C’est un des spots les plus mythiques du monde pour les traileurs – marcheurs, qui a déjà attiré des stars de l’ultra telles que Kilian Jornet ou plus récemment Mathieu Blanchard, en mode record ou simplement aventure. Le Kilimandjaro, sommet le plus élevé d’Afrique, à près de 5900 mètres d’altitude, a l’avantage d’être accessible à pied sans matériel autre que l’équipement contre le froid. Si de nombreuses organisations commercialisent des expéditions (souvent coûteuses) pour y accéder, l’Association Cap’Orn propose de relever le défi en 6 jours de randonnée sportive à un tarif très compétitif. Et si votre défi 2024 passait par la Tanzanie ?

Ascension du Kilimandjaro : Kilian Jornet, un aller-retour supersonique en 2012

C’est en 2012, et alors qu’à 24 ans il est déjà triple vainqueur de l’UTMB, que Kilian Jornet décide de s’attaquer au record d’ascension aller-retour du toit de l’Afrique depuis le camp de base. Son objectif : le pic Uhuru, le plus haut des 3 volcans qui constituent la montagne Kilimandjaro, à 5891 mètres d’altitude. 7h14 minutes plus tard, il établit une nouvelle marque référence, même s’il reconnaît avoir connu de sérieuses difficultés au-delà de 5000 mètres d’altitude. Monté en 5h 25mn, sa descente supersonique en 1h 49 lui permettra de s’emparer du record, qu’il détiendra pendant deux petites années seulement.

Voir le film du record de l’ascension du Kilimandjaro en courant par Kilian Jornet ICI

Kilian Jornet 2012
Source DR

Ascension du Kilimandjaro : ils ont fait mieux que Kilian

À la surprise générale 15 août 2014, un Équatorien d’origine suisse de 33 ans, Karl Egloff, cycliste et alpiniste professionnel, réussit l’exploit de pulvériser de 32 minutes le record de l’ultra-terrestre catalan. Bien que n’ayant pas emprunté la même voie que Kilian Jornet, il s’empare du record absolu montée et descente du Kilimandjaro depuis le camp de base en 6h 42 mn 24 s. C’est essentiellement en montée que Karl Egloff a fait la différence, avec une ascension en 4h46, tandis qu’il mettra 1h46 pour descendre, soit quasiment le temps de Jornet.

Malgré d’autres tentatives, le record a tenu jusqu’au 13 mars 2023, quand le traileur américain Tyler Andrews a effectué l’aller-retour en 6h 37mn 57s en empruntant la voie Mweka, battant de 5 minutes le précédent record de Karl Egloff sur un itinéraire plus long d’un kilomètre.

Insta Tyler Andrews
Source Instagram Tyler Andrews

Ascension du Kilimandjaro : Vanessa Morales au bout de la persévérance

Nous sommes en septembre 2019 lorsque la traileuse Vanessa Morales, infirmière à Muret (Haute-Garonne) et passionnée d’ultra-distance, tente pour la première fois de battre le record d’ascension du Kilimandjaro, détenu depuis 2018 par la Danoise Kristina Schou Madsen en 13h30. Mais à 5000m d’altitude, son guide fait un malaise et elle doit stopper son chrono pour lui sauver la vie, puis une seconde fois pour aller chercher un médecin. Des gestes qui lui coûtent son record, son chrono de 9h 58mn et 49s n’étant pas homologué par les autorités responsables.

En août 2021, Vanessa Morales y retourne et tente de nouveau le record par la voie la plus rapide et la plus dangereuse, la Western Breach. Mais après 5 heures d’ascension, alors qu’elle est dans les temps, ses guides sont décrochés et elle se retrouve désorientée, sans savoir quel chemin suivre. Elle doit se résoudre à attendre une heure l’un des guides, qui arrive épuisé, souffrant d’un oedème pulmonaire. L’histoire se répète. Vanessa Morales, au bord de l’hypothermie à cause des brouillards givrants, parvient tout de même à rallier le sommet, mais doit oublier le record. C’est un deuxième échec.

Morales Kili
Source Vanessa Morales / DR

48 heures plus tard, elle se relance en choisissant une voie plus longue mais moins difficile, la voie Mweka. Et ce jour-là, tout s’aligne. Elle parvient au sommet en 8 heures, puis enchaîne avec la descente et, au mental, s’adjuge le record en 11h33 minutes. A sa montre, 45 kilomètres aller-retour, 4287m D+, 8 520m cumulé, et un chrono qui améliore la précédente marque de près deux heures.

vanessa-morales-record-du-kilimandjaro
Source Vanessa Morales / DR

Ascension du Kilimandjaro : une rando sportive de rêve

Bien sûr, l’ascension du Kilimandjaro n’est pas une randonnée anodine, et les Jornet, Egloff, Andrews et autre Morales qui sont allés décrocher des records ont pris le temps de s’acclimater. Comme pour toute expédition en haute montagne, il est nécessaire d’habituer progressivement l’organisme à la haute altitude, afin de minimiser les risques. Les principaux sont le mal aigu des montagnes, l’oedème cérébral d’altitude et l’oedème pulmonaire d’altitude, ces deux derniers pouvant être mortels. Une bonne condition physique initiale et la montée progressive par paliers de 300 à 400 mètres est la mesure prophylactique la plus efficace des maladies d’altitude.

C’est une des raisons pour lesquelles la plupart des rando-expéditions vers le toit de l’Afrique s’effectuent généralement en 6 jours à partir du camp de base, dont 4 d’ascension progressive avec des paliers à des camps intermédiaires et la possibilité de redescendre en plaine à tout moment en cas de souci. C’est la formule qu’a d’ailleurs choisie Mathieu Blanchard lorsqu’il a effectué l’ascension du Kilimandjaro en mars 2023 avec Terre d’Aventure, dans le cadre de sa préparation pour le Marathon des Sables, puis la Western States Endurance Run. 3 jours pour atteindre Barafu, le dernier camp à 4700m d’altitude, pour une nuit courte avant d’affronter l’ascension finale, et des souvenirs exceptionnels qu’il a partagés sur les réseaux sociaux.

Photo Instagram Mathieu Blanchard : Phil Rouleau Films
Photo Instagram Mathieu Blanchard / Phil Rouleau Films

Ascension du Kilimandjaro : relevez le défi avec Cap’Orn

Vous rêvez de fouler le toit de l’Afrique ? Didier Chaussade, président de l’association Cap’Orn et passionné d’aventures sportives, propose de vous y embarquer. L’accès au Kilimandjaro devant se faire en passant obligatoirement par une agence, il a d’abord mandaté l’un de ses collaborateurs pour traiter directement avec une agence locale, sans intermédiaire, afin de négocier le meilleur tarif possible et choisir l’itinéraire le plus intéressant pour une randonnée sportive.

8 voies sont proposées pour arriver au sommet, qui ne présentent pas de difficultés majeures autres que l’altitude. « Sans vous amener sur des défis irréalisables, Cap’Orn et moi-même souhaitons vous proposer des parcours plutôt à tendance sportive qu’en mode randonnée du dimanche, précise Didier Chaussade. Fort de ces considérations, nous avons écarté les voies où la progression se fait à la vitesse des porteurs pour une voie un peu plus sportive en 6 jours d’ascension. »

Afin de conserver un maximum de convivialité, Didier Chaussade précise que le groupe constitué pour faire l’ascension fera au maximum de 30 personnes. Connaissant l’expression « premier arrivé, premier servi », vous savez ce qu’il vous reste à faire si vous êtes tenté par l’aventure ! Et si celle ou celui avec qui vous partagez votre vie souhaite vous accompagner, pas pour faire l’ascension mais pour profiter pour visiter le pays, Cap’Orn a prévu la possibilité de demander à l’agence locale de proposer d’autres options, dont entres autres… un safari !

