On prend les mêmes et on recommence. La deuxième étape du 38ème Marathon des Sables The Legendary a confirmé la domination des 3 favoris marocains, Mohamed et Rachid El Morabity et Aziz Yachou, qui creusent l’écart en tête du général. Chez les femmes, Aziza El Amrany s’envole déjà. Mais c’est demain, lors de l’étape longue (85 km et 1154m D+), désormais calée au 3ème jour de course, que le vrai combat des chefs commencera.

Deuxième étape du MDS : trio gagnant chez les hommes

Après une première étape en boucle plutôt courte et roulante (31,1km et 282m D+), les choses se sont un peu corsées lors de la seconde étape. 10 km de plus, et 550m D+ étaient au programme, avec de beaux passages dans des canyons entre les massifs montagneux de cette région du Maroc totalement désertique et dépourvue de végétation. Si de nombreux concurrents ont préféré y aller calmement, redoutant la 3ème étape, dite « longue », qui les attend demain, les leaders, eux, n’ont pas chômé.

Voir le récit de la première étape ici

Voir les plus beaux moments de l’étape 1 en vidéo ici

Comme hier, les 2 frères El Morabity, Mohamed, tenant du titre, et Rachid, son grand frère, 9 fois titré sur le MDS, ainsi que Aziz Yachou, ont mené toute la course et ont fini ensemble, dans la même seconde. Belle image de fraternité, ils se sont offert le plaisir de terminer main dans la main. Mais la belle harmonie risque d’être remise en question demain, lors de l’étape longue, qui sera déjà cruciale.

Mohamed El Morabity
Mohamed El Morabity. Photo MDS

Deuxième étape du MDS : derrière les 3 Marocains, le désert

Si les 3 leaders se tiennent dans un mouchoir de poche au général, derrière, le trou est déjà immense. Comme hier également, c’est Hamid Yachou, frère d’Aziz, qui prend la 4ème place de l’étape du jour. Mais il finit à plus de 25 minutes du trio de tête. Le premier non Marocain de l’étape, le Sud-Africain James Miller, est à plus de 28 minutes du vainqueur.

Côté français, les places sont inversées par rapport à hier. C’est donc Mérile Robert qui termine premier Français, à la 8ème place, à 31mn du vainqueur du jour. Yoann Stuck prend quant à lui la 14ème place, 13mn plus tard. Stéphane Ricard prend la 18ème place, à 57mn de Mohamed El Morabity.

Deuxième étape du MDS : le cavalier seul d’Aziza El Amrani

Dans la course féminine, Aziza El Amrany n’a pas fait durer le suspense. Comme hier, elle a mis un monde entre elle et le reste du peloton. Elle s’impose en 4h08mn, prenant la 17ème place au scratch du jour. Aziza Raji termine 2ème à 20mn de sa compatriote. Comme hier, la Néerlandaise Adriana Moser prend la 3ème place, 10 minutes plus tard.

Aziza El Amrani
Aziza El Amrani. Photo MDS

Classement général : les écarts se creusent

Au classement général après 2 étapes, Mohamend El Morabity conserve 27 petites secondes d’avance sur son frère Rachid, et 29 sur Aziz Yachou toujours en embuscade. Hamid Yachou, 4ème, compte déjà 35 minutes de retard sur les 3 leaders. Le premier Européen, le Britannique John Dewey, pointe en 6ème position, à 47 minutes de la tête de course. Quant au premier Français, il s’agit désormais de Mérile Robert, 8 ème à 56 minutes de Mohamed El Morabity.

Chez les femmes, Aziza El Amrany, 19ème au scratch, domine de la tête et des épaules. Aziza Raji pointe déjà à plus de 45 minutes, et Adriana Moser à 57 minutes de la leader marocaine. Laurence Klein, 5ème, est à 1h32.

Top 10 Général après 2 étapes
Top 10 Général après 2 étapes. Source MDS live
MDS
Photo MDS
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Ce 14 avril a été donné le départ de la première étape du 38ème Marathon des Sables, rebaptisé Marathon des Sables The Legendary. Sans suprise, les frères El Morabity ont remporté la première étape. Mais alors que ces dernières années l’aîné des 2, Rachid, 9 fois vainqueur de l’épreuve, pointait en première position, c’est le cadet, Mohamed, vainqueur l’année dernière de son premier MDS après le retrait de son frère, qui s’est imposé de 25 petites secondes. Yoann Stuck, pour son premier MDS, termine premier Français à la 8ème place.

Première étape du MDS : Mohamed El Morabity en patron

Tous ceux qui se demandaient si les frères El Morabity allaient faire un début de course commune ont la réponse. Et elle est négative. Mohamed, le « petit » frère, n’a pas traîné pour dévoiler ses intentions et montrer qu’il comptait bien rester le patron du MDS, après sa victoire de l’an dernier acquise alors que son frère avait abandonné suite à une pénalité qu’il jugeait abusive. 

MDS 2024 Stage 1
Le parcours en boucle de la première étape. Source MDS.

Sur une étape courte de 31,1km et 282m D+ plutôt roulante, avec uniquement trois petites difficultés en milieu de parcours et une longue ligne droite pour finir, Mohamed s’est peu à peu détaché et a fini à 16km/h pour s’imposer en 2h11mn09s. Il devance son frère Rachid de 25 petites secondes. Si l’écart est mince, il en dit cependant long sur la volonté de Mohamed de marquer son territoire – et les esprits.

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Le départ de la première étape, aux premières lueurs de l’aube.

D’autant qu’en dehors de son frère Rachid, toujours en quête d’un 10ème titre, Mohamed se méfie surtout d’Aziz Yachou, sans doute son plus dangereux adversaire. 2ème l’an dernier, ce dernier ne cache pas son ambition d’être le premier à détrôner les El Morabity. Aziz Yachou termine 3ème, dans les pas de Rachid El Morabity, à 27 secondes du vainqueur du jour. C’est son frère Hamid Yachou, réputé moins rapide, qui prend la 4ème place de l’étape du jour, à plus de 9 minutes du trio de tête.

Côté français, Yoann Stuck, qui découvre le MDS marocain, termine premier Français, à la 8ème place, à 22mn11s du vainqueur. A l’arrivée, le Lyonnais s’est dit impressionné par la façon dont les Marocains, qui ont trusté les 5 premières places, courent dans le sable : « C’est beau à voir ! »

Yoann Stuck. Photo FB Yoann Stuck / MDS

Grand habitué du MDS, Mérile Robert prend quant à lui la 11ème place, 2mn20s plus tard. Stéphane Ricard, en 2h39mn42s, prend la 14ème place.

MDS 2024 Stage 1 run
Source MDS

Première étape du MDS : les Aziza font la loi

Pas de surprise chez les féminines où les deux grandes favorites de l’épreuve, Aziza El Amrany et Aziza Raji, ont mené de bout en bout. À l’arrivée, Aziza El Amrany prend la 17ème place au scratch, en 2h45mn54s. Elle devance Aziza Raji de plus de 25 minutes (3h11mn58s) et annonce déjà son intention de faire cavalier seul sur l’épreuve. La Néerlandaise Adriana Moser prend la 3ème place, une minute plus tard, suivie moins d’une autre minute plus tard de la Britannique Gemma Game.

La première Française, l’inusable Laurence Klein, termine 5ème de l’étape et première Française.

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Le Top 10 scratch de la première étape. Source MDS
Laurence Klein. Photo MDS
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Souvent qualifié de « petite montagne », le Jura est un terrain de jeu idéal pour les traileurs, avec des parcours de moyenne montagne de toute beauté, des difficultés techniques dignes des épreuves les plus exigeantes, une authenticité unique et des panoramas exceptionnels. Aller y courir, c’est assurément en tomber amoureux. Notre sélection de 5 trails à découvrir d’urgence.

Le Trail des 7 Monts – Octobre

Programmé tous les ans en octobre, à l’époque où les couleurs automnales enflamment les monts jurassiens, cette épreuve se déroule dans le Haut Jura au départ du village de Septmoncel Les Molunes, situé à 900 mètres d’altitude. Les différents parcours sont tracés en milieu de moyenne montagne, sur des sentiers relativement techniques et dans une ambiance très conviviale. Trois distances sont au programme.

