Surnommé « Monsieur Diagonale des Fous », dont il a pris 16 fois le départ, sur le podium de laquelle il est monté 7 fois et qu’il a remportée une fois en 2015, Antoine Guillon a débuté la course à pied à l’âge de 12 ans. Plus de 40 ans plus tard, à l’âge de 54 ans, il continue de briller. Pourtant, il n’est pas tombé dans la potion magique quand il était petit. Son secret ? Chi va piano, va sano.

Esprit Trail : Ce qui te caractérise, pour ceux qui te connaissent, c’est que tu ne fais jamais de vitesse à l’entraînement.

Antoine Guillon : C’est ça, donc on ne verra jamais sur une piste ni faire des 30/30 ou des 2 minutes en côte en intensité maximale. Sur la puissance maximale, ou la fréquence cardiaque maximale si tu préfères, à l’entraînement, je ne dépasse jamais 85%. Ça correspond au premier seuil, un peu au-delà de l’endurance, à peine au-dessus. Mais ça ne m’empêche pas, sur une course, d’être à 90% pendant 3 heures. Aucun souci !

D’où te vient cette façon de t’entraîner « sans vitesse », et pourquoi ce choix ?

Antoine Guillon : Ça provient de mes tout débuts en course à pied, quand j’avais 12 ans. J’ai commencé à courir sur route avec mon père et pour bien faire les choses, il a suivi la méthode de Serge Cottereau, qui préconisait de s’entraîner quasiment exclusivement en endurance fondamentale, en dessous de 80% de sa fréquence max, avec 15% sur un seuil intermédiaire, genre 83% de fréquence max, et 3 à 5% réservé à de la vitesse. Mon père suivait cette méthode et calculait tout. Et moi, je courais avec lui quasiment tous ses entraînements, sauf la partie vitesse parce que je n’aimais pas ça.

Antoine Guillon Photo Jean-Benoît Roubinet
Photo Jean-Benoît Roubinet

Comment ça, tu n’aimais pas ça ?

Antoine Guillon : Je n’aimais pas aller vite et avoir la sensation d’être essoufflé. Moi je préférais être tranquille mais durer. C’est curieux, mais j’avais déjà cette attirance pour durer. Du coup, après les entraînements, je n’étais pas spécialement fatigué, et en tout cas jamais lassé. Et je pense que c’est peut-être ce qui fait ma force encore aujourd’hui : je suis toujours présent parce que mes entraînements ne me coûtent pas. Même si j’en fais beaucoup, ils ne sont pas fatigants.

Ni physiquement, ni psychologiquement ?

Antoine Guillon : Non plus. Je ne me dis jamais « Oh là là, il faut encore y retourner, il faut faire ci, il faut faire ça ! » Je ne le vois pas comme des exercices imposés : je fais des sorties sans même imaginer que je vais m’entraîner. Et je ne vais pas me malmener, me dire « Là, maintenant, il va falloir que je fasse 5 minutes de ça, ou 10 minutes de ça ! » Pas du tout. Je pars, je reste tranquille et ma fréquence cardiaque va évoluer en rythme par rapport au relief, sans plus.

Tu ne varies jamais tes entraînements en fonction de tes objectifs ? Sur l’Ultra Sierra Nevada que tu as couru début avril et où tu as fini 2ème derrière Cédric Chavet, course qui ne faisait « que » 100 km, tu t’étais entraîné comme pour un 100 miles ?

Antoine Guillon : Pratiquement, oui. J’apporte juste quelques petites touches un peu différentes. Pour reprendre l’exemple de l’Ultra Sierra Nevada, pour 100 km en général ça part un peu vite, donc sur les 15 derniers jours j’ai réduit un peu la durée de mes entraînements et j’ai mis un petit peu de rythme de temps en temps en sur 3 à 5 minutes, genre 85% grand maximum de ma fréquence cardiaque. Mais c’était surtout pour retrouver de la gestuelle, de l’aisance et de la souplesse musculaire.

Fin septembre, tu vas disputer pour la première fois le Spartathlon, une course mythique de 246 km qui se déroule sur route en Grèce. Tu vas travailler ta vitesse pour l’occasion ?

Antoine Guillon : Bah non, pourquoi, puisque je vais courir 246 km ? Je vais partir tranquille à 11 à l’heure, peut-être 12 par moments si c’est du faux plat descendant, donc aucun intérêt de faire de la vitesse. Par contre j’ai intérêt à travailler ma puissance de manière à avoir des appuis qui soient hyper stables. Donc plutôt que de courir sur route comme quasiment tout le monde va le faire, moi je vais courir surtout en montagne sur de belles sorties avec du gros dénivelé de manière à faire travailler tous les muscles périphériques.

En travaillant la pose de pied autrement que simplement dans l’axe, comme sur la route, ça me permet ensuite d’économiser énormément mon énergie pour rectifier les trajectoires. Et c’est ça qui va faire la différence parce qu’en économisant quelques calories par heure, à la fin, ces calories, je les aurai pour accélérer et monter à 13 ou 14km/h si besoin.

Antoine Guillon Photo Jean-Benoît Roubinet
Photo Jean-Benoît Roubinet

Comme l’an dernier à Minorque où tu rattrapes le leader et le doubles à 200 mètres de la ligne en ayant fait les 20 derniers kilomètres quasiment en sprint ?

Antoine Guillon : Exactement ! J’ai pu finir à 17 km/h, à fond, et ça jamais je n’aurais pu le faire si j’avais travaillé sur ma vitesse, parce que ça aurait été au détriment de la puissance et du volume général d’entraînement.

Tu fais aussi pas mal de vélo ?

Antoine Guillon : Oui, pour faire tricoter les pattes. Ça m’évite de me fatiguer à faire ça en courant et surtout le but, c’est de ne pas me faire mal, de ne pas me blesser. Avec une alternance de vélo et de marche en côte, ça me permet de ne pas avoir un temps de course proprement dit trop élevé par mois.

Ça ressemble à quoi, une semaine type d’Antoine Guillon ?

Antoine Guillon : 20 heures, partagées entre le trail et le vélo. En général, c’est plus de trail, mais de temps en temps c’est l’inverse, quand je veux alléger l’effort général. Ça peut être 2/3 de vélo et 1/3 de trail. En volume, j’aurai toujours grosso modo mes 20 heures, mais je serai plus à l’économie parce que le vélo est moins énergivore.

Pas de séances spécifiques, pas de vitesse… Tu fais quand même un peu de renforcement musculaire en salle ou autre ?

