C’est à Buis-les-Baronnies, lors du Trail de la Drôme, qu’ont eu lieu les Championnats de France de trail 2024. Un rendez-vous très important puisque les 3 premiers se voyaient attribuer leur sélection en équipe de France pour les Championnats d’Europe qui se dérouleront lors de la MaXiRace d’Annecy du 31 mai au 2 juin. Déjà théâtre du Championnat de France en 2014, l’épreuve de 58 km se composait d’une première boucle de 20 km au départ de Buis-les-Baronnies correspondant au tracé du championnat de France de trail court, avant de partir pour une 2ème boucle de 38 km. Au terme d’une course maîtrisée, Benjamin Roubiol chez les hommes et Blandine L’Hirondel chez les femmes sont devenus champions de France 2024.

Championnat de France de trail long : 5 hommes devant après 20 km

Comme c’est désormais le cas dans à peu près toutes les courses, il n’y a pas eu de round d’observation dans ce championnat de France. Premier à attaquer, Theo Détienne a pris un départ extrêmement rapide, comme à son habitude. Un départ trop rapide selon le vice-champion du monde de trail long 2022 Nicolas Martin, commentateur de la course, et partisan d’une gestion de course plus prudente sur un trail de 60 km.

Ainsi, au 8ème km, au Col de Milemandre, après 500m de dénivelé, Theo Détienne passait en tête avec quelques secondes d’avance sur un groupe dans lequel on retrouvait Arnaud Bonin et Hugo Deck, puis Thomas Cardin, Thibaut Garrivier, Anthony Felber et Benjamin Roubiol, partis un peu plus prudemment. Au ravitaillement de la fin de la première boucle, au 20ème kilomètre, 5 hommes étaient regroupés en quelques secondes : Benjamin Roubiol, champion du monde en titre (et déjà sélectionné pour les Europe de trail), suivi de Théo Détienne, le grand favori Thomas Cardin, Arnaud Bonin et l’inattendu Pierre Defontaine.

Championnat de France de trail long : Blandine L’Hirondel devant après 20 km

Chez les féminines, Blandine L’Hirondel, très attendue après ses 6 mois d’arrêt, prenait la course à son compte. Elle passait au ravitaillement en première position, devançant l’autre grande favorite, Julie Roux à 2mn 30, et Adeline Martin 3ème féminine à plus de 4mn. Mathilde Sagnes et Jennifer Lemoine suivaient un peu plus loin.

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Blandine L’Hirondel aura mené de bout en bout. Capture écran

Championnat de France de trail long : le duo Benjamin Roubiol / Thomas Cardin fait le show

C’est à la fin de la première boucle que la course allait commencer, avec la très grosse montée de 6,8 km et 800m D+ de la montagne de la Nible, puis celle plus courte mais tout aussi raide et surtout hors sentier, sur une trace de chasseur, de la montagne de Banne, au 35ème km.

Les coureurs auraient alors avalé les plus grosses difficultés, et n’auraient plus qu’une vingtaine de kilomètres de « montagnes russes » par rallier l’arrivée.

C’est dans cette première grosse montée que Thomas Cardin allait prendre les commandes. Seul athlète à avoir remporté les titres de champion de France de trail court (2019), de trail long (2022) et de course en montagne (2023), Thomas Cardin, homme de championnat, ne cachait pas son objectif : le titre et la qualification pour les Europe. Très en forme, victorieux devant Thibaut Garrivier du Trail du Ventoux, il allait créer un petit écart pour passer au 35ème km, au sommet de la montagne de Banne, point culminant du parcours à 1380m d’altitude, avec une légère avance sur Benjamin Roubiol et Hugo Deck qui effectuait un beau retour après un départ prudent.

Un peu plus d’une minute derrière Hugo Deck, Arnaud Bonin s’accrochait à sa 4ème place, mais était pris en chasse par des candidats à la qualification en équipe de France, dont Thibaut Garrivier. De son côté, Théo Détienne avait comme on pouvait s’y attendre cédé du terrain après son départ hyper rapide.

Dans la descente vers le ravitaillement du Poët au km 41, Benjamin Roubiol, redoutable descendeur, revenait sur Thomas Cardin et les 2 hommes passaient en tête au ravitaillement. Hugo Deck passait moins d’une minute plus tard, ce qui promettait un final passionnant.

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Thomas Cardin et Benjamin Roubiol au 35ème kilomètre. Capture écran.

Championnat de France de trail long : Benjamin Roubiol champion de France

Benjamin Roubiol repartait rapidement, 30s devant Thomas Cardin, marquant son intention de se défaire de ce dernier. Le champion du monde 2023, qui avait terminé second du championnat de France l’année dernière juste derrière Baptiste Chassagne (absent cette année pour se consacrer à son objectif d’UTMB), tenait sa revanche. Hugo Deck, qui avait parfaitement dosé son effort, parvenait à reprendre un Thomas Cardin un peu émoussé, mais Benjamin Roubiol était intouchable devant. A 5 km de l’arrivée, il comptait 1mn30 d’avance sur Hugo Deck et 2 minutes sur Thomas Cardin. Et les 3 derniers kilomètres, très roulants, avalés à près de 17km/h, n’allaient rien changer.

A l’arrivée, Benjamin Roubiol devance Hugo Deck d’1mn30. Thomas Cardin termine 3ème à 15 secondes à peine de Hugo Deck. Hugo Deck et Thomas Cardin décrochent ainsi leur qualification pour les Europe de Trail, et rejoignent Benjamin Roubiol en équipe de France. Loic Rolland prend la 4ème place. Valentin Benard termine 5ème et Thibaut Garrivier 6ème.

Benjamin Roubiol
Benjamin Roubiol, champion du monde 2023, vice-champion de France 2023, décroche le titre 2024. Capture écran

Championnat de France de trail long : Blandine L’Hirondel en patronne

Sans trop de surprise, Blandine L’Hirondel a survolé la course et n’a laissé à personne le soin de mener. Elle s’impose devant Julie Roux et Adeline Martin. On retrouvera ces trois championnes fin mai sur les Europe de Trail, gros objectif avoué de Blandine L’Hirondel.

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L’appel au boycott de l’UTMB 2024 par Kilian Jornet et Zach Miller aura beau avoir fait couler beaucoup d’encre, il n’empêchera pas la prochaine édition de la boucle autour du Mont-Blanc d’avoir une start list prestigieuse. Si de nombreuses incertitudes demeurent quant à la participation de certaines élites, comme Mathieu Blanchard, qui ne se prononcera qu’en fonction de sa forme de début d’été, ou encore Jim Walmsley, Katie Schide ou Courtney Dauwalter, qui pourraient créer la surprise de se présenter sur la ligne de départ à Chamonix.

