Avec 27% de femmes dans le peloton, la participation féminine au Marathon des Sables n’a jamais été aussi importante. Écrasant la concurrence de tout son talent, la Marocaine Aziza El Amrani, 15ème au classement général après les 3 premières étapes, semble déjà avoir course gagnée. Mais derrière, d’autres concurrentes brillent par leur endurance.
Marathon des Sables 2024 : Aziza El Amrany, leader féminine, 15ème au général après 3 étapes
A 34 ans, la native de Fès n’en est qu’à sa troisième participation au Marathon des Sables mais semble intouchable. Il faut dire que si Aziza El Amrany suscite autant d’admiration, c’est parce que ses performances lors des deux précédentes éditions ne sont pas passées inaperçues. Elle avait ainsi réussi à monter sur la troisième marche du podium féminin dès sa première participation, derrière l’Espagnole Anna Comet Pascua et Sylvaine Cussot, puis sur la deuxième marche l’année suivante, battue de 51 minutes par Marilyne Nakache. Autant dire que cette année, Aziza El Amrany est arrivée très motivée, sereine et, surtout, bien préparée mentalement et physiquement.
Aziza El Amrani lors de la 3ème étape. Photo MDS
C’est sur le terrain qu’elle a fait la démonstration de sa force. Si on l’a sentie très en jambes sur les deux premières étapes, l’étape longue restait une grande inconnue : n’avait-elle pas trop puisé dans ses réserves pour se constituer un matelas d’avance sur ses poursuivantes ? La réponse a été cinglante : Aziza El Amrany a largement dominé l’étape longue, produisant une course consistante de bout en bout, en solo. Sa moyenne sur cette troisième étape, longue de 85,1 km : 8 km/h ! Un chrono qui la classe en 14ème position au scratch sur l’étape, et en 15ème position au classement général scratch après trois étapes.
Aziza El Amrani. Photo MDS
Marathon des Sables 2024 : Aziza Raji et Adriana Moser confortent leurs 2ème et 3ème places
Derrière Aziza El Amrany, les positions se stabilisent elles aussi. Aziza Raji continue de produire une course régulière, forte de son expérience avec 5 MDS déjà courus, dont une victoire en 2021. Aziza Raji sait gérer les difficultés, les fortes chaleurs, faire le dos rond et rebondir lorsque l’occasion se présente. A la moindre défaillance de sa compatriote, elle pourrait en profiter. Or personne n’est jamais à l’abri d’une défaillance, comme cela était arrivé à la super-favorite néerlandaise Ragna Debats lorsqu’elle avait été victime de problèmes d’alimentation lors du MDS 2023, perdant près de 9 heures lors de l’étape longue alors qu’elle caracolait en tête de la course féminine.
En troisième position, la Néerlandaise Adriana Moser découvre le MDS, The Legendary après sa victoire sur le HMDS Maroc en octobre dernier (120 km, 3 étapes). Moins expérimentée que les deux Marocaines, mais très déterminée, elle a franchi la ligne d’arrivée de la troisième étape extrêmement fatiguée, peu avant le coucher du soleil.
Adriana Moser, 3ème du général après 3 étapes. Photo MDS
Marathon des Sables 2024 : une Française peut en cacher une autre
Une Française sort du Top 5, une autre Française y entre : c’est la valse de l’étape longue. La bonne surprise de cette 3ème étape côté tricolore porte le nom de Rajaa Hamdaoua. Pour une première sur le MDS, cette Française vivant à Dubaï a su se faire discrète sur les deux premières étapes, et a sorti une très solide étape longue hier.
Partie dans la première vague, hors Top 50 donc (seuls les 50 premiers partaient 1h30 plus tard), Rajaa s’est montrée régulière. Subissant comme toutes des passages à vide, elle s’est fait rattraper par Aziza Raji qui l’a motivée sur la dernière ligne droite. Toutes deux en terminent en moins de 13 heures, ce qui place Rajaa en 3ème position de l’étape, et 5ème au général.
Marathon des Sables 2024 : Laurence Klein « sauvée » par son fils
La mauvaise surprise, c’est la contre-performance de Laurence Klein, arrivée à la 325ème position au scratch, et 55ème femme. Comment expliquer ce coup dur pour elle, qui jusqu’ici était 5ème au général chez les femmes ? Laurence Klein est partie sur un très bon rythme, dans la première vague puisqu’elle était 56ème au classement scratch. Virtuellement en tête, elle a subi un coup de chaud aux alentours du trentième kilomètre, qui s’explique par des chaleurs jusqu’à 40° à l’ombre, et 60 en plein soleil. Dès lors, ça a été une véritable descente aux enfers pour la Champenoise, pourtant grande habituée de l’épreuve, et victorieuse trois fois sur le MDS, en 2007, 2011 et 2012.
Laurence Klein en surchauffe. Photo MDS
Mais au milieu du désert, personne n’est à l’abri. Laurence Klein a dû serrer les dents, et a profité des check points pour se reposer. Finalement, son fils Lilian Fricotteaux l’a rattrapée au CP6, après 60 km de course, et mère et fils ont fini les 25 derniers kilomètres ensemble.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/04/Aziza-El-Amrani-RUNNING.png7711200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-04-17 17:35:552024-04-17 17:35:58Marathon des Sables 2024 : les femmes à l’honneur
Pour la toute première fois de son histoire, la Golden Trail World Series se rend en Asie pour un trip exceptionnel entre le Japon et la Chine. Première étape de la saison : le Kobe Trail, une course de 21 km et de 2109m D+ répartis sur un « parcours en fleur » comme lors de la Grande Finale 2023. Qui saura imprimer son rythme afin de remporter la première course de la saison ? Si certains favoris pour la victoire finale, comme le Suisse Rémi Bonnet, n’ont pas fait le déplacement asiatique, de nombreux prétendants sont prêts à en découdre, chez les hommes comme chez les femmes.
Kobe Trail : qui sont les favorites de la course féminine ?
Elle a remporté la GTWS en 2023, c’est donc en toute logique que Sophia Laukli (USA – Salomon) arrive en grande favorite sur cette première course de la saison. Mais l’Américaine aura fort à faire avec, notamment, le retour tant attendu de Maude Mathys (Suisse – Asics), vainqueure en 2020 sur le Golden Trail Championship et qui a également remporté la GTWS en 2021. Une incertitude demeure cependant : la Suissesse aura-t-elle retrouvé son plein potentiel après de longs mois de blessure ?
Malen Osa (Espagne – Salomon) aura, elle aussi, envie de briller dès cette première course, elle qui a terminé 3e de la GTWS 2023 et qui a signé plusieurs belles 4e places pour sa saison de rookie. On observera également la première course de l’année d’Allie McLaughlin (USA – Hoka) qui s’était illustrée lors de la Grande Finale à Madère en 2022 en remportant notamment deux étapes devant la Néerlandaise Nienke Brinkman, future gagnante du circuit.
Il faudra aussi suivre la performance de Daniela Oemus (Allemagne – Nike Trail), qui a déjà prouvé qu’elle était très forte en début de saison en remportant Zegama l’année dernière. Sera-t-elle capable de renouveler l’exploit au Japon ? On observera également des filles comme Grayson Murphy (USA – Saucony), Joyce Njeru (Kenya – Atletica Saluzzo), Sara Alonso (Espagne – Asics), Sylvia Nordskar (Norvège – Hoka) ou Julia Font (Espagne – Brooks).
Photo GTWS 2024
Kobe Trail : Rémi Bonnet absent, qui sont les favoris de la course masculine ?
Deuxième de la GTWS 2023 et hauteur d’une très belle saison sur différentes courses de la Golden Trail Series l’année dernière, Patrick Kipngeno (Kenya – Run2gether) fait office de favori sur cette première course de la saison. Mais il trouvera sur son chemin son compatriote et compère de team, Philemon Kiriago (Kenya – Run2gether), qui lui a prouvé à Sierre-Zinal qu’il était capable de remporter l’une des courses les plus prestigieuses de la planète.
Ces deux-là devront se méfier d’Elhousine Elazzaoui (Maroc – NNormal) qui, après avoir remporté la Dolomyths Run en 2023, leur a montré de quoi il était capable en remportant la Grande Finale en Italie devant les meilleurs athlètes du monde. Et le Marocain ne cache pas qu’il arrive avec les mêmes ambitions en Asie !
Les deux Kényans devront également se méfier de Roberto Delorenzi (Suisse – Brooks), qui ne fait que monter en puissance depuis ces dernières années. S’il a fini 6e de la GTWS l’année dernière, il a montré qu’il était capable de se battre pour un podium en terminant 2e à la Dolomyths Run ou 3e à Mammoth.
Il faudra ensuite garder un œil sur Bart Przedwojewski (Pologne – Salomon), Daniel Pattis (Italie – Brooks), Alex Garcia (Espagne – Brooks), Cesare Maestri (Italie – Nike Trail), Miquel Corbera (Espagne – Brooks) et le local de l’épreuve, le coureur japonais Ruy Ueda.
Le parcours en fleur du Kobe Trail. Source GTWS 2024
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/04/GTWS-STAGE-1-KOBE-TRAIL-2.jpg8021200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-04-17 05:00:002024-04-16 11:49:44Golden Trail World Series 2024 : première historique au Japon !
85,3 km, 1154m de D+ et le passage du célèbre jebel El Otfal, symbole du Marathon des Sables au menu : la 3ème étape du MDS The Legendary, dite « étape longue », a tenu toutes ses promesses. Et confirmé ce que l’on pressentait depuis le départ : si les Marocains sont intouchables, Mohamed El Morabity est bien le plus fort. Et sauf coup de théâtre, il se dirige tout droit vers un second sacre.Côté Français, superbe performance de Yoann Stuck, qui remonte à la 4ème place au général!
Marathon des Sables 2024, 3ème étape : un peloton doublé par des « gazelles des sables »
Tout le monde la redoute, que l’on soit bien ou mal classé. Les mieux classés, parce qu’ils savent que c’est sur la longue que l’on peut perdre un MDS sur défaillance. Ce jour-là plus qu’un autre, il faut savoir gérer. « L’allure sera maîtriser pour ne pas se griller », confiait hier soir Yoann Stuck, qui découvre l’épreuve saharienne.
Le parcours de l’étape 3, longue de 85,3km. Source MDS
Les moins bien classés, parce que c’est sur la longue que l’on a le plus de chances d’abandonner. Mais cette année, cette étape longue intervient dès le 3ème jour, au lieu de l’habituel 4ème jour. Une initiative heureuse, car elle intervient alors que les organismes ne sont pas encore trop entamés, réduisant les risques d’abandon. Heureuse également, car elle permettra d’observer le lendemain un véritable break pile au milieu de l’épreuve, avec 3 étapes parcourues, et encore 3 étapes chronométrées derrière.
Le départ de la 3ème étape s’est fait juste avant le lever du soleil pour le peloton. Source MDSLe départ des 50 mieux classés, donné 1 heure après le départ du peloton. Source MDS
Partis dans une deuxième vague, 1h30 après la première, les 50 mieux classés de ce MDS ont fondu sur le peloton pour les doubler un à un à une vitesse impressionnante. C’est un des moments forts de la course, dont tout concurrent se souvient longtemps : celui où les Marocains qui dominent le classement vous rattrapent et vous déposent, vous frôlant à plus de 12 km/h quand vous avancez péniblement à 5 ou 6 à l’heure dans le sable mou. Un moment de grâce, une impression de voir des gazelles des sables voler au-dessus des dunes, sans même s’y enfoncer, sans même peiner pour avancer.
Marathon des Sables 2024, 3ème étape : le forcing de Mohamed El Morabity
Si le trio de tête s’est suivi durant les 20 premiers kilomètres de course, Mohamed El Morabity a progressivement durci la course et c’est peu à peu détaché, grapillant seconde après seconde. A mi-course, au CP4, il comptait 8 minutes d’avance sur le duo formé par son grand frère Rachid et Aziz Yachou. De son côté, Yoann Stuck faisait bonne figure en limitant les écarts, pointé avec deux autres concurrents marocains à seulement 23 minutes du leader de la course.
Mohamed El Morabity serein et souriant lors du ravitaillement du CP1. Source MDSRachid El Morabity lors du même ravitaillement, déjà plus marqué. Source MDS
Côté féminin, aucun suspense, les 3 premières du classement général occupaient les 3 premières places. Loin devant les autres, Aziza El Amrany a continué son cavalier seul entamé dès le premier jour. A mi-course (11h34), elle comptait plus d’1h20 d’avance sur sa dauphine, Aziza Raji, qui était suivie à 3 minutes par la Néerlandaise Adriana Moser.
Aziza El Amrani, seule en tête, loin devant la concurrence. Source MDS
Marathon des Sables 2024, 3ème étape : Mohamed El Morabity loin devant, performance de Yoann Stuck
Quel coup d’éclat. Gérant parfaitement sa course, Mohamed El Morabity n’a pas faibli durant la seconde partie de l’étape, creusant l’écart non plus à coup de secondes, mais de minutes. Au terme d’un raid solitaire impressionnant, il s’impose en 7h37mn47s, avec 54 minutes d’avance sur Aziz Yachou et Rachid El Morabity, arrivés dans la même seconde (8h31mn52s). C’est un Yoann Stuck des grands jours qui prend la 4ème place de l’étape en 8h46mn30s, ne concédant que 14 minutes aux 2 Marocains.
Chez les femmes, Aziza El Amrani s’impose pour la 3ème fois consécutive en 10h46. Elle devance Aziza Raji de plus de 45 minutes. Comme lors des 2 précédentes étapes, Adriana Moser prend la 3ème place.
Les remerciements de Mohamed El Morabity à l’arrivée de l’étape. Photo MDS
Classement général : Mohamed El Morabity prend une option, Yoann Stuck se glisse parmi les Marocains
Au classement général après 3 étapes, et avant la journée de repos, Mohamed El Morabity peut se frotter les mains. Son coup d’éclat du jour lui permet de posséder désormais 54mn33s d’avance sur son frère Rachid et sur Aziz Yachou. A 3 étapes de la fin (43 km, 31 km et 21 km), il faudrait un vrai coup de théâtre pour que la victoire (et le doublé 2023-2024) échappe au plus jeune des deux frères El Morabity. En revanche, la bataille promet d’être somptueuse pour la 2ème place, les 2 prétendants se tenant dans la même seconde après plus de 150km de course.
Grâce à sa belle performance, Yoann Stuck pointe désormais en 4ème position, à 2h14mn du leader de l’épreuve. Il devance de 10 petites secondes l’ancien 4ème, Hamid Yachou, frère d’Aziz, arrivé aujourd’hui plus de 30 minutes après le Français. Arrivé 10ème de l’étape du jour, Mérile Robert pointe désormais en 11ème position au général, à 3h16 du leader.
Chez les femmes, Aziza El Amrani fonce vers la victoire finale. Aziza Raji semble également bien accrochée à sa seconde place, et la Néerlandaise Adriana Moser à sa 3ème position.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/04/MDS-Mohamed-El-Morabity-Photo-MDS.jpg8531200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-04-16 17:40:122024-04-16 22:50:44Marathon des Sables 2024, 3ème étape : coup de tonnerre sur la « longue »
Après une première édition réussie, le Trail des 3 Monts revient ! La deuxième édition, organisée par l’association Dynamic Trail à partir du village perché de Tourrette-Levens, dans l’arrière-pays niçois, se déroulera le 19 mai. Au programme, une course toujours aussi originale. Objectif : vaincre les 3 monts les uns après les autres, en solo ou en relais.
Trail des 3 Monts : un format original en 3 étapes
Le principe est simple : enchaîner 3 trails successifs ayant chacun pour objectif l’ascension aller-retour d’un mont sur un parcours en boucle, en repassant à chaque fois par le site de départ pour profiter d’un ravitaillement 3 étoiles. Chaque boucle forme une étape. Il est nécessaire d’arriver sur le site dans le délai imparti pour prendre le départ de l’étape suivante.
Photo Trail des Trois Monts
Ainsi, la course commence par la boucle de 17km et 1000m D+ du Mont Chauve. La seconde étape se fait sur le 10km et 700m D+ du Mont Cima. Enfin, le challenge se termine par une boucle de 15km et 800m D+ du Mont Macaron. Le tout pour un total de 42km et 2500m D+, qui en fait un maratrail de montagne particulièrement exigeant.
Une formule originale à faire en solo ou en relais, et qui permet à tous, famille, amis, accompagnateurs ou relayeurs, d’encourager les coureurs et de profiter des animations sur place (musique, buvette, stands…).
Photo Trail des Trois Monts
Trail des 3 Monts : un challenge dédié aux enfants
À noter que le Trail des 3 Monts propose également une course pour les enfants. Elle est labellisée par les Young Trail Series. Il s’agit du premier challenge de trail running dédié aux enfants de la région. Les épreuves sont destinées aux enfants âgés au minimum de 6 ans. Précision des organisateurs : les parcours, de 80 à 100% sur chemins, ont des distances et des dénivelés élaborés dans le respect du développement de l’enfant et de ses capacités physiques.
On prend les mêmes et on recommence. La deuxième étape du 38ème Marathon des Sables The Legendary a confirmé la domination des 3 favoris marocains, Mohamed et Rachid El Morabity et Aziz Yachou, qui creusent l’écart en tête du général. Chez les femmes, Aziza El Amrany s’envole déjà. Mais c’est demain, lors de l’étape longue (85 km et 1154m D+), désormais calée au 3ème jour de course, que le vrai combat des chefs commencera.
Deuxième étape du MDS : trio gagnant chez les hommes
Après une première étape en boucle plutôt courte et roulante (31,1km et 282m D+), les choses se sont un peu corsées lors de la seconde étape. 10 km de plus, et 550m D+ étaient au programme, avec de beaux passages dans des canyons entre les massifs montagneux de cette région du Maroc totalement désertique et dépourvue de végétation. Si de nombreux concurrents ont préféré y aller calmement, redoutant la 3ème étape, dite « longue », qui les attend demain, les leaders, eux, n’ont pas chômé.
Comme hier, les 2 frères El Morabity, Mohamed, tenant du titre, et Rachid, son grand frère, 9 fois titré sur le MDS, ainsi que Aziz Yachou, ont mené toute la course et ont fini ensemble, dans la même seconde. Belle image de fraternité, ils se sont offert le plaisir de terminer main dans la main. Mais la belle harmonie risque d’être remise en question demain, lors de l’étape longue, qui sera déjà cruciale.
Mohamed El Morabity. Photo MDS
Deuxième étape du MDS : derrière les 3 Marocains, le désert
Si les 3 leaders se tiennent dans un mouchoir de poche au général, derrière, le trou est déjà immense. Comme hier également, c’est Hamid Yachou, frère d’Aziz, qui prend la 4ème place de l’étape du jour. Mais il finit à plus de 25 minutes du trio de tête. Le premier non Marocain de l’étape, le Sud-Africain James Miller, est à plus de 28 minutes du vainqueur.
Côté français, les places sont inversées par rapport à hier. C’est donc Mérile Robert qui termine premier Français, à la 8ème place, à 31mn du vainqueur du jour. Yoann Stuck prend quant à lui la 14ème place, 13mn plus tard. Stéphane Ricard prend la 18ème place, à 57mn de Mohamed El Morabity.
Deuxième étape du MDS : le cavalier seul d’Aziza El Amrani
Dans la course féminine, Aziza El Amrany n’a pas fait durer le suspense. Comme hier, elle a mis un monde entre elle et le reste du peloton. Elle s’impose en 4h08mn, prenant la 17ème place au scratch du jour. Aziza Raji termine 2ème à 20mn de sa compatriote. Comme hier, la Néerlandaise Adriana Moser prend la 3ème place, 10 minutes plus tard.
Aziza El Amrani. Photo MDS
Classement général : les écarts se creusent
Au classement général après 2 étapes, Mohamend El Morabity conserve 27 petites secondes d’avance sur son frère Rachid, et 29 sur Aziz Yachou toujours en embuscade. Hamid Yachou, 4ème, compte déjà 35 minutes de retard sur les 3 leaders. Le premier Européen, le Britannique John Dewey, pointe en 6ème position, à 47 minutes de la tête de course. Quant au premier Français, il s’agit désormais de Mérile Robert, 8 ème à 56 minutes de Mohamed El Morabity.
Chez les femmes, Aziza El Amrany, 19ème au scratch, domine de la tête et des épaules. Aziza Raji pointe déjà à plus de 45 minutes, et Adriana Moser à 57 minutes de la leader marocaine. Laurence Klein, 5ème, est à 1h32.
Top 10 Général après 2 étapes. Source MDS livePhoto MDS
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/04/MDS-STAge-2.jpg7751200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-04-15 13:50:332024-04-15 13:50:36Marathon des Sables 2024, 2ème étape : le trio royal fait la loi
Ce 14 avril a été donné le départ de la première étape du 38ème Marathon des Sables, rebaptisé Marathon des Sables The Legendary. Sans suprise, les frères El Morabity ont remporté la première étape. Mais alors que ces dernières années l’aîné des 2, Rachid, 9 fois vainqueur de l’épreuve, pointait en première position, c’est le cadet, Mohamed, vainqueur l’année dernière de son premier MDS après le retrait de son frère, qui s’est imposé de 25 petites secondes. Yoann Stuck, pour son premier MDS, termine premier Français à la 8ème place.
Première étape du MDS : Mohamed El Morabity en patron
Tous ceux qui se demandaient si les frères El Morabity allaient faire un début de course commune ont la réponse. Et elle est négative. Mohamed, le « petit » frère, n’a pas traîné pour dévoiler ses intentions et montrer qu’il comptait bien rester le patron du MDS, après sa victoire de l’an dernier acquise alors que son frère avait abandonné suite à une pénalité qu’il jugeait abusive.
Le parcours en boucle de la première étape. Source MDS.
Sur une étape courte de 31,1km et 282m D+ plutôt roulante, avec uniquement trois petites difficultés en milieu de parcours et une longue ligne droite pour finir, Mohamed s’est peu à peu détaché et a fini à 16km/h pour s’imposer en 2h11mn09s. Il devance son frère Rachid de 25 petites secondes. Si l’écart est mince, il en dit cependant long sur la volonté de Mohamed de marquer son territoire – et les esprits.
Le départ de la première étape, aux premières lueurs de l’aube.
D’autant qu’en dehors de son frère Rachid, toujours en quête d’un 10ème titre, Mohamed se méfie surtout d’Aziz Yachou, sans doute son plus dangereux adversaire. 2ème l’an dernier, ce dernier ne cache pas son ambition d’être le premier à détrôner les El Morabity. Aziz Yachou termine 3ème, dans les pas de Rachid El Morabity, à 27 secondes du vainqueur du jour. C’est son frère Hamid Yachou, réputé moins rapide, qui prend la 4ème place de l’étape du jour, à plus de 9 minutes du trio de tête.
Côté français, Yoann Stuck, qui découvre le MDS marocain, termine premier Français, à la 8ème place, à 22mn11s du vainqueur. A l’arrivée, le Lyonnais s’est dit impressionné par la façon dont les Marocains, qui ont trusté les 5 premières places, courent dans le sable : « C’est beau à voir ! »
Yoann Stuck. Photo FB Yoann Stuck / MDS
Grand habitué du MDS, Mérile Robert prend quant à lui la 11ème place, 2mn20s plus tard. Stéphane Ricard, en 2h39mn42s, prend la 14ème place.
Source MDS
Première étape du MDS : les Aziza font la loi
Pas de surprise chez les féminines où les deux grandes favorites de l’épreuve, Aziza El Amrany et Aziza Raji, ont mené de bout en bout. À l’arrivée, Aziza El Amrany prend la 17ème place au scratch, en 2h45mn54s. Elle devance Aziza Raji de plus de 25 minutes (3h11mn58s) et annonce déjà son intention de faire cavalier seul sur l’épreuve. La Néerlandaise Adriana Moser prend la 3ème place, une minute plus tard, suivie moins d’une autre minute plus tard de la Britannique Gemma Game.
La première Française, l’inusable Laurence Klein, termine 5ème de l’étape et première Française.
Le Top 10 scratch de la première étape. Source MDSLaurence Klein. Photo MDS
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/04/IMG_6322.jpeg8651169Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-04-14 12:07:442024-04-14 19:13:41Marathon des Sables 2024 : les frères El Morabity déjà devant
Souvent qualifié de « petite montagne », le Jura est un terrain de jeu idéal pour les traileurs, avec des parcours de moyenne montagne de toute beauté, des difficultés techniques dignes des épreuves les plus exigeantes, une authenticité unique et des panoramas exceptionnels. Aller y courir, c’est assurément en tomber amoureux. Notre sélection de 5 trails à découvrir d’urgence.
Le Trail des 7 Monts – Octobre
Programmé tous les ans en octobre, à l’époque où les couleurs automnales enflamment les monts jurassiens, cette épreuve se déroule dans le Haut Jura au départ du village de Septmoncel Les Molunes, situé à 900 mètres d’altitude. Les différents parcours sont tracés en milieu de moyenne montagne, sur des sentiers relativement techniques et dans une ambiance très conviviale. Trois distances sont au programme.
À tout seigneur tout honneur, le Trail des 7 monts est la distance reine de ce rendez-vous. Le parcours de 34 km et 1900m D+ fera vite taire ceux qui pensent que le Jura est une « petite montagne ». Destiné aux traileurs aguerris, le tracé est un cocktail de sentiers, descentes techniques, montées sèches aboutissant à des panoramas de toute beauté. Le parcours est jalonné de nombreux belvédères, avec en tout premier lieu le passage vers l’emblématique Chapeau de Gendarme, un plissement rocheux qui doit son nom à sa forme, qui rappelle le chapeau bicorne porté par les gendarmes napoléoniens. Si le canyon des gorges du Flumen permettra de se rafraîchir, il faudra pousser sur les jambes pour venir à bout de la montée de 700 D+ au belvédère de Roche Blanche et profiter du paysage haut-jurassien.
Le fameux Chapeau de Gendarme à découvrir sur le Trail des 7 monts. Photo DR
Deux autres formats plus accessibles permettront de profiter de la beauté de ce Haut Jura. Tout d’abord l’Enjambée des 7 monts, un parcours de 15 km et 590m D+ avec une belle montée initiale avant de rejoindre la portion plus roulante du 34 km sur le plateau des Molunes. Et enfin le Sprint Trail des 7 monts, un trail découverte de 9 km et 360m D+ qui propose des montées et descentes peu techniques et s’adresse à ceux qui veulent s’initier à l’essence du trail. A noter que des marches nordiques et randonnées sont proposées sur les parcours de 9 ou de 15 km au choix des participants.
En trois ans à peine, l’UTMJ a réussi à devenir une référence dans le milieu de l’Ultra Trail, en séduisant de plus de plus de coureurs à la recherche de nouveaux terrains de jeux. Pari réussi pour l’association Espace Mont d’Or, organisateur de cet événement, dont l’objectif, au-delà des défis sportifs, est de faire découvrir, mettre en avant et fédérer les territoires traversés, entre deux pays, la France et la Suisse, et trois départements, le Doubs, le Jura et l’Ain.
Si la plus longue distance au départ de Lancrans, l’UTMJ, ses 175 km et 7000m D+ permet d’arpenter le massif du Jura d’une seule traite, sur un parcours essentiellement composé de singles, la Franco-Suisse, sur 105 km et 4000m D+, propose une version plus accessible de l’aventure jurassienne, empruntant la fin du parcours de ce dernier.
Des magnifiques crêtes des montagnes du Jura aux passages plus techniques, des longues combes aux vallées entourées de sapins, ce tracé garantit un dépassement de soi total mais aussi des moments de bonheur au cœur d’une nature préservée. Vous resterez marqués par le superbe passage sur les crêtes du Mont d’Or et ses panoramas grandioses, avant de souffrir en silence dans les redoutables montées du Suchet et ses 1545 mètres d’altitude, point culminant de la course, puis du Col de l’Aiguillon, dernière grosse difficulté avant de filer vers l’arrivée à Métabief, 15 kilomètres plus loin.
4 autres formats plus accessibles permettent de goûter à la magie du Jura : la Renarde (75 km / 3230m D+), la CMM (40 km / 1100m D+), la Lynx (20 km / 800m D+) et la Chamoix (10 km / 400m D+).
Paysage typiquement jurassien, la Reculée des Planches est une longue vallée creusée par l’érosion dans le calcaire, qui se termine en cul-de-sac et forme un demi-cercle aux parois verticales hautes de 245 mètres qui constituent la plus haute reculée du Jura : le Cirque du Fer à Cheval. Un décor enchanteur pour un tout jeune trail né en 2021 et est tout aussi enchanteur.
C’est un voyage au cœur de paysages époustouflants et insoupçonnés que propose de ce trail du Cirque du Fer à Cheval. Sur 46 km et 2000m D+, le tracé offre aux participants une déambulation dans l’une des plus belles reculées du Jura. Si la première partie du parcours, plutôt roulante, conduit les concurrents à travers les villages du vignoble arboisien, la suite s’annonce plus coriace. Ainsi, dès le 17ème kilomètre, les coureurs se retrouvent en bordure de falaise, sur des sentiers techniques et engagés permettant de rejoindre le belvédère du Cirque du Fer à Cheval, l’une des merveilles géologiques de la région.
Place alors à l’alternance de montées et de descentes sur des chemins parfois « alpins » où les fonds de cuvette se laissent admirer. Les coureurs auront ainsi l’occasion de découvrir la très jolie cascade des Tufs au village des Planches, avant d’emprunter la célèbre montée de Solchier et ses 250m de dénivelé positif avalés en moins d’un kilomètre. Naviguant toujours en bordure de falaise, le peloton atteindra alors la Roche du Feu, qui surplombe la reculée, avant de terminer la course à travers bois et forêts pour rejoindre Arbois.
Si la technicité des sentiers empruntés et l’accumulation des bosses rendent ce trail exigeant, les innombrables points de vue offerts par ce cirque grandiose compensent bien l’effort. Et si vous faites partie des premiers concurrents à explorer le terrain, levez les yeux : chamois, lynx et loups rôdent dans les parages.
Trois autres formats sont proposés : un 32 km et 1260m D+, un 22 km et 790m D+ et enfin un 10 km et 400m D+
C’est à Morez que la Transju’ Trails donne rendez-vous à tous les passionnés de trail et de nature pour s’évader le temps d’un week-end. Avec 16 éditions à son actif, cette épreuve confirme son image de trail au naturel, offrant aux participants des parcours multiples dans les paysages magiques du massif du Jura. Au programme, des passages mythiques comme la Dôle et Le Fort des Rousses, mais aussi les lacs, les forêts et les grandes étendues.
4 parcours de trail sont proposés. Le plus long, la Transju’Trail, fait 42 km et 2200m D+. Il s’agit d’un parcours exigeant et varié, avec des passages techniques et un dénivelé positif conséquent, avec en point d’orgue un passage au second plus haut sommet du Jura, la Dôle (1677m), située en Suisse, et son magnifique panorama sur le lac Léman et la chaîne du Mont-Blanc. Plus courte, la Transju’Trail 25 km et 1200m D+ est une épreuve emblématique des montagnes du Jura qui emmène les concurrents sur un parcours varié avec des sections techniques, en passant lui aussi par le mythique sommet de la Dôle. Beaucoup plus accessible, la Transju’Trail 10 km (300m D+) et la Transju’Trail 5 km (150m D+) permettent de s’initier au trail ou de jouer le chrono, selon le niveau.
Implanté sur les bords du lac de Vouglans, 3ème plus grand lac artificiel de France, le Trail Volodalen du Jura propose 5 formats de 10 à 70 km au cœur du Parc Naturel Régional du Haut Jura, dans une nature débordante de générosité. Les 3 plus petites distances, 10 (200D+), 17 (500D+) et 25 km (600D+) s’effectuent au niveau de la Base Nautique de Bellecin, sur la rive gauche du lac (qui fait 80 km de long). Le 42 km (1200D+) part directement dans les singles pierreux de Moirans depuis le Belvédère du Regardoir, un spot avec vue sur le lac de Vouglans. Il propose une belle montée pour rejoindre Martignat, puis une plongée vers la traversée de l’Ain et un retour par la « jungle » de la rive droite du lac.
Quant au 70 km (2000D+), il part à la fraîche du Centre sportif de Bellecin, au bord du lac, pour un tour du lac sud en passant par les balcons de Bellecin, le vertigineux pont de la Pyle, les singles du plateau de Coyron et Moirans. S’en suit le passage de l’Ain sur le pont de Menouille et un retour par les sentiers sauvages de la rive droite, offrant de nombreux points de vues remarquables sur la vallée de l’Ain.
Et s’il fallait une raison de plus pour participer, notez que l’association Volodalen Solidaire, qui organise cet événement, le fait en partie pour venir en aide à la population démunie de Tohouè, petit village situé au Bénin. Courir pour les autres, on aime.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/04/OPEN-JURA-UTMJ-Foret-de-Chezery-credit-Ben-Becker-3.jpg10801616Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-04-14 05:00:002024-04-14 17:02:20Les 5 plus beaux trails à découvrir d’urgence dans le Jura
La Montagne Bleue si chère au peintre Paul Cézanne a, pour la 20ème fois, été le théâtre du Trail Sainte-Victoire, qui s’est tenu le dimanche 7 avril 2024 au départ de Rousset, du côté d’Aix-en-Provence. Une édition sous le signe de la chaleur, mais aussi de la performance avec des têtes d’affiche prestigieuses qui ont tenu leur rang et de l’émotion. Retour sur les courses, et le drame singulier qui a endeuillé l’épreuve.
Trail Sainte-Victoire : des têtes d’affiche prestigieuses
Comme partout en France, la Mount Venturi a connu ce premier week-end d’avril un épisode de chaleur exceptionnel pour la saison, dépassant par endroit les 25°C. Heureusement, un fin voile nuageux et, par moment, une légère brise ont contribué à maintenir une atmosphère agréable. Depuis longtemps, les 3 courses au programme avaient fait le plein. Les 1172 coureuses et coureurs qui se sont présentés aux départs des 3 courses avaient d’ailleurs déjà gagné une première course de vitesse en réussissant à obtenir un dossard : ils sont tous partis en moins d’une journée lors de l’ouverture des inscriptions. Un record !
La fête promettait donc d’être belle, avec quelques têtes d’affiche prestigieuses. Parmi elles, citons l’inoxydable Ludovic Pommeret, le jeune Elias Kadi et Céline Finas sur le plus long des parcours, ou encore Marilyne Nakache sur le 39 km, de retour sur le sentiers après 2 mois d’arrêt.
Photo TSV / DR
Trail Sainte-Victoire : podium de luxe sur le parcours des Crêtes
L’épreuve reine longue de 60 km et 3290m D+ a accouché d’un podium 5 étoiles. Chez les femmes, Marie-Laure Thieux s’est imposée, un mois seulement après avoir remporté l’épreuve longue du trail du Mont Ventoux. 21ème au scratch, elle a largement devancé deux des précédentes lauréates de l’épreuve : Irina Malejonock, grande habituée de l’épreuve, qui s’était imposée en 2019, et Laurie Atzeni, autre habituée des lieux, victorieuse en 2022. Les écarts entre la gagnante et ses deux dauphines étaient conséquents : 7h30 pour Marie-Laure Thieux, 7h54 pour Irina Malejonock et 7h59 pour Laurie Atzeni.
Marie-Laure Thieux. Photo DR
Chez les hommes c’est Elias Kadi, 2ème du long parcours du Trail du Ventoux en mars, qui l’a emporté, et de belle manière. Après avoir obtenu un dossard à la dernière minute, il a bouclé le parcours en 5h46. Le jeune athlète a devancé Ludovic Pommeret (de retour de blessure, et qui n’avait pas couru à la Sainte-Victoire depuis 8 ans) de près de 20 minutes (6h05). Ivan Schweckler (6h12) termine pour la 2ème fois consécutive à la 3ème place. On notera également la très belle 27ème place au scratch de Dawa Sherpa, qui termine 1er de sa catégorie en M4, honorant de la meilleure des manières son rôle de parrain de l’épreuve et son dossard n°1.
Elias Kadi. Photo DRTrail Sainte-Victoire Podium Hommes Les Crêtes. Photo TSV / DR
Trail Sainte-Victoire : chrono stratosphérique du champion d’Europe de skyrunning Martin Nilsson
Sur la distance intermédiaire de 41 km et 1600m D+ du Cézanne, le Suédois Martin Nilsson, champion du monde en titre de skysnow (course sur neige) et champion d’Europe de skyrunning a écrasé la concurrence. Il signe un temps stratosphérique de 2h59, soit une moyenne incroyable de plus de 13km/h ! Nilsson est allé tellement vite que l’organisation a même dû demander aux bénévoles présents sur le parcours de se rendre plus tôt que prévu à leur poste. Le Suédois a devancé Bertrand Brochot, vainqueur du parcours des Crêtes en 2022, de 24 minutes. François Dubreucq termine à la troisième place, à 34 minutes du gagnant du jour.
« Je suis parti rapidement sur la première partie de la course qui est assez roulante, à l’exception de quelques petites bosses, a commenté le vainqueur du jour, invité par l’organisation et qui grandement apprécié son séjour et la gentillesse de tous les bénévoles. Je me suis rapidement retrouvé seul et ai donc dû contrôler ma course, gardant à peu près la même vitesse durant toute la première moitié du parcours. Mais ensuite, les difficultés techniques dans les montées jusqu’au point culminant du parcours, l’accumulation des kilomètres et la chaleur m’ont rattrapé. J’ai commencé à avoir vraiment mal aux jambes à 12-13 kilomètres de l’arrivée, et j’ai dû puiser dans mes forces mentales. »
Martin Nilsson. Photo DR
Du côté des femmes, Marilyne Nakache n’a laissé aucune chance à ses concurrentes et s’offre la victoire avec une très belle 8ème place au scratch, en 4h03. Elle devance de plus de 30 minutes sa poursuivante Gwendoline Martin, tandis que la jeune Héloïse Paillet complète le podium en 4h40.
Trail Sainte-Victoire : les larmes de Marilyne Nakache
En larmes au départ, en larmes à l’arrivée, la championne du team Cimalp a expliqué sur les réseaux sociaux les raisons de son émotion :
« Ce n’est pas tellement cette victoire qui a fait que cette journée était riche en émotions mais surtout 2 autres raisons : le fait de reprendre les compétitions après 2 mois sans courir suite à une blessure, et de prendre le départ en pensant à toi, maman, qui était venue m’encourager sur ce même trail en 2018… 41km 1600mD+ en 4h03, 1ere femme, 8ème au scratch. La meilleure des reprises ne pouvait être qu’ici à avec des bénévoles adorables, une Sainte-Victoire toujours aussi majestueuse, une organisation de luxe (trophée personnalisé, ravito bio, repas traiteur…), un Kamel Amiri rayonnant (le sympathique speaker des trails de Provence, NDLR), et mes frères adorés qui sont venus me faire une surprise….Merci. La saison peut enfin commencer ! »
Trail Sainte-Victoire Podium Femmes Le Cézanne. Photo TSV
Trail Sainte-Victoire : Aline Coquard et Fabrice Jauffret sur la courte distance
Sur le Cengle, la plus courte des épreuves, avec ses 13 km et 370m D+, c’est Aline Coquard qui l’a emporté en 1h 07mn 29s, terminant 11ème au scratch, un an après avoir inscrit son nom au palmarès de l’épreuve reine. Elle était suivie de très près par Alice Ward (1h 08mn 38s) et, plus loin, par Marie Deschodt (1h 16mn 53s).
Chez les hommes, c’est Fabrice Jauffret qui a gagné l’épreuve en un peu moins d’1 heure, à 13,28km/h de moyenne. Il devance Guillaume Requier de moins d’une minute, et Killian Bernabe Coloré de près de 3 minutes.
Mention spéciale pour l’association Dunes d’Espoir qui a bouclé le parcours du Cézanne avec une joëlette, permettant ainsi une fois encore à une personne atteinte de handicap de vivre les belles émotions du trail et de profiter des magnifiques sentiers de la Sainte-Victoire. Grâce aux dossards solidaires et aux dons réalisés lors des inscriptions, l’organisation a pu remettre un chèque de 2631 € à l’association afin qu’elle puisse continuer sa mission solidaire, sur le Trail Sainte-Victoire et sur beaucoup d’autres épreuves à l’échelle nationale, faisant la fierté de notre discipline.
Trail Sainte-Victoire : un décès tragique sur le parcours des Crêtes
Cette 20ème édition a malheureusement été endeuillée par le décès d’un jeune concurrent sur le très exigeant parcours des Crêtes. Victime d’un malaise en fin d’après-midi, après 9 heures de course, le concurrent âgé d’une trentaine d’années est décédé d’un arrêt cardio-respiratoire malgré l’intervention des secours. « Cette nouvelle a fortement bouleversé l’ensemble de l’équipe d’organisation du TSV qui n’avait plus le cœur à la fête après l’annonce de cette triste nouvelle et qui reste aujourd’hui très affectée par ce drame, a commenté l’organisateur. Les mots nous manquent pour exprimer notre profond chagrin et pour manifester nos condoléances et notre soutien sincère auprès des proches de ce coureur. Le deuil et la volonté de discrétion de la famille seront scrupuleusement respectés. »
Photo TSV
Trail Sainte-Victoire : annulation de l’épreuve anniversaire pour des raisons « écologiques »
Pour cette édition anniversaire, les organisateurs avaient fait les choses en grand et concocté un 4ème parcours spécial, de 27 km, initulé les «Terres Rouges ». Mais quelques semaines avant l’ouverture des inscriptions début janvier, ils avaient été contraint de faire machine arrière. Un fait qui pourrait paraître anecdotique et sur lequel nous aurions pu glisser, mais qui illustre un phénomène constaté dans de nombreux autres événements de trail, où les organisateurs ont de plus en plus de difficultés à obtenir des autorisations de passage pour des raisons d’ « écologie » et de préservation de l’environnement.
Voici les explications de ce refus faites par l’organisation :
« C’est avec beaucoup de regrets et une pointe d’amertume que nous sommes dans l’obligation d’annuler l’épreuve anniversaire du Trail de La Sainte-Victoire : le parcours de 27 km des «Terres Rouges ».
Cette décision fait suite à un refus inattendu et tardif de certaines municipalités du site de la Sainte-Victoire de voir cette épreuve inédite et éphémère pour la 20ème édition du TSV traverser leur commune. Les arguments avancés sont la crainte que le passage de 250 coureuses et coureurs (sur un laps de temps de quelques minutes à maximum une heure selon les portions concernées) vienne aggraver l’envahissement constaté des lieux par les randonneurs, touristes et autres vététistes.
Les raisons de ce refus sont difficiles à entendre pour l’équipe d’organisation du Trail de la Sainte-Victoire qui n’a pas ménagé son temps et ses efforts pour proposer un parcours original permettant de faire découvrir les sentiers du plateau du Cengle et du pied de la Sainte-Victoire en réunissant habitués du parcours du 13 km voulant s’essayer à une distance plus longue mais accessible, adeptes des trails courts ou tout coureur souhaitant découvrir la Sainte-Victoire sur un parcours nature et roulant.
Nous avons reçu le même refus avec les mêmes arguments pour l’augmentation exceptionnelle du nombre de coureurs sur le parcours des Crêtes. »
Trail Sainte-Victoire : l’incompréhension de l’organisation
Les organisateurs, qui travaillent sur ce site depuis 20 ans, poursuivent :
« Nous sommes tous des riverains et des amoureux de la Montagne Bleue et avons toujours œuvré pour que notre événement se fasse dans le strict respect de l’environnement et de l’ensemble des autres usages de ce site magnifique, dans une approche durable, locale, responsable et transparente et avec un souci du dialogue permanent avec les acteurs du territoire. L’échéance de cette interdiction est aussi à déplorer car, si elle intervient plusieurs mois après notre demande et une validation orale obtenue en septembre dernier, elle implique de ce fait beaucoup de travail bénévole inutile de la part de nos équipes mais surtout la déception de certains d’entre vous qui aviez peut-être coché cette épreuve dans votre agenda suite à nos dernières communications.
Nous n’allons pas nous laisser abattre pour autant et restons mobilisés pour que cette 20ème édition soit une fête pour l’ensemble des traileuses et traileurs qui auront la chance de participer à l’une de nos trois épreuves historiques. Nous savons pouvoir compter sur chacun d’entre vous pour donner tort aux réticents à notre discipline en laissant le site intact à votre passage et en évoluant sur les sentiers en respectant la quiétude des autres occupants ou visiteurs des lieux. »
Sans vouloir rallumer la polémique, le massif de la Montagne Sainte-Victoire est répertorié par tous les guides comme un lieu de randonnées exceptionnelles, que les municipalités mettent en avant pour attirer le tourisme dans la région. Il est alors singulier d’interdire le passage de 250 personnes au prétexte de ne pas vouloir aggraver l’envahissement constaté des lieux par les randonneurs, touristes et autres vététistes, alors même que ce sont ces municipalités qui font tout pour attirer ces mêmes promeneurs sur leurs terres. Le serpent qui se mord la queue, comme on dit. Et le trail qui paye l’addition…
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/04/TSV-2024-Presentation.jpg8001200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-04-12 05:00:002024-04-11 12:16:49Trail Sainte-Victoire : des exploits et des larmes pour la 20ème édition
Le souffle de l’Atlas. Bien plus qu’une promesse, une révélation. Connu de tous les amateurs de trail aventure, l’UTAT (Ultra Trail Atlas Toubkal) devient l’Atlas Quest by UTAT, pour mieux incarner ce qui est plus qu’une course, une rencontre avec soi-même en immersion durant 4 jours au cœur d’un lieu intemporel, dans la beauté de l’Atlas marocain. Présentation de la 13ème édition, qui se tiendra du 3 au 7 octobre 2024.
Atlas Quest : en connexion avec la nature intacte
L’Atlas Quest est assurément un trail pas comme les autres. Imprégné de la puissance de l’Atlas, mariant haute altitude et défi sportif inégalé, c’est une expérience exceptionnelle fidèle à la promesse originelle du trail-running, transportant ses participants au cœur du Maroc, dans les majestueuses montagnes de l’Atlas, à proximité du Djebel Toubkal, point culminant de l’Afrique du Nord à 4167 mètres d’altitude.
Dans cette immensité minérale, dans ce lieu chargé d’histoire et vibrant de culture, où la nature est intacte, les sentiers culminent comme nulle par ailleurs en Europe, les émotions sont profondes et les rencontres authentiques. Chaque coureur devient un conquérant sur ces sentiers de haute altitude, naviguant entre 2620m et 3670m, là où l’oxygène se fait plus rare et les émotions plus intenses.
Au-delà de l’effort physique, c’est une connexion profonde avec le territoire, un plongeon dans l’émerveillement des couleurs ocres, d’une lumière éclatante et des parfums envoûtants de l’Atlas. Loin de tout, entouré par la nature puissante, aride et généreuse, chaque foulée devient une aventure, chaque instant une découverte. L’Atlas Quest transcende la simple course, fusionnant sport, nature, découverte et communauté pour créer des moments inoubliables. C’est un moment de vie rare.
Seul dans l’immensité de l’Atlas. Photo R. Couret
Atlas Quest : un nouveau nom pour une nouvelle ambition
L’Atlas Quest réunit depuis 12 éditions des traileurs du monde entier sur le plateau d’Oukaïmeden, situé à 70 km au sud de Marrakech (1h30 de route) à 2 600 mètres d’altitude. Le camp de base est constitué d’un village éphémère de 1000m2 et d’un bivouac de tentes, décoré et empreint de design et d’esprit berbère pour un vrai partage de culture et un dépaysement total.
Mais la région a souffert de l’absence de cet événement majeur, porteur d’humanité et d’élan économique. Après les années Covid et le terrible tremblement de terre au Maroc, d’une magnitude de 6,8, le 8 septembre 2023, l’espoir est grand pour les habitants comme pour les organisateurs de revoir touristes, visiteurs et traileurs dans le Haut Atlas.
C’est une des raisons pour lesquelles il a été décidé de donner un nouvel élan à cet événement, en adéquation avec ces nouveaux défis, qui dépassent ceux d’une course d’ultra-trail. Un nouveau nom porteur de cette ambition s’imposait naturellement, ainsi qu’une nouvelle représentation graphique. L’Atlas Quest, la Quête de l’Atlas, telle une expérience humaine à vivre au moins une fois dans sa vie, traduit bien la vision de l’équipe organisatrice, mettant encore plus fortement le Haut Atlas en avant et une solidarité sans faille des organisateurs envers les populations.
L’Atlas Quest By Utat est bien plus qu’une course : c’est un rendez-vous avec un pays et ses habitants, un voyage et une aventure au cœur d’une région exceptionnelle.
Le village sur le plateau d’Oukaïmeden. Photo R. Couret
Atlas Quest : la vision de Cyrille Sismondini, Président de Sports Nature Développement
« Depuis 15 ans, avec mon équipe, nous nourrissons le rêve d’un événement de trail international niché dans les majestueuses montagnes du Haut Atlas. Notre ambition va au-delà du sport : il s’agit d’une initiative audacieuse mêlant économie, médias et sport, visant à révéler le potentiel exceptionnel de cette terre et à contribuer au développement concret de la région.
Ces 15 années ont été riches en souvenirs partagés avec plus de 4 000 coureurs, les habitants du territoire, et des bénévoles incroyables. La pandémie de COVID-19 a secoué notre parcours, entraînant deux annulations successives en 2020 et 2021. En 2022, nous avons enfin pu offrir l’événement tant attendu.
Atlas Quest est un acteur socio-économique majeur de l’Oukaïmeden. En période de COVID, nous avons soutenu les habitants avec l’opération « 1 panier pour un foyer ». Après le séisme de septembre 2023, nous avons mis à disposition nos moyens pour les villages traversés, livrant tentes, matelas et même créé des « kits écoles d’urgence ». Les épreuves traversées avec le territoire renforcent notre conviction : il est temps de s’engager intensément pour faire émerger un événement mondial exceptionnel.
Atlas Quest doit jouer un rôle crucial, transcendant le simple sport. Il incarne la quête d’un idéal où le sport devient un moyen de partage et d’enrichissement mutuel. Atlas Quest symbolise une quête bien au-delà du matériel, une évidence dans notre parcours vers l’idéal. »
Coureur en quête de l’Atlas. Photo A. ERRIHANI
Atlas Quest : une aventure en altitude en terre berbère
La chaîne du Haut Atlas culmine à 4 167 m avec le djebel Toubkal. Elle est comme une longue frontière de plus de 700 km, séparant le climat océanique et subtropical, chaud et plutôt humide, du climat semi-désertique et continental. Le Haut Atlas s’affirme comme une terre où traditions et culture berbère restent vivantes. Loin des axes de circulation contemporains, on découvre les azibs (abris de bergers en pierres sèches) et les petites maisons des douars, (petits villages) qui semblent totalement hors du temps, parsemées ici et là dans ce vaste désert d’altitude.
Ici, l’hospitalité est un principe fondateur. Les Berbères, dans leurs villages improbables construits à flanc de montagne, vivent en autarcie et en autosuffisance dans une simplicité qui pousse à réfléchir à notre propre mode de vie. La quiétude des habitants contraste avec une nature sauvage et grandiose. Ici, à chaque détour de sentier, on découvre un troupeau paisible, un fond de vallée verdoyant, un torrent frais et chantant, un village grouillant de vie ou un col à gravir dépassant les 3 000 mètres d’altitude.
Participer à l’Atlas Quest by Utat, c’est partir et courir à la découverte d’un pays, d’une culture, d’un territoire. C’est le dépaysement d’un pays lointain, et pourtant si proche.
Dépaysement garanti à quelques heures d’avion de la France. Photo Richard Couret
Parcourez le sentier du Haut Atlas et vous comprendrez ! Le départ (et l’arrivée) se fait à Oukaïmeden, à 2620 mètres d’altitude. Le parcours se situe entre 1700 et 3700 mètres d’altitude. La course exige un haut niveau d’autonomie et les pistes sont techniques. Un tronçon de la course, du km 40 au km 80, traverse l’une des parties les plus reculées et isolées du Haut Atlas, sans route ni couverture GSM. Le parcours est jalonné de 19 points de contrôle médicalisés, dont 6 avec ravitaillement.
Temps max : 40h Départ : vendredi 4 octobre à minuit (nuit de jeudi à vendredi) Record 17h 36mn 13s par Guillaume Beauxis en 2022
MARATHON DE L’ATLAS 42km / 2600 m D+
Le départ de la course est donné à Oukaïmeden à une altitude de 2620 m, le point le plus haut du parcours se situant à 3180 m et le plus bas à 1950 m. Avec 2 ravitaillements et 5 points de contrôle, le Marathon de l’Atlas est un itinéraire exigeant.
Temps max : 12h Départ : vendredi 4 octobre à 6h00 Record : 4h 33mn 28s par Rachid El Morabity en 2014
La VIRÉE D’IKKISS 26km / 1400 m D+
Une randonnée inoubliable dans le Haut-Atlas ! Le départ de la course est donné à Oukaïmeden à 2620 m, le point le plus haut du parcours se situant à 2950 m et le plus bas à 1830m. C’est une course courte avec un maximum de sensations et un terrain varié. Vallées verdoyantes et environnements secs de haute altitude, chemins techniques et sentiers tranquilles, les plus rapides termineront en environ 2h30. 1 ravitaillement et 4 points de contrôle Temps max : 8h Départ : samedi 5 octobre à 9h00 Record : 2h 23mn 20s par Rachid El Morabity en 2016
CHALLENGE DE L’ATLAS 42km + 26km / 4000 m D+ cumul)
Le Challenge est une combinaison du Marathon de l’Atlas (42 kms et 2600 D+) un jour et de la Virée d’Ikkiss (26 kms et 1400 D+) le lendemain. Le classement établi est basé sur la somme des temps réalisés lors de chaque course. Deux courses en deux jours. Un véritable défi, avec au total 68 km et 4 000 mètres de dénivelé. Également un pré-requis à l’inscription sur l’UTAT.
L’AMAZIGH TRAIL 12 km/ 600m D+
Une excursion rapide et accessible pour découvrir la beauté des sentiers de l’Oukaïmeden, un véritable parcours de montagne aux panoramas à couper le souffle ! L’essence de la course à pied en montagne. Un itinéraire proche de l’Oukaïmeden, des montées et des descentes avec des vues imprenables.
L’Amazigh Trail est une opportunité pour les coureurs de tous types (réguliers, occasionnels, sprinteurs… et même randonneurs). La course s’adresse à un large public, âgé de 16 ans et plus, à la recherche d’une première expérience rapide de course sur sentier, sur une courte distance. Une occasion de découvrir la beauté de la chaîne du Haut Atlas.
Temps max : 8h Départ : Dimanche 6 octobre à 10h00
Marilyne Nakache, gagnante du Challenge de l’Atlas en 2022. Photo Brieuc Van Elst
Atlas Quest : une expérience unique et accessible
Organisatrice de l’Atlas Quest by UTAT, l’association Sport Nature Développement fait tout pour faciliter le séjour des coureurs et de leur famille en incluant de nombreuses prestations : – A l’arrivée à l’aéroport (à partir du jeudi 3 octobre), accueil par les hôtesses de l’organisation – Transferts assurés par bus jusqu’au plateau d’Oukaïmeden (environ 1h30) – Deux options quant à l’hébergement : un campement au design berbère et à l’ergonomie propice aux échanges, aux discussions, aux rencontres… composé d’une centaine de tentes de 16m2, prévues pour accueillir 4 à 5 personnes chacune, décorées et équipées de matelas, offrant une expérience unique au plus près des festivités. Ou, l’option « dortoir » (Chalet du CAF), qui offre un peu plus de confort (et le chauffage en prime) pour ceux qui le souhaitent !
– Les tarifs comprennent la navette aéroport aller-retour, l’hébergement, les dîners, petit-déjeuners et l’eau minérale tout au long du séjour. Vol non compris. Tarifs à partir de 690€ par personne. Accompagnant à partir de 400€ par personne.
– Toubkal Expérience : en prélude ou épilogue de l’événement, Atlas Quest propose l’ascension du Toubkal (4167m), plus haut sommet d’Afrique du Nord. Idéal pour une acclimatation d’altitude ou un décrassage d’après événement ! – Programme d’animations 2024 : tout au long du séjour, visites guidées (Parc National du Toubkal, villages berbères, gravures rupestres…), cinéma en plein air, concert, animation musculaire…
Elle y allait pour ça, elle a atteint son but. En terminant sur la 3ème marche du podium du format 100M de l’Istria 100 by UTMB qui s’est déroulé du 5 au 7 avril en Croatie, Claire Bannwarth a assuré sa qualification pour le grand rendez-vous UTMB de Chamonix en… 2025. De quoi pouvoir désormais courir tranquille cette saison, sans aucune pression. À noter la très belle performance de Simon Gosselin, qui s’est imposé sur le format 50K.
Istria 100 by UTMB : mission accomplie pour Claire Bannwarth
168 km, 6500m D+, et 22h27 pour boucler la boucle. En terminant 3ème féminine et 13ème scratch, Claire Bannwarth a atteint son objectif de qualification pour la finale de la catégorie reine des 100M de l’UTMB 2025 qui se déroulera à Chamonix l’an prochain. Partie prudemment (elle pointait en 47ème position au 15ème kilomètre), elle a comme à son habitude opéré une remontada grâce à sa régularité, passant 23ème à mi-course. S’invitant dans le Top 15 au passage du 117ème kilomètre, elle est parvenue à boucler les 20 derniers kilomètres à près de 8km/h de moyenne pour se hisser sur le podium.
Pour la petite histoire, c’est l’Italienne Alessandra Boifava, 7ème au général en 20h 51mn 24s, qui s’est imposée. L’Allemande Ida Sophie Hegemann a pris la seconde place à plus de 36 minutes (21h 27mn 38s). Seules 10 femmes ont terminé l’épreuve.
Photo Ian Corless
Istria 100 by UTMB : le débrief de Claire Bannwarth
Sur les réseaux sociaux, Claire Bannwarth y est allée de son petit commentaire personnel, toujours aussi plaisant à lire :
« 22h27 pour boucler le binz ! 13ème scratch. 3 femme. Qualif UTMB 2025, pompelop !!!! Cool, on va pouvoir faire n’imp le reste de l’année sur toutes les autres courses by UTMB sans pression !
Plus de 2h de mieux que mon temps de 2022. Vu tout ce que j’ai déjà couru depuis le début d’année, et la fatigue qui commence à s’accumuler par ces enchaînements de goret, je suis contente !
Comme le dit si bien Les genoux dans le gif, ce 100 miles « a été abordé comme une sortie courte et nerveuse pour travailler la vitesse ». Mission accomplie, c’est cool de dépasser le 10 à l’heure et de courir les montées.
J’ai pu mettre et tester pour la première fois les MTN racer 3 de Topo Athletic. Punaise, c’est de la bombe atomique, tout fait avec la même paire neuve, et ai pris un pied d’enfer dans les descentes techniques. C’est validé, et va falloir que je m’en fasse livrer 20 paires pour finir la saison par contre car je vais aussi les mettre sur les 200 miles;-)
Course magnifique, orga au top, parcours qui paraît facile mais ne l’est pas du tout, petites pâtisseries locales trop miam à chaque ravito, buffet d’après course gargantuesque. Je recommande, c’est une très belle expérience cette course croate. »
Istria 100 by UTMB : Simon Gosselin titré sur le format 50K, Yves Heloury 2ème du format 20K
Parmi les autres Français engagés, on retiendra la très belle victoire de Simon Gosselin, qui a dominé la course de bout en bout, ne quittant jamais la tête. Après une moitié de course en duo avec l’Autrichien Hans-Peter Innerhofer, Simon Gosselin s’est progressivement détaché. Il s’impose en 5h 40mn 56s, avec 10 minutes d’avance sur le second, à une vitesse moyenne de plus de 12km/h. Beaucoup plus loin, le Polonais Dominik Milewski termine 3ème, à 33 minutes du vainqueur du jour. Un autre tricolore, Jules Gerber, entre dans le Top 10, à la 6ème place.
Simon Gosselin, vainqueur du format 50K de l’Istria 100 by UTMB
C’est ensuite du côté du format 20K qu’il faut aller chercher le 3ème tricolore médaillé de l’Istria 100 by UTMB. Il s’agit de Yves Heloury, qui a bouclé les très roulants 21,4 km et 130m D+ du parcours en 1h 18mn 16s. Il termine à 2mn03 du vainqueur, l’Italien Matteo Rossi. L’Allemand Nils Bergmann prend la 3ème place, 1 minute derrière le Français. A noter que 4 autres Français sont entrés dans le Top 10 : Johan Freimann, 6ème, Mael Bures, 7ème, David Justo, 8ème et Julien Gilleron, 10ème.
Chez les féminines, une seule Française s’est hissée dans le top 10. Il s’agit de Mélanie Chaintreuil, qui prend la 8ème place, à 22 minutes de la gagnante, la Polonaise Kinga Kwiatkowska.
Dernier tricolore à avoir intégré un Top 10, saluons enfin la performance de Cédric Pernet, 9ème du format 42 km (950m D+) remporté par le Suisse Simon Schäppi.