans ses baskets.

Résultats de la course Hommes

1 – Elhousine Elazzaoui (MAR – Nnormal) : 1:49:35 (+200 pts)

2 – Patrick Kipngeno (KEN – Run2gether/ON AG) : 1:49:36 (+188 pts)

3 – Philemon Kiriago (KEN – Run2gether/ON AG) : 1:52:30 (+176 pts)

4 – Rémi Bonnet (CHE – Salomon / Red Bull) : 1:52:59 (+166 pts)

5 – Daniel Pattis (ITA – Brooks) : 1:59:31 (+156 pts)

6 – Marco Filosi (ITA – Salomon) : 2:00:00 (+150 pts)

7 – Garett Corcoran (USA – Salt Lake Run Utah) : 2:00:27 (+144 pts)

8 – Cesare Maestri (ITA – Nike Trail) : 2:00:47 (+140 pts)

9 – Jonas Soldini (CHE – Salomon) : 2:01:57 (+136 pts)

10 – Rémi Leroux (CAN – Merrell) : 02:02:46 (+133 pts)

Voir le classement complet de la course ICI

Mammoth 26K
Le Top 5 de la Mammoth 26K.

Mammoth 26K : Joyce en patronne !

Elle l’avait dit, elle ne voulait pas de finish au sprint ! Joyce Njeru a donc pris les commandes de la course dès le départ pour ensuite produire son effort dans la montée afin de créer un écart significatif avec ses poursuivantes. Un écart qui ne s’est jamais comblé par la suite. Elle s’impose avec plus de 2 minutes d’avance sur la Roumaine Madalina Florea, sa plus sérieuse rivale pour la finale. « Au tout début je n’avais pas vraiment de bonnes sensations, surtout avec l’altitude. Mais à partir du 2e kilomètre ça a commencé à revenir petit à petit et j’ai ensuite pu attaquer dans la montée et conserver la tête jusqu’à l’arrivée. Je suis vraiment contente de cette victoire et j’ai hâte d’être à la finale. »

Pour la troisième fois cette saison, Madalina Florea prend la deuxième place, tout comme sur la Headlands 27K ou au Marathon du Mont-Blanc. « Honnêtement, vu comment je me sentais avant le départ, je suis vraiment heureuse de cette deuxième place ! Mais c’est vrai que j’en ai un peu assez des 2e et 3e places ! Reste à voir si j’arrive à changer ça pour la finale ! »

L’Américaine Anna Gibson complète le podium : « J’ai essayé de ne pas trop forcer sur les premiers kilomètres. Je savais que l’altitude allait frapper plusieurs filles et je ne voulais pas être l’une de celles-là. J’ai donc trouvé mon rythme et j’ai commencé à pousser un peu plus quand on est arrivé sur la crête. J’ai réussi à revenir sur Rachel [Drake] ensuite et c’est vraiment dans les deux derniers kilomètres que j’ai réussi à la lâcher pour monter sur le podium. »

Mammoth 26K 3
Joyce Njeru a mené toute la course.

Résultats de la course Femmes

1 – Joyce Njeru (KEN – Atletica Saluzzo) : 2:11:56 (+200 pts)

2 – Madalina Florea (ROM – Salomon) : 2:14:51 (+188 pts)

3 – Anna Gibson (USA – Brooks) : 2:20:03 (+176 pts)

4 – Rachel Drake (USA – Nike Trail) : 2:20:40 (+166 pts)

5 – Tabor Hemming (USA – Adidas Terrex) : 2:21:47 (+156 pts)

6 – Lauren Gregory (USA – Nike Trail) : 2:21:57 (+150 pts)

7 – Oria Liaci (CHE – CABV Martigny) : 2:22:31 (+144 pts)

8 – Allie Ostrander (USA – Nnormal) : 2:23:15 (+140 pts)

9 – Emkay Sullivan (USA – Craft) : 2:23:39 (+136 pts)

10 – Miao Yao (CHN – Salomon) : 2:24:39 (+133 pts)

Voir le classement complet de la course ICI

Mammoth 26K 2
Joyce Njeru remporte une victoire incontestée.

Golen Trail Series : en route pour la finale !