UTMB course femmes : un plateau international très relevé

Super favorite, l’Allemande Katharina Hartmuth (748), vice-championne du monde de trail long, tentera de s’imposer après sa seconde place l’an dernier. Elle sera opposé à la Canadienne Marianne Hogan (743), qui est également déjà montée sur la seconde marche du podium, mais en 2022.

Mais la concurrence sera rude avec quelques-unes des meilleures mondiales en longue distance. Elles devront se méfier de la Chinoise Fuzhao Xiang, la mieux classée en Index UTMB catégorie 100 Miles (794), qui a fait 7ème en 2022 et 4ème en 2023. On suivra aussi la performance de l’expérimentée néo-zélandaise Ruth Croft (773), qui a déjà gagné la Western States Endurance Run mais n’a jamais couru un 100 miles avec autant de dénivelé.

A suivre également, la Néerlandaise Ragna Debats (769), vainqueure de la CCC en 2019 mais qui a déjà échoué 2 fois à boucler le Mont-Blanc, en 2021 et 2022. La Hongroise Eszter Csillag (764), 5ème en 2022, revient après son abandon en 2023. Tout comme l’Espagnole Claudia Tremps (755), 9ème de l’UTMB en 2021, 2eme de la TDS en 2022, qui avait abandonné en 2023.

Côté britannique, Emily Hawgood (751) aura son mot à dire. 10ème en 2021, 6ème en 2022, elle a pris la 2ème de la CCC en 2023 et vient de s’imposer sur le format 100K de la première édition du Chianti Ultra Trail by UUTMB, en Italie, fin mars. À suivre également a Suédoise Ida Nilsson (738) et l’Américaine Abby Hall (730), qui ont déjà performé sur le format inférieur de la CCC, ainsi que l’Américaine Leah Yingling (736), 8ème l’an dernier.

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L’Allemande Katharina Hartmuth gagnera-t-elle son premier UTMB ? Photo UTMB Group

UTMB course femmes : des Françaises aux avant-postes

Parmi les Françaises, on suivra surtout le duel très attendu entre la double championne du monde Blandine L’Hirondel (741), 3ème de l’édition 2023 pour sa première participation à un 100 miles, et la détentrice du record du GR20, Anne-Lise Rousset Séguret (723), 2ème de la Hardrock 2023 et de la Diagonale des Fous 2022, qui tentera sa première boucle autour du Mont-Blanc.

On suivra également la performance de la gagnante de la TDS 2021, Manon Bohard Cailler (749), qui a abandonné sur ses 2 tentatives d’UTMB, en 2022 et 2023. Tout comme celle de Maryline Nakache (717), vainqueure de la TDS 2023, qui avait pris la 6ème place de son premier UTMB, en 2021.

2ème de la TDS 2023, Fiona Porte (722) viendra découvrir la grande boucle avec des ambitions de Top 10. Enfin l’infatigable Claire Bannwarth (710), 48ème en 2019, 22ème en 2021, 21ème en 2022, 16ème en 2023, tentera d’accrocher enfin un Top 10 sur cette distance sans doute un peu « courte » pour elle.

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3ème en 2023, Blandine L’Hirondel tentera de réitérer son exploit. Photo UTMB Group.

UTMB course hommes : les Français favoris

Comme chez les femmes, la course promet d’être palpitante, avec une start-list de très haut niveau. Deux Français figurent parmi les grands favoris pour la victoire finale. En tête de liste, le troisième de l’an dernier, Germain Grangier, qui présente le meilleur Index UTMB catégorie 100 Miles (897). Mais il aura un redoutable adversaire en la personne d’Aurélien Dunand-Pallaz (884), 2ème en 2021, abandon en 2022, revient sur la grande boucle après avoir gagné en 2023 des 2 courses majeures sur lesquelles il s’est aligné, la Hardrock 100 et la Diagonale des Fous. A chaque fois, le champion du team Compressport / Scarpa est parti devant et n’a plus jamais été rejoint. S’il suit la même tactique sur cet UTMB, il devrait se détacher après 35 km de course, dans la longue montée vers le col du Bonhomme…

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Aurélien Dunand-Pallaz est entré dans une autre dimension depuis ses victoires 2023 à la Hardrock et la Diagonale des Fous. Il partira pour gagner. Photo UTMB Group

UTMB course hommes : les Français challengers

Toujours côté Français, de nombreux challengers de talent s’élanceront pour viser a minima un top 10. Citons tout d’abord Thibaut Garrivier (871), qui en a fait son objectif majeur de la saison. 6ème en 2023, 10ème en 2022, vainqueur de la CCC en 2021, il rêve de podium pour sa troisième participation.

Autre retour pour une troisième participation, celui du Basque Beñat Marmissolle (874), qui viendra en mode revanche, après sa terrible désillusion et son abandon de 2023. Il espère bien faire mieux qu’en 2022, où, parti prudemment pour sa première boucle du Mont-Blanc, il avait terminé 6ème.

Il faudra également compter sur l’inoxydable Ludovic Pommeret (872), vainqueur en 2016, 4ème en 2021, vainqueur de la TDS en 2022, et toujours capable de remontadas exceptionnelles, comme l’an dernier où il a terminé 5ème après avoir été pointé au-delà de la 50ème place après 50 km de course.

Autre ambitieux, Arthur Joyeux-Bouillon (854), 3ème de la TDS en 2021, 7ème de l’UTMB en 2022 et 9ème en 2023, passé professionnel, ne s’entraîne quasiment que pour performer sur cette course cette année.

On découvrira aussi avec intérêt la performance de Thibaut Baronian, habitué des formats 100 km et de la CCC, qui fera ses grands débuts sur le format 100 miles. Sans oublier Yannick Noël, 12ème de l’UTMB en 2021, 3ème de la TDS l’an dernier, qui s’alignera avec des ambitions de Top 10.

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Thibaut Garrivier. Photo UTMB Group

UTMB course hommes : Tom Evans en pole position

Si l’armada française est impressionnante, il y aura du lourd en face. A commencer par le Britannique Tom Evans (893), 3ème en 2022, et que beaucoup voient comme futur vainqueur de la grande boucle. Jeune vainqueur de la CCC en 2018, il aura à cœur de se venger de son abandon de l’an dernier à Courmayeur, victime de crampes.

Tout aussi redoutable, l’Allemand Hannes Namberger (894), 8ème l’an dernier, 6ème en 2021, s’alignera pour son 4ème UTMB (abandon en 2022) avec des ambitions de podium. Il faudra également se méfier du Chinois Ji Duo, 14ème l’an dernier pour son premier UTMB Mont-Blanc, et qui a survolé la dernière édition de l’ultra du Doi Inthanon buy UTMB en Thaïlande fin 2023.