Photo Stephan Bechert
Photo Stephan Bechert

Ascension du Kilimandjaro : ce sera du 17 au 22 octobre 2024

Les dates de ce défi sportif ? Du jeudi 17 octobre au mardi 22 octobre 2024. Cap’Orn a réussi à négocier un tarif de 1 770€ par personne, hors vol international. Ce prix inclut entre autres 2 nuits à Springlands Hôtel en pension complète, les taxes d’entrée dans le Parc du Kilimandjaro, les guides agréés par le Parc National, les porteurs, les hébergements sous tente de 2 personnes en montagne, les repas lors de l’ascension, les transports aller et retour de l’hôtel au départ de l’ascension.

Et Didier Chaussade de préciser : « Sur nos autres expéditions, nous nous donnions un point de rassemblement en France pour effectuer le voyage ensemble, mais cette disposition s’est avérée contraignante car la provenance des voyageurs est variée et chacun peut avoir des prix attractifs au départ de sa propre ville de résidence sans forcément transiter par Paris. Nous avons opté pour un départ et un retour en semaine (le mercredi) pour avoir les prix les plus bas possible. Lors des repérages, notre collaborateur a payé moins de 800 euros l’AR avec l’option annulation sur Air France via KLM ! »

Renseignements et contact Cap’Orn ICI

Visuel Kilimandjaro 2024
Les derniers articles

C’est une aventure exceptionnelle qu’auront la chance de vivre les concurrents du Trail de la Muraille de Chine du 8 au 16 mai prochains. Après 3 années de fermeture pour cause de COVID, Contrastes Running, spécialiste des trips running partout dans le monde, propose de nouveau son trail iconique dans l’Empire du Milieu. Avec, au menu de cette édition spéciale 20ème anniversaire, le bonheur de courir 4 étapes sur des tronçons de Muraille totalement vierges de tourisme. Sans doute l’une des courses les plus inoubliables au monde…

Courir sur la Muraille de Chine : un rêve devenu réalité

« J’ai participé à 17 des 19 éditions du Trail de la Muraille de Chine, explique Michel, l’un des organisateurs fondateurs de Contrastes Running, et je ne m’en lasse pas. Aucun autre endroit au monde ne procure de telles sensations. Il m’est souvent arrivé de courir et de m’arrêter soudain, juste pour le plaisir de contempler le paysage ! » Et pour cause : cette épreuve est la seule course organisée directement sur des secteurs sauvages de la Muraille de Chine, et qui en emprunte plusieurs kilomètres de tronçons, avec des panoramas exceptionnels à profusion.

Trail de la Muraille de Chine 7
Courir sur un tronçon sauvage de la Muraille de Chine, une sensation unique. Photo Contrastes Running

L’affaire n’a cependant pas été simple à monter, la Chine n’étant pas réputée pour son ouverture. Mais au fil des années, les relations de confiance et d’amitié nouées entre les organisateurs et les correspondants locaux ont permis à ce trip trail de voir le jour, et de grandir. « Le parcours change d’une année sur l’autre, parce que la Chine évolue très vite, et que certains tronçons que l’on empruntait avant ne sont plus accessibles, détaille Michel. Il faut sans cesse s’adapter, trouver de nouveaux sentiers, partir en repérage. Ensuite, il faut obtenir les autorisations administratives, celles des villageois… C’est un long processus, mais nous le maîtrisons bien maintenant. Et c’est aussi cela qui fait la magie de cette destination ! »

Trail de la Muraille de Chine : à la recherche d’authenticité

C’est un serpent de pierre qui se déroule à perte de vue, au milieu d’un océan vert. La ligne blanche affleure, se perd parfois, mangée par la végétation. Ça et là, des monticules plus ou moins bien conservés, sortes de petites fortins, rappellent que cette prouesse architecturale, la plus importante jamais construite par l’être humaine, et seule construction visible depuis la Lune dit-on, a été édifiée dans le but de marquer et défendre la frontière Nord de la Chine entre le IIIème siècle avant JC et le XVIIème siècle.

Maintes fois détruite et reconstruite, sa mesure totale est aujourd’hui estimée à 8 850 km, dont 6 260 km de murs. Si certains secteurs sont très touristiques, d’autres sont totalement à l’abandon, laissés à l’état sauvage. Ce sont ces tronçons que l’équipe de Contrastes Running recherche, ceux sur lesquels la connexion avec la nature et la splendeur de l’édifice sera la plus totale.

Trail de la Muraille de Chine
Parfois, le chemin devient simple single. Photo Contrastes Running

Rien à voir donc avec le célèbre Marathon de la Grande Muraille de Chine, qui tous les ans à la mi-mai lâche par vagues successives des flots de coureurs sur 42km, avec un tronçon de 3 kilomètres seulement de course sur un secteur très touristique de la Muraille, à parcourir au début et à la fin de l’épreuve. Sur le Trail de la Muraille de Chine, loin de la foule, on cherche avant tout l’authenticité, la tranquillité, mais aussi le partage. Aller à la rencontre des villageois, découvrir leur mode de vie, s’imprégner, le temps du séjour, d’une autre culture, si différente de la nôtre.

Voir un résumé de l’édition 2018 ICI

Trail de la Muraille de Chine : 4 étapes d’anthologie sur la Muraille

Si l’aventure ne requiert pas des capacités sportives hors normes, elle s’adresse tout de même à des personnes en bonne santé, coureurs ou marcheurs, capables d’avaler des kilomètres et du dénivelé. Car la Muraille, ce sont aussi des marches, par centaines. Voire par milliers. Aussi, le nombre de kilomètres et le D+ deviennent parfois dérisoires pour planifier son temps de course. « Sur certaines étapes, raconte Michel, les meilleurs peuvent être 1 heure pour faire 3 kilomètres. Les distances ne veulent rien dire sur la Muraille… »

Trail de la Muraille de Chine2
Photo Contrastes Running

De fait, les étapes sont formatées pour pouvoir à la fois courir, mais aussi récupérer et profiter des lieux visités. « Généralement, les étapes commencent par environ 1 kilomètre d’approche sur chemin, puis un segment de Muraille, avec des zones où il faut parfois improviser pour contourner des obstacles, et se terminent par 1 kilomètre de chemin, précise Fiona, co-organisatrice de l’épreuve. Au total, nous proposons 6 étapes de 8 à 14 kilomètres, dont 4 étapes directement sur la Muraille. Une cinquième étape sur déroule sur les Tombeaux Est des Qing, où les participants peuvent courir dans des allées bordées de statues de terre cuite géantes de soldats, et un prologue découverte. » Lors de la dernière édition, le dénivelé positif total avait atteint près de 4500m, avec plus de 10000 marches dans les mollets. Qu’on se le dise…

Trail de la Muraille de Chine 6
La cinquième étape sur déroule sur les Tombeaux Est des Qing, au milieu des statues géantes. Photo Contrastes Running

Trail de la Muraille de Chine : un nombre de places volontairement limité

Cette aventure est volontairement réservée à un nombre limité de coureurs ,en raison de la configuration particulière des portions de la Muraille de la Chine que les participants empruntent. Certains passages sont en effet quasiment vierges, avec uniquement d’étroits sentiers ou des zones à escalader (le trail n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite). Afin de garder une certaine cohésion de groupe, les marcheurs partent avant les coureurs ou font des étapes raccourcies. Ainsi, les arrivées coureurs/marcheurs sont plus ou moins synchronisées. Les accompagnants, de leur côté, peuvent s’ils le souhaitent assister l’organisation.