À tout seigneur tout honneur, le Trail des 7 monts est la distance reine de ce rendez-vous. Le parcours de 34 km et 1900m D+ fera vite taire ceux qui pensent que le Jura est une « petite montagne ». Destiné aux traileurs aguerris, le tracé est un cocktail de sentiers, descentes techniques, montées sèches aboutissant à des panoramas de toute beauté. Le parcours est jalonné de nombreux belvédères, avec en tout premier lieu le passage vers l’emblématique Chapeau de Gendarme, un plissement rocheux qui doit son nom à sa forme, qui rappelle le chapeau bicorne porté par les gendarmes napoléoniens. Si le canyon des gorges du Flumen permettra de se rafraîchir, il faudra pousser sur les jambes pour venir à bout de la montée de 700 D+ au belvédère de Roche Blanche et profiter du paysage haut-jurassien.

Chapeau de gendarme Trail des 7 monts
Le fameux Chapeau de Gendarme à découvrir sur le Trail des 7 monts. Photo DR

Deux autres formats plus accessibles permettront de profiter de la beauté de ce Haut Jura. Tout d’abord l’Enjambée des 7 monts, un parcours de 15 km et 590m D+ avec une belle montée initiale avant de rejoindre la portion plus roulante du 34 km sur le plateau des Molunes. Et enfin le Sprint Trail des 7 monts, un trail découverte de 9 km et 360m D+ qui propose des montées et descentes peu techniques et s’adresse à ceux qui veulent s’initier à l’essence du trail. A noter que des marches nordiques et randonnées sont proposées sur les parcours de 9 ou de 15 km au choix des participants.

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Trail des 7 Monts
Photo Trail des 7 Monts / DR

L’Ultra-Trail des Montagnes du Jura – Octobre

En trois ans à peine, l’UTMJ a réussi à devenir une référence dans le milieu de l’Ultra Trail, en séduisant de plus de plus de coureurs à la recherche de nouveaux terrains de jeux. Pari réussi pour l’association Espace Mont d’Or, organisateur de cet événement, dont l’objectif, au-delà des défis sportifs, est de faire découvrir, mettre en avant et fédérer les territoires traversés, entre deux pays, la France et la Suisse, et trois départements, le Doubs, le Jura et l’Ain.

Si la plus longue distance au départ de Lancrans, l’UTMJ, ses 175 km et 7000m D+ permet d’arpenter le massif du Jura d’une seule traite, sur un parcours essentiellement composé de singles, la Franco-Suisse, sur 105 km et 4000m D+, propose une version plus accessible de l’aventure jurassienne, empruntant la fin du parcours de ce dernier.

Des magnifiques crêtes des montagnes du Jura aux passages plus techniques, des longues combes aux vallées entourées de sapins, ce tracé garantit un dépassement de soi total mais aussi des moments de bonheur au cœur d’une nature préservée. Vous resterez marqués par le superbe passage sur les crêtes du Mont d’Or et ses panoramas grandioses, avant de souffrir en silence dans les redoutables montées du Suchet et ses 1545 mètres d’altitude, point culminant de la course, puis du Col de l’Aiguillon, dernière grosse difficulté avant de filer vers l’arrivée à Métabief, 15 kilomètres plus loin.

4 autres formats plus accessibles permettent de goûter à la magie du Jura : la Renarde (75 km / 3230m D+), la CMM (40 km / 1100m D+), la Lynx (20 km / 800m D+) et la Chamoix (10 km / 400m D+).

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Photo UTMJ / Ben Becker

Le Trail du Cirque du Fer à Cheval – Mars

Paysage typiquement jurassien, la Reculée des Planches est une longue vallée creusée par l’érosion dans le calcaire, qui se termine en cul-de-sac et forme un demi-cercle aux parois verticales hautes de 245 mètres qui constituent la plus haute reculée du Jura : le Cirque du Fer à Cheval. Un décor enchanteur pour un tout jeune trail né en 2021 et est tout aussi enchanteur.

C’est un voyage au cœur de paysages époustouflants et insoupçonnés que propose de ce trail du Cirque du Fer à Cheval. Sur 46 km et 2000m D+, le tracé offre aux participants une déambulation dans l’une des plus belles reculées du Jura. Si la première partie du parcours, plutôt roulante, conduit les concurrents à travers les villages du vignoble arboisien, la suite s’annonce plus coriace. Ainsi, dès le 17ème kilomètre, les coureurs se retrouvent en bordure de falaise, sur des sentiers techniques et engagés permettant de rejoindre le belvédère du Cirque du Fer à Cheval, l’une des merveilles géologiques de la région.

Place alors à l’alternance de montées et de descentes sur des chemins parfois « alpins » où les fonds de cuvette se laissent admirer. Les coureurs auront ainsi l’occasion de découvrir la très jolie cascade des Tufs au village des Planches, avant d’emprunter la célèbre montée de Solchier et ses 250m de dénivelé positif avalés en moins d’un kilomètre. Naviguant toujours en bordure de falaise, le peloton atteindra alors la Roche du Feu, qui surplombe la reculée, avant de terminer la course à travers bois et forêts pour rejoindre Arbois.

Si la technicité des sentiers empruntés et l’accumulation des bosses rendent ce trail exigeant, les innombrables points de vue offerts par ce cirque grandiose compensent bien l’effort. Et si vous faites partie des premiers concurrents à explorer le terrain, levez les yeux : chamois, lynx et loups rôdent dans les parages.

Trois autres formats sont proposés : un 32 km et 1260m D+, un 22 km et 790m D+ et enfin un 10 km et 400m D+

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Photo Organisation

La Transju’Trail – Juin

C’est à Morez que la Transju’ Trails donne rendez-vous à tous les passionnés de trail et de nature pour s’évader le temps d’un week-end. Avec 16 éditions à son actif, cette épreuve confirme son image de trail au naturel, offrant aux participants des parcours multiples dans les paysages magiques du massif du Jura. Au programme, des passages mythiques comme la Dôle et Le Fort des Rousses, mais aussi les lacs, les forêts et les grandes étendues.

4 parcours de trail sont proposés. Le plus long, la Transju’Trail, fait 42 km et 2200m D+. Il s’agit d’un parcours exigeant et varié, avec des passages techniques et un dénivelé positif conséquent, avec en point d’orgue un passage au second plus haut sommet du Jura, la Dôle (1677m), située en Suisse, et son magnifique panorama sur le lac Léman et la chaîne du Mont-Blanc. Plus courte, la Transju’Trail 25 km et 1200m D+ est une épreuve emblématique des montagnes du Jura qui emmène les concurrents sur un parcours varié avec des sections techniques, en passant lui aussi par le mythique sommet de la Dôle. Beaucoup plus accessible, la Transju’Trail 10 km (300m D+) et la Transju’Trail 5 km (150m D+) permettent de s’initier au trail ou de jouer le chrono, selon le niveau.

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Photo Lilian Menetrier

Trail Volodalen du Jura – Juillet

Implanté sur les bords du lac de Vouglans, 3ème plus grand lac artificiel de France, le Trail Volodalen du Jura propose 5 formats de 10 à 70 km au cœur du Parc Naturel Régional du Haut Jura, dans une nature débordante de générosité. Les 3 plus petites distances, 10 (200D+), 17 (500D+) et 25 km (600D+) s’effectuent au niveau de la Base Nautique de Bellecin, sur la rive gauche du lac (qui fait 80 km de long). Le 42 km (1200D+) part directement dans les singles pierreux de Moirans depuis le Belvédère du Regardoir, un spot avec vue sur le lac de Vouglans.  Il propose une belle montée pour rejoindre Martignat, puis une plongée vers la traversée de l’Ain et un retour par la « jungle » de la rive droite du lac.

Quant au 70 km (2000D+), il part à la fraîche du Centre sportif de Bellecin, au bord du lac, pour un tour du lac sud en passant par les balcons de Bellecin, le vertigineux pont de la Pyle, les singles du plateau de Coyron et Moirans. S’en suit le passage de l’Ain sur le pont de Menouille et un retour par les sentiers sauvages de la rive droite, offrant de nombreux points de vues remarquables sur la vallée de l’Ain.

Et s’il fallait une raison de plus pour participer, notez que l’association Volodalen Solidaire, qui organise cet événement, le fait en partie pour venir en aide à la population démunie de Tohouè, petit village situé au Bénin. Courir pour les autres, on aime.