Tout aussi inoxydable que Ludovic Pommeret, le Suisse Jean-Philippe Tschumi (886), héroïque sur la Diagonale des Fous (2ème en 2022, 3ème en 2023) tentera de boucler son premier UTMB, après son abandon l’an dernier. Son compatriote Jonas Russi (884), habitué des très longs parcours (Tor des Géants, SwissPeaks…) sera également de la partie, dans les mêmes conditions que Jean-Philippe Tschumi : boucler son premier UTMB après son abandon l’an dernier.

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Tom Evans. Photo Red Bull / DR

UTMB course hommes : les autres prétendants étrangers

Parmi les mieux classés à l’Index UTMB catégorie 100 Miles, on suivra l’ancien vainqueur espagnol Pau Capell, qui s’il ne semble plus en mesure de jouer les premiers rôles, reste un redoutable compétiteur. Il faudra également se méfier de son compatriote très expérimenté Miguel Heras (884), qui tentera enfin de terminer la grande boucle après ses 2 abandons en 2017 et 2023.

Côté américain, les deux « clients » les plus sérieux ayant confirmé leur présence à ce jour sont Ben Dhiman (883) et Tyler Green (875). À suivre également, l’Andorran Dmitry Mityaev (873), qui a quasiment gagné toutes ses courses 2023 sur format 100 km et, à la manière d’un Thibaut Baronian, fera ses grands débuts sur 100 miles. Tout comme le Britannique Jonathan Albon, vainqueur de la dernière CCC, 2ème de cette même course en 2022, et qui va enfin se frotter au grand format 100 miles…

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Comme tous les ans, il faudra s’employer pour monter sur les podiums des championnats de France de Trail court et long 2024 qui se dérouleront à Buis-les-Baronnies, sur les parcours du Trail de la Drôme, le dimanche 7 avril. En jeu, les places en équipe de France pour se qualifier pour les Championnats d’Europe de trail qui se dérouleront lors de la 14ème édition de la MaXiRace d’Annecy, du 31 mai au 2 juin 2024. Etat des forces en présence.

Championnats de France de trail court 2024 : Sylvain Cachard forfait

Il faisait partie des grands favoris, et tout le monde le voyait déjà sur le podium. Terrible nouvelle pour Sylvain Cachard, champion d’Europe en titre de course de montagne, qui ne sera pas au départ. En cause, une fracture de fatigue au niveau du pied, décelée lors de son retour de stage d’entraînement à La Réunion. Un coup dur pour ce champion perfectionniste, qui doit renoncer à toutes les échéances de début d’année, que ce soit ce championnat de France qui lui ouvrait la porte vers les Europe de trail 2024 ou les premières courses de la Golden Trail World Series sur laquelle il avait décidé de s’aligner pour la première fois.

Sylvain Cachard forfait, la course promet d’être très ouverte. Parmi les autres prétendants, on notera les deux Maël, Alric et Allaire, Quentin Meyleu, Johann Baujard, Damien Hubert, Romain Maillard, Vincent Trouiller ou encore Théo Bourgeois.

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Le parcours du championnat de France de trail court. Source Trace de Trail.

Championnats de France de trail court 2024 : Clémentine Geoffray intouchable ?

Elle est archi-favorite de la compétition, et espère bien renouveler son année 2023 exceptionnelle. Jugez plutôt : championne de France de trail court après sa victoire à La Cité des Pierres en mars dernier, puis championne du monde de trail court après sa victoire à Innsbruck en juin 2023, l’ancienne kayakiste s’est également imposée au classement général du circuit mondial de skyrunning en octobre 2023.

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Clémentine Geoffray lors de sa victoire aux Mondiaux de trail court d’Innsbruck en juin 2023.

Mais le trail n’est pas une science exacte, et Clémentine Geoffray devra se méfier de la concurrence. Parmi les prétendantes, Esther Eustache pourrait bien créer la surprise. On suivra également sa collègue du team Brooks Noémie Vachon, mais aussi Jade Rodriguez, Laurie Phai, Camille Thiré Monnier, Fannie Sapet et Rachel Pain.

Championnats de France de trail long 2024 : qui pour battre Thomas Cardin ?

Il ne fait pas de mystère : Thomas Cardin aime les grands championnats, et rêve de remporter le championnat d’Europe en juin prochain. Donc monter sur le podium de ces championnats de France est impératif. Le leader du team Kiprun s’est donc préparé en conséquence, avec une belle victoire sur le Trail du Ventoux pour démarrer sa saison. Il retrouvera sur le parcours un autre très sérieux candidat à la victoire en la personne de Thibaut Garrivier, avec lequel il a livré une bataille homérique sur les pentes du Ventoux début mars, les 2 coureurs ne terminant qu’à une poignée de secondes d’écart.

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Le duel Cardin / Garrivier lors du Trail du Ventoux 2024. Photo Bertrand Delhomme / Trail du Ventoux

Voir le résumé filmé du Trail du Ventoux 2024 et de la bataille Cardin / Garrivier

Outre Thomas Cardin et Thibaut Garrivier, les prétendants au titre suprême sont nombreux. Notons Hugo Deck, Anthony Felber, Arnaud Bonin, Mathieu Delpeuch, Théo Détienne, Paul Mathou ou encore Loic Rolland, tous habitués des Top 10 et du niveau international.

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Le parcours du championnat de France de trail long. Source Trace de Trail.

Championnats de France de trail long 2024 : la renaissance de Blandine L’Hirondel ?

Les voyants sont au vert pour la double championne du monde de trail long (2019-2022), qui a reçu le « go » de son staff médical. Mais le chemin a été long pour la 3ème de l’UTMB 2023, qui s’était vue diagnostiquer une fracture de stress du calcaneum (talon) le lendemain du week-end des Templiers, fin octobre. Un verdict que l’athlète vedette du Team Kiprun Women avait eu dû mal à accepter, et qu’il l’a tenue 3 mois éloignée des sentiers puisqu’elle n’a pu commencer à recourir que fin janvier. Objectif avoué pour Blandine : aller chercher sa qualification pour les Europe de Trail.

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Blandine L’Hirondel à l’arrivée de l’UTMB 2023. Photo UTMB Group

Mais la partie ne sera pas facile, car la concurrence sera rude. Parmi les autres prétendantes, Julie Roux, qui a connu une fin d’année remarquable avec une double victoire sur les Templiers puis à la SaintéLyon, vient pour gagner. Il faudra également se méfier d’Adeline Martin, Marie Goncalves, Manon Bohard, Laure Paradan, Marine Quintard, Louise Serban-Penhoat, Candice Fertin ou encore Sabine Ehrstrom, qui feront le déplacement avec plein d’ambitions.