Antoine Guillon : Non, absolument pas, parce que je suis en général sur des terrains qui sont très accidentés. (Antoine Guillon s’entraîne dans le Massif du Caroux, à côté de Montpellier, sur des terrains très techniques et sauvages, NDLR.) En choisissant d’orienter ma séance sur un terrain spécifique, je peux travailler ce dont j’ai besoin et le faire sur des obstacles naturels que je ne rencontrerai jamais en salle.

C’est cette philosophie que tu enseignes dans les stages de trail que tu organises dans le Caroux ?

Antoine Guillon : Tout à fait, mais pas que ! J’essaye aussi de transmettre des astuces de déplacement pour être en économie d’énergie, parce que les gens font rarement attention à ça. Si tu n’as que 8 heures d’entraînement par semaine, en étant attentif à ta pose de pied, ta position, la trajectoire, et cetera, tu vas quand même progresser. Il y a des tas de façons de jouer avec les obstacles naturels pour moins faire monter les pulsations et moins dépenser d’énergie.

La façon de poser le pied, la façon de le déplacer, la façon de soulager la chaîne postérieure en prenant des appuis un petit peu différents, la façon de grimper une pente sans obstacles, avec des obstacles, une paroi… Est-ce qu’on monte sur le rocher, ou est-ce qu’on passe à côté ? C’est plein de choses, plein d’observations que je transmets au cours de mes stages, qui permettent de progresser mais aussi de durer.

Je pense que si aujourd’hui je continue à faire des ultras avec de belles performances, c’est parce que je me suis économisé pendant longtemps et que j’ai toujours cette envie de continuer !

Cet entretien a été publié dans ESPRIT TRAIL N°144, juin-juillet 2025

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Plus de 2500 personnes s’étaient donné rendez-vous le 1er juin sur les bors du lac Léman pour participer aux différentes épreuves de la 9ème édition de l’Xtratrail Lavaux. Un record de participation pour cet événement au cœur des vignes, où son parrain, Dawa Sherpa, vainqueur du tout premier UTMB, a prouvé qu’il avait encore une sacrée paire de jambes !

Xtratrail Lavaux 2025 : un spot de trail unique, entre vignes et lac

Ce sont très exactement 2531 coureuses et coureurs qui se sont élancés au départ de Lutry sur les 10 parcours de trail, course à pied et walking de l’Xtratrail Lavaux 2025, sous un grand soleil qui a écrasé les vignobles en terrasses caractéristiques du patrimoine local.

Tout au long des différents parcours, les coureurs ont pu découvrir les pittoresques ruelles pavées de Lutry, Grandvaux, Chenaux et Aran, mais surtout sillonner le vignoble de Lavaux parsemé de points de vues grandioses permettant d’apercevoir le Lac Léman et les Alpes, ou encore de profiter d’un peu de fraîcheur sur les sentiers forestiers dans les alentours de la Tour de Gourze, du Lac de Brêt, du Mont-Cheseaux ou du Mont-Pélerin.

Si le sport était à l’honneur, le chrono, comme chaque année depuis 9 ans, ne faisait pas tout. Non seulement l’esprit convivial et familial de la manifestation était privilégié, mais également l’engagement des organisateurs à servir des causes nobles, particulièrement celles liées à l’enfance. Ainsi, cette année, l’Xtratrail Lavaux soutenait les associations Dawa Dachhiri Sherpa et Rêves Suisse.

Dawa Sherpa, parrain de la manifestion et notamment vainqueur de la première édition de l’UTMB, n’a pas manqué de chausser les baskets pour participer au format 34 km, dont il a remporté le classement de sa catégorie !

Rendez-vous festif à ne pas manquer, l’Xtratrail Lavaux fêtera ses 10 ans les 30 et 31 mai 2026. Les inscriptions ouvriront en juillet 2025.

Xtratrail Lavaux 2025 :
Xtratrail Lavaux. Photo DR

Xtratrail Lavaux 2025 : les podiums des 20, 34 et 50 kilomètres

Podiums 50 km

Raphaël Dupertuis (SUI) 4h39mn07
Pierre Liorit (FRA) 4h51mn52
Raphaël Breuillé (SUI) 4h55mn14

Anja Herbst (GER) 6h06mn35
Yulia Kulagina (RUS) 6h06mn55
Stephanie Haltner (SUI) 6h15mn01

Podiums 34 km

Matthieu Bayle (FR) 2h56mn55
Stephan Utz (SUI) 2h58mn42
Loïc Noël (SUI) 3h01mn00

Lucile Besson (FR) 3h19mn56
Janis Rauch (GER) 3h38mn17
Emma Ferreira Smyrliadis (SUI) 3h38mn24

Podiums 20 km

Matthieu Zeribi (FR) 1h35mn50
Luc Métrailler (SUI) 1h36mn22
Matthieu Trichet (SUI) 1h37mn00

Christelle Bianco (SUI) 1h57mn52
Margaux Girard-Soppet (FR) 1h59mn29
Léa Evéquoz (SUI) 2h00mn04

Les résultats de toutes les courses ICI

Plus d’informations sur l’Xtratrail Lavaux ICI

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Photo DR
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Dans ce nouveau numéro d’ESPRIT TRAIL, nous vous révélons les secrets d’entraînement d’une dream team impressionnante : Antoine Guillon, Maud Combarieu et Cédric Chavet, tous les 3 membres du Team GlobeTrailers. Ils ont 150 ans à eux trois, courent pour certains depuis plus de 20 ans, et continuent de monter sur les podiums et gagner des courses. Comment font-ils ? Quel est le secret de leur longévité ? On leur a demandé.

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A découvrir, 11 pages pour connaître tous les secrets des GlobeTrailers.

ESPRIT TRAIL N°143 : la grande évasion

De la Grande Muraille de Chine aux confins de la Patagonie, en passant par le désert marocain, les pentes du Teide à Tenerife, Madère, ou encore les forêts hostiles du Tennessee, on va vous faire voyager aux quatre coins de la planète, avec des reportages tous plus passionnants les uns que les autres. Mais la France n’est pas en reste, avec une impressionnante Reine des Neiges sur la SkyRace des Matheysins, un Benoit Laval de retour en Guadeloupe 23 ans après sa première venue, une team Kiprun éblouissante sur les pentes du Mont Ventoux ou une odyssée hors du temps sur le GR21.