Trail de la Muraille de Chine 4
Une organisation aux petits oignons : champagne (français !) pour fêter l’arrivée de la dernière étape ! Photo Contrastes Running

Trip&Trail, pour courir le monde

Le concept de Trip&Trail, inventé par Contrastes Running, permet de vivre des aventures un peu partout dans le monde sur une dizaine de jours, en alternant trail le matin et visites culturelles du pays l’après-midi, dans une belle ambiance de convivialité. De Bali au Sri Lanka, en passant par le Rajasthan, l’Ouzbékistan, le Népal, l’Afrique du Sud, le Costa Rica, Cuba ou même la Jamaïque, ces trails par étapes sont l’occasion de vivre des moments de challenge, de dépassement, de rencontres et de découvertes.

Découvrir Contrastes Running ICI

Voir le résumé de l’édition 2018

Les derniers articles

Sur le papier, le concept est simple : partir en courant du lac d’Annecy pour aller jusqu’au sommet du Mont-Blanc. Dans la réalité, cette expédition de plus de 26 heures, sur 110 km et 11000 mètres de D+ à travers les plus beaux sommets de la Haute-Savoie, se révélera un peu plus compliquée pour Michel Lanne, ultra-traileur et alpiniste chevronné. Une aventure passionnante, des images exceptionnelles pour 29 minutes de plaisir.

Michel Lanne, un ultra-palmarès impressionnant

A 39 ans, Michel Lanne est un véritable spécialiste de l’ultra-trail. Il a remporté entre autres le 80km du marathon du Mont-Blanc en 2013, la CCC en 2016, la TDS en 2017 ou la Maxi-Race en 2019. Il s’est également par 2 fois frotté à la Diagonale des Fous (2011 et 2015), terminant les 2 fois à la 7ème place. S’il ne fait plus que de rares courses, il a participé au Super Bélier dans le massif des Aravis en août 2023, un format 3 courses en 3 jours (15 le vendredi, 27 le samedi et 42 le dimanche) sur lequel il s’est imposé.

ULTRA GROS-BLANC MICHEL LANNE
Source Ultra Gros-Blanc

Aravistique, un premier défi insensé, en 2022

Aimant les défis dans le pur esprit trail, cet athlète Salomon, également sauveteur en montagne au sein du PGHM, avait réalisé en 2022 la traversée des Aravis par tous les sommets en moins de 24 heures. Cet exploit avait donné lieu à un film magnifique signé Fringale.

Voir Aravistique, le film

Ultra Gros-Blanc : le nouveau défi de Michel Lanne

Un an après, Michel Lanne a remis le couvert avec un nouveau défi insensé pour repousser un peu plus loin ses limites physiques et mentales. Son pari : atteindre le sommet du Mont-Blanc (la « bosse ») en partant du lac d’Annecy (la « flaque »). Ultra Gros-Blanc : de la flaque à la bosse est le film de cette aventure, réalisé de nouveau par Fringale.

Voir le film Ultra Gros-Blanc : de la flaque à la bosse ICI

ULTRA GROS-BLANC PROFIL
Du lac d’Annecy au sommet du Mont-Blanc, un profil qui fait mal aux cuisses. Source Ultra Gros-Blanc

Du départ à 6 heures du matin de Talloires à l’arrivée au sommet du Mont-Blanc, le film retrace le parcours suivi par Michel Lanne, qui débute par 2000 de dénivelé d’un coup pour monter au sommet de La Tournette (2350m), puis le Mont Lachat, le Mont-Joux en fin de journée, alors que la nuit approche, et la dernière montée, 4000m de dénivelé à gravir pour atteindre le toit de l’Europe.

ULTRA GROS-BLANC OPEN
Michel Lanne au sommet du Mont-Blanc, défi relevé ! Source Ultra Gros-Blanc

Servi par des images de drone et des vues vertigineuses, le film montre à la fois la beauté de la nature et l’effort de l’athlète. Vous serez saisi par l’épuisement qu’il manifeste lors des derniers mètres d’ascension, lorsque le manque d’oxygène et l’envie de dormir transforment chaque pas en souffrance. Et puis cette délivrance, après 110km et 11000m de dénivelé avalé. Un rêve devenu réalité.

Ultra Gros-Blanc : de la flaque à la bosse

Les derniers articles

Avec plus de 200 000 finishers en 10 ans, la Spartan Race est la référence en France en matière de courses d’obstacles, parfait mix entre trail et crossfit, qui attire toujours plus de monde. Cette année encore, 19500 concurrents se sont affrontés lors des épreuves disputées sur 4 destinations, Valmorel l’hiver, Carcassonne au printemps, Morzine cet été et St-Raphaël-Esterel en octobre. À l’origine de tout, un homme, un seul : l’Américain Joe De Sena. Son kiff ? Voir des coureurs ramper dans la boue sous des barbelés, porter des sacs de sable dans des pentes raides et enchaîner les burpees jusqu’à épuisement. Pire, il a réussi à convaincre ses enfants, âgés à l’époque de 7 et 8 ans, de courir les marathons de New York et de Boston. Rencontre avec un dur à cuire.

Spartan Race France : 4 formats pour tous niveaux

Depuis son arrivée en France en 2013, Spartan, leader mondial des courses à obstacles, affiche à son compteur plus de 200 000 finishers répartis sur plus de 40 week-ends d’épreuves. Quatre formats de course internationaux « signature » sont proposés, pour tous les niveaux de condition physique et de compétences.

La première, la plus courte, est la Sprint : 5km et 20 obstacles. Mais n’allez pas croire qu’il s’agit d’une balade. C’est une distance explosive sur laquelle il faut allier vitesse et intensité. C’est d’ailleurs un format sur lequel certains Spartans reviennent chaque année pour tenter un meilleur chrono.

Vient ensuite l’étape numéro deux après la Sprint, ou après avoir couru sur un 10 km classique : la Super, avec ses 13km et 25 obstacles. Ici, la course sur sentier se mêle aux obstacles, avec des parcours tracés dans des sites incroyables, en pleine nature. La Super est un format à la fois exigeant et amusant.

On passe ensuite aux choses très sérieuses avec l’ultime test Spartan : la Beast, un semi-marathon éprouvant agrémenté de 30 obstacles. Le format Beast est un parcours avec du dénivelé, des montées et des descentes abruptes. La Beast est renommée pour sa difficulté.

Dernier format, le pire de tous : l’Ultra. Fondée sur les principes de l’ultra-marathon, la Spartan Ultra fusionne la discipline de la course à obstacles avec des parcours de 60 km et 60 obstacles pour créer une épreuve unique et intense. Il s’agit d’un réel défi sportif d’ultra-distance.