La saison régulière se termine et l’ensemble des athlètes vont désormais se tourner vers la Grande Finale qui se tiendra du 17 au 20 octobre à Ascona-Locarno en Suisse. Suite à la modification de règlement après l’annulation pour raisons météorologiques de la course qui devait avoir lieu en Pologne, seuls les 3 meilleurs résultats sont retenus pour le classement général. A ce petit jeu, Elhousine Elazzaoui, avec 3 victoires, pointe en tête chez les hommes. Il devance les 2 Kényans Patrick Kipngeno et Philemon Kiriago, et plus largement le Suisse Rémi Bonnet, 4ème, qui a désormais très peu de chances, sauf défaillance majeure des 3 concurrents qui le précèdent, de conserver son titre. Jamais le Marocain n’aura été aussi près de son rêve de remporter la Golden.

Chez les femmes, la Kényane Joyce Njeru arrivera également en Suisse avec un maximum de 600 points. Elle devance la Roumaine Madalina Florea et plus largement la Suissesse Maude Mathys. Sauf défaillance ou blessure, on voit difficilement comment la Kényane, au vu de ce qu’elle a montré sur ces deux dernières courses, pourrait être battue.

Réponse dans 4 semaines.

Voir le classement général de la Golden après 8 étapes ICI

Les derniers articles

12,5 kilomètres, 750m D+ du côté du Mont Faron, avec vue mer. Non, le Trail du Mammouth, au départ de l’Hôpital Sainte-Anne, à Toulon, n’est pas une épreuve inhumaine, bien que son dénivelé soit plutôt gratiné pour la distance. Mais la performance sportive est ici anecdotique : il s’agit de solidarité et d’humanité, des valeurs qu’il faut coûte que coûte cultiver. Si vous êtes du côté de Toulon, n’hésitez pas à vous inscrire à cette 3ème édition.

Trail du Mammouth : une course caritative en mémoire du « Mammouth » Henri-Louis Dupré

Il est des événements qui nous touchent plus particulièrement, par le sens qu’ils ont, par les hommages qu’ils rendent, par les symboles qu’ils véhiculent, par les causes qu’ils défendent.

Chez Esprit Trail, nous ne connaissions pas Henri-Louis Dupré. Ce que nous en savons, c’est ce que les organisateurs de la manifestation nous en ont dit. De profession, il était médecin anesthésiste-réanimateur à l’Hôpital d’Instruction des Armées Sainte-Anne à Toulon. 

Son surnom, il le devait à ce qu’il dégageait de force, incarnant le dépassement de soi et l’aspiration à l’aventure, qu’il vivait intensément en sportif et amoureux de la mer comme de la montagne.

Derrière ce « Mammouth », cette force tranquille, il était surtout le papa d’une petite fille, Mathilde, et le mari de Sophie. Il était un fils, il était un frère, et il était pour beaucoup un ami.

Le « Mammouth » s’est éteint en juin 2021, à l’âge de 34 ans, des suites d’un cancer fulgurant.

Le Trail du Mammouth est une course nature, 100 % caritative, organisée par l’association loi 1901 créée en sa mémoire.

La troisième édition aura lieu le dimanche 13 octobre 2024 à 9h30 au départ de l’hôpital Sainte-Anne de Toulon. En participant à cette course, non seulement vous honorerez sa mémoire, mais également celle de toutes les jeunes femmes et jeunes hommes qui, atteints d’un cancer, partent prématurément, et vous témoignerez à leurs familles de votre soutien. Tous les bénéfices sont reversés à la Ligue contre le cancer.

Louis-Henri Dupré. Photo DR
Louis-Henri Dupré. Photo DR

Trail du Mammouth : à l’assaut du Mont Faron

C’est sur l’un des parcours préférés du « Mammouth » que se déroule l’épreuve, qui en environ 12,5 km permet de rejoindre le mémorial du Mont Faron depuis l’hôpital Sainte-Anne de Toulon. Un profil ascendant sur les 5 premiers kilomètres (500m D+), puis tout en relances sur les 7,5km suivants, avec de très beaux points de vue sur la Méditerranée. Un ravitaillement est prévu à mi-parcours, au KM 6. Pour redescendre une fois la ligne d’arrivée franchie, vous disposerez d’une contremarque fournie dans votre sac finisher.

Parcours du trail du Mammouth 2024
Parcours du trail du Mammouth 2024

Lien pour les inscriptions ICI

Pour plus d’informations sur le Trail du Mammouth et l’association Henri-Louis Dupré ICI

Trail du Mammouth 2024 Affiche
Les derniers articles

L’émotion était grande et le public nombreux pour assister à la toute dernière édition de la Skyrhune, la « Zegama basque », comme l’appelle Blandine L’hirondel, victorieuse l’année dernière mais qui était absente cette année. Et ce sont deux favoris qui se sont imposés au terme d’une bagarre passionnante.

Sylvain Cachard intraitable

Sous un grand soleil, la bataille a été intense et c’est un des meilleurs grimpeurs français, Sylvain Cachard, qui s’est imposé après avoir pris l’ascendant dans la montée pour passer au sommet avec 2mn40 d’avance sur Robin Juillaguet et 3mn sur Maël Allaire. 
Sylvain Cachard, une nouvelle fous meilleur performeur français à Sierre-Zinal en août, a réussi à conserver son avance durant la descente hyper périlleuse et s’impose finalement en 1h56mn18s. Il devance Robin Juillaguet de 3mn20 et l’Espagnol Daniel Alonso de 4mn10. Maël Allaire termine finalement 5e.

Sara Alonso supersonique

Chez les femmes, la favorite Sara Alonso, détentrice du record espoir de l’épreuve, a livré une bataille féroce avec la Française Cécile Jarousseau, championne de France de course en montagne 2023. L’Espagnole, un temps derrière la Française, a réussi à passer en tête au sommet et garder son avance dans la descente pour finalement s’imposer en 2h13mn16s. Cécile Jarousseau (2h16mn48s) et l’Espagnole Malen Osa (2h20mn17s) complètent le podium. Les Françaises Emilie Bulle et Olivia Magnone font 4 et 5.

Source Skyrhune
Les derniers articles

Pour ses 30 ans, le Festival des Templiers, qui aura lieu du 17 au 20 octobre, vient d’annoncer la star list de sa course vedette, le Grand Trail des Templiers, avec de nombreuses élites au rendez-vous. Entre champions d’Europe, championnes du monde et vainqueurs de la CCC 2024, la course promet d’être somptueuse. On vous en dit plus !

Le Grand Trail des Templiers, une course mythique

C’est à Millau à partir du jeudi 17 octobre que le Festival des Templiers fêtera ses 30 ans, avec près de 11 courses au programme et plus de 11000 coureurs attendus. Mais parmi les différents formats proposés, c’est l’évocation du Grand Trail des Templiers qui fait frissonner. Son départ dans la nuit noire dimanche à 5h15, les fumigènes rouges qui jaillissent, le spectacle féérique des frontales ondulant sur les premiers kilomètres, mais aussi le lever du jour sur les Causses, ou encore l’ascension ultime autant que terrible qui mène sur le nez de la Pouncho environnée de sa couronne de falaises…

Depuis 30 ans, cette course monument d’aujourd’hui 80,6 km avec 3 418 m de D+ a toujours attiré les élites, et fait trembler les plus aguerris. En 2023, c’est le Britannique Jonathan Albon qui avait été sacré pour la deuxième fois chez les hommes, tandis que Julie Roux, maman 3 mois plus tôt, s’était imposée chez les femmes. S’ils ne seront pas présent en 2024, les prétendants à la couronne de lauriers qui ceint le cou des deux vainqueurs sont nombreux, et de très très haut niveau.

Lire aussi : Historique, l’album photo de la première édition des Templiers ICI

Grand Trail des Templiers : enfin pour Thomas Cardin ?

Il ne cache pas que cette course fait partie de ses objectifs majeurs de la saison, comme l’était le championnat d’Europe à Annecy en juin. Et si Thomas Cardin, qui initialement pensait s’aligner sur la CCC pour son premier +100km, a finalement renoncé au rendez-vous de Chamonix, s’est pour mieux se concentrer sur cette classique. Le leader du team Kiprun entend bien monter sur le podium de cette course qui pourrait bien finir par lui sourire, après son abandon en 2021 et sa belle 4ème place lors de la dernière édition, où il avait été devancé par Jonathan Albon, Francesco Puppi et Ben Dhiman.