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TRail Volodalen
Photo Organisation / DR
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La Montagne Bleue si chère au peintre Paul Cézanne a, pour la 20ème fois, été le théâtre du Trail Sainte-Victoire, qui s’est tenu le dimanche 7 avril 2024 au départ de Rousset, du côté d’Aix-en-Provence. Une édition sous le signe de la chaleur, mais aussi de la performance avec des têtes d’affiche prestigieuses qui ont tenu leur rang et de l’émotion. Retour sur les courses, et le drame singulier qui a endeuillé l’épreuve.

Trail Sainte-Victoire : des têtes d’affiche prestigieuses

Comme partout en France, la Mount Venturi a connu ce premier week-end d’avril un épisode de chaleur exceptionnel pour la saison, dépassant par endroit les 25°C. Heureusement, un fin voile nuageux et, par moment, une légère brise ont contribué à maintenir une atmosphère agréable. Depuis longtemps, les 3 courses au programme avaient fait le plein. Les 1172 coureuses et coureurs qui se sont présentés aux départs des 3 courses avaient d’ailleurs déjà gagné une première course de vitesse en réussissant à obtenir un dossard : ils sont tous partis en moins d’une journée lors de l’ouverture des inscriptions. Un record !

La fête promettait donc d’être belle, avec quelques têtes d’affiche prestigieuses. Parmi elles, citons l’inoxydable Ludovic Pommeret, le jeune Elias Kadi et Céline Finas sur le plus long des parcours, ou encore Marilyne Nakache sur le 39 km, de retour sur le sentiers après 2 mois d’arrêt.

TSV
Photo TSV / DR

Trail Sainte-Victoire : podium de luxe sur le parcours des Crêtes

L’épreuve reine longue de 60 km et 3290m D+ a accouché d’un podium 5 étoiles. Chez les femmes, Marie-Laure Thieux s’est imposée, un mois seulement après avoir remporté l’épreuve longue du trail du Mont Ventoux. 21ème au scratch, elle a largement devancé deux des précédentes lauréates de l’épreuve : Irina Malejonock, grande habituée de l’épreuve, qui s’était imposée en 2019, et Laurie Atzeni, autre habituée des lieux, victorieuse en 2022. Les écarts entre la gagnante et ses deux dauphines étaient conséquents : 7h30 pour Marie-Laure Thieux, 7h54 pour Irina Malejonock et 7h59 pour Laurie Atzeni.

Trail Sainte-Victoire Marie-Laure Thieux
Marie-Laure Thieux. Photo DR

Chez les hommes c’est Elias Kadi, 2ème du long parcours du Trail du Ventoux en mars, qui l’a emporté, et de belle manière. Après avoir obtenu un dossard à la dernière minute, il a bouclé le parcours en 5h46. Le jeune athlète a devancé Ludovic Pommeret (de retour de blessure, et qui n’avait pas couru à la Sainte-Victoire depuis 8 ans) de près de 20 minutes (6h05). Ivan Schweckler (6h12) termine pour la 2ème fois consécutive à la 3ème place. On notera également la très belle 27ème place au scratch de Dawa Sherpa, qui termine 1er de sa catégorie en M4, honorant de la meilleure des manières son rôle de parrain de l’épreuve et son dossard n°1.

Trail Sainte-Victoire Elias Kadi
Elias Kadi. Photo DR
Trail Sainte-Victoire Podium Hommes Les Crêtes
Trail Sainte-Victoire Podium Hommes Les Crêtes. Photo TSV / DR

Trail Sainte-Victoire : chrono stratosphérique du champion d’Europe de skyrunning Martin Nilsson

Sur la distance intermédiaire de 41 km et 1600m D+ du Cézanne, le Suédois Martin Nilsson, champion du monde en titre de skysnow (course sur neige) et champion d’Europe de skyrunning a écrasé la concurrence. Il signe un temps stratosphérique de 2h59, soit une moyenne incroyable de plus de 13km/h ! Nilsson est allé tellement vite que l’organisation a même dû demander aux bénévoles présents sur le parcours de se rendre plus tôt que prévu à leur poste. Le Suédois a devancé Bertrand Brochot, vainqueur du parcours des Crêtes en 2022, de 24 minutes. François Dubreucq termine à la troisième place, à 34 minutes du gagnant du jour.

« Je suis parti rapidement sur la première partie de la course qui est assez roulante, à l’exception de quelques petites bosses, a commenté le vainqueur du jour, invité par l’organisation et qui grandement apprécié son séjour et la gentillesse de tous les bénévoles. Je me suis rapidement retrouvé seul et ai donc dû contrôler ma course, gardant à peu près la même vitesse durant toute la première moitié du parcours. Mais ensuite, les difficultés techniques dans les montées jusqu’au point culminant du parcours, l’accumulation des kilomètres et la chaleur m’ont rattrapé. J’ai commencé à avoir vraiment mal aux jambes à 12-13 kilomètres de l’arrivée, et j’ai dû puiser dans mes forces mentales. »

Trail Sainte-Victoire Martin Nilsson
Martin Nilsson. Photo DR

Du côté des femmes, Marilyne Nakache n’a laissé aucune chance à ses concurrentes et s’offre la victoire avec une très belle 8ème place au scratch, en 4h03. Elle devance de plus de 30 minutes sa poursuivante Gwendoline Martin, tandis que la jeune Héloïse Paillet complète le podium en 4h40.

Trail Sainte-Victoire : les larmes de Marilyne Nakache

En larmes au départ, en larmes à l’arrivée, la championne du team Cimalp a expliqué sur les réseaux sociaux les raisons de son émotion :

« Ce n’est pas tellement cette victoire qui a fait que cette journée était riche en émotions mais surtout 2 autres raisons : le fait de reprendre les compétitions après 2 mois sans courir suite à une blessure, et de prendre le départ en pensant à toi, maman, qui était venue m’encourager sur ce même trail en 2018…
41km 1600mD+ en 4h03, 1ere femme, 8ème au scratch. La meilleure des reprises ne pouvait être qu’ici à avec des bénévoles adorables, une Sainte-Victoire toujours aussi majestueuse, une organisation de luxe (trophée personnalisé, ravito bio, repas traiteur…), un Kamel Amiri rayonnant (le sympathique speaker des trails de Provence, NDLR), et mes frères adorés qui sont venus me faire une surprise….Merci. La saison peut enfin commencer ! »

Trail Sainte-Victoire Podium Femmes Le Cézanne
Trail Sainte-Victoire Podium Femmes Le Cézanne. Photo TSV

Trail Sainte-Victoire : Aline Coquard et Fabrice Jauffret sur la courte distance

Sur le Cengle, la plus courte des épreuves, avec ses 13 km et 370m D+, c’est Aline Coquard qui l’a emporté en 1h 07mn 29s, terminant 11ème au scratch, un an après avoir inscrit son nom au palmarès de l’épreuve reine. Elle était suivie de très près par Alice Ward (1h 08mn 38s) et, plus loin, par Marie Deschodt (1h 16mn 53s).

Chez les hommes, c’est Fabrice Jauffret qui a gagné l’épreuve en un peu moins d’1 heure, à 13,28km/h de moyenne. Il devance Guillaume Requier de moins d’une minute, et Killian Bernabe Coloré de près de 3 minutes.

Mention spéciale pour l’association Dunes d’Espoir qui a bouclé le parcours du Cézanne avec une joëlette, permettant ainsi une fois encore à une personne atteinte de handicap de vivre les belles émotions du trail et de profiter des magnifiques sentiers de la Sainte-Victoire. Grâce aux dossards solidaires et aux dons réalisés lors des inscriptions, l’organisation a pu remettre un chèque de 2631 € à l’association afin qu’elle puisse continuer sa mission solidaire, sur le Trail Sainte-Victoire et sur beaucoup d’autres épreuves à l’échelle nationale, faisant la fierté de notre discipline.

Trail Sainte-Victoire : un décès tragique sur le parcours des Crêtes

Cette 20ème édition a malheureusement été endeuillée par le décès d’un jeune concurrent sur le très exigeant parcours des Crêtes. Victime d’un malaise en fin d’après-midi, après 9 heures de course, le concurrent âgé d’une trentaine d’années est décédé d’un arrêt cardio-respiratoire malgré l’intervention des secours. « Cette nouvelle a fortement bouleversé l’ensemble de l’équipe d’organisation du TSV qui n’avait plus le cœur à la fête après l’annonce de cette triste nouvelle et qui reste aujourd’hui très affectée par ce drame, a commenté l’organisateur. Les mots nous manquent pour exprimer notre profond chagrin et pour manifester nos condoléances et notre soutien sincère auprès des proches de ce coureur. Le deuil et la volonté de discrétion de la famille seront scrupuleusement respectés. »

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Photo TSV

Trail Sainte-Victoire : annulation de l’épreuve anniversaire pour des raisons « écologiques »

Pour cette édition anniversaire, les organisateurs avaient fait les choses en grand et concocté un 4ème parcours spécial, de 27 km, initulé les «Terres Rouges ». Mais quelques semaines avant l’ouverture des inscriptions début janvier, ils avaient été contraint de faire machine arrière. Un fait qui pourrait paraître anecdotique et sur lequel nous aurions pu glisser, mais qui illustre un phénomène constaté dans de nombreux autres événements de trail, où les organisateurs ont de plus en plus de difficultés à obtenir des autorisations de passage pour des raisons d’ « écologie » et de préservation de l’environnement.

Voici les explications de ce refus faites par l’organisation :

« C’est avec beaucoup de regrets et une pointe d’amertume que nous sommes dans l’obligation d’annuler l’épreuve anniversaire du Trail de La Sainte-Victoire : le parcours de 27 km des «Terres Rouges ».

Cette décision fait suite à un refus inattendu et tardif de certaines municipalités du site de la Sainte-Victoire de voir cette épreuve inédite et éphémère pour la 20ème édition du TSV traverser leur commune. Les arguments avancés sont la crainte que le passage de 250 coureuses et coureurs (sur un laps de temps de quelques minutes à maximum une heure selon les portions concernées) vienne aggraver l’envahissement constaté des lieux par les randonneurs, touristes et autres vététistes.

Les raisons de ce refus sont difficiles à entendre pour l’équipe d’organisation du Trail de la Sainte-Victoire qui n’a pas ménagé son temps et ses efforts pour proposer un parcours original permettant de faire découvrir les sentiers du plateau du Cengle et du pied de la Sainte-Victoire en réunissant habitués du parcours du 13 km voulant s’essayer à une distance plus longue mais accessible, adeptes des trails courts ou tout coureur souhaitant découvrir la Sainte-Victoire sur un parcours nature et roulant.

Nous avons reçu le même refus avec les mêmes arguments pour l’augmentation exceptionnelle du nombre de coureurs sur le parcours des Crêtes. »

Trail Sainte-Victoire : l’incompréhension de l’organisation

Les organisateurs, qui travaillent sur ce site depuis 20 ans, poursuivent :

« Nous sommes tous des riverains et des amoureux de la Montagne Bleue et avons toujours œuvré pour que notre événement se fasse dans le strict respect de l’environnement et de l’ensemble des autres usages de ce site magnifique, dans une approche durable, locale, responsable et transparente et avec un souci du dialogue permanent avec les acteurs du territoire. L’échéance de cette interdiction est aussi à déplorer car, si elle intervient plusieurs mois après notre demande et une validation orale obtenue en septembre dernier, elle implique de ce fait beaucoup de travail bénévole inutile de la part de nos équipes mais surtout la déception de certains d’entre vous qui aviez peut-être coché cette épreuve dans votre agenda suite à nos dernières communications.

Nous n’allons pas nous laisser abattre pour autant et restons mobilisés pour que cette 20ème édition soit une fête pour l’ensemble des traileuses et traileurs qui auront la chance de participer à l’une de nos trois épreuves historiques. Nous savons pouvoir compter sur chacun d’entre vous pour donner tort aux réticents à notre discipline en laissant le site intact à votre passage et en évoluant sur les sentiers en respectant la quiétude des autres occupants ou visiteurs des lieux. »

Sans vouloir rallumer la polémique, le massif de la Montagne Sainte-Victoire est répertorié par tous les guides comme un lieu de randonnées exceptionnelles, que les municipalités mettent en avant pour attirer le tourisme dans la région. Il est alors singulier d’interdire le passage de 250 personnes au prétexte de ne pas vouloir aggraver l’envahissement constaté des lieux par les randonneurs, touristes et autres vététistes, alors même que ce sont ces municipalités qui font tout pour attirer ces mêmes promeneurs sur leurs terres. Le serpent qui se mord la queue, comme on dit. Et le trail qui paye l’addition…

Voir tous les résultats des différentes courses ICI

TRail de la Sainte-Victoire
Photo TSV
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Le souffle de l’Atlas. Bien plus qu’une promesse, une révélation. Connu de tous les amateurs de trail aventure, l’UTAT (Ultra Trail Atlas Toubkal) devient l’Atlas Quest by UTAT, pour mieux incarner ce qui est plus qu’une course, une rencontre avec soi-même en immersion durant 4 jours au cœur d’un lieu intemporel, dans la beauté de l’Atlas marocain. Présentation de la 13ème édition, qui se tiendra du 3 au 7 octobre 2024.

Atlas Quest : en connexion avec la nature intacte

L’Atlas Quest est assurément un trail pas comme les autres. Imprégné de la puissance de l’Atlas, mariant haute altitude et défi sportif inégalé, c’est une expérience exceptionnelle fidèle à la promesse originelle du trail-running, transportant ses participants au cœur du Maroc, dans les majestueuses montagnes de l’Atlas, à proximité du Djebel Toubkal, point culminant de l’Afrique du Nord à 4167 mètres d’altitude.

Dans cette immensité minérale, dans ce lieu chargé d’histoire et vibrant de culture, où la nature est intacte, les sentiers culminent comme nulle par ailleurs en Europe, les émotions sont profondes et les rencontres authentiques. Chaque coureur devient un conquérant sur ces sentiers de haute altitude, naviguant entre 2620m et 3670m, là où l’oxygène se fait plus rare et les émotions plus intenses.

Au-delà de l’effort physique, c’est une connexion profonde avec le territoire, un plongeon dans l’émerveillement des couleurs ocres, d’une lumière éclatante et des parfums envoûtants de l’Atlas. Loin de tout, entouré par la nature puissante, aride et généreuse, chaque foulée devient une aventure, chaque instant une découverte. L’Atlas Quest transcende la simple course, fusionnant sport, nature, découverte et communauté pour créer des moments inoubliables. C’est un moment de vie rare.

Atlas Quest - Seul dans l_immensité de l_Atlas - Photo R. Couret
Seul dans l’immensité de l’Atlas. Photo R. Couret

Atlas Quest : un nouveau nom pour une nouvelle ambition

L’Atlas Quest réunit depuis 12 éditions des traileurs du monde entier sur le plateau d’Oukaïmeden, situé à 70 km au sud de Marrakech (1h30 de route) à 2 600 mètres d’altitude. Le camp de base est constitué d’un village éphémère de 1000m2 et d’un bivouac de tentes, décoré et empreint de design et d’esprit berbère pour un vrai partage de culture et un dépaysement total.

Mais la région a souffert de l’absence de cet événement majeur, porteur d’humanité et d’élan économique. Après les années Covid et le terrible tremblement de terre au Maroc, d’une magnitude de 6,8, le 8 septembre 2023, l’espoir est grand pour les habitants comme pour les organisateurs de revoir touristes, visiteurs et traileurs dans le Haut Atlas.

C’est une des raisons pour lesquelles il a été décidé de donner un nouvel élan à cet événement, en adéquation avec ces nouveaux défis, qui dépassent ceux d’une course d’ultra-trail. Un nouveau nom porteur de cette ambition s’imposait naturellement, ainsi qu’une nouvelle représentation graphique. L’Atlas Quest, la Quête de l’Atlas, telle une expérience humaine à vivre au moins une fois dans sa vie, traduit bien la vision de l’équipe organisatrice, mettant encore plus fortement le Haut Atlas en avant et une solidarité sans faille des organisateurs envers les populations.

L’Atlas Quest By Utat est bien plus qu’une course : c’est un rendez-vous avec un pays et ses habitants, un voyage et une aventure au cœur d’une région exceptionnelle.

Atlas Quest - Un village sur le plateau d_Oukaïmeden - Photo R. Couret
Le village sur le plateau d’Oukaïmeden. Photo R. Couret

Atlas Quest : la vision de Cyrille Sismondini, Président de Sports Nature Développement

« Depuis 15 ans, avec mon équipe, nous nourrissons le rêve d’un événement de trail international niché dans les majestueuses montagnes du Haut Atlas. Notre ambition va au-delà du sport : il s’agit d’une initiative audacieuse mêlant économie, médias et sport, visant à révéler le potentiel exceptionnel de cette terre et à contribuer au développement concret de la région.

Ces 15 années ont été riches en souvenirs partagés avec plus de 4 000 coureurs, les habitants du territoire, et des bénévoles incroyables. La pandémie de COVID-19 a secoué notre parcours, entraînant deux annulations successives en 2020 et 2021. En 2022, nous avons enfin pu offrir l’événement tant attendu.

Atlas Quest est un acteur socio-économique majeur de l’Oukaïmeden. En période de COVID, nous avons soutenu les habitants avec l’opération « 1 panier pour un foyer ». Après le séisme de septembre 2023, nous avons mis à disposition nos moyens pour les villages traversés, livrant tentes, matelas et même créé des « kits écoles d’urgence ». Les épreuves traversées avec le territoire renforcent notre conviction : il est temps de s’engager intensément pour faire émerger un événement mondial exceptionnel.

Atlas Quest doit jouer un rôle crucial, transcendant le simple sport. Il incarne la quête d’un idéal où le sport devient un moyen de partage et d’enrichissement mutuel. Atlas Quest symbolise une quête bien au-delà du matériel, une évidence dans notre parcours vers l’idéal. »

Atlas Quest - Coureur en quête de l_Atlas - Photo A. ERRIHANI
Coureur en quête de l’Atlas. Photo A. ERRIHANI

Atlas Quest : une aventure en altitude en terre berbère

La chaîne du Haut Atlas culmine à 4 167 m avec le djebel Toubkal. Elle est comme une longue frontière de plus de 700 km, séparant le climat océanique et subtropical, chaud et plutôt humide, du climat semi-désertique et continental. Le Haut Atlas s’affirme comme une terre où traditions et culture berbère restent vivantes. Loin des axes de circulation contemporains, on découvre les azibs (abris de bergers en pierres sèches) et les petites maisons des douars, (petits villages) qui semblent totalement hors du temps, parsemées ici et là dans ce vaste désert d’altitude.

Ici, l’hospitalité est un principe fondateur. Les Berbères, dans leurs villages improbables construits à flanc de montagne, vivent en autarcie et en autosuffisance dans une simplicité qui pousse à réfléchir à notre propre mode de vie. La quiétude des habitants contraste avec une nature sauvage et grandiose. Ici, à chaque détour de sentier, on découvre un troupeau paisible, un fond de vallée verdoyant, un torrent frais et chantant, un village grouillant de vie ou un col à gravir dépassant les 3 000 mètres d’altitude.

Participer à l’Atlas Quest by Utat, c’est partir et courir à la découverte d’un pays, d’une culture, d’un territoire. C’est le dépaysement d’un pays lointain, et pourtant si proche.

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Dépaysement garanti à quelques heures d’avion de la France. Photo Richard Couret

Atlas Quest : 4 jours, 4 parcours, 5 formats de courses

ULTRA-TRAIL ATLAS TOUBKAL 105km / 8000 m D+

Parcourez le sentier du Haut Atlas et vous comprendrez ! Le départ (et l’arrivée) se fait à Oukaïmeden, à 2620 mètres d’altitude. Le parcours se situe entre 1700 et 3700 mètres d’altitude. La course exige un haut niveau d’autonomie et les pistes sont techniques. Un tronçon de la course, du km 40 au km 80, traverse l’une des parties les plus reculées et isolées du Haut Atlas, sans route ni couverture GSM. Le parcours est jalonné de 19 points de contrôle médicalisés, dont 6 avec ravitaillement.

Temps max : 40h
Départ : vendredi 4 octobre à minuit (nuit de jeudi à vendredi)
Record 17h 36mn 13s par Guillaume Beauxis en 2022

MARATHON DE L’ATLAS 42km / 2600 m D+

Le départ de la course est donné à Oukaïmeden à une altitude de 2620 m, le point le plus haut du parcours se situant à 3180 m et le plus bas à 1950 m. Avec 2 ravitaillements et 5 points de contrôle, le Marathon de l’Atlas est un itinéraire exigeant.

Temps max : 12h
Départ : vendredi 4 octobre à 6h00
Record : 4h 33mn 28s par Rachid El Morabity en 2014

La VIRÉE D’IKKISS 26km / 1400 m D+

Une randonnée inoubliable dans le Haut-Atlas ! Le départ de la course est donné à Oukaïmeden à 2620 m, le point le plus haut du parcours se situant à 2950 m et le plus bas à 1830m. C’est une course courte avec un maximum de sensations et un terrain varié. Vallées verdoyantes et environnements secs de haute altitude, chemins techniques et sentiers tranquilles, les plus rapides termineront en environ 2h30. 1 ravitaillement et 4 points de contrôle
Temps max : 8h
Départ : samedi 5 octobre à 9h00
Record : 2h 23mn 20s par Rachid El Morabity en 2016

CHALLENGE DE L’ATLAS 42km + 26km / 4000 m D+ cumul)

Le Challenge est une combinaison du Marathon de l’Atlas (42 kms et 2600 D+) un jour et de la Virée d’Ikkiss (26 kms et 1400 D+) le lendemain. Le classement établi est basé sur la somme des temps réalisés lors de chaque course. Deux courses en deux jours. Un véritable défi, avec au total 68 km et 4 000 mètres de dénivelé. Également un pré-requis à l’inscription sur l’UTAT.

L’AMAZIGH TRAIL 12 km/ 600m D+

Une excursion rapide et accessible pour découvrir la beauté des sentiers de l’Oukaïmeden, un véritable parcours de montagne aux panoramas à couper le souffle ! L’essence de la course à pied en montagne. Un itinéraire proche de l’Oukaïmeden, des montées et des descentes avec des vues imprenables.

L’Amazigh Trail est une opportunité pour les coureurs de tous types (réguliers, occasionnels, sprinteurs… et même randonneurs). La course s’adresse à un large public, âgé de 16 ans et plus, à la recherche d’une première expérience rapide de course sur sentier, sur une courte distance. Une occasion de découvrir la beauté de la chaîne du Haut Atlas.

Temps max : 8h
Départ : Dimanche 6 octobre à 10h00

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Marilyne Nakache, gagnante du Challenge de l’Atlas en 2022. Photo Brieuc Van Elst

Atlas Quest : une expérience unique et accessible

Organisatrice de l’Atlas Quest by UTAT, l’association Sport Nature Développement fait tout pour faciliter le séjour des coureurs et de leur famille en incluant de nombreuses prestations :
– A l’arrivée à l’aéroport (à partir du jeudi 3 octobre), accueil par les hôtesses de l’organisation
– Transferts assurés par bus jusqu’au plateau d’Oukaïmeden (environ 1h30)
– Deux options quant à l’hébergement : un campement au design berbère et à l’ergonomie propice aux échanges, aux discussions, aux rencontres… composé d’une centaine de tentes de 16m2, prévues pour accueillir 4 à 5 personnes chacune, décorées et équipées de matelas, offrant une expérience unique au plus près des festivités. Ou, l’option « dortoir » (Chalet du CAF), qui offre un peu plus de confort (et le chauffage en prime) pour ceux qui le souhaitent !

– Les tarifs comprennent la navette aéroport aller-retour, l’hébergement, les dîners, petit-déjeuners et l’eau minérale tout au long du séjour. Vol non compris. Tarifs à partir de 690€ par personne. Accompagnant à partir de 400€ par personne.

– Toubkal Expérience : en prélude ou épilogue de l’événement, Atlas Quest propose l’ascension du Toubkal (4167m), plus haut sommet d’Afrique du Nord. Idéal pour une acclimatation d’altitude ou un décrassage d’après événement !
– Programme d’animations 2024 : tout au long du séjour, visites guidées (Parc National du Toubkal, villages berbères, gravures rupestres…), cinéma en plein air, concert, animation musculaire…

Plus d’infos ICI

Inscriptions ICI

Atlas Quest - Courir en altitude
Photo Atlas Quest / DR
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Elle y allait pour ça, elle a atteint son but. En terminant sur la 3ème marche du podium du format 100M de l’Istria 100 by UTMB qui s’est déroulé du 5 au 7 avril en Croatie, Claire Bannwarth a assuré sa qualification pour le grand rendez-vous UTMB de Chamonix en… 2025. De quoi pouvoir désormais courir tranquille cette saison, sans aucune pression. À noter la très belle performance de Simon Gosselin, qui s’est imposé sur le format 50K.

Istria 100 by UTMB : mission accomplie pour Claire Bannwarth

168 km, 6500m D+, et 22h27 pour boucler la boucle. En terminant 3ème féminine et 13ème scratch, Claire Bannwarth a atteint son objectif de qualification pour la finale de la catégorie reine des 100M de l’UTMB 2025 qui se déroulera à Chamonix l’an prochain. Partie prudemment (elle pointait en 47ème position au 15ème kilomètre), elle a comme à son habitude opéré une remontada grâce à sa régularité, passant 23ème à mi-course. S’invitant dans le Top 15 au passage du 117ème kilomètre, elle est parvenue à boucler les 20 derniers kilomètres à près de 8km/h de moyenne pour se hisser sur le podium.

Pour la petite histoire, c’est l’Italienne Alessandra Boifava, 7ème au général en 20h 51mn 24s, qui s’est imposée. L’Allemande Ida Sophie Hegemann a pris la seconde place à plus de 36 minutes (21h 27mn 38s). Seules 10 femmes ont terminé l’épreuve.

Claire Bannwarth_2024-Istria-Photo Ian Corless
Photo Ian Corless

Istria 100 by UTMB : le débrief de Claire Bannwarth

Sur les réseaux sociaux, Claire Bannwarth y est allée de son petit commentaire personnel, toujours aussi plaisant à lire :

« 22h27 pour boucler le binz ! 13ème scratch. 3 femme. Qualif UTMB 2025, pompelop !!!! Cool, on va pouvoir faire n’imp le reste de l’année sur toutes les autres courses by UTMB sans pression !

Plus de 2h de mieux que mon temps de 2022. Vu tout ce que j’ai déjà couru depuis le début d’année, et la fatigue qui commence à s’accumuler par ces enchaînements de goret, je suis contente !

Comme le dit si bien Les genoux dans le gif, ce 100 miles « a été abordé comme une sortie courte et nerveuse pour travailler la vitesse ». Mission accomplie, c’est cool de dépasser le 10 à l’heure et de courir les montées.

J’ai pu mettre et tester pour la première fois les MTN racer 3 de Topo Athletic. Punaise, c’est de la bombe atomique, tout fait avec la même paire neuve, et ai pris un pied d’enfer dans les descentes techniques. C’est validé, et va falloir que je m’en fasse livrer 20 paires pour finir la saison par contre car je vais aussi les mettre sur les 200 miles;-)

Course magnifique, orga au top, parcours qui paraît facile mais ne l’est pas du tout, petites pâtisseries locales trop miam à chaque ravito, buffet d’après course gargantuesque. Je recommande, c’est une très belle expérience cette course croate. »

Istria 100 by UTMB : Simon Gosselin titré sur le format 50K, Yves Heloury 2ème du format 20K

Parmi les autres Français engagés, on retiendra la très belle victoire de Simon Gosselin, qui a dominé la course de bout en bout, ne quittant jamais la tête. Après une moitié de course en duo avec l’Autrichien Hans-Peter Innerhofer, Simon Gosselin s’est progressivement détaché. Il s’impose en 5h 40mn 56s, avec 10 minutes d’avance sur le second, à une vitesse moyenne de plus de 12km/h. Beaucoup plus loin, le Polonais Dominik Milewski termine 3ème, à 33 minutes du vainqueur du jour. Un autre tricolore, Jules Gerber, entre dans le Top 10, à la 6ème place.

Simon Gosselin Istria 100 by UTMB
Simon Gosselin, vainqueur du format 50K de l’Istria 100 by UTMB

C’est ensuite du côté du format 20K qu’il faut aller chercher le 3ème tricolore médaillé de l’Istria 100 by UTMB. Il s’agit de Yves Heloury, qui a bouclé les très roulants 21,4 km et 130m D+ du parcours en 1h 18mn 16s. Il termine à 2mn03 du vainqueur, l’Italien Matteo Rossi. L’Allemand Nils Bergmann prend la 3ème place, 1 minute derrière le Français. A noter que 4 autres Français sont entrés dans le Top 10 : Johan Freimann, 6ème, Mael Bures, 7ème, David Justo, 8ème et Julien Gilleron, 10ème.

Chez les féminines, une seule Française s’est hissée dans le top 10. Il s’agit de Mélanie Chaintreuil, qui prend la 8ème place, à 22 minutes de la gagnante, la Polonaise Kinga Kwiatkowska.

Dernier tricolore à avoir intégré un Top 10, saluons enfin la performance de Cédric Pernet, 9ème du format 42 km (950m D+) remporté par le Suisse Simon Schäppi.

Retrouvez tous les résultats de toutes les courses ICI

Source UTMB Group
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C’est à Buis-les-Baronnies, lors du Trail de la Drôme, qu’ont eu lieu les Championnats de France de trail 2024. Déjà théâtre du Championnat de France en 2014, l’épreuve de trail court s’est déroulée sur un parcours en boucle de 21 km pour 930m D+. Sur ce tracé rapide et sans grande difficulté technique, il fallait aller très vite pour jouer devant. A ce petit jeu, Killian Allaire et Julie Lelong ont surpris tout le monde et se sont imposés.

Championnat de France de trail court : Killian Allaire devant les grands favoris

Sylvain Cachard ayant dû déclarer forfait sur blessure (fracture de fatigue au pied), la course promettait d’être très ouverte. Avec de nombreux jeunes désireux de monter sur le podium et d’aller chercher une qualification en équipe de France pour les Europe de Trail. Si un Allaire faisait partie des favoris les plus souvent cités, c’était Maël. Mais contre toute attente, c’est son frère Killian qui a fait la course de sa vie et s’est imposé à Buis-les-Baronnies, réitérant l’exploit qu’il avait réalisé en octobre dernier lorsqu’il s’était imposé sur le 28 km de la Monna Lisa, lors du Festival des Templiers.

Il devance de près d’une minute le tout jeune et prometteur Theo Bourgeois. Quentin Meyleu, autre favori, termine sur la troisième marche du podium, tandis que Maël Allaire doit se contenter de la médaille en chocolat.

« C’était inespéré, normalement ça arrive dans les rêves, et là, c’est la réalité, c’est juste trop beau, je n’arrive pas y croire, adéclaré Killian Allaire sur la ligne d’arrivée, après avoir été submergé par l’émotion en coupant la ligne. Ce sont des moments qui resteront gravés à vie. Je savais que c’était un parcours pour moi, j’ai senti pendant la course que j’étais en forme, j’ai fait une dernière grosse descente, mais je me suis surpris tout le long. Je ne pensais jamais pouvoir gagner, je n’y ai cru que dans le dernier kilomètre. »

Killian Allaire champion de France 2
Killian Allaire, submergé par l’émotion après sa victoire. Capture écran
Championnat de France de trail court Top 10 hommes
Championnat de France de trail court Top 10 hommes

Championnat de France de trail court : Julie Lelong au finish

Dans la course féminine également, la grande favorite et championne du monde en titre Clémentine Geoffray a déclaré forfait deux jours plus tôt, ressentant une légère douleur à la cuisse. La course promettait d’être comme chez les hommes très ouverte. Et c’est la sociétaire du club d’Annecy Athlétisme Julie Lelong qui s’est imposée pour sa première participation, avec une belle avance. Elle devance Emilie Menuet, plus perfomante sur des parcours de montagne techniques, de plus d’1mn30. Anaïs Guillot termine à la troisième place, à 4 petites secondes d’Emilie Menuet.

« Je ne m’y attendais pas, je suis partie vite, Emilie m’a reprise dans la montée, j’ai réussi à la rattraper quand on a basculé dans la descente mais ça n’était pas facile », a commenté la gagnante, qui s’était imposée 2 mois plus tôt sur le Trail Givré à Montanay, et avait montré tout son talent de vitesse en terminant deuxième de la SaintéSprint 2023 derrière la championne espagnole Sara Alonso.

Voir tous les résultats du championnat de France de trail court ICI

Julie lelong championne de France
Julie Lelong à l’arrivée. Capture écran.
Championnat de France de trail court Top 10 femmes
Championnat de France de trail court Top 10 femmes
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C’est à Buis-les-Baronnies, lors du Trail de la Drôme, qu’ont eu lieu les Championnats de France de trail 2024. Un rendez-vous très important puisque les 3 premiers se voyaient attribuer leur sélection en équipe de France pour les Championnats d’Europe qui se dérouleront lors de la MaXiRace d’Annecy du 31 mai au 2 juin. Déjà théâtre du Championnat de France en 2014, l’épreuve de 58 km se composait d’une première boucle de 20 km au départ de Buis-les-Baronnies correspondant au tracé du championnat de France de trail court, avant de partir pour une 2ème boucle de 38 km. Au terme d’une course maîtrisée, Benjamin Roubiol chez les hommes et Blandine L’Hirondel chez les femmes sont devenus champions de France 2024.

Championnat de France de trail long : 5 hommes devant après 20 km

Comme c’est désormais le cas dans à peu près toutes les courses, il n’y a pas eu de round d’observation dans ce championnat de France. Premier à attaquer, Theo Détienne a pris un départ extrêmement rapide, comme à son habitude. Un départ trop rapide selon le vice-champion du monde de trail long 2022 Nicolas Martin, commentateur de la course, et partisan d’une gestion de course plus prudente sur un trail de 60 km.

Ainsi, au 8ème km, au Col de Milemandre, après 500m de dénivelé, Theo Détienne passait en tête avec quelques secondes d’avance sur un groupe dans lequel on retrouvait Arnaud Bonin et Hugo Deck, puis Thomas Cardin, Thibaut Garrivier, Anthony Felber et Benjamin Roubiol, partis un peu plus prudemment. Au ravitaillement de la fin de la première boucle, au 20ème kilomètre, 5 hommes étaient regroupés en quelques secondes : Benjamin Roubiol, champion du monde en titre (et déjà sélectionné pour les Europe de trail), suivi de Théo Détienne, le grand favori Thomas Cardin, Arnaud Bonin et l’inattendu Pierre Defontaine.

Championnat de France de trail long : Blandine L’Hirondel devant après 20 km

Chez les féminines, Blandine L’Hirondel, très attendue après ses 6 mois d’arrêt, prenait la course à son compte. Elle passait au ravitaillement en première position, devançant l’autre grande favorite, Julie Roux à 2mn 30, et Adeline Martin 3ème féminine à plus de 4mn. Mathilde Sagnes et Jennifer Lemoine suivaient un peu plus loin.

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Blandine L’Hirondel aura mené de bout en bout. Capture écran

Championnat de France de trail long : le duo Benjamin Roubiol / Thomas Cardin fait le show

C’est à la fin de la première boucle que la course allait commencer, avec la très grosse montée de 6,8 km et 800m D+ de la montagne de la Nible, puis celle plus courte mais tout aussi raide et surtout hors sentier, sur une trace de chasseur, de la montagne de Banne, au 35ème km.

Les coureurs auraient alors avalé les plus grosses difficultés, et n’auraient plus qu’une vingtaine de kilomètres de « montagnes russes » par rallier l’arrivée.

C’est dans cette première grosse montée que Thomas Cardin allait prendre les commandes. Seul athlète à avoir remporté les titres de champion de France de trail court (2019), de trail long (2022) et de course en montagne (2023), Thomas Cardin, homme de championnat, ne cachait pas son objectif : le titre et la qualification pour les Europe. Très en forme, victorieux devant Thibaut Garrivier du Trail du Ventoux, il allait créer un petit écart pour passer au 35ème km, au sommet de la montagne de Banne, point culminant du parcours à 1380m d’altitude, avec une légère avance sur Benjamin Roubiol et Hugo Deck qui effectuait un beau retour après un départ prudent.

Un peu plus d’une minute derrière Hugo Deck, Arnaud Bonin s’accrochait à sa 4ème place, mais était pris en chasse par des candidats à la qualification en équipe de France, dont Thibaut Garrivier. De son côté, Théo Détienne avait comme on pouvait s’y attendre cédé du terrain après son départ hyper rapide.

Dans la descente vers le ravitaillement du Poët au km 41, Benjamin Roubiol, redoutable descendeur, revenait sur Thomas Cardin et les 2 hommes passaient en tête au ravitaillement. Hugo Deck passait moins d’une minute plus tard, ce qui promettait un final passionnant.

Thomas Cardin Benjamin Roubiol
Thomas Cardin et Benjamin Roubiol au 35ème kilomètre. Capture écran.

Championnat de France de trail long : Benjamin Roubiol champion de France

Benjamin Roubiol repartait rapidement, 30s devant Thomas Cardin, marquant son intention de se défaire de ce dernier. Le champion du monde 2023, qui avait terminé second du championnat de France l’année dernière juste derrière Baptiste Chassagne (absent cette année pour se consacrer à son objectif d’UTMB), tenait sa revanche. Hugo Deck, qui avait parfaitement dosé son effort, parvenait à reprendre un Thomas Cardin un peu émoussé, mais Benjamin Roubiol était intouchable devant. A 5 km de l’arrivée, il comptait 1mn30 d’avance sur Hugo Deck et 2 minutes sur Thomas Cardin. Et les 3 derniers kilomètres, très roulants, avalés à près de 17km/h, n’allaient rien changer.

A l’arrivée, Benjamin Roubiol devance Hugo Deck d’1mn30. Thomas Cardin termine 3ème à 15 secondes à peine de Hugo Deck. Hugo Deck et Thomas Cardin décrochent ainsi leur qualification pour les Europe de Trail, et rejoignent Benjamin Roubiol en équipe de France. Loic Rolland prend la 4ème place. Valentin Benard termine 5ème et Thibaut Garrivier 6ème.

Benjamin Roubiol
Benjamin Roubiol, champion du monde 2023, vice-champion de France 2023, décroche le titre 2024. Capture écran

Championnat de France de trail long : Blandine L’Hirondel en patronne

Sans trop de surprise, Blandine L’Hirondel a survolé la course et n’a laissé à personne le soin de mener. Elle s’impose devant Julie Roux et Adeline Martin. On retrouvera ces trois championnes fin mai sur les Europe de Trail, gros objectif avoué de Blandine L’Hirondel.

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C’est le 18 mai 2024 que le Trail des Pyramides Noires fêtera ses 10 ans et sa 9ème édition. Une occasion unique pour aller courir sur ces montagnes noires construites de la main des hommes, et de fouler une bonne partie du Bassin minier Nord – Pas-de-Calais sur différents sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Mais entre toutes les distances – de 22 à 124 km -, toutes faisables en solo ou en relais, combien de terrils êtes-vous prêt(e)s à affronter ? Petit avant-goût en 2mn33 de vidéo.

Trail des Pyramides Noires : une course atypique dans une ambiance unique

Que vous gravissiez 4 terrils sur le format 22 kilomètres ou près de 30 sur le format ultra de 124 kilomètres, vous serez frappé par la beauté de ces cônes noirs aux pentes parfois vertigineuses. Et quelle récompense, arrivé en haut, avec les vues à 360° que proposent les sommets. Né en 2014 de l’ambition de faire de cet ancien territoire industriel une destination touristique, le Trail des Pyramides Noires s’est imposé comme un événement course nature incontournable. Il se distingue à la fois pour ses paysages atypiques, pour le défi sportif que représentent les différentes courses, mais aussi pour l’ambiance conviviale qui règne dans ce Nord de France. Et la bière qui coulera à flots à l’arrivée !