Si ces courses sont réservées aux personnes de plus de 16 ansMais la Spartan s’intéresse aussi aux plus jeunes, avec des courses adaptées, les Spartan Kids pour les 4-15 ans.

Spartan Race feu
Photo Spartan / DR

Spartan Race et trail : une expérience enrichissante

L’intérêt d’une Spartan Race pour un traileur est que c’est une des activités physiques la plus complète qui soit, nécessitant une préparation à la fois physique et mentale. Ici, pas d’échappatoire : le fameux renforcement physique que vous oubliez régulièrement de travailler devient obligatoire. En effet, lors d’une Spartan Race, tous les muscles sont en action, toutes les chaînes sont sollicitées. De l’équilibre, à la force pure, l’endurance, le cardio, la vitesse, l’agilité… autant de capacités physiques que les athlètes doivent appréhender pour être capables d’améliorer leurs performances et se faire plaisir les jours de course et lors des entraînements exigeants.

À ce titre, ce mix entre course à pied et franchissement d’obstacles variés est idéal pour renforcer à la fois le corps et le mental. Avec ce type d’activité, vous reviendrez sur les sentiers de trail plus fort physiquement et phychologiquement.

Spartan race france
Photo Spartan Race France

Spartan Race : comment tout a commencé

En 2019, une barre symbolique a été franchie : celle du million de participants aux courses Spartan dans le monde. Et depuis, cela s’est encore accéléré. À ce jour, 39 pays organisent des Spartan Races, pour lesquelles il existe un championnat européen et 3 championnats du monde, sur différents formats. Un véritable mouvement, avec sa communauté de fidèles, son cri de ralliement (Aroo) et son fondateur, le génial et terrible Joe De Sena.

joe de sena portrait
Joe De Sena. Photo Spartan / DR

Joe, racontez-nous les débuts de l’aventure Spartan Race…

Il faut remonter plus loin dans le passé pour comprendre comment j’en suis arrivé là. J’ai grandi dans le Queens, à New York. Cette banlieue, c’était un peu comme dans Le Parrain, il y avait beaucoup de mauvais gars qui faisaient de mauvaises choses. C’est pourquoi les jeunes comme moi à l’époque voulaient être forts, pour ne pas avoir peur. Si on n’est pas assez fort, on peut ne pas s’en sortir. Nombreux sont ceux qui ont fini en prison ou se sont fait tuer. Je pense que l’histoire de la Spartan a commencé là, alors que j’étais très jeune…

Le fait de devoir surmonter des obstacles ?

À l’époque, ma mère s’est prise de passion pour le yoga, le bien-être, la nourriture saine, le véganisme, la méditation. Tout cela, c’était totalement à l’opposé de l’environnement dans lequel nous étions. Nous avons donc déménagé. Elle essayait de nous apprendre ces choses, à mes sœurs et moi, mais nous n’étions pas vraiment à l’écoute. J’étais plutôt branché business et j’ai atterri à Wall Street. C’était également un endroit de malade, plein de fric, de choses malsaines… totalement en contradiction avec les valeurs de ma mère.

Alors je me suis dit que j’allais pousser ces gens de Wall Street à faire du sport, du yoga, et à faire tout ce que ma mère faisait. Je les ai emmenés faire du footing, puis des courses à pied dans les bois. C’était ma touche personnelle, car j’étais différent des autres, je ne voulais pas participer aux nombreux dîners, ou aller boire des verres et tout ce qui va avec.

Et vous les avez convaincus ?

Oui. Du coup, en 2000, j’ai décidé de transformer l’essai en organisant ma première course extrême, un très gros événement. Je faisais déjà de nombreuses courses à travers le monde en tant que participant, mais celle-ci était la toute première que j’organisais et à laquelle je participais également. L’Expédition BVI (pour British Virgin Islands), c’était un truc de dingue, 563 kilomètres. J’ai perdu un participant pendant 8 jours… sur un bateau, il s’est fait emporter, et on pensait qu’il était mort. Les gardes-côtes américains l’ont retrouvé sur une île déserte 240 kilomètres plus loin. Il mangeait des crabes et buvait les bouteilles d’eau de la course qui avaient dérivé avec lui jusqu’à l’île. Ça, c’était ma première course. Elle m’a fait perdre beaucoup d’argent, mais j’ai adoré ça.

Et vous avez donc continué ?

Bien sûr, j’ai continué à organiser des courses complètement folles, et à perdre de l’argent. Jusqu’en 2010, où je me suis dit que je ne pouvais plus continuer comme ça, avec la crise financière par-dessus… Mais je voulais quand même faire ce que j’aimais. Je me suis donc remis en question et j’ai revu mes folies à la baisse. Je me suis dit que si les courses étaient moins extrêmes… Attention, je ne dis pas que les Spartan Races sont faciles, elles sont vraiment très dures, mais ce que j’organisais avant, c’était carrément dingue.

Peut-être que, sur des distances de 6, 12 ou 16 kilomètres, il y aurait plus de participants. Et donc, la première faisait 5 kilomètres. Et 700 personnes sont venues ! Je me suis dit : « C’est incroyable. » Et ce nom, Spartan, il a fait son effet. Pour la seconde course, 1 500 personnes se sont inscrites. Et plus on avançait, plus le nombre de participants grossissait. C’était dingue.

Joe-De-Sena-Web-1
Joe De Sena. Photo Spartan / DR

Que pensez-vous des autres courses à obstacles ?

Quelles autres courses ? Il n’y a pas d’autres courses ! (Rires.) Non, sérieusement, je pense que c’est une bonne chose. Fondamentalement, tout ce qui peut faire sortir les gens de chez eux et les rendre actifs, c’est très bien. Mais ça reste quelque chose d’épisodique et drôle, ce sont des courses amusantes qui ne s’inscrivent pas sur la durée, car il n’y a pas de discipline liée à ce genre d’amusements. La Spartan, c’est autre chose : c’est un sport à part entière, qui nécessite d’être sportif et de s’entraîner.

Comment concevez-vous un obstacle ?

Chaque chose que l’on propose doit être athlétique par nature. Mais on ne va pas électrocuter les gens ou faire des choses stupides. Et je pense aussi à la façon dont nous devrions vivre si le monde était tel qui était il y a 2 500 ans. D’où le javelot, l’escalade, les passages suspendus, les balanciers… Nous sommes la seule espèce qui ne vit plus dans son habitat originel. Je me suis donc dit qu’il serait bien de rappeler l’homme à sa nature, le remettre dans son environnement.

Vous vous êtes inspiré des entraînements de GI’s ?

À la base, non, bien que ce soit sensiblement la même chose. Les Spartan nécessitent un entraînement du haut du corps qui vient de l’escalade, du franchissement, de la natation. Comme les militaires, qui doivent avoir une musculature développée en haut également, et qu’on ne retrouve pas chez les marathoniens ou les coureurs de fond.

Pourquoi avoir imaginé une punition comme les burpees ?

J’étais très soucieux du fait que les gens puissent éviter certains obstacles, qu’ils passent à côté. Je me suis donc demandé quelle serait la pire punition pour ça, et 30 burpees, j’ai trouvé ça pas mal ! Et ça fonctionne : les Spartes préfèrent passer les obstacles. Et ils s’entraînent du coup, pour mettre toutes les chances de leur côté.