Mais le champion d’Europe en titre devra se méfier de la concurrence. A commencer par celle de son compère et rival Thibaut Garrivier, du team Hoka, qui reste sur un abandon prématuré lors de l’UTMB. On se souvient de la somptueuse bataille entre les deux hommes lors du Trail du Mont Ventoux, en mars, où ils avaient été au coude à coude jusqu’à 1 kilomètre de l’arrivée, avant que Thomas Cardin ne réussisse à se détacher pour l’emporter de 30 petites secondes.

Trail-du-Ventoux-2-Photo-Bertrand-Delhomme-Trail-du-Ventoux
Thomas Cardin et Thibaut garrivier au coude à coude lors du Trail du Ventoux 2024. Photo Bertrand Delhomme / Trail du Ventoux

Grand Trail des Templiers : le vainqueur de la CCC au départ

Les deux hommes auront également fort à faire avec les Américains Hayden Hawks et Dakota Jones. Le premier nommé est en super forme et redoutable sur tous les formats. Il vient en effet de remporter la CCC, après avoir déjà gagné cette année le 100 km du Black Canyon Ultras, le format marathon du Kat100 by UTMB et fini 3ème de la Western States Endurance Run en juillet. Le parcours roulant du Grand Trail des Templiers semble fait pour lui. Quant à Dakota Jones, 3ème de la CCC 2023, 9ème cette année, il a également quelques podiums et victoires sur des formats similaires et pourrait venir créer une petite surprise.

On notera également la présence annoncée sur la ligne de départ de l’habitué des lieux Sébastien Spehler, 4ème en 2016, vainqueur en 2017 et 2018, 2ème en 2021 et 2022, anecdotique 82ème en 2023. A noter également parmi les gros index UTMB la présence des Français Hugo Deck, Nicolas Martin, Théo Détienne, de l’Italien Davide Cheraz ou de l’Espagnol Jose Angel Fernandes.

Grand Trail des Templiers : la revanche des championnats d’Europe pour Blandine L’Hirondel et Clémentine Geoffray ?

La première, double championne du monde (2019-2021) partait favorite des derniers championnats d’Europe qui se sont disputés en juin à Annecy durant les épreuves de la MaXiRace du lac d’Annecy. Mais c’est la seconde, championne du monde en titre mais revenant de blessure, qui s’était imposée. Depuis, Blandine L’Hirondel a enfilé les premières places sur toutes les courses où elle s’est présentée, à l’exception de l’UTMB, qu’elle a terminé 5ème dans la douleur. De son côté, Clémentine Geoffray a moins couru, et sur des formats plus courts, sa dernière performance étant une 3ème place sur l’OCC. Laquelle des 2 s’imposera ? La bataille promet d’être somptueuse !

Blandine L’Hirondel très éprouvée à l’arrivée, avec Clémentine Geoffray. Source TV8 Mont Blanc
Blandine L’Hirondel très éprouvée à l’arrivée, avec Clémentine Geoffray. Source TV8 Mont Blanc

Grand Trail des Templiers : la gagnante de la CCC au départ

Tout comme Hayden Hawks chez les hommes, parmi les principales rivales des deux Françaises, il faudra compter sur la Sud-Africaine Toni McCann, qui a tout gagné en 2024, dont récemment la CCC à Chamonix. Autre grande rivale, la Suédoise Ida Nilsson, plus expériementée, vice-championne du monde en 2021 derrière Blandine L’Hirondel, aura certainement son mot à dire pour la bataille pour le podium.

A noter également les présences annoncées de la redoutable Hongroise Eszter Csillag, 3ème de la WSER et 13ème de l’UTMB cette année, de l’Allemande Daniela Oemus, de l’Américaine Dani Moreno ou encore des Françaises Adeline Martin, Candice Fertin, Aurélie Grangé-Paul, Esther Eustache, Marie Goncalvès, Marine Quintard et Laure Paradan. Assurément une course palpitante et incertaine en prévision.

Endurance Trail : du beau monde sur la plus longue des épreuves

Si le Grand Trail des Templiers s’annonce relevé, l’Endurance Trail, la plus longue des courses, avec ses 99 km et 4270m D+, s’annonce tout aussi palpitante. Parmi les favoris, les meilleurs index UTMB sont ceux de Gautier Airiau, 2ème du 110 km du Restonica Trail et 3ème de la TDS cette année, et Yannick Noël, 10ème de l’UTMB cette année en 21h45. Ces deux experts de la longue distance devront se méfier principalement des Tricolores Rémy Brassac, Sylvain Court et Thibault Marquet, récent vainqueur de la TDS.

Chez les féminines, les regards seront braqués sur les Françaises Sarah Vieuille, grande absente des épreuves en 2024, et Manon Campano, gagnante du 84km du Swiss Canyon Trail cette année et 5ème de la 6000D. Mais la favorite sera sans doute l’Allemande Rosanna Buchauer, 3ème de la CCC et gagnante du Lavaredo Ultra-Trail. Il faudra également compter sur la Britannique Sabrina Verjee, si elle a suffisamment récupéré de son Tor des Géants, qu’elle a terminé à la seconde place.

Festival des Templiers : primes rehaussées pour les vainqueurs

Au même titre que les primes de course de l’UTMB Mont-Blanc, celles des Templiers, dont Hoka est devenu le sponsor titre, ont été rehaussées. Un mouvement lié à l’engagement de certains organisateurs pour la professionnalisation des élites, qui ont décidé d’augmenter les primes accordées aux gagnants de manière significative. Ainsi, sur cette édition des Templiers, le montant total évolue de 39 400 euros en 2023 pour atteindre 65 000 euros en 2024.

Si ces augmentations de primes allouées aux vainqueurs ont été critiquées par ceux qui dénoncent le développement des prize money et de la professionnalisation des athlètes dans le trail running, certains acteurs du milieu comme Greg Vollet, directeur des Golden Trail World Series, ne partage pas ce point de vue. « Pour ma part, j’ai toujours considéré les athlètes comme des acteurs d’un spectacle qu’il fallait rémunérer et je trouve que le montant des primes est encore bien trop bas sur la plupart des épreuves. »

Même son de cloche chez Thibaut Baronian : « Si l’on parle seulement des primes prévues par les organisations, c’est plus de l’argent de poche qu’une source de revenus. Sur l’UTMB, 20 000 euros, c’est très bien pour le vainqueur. Mais le dixième qui passe tout autant de temps à s’entraîner, qui fait partie des 20 meilleurs mondiaux et qui repart avec 1 500 euros, lui ne peut pas vivre avec ça. Pour moi, clairement, les primes sont là pour donner bonne conscience aux organisateurs, pour qu’ils puissent dire : “Regardez, on joue le jeu”. Mais, à mon avis, ce n’est pas suffisant. Sur un événement qui rapporte autant d’argent que l’UTMB – je ne parle pas des organisations associatives -, si les primes étaient quatre ou cinq fois plus élevées, je ne trouverais pas ça déconnant. »

Les derniers articles

Samedi 14 septembre à Telgruc-sur-Mer, 1150 traileurs ont franchi la ligne d’arrivée d’une des six courses proposées dans le cadre de la 2ème édition du Grand Raid du Finistère. Un grand ciel bleu, des performances d’exception, un engouement populaire et des paysages à couper le souffle : le GRF a fait un sans-faute ! Retour sur l’événement et sa course phare, l’ultra-trail, ses 166 km et 3700m D+.

Grand Raid du Finistère : un départ sous le signe de l’émotion

Vendredi 13 septembre, une atmosphère chargée d’émotions régnait parmi les coureurs. Les visages des participants trahissaient à la fois excitation et appréhension devant le défi qui les attendait. À quelques minutes du grand départ, un hommage poignant a été rendu à Lucas Quillévéré, coureur de l’édition 2023 parti trop tôt. Côté organisation, François Hinault ne cachait pas non plus son émotion à l’aube d’une deuxième édition préparée avec passion et dévouement depuis un an. Et c’est sous les applaudissements du public venu en nombre sur la place de l’église de Telgruc-sur-Mer que les traileurs en solo et en relais se sont élancés sur la boucle de 166 kilomètres et de 3700 mètres de dénivelé positif. 

Breton de cœur et d’âme, l’organisateur François Hinault incarne les valeurs de persévérance et de passion qui animent le Grand Raid du Finistère. En tant qu’ultra-trailer, il a toujours rêvé de cet événement pour montrer à quel point la Bretagne est une terre de sport et culturelle. François Hinault est également reconnu pour son engagement contre la sédentarité, mission qu’il considère comme un combat quotidien. À travers son rôle d’organisateur, il aspire à encourager tous les concitoyens à se dépasser, promouvant l’importance de l’activité physique pour le bien-être physique et mental. C’est aussi ce qu’il souhaite partager dans son podcast « L’instant Outdoor ».

Photo Grand Raid du Finistère 3
Photo Grand Raid du Finistère

Grand Raid du Finistère : Matthieu Drilhon champion du fair play

Dès les premières minutes, les coureurs sont partis à l’assaut du Ménez Hom, sous le soleil couchant, offrant un spectacle de rêve sur la presqu’île de Crozon. Très vite, la nuit est tombée et le froid s’est abattu sur les participants, rajoutant une difficulté pour eux. Les bénévoles, les familles et les amis étaient tout de même présents aux différents points de ravitaillement pour soutenir leurs coureurs. De son côté, Matthieu Drilhon, 3ème de la première édition, a dû abandonner la course alors qu’il occupait la deuxième place. En effet, après le ravitaillement à Lanvéoc ce dernier a été pris de vomissements. Victime d’hypoglycémie, il a contacté son équipe d’assistance et s’est nourri hors zone. Par respect pour le règlement, il a alors appelé l’organisateur de la course pour signaler de son abandon.

Photo Grand Raid du Finistère
Photo Grand Raid du Finistère

Grand Raid du Finistère : Lucas Tanné au finish

Lucas Tanné a dû puiser dans ses dernières forces pour arracher la victoire. Le Landernéen de 26 ans a remporté le format ultra-trail du Grand Raid du Finistère, 163,5 km et 3700m D+, en 19 heures 10 minutes et 55 secondes, avant de s’écrouler. À l’arrivée, épuisé et incapable de se lever, ses amis ont dû le porter sur une chaise pour le présenter aux médias. Il racontait alors : « J’ai commencé à ressentir une douleur au releveur du pied autour du 110ème kilomètre. Cela m’a beaucoup pénalisé dans les descentes et j’ai dû parcourir certaines portions des cinquante derniers kilomètres en marchant. »

Malgré la souffrance, et grâce au soutien précieux de son « pacer » à partir du Cap de la Chèvre, Lucas Tanné a tenu bon et a conservé l’avance face à son poursuivant pour emporter son premier ultra-trail. La performance est d’autant plus remarquable que c’était sa première participation sur un parcours aussi long ! Derrière lui, Jérémy Tréguer terminait deuxième en 19 heures 29 minutes et 01 secondes. Aurélien Garreau complétait le podium en 19 heures 51 minutes et 45 secondes.

Lucas Tanné à l’arrivée. Photo Grand Raid du Finistère 2024
Lucas Tanné à l’arrivée. Photo Grand Raid du Finistère 2024

Grand Raid du Finistère : Angélique Cariou s’impose

Chez les féminines, la lutte a été tout aussi intense. Angélique Cariou empoche la victoire en 23 heures 49 minutes et 40 secondes, 13ème au scratch, après avoir bataillé tout du long avec Myriam Gallet. Cette dernière termine finalement deuxième en 25 heures 43 minutes et 46 secondes. Christina Anghel monte sur la troisième marche, longtemps après, en près de 30h.

Angélique Cariou à l’arrivée. Photo Grand Raid du Finistère 2024
Angélique Cariou à l’arrivée. Photo Grand Raid du Finistère 2024

Grand Raid du Finistère : 3 autres courses et 200 bénévoles mobilisés

Plus tard à l’aube ce samedi 14 septembre, ils étaient 200 à avoir emprunté le chemin des douaniers pour la course de 92 km depuis Lanvéoc. Ils ont été suivis plus tard par 300 autres traileurs partis sur le 57 km depuis Camaret-sur-Mer. Et comme si ce n’était pas assez, ils ont été rejoints par celles et ceux engagés sur le 14 km. Avec une météo de rêve et la mer scintillante à leurs côtés, les participants ont pu profiter d’un des plus beaux cadres bretons pour courir.

Au total, ce sont près de 200 bénévoles qui ont assuré le bon déroulement de l’événement, garantissant la sécurité, la logistique des ravitaillements, l’accompagnement médical ou encore la communication. Leur travail, tout au long des 48 heures de course a contribué à faire du Grand Raid du Finistère une véritable célébration du sport en Bretagne où tous ont donné de leur temps avec passion dans un cadre unique. Alors que les derniers traileurs franchissaient la ligne d’arrivée sous les applaudissements, ils étaient déjà nombreux à avoir les yeux tournés vers l’année prochaine, avec l’espoir d’une troisième édition encore plus belle et spectaculaire.

Voir les résultats de toutes les courses ICI

Photo GRF
Photo GRF
Les derniers articles

Après une bataille d’anthologie entre les 4 fantastiques, Elhousine Elazzoui a remporté la 7ème manche de la Golden 2024, la Headlands 27K, au sprint devant le Kényan Philemon Kiriago, son compatriote Patrick Kipngeno et le Suisse Rémi Bonnet ayant été légèrement distancés. La veille, dans la course féminine, la Kényane Joyce Njeru avait fait le spectacle et remporté sa 2ème victoire de la saison sur le circuit.

Headlands 27K : une course hommes d’anthologie, un sprint pour l’emporter

Quelle course ! Jamais une course de trail n’avait été aussi disputée, jamais à de telles allures. Très rapidement, 4 hommes se sont détachés sur la course : le Marocain Elhousine Elazzaoui et le Kényan Patrick Kipngeno, en tête du classement général à égalité avant les 2 étapes américaines, et le Kényan Philemon Kiriago et le Suisse Rémi Bonnet, en quête impérative de points pour se replacer au général.

Et les 4 fantastiques se sont livré une bataille d’une intensité inédite, se rendant coup pour coup en montée comme en descente. Les coureurs étaient toujours solidement groupés à 1 kilomètre de l’arrivée, et la décision s’est faite au sprint. À ce jeu, Elhousine Elazzaoui a pris le dessus sur Philemon Kiriago, qui s’est incliné pour 2 petites secondes, comme à Sierre-Zinal où il avait échoué juste derrière Kilian Jornet.

Grand perdant de l’affaire, Rémi Bonnet ne termine qu’à la 4ème place, lui qui était venu aux États-Unis pour tenter de décrocher des victoires. En effet, il reste loin de la tête du classement général, qui totalise les 3 meilleurs résultats de chaque coureur. Il se présentera donc à la finale, en octobre en Suisse, avec un déficit de points qui risque d’atteindre une centaine de points. Un écart conséquent qui pourrait le priver du titre qu’il détient depuis 2 ans.

A noter la belle 7ème place du Français Frédéric Tranchand, qui pointe au 14ème rang du classement général.

Rémi Bonnet, 4ème de la course, longtemps aux avant-postes. Photo GTWS

Elhousine Elazzaoui : « La course la plus folle de ma vie ! »

« C’était une course folle, la plus folle de ma vie, confiait Elhousine sur la ligne d’arrivée. Je n’ai jamais vu une course comme ça dans le trail. C’est allé très vite. J’ai essayé d’attaquer mais ils ne m’ont jamais laissé partir, du coup j’ai dû attaquer encore plus fort dans la dernière descente. Je suis heureux de finir vainqueur sur cette course. »

Après Sierre-Zinal, Philemon Kiriago a donc dû s’incliner au sprint pour la seconde fois d’affilée. Le Kényan avait quand même le sourire à l’arrivée. 

« La course a été très rapide. J’avais une bonne allure et j’ai mené le groupe depuis le début jusque dans la dernière descente où Elhousine m’a dépassé. Il a été le plus fort et je suis très content de terminer sur le podium de cette course folle. »

Patrick Kipngeno a quant à lui renoncé au sprint mais termine malgré tout très proche de son coéquipier et s’empare donc de la troisième place. 

« Cette course était vraiment très relevée. Pour être honnête, je ne m’attendais pas à finir 3ème pendant la course. Je pense qu’il m’a manqué un peu de technique dans les descentes. Les trois autres étaient meilleurs que moi en descente et c’est sûrement là que ça s’est joué.

Headlands 27K : les résultats de la course hommes

1 – Elhousine Elazzoui (MAR – Nnormal) : 1:55:27 (+200 pts)

2 – Philemon Kiriago (KEN – Run2gether / ON AG) : 1:55:29 (+188 pts)

3 – Patrick Kipngeno (KEN – Run2gether / ON AG) : 1:56:01 (+176 pts)

4 – Rémi Bonnet (CHE – Salomon / Red Bull) : 1:57:48 (+166 pts)

5 – Christian Allen (USA – Nike Trail) : 2:01:39 (+156 pts)

6 – Miquel Corbera (ESP – Brooks) : 2:02:12 (+150 pts)

7 – Frédéric Tranchand (FRA – Scott) : 2:02:46 (+144 pts)

8 – Cesari Maestri (ITA – Nike Trail) : 2:03:30 (+140 pts)

9 – Bart Przedwojewski (POL – Salomon) : 2:04:01 (+136 pts)

10 – Cade Michael (USA – The Trail Team) : 2:04:33 (+133 pts)

Le Top 5 hommes. Photo GTWS

Headlands 27K : Joyce Njeru en balade dans la course femmes 

Elle était pressentie comme la favorite sur la course. Joyce Njeru a bien fait parler ses qualités de vitesse pour décrocher sa deuxième victoire de la saison. La Roumaine Madalina Florea, partie en tête, a tenu 20 kilomètres avant de laisser filer la Kényane.

« Je voulais voir à quel point je pouvais être rapide et surtout jusqu’où je pouvais tenir, a déclaré la gagnante. Du coup, je suis resté avec le groupe au départ, mais à partir du kilomètre 3 Madalina a accéléré. J’ai préféré rester tranquille parce que je savais que la course était longue, mais au kilomètre 20 j’ai réussi à revenir sur elle et à la dépasser. Je suis vraiment contente de cette deuxième victoire. » 

Photo GTWS

Madalina Florea a donc dû s’incliner alors qu’elle a mené les deux tiers de la course. 

« Je me sentais assez confiante sur cette course, le parcours me convenait peut-être mieux qu’à Zinal. Mais quand Joyce m’a rattrapée je n’ai juste pas réussi à la suivre. Je me suis accrochée pour rejoindre la ligne et je suis juste reconnaissante d’avoir pu le faire sans me blesser. Je me satisfais très bien de ce résultat aujourd’hui. » 

L’Américaine Lauren Gregory (USA – Nike Trail) complète le podium. 

« Je savais que cette course collait bien à mes qualités de coureuse. Je suis partie avec le groupe de tête et je me sentais bien même si j’ai renvoyé mon premier ravitaillement. Les sensations étaient quand même bonnes et je suis contente d’avoir pu conserver ce podium jusqu’à la fin. »

Headlands 27K : les résultats de la course femmes

1 – Joyce Njeru (KEN – Atletica Saluzzo) : 2:17:34 (+200 pts)

2 – Madalina Florea (ROM – Salomon) : 2:18:22 (+188 pts)

3 – Lauren Gregory (USA – Nike Trail) : 2:19:15 (+176 pts)

4 – Judith Wyder (CHE – Hoka / Red Bull) : 2:22:21 (+166 pts)

5 – Oria Liaci (CHE) : 2:24:26 (+156 pts)

6 – Miao Yao (CHN – Salomon) : 2:25:25 (+150 pts)

7 – Anna Gibson (USA – Brooks) : 2:25:39 (+144 pts)

8 – Julia Font (ESP – Brooks) : 2:25:54 (+140 pts)

9 – Allie Ostrander (USA – Nnormal) : 2:27:04 (+136 pts)

10 – Rachel Tomajczyk (USA – Merrell) : 2:27:32 (+133 pts)

Le Top 5 femmes. Photo GTWS

Classement général : Elhousine Elazzaoui et Joyce Njeru en tête

Alors que le classement général comptabilise les 3 meilleurs résultats de chaque athlète (initialement, ce devait être les 4 meilleurs résultats, mais l’annulation de la cours en Pologne début septembre pour cause de mauvais temps a conduit Greg Vollet, directeur de la Golden, a modifier la règle pour ne pas pénaliser d’athlètes), le Marocain Elhousine Elazzaoui et la Kényane Joyce Njeru sont en tête. Mais les écarts ne sont pas si importants, et tout pourrait encore changer lors de la dernière course, le 22 septembre pour la Mammoth 26K à Mammoth Lakes, en Californie, avant la grande finale en Suisse en octobre.

Le classement général après 7 épreuves.
Les derniers articles