Voir la vidéo de la 8ème édition ICI

Trail des Pyramides Noires : de nombreuses nouveautés pour cette 9ème édition

Pour cette 9ème édition, de nombreuses nouveautés sont annoncées. À commencer par un bouleversement dans les distances. « Après 8 années, on avait envie de bouger un peu les choses, explique Gilles Briand, l’organisateur. Seul le format 22 km est conservé, tous les autres anciens formats ont été rallongés d’environ 20 km. Et on en a rajouté un pour étager un peu plus les possibilités. »

Autre grosse nouveauté, la possibilité de participer à toutes les distances en formule relais. « Notre première distance est 22 km, ce qui est déjà pas mal en trail, et on voulait que les gens puissent participer aux plus grandes courses en ne courant que 10 à 15 km. Le relais, de 2 coureurs pour le 22 km jusqu’à 10 coureurs pour le 124 km, permet cela. Et ça nous évite de créer un 10 km qui aurait pu avoir 1000 participants, mais qui aurait été contraire à notre ambition de limiter l’impact sur l’environnement. »

Petit clin d’œil au département traversé (62, Pas-de-Calais), l’organisation propose donc cette année une nouvelle distance de 62 km, avec l’ascension de 13 terrils et l’arrivée sur le site minier de Oignies.

Dernier point, deux trails seront labellisés École de Trail. Cela permettra d’avoir une course enfants pour l’initiation au trail orientée vers le respect de la nature, et d’avoir également pendant le week-end un village consacré à la sensibilisation à l’environnement.

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Photo Trail des Pyramides Noires / DR

Trail des Pyramides Noires : 5 formats de course, de 4 à 28 terrils !

Autant que le nombre de kilomètres, c’est le nombre de « pyramides noires » qui différencie les formats de cette épreuve unique en son genre. Si la première des distances (22 km) ne propose « que » 4 terrils, la plus longue, avec ses 124 km, nécessitera de grimper 28 « pyramides » pour un dénivelé total de 1960 mètres. Entre les montées raides, les descentes abruptes et les nécessaires relances sur le plat, largement de quoi avoir les cuisses qui brûlent.

Par ordre de distance, les 5 formats sont :
22 km et 270m D+ – 4 terrils – possible en relais à 2
46 km et 540m D+ – 9 terrils – possible en relais à 4
62 km et 890m D+ – 13 terrils – possible en relais de 4 ou 6
84 km et 1140m D+ – 19 terrils – possible en relais de 4 ou 6
124 km et 1960m D+ – 28 terrils – possible en relais de 6 à 10

Renseignements et inscriptions ICI

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Comme tous les ans, il faudra s’employer pour monter sur les podiums des championnats de France de Trail court et long 2024 qui se dérouleront à Buis-les-Baronnies, sur les parcours du Trail de la Drôme, le dimanche 7 avril. En jeu, les places en équipe de France pour se qualifier pour les Championnats d’Europe de trail qui se dérouleront lors de la 14ème édition de la MaXiRace d’Annecy, du 31 mai au 2 juin 2024. Etat des forces en présence.

Championnats de France de trail court 2024 : Sylvain Cachard forfait

Il faisait partie des grands favoris, et tout le monde le voyait déjà sur le podium. Terrible nouvelle pour Sylvain Cachard, champion d’Europe en titre de course de montagne, qui ne sera pas au départ. En cause, une fracture de fatigue au niveau du pied, décelée lors de son retour de stage d’entraînement à La Réunion. Un coup dur pour ce champion perfectionniste, qui doit renoncer à toutes les échéances de début d’année, que ce soit ce championnat de France qui lui ouvrait la porte vers les Europe de trail 2024 ou les premières courses de la Golden Trail World Series sur laquelle il avait décidé de s’aligner pour la première fois.

Sylvain Cachard forfait, la course promet d’être très ouverte. Parmi les autres prétendants, on notera les deux Maël, Alric et Allaire, Quentin Meyleu, Johann Baujard, Damien Hubert, Romain Maillard, Vincent Trouiller ou encore Théo Bourgeois.

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Le parcours du championnat de France de trail court. Source Trace de Trail.

Championnats de France de trail court 2024 : Clémentine Geoffray intouchable ?

Elle est archi-favorite de la compétition, et espère bien renouveler son année 2023 exceptionnelle. Jugez plutôt : championne de France de trail court après sa victoire à La Cité des Pierres en mars dernier, puis championne du monde de trail court après sa victoire à Innsbruck en juin 2023, l’ancienne kayakiste s’est également imposée au classement général du circuit mondial de skyrunning en octobre 2023.

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Clémentine Geoffray lors de sa victoire aux Mondiaux de trail court d’Innsbruck en juin 2023.

Mais le trail n’est pas une science exacte, et Clémentine Geoffray devra se méfier de la concurrence. Parmi les prétendantes, Esther Eustache pourrait bien créer la surprise. On suivra également sa collègue du team Brooks Noémie Vachon, mais aussi Jade Rodriguez, Laurie Phai, Camille Thiré Monnier, Fannie Sapet et Rachel Pain.

Championnats de France de trail long 2024 : qui pour battre Thomas Cardin ?

Il ne fait pas de mystère : Thomas Cardin aime les grands championnats, et rêve de remporter le championnat d’Europe en juin prochain. Donc monter sur le podium de ces championnats de France est impératif. Le leader du team Kiprun s’est donc préparé en conséquence, avec une belle victoire sur le Trail du Ventoux pour démarrer sa saison. Il retrouvera sur le parcours un autre très sérieux candidat à la victoire en la personne de Thibaut Garrivier, avec lequel il a livré une bataille homérique sur les pentes du Ventoux début mars, les 2 coureurs ne terminant qu’à une poignée de secondes d’écart.

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Le duel Cardin / Garrivier lors du Trail du Ventoux 2024. Photo Bertrand Delhomme / Trail du Ventoux

Voir le résumé filmé du Trail du Ventoux 2024 et de la bataille Cardin / Garrivier

Outre Thomas Cardin et Thibaut Garrivier, les prétendants au titre suprême sont nombreux. Notons Hugo Deck, Anthony Felber, Arnaud Bonin, Mathieu Delpeuch, Théo Détienne, Paul Mathou ou encore Loic Rolland, tous habitués des Top 10 et du niveau international.

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Le parcours du championnat de France de trail long. Source Trace de Trail.

Championnats de France de trail long 2024 : la renaissance de Blandine L’Hirondel ?

Les voyants sont au vert pour la double championne du monde de trail long (2019-2022), qui a reçu le « go » de son staff médical. Mais le chemin a été long pour la 3ème de l’UTMB 2023, qui s’était vue diagnostiquer une fracture de stress du calcaneum (talon) le lendemain du week-end des Templiers, fin octobre. Un verdict que l’athlète vedette du Team Kiprun Women avait eu dû mal à accepter, et qu’il l’a tenue 3 mois éloignée des sentiers puisqu’elle n’a pu commencer à recourir que fin janvier. Objectif avoué pour Blandine : aller chercher sa qualification pour les Europe de Trail.

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Blandine L’Hirondel à l’arrivée de l’UTMB 2023. Photo UTMB Group

Mais la partie ne sera pas facile, car la concurrence sera rude. Parmi les autres prétendantes, Julie Roux, qui a connu une fin d’année remarquable avec une double victoire sur les Templiers puis à la SaintéLyon, vient pour gagner. Il faudra également se méfier d’Adeline Martin, Marie Goncalves, Manon Bohard, Laure Paradan, Marine Quintard, Louise Serban-Penhoat, Candice Fertin ou encore Sabine Ehrstrom, qui feront le déplacement avec plein d’ambitions.

Championnats de France de trail 2024 : le mot du traceur des parcours

« Pour les parcours au-delà de 20 km, je m’attache à trouver le maximum de singles joueurs. On a quelques pépites, comme le sentier botanique, avec une progression au milieu des pins sylvestres et pins noirs, tapissés d’aiguilles de pins, les crêtes de la Nible et de Linceuil, offrant de fabuleux panoramas. Tout l’enjeu est ensuite de trouver des sections intermédiaires, avec le minimum de pistes, même si je ne dois pas négliger que cela permet des relances et que certains traileurs apprécient aussi de trouver quelques portions roulantes entre les portions techniques.

Je m’attache aussi à changer chaque année les tracés. Chaque fois que possible, j’essaie de trouver quelques portions techniques, dans des pierriers, des secteurs rocheux, entre des barres rocheuses, un passage à gué… et bien sûr, offrir des passages typiques de notre territoire, au milieu des oliviers, du thym, de la lavande et des falaises d’Ubrieux et du Saint-Julien. »

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