Vous aimez souffrir ?

Oui, j’aime souffrir ! Mais tout le monde devrait aimer ça. D’après le stoïcisme dans la Grèce antique, on n’apprécie pas les bonnes choses si on ne souffre pas un peu. Si vous n’avez rien, vous appréciez tout. Si vous avez tout, vous n’aimez plus rien. Et dans nos civilisations actuelles, dans les pays surdéveloppés, il faut bien trouver quelque chose pour donner un sens à sa vie. Il faut se forcer tous les jours à souffrir un peu. Une douche froide, des burpees, un jeûne, porter un poids très lourd… Il faut le faire.

SPARTAN RACE: Spartan Sprint Agrokomplex Nitra
Photo Spartan / DR

Quitte à le faire faire à vos enfants ? Votre fille, Catherine, a couru une Beast à moins de 10 ans, n’est-ce pas ?

Oui, quand elle avait 6 ans, elle a couru une Beast. Mon fils a fait le marathon de Boston à 8 ans. Et mon autre fils, le marathon de New York, à 7 ans.

Et ce sont vos enfants qui demandent, ou vous qui le leur imposez ?

Je ne leur impose rien, je les convaincs de le faire ! (Rires.) Catherine aimait beaucoup ça. Mais quand je lui ai dit que la course faisait 40 kilomètres, elle a commencé à pleurer. Alors je lui ai dit qu’elle pouvait abandonner à partir du 20ème kilomètre, parce que de toute façon, c’était la ligne d’arrivée. On a beaucoup ri.

Votre femme, elle en pense quoi ?

Elle n’est pas d’accord ! (Rires.)

Êtes-vous un sadique ?

Si être un sadique c’est virer les gens de leur canapé et leur retirer leur pop-corn, alors oui, je suis un sadique ! Le matin, j’aime allumer toutes les lumières pour réveiller tout le monde. J’aime appeler mes amis tôt le matin exprès pour les réveiller. Mais ce n’est pas parce que je leur veux du mal, c’est parce que je suis convaincu que ça les rendra plus heureux. S’ils se lèvent tôt, et qu’ils s’entraînent, je sais que ça leur fera du bien. Je ne veux pas faire du mal pour le plaisir, je ne veux de mal à personne, je veux leur bien.

C’est pour ça que tout le monde devrait faire des Spartan ?

Dans un passé lointain pour certaines civilisations, et encore aujourd’hui pour d’autres, il y a des rites de passage. Certains jeunes adultes doivent suivre ces rites pour devenir des hommes. Ils doivent relever un challenge pour devenir meilleurs. Je ne sais pas ce qu’il en est en France mais, aux États-Unis, nous n’avons même plus le service militaire obligatoire. D’ailleurs, il y a des militaires qui viennent me voir et qui me disent : « Tout le monde est gros… » Avec la Spartan, on règle ce problème. Tout le monde devrait penser à sa santé. Avec le sport, on règle de nombreux problèmes, on baisse le coût du système de santé, tous ces gens qui se suicident à petit feu, les problèmes liés aux médicaments. Les gens devraient devenir accros au sport et à rien d’autre !

Le calendrier des Spartan Races 2024

Valmorel – La Spartan en mode Winter

Les 26 janvier 2024, la 1ère station de la Tarentaise accueille le plus gros rendez-vous running en station d’hiver de France. La Spartan Valmorel Winter Sprint et Super n’est pas une course comme les autres. Elle se déroule au cœur des massifs enneigésà moins 2 heures de route de Lyon. Le charme et l’authenticité d’un village de montagne, le dénivelé, les panoramas sur les sommets des Alpes et bien-sûr la neige sont de la partie pour faire de cette course une expérience à part.

Voir la vidéo officielle de 2023 ICI

Carcassonne – La Spartan du Sud-Ouest

Le 4 mai 2024, la Spartan Race fait escale dans le Languedoc-Roussillon à Carcassonne, autour du lac de Cavayère. Cette course s’adresse à un large public, et les variations de terrain en font un lieu encore plus adapté à tous les niveaux, avec du dénivelé pour les plus aguerris et des zones plus plates pour les kids par exemple. En 2022, plus de 3000 athlètes avaient répondu présent pour cette étape.

Voir la vidéo de l’édition 2022 ICI

Morzine – L’étape de haute montagne au cœur de l’été

Le 5 juillet 2024, la Spartan Race se rend en Haute-Savoie, dans la station de Morzine, pour ce qui est peut-être la course la plus difficile de l’année. Et l’une des plus fréquentées, avec 5000 concurrents en moyenne. Sous des chaleurs souvent étouffantes et face à un dénivelé important, les athlètes auront l’opportunité de se mesurer à l’Ultra, un parcours de 60km et 60 obstacles, autrement dit le format de Spartan le plus long et le plus éprouvant.

Voir la vidéo de l’édition 2022 ICI

Esterel Saint-Raphaël – L’été indien sur la Côte d’Azur

Pour la quatrième année consécutive, la saison se concluera en bord de mer Méditerranée, à Estérel – St-Raphaël, le 5 octobre 2024. Plus de 4000 athlètes y traverseront sentiers rocailleux abrupts, avec des points de vue à couper le souffle, des plages de galets et de l’eau turquoise… La dernière chance pour être qualifié pour les Championnats du Monde à Sparte, et sacrer les vainqueurs des France National Series.

Voir la vidéo officielle de l’édition 2022 ICI

Spartan Race Fire
Photo Spartan / DR
Les derniers articles

Nouveauté chez Strava ! L’application a annoncé le 16 novembre le lancement d’une nouvelle fonctionnalité pour ses abonnés : les Survols (ou Flyover en anglais). Il s’agit d’une cartographie vidéo en 3D qui restitue les activités effectuées par les utilisateurs. De quoi revivre ses parcours de façon ludique et inspirante.

Le Survol Strava, c’est quoi ?

Le Survol correspond au récapitulatif vidéo d’une activité. Un peu comme si elle avait été filmée à partir d’une vue aérienne. Une façon d’offrir aux abonnés Strava un regard différent sur ce qu’ils ont réalisé. Démarrant par un zoom sur l’itinéraire, Survol affiche la ligne orange caractéristique de Strava qui retrace le parcours suivi tout au long de l’activité. Les Survols sont disponibles pour toutes les activités GPS sur le profil de l’abonné. Et ce, y compris pour les activités antérieures.

Cette nouvelle fonctionnalité est la dernière intégration de la technologie cartographique de FATMAP dans la plateforme Strava. Depuis l’acquisition de cette plateforme en début d’année, Strava a mis en place des fonctionnalités supplémentaires pour les athlètes. Parmi celles-ci, des cartes en 3D pour l’hiver et la création de cartes et d’itinéraires. On peut aussi désormais définir des points de passage personnalisés, et des détails d’itinéraires. Et même générer des photos, via le créateur d’itinéraires en ligne.

Survol Strava 3
Source Strava

Comment accéder aux Survols Strava

Les utilisateurs de Strava peuvent accéder aux Survols en tapant sur la carte d’une activité. Ils ouvrent ainsi un écran de carte détaillée. À partir de là, il suffit de cliquer sur le bouton Survol (ou Flyover en anglais) dans le coin inférieur droit pour que la vidéo démarre. Actuellement disponible sur les appareils Android, Strava précise que la fonctionnalité Survol sera disponible sur tous les appareils iOS d’ici la fin de l’année.