ET143 REPORTAGES
Elle termine 4ème au scratch du Marathon des Sables, un exploit historique. Elle raconte…

ESPRIT TRAIL N°143 : découvertes et coups de cœur

Mount to Coast, de la montagne à la mer ! Tel est le nom d’une toute nouvelle mrque de chaussures d’ultra-distance, destinée à avaler des kilomètres sans sourciller. Nous avons testé la T1, leur premier modèle trail, de la montagne… à la mer, comme il se doit. Mais ce n’est pas tout ! Nous avons aussi réalisé un très étonnant test à l’aveugle avec 2 paires « révélation » de l’année venues de chez Rossignol : la Vezor et la Venosk. Ou quand un coureur aux yeux bandés découvre ce qu’on lui a mis aux pieds.

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Le test à l’aveugle des 2 pépites de Rossignol.

ESPRIT TRAIL N°143 : entraînement, santé, communauté et bien plus encore

Vous retrouverez également dans ce numéro enrichi de 16 pages vos rubriques habituelles, avec les conseils de nos coachs pour améliorer vos entraînements, pour prendre soin de vous et des nouvelles de la planète trail dans notre section COMMUNAUTÉ.

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On a retrouvé Xavier Thévenard en Lozère…

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Du 6 au 8 juin prochains, le Swiss Canyon Trail célèbre son 30ème anniversaire avec une édition exceptionnelle en ajoutant, pour cette année seulement, un parcours de 166 km (100 miles) aux 5 épreuves traditionnelles de 16 km à 111 km. Un événement ultra excitant auquel s’est associé l’équipementier Kailas Fuga, déjà partenaire du Tor des Géants, qui viendra en force avec ses athlètes les plus emblématiques, Sangé Sherpa, Claire Bannwarth et Martin Perrier.

Swiss Canyon Trail by Kailas Fuga : le Jura suisse, passionnément

Réputé pour offrir une expérience immersive dans des paysages spectaculaires, à la découverte du Jura suisse, le Swiss Canyon Trail est une institution qui fait la part belle à la nature. Les coureurs traversent ainsi des sites emblématiques tels que les Gorges de l’Areuse, les crêtes des Aiguilles de Baulmes et surtout le Creux du Van, majestueux cirque rocheux aux falaises vertigineuses.

Y proposer un format de 100 miles était un rêve, qui va devenir réalité. En effet, le parcours de 166 km, avec un dénivelé positif de plus de 8 000 mètres a pu voir le jour grâce à une dérogation accordée par le Conseil d’État, permettant aux organisateurs d’offrir ce tracé unique qui ne sera pas reconduit. « Ce projet nous tenait à cœur depuis plus de deux ans, et le concrétiser pour cette 30ème édition est une grande fierté. C’est un véritable cadeau, tant pour les coureurs que pour tous les amoureux de notre région », souligne Patrick Christinat, président du comité d’organisation.

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Photo Linka / Swiss Canyon Trail

Swiss Canyon Trail by Kailas Fuga : 6 distances pour tous niveaux

Si le 166 km est l’événement de cette 30ème édition, 5 autres distances permettent de découvrir les paysages du Jura suisse à son propre niveau, dont une toute nouvelle petite distance de 16 km idéale pour débuter.

SCT 16 km
Nouvelle venue au Swiss Canyon Trail, l’ultra-accessible 16K est une course qui fait vivre les sensations du trail sur une distance de 15,9 km et 577 m de dénivelé. Avec un départ l’après-midi, cette course permet à un maximum de fans, d’accompagnants et autres amateurs de course de faire connaissance avec la magie Swiss Canyon Trail sans redouter une distance trop importante. Le 16K est également ouvert au Nordic Walking.

SCT 31 km
Une course de 31,6 km qui offre un parcours difficile avec une ascension de 1380 m.

SCT 51 km
Une course exigeante sur un terrain accidenté, avec une ascension importante et une magnifique montée vers Le Soliat, offrant un panorama sur le canyon le plus célèbre de Suisse, le Creux du Van.

SCT 81 km
Le 81K, qui en est à sa 25ème édition, reste l’un des parcours les plus variés et les plus exigeants d’Europe. Un défi physique et mental constant.

SCT 111 km
Avec ses 114,8 kilomètres et 5294 mètres de dénivelé, le 111K est un défi technique et exigeant qui traverse des paysages variés et saisissants. Ce parcours emmène les coureurs à la découverte des trésors du Val-de-Travers et de la région nord-vaudoise. Chaque section réserve son lot d’émotions : montées abruptes, descentes exigeantes et passages roulants s’enchaînent pour une expérience unique, où effort et émerveillement se rencontrent à chaque instant. Le 111K n’est pas qu’une course : c’est une immersion dans la nature et un véritable voyage intérieur, où chacun trouve son propre rythme pour relever un défi hors du commun.

SCT 166 km
Avec un dénivelé total de 8147 mètres, le tracé impose respect et émerveillement. Chaque kilomètre réserve son lot de surprises, entre montées abruptes, descentes techniques et crêtes panoramiques. Au cœur du Val de Travers et de la région nord-vaudoise, les coureurs découvriront des sites d’une beauté rare : les majestueuses Aiguilles de Baulmes, les panoramas envoûtants depuis le Chasseron, l’atmosphère pittoresque de St-Croix et bien sûr le mythique Creux du Van. Plus qu’une compétition, ce 100 miles est une invitation à explorer l’harmonie entre l’effort extrême et la splendeur des paysages suisses. Ici, chaque coureur écrira son propre chapitre, que ce soit en admirant un lever de soleil au sommet ou en trouvant une force insoupçonnée dans les kilomètres les plus exigeants.

SWISS CANYON TRAIL
Tout peut arriver sur le Swiss Canyon Trail, même une invasion romaine ! Photo Linka / Swiss Canyon Trail

Swiss Canyon Trail by Kailas Fuga : une expérience collective

Chaque année, plus de 600 bénévoles de 23 communautés locales assurent un accueil chaleureux, créant une ambiance unique où élites et amateurs se retrouvent. L’événement, rendez-vous majeur du trail, se distingue par son esprit de solidarité et d’entraide, où chaque coureur vit une aventure inoubliable.

Consciente de son impact environnemental, la course veille à préserver les sites naturels traversés. Des mesures strictes ont été mises en place : limitation des participants, réduction des infrastructures temporaires, mais aussi projets liés aux écosystèmes, comme la réhabilitation de zones humides pour le crapaud accoucheur. « C’est un travail mené sur le long terme en collaboration avec des associations », précise Patrick Christinat. Ainsi, l’organisation incite les participants à adopter une attitude responsable en limitant leurs déchets et en préservant la faune et la flore. Cet engagement, au cœur de l’ADN du trail running, garantit un événement durable et respectueux de la nature.

Au-delà de l’aspect sportif, le Swiss Canyon Trail est aussi un événement festif qui dynamise la région. Des concerts, des espaces de restauration, de détente et des animations sont proposés au long du week-end, permettant aux coureurs et spectateurs de vivre une expérience immersive.

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Photo Linka / Swiss Canyon Trail

Swiss Canyon Trail by Kailas Fuga : 6ème étape des World Trail Majors

Au cœur du circuit World Trail Majors, le Swiss Canyon Trail occupe une place de choix en tant que 6ème des 12 courses au calendrier. Lancé en 2024, le World Trail Majors réunit certaines des courses de trail et d’ultra-trail dans le monde, avec un accent particulier mis sur l’inclusion, le respect de l’environnement et la préservation de l’identité de chaque course.

Swiss Canyon Trail by Kailas Fuga : Sangé Sherpa, Martin Perrier et Claire Bannwarth en têtes d’affiche

Partenaire de cette édition exceptionnelle du Swiss Canyon Trail, l’équipementier Fuga Kailas, connu notamment pour son partenariat avec le Tor des Géants et son athlète vedette Franco Collé, 4 fois vainqueur de la grande boucle du Val d’Aoste, débarque en force sur l’épreuve avec quelques-uns des membres éminents de son Team Fuga by Kailas, fort de plus de 25 athlètes de 12 nationalités, qui joueront les podiums.

Parmi eux, Claire Bannwarth, toute nouvelle recrue du team, qu’on ne présente plus, devait initialement prendre le départ de l’ultra, mais, toujours blessée, se contentera du 31 km. Le Suisse Martin Perrier, 3ème du dernier Tor des Géants, 2ème de l’Ultra Terrestre à La Réunion il y a quelques semaines, prendra en revanche le départ du 166 km. De son côté, le Népalais Sangé Sherpa s’alignera sur le 111km. Enfin l’Ukrainienne Anna Darmograi, 10ème féminine de la Skyrace des Matheysins cette année, et qui collectionne les podiums sur les courses alpines avec dénivelé, prendra le départ du 31 km.

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Claire Bannwarth. Photo DR
Martin Perrier
Martin Perrier. Photo DR
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Sangé Sherpa. Photo DR

Swiss Canyon Trail by Kailas Fuga : un partenariat stratégique majeur

Le partenariat entre le Swiss Canyon Trail et l’équipementier Kailas Fuga souligne la volonté de ce dernier de s’implanter en Europe pour challenger les marques majeures. Si le défi est de taille, la qualité des produits et le savoir-faire de Kailas Fuga sont à la hauteur. Et surtout, la stratégie est sans ambiguïté : ils sont fiers d’être chinois, ils aiment la montagne, le trail, et ils s’engagent à fournir les meilleurs produits à des prix très compétitifs. Déjà partenaires de près de 400 trails à travers le monde, Kailas Fuga envisage, dans le cadre de son développement, de soutenir d’ici à la fin de l’année une quinzaine de courses en France.

Nina Sun, Directrice de la marque, elle-même ultra-traileuse, déclarait lors de la réunion de son team en Italie début avril : « Pour la première fois, l’équipe Fuga se réunit en Europe. C’est une étape importante pour nous, et nous voulions le faire avec nos athlètes. Notre histoire, nous voulons la raconter à travers nos athlètes et leurs parcours, en mettant en particulier l’accent sur nos athlètes féminines et la diversité de notre équipe. Nous sommes riches de représentants de plus de 12 pays différents. Notre objectif, c’est d’inspirer les hommes et les femmes du monde entier avec l’exemple de nos champions. Notre développement en Europe, notamment en Italie et en France, se traduira par l’annonce de nouvelles courses partenaires, et par le déploiement de notre communauté de traileurs : le Fuga Mountain Club. »

Kailas, une marque impliquée dans l’essor du sport nature

Fondée en 2003 en Chine par deux passionnés de montagne, Kailas est une marque jeune. Et féminine ! 40% de l’équipe de management est féminin, et 61% de la force de travail de la marque est composée de femmes.

Nina Sun, poursuit : « Nous avons fondé Kailas en 2003 pour proposer aux passionnés de montagne et d’aventure les moyens de s’épanouir sur leur terrain de jeu, avec le maximum de confort et de sécurité. Nous voulions repositionner à la hausse les standards de ce qui est possible de faire en plein air. Nous avons créé des vêtements et des équipements d’escalade haut de gamme, permettant aux explorateurs de conquérir les sommets de 8000 mètres les plus difficiles. Mais nous nous adressons aussi à tous ceux qui veulent vivre mieux, pas seulement à ceux qui relèvent des grands défis ! Le courage du quotidien, c’est aussi cela la volonté. Par exemple, être mère, travailler, et courir… »

Si Kailas est aujourd’hui la marque leader en Asie dans le domaine des équipements outdoor, spécialisée dans l’escalade, la randonnée et le trail running, c’est aussi un acteur de l’essor du sport nature en Asie. Nina Sun : « Au-delà de la fabrication d’équipements exceptionnels, nous nous impliquons pour l’avenir des sports de plein air en regroupant une communauté de passionnés de montagne et de professionnels de l’industrie autour de ce thème. »

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Photo Swiss Canyon Trail

Fuga, la ligne dédiée au trail running de Kailas

Baggio Zhong, co-fondateur de la marque Kailas, est devenu paraplégique à la suite d’un accident de ski en 2013, mais sa passion pour les sports de plein air a continué de guider l’entreprise et ses produits innovants. C’est ainsi que 3 ans plus tard, en 2016, a été lancée Fuga, sa première gamme de chaussures de trail. Ce qui frappe en rencontrant l‘équipe de conception, c’est leur volonté de produire le meilleur sans concession, avec leur propre personnalité, en mettant de côté les impératifs marketing à la mode. D’ailleurs, et ce n’est pas un détail, 90% de l’équipe de conception et d’encadrement de Kailas court régulièrement et fait du trail.

La gamme Fuuga dédiée à la discipline inclut des chaussures équipées de semelles Vibram Megagrip pour une adhérence optimale et d’une semelle intermédiaire Kailas Boom pour un amorti réactif, mais aussi des sacs à dos légers, ergonomiques, avec un système de stabilisation pour un confort lors des longues distances, et des vêtements techniques, en matières respirantes et résistantes aux intempéries intégrant du Gore-Tex.

Nina Sun détaille : « Après vingt ans d’expertise dans les sports de montagne, Kailas a lancé une série de produits de trail sous la signature Fuga en 2016. Nous avons ainsi introduit un design révolutionnaire et apporté des innovations techniques à l’industrie du sport de plein air. » Un discours corroboré par des faits : depuis son lancement, Fuga a obtenu de nombreux prix d’innovation internationaux. Et les membres de son team multiplient les podiums sur les courses auxquelles ils participent.

Pour suivre les courses du Swiss Canyon Trail 2025, c’est ICI

Fuga EX330
Fuga EX330
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L’ « autre » montagne accueillait le long week-end du 29 mai au 1er juin une nouvelle édition de la désormais traditionnelle Volvic Volcanic Experience, avec de nombreux formats au menu, un Puy de Dôme toujours aussi redoutablement beau et une start list de champions impressionnante. Retour sur un week-end à la fois chaud et chaleureux qui a, entre autres élites, sacré un Yannick Noël des grands jours.

VVX 2025 : les 224 km de l’Experience Grande Traversée Volcanique pour Tanguy Warin et Céline Lucak

Ils ont survécu à la canicule ! Après près de 30 heures de course, Tanguy Warin s’est imposé en 29h31 devant Alexandre Beraud (31h01) sur le 224 solo. Nicolas Le Nocher termine 3ème en 34h03. Côté féminin, une seule femme a réussi à parvenir au bout de l’épreuve et s’impose donc en 55h31 : Céline Lucak.

Dans la version duo, la victoire revient au binôme Grégory Camerlo et Bertrand Cavalier en 38h41, devant le duo médiatique Casquette Verte / Loïc Jalmin en 41h03. On en profite pour faire un petit coup de projecteur sur Grégory Camerlo, qui vient de réaliser cette première ultra-distance en préparation de sa tentative de FKT sur l’aller-retour du GR20 Corse cet été, un chrono jamais réalisé à ce jour, en soutien au peuple arménien de la région du Haut-Karabakh. Vous pouvez le suivre et le soutenir sur le compte Facebook GR20 pour l’Arménie.

GR20 Camerlo
Gregory Camerlo (3ème en partant de la gauche) lors de son premier GR20 pour l’Arménie, en 2021. Photo DR

VVX 2025 : les 111 km de l’Experience Chaîne des Puys – Faille de Limagne pour Yannick Noël et Agathe Teillet-Magot

On attendait la bataille, elle n’a pas vraiement eu lieu. Parti solidement, Yannick Noël a dominé toute la course et s’est imposé sans trembler sur le format 111km de la VVX. Bouclant le parcours en 9h28, il devance de plus de 26 minutes le roi du désert Rachid El Morabity, 11 fois vainqueur du Marathon des Sables, venu prouver qu’il est aussi très performant quand il n’y a pas de désert au menu. Louis Sorin prend la 3ème place en 10h03. Rachid El Morabity en a profité pour nous annoncer un petit scoop : sa volonté de se qualifier pour prendre le départ de l’UTMB en 2026.

Yannick Noel Photo Stéphane Demard
Yannick Noël. Photo Stéphane Demard
Rachid El Morabity VVX. Photo Stéphane Demard
Rachid El Morabity VVX. Photo Stéphane Demard

Chez les femmes, Agathe Teillet-Magot remporte la victoire, 15e au scratch en 11h33, devant Mahauld Granier (11h56) et Manon Campano (12h27).

Dans la version relais, bel exploit de la team 100 % féminine les CIMALPETTES de Maryline Nakache et Manon Gras qui prend la troisième place du podium général en 11h09, la course étant remportée par le team LES FRERES CARROT, composé de Mathias et Simon, en 10h38. Entre eux, le team LES RANDONNEURS DU DIMANCHE se glisse en 10h58 à la seconde place.

VVX 2025 : les 82 km de l’Experience Terra Volcana pour Aurélien Jacoutot et Pauline Chambon

Le format 82km s’est soldé par un cavalier seul d’Aurélien Jacoutot, qui a mené de bout en bout et s’impose en 7h27. Chez les femmes, la victoire revient à Pauline Chambon en 9h29, 19e au scratch. En relais, ce sont les locaux de la Team LES AUVERGNATS qui s’imposent juste après le vainqueur du solo, en 7h28.

VVX 2025 : les résultats des autres courses

Sur le format 46km, Alexandre Meyleu et la championne du monde 2023 Marion Delespierre, de retour sur les sentiers après être devenue maman, ont tenu leur rang de favoris et se sont imposés, avec une belle 7e place au scratch pour Marion.

Sur le format 24 km, c’est le frère d’Alexandre, Quentin Meyleu qui a été le plus rapide, tandis que chez les femmes, c’est Ophélie Launay qui s’impose, 17e au scratch.

Enfin, Frédéric Galery et Marine Place, 5e au scratch, remportent le 15km.

Résultats complets de toutes les courses ICI

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Pack canicule activé ! Il faisait 29 degrés à l’ombre vendredi 30 mai à 15 heures sur la place de l’église de Forcalquier lorsque les coureurs du THP160, le grand format de la 11ème édition du Trail de Haute Provence, se sont élancés. Et de l’eau, tous les coureurs des différentes courses en ont bu autant qu’ils en ont transpiré tant il a fait chaud sur les sentiers écrasés de soleil. Dans cette fournaise, c’est un Normand, Yoann Lecauchois et une Marseillaise, Zélia Driquert, qui ont brillé.

Trail de Haute Provence : le THP160 pour Lecauchois et Driquert

Il aura fallu 22h31 à Yoann Lecauchois pour venir à bout du grand format de cette 11ème édition du THP, sa première grande victoire sur un ultra-trail. Mais la course n’a pas été de tout repos et lui a même réservé une sacrée surprise quand, en pleine nuit sur les pentes de la Montagne de Lure, il a été immobilsé par un patou agressif barrant le chemin. « Des chiens agressifs, j’en ai déjà vu, mais là c’était impossible de passer », racontera le vainqueur, qui aura perdu 35 minutes dans l’affaire, obligé de faire un large détour. Mais cette perte de temps ne l’aura finalement pas pénalisé, puisqu’il s’impose avec plus de 50 minutes d’avance sur Adrien Mondon (23h23) et Baptiste Richalet (23h34).

Chez les femmes, la course a été dominée de bout en bout par la Marseillaise Zélia Driquert, qui a devancé de près de 6 heures sa dauphine, Christelle Macloud, et de plus de 7 heures Caroline Wasykula, troisième.

Le team de 9 coureurs MOMO ET SES COPAINS s’impose dans la version THP 160 relai avec un chrono turbo de 16h36.

Yoann Lecauchois
Yoann Lecauchois victorieux du THP160. Photo DR
Zelia Driquert
L’intouchable Zelia Driquert en plein ravito. Photo DR

Trail de Haute Provence : Julien Absalon monstrueux sur le THP 80

Il y a des gens qui transforment tout ce qu’ils touchent en or. C’est le cas de Julien Absalon, double champion olympique de VTT Cross Country (2004-2008), 5 fois champion du monde entre 2004 et 2014, 7 fois vainqueur du classement général de la Coupe du monde entre 2003 et 2016. Désormais descendu de son vélo pour arpenter les sentiers en mode trail, il enchaîne depuis 2023 les Top 10 et vise désormais les podiums, voire les plus hautes marches !

Et 2025 vient confirmer son ambition ! Après une victoire sur le 68km (3300mD+) du Trail des Balcons d’Azur en avril, il s’est imposé dimanche 1er juin sur le THP80 (84km et 3850mD+) en 8h29, reléguant Stephen Roux, 3e du 110km de l’Ultra-Trail Atlas Toubkal de l’Atlas Quest 2024 à près de 20 minutes ! Un mutant ? Mais non, puisqu’il a fait un DNF lors de la dernière Diagonale des Fous. On se rassure comme on peut !

Côté féminin, la victoire est revenue à Délia Blanc-Tranchant en 11h57, avec 35 minutes d’avance sur sa dauphine, Adeline Deneubourg.

Sur la version THP 120 relai, ce sont les 4 coureurs du Team LES TONTONS qui s’imposent en 8h27, à peine 2 minutes plus rapides que l’impressionnant Julien Absalon.

Absalon OPEN
Julien Absalon à l’arrivée du THP80. Photo DR

Trail de Haute Provence : les résultats des autres courses

Sur le THP120, parti en même temps que le 160, la victoire revient à Arthur Ferragne (15h53) et Natacha Piecq (17h26), 5e au scratch.

Le THP 50 a vu la victoire de Miguel Balaven (4h28) et Rachel Pain (5h24), 15ème au scratch.

Sur le THP 40, la victoire revient à Benoît Sinner (4h14) et Karine Bodineau (4h48), 12ème au scratch.

Du côté du THP 30, les vainqueurs sont Thibaud Baudoin (2h20) et Alexia Coudray (3h00), 16ème au scratch.

Sur le THP20, le haut de la boîte a été gagné par Jules Fourniller (1h58) et Typhaine Christiaen (2h10), 6ème au scratch.

Enfin sur le THP10, les plus rapides ont été Kevin Morello (50mn53) et Candyce Billy (53mn58), 8ème au scratch.

Résultats complets de toutes les courses ICI

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Impressionnant Hugo Deck ! Après le 52km du Trail Nivolet Revard début mai, c’est le 100km et 5200m D+ du tour du lac de la MaXi-Race du lac d’Annecy que l’Alsacien de naissance inscrit à son palmarès ! Ayant mené de bout en bout, il s’impose en 10h23 devant Léo Rogaume (10h30) et Antoine Lamboy-Martin (10h33). À noter parmi les élites la 4ème place de Martin Kern, tandis que Arthur Joyeux-Bouillon, pour sa course de rentrée, est sorti du Top 20…

Chez les féminines, Magali Mellon, en tête depuis le début, s’est imposée en 12h30. Elle devance Maëlle Deruaz (12h57) et Inês Marques (13h30). Retrouvez ici le résumé de ce tour du lac 2025.

MaXi-Race 2025 : Antoine Charvolin et Ruth Croft sur le 60 km

Depuis le temps qu’il courait après une grande victoire, c’est désormais fait pour Antoine Charvolin, qui s’impose de belle façon sur le 60 km, parcours similaire à celui des championnats d’Europe de trail 2024 ! Battu de peu par Thomas Cardin sur le Grand Raid Ventoux by UTMB en avril, il monte enfin tout en haut de la boîte, devançant en 5h19 deux costauds, Gautier Bonnecarrère (5h21mn43s) et Théo Detienne (5h25mn31s).

Chez les femmes, victoire de la Néo-Zélandaise Ruth Croft qui s’impose en 6h09mn05s, 16e au scratch. Un succès qui en dit long pour celle qui n’a qu’une idée en tête : s’imposer à Chamonix lors de l’UTMB fin août, après avoir terminé 2ème l’an dernier. Ruth Croft a même renoncé à disputer la Western States mi-juin pour mieux se préparer. Bon, il faudra quand même battre Courtney Dauwalter… La Russe Ekaterina Mityaeva prend la 2ème place, en 6h23mn59s, tandis qu’Anna Mazel devance de peu Hillary Gerardi pour la 3ème place.

Sortie : 2025
Durée : 5 minutes
Langue : Français

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15 ans. C’est le temps écoulé depuis la première Western States de Kilian Jornet. Mais pour le « Patron », la course conserve la même magie qu’en 2010 : la nature sauvage, ces canyons impitoyables, la chaleur, l’histoire des 160 km de course d’Olympic Valley à Auburn.

Pourtant, Kilian le reconnaît, sa vie est différente maintenant, avec trois enfants, un entraînement plus structuré et les fjords norvégiens comme terrain de jeu. Alors, qu’est-ce qui le ramène en Californie ? Peut-être la curiosité.

« Je ne suis plus exactement le même athlète que celui qui a franchi cette ligne. Pas plus jeune, certes, mais peut-être un peu plus sage… » Un film pour découvrir qui est Kilian Jornet aujourd’hui, père de famille, attentif, adaptant son entraînement…

Sortie : 2025
Durée : 15 minutes
Langue : Anglais

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La 3ème édition du Grand Raid du Finistère qui se déroulera les 19 et 20 septembre 2025 à Telgruc-sur-Mer, dans le Finistère, à la presqu’île de Crozon. Son épreuve phare, atypique, se déroule sans balisage et sans ravitaillement (hors liquides). Mais pourquoi donc aller se mettre dans cette galère ?, diront certains Romains lorsqu’ils verront les terres bretonnes s’approcher. Et bien parce que le Grand Raid du Finistère est une course à part. Loin des foules, loin des codes classiques des courses de trail à sensation, elle se vit intensément, se mérite un peu, et se partage beaucoup. Et ce sont ceux qui l’ont couru ou vont le courir cette année qui en parlent le mieux.

Voir le résumé vidéo de l’édition 2024 ICI

Grand Raid du Finistère : un spot de trail à part

Le Grand Raid du Finistère, ce sont 5 courses de tous formats où chacun pourra se frotter au littoral, à son niveau, de 14 à 166 km. Or ce littoral, c’est certainement l’un des plus beaux paysages côtiers de France (du monde, dit-on là-bas, sans chauvinissme aucun bien sûr!), aux couleurs incroyables, et où les éléments dictent les règles. Bien sûr, les aficionados des sommets alpins, pyrénéens, jurassiens ou vosgiens diront que c’est loin et que c’est plat.

Mais c’est là que le sang du Breton ne fait qu’un tour et qu’il propose au montagnard de venir se frotter à son terrain de jeu de prédilection : la pointe du Finistère, là où la Terre se finit, avec sa fameuse presqu’île de Crozon et son « sommet », le Menez Hom, culminant à « seulement » 330 mètres d’altitude. Facile ? Partez arpenter les 166 km et 3700m D+ du Grand Raid, et on en reparle après…

GRF OPEN
Photo Grand Raid du Finistère

Grand Raid du Finistère : Julie, 37 ans, finsiher du 56 km en 2024, inscrite pour 2025

Originaire de la Presqu’île de Crozon, avec des grands-parents qui habitaient à Telgruc, elle a un attachement fort à la presqu’île. « En 2019 on m’a diagnostiquée une pathologie cardiaque, j’avais 31 ans. On m’a opérée en octobre 2020, pose d’un pacemaker. La reprise du trail a été chaotique. En 2021 j’entends parler du GRF. Cette course me fait rêver, me motive à préserver dans ma reprise douloureuse. Je sais que je ne pourrais jamais faire le 166 mais le rêve est là.

Et en 2023, François (François Hinault, l’organisateur, NDLR) annonce de nouvelles distances sur le GRF ! Je trépigne ! Le 56 est accessible pour moi, hop inscription faite. Une prépa difficile car je perds ma maman fin mai 2024. Mais je vais au bout et l’arrivée est dans les larmes, de joie. Il me faudra 3 mois de recup avant mon “demi-cœur” comme je dis mais j’y retourne cette année et j’y retournerai les années suivantes. Le GRF est ma course de cœur. »

Son message : On peut atteindre nos rêves, d’une manière différente de celle voulue au départ parfois. Il faut s’adapter, avancer, croire en soi.

Grand Raid du Finistère : Marine, 51 ans, inscrite au 18 km

Finistérienne et installée depuis plus de 25 en région nantaise, Marine a eu envie de participer à des courses sur sa terre natale et tout particulièrement sur la côte. « Après une année difficile professionnellement, la course a été un élément majeur pour m’aider à aller mieux. Je me suis donc inscrite à 6 courses cette année avec différents objectifs : battre mon RP sur semi-marathon et faire des trails sur les côtes. »

Son message : Courir pour aller mieux.

GRF MER
Photo Grand Raid du Finistère

Grand Raid du Finistère : Kévin, 32 ans, inscrit au 56 km

Un énorme défi pour ce garçon originaire du Bassin d’Angers, qui a un parcours atypique : « Après un belle perte de poids d’environ 35 kg grâce à une remise au sport, je veux clôturer cette perte de poids par un bel objectif. De plus, cela me permet d’avoir d’acquérir de belle valeur que j’aimerais partager plus tard à mon fils qui vient de naître. »

Son message : Ne jamais abandonner, quel que soit l’objectif.

Grand Raid du Finistère : Nicolas, 41 ans, inscrit au 92 km

Aujourd’hui jeune papa, Nicolas cherche à repousser ses limites autrement, à travers de nouveaux défis qui lui permettent de les explorer et de les faire progresser : « Suite à un changement de vie lié à mon engagement dans des missions humanitaires en contexte sécuritaire complexe, le manque d’activité physique m’a conduit à une prise de poids et au développement d’une stéatose hépatique. Aujourd’hui jeune papa, je n’ai pas d’autre choix que de retrouver une bonne condition physique et de me réinvestir pleinement dans le sport. »

Son message : Le même message que François Hinault, l’organisateur, qui souligne l’importance de l’activité physique pour la santé. Un message qui a résonné en Nicolas comme un déclic. Il est temps pour lui de se remettre en mouvement.

Grand Raid du Finistère : Thierry, 56 ans, inscrit au 166 km solo

Thierry a participé à toutes les éditions, il aime cette course et Crozon (il habite à Clayes, à 15km de Rennes). Il veut dédier cette course à sa femme partie en début d’année : « Je me suis inscrit à l’édition 0 en 2022, après avoir fait le Grand Raid du Morbihan avec mon fils. Je voulais un autre Grand Raid pas trop loin de chez moi. Ma femme se battait contre un cancer je voulais la soutenir à ma façon. J’ai terminé en 30h15.

Je suis revenu en 2023 et 2024 avec toujours la même idée, la maladie de ma femme était toujours présente et c’était ma façon de la soutenir. Je n’ai pas fini ces deux éditions car mal préparé et fatigué. La maladie a gagné, ma femme nous a quitté en janvier 2025. Je me suis donc réinscrit dans la ferme intention de finir cette fois-ci. Je sais qu’elle sera présente et qu’elle me portera et je lui dédirai ma victoire de finisher. »

Son message : Notre souffrance sur les trails est du bonheur à côté de ces satanés maladies. Il ne faut jamais rien lâcher. La vie est belle !

Grand Raid du Finistère
Photo Grand Raid du Finistère

Grand Raid du Finistère : Philippe, 50 ans, inscrit au 56 km

Résidant dans le pays bigouden et ayant la chance d’avoir pu déjà salir ses baskets sur le GR34 côté Presqu’île, Philippe a vraiment envie de re-découvrir ce sentier en mode course libre sans balisage, sans ravito et surtout cette esprit famille/partage. « Depuis 2 ans je galère avec une pubalgie mais j’essaye d’outre-passer mes douleurs pour le plaisir du trail. J’ai plusieurs ultras à mon actif, dont 3 fois la Diag’ mais je lutte pour guérir de cette m**** dans l’espoir de prendre un nouveau dossard en 2025 avec mon fils qui lui est en pleine bourre, avec plusieurs podiums ou très belles places, dont une 20ème à l’Aber Wrach 60, pour partager père/fils cette course qui est pour moi viscérale. »

Son message : Rien n’est impossible. Il suffit de se donner les moyens pour l’atteindre. L’idéal est de le vivre avec ceux qu’on aime. L’accomplissement en est encore plus grand. 

Grand Raid du Finistère : Victoria, 29 ans, inscrite au 18 km

Quoi de mieux qu’un premier trail dans le Finistère pour une amoureuse…du Finistère ? Mais pour Victoria, ce premier trail est aussi et surtout un défi personnel post burn-out : « Cela fait un an que j’ai réussi à reprendre la course et que je ne cesse de me dépasser dans cette discipline. Ma première course était en septembre 2024, sur Nantes. Pas de grand chrono visé, juste un accomplissement. Et plus que tout ça, je me suis enfin sentie guérie de mon burn-out, je l’ai vaincu après 2 ans de difficultés d’intensités plus ou moins élevées. Depuis, chaque ligne d’arrivée franchie est synonyme de victoire. Le GRF sera une victoire supplémentaire, en plus d’être mon premier trail ! »

Son message : Victoria souhaite à tous ceux qui vivent ou vivront (malheureusement) un burn-out de pouvoir se dire la même chose qu’elle : « Mon burn-out a été la chance de ma vie ! »

Plus d’informations sur le Grand Raid du Finistère ICI

Affiche GRP
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4 heures 54 minutes et 41 secondes, c’est le temps qu’a mis l’alpiniste virtuose Benjamin Védrines, déjà détenteur du record de vitesse d’ascension du K2 sans oxygène, dans l’Himalaya (8611m) depuis juillet 2024, pour faire l’aller-retour depuis l’église de Chamonix jusqu’au sommet du mont Blanc. Un exploit réalisé en trail et en ski, qui lui permet d’établir le record absolu d’ascension du mont Blanc, mais n’efface pas des tablettes celui de Kilian Jornet (4h 57mn 40s), réalisé uniquement à pied. Une semaine plus tôt, la traileuse Élise Poncet a également établi un nouveau record absolu féminin en utilisant des skis, en 6 heures 54 minutes.

Benjamin Védrines et Kilian Jornet, deux chronos incomparables

Si de nombreux médias se sont enflammés en titrant « Benjamin Védrines efface le record de Kilian Jornet », il convient de remettre l’église (de Chamonix) au centre du village : oui, Benjamin Védrines a battu le record absolu d’ascension du mont Blanc, qui était détenu par Kilian Jornet depuis 2013, mais non, Benjamin Védrines n’a pas battu le record d’ascension à pied, catégorie dans laquelle Kilian Jornet détient toujours le record de 4h 57mn 40s établi en juillet 2013.

En réalisant une partie de l’ascension en trail et une autre partie à skis, Benjamin Védrines réalise son exploit dans une autre catégorie, et bat le record qui était détenu par l’Américain Jack Kuenzle, qui avait établi sa marque (4 heures 59 minutes) en juin 2024 après s’être installé six mois dans la vallée pour préparer le record. L’Américain avait lui même effacé le record de Mathéo Jacquemoud, qui en mai 2013 avait établi un chrono de 5 heures et 6 minutes en utilisant aussi des skis. À l’époque, le jeune champion de ski-alpinisme avait 22 ans et avait mis environ 4 heures pour gravir les 3 773 mètres de dénivelé entre l’église, située à 1037 mètres d’altitude et le sommet du mont Blanc, à 4810 mètres, dont environ 1000 mètres à pied jusqu’aux premières neiges.

Photo Noa Barrau
Photo Noa Barrau

Benjamin Védrines, une tentative pas prévue

« Ça me faisait rêver cet aller-retour mythique depuis l’église de Chamonix, même si ce n’est vraiment pas ma spécialité », a confié Benjamin Védrines, qui était notamment au côté de Kilian Jornet lors des 2 dernières ascensions de l’exploit Alpine Connections – 82 sommets des Alpes en 19 jours du Patron l’été dernier, l’accompagnant sur la Barre des Écrins et le Dôme de Neige des Écrins.

Lire l’article sur l’exploit de Kilian Jornet ICI

Mais du rêve à la réalité, il y a un pas, que Benjamin Védrines n’avait pas du tout envisagé de franchir. Il avait en effet annoncé partir en expédition au Denali (6 190 m), en Alaska mi-mai. Jusqu’à ce que l’annulation de ce projet ouvre une brèche dans son calendrier : « Je me suis décidé il y a seulement 2 semaines parce que j’étais sur Chamonix. c’est vraiment court quand on pense que Jack par exemple s’est installé 6 mois dans la vallée pour préparer ce record. […] Je n’y croyais vraiment pas à la base. C’est un record qui me fascinait, mais je ne pensais jamais en être capable, je manquais vraiment de confiance en moi pour le tenter. »

Un record absolu au bout de l’effort  

L’arrivée au cœur de Chamonix sous les applaudissements des passants surpris de l’apparition de ce gars au physique épuisé mais au regard comblé et l’acclamation de ses proches, ses amis et de ses partenaires restera marqué dans sa mémoire. « Tout le monde m’attendait. C’était hyper fort. J’ai vraiment kiffé ce moment. » Comme pour les records de ses prédécesseurs, Benjamin Védrines reconnaît avoir eu son lot de péripéties, de souffrances physiques et mentales. « Ce n’est jamais parfait, ces ascensions. C’est ce qui fait leur beauté. »

De son côté, Kilian Jornet, ami de Benjamin Védrines, a simplement commenté : “Chapeau l’artiste !” De là à ce que l’envie de tenter à son tour un chrono record en trail et ski le titille, il n’y a qu’un pas…

Photo Noa Barrau
Photo Noa Barrau

Record d’ascension absolu pour Élise Poncet

Une semaine avant Benjamin Védrines, Élise Poncet a également marqué l’histoire. Le 16 mai 2025, elle a battu le record féminin de l’aller-retour à ski en 6 heures 54 minutes 47 secondes, améliorant de 34 minutes la marque de l’Américaine Anna DeMonte (7h29 établi en juin 2024). Là encore, il s’agit bien d’une performance avec skis, qui n’efface donc pas le record à pieds établi par Hillary Gerardi, qui en 2023 avait mis 7 heures 25 minutes pour réaliser l’aller-retour Chamonix / sommet du mont Blanc.

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