Championnats de France de trail 2024 : le mot du traceur des parcours

« Pour les parcours au-delà de 20 km, je m’attache à trouver le maximum de singles joueurs. On a quelques pépites, comme le sentier botanique, avec une progression au milieu des pins sylvestres et pins noirs, tapissés d’aiguilles de pins, les crêtes de la Nible et de Linceuil, offrant de fabuleux panoramas. Tout l’enjeu est ensuite de trouver des sections intermédiaires, avec le minimum de pistes, même si je ne dois pas négliger que cela permet des relances et que certains traileurs apprécient aussi de trouver quelques portions roulantes entre les portions techniques.

Je m’attache aussi à changer chaque année les tracés. Chaque fois que possible, j’essaie de trouver quelques portions techniques, dans des pierriers, des secteurs rocheux, entre des barres rocheuses, un passage à gué… et bien sûr, offrir des passages typiques de notre territoire, au milieu des oliviers, du thym, de la lavande et des falaises d’Ubrieux et du Saint-Julien. »

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C’est l’histoire d’un groupe de passionnés qui ne voulait pas voir s’arrêter la course de leur village, Saint-Laurent-des-Arbres, situé dans le Gard à 20 minutes d’Orange et d’Avignon. Alors ensemble ils se sont mobilisés pour créer une nouvelle épreuve, la Saint Lau-Run, du nom de leur association, dont la première édition aura lieu le 14 avril. Une véritable fierté pour son président, Zeroual Zeroual, un amoureux de la course à pied qui arpente la région depuis près de 30 ans.

La Saint Lau-Run : tout est nouveau, « pour construire une dinguerieeeee » !

C’est au moment où l’association faisait ses premières foulées, en regroupant des passionnés de course à pied autour de Zeroual Zeroual, qu’est tombée la nouvelle : la course du village « La Ronde de la tour Ribas », qui avait déjà 18 éditions au compteur, ne serait pas renouvelée. Un véritable cataclysme pour ces traileurs, qui ont alors décidé non pas de reprendre le flambeau, mais de créer un nouvel événement de toutes pièces. La Saint Lau-Run, du nom de leur association, venait de naître sur le papier. Il ne restait plus qu’à la faire vivre sur les sentiers.

« Nous avons repris sous un nouveau nom, avec un nouveau format. Tout est nouveau, pour construire une dinguerieeeee ! », affirme Zeroual Zeroual avec un enthousiasme communicatif. « Notre volonté est d’offrir une course à dimension humaine, ouverture à toutes et tous, avec un tarif raisonnable. Et nous avons aussi envie de faire briller notre village, notre territoire ! » Et même si cette toute jeune association n’a que 6 mois, leur volonté est de frapper fort et grand les esprits. Avec, en guest star pour s’assurer un retentissement sur les réseaux sociaux, la venue de Patrick Montel, l’ex commentateur télé de l’athlétisme, qui aujourd’hui arpente le territoire pour raconter la course à pied de l’intérieur, au côté des organisateurs et des anonymes.

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Photo des reconnaissances de la Saint Lau-Run, en pleine garrigue, avec vue sur les montagnes…

La Saint Lau-Run : 2 formats au programme

Deux tracés sont proposés au départ du square Marcel-Chevalier, à Saint-Laurent-des-Arbres, le dimanche 14 avril. Les plus matinaux s’élanceront à 8h30 pour la plus longue des boucles, un 24 km avec 850m D+. Les coureurs du 12 km et 350m D+ s’élanceront à leur suite, à 9h00. Les tracés passeront par les trois communes que sont Saint-Laurent-des-Arbres, Saint-Victor-la-Coste et Lirac.

Saint Lau-Run Ventoux
Au fond à droite, sous son chapelet de nuages, le Mont Ventoux fait de l’œil…

Il y aura tout ce qu’on aime sur ces parcours de garrigue faits par des traileurs pour des traileurs, promet l’organisateur. « L’intégralité du parcours se fait quasiment en pleine nature, sur des monotraces, des DFCI, des chemins en sous bois… C’est parfois technique, avec des côtes rudes et des descentes dans des pierriers, parfois plus roulant. Il y a une grande diversité tout au long des 2 parcours, avec des passages aériens sur les crêtes offrant de superbes panoramas sur le Ventoux, la vallée du Rhône, avec vue sur les Alpilles et les monts du Vaucluse… »

« Certains viendront pour relever un défi personnel, d’autres pour s’amuser. Pour l’association, qui a une grande expérience des courses, et la cinquantaine de bénévoles qui seront mobilisés, il n’y aura qu’un seul mot d’ordre : la convivialité », conclut Zeroual Zeroual. Qui précise qu’il reste encore des dossards disponibles sur les 2 formats.

Pour les inscriptions, c’est ICI

Saint Lau-Run affiche
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Vous êtes en pleine course quand soudain vous ressentez une douleur abdominale et votre ventre se met à faire des bruits bizarres. Impossible de vous concentrer sur votre chrono, la question est désormais « serez-vous capable de rejoindre la ligne d’arrivée ? ». Alors, que devez-vous faire ? Irène Meliciani, nutritionniste spécialisée en sciences du sport, vous guide.

Les principaux troubles digestifs

Les troubles gastro-intestinaux (TGI) les plus courants comprennent les éructations, les douleurs abdominales, les nausées, le reflux gastro-œsophagien (ou brûlures d’estomac), les crampes abdominales, l’augmentation des flatulences, les selles molles, la diarrhée ou même la diarrhée sanglante et les vomissements. La prévention est le meilleur moyen de les éviter (voir à la fin de l’article), car le tube digestif est un muscle qu’il faut entraîner longtemps à l’avance, exactement comme quand on se prépare pour participer à une course. Toutefois, il existe quelques recours pour se soulager lorsque les problèmes surviennent en pleine course.

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Photo UTMB Groupe / DR

Troubles digestifs en course : commencez par ralentir

Oui, c’est une course, mais parfois baisser de régime peut vous faire gagner du temps à long terme. En effet, au repos, le flux sanguin est dirigé à 5 ou 10% vers les muscles, et 80% vers les fonctions vitales comme la fonction digestive.

En revanche, en plein effort, cela s’inverse : 80% du flux sanguin est dirigé vers les muscles, et seulement 5 à 10% vers les fonctions vitales. Autant dire que la digestion en pâtit. Ralentir votre rythme permettra donc au flux sanguin de se redistribuer vers votre tractus gastro-intestinal, ce qui peut vous aider à vous sentir mieux.

Voir les vidéos de conseils d’alimentation de François D’Haene ICI

Troubles digestifs en course : sirotez de l’eau

L’eau peut diluer le sucre concentré dans l’estomac et atténuer la sensation d’acidité. La déshydratation et la surhydratation sont toutes deux des causes majeures de troubles gastro-intestinaux, alors essayez d’écouter votre corps pour déterminer si vous avez besoin de plus/moins de liquides ou peut-être de plus/moins de sodium.

Le Coca-Cola aide à calmer les nausées et les inconforts digestifs et, en plus du liquide, fournit du sucre et de la caféine qui fonctionnent comme une aide ergogénique, capable d’améliorer le travail musculaire. Des soupes comme la soupe miso ou une simple soupe chaude, excellentes pour leur teneur en sodium, peuvent également calmer l’estomac.

Troubles digestifs en course : arrêtez de manger !

Il s’agit d’une recommandation assez générale, mais manger davantage lorsque votre système gastro-intestinal est en difficulté ne fera qu’exacerber le problème, puisque votre flux sanguin n’arrive pas à gérer la digestion. Lorsque les douleurs s’estompent, ne recommencez à vous alimenter que progressivement, en maintenant toujours un rythme de course qui ne dépasse pas 70 et 80 % de la FC max.

Évitez les gels et les produits sucrés pour le reste de la course et préférez quelque chose de salé. Le mieux serait d’avoir toujours un aliment de secours que vous connaissez et supportez dans votre sac à dos. Quelques cracottes de riz nature ou avec du fromage ou jambon par exemple, pour permettre au corps de digérer plus lentement.

Lire aussi notre article sur les 5 erreurs nutrition les plus fréquentes des coureurs ICI

Troubles digestifs en course : prudence aux ravitos !

Dans les ravitos, les coureurs mangent généralement de tout, en mélangeant, sans critères. Si vous ressentez des douleurs, ne prenez qu’une ou deux choses au maximum, comme par exemple des bananes, du pain et des biscuits nature. Évitez les oranges, les cacahuètes et le chocolat. Hydratez-vous avec des soupes s’il y en a, sinon de l’eau. Évitez les boissons isotoniques car le mélange entre électrolytes et glucides peut entraîner des problèmes digestifs.

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Photo Nacho Cruz / Ut4M

Troubles digestifs en course : optez pour les rince-bouche

Les rince-bouche avec des glucides sont une stratégie alternative pour continuer la course en minimisant les risques de complications intestinales. Par rince-bouche, on entend introduire dans la bouche quelque chose de liquide ou solide puis le recracher après 5 à 10 secondes, pour laisser l’estomac se rétablir. Par exemple une gorgée de boisson isotonique ou sucrée, un morceau de pain ou des biscuits que l’on va mâcher puis recracher, comme si on faisait un bain de bouche.

Selon des observations récentes, se rincer la bouche avec une boisson riche en glucides ou des glucides solides stimule des récepteurs qui détectent les glucides et envoient des signaux aux centres de plaisir et de récompense du cerveau, indiquant qu’il va y avoir plus d’énergie en route. De cette façon, vous trompez momentanément votre cerveau pendant que votre estomac se repose et récupère. Toutefois aucune étude scientifique poussée n’a été réalisée pour étayer cette thèse.

Pour éviter les troubles digestifs en course, entraînez votre tube

Si vous êtes régulièrement sujet à des problèmes gastro-intestinaux en course, il n’y a pas de solution miracle. Le seul vrai conseil est de mieux vous préparer en entraînant votre tube digestif, afin de réduire les risques. Voici quelques clés.

Gardez le même plan
Assurez-vous de pratiquer votre plan nutritionnel pendant vos entraînements, plan qui devra être le même que celui du jour J. Si votre tube digestif est habitué et adapté à ce que vous consommez, vous risquez moins d’avoir des problèmes. Et si certains aliments ou gels ne fonctionnent pas pour vous, vous le saurez suffisamment tôt pour trouver des alternatives.

Évitez la déshydratation
La déshydratation peut exacerber les TGI. Il est donc important de commencer la course bien hydraté. L’idéal est d’avoir un plan d’hydratation clairement établi avant la course, comme boire 200 ml toutes les 20 minutes par exemple.

Photo Osprey
Photo Osprey

Pour éviter les troubles digestifs en course, faites les bons choix

Évitez les aliments riches en fibres
Un régime pauvre en fibres la veille ou même quelques jours avant la course est recommandé. Choisissez des aliments comme des pâtes, du riz blanc, des bagels nature plutôt que des légumes, du pain à grains entiers, des céréales riches en fibres, de l’avoine ou du riz brun.

Évitez l’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
L’aspirine et les AINS (les trois plus connus sont le célécoxib, le naproxène et l’ibuprofène) augmentent la perméabilité intestinale et peuvent favoriser l’apparition des TGI. L’utilisation d’AINS avant la course doit être découragée.

Évitez les produits laitiers et les aliments contenant uniquement du fructose
Une légère intolérance au lactose peut causer des problèmes pendant l’exercice. Quant au fructose, qui ne se trouve pas que dans les fruits, mais aussi dans la plupart des sucreries, biscuits, jus de fruits, etc, il est absorbé lentement par les intestins et moins bien toléré que le glucose. Il peut entraîner des crampes, des selles molles et de la diarrhée.

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A 26 ans, le Catalan Jan Margarit Solé, le plus français des traileurs espagnols, excelle dans les formats courts de course en montagne. Il s’est imposé pour la seconde fois sur la Skyrhune en septembre dernier, devançant tous les autres favoris, dont le champion du monde Benjamin Roubiol, après une première victoire en 2021. Longtemps présenté comme « le futur Kilian », il s’en est détaché pour vivre à son propre rythme. Son programme 2024 donne le vertige. Rencontre.

Tu es dans le Team Salomon depuis 2014 : qu’est-ce que cela t’a apporté ?

Jan Margarit : Chez Salomon, on est comme une bande de copains, on se pousse les uns les autres à devenir meilleurs en tant qu’athlètes. Le soutien humain est important. Le fait de savoir que dans les mauvais moments, il y aura toujours quelqu’un de présent pour vous épauler.

Jan Margarit Photo Oriol Gonzalvo 1
Photo Oriol Gonzalvo

Parles-nous du chemin déjà parcouru …

Jan Margarit : J’ai grandi en Espagne, mes parents habitaient au pied du Parc Naturel de Sant Llorenç del Munt i l’Obac, près de Barcelone. C’est un petit massif, et j’ai commencé à y courir vers 10/12 ans. Je n’étais pas en club, je faisais juste des petites courses de village autour de la Catalogne, parfois dans le reste de l’Espagne. Quand j’ai eu le baccalauréat en 2015, je suis allé faire mes études de Staps à Font-Romeu (Pyrénées-Orientales). C’est vraiment là que ma vie en France a commencé et que le trail est devenu important avec des ambitions de haut niveau. J’ai ensuite passé mon Brevet d’État option ski nordique de fond à 21 ans et j’ai fait quelques saisons d’hiver avant d’attaquer une formation d’accompagnateur en moyenne montagne.

Comment te définis-tu en tant qu’athlète ?

Jan Margarit : Je suis avant tout un passionné. Et quelqu’un de très curieux, avide de découvrir de nouveaux lieux, de faire des rencontres, de réaliser de nouveaux défis. Quant à la course, j’aime les terrains techniques et les formats marathon sont ma limite. L’an passé j’ai bien aimé le 100 K du Salomon Ultra Pirineu, cette distance était pour moi une première. Le problème c’est que j’avais la Skyrhune dans les jambes, du coup, j’ai mis quatre mois à récupérer ! Pour le moment, je vais me contenter de l’OCC sur l’UTMB, qui sera la plus longue course de ma saison !

On te présente comme le futur Kilian… Tu en penses quoi ?

Jan Margarit : Kilian a inspiré toute ma génération. J’ai débuté quand il commençait à être connu. Sans lui, qui a ouvert le chemin, je n’en serais pas là. Mais je ne pense pas être le prochain Kilian ! Moi, c’est Jan ! Le train est déjà passé. Et c’est une étiquette bien trop lourde à porter. C’est flatteur, mais plus je vieillis, plus je m’en détache !

Jan Margarit Photo Oriol Gonzalvo 1
Photo Oriol Gonzalvo

Quels sont tes projets pour 2024 ?

Jan Margarit : J’ai un beau programme, avec entre autres, la Calamorro Skyrace, l’étape chinoise de la GTWS, le Trail Napoléon de la GTNS, le Zegama Aizkorri de la GTWS, le Monte Rosa Skymarathon, le Marathon du Mont-Blanc, la finale du GTNS lors de la Skyrhune … Mais parmi toutes ces courses, deux ont ma préférence : la Zegama, je suis un fanatique de cette course complètement dingue, je m’aligne tous les ans dessus. Et il y a la Skyrhune que j’ai eu la chance de gagner deux fois. Je me sens comme un gosse d’y retourner. Le format me plaît beaucoup. Le paysage est superbe, avec vue sur la mer tout du long. La course, c’est un ensemble : il y a la performance, l’ambiance, et le décor qui par sa beauté peut pousser à se surpasser.

Comment s’organise l’entraînement avec tes métiers d’accompagnateur en moyenne montagne et moniteur de ski de fond ?

Jan Margarit : Ça me permet de rester en forme, je considère que c’est une autre manière de m’entraîner, d’être en montagne. D’autant que je suis un peu freestyle, je suis de l’école Kilian qui a dit qu’il n’y avait pas de codes ! Je fais selon mes sensations, je cours entre 20 et 22 heures par semaine, j’organise mes sorties en fonction de mes rendez-vous professionnels. Ce qui me plaît le plus c’est de passer des heures en montagne. À côté de ça, je fais de l’escalade en salle, du vélo et du ski. Quand les compétitions arrivent, je mixe le volume avec des segments intenses, pour travailler la vitesse.

Pour finir, quelle est l’innovation Salomon qui a changé ta course ?

Jan Margarit : Le gilet de course, sans hésiter. Avant, on ne savait pas où ranger son matériel, ça a vraiment révolutionné ma pratique et celle de bien des traileurs !

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Jan Margarit lors de sa victoire sur la Skyrhune 2023. Photo Golden Trail Series

Jan Margarit, la bio express

Né le 19 novembre 1997
Cote ITRA : 903

Palmarès 2023 :
> 1er de l’étape du GTNS France Skyrhune
> 8ème de la Salomon Ultra Pirineu 100k
> 10ème de l’OCC 50 K
> 3ème du Lavaredo Ultra Trail 50K
> 3ème de l’X Trail Las Palomas

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Besoin de dynamisme, de légèreté, d’accroche et de précision dans la pose du pied pour bien sentir le sentier et effectuer des sorties de une à quelques heures en vous faisant plaisir ? Notre sélection dans les principales marques, avec quelques nouveautés particulièrement performantes.

361° Taroko 4

Semelle intermédiaire combinant Light EVA et QUIKFOAM garantissant amorti et réactivité, semelle extérieure crantée et renforcée avec de nombreuses rainures pour une meilleure adaptation au terrain. La tige est composée d’un mesh respirant et déperlant composé à 75% de matière recyclée.

Poids : 328 g en 42 / 270 g en 38
Drop : 9 mm
Prix : 130 €
Le +
Confort

361-TAROKO4-M
Photo 361°

Arc’Teryx Sylan GTX

Rocker prononcé destiné à favoriser la propulsion, rendue encore plus efficace par la technologie d’amorti InFuse de la semelle intermédiaire, qui absorbe les chocs et procure du rebond. Semelle externe Vibram Megagrip avec technologie Litebase dotée de crampons larges et profonds (6mm !). Tige résistante en fils de nylon recyclés, empeigne intégralement doublée en Gore-Tex, col anti-débris. Bon maintien, particulièrement au niveau du talon.

Poids : 332 g en 42
Drop : 6 mm
Texte : 230 €
Le +
Maintien et protection

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Photo Arc’Teryx

Lire notre article 12 critères à connaître pour bien choisir vos chaussures de trail

Brooks Catamount Agil

Le modèle taillé vitesse de la marque, avec nouvelle plaque articulée SpeedVault Trail en Pebax, amorti léger DNA FLASH v2 et construction favorisant l’agilité et la proprioception. Tige en mesh léger épousant les contours du pied pour une sensation de seconde peau, avec « chaussette » pour éviter les intrusions dans la chaussure. Semelle TrailTack Green avec crampons de 5,7mm pour une accroche maximale.

Poids : 220 g en 42
Drop : 6 mm
Prix : 180 €
Le + Agilité

Brooks Catamount Agil
Photo Brooks

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CimAlp X-Race

Bon maintien et confort avec un fit plus étroit au médio-pied et au talon, et un strap de laçage enveloppant pour une foulée précise et dynamique. Semelle intermédiaire SuperLight Eva Vibram légère et sécurisante, semelle extérieure Vibram MegaGrip avec crampons exclusifs pour adhérence maximale.

Poids : 275 g en 42
Drop : 4 mm
Prix : 139,90 €
Le + Dynamisme

X-Race Cimalp
Photo Cimalp

inov8 TrailFly Speed

Nouveau logo, nouvelle coupe anatomique en forme de pied pour favoriser une sensation plus naturelle, plaque flexible Meta-Shank pour une meilleure protection, semelle intermédiaire en mousse ultralégère POWERFLOW PRO pour plus de confort et de propulsion, semelle extérieure en caoutchouc enrichi en graphène nouvelle formule pour une adhérence encore plus extrême. Modèle idéal pour les amateurs de chaussures minimalistes et dynamiques.

Poids : 270 g en 42
Drop : 4 mm
Prix : 160 €
Le + Adhérence

inov8-TRAILFLYSPEED-
Photo inov8

La Sportiva Bushido II GTX

Membrane Gore-Tex pour affronter l’humidité pour ce modèle léger, adhérent, agressif. Stabilité et maintien optimisés grâce à une construction inédite STB Control et à un « bandage » sur la partie médiale du pied. Semelle composite FriXion Red adhérant sur sols techniques.

Poids : 280 g en 42
Drop : 6 mm
Prix : 200 €
Le + Accroche

LA SPORTIVAZ_Bushido II GTX homme
Photo LA SPORTIVA

Mammut Saentis

Un drop bas synonyme de traction pour cette paire confortable et réactive avec une semelle intermédiaire offrant une foulée puissante, tige respirante à bout en caoutchouc pour une bonne protection.

Poids : 260 g en 42
Drop : 4 mm
Prix : 160 €
Le + Confort

MAMMUT-Saentis-M
Photo MAMMUT

Merrell MTL Skyfire 2 Matryx

Semelle à double densité en mousse FloatPro, plaque FlexPlate BZM-8 protectrice, semelle extérieure Vibram Megagrip et crampons de 5 mm pour une accroche en toutes conditions. Tige Matryx associée à des fils en Kevlar et en polyamide assurant respirabilité et résistance à l’abrasion. Légèreté absolue pour terrains techniques type skyrunning.

Poids : 210 g en 42 / 175 g en 38
Drop : 6 mm
Prix : 200 €
Le + Légèreté

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Photo MERRELL

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Millet Intense

Légères, confortables et très résistantes, confectionnées en France, avec empeigne en textile français Matryx, protection renforcée de l’avant-pied, semelle intermédiaire en EVA partiellement recyclé pour un amorti confortable et semelle Michelin pour une très bonne adhérence. Idéale pour les sentiers de montagne.

Poids : 260 g en 42,5
Drop : 6 mm
Prix : 190 €
Le + Made in France

millet-intense-m-chaussures-homme-643712-1-fz
Photo Millet

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On Cloudsurfer Trail

Inspirée de son homonyme route, elle garde le confort et le déroulé de foulée qu’on lui connait sur bitume. Paire d’approche sur terrains secs et peu techniques, elle est désormais disponible dans un pack outdoor avec une tige renforcée et une semelle extérieure équipée de crampons en caoutchouc MissionGrip. Pour terrains peu techniques.

Poids : 275 g en 42 / 275 g en 38
Drop : 7 mm
Prix : 170 €
Le + Confort

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Photo on

[all4affiliates id=”20516″ title=”On Cloudsurfer Trail”]

Puma Voyage Nitro 3

Semelle intercalaire plus performante grâce à sa mousse NITRO moderne, poids plus léger et foulée plus réactive sur longues distances pour cette paire. Avec caoutchouc PUMAGRIP ATR et technologie de crampons PWRADAPT, tige renforcée pour plus de soutien et de protection.

Poids : 308 g en 42
Drop : 6 mm 
Prix : 140 €
Le + Confort

PUMA-Voyage Nitro3_sv03
Photo PUMA

[all4affiliates id=”20519″ title=”Puma Voyage Nitro 3″]

Saucony Peregrine 14

Amorti PWRRUN apportant du dynamisme lors des sorties quotidiennes, mesh protégeant des débris, semelle extérieure PWRTRAC assurant la traction combinée à des crampons asymétriques de 5 mm. Pour sentiers roulants.

Poids : 267 g en 42 / 242 g en 38
Drop : 4 mm
Prix : 155 €
Le + Amorti

SAUCONY-Peregrine 14
Photo SAUCONY

[all4affiliates id=”20522″ title=”Saucony Peregrine 14″]

Scarpa Golden Gate 2 ATR

Comparée à l’ancienne version, cette paire multi-terrain (route et sentiers) est plus résistante et plus respirante avec un amorti Bounce Foam plus élastique. La semelle I-Respond apporte une foulée plus souple.

Poids : 290 g en 42 / 245 g en 38
Drop : 4 mm
Prix : 159 €
Le + Polyvalence

SCARPA Golden Gate2-351-1_GOL-GAT-2_Azu-Lim
Photo SCARPA

[all4affiliates id=”20525″ title=”Scarpa Golden Gate 2 ATR”]

Scott Kinabalu 3

Nouveau design de rocker pour une foulée plus efficace et dynamique avec la Kinetic Foam, la mousse légère et réactive de la semelle intermédiaire, meilleur confort grâce à une semelle Ortholite, bonne tenue du pied au niveau du talon et du cou-de-pied. Bonne accroche, malgré des crampons assez peu prononcés, de l’ordre de 3mm.

Poids : 300 g en 42
Drop : 7 mm
Prix : 149 €
Le + Stabilité et confort

scott kinabalu 3
Photo Scott

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« Le plus important, c’est le voyage », peut-on lire au tout début du film officiel de la Jordan Running Adventure Race 2024. Car bien plus que les épreuves de trail ou de marche par étapes, ou encore que le 185 km non stop de cette édition 2024, ce que retiendront tous les concurrents, c’est la magie de l’expérience. Des vestiges archéologiques de Pétra à l’immensité du désert du Wadi-Rum, embarquez pour 26 minutes de pure évasion avec Franck Viandier et toute l’équipe de Tendao.

Voir le film ICI

Franck Viandier, un amoureux de la Jordanie

« J’ai une histoire un peu particulière avec la Jordanie. J’y ai été invité par France 2 il y a un peu plus de 25 ans et à l’époque j’y avais rencontré le peuple bédouin, qui est très particulier et très accueillant, et des paysages hors normes avec ce site historique de Pétra et ce Wadi Rum, avec ces rochers et ce sable de toutes les couleurs, et ça a été un coup de cœur. »

Franck Viandier
Franck Viandier, organisateur

« La Jordan Running Adventure Race est une course qui existe depuis 2010. Elle est proposée aujourd’hui sous 3 formats : un trail de 185 km non stop, ou trail de 100 ou 60km en 3 étapes, qui se déroule à la fois sur le site de Pétra et dans le désert du Wadi Rum. »

Jordan Running Adventure Race 2024 1
Le site de Pétra.
Jordan Running Adventure Race 2024
Le désert du Wadi-Rum.

« Ce qu’il faut retenir, précise Franck Viandier, c’est que dans le titre Jordan Running Adventure Race, il y a ce mot aventure, et c’est ce que l’on retrouve tout au long de cette épreuve, dont le but est à la fois de faire voyager des traileurs qui ont envie de découvrir un monde nouveau, dans la nature, et de vivre des moments intenses à travers cette épreuve sportive. »

Voir le film de la Jordan Running Adventure Race 2024

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C’est du village de Nâves, adossé au massif du Beaufortain, à plus de 1300 mètres d’altitude, que sera donné le dimanche 19 mai le départ de la première édition du Trail du Bostet, une toute nouvelle épreuve de trail court dans de grands espaces vierges de toute forme d’infrastructure massive.

Trail du Bostet : un espace sauvage et préservé

De belles pentes, de la technicité, des arêtes sauvages, des itinéraires discrets entre les cimes, les traileurs vont se régaler, mêle si pour certains, ce sera un véritable défi.

Mais qui dit espace sauvage et préservé ne dit pas ambiance. La Team Bostet, déjà aux commandes du Bike & Run du Bostet et présente sur les plus grandes courses, n’a pas son pareil pour marier ambiance et effort. Le bruit des carrons résonnera sur les sentiers, les tronçonneuses rugiront et les fumigènes craqueront à ne plus en voir ses pieds. Les coureurs n’auront plus qu’à se laisser porter, assure l’organisation.

À noter que les ravitaillements ainsi que les parcours seront accessibles en marchant aux spectateurs. Une occasion haute en couleur d’une belle sortie en montagne à la découverte des sentiers empruntés par les traileurs, et une façon de contribuer à l’ambiance de folie pour les encourager. Sans oublier un après-course qui promet d’être festif sur le plateau du Tovet !

Trail du Bostet Photo DR
Trail du Bostet Photo DR

Trail du Bostet : 4 parcours au programme

Il y en aura pour tous les goûts sur cette première édition du Trail du Bostet. Des plus petits aux plus grands, des marcheurs aux coureurs dans un décor à couper le souffle sur les sentiers méconnus du versant de Nâves. Aurélien Pessoz (coach sportif et fondateur de la Team Bostet) et Loïc Bedoy (athlète trail, ski alpinisme) auront à cœur de vous faire découvrir leur terrain de jeu.

Le Bostet : 21km pour 1400m D+

Un parcours 100% montagne, 0% goudron pour en prendre plein les yeux le long du Nant de Nâves jusqu’au refuge écologique du Nant du Beurre, situé à 2080 mètres d’altitude, puis au fil de magnifiques singles au bord des rochers jusqu’à la pointe de Dzondié (2400m) et une jolie descente panoramique jusqu’à l’arrivée.

Trail du Bostet 21KM
La boucle du trail du Bostet 21KM

Le Bost’Express : 11km pour 690m D+

Un parcours rapide et nerveux qui donnera du fil à retordre aux coureurs dans une ambiance montagne, entre arcosses, ruisseaux et vieux chalets avec le sommet du Quermoz (2300m) en ligne de mire, avant de filer en direction du lac du Bozon puis de descendre jusqu’à l’arrivée au plateau du Tovet.

Donne ton souffle : 5km pour 200m D+

En courant, en marchant, seul, en famille ou entre amis, des plus petits aux plus grands, c’est une épreuve qui permettra à tout le monde de s’élancer sur les sentiers nâverains ! L’unique objectif est de profiter de ce moment et d’inspirer les futurs athlètes en récoltant un maximum de fonds au profit de l’association « Vaincre la mucoviscidose ». Course ouverte aux personnes nées à partir de 2008.

Le Bost’ des Tchos : 2km pour 60m D+

Uniquement pour les enfants, pour faire comme papa et maman. Ça va watter pour les minots ! Course solidaire « Vaincre la mucoviscidose » ouverte aux enfants nés entre 2009 et 2014.

Renseignements et inscriptions ICI

affiche Trail du Bostet
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C’est la question que tout le monde se pose : Mathieu Blanchard sera-t-il au départ de l’UTMB cet été. Au cours d’une conférence de presse des athlètes Salomon qui s’est tenue le mercredi 27 mars 2024 à Annecy, il a évoqué sa préparation et ses objectifs 2024.

Mathieu Blanchard : une année différente

« Cette année, je ne vais pas faire comme les années précédentes. J’étais nouveau dans le circuit professionnel et j’étais invité à courir un peu partout, et j’acceptais parce que j’aime ça. Mais je me suis rendu compte que tous ces voyages étaient fatigants, ne permettaient pas au corps de bien se reposer, ni de bien être préparé. Cette année, j’ai donc décidé de rester dans les Alpes, où je suis installé, de faire moins de courses, et de ne faire qu’un seul grand déplacement, pour la Diagonale des Fous. »

Mathieu Blanchard : la MaXiRace pour commencer, et voir ensuite

« Bien sûr, j’aurais envie de faire 10 courses dans l’année, mais je ne vais pas le faire, parce que je veux prendre le temps d’arriver bien préparé sur les courses que je vais faire. Je vais donc commencer par la MaXiRace début juin, qui est une course que je n’ai jamais faite. Ce tour du lac d’Annecy me paraît bien cool. Ensuite, je verrai comment je me sens et si je suis en mesure de me préparer pour l’UTMB ou pas. Si j’en suis capable, je tenterai le combo UTMB / Diagonale des Fous, parce que j’aime les challenges. Mais si je ne me sens pas capable, physiquement et mentalement, d’être prêt pour l’UTMB, je n’irai pas, et je ferai d’autres courses durant l’été, moins médiatiques, sur de plus petites distances. »

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Mathieu-Blanchard à Notre-Dame-de-la-Gorge lors de l’UTMB 2023. Photo DR

Mathieu Blanchard : une préparation de saison complètement nouvelle

« Pour la première fois de ma vie, j’ai passé l’hiver dans les montagnes. D’habitude, je vivais en ville, au Canada, donc c’est complètement nouveau de vivre comme un montagnard . J’ai découvert le ski-alpinisme, que j’ai pratiqué pendant 4 mois, un peu comme le font des athlètes comme Françaois D’Haene. Ça m’a permis de beaucoup réduire la course à pied et de travailler la force et la puissance musculaire. Je ne sais pas comment cela va se traduire au niveau de mes performances cette saison, mais j’ai hâte de débuter la compétition. »

conf Salomon
La conférence des athlètes Salomon du 27 mars 2024, avec au centre Courtney Dauwalter, entourée à sa droite de Mathieu Blanchard et à sa gauche de François D’Haene.
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