Si vous n’êtes pas abonné, vous pouvez essayer gratuitement l’abonnement en vous rendant sur www.strava.com

Les derniers articles

Coureurs avides d’expériences inédites, découvrez notre sélection de trails en Europe, dépaysants à souhait, dont vous ne reviendrez pas qu’avec un tee-shirt ou une médaille de finisher !

Nuts Ylläs Pallas Trail Run (Finlande) : le plus intemporel

L’air le plus pur du monde, dit-on dans cette région de Laponie, au pays du renne. Si la Nuts propose des petits formats (15 et 37km), ce sont les plus longs (66, 100, 160 et 300km) qui empruntent les sentiers de cette région polaire arctique du nord-ouest de la Finlande que nous vous conseillons. Pas de gros dénivelés au menu, les parcours font découvrir un terrain typiquement nordique de forêts de boulots nains, de marais tourbeux traversés de passerelles de bois et de collines couvertes de pierres offrant un paysage dégagé sur la toundra et les multiples lacs qu’elle recèle.

La particularité de ces longs formats, c’est le soleil de minuit, que pourront apprécier les concurrents puisque les courses démarrent toutes en fin de journée. En effet, dans les régions polaires, l’été, le soleil ne se couche pas. Une histoire d’inclinaison de la Terre sur son orbite autour du Soleil… Pendant 1 mois, entre mi-juin et mi-juillet, à la latitude de Ylläs et Pallas, le soleil ne disparaît pas mais offre aux alentours de minuit une très belle lumière rasante, couleur or, qu’on appelle la Golden Hour, avant de remonter dans le ciel. Ainsi, sans nuit, sans repère temporel, vous courez hors du temps, à 2 heures du matin comme en plein jour.

Le petit plaisir en plus : profitez de votre séjour pour passer une soirée au sauna à boire une Lapin Kulta, la bière locale. Il y a 3,3 millions de saunas en Finlande, impossible d’y échapper !

Prochaine édition : 7 au 13 juillet 2024

Plus d’infos ICI

NUTSDistance300
Photo Organisation

Salomon Maxi Race Etna Trail (Sicile) : le plus volcanique

Courir sur le plus haut volcan actif d’Europe, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, est une expérience qui ne se refuse pas. L’épreuve reine, la plus dure mais la plus excitante, est un parcours de 64km pour 3700m D+ qui se déroule sur la zone nord-est du volcan. Au menu, de fortes pentes, des roches volcaniques à bien négocier, mais une nature fantastique et des vues sur la mer à couper le souffle.

Au départ de Piano Provenzana, à 1800 mètres d’altitude, cette longue boucle débute par la traversée de la Pineta Ragabo, parmi les arbres centenaires et le parfum de résine, puis mène les coureurs de grotte en grotte, traverse d’anciennes coulées de lave noire, monte jusqu’à l’Observatoire volcanologique de Pizzi Deneri, point culminant de la course à 2845m d’altitude, au plus près du cratère de l’Etna, de redescendre vers l’arrivée par le ravin de Quarantore, dans une belle étendue de sable volcanique.

Deux autres formats sont proposés sur cette même zone nord-nord-est de l’Etna, un 24km et 1200m D+ de pure adrénaline sur les flancs du volcan, au cœur des coulées noires, passant également par l’Observatoire de Pizzi Deneri, et un format court de 14km et 650m D+ pour en prendre plein les yeux en économisant ses jambes.

L’autre course à faire : l’organisateur, Etna Trail ASD, propose aussi le 8 juin le Super Maratona dell’Etna, considéré comme le plus beau marathon vertical d’Europe. Il s’agit d’un 42,195km pour aller au sommet de l’Etna en partant du niveau de la mer, à partir de la plage de Marina di Cottone. Soit 3000m de D+ avec vue mer à gogo.

Prochaine édition : 27 et 28 juillet 2024

Plus d’infos ICI

ETNA TRAIL
Photo Organisation

Run Iceland (Islande) : le plus spectaculaire

Si le Laugavegur Marathon est la course la plus populaire d’Islande, il serait dommage d’aller si loin pour ne courir « que » 55km dans ce qui est sans doute le pays le plus étonnant du monde. Le Run Iceland, course par étapes de 110 kilomètres, est une expérience de trail running inoubliable qui vous permettra de découvrir l’incroyable nature du sud de l’Islande en plusieurs jours. Vous profiterez ainsi des paysages à couper le souffle de volcans, glaciers, chutes d’eau, une variété infinie de terrains, de superbes sentiers peu fréquentés et de couleurs étonnantes pour en prendre plein les yeux.

Si les distances proposées pour chacune des 5 étapes sont accessibles (entre 15 pour la première et 42 kilomètres pour la 4ème), l’enchaînement des distances nécessite de bien gérer ses efforts et surtout ses temps de récupération. Sans oublier de s’adapter à la variété et la rigueur du climat islandais, qui peut parfois être très frais et humide. Mais cela fait aussi partie du charme de l’aventure… Attention, le nombre de places est limité à 50, pour une expérience plus intimiste.

Le bonus : plusieurs animations sont prévues les après-midi précédant les étapes courtes : visites de glaciers et cascades, visite du lagon glaciaire, courtes promenades et la plupart des lieux d’intérêt le long de la côte sud de l’Islande.

Prochaine édition : juin 2024 (dates non encore fixées)

Plus d’infos ICI

runiceland 2
Photo Organisation

Le Kerry Way Ultra (Irlande) : le plus vert

La Kerry Way est une boucle de randonnée longue de 214 kilomètres située dans le comté du Kerry, en Irlande, et qui nécessite environ 9 jours de marche. Le circuit, qui longe essentiellement les côtes irlandaises, est une ode à la nature, dans un univers de couleurs alternant camaïeux de verts et de bleus. Dans cette beauté sauvage, où l’on peut croiser les 4 saisons en l’espace d’une seule heure, il fallait forcément créer un ultra.

C’est ce que propose le Kerry Way Ultra, la plus longue des distances de l’événement, avec un itinéraire de 200 kilomètres à travers les montagnes de vieux grès rouge du Kerry, touchant l’histoire irlandaise, l’archéologie et le folklore. Cette boucle au départ de Killarney, mélange de cols de montagne, de sentiers verts, de terrains marécageux et de chemins de campagne, est une course en autosuffisance. Aucune nourriture n’est donc fournie par l’organisation, qui propose uniquement de l’eau sur les CP de contrôle. Deux autres formats sont proposés, l’UltraNite sur 101 km et l’UltraLite sur 58km.

La section de nuit du trail Kerry Way Ultra, située dans la partie sud-ouest de la boucle, est dans une zone qui a reçu en 2014 un Gold Tier Award de l’International Dark-Sky Association, une organisation à but non lucratif dont la mission principale est de faire prendre conscience de la valeur des ciels nocturnes sombres et étoilés et à encourager leur protection. C’est maintenant officiellement la partie la plus sombre de tout l’hémisphère nord ! N’hésitez pas, lorsque vous serez au cœur de la nuit, à éteindre votre frontale pour profiter du spectacle.

Bon à savoir : hors de question de faire de la Kerry Way une autoroute ! La course étant rapidement devenue très populaire non seulement en Irlande, mais également en Europe, les organisateurs ont décidé de minimiser son impact environnemental en limitant le nombre de participants à 500 sur l’ensemble des 4 parcours.

Prochaine édition : 6 et 7 septembre 2024

Plus d’infos ICI

Kerry-Ultra
Photo Organisation

L’Eiger Ultra Trail (Suisse) : le plus perché

Parlez à n’importe quel alpiniste de l’Eiger, il aura les poils qui se dressent. Cette montagne mythique, qui culmine à 3970 mètres d’altitude, est depuis 10 ans le cadre des épreuves de l’Eiger Ultra Trail. Pour sa 11e édition, 7 épreuves sont au programme, dont le dantesque E250 Unesco Jungfrau-Aletsch Trail, 250km et 20000m D+ en équipe de 2 ou 3. Le format ultra, l’E101, fait 101km et 6700m D+ avec une exceptionnelle traversée au pied de l’impressionnante face nord de l’Eiger.

Vous aimez la montagne ? Vous êtes au bon endroit ! L’E101 est un concentré de tout ce qu’on aime, un trail complexe bourré de monotraces, de cols, de lacs, de cascades, avec d’importantes montées, dont certaines à plus de 30% de pente, et un passage au Faulhorn, à 2680 mètres d’altitude. Vous avez déjà mal aux jambes ? Plusieurs autres formats moins exigeants complètent l’événement, de 16km et 960m D+ à 51km et 3100m D+. Avec un décor toujours aussi somptueux.

Le truc en plus : en vous rendant ICI, vous pourrez découvrir l’intégralité du circuit de l’E101 en immersion totale grâce aux appareils photo à 360° de Google Street View. Idéal pour savoir ce qui vous attend !

Prochaine édition : 17 au 21 juillet 2024

Plus d’infos ICI

EIGER ULTRA TRAIL RUN
Photo Organisation
Les derniers articles

Ultra-runner accompli et aventurier dans l’âme, Christophe Le Saux vient de pulvériser le record de vitesse aller-retour en autonomie totale du plus haut volcan du monde, l’Ojos del Salado, au Chili. 51 km et 3050 m+ en 15h39 pour atteindre les 6893 mètres du sommet, en partant du camp de base situé à 4550 mètres. Il raconte son exploit.

Ojos del Salado : un chrono référence datant de 2019

Le Nevado Ojos del Salado (les yeux enneigés du désert), au Chili, est le plus haut volcan du monde, et le deuxième plus haut sommet d’Amérique après l’Aconcagua. Un cône culminant à 6893m, au cœur de l’Atacama, le désert le plus aride du monde. L’ascension aller-retour n’avait jamais été faite d’une seule traite, selon Antoine Retours et Étienne Loisel, deux alpinistes français qui ont établi un chrono référence le 19 février 2019, en 21h 18mn. Depuis, plus rien. Jusqu’à ce que Christophe Le Saux décide de relever le défi, en cette fin du mois d’octobre. Son récit, de retour des hautes altitudes :

Le volcan
Le Nevado Ojos del Salado, plus haut volcan du monde, culminant à 6893 m d’altitude. Photo Christophe Le Saux

Le défi de Christophe Le Saux

“Me voilà maintenant redescendu du sommet des dieux, l’Ojos del Salado, le plus haut volcan du monde, à 6893 m d’altitude. L’expédition a été difficile à cause de l’autonomie totale imposée. Le premier jour, entre le camp de base situé à 4550 m et le camp 1, le refuge Atacama, à 5200 m, les membres de l’expédition qui m’accompagnent et moi avons dû marcher 12 km avec nos sacs à dos pleins à craquer, nourriture et eau. Nous avions chacun au moins 30 kg sur le dos.”

le saux training valle de la mort
Lors de ses entraînements dans la Vallée de la Mort, au Chili. Photo DR

“Ce fut une journée très éprouvante, mais grâce à notre acclimatation en altitude sur 4 sommets les 10 jours précédents (Tunupa, 5200 m ; Uturuncu, 6010 m ; Licancabour, 5950 m et San Francisco, 6020 m), nous avons pu la digérer. Après 3 jours passés entre 5200 et 5800 m, une fenêtre météo s’ouvre le 20 octobre. C’est la bonne. Je décide de redescendre au camp de base, à 4550 m, afin de m’attaquer le lendemain au record d’Étienne Loisel. 21h18 pour faire l’aller-retour sans assistance extérieure. Un véritable défi. Quant à mes collègues d’expédition, ils décident de dormir à 5837 m au refuge Tejos pour tenter également le sommet de leur côté.”

Le Saux prépa
Lors de sa préparation, au sommet du Licancabour, à 5950 mètres d’altitude. Photo DR

-30° et des rafales à 100km/h

“Je prends le départ de mon défi à 3h35 du matin, avec sur le dos mon sac de 9 kg avec tout le matériel nécessaire, nourriture et eau. En 5h15, je parcours les 23 premiers kilomètres et avale 1700 m+ pour atteindre le refuge Tejos. Au loin, j’aperçois mes collègues en pleine ascension. Ils sont partis 1h30 avant moi du refuge, mais je les rattrape rapidement, vers 6600 m. Leurs encouragements me motivent énormément. La neige tombée 3 jours auparavant s’est transformée en glace et rend la progression dangereuse. Je décide de mettre mes crampons et de m’armer de mon piolet pour avoir un minimum de sécurité.”

Climbing Expé
Durant son défi, Christophe Le Saux rejoint les membres de l’expédition partie elle aussi à l’assaut du sommet, depuis le camp 1. Photo DR

“J’arrive au cratère, à 6800 m d’altitude, avec François, un de mes compagnons d’expédition. Il m’annonce qu’il reste 400 m linéaires, mais je commence vraiment à être fatigué. Je puise en moi pour rester concentré afin de traverser un pierrier très dangereux.Au bout de 9 heures d’efforts, j’arrive sur la partie escalade que je gravis à l’aide de mon piolet et des cordes fixes permanentes. J’enchaîne alors sur l’arête sommitale, à quatre pattes, pour résister à un vent à plus de 100 km/h. J’atteins enfin le sommet, heureux, mais toujours terriblement conscient que l’objectif n’est pas atteint. Il faut maintenant réussir à rentrer vivant au camp de base. Il fait -30°, le temps m’est compté.”

Un record et une immense fatigue

“J’enchaîne sans m’attarder la descente, périlleuse d’abord, plus facile ensuite, pour rejoindre le camp de base. 51 km et 3050 m+ sur ma Garmin Enduro, pour un chrono de 15h39. Près de 6 heures de moins que le précédent record établi par Loisel et Retours.

Je pense que la large différence avec eux est due au manque de temps qu’ils ont eu pour s’acclimater correctement. Franchement, je pense qu’ils auraient pu faire mieux s’ils avaient passé comme moi 3 semaines à plus de 3700 m d’altitude. Aujourd’hui, je me sens un peu fatigué. Rester en haute montagne longtemps n’est pas fait pour l’être humain. On attrape froid, on tombe malade, on tousse beaucoup, les nuits à plus de 5500 m d’altitude sont interminables et votre saturation en oxygène chute. On mange beaucoup moins, juste des plats lyophilisés qui nous apportent un minimum d’énergie, et on perd énormément de masse musculaire. Je vais vite reprendre du poil de la bête et retrouver ma famille dans quelques jours. Ils me manquent énormément après un mois d’absence.”

Volcan
Photo DR

Christophe Le Saux, un ultra-runner insatiable

Christophe Le Saux ne sait pas rester en place. Il aime relever des défis pour se dépasser physiquement, psychologiquement, et se sentir vivant. Il aime également partager ces expéditions en faisant des films pour faire rêver les gens. A la suite de son exploit, il nous confie son ambition et ses prochains challenges :

« Tout le monde pense à faire les Seven Summit, les 7 plus hauts sommets de chaque continent. Ce sont souvent des expéditions très coûteuses, avec beaucoup de monde. Moi, j’ai décidé de m’attaquer aux 7 volcans les plus hauts de chaque continent afin d’être autonome sur chaque expédition, sans avoir la foule des expéditions commerciales.

J’aime être seul sur ce genre de défi car je ne dois penser qu’à moi. Si quelqu’un m’accompagne, je m’inquiéterais pour lui. Je connais mes capacités et mes limites, je sais faire demi-tour et renoncer à un défi pour ma sécurité. Dans les moments difficiles et dangereux, je reste très concentré afin de ne pas faire une erreur qui pourrait m’être fatale et je pense très fort à ma petite famille, Tiffany et Logan qui m’attendent à la maison et qui ont encore besoin de moi dans leur vie, et cela me donne énormément d’énergie et de motivation.”

Les 7 volcans
Les 7 volcans les plus hauts de chaque continent.

Des défis solitaires, des expéditions en partage

“Partager mes expéditions avec des copains proches me réconforte, je leur donne la chance de faire des ascensions à leur niveau et on partage des superbes moments pendant la période d’acclimatation. Le jour J, je fais mon défi du camp de base et eux du dernier camp en altitude, comme sur l’Ojos del Salado. Ils ont fait 10 km pendant que j’en faisais 51. C’est une bonne formule. Bien sûr, être à plusieurs sur ce genre d’expédition avec un chrono à la clef pourrait se faire, mais aujourd’hui beaucoup de personnes prennent plus de risques dès qu’il y a de l’adversité et ils ont parfois un mauvais esprit dès qu’ils ont un dossard. C’est dommage.”

Le Saux
Christophe Le Saux, toujours plus haut. Photo DR
Les derniers articles

Kilian Jornet a surpris tout le monde en réalisant entre le 2 et le 10 octobre une aventure en solitaire de 444 kilomètres à pied (et 41 à vélo) pour 43000m D+. Son exploit : relier les 177 sommets de plus de 3000 mètres des Pyrénées. Les premières images de son périple montrent un état d’épuisement total et une émotion intense à l’arrivée, qui correspondent à ce qu’il a lui-même dit après coup : « C’était une des choses les plus difficiles que j’aie jamais faites ! »

Revivre les émotions de son enfance

La beauté des Pyrénées a toujours été gravée dans l’esprit de Kilian Jornet. Et ce, depuis son enfance passée dans la montagne, avec ses parents. Il y a d’ailleurs toujours fait allusion, se souvenant avec émotion de ses premières ascensions, alors qu’il n’était qu’un enfant et qu’il se promenait avec sa famille à travers les forêts et les sommets qui se trouvaient à quelques kilomètres seulement de chez lui.

Voir les premières images de Kilian Jornet dans les Pyrénées ICI

Kilian Jornet famille
Kilian Jornet enfant en randonnée en famille dans les Pyrénées. Source Vidéo

C’est sans doute pour revivre ces émotions qu’il s’est lancé début octobre dans cet immense défi : traverser à nouveau le terrain de jeu de son enfance. Tout en y ajoutant une dimension à la hauteur de son talent : enchaîner 177 sommets de 3000 mètres en seulement 8 jours. Une aventure qu’il décrit comme l’une des plus difficiles de sa vie. Si Kilian Jornet précise, business oblige, que ce périple a servi à tester de nombreux équipements de sa marque NNormal, et pas seulement des chaussures, et interroger leur résistance à ces conditions d’utilisation extrêmes, on retiendra surtout le visage du Catalan, extrêmement marqué par la difficulté, et son émotion à l’arrivée, à la Pique d’Estats, dernier sommet de son aventure.

Kilian Jornet Pyrénées
Le parcours de Kilian Jornet sur Strava. Source NNormal

Voir la vidéo résumé de l’aventure pyrénéenne de Kilian Jornet

Les derniers articles

BO4 comme Beaufort, ANN6 comme Annecy. Donc BO4ANN6 pour ce off entre Beaufort et Annecy. Entre les 2 villes, 7 sommets, 127km et 9734m D+. Un parcours inédit imaginé par Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, et son complice Loïc Jalmin. En 47 minutes d’un film scénarisé comme un jeu vidéo, avec ses 15 niveaux à finir, découvrez le résumé de leurs 28h 30mn d’aventure, entre rires, doutes et fatigue intersidérale. Un petit bijou d’ultra et d’humour.

BO4ANN6, juste un jeu

Dans cette vidéo divertissante, vous verrez Casquette Verte sans sa casquette verte, Casquette Verte avec sa casquette et des petites lunettes d’intello, Casquette Verte buvant de la bière bien sûr, mais aussi Casquette Verteracontant la frayeur qu’il s’est faite quand il a cru qu’il allait mourir, et qui a été « sauvé » de nuit en pleine falaise par son compère Loïc Jalmin et une corde miraculeuse.

BO4ANN6 Casquette Verte
Casquette Verte en pleine aventure, en mode “par où ça passe ?”
BO4ANN6 Loïc Jalmin
Heureusement que Loïc Jalmin avait des notions de montagne et d’escalade, il a évité le pire…

Aucun exploit, aucune leçon à en tirer, juste une superbe aventure entre 2 potes. Et le message d’Alexandre Boucheix au réalisateur, avant le montage, donne le ton : « Pour le docu, je ne veux pas qu’on essaye de passer un message particulier. C’est juste de la course à pied en montagne. C’est juste Loïc et moi, nos shorts, nos baskets et nos sacs, et notre délire de vouloir aller de Beaufort à Annecy. Il faut vraiment qu’on garde en tête qu’on ne doit pas se prendre au sérieux, que tout ça, au final, c’est juste un jeu ! »

BO4ANN6 7
Juste un jeu, la fin.

BO4ANN6, les 15 « levels » du parcours

Qui dit jeu vidéo dit « levels ». Dans BO4ANN6, ils sont 15, du point de départ à Beaufort (le plus facile!) au point d’arrivée, à Annecy, en passant par tous les sommets, mais aussi la seule grande ville au milieu du parcours, Alberville. 15 levels comme autant de paliers pour mieux suivre leur aventure. Les voici :

1 : Beaufort
2 : Le grand Mont (ou col des Saisies)
3 : Mont Mirantin (ou Mont Brisanne)
4 : Roche pourrie
5 : Albertville
6 : La belle étoile
7 : Pointe de la Sambuy
8 : Pointe de Chaurionde
9 : Arcalod
10 : Tré le Mollard
11 : Jarsy
12 : Le Trelod
13 : Le roc des boeufs
14 : Le Semnoz
15 : Annecy baby !

BO4ANN6 8
À l’arrivée, le score parfait !

BO4ANN6, juste un jeu : voir la vidéo

Les derniers articles

Envie de donner un peu de peps à vos sorties trail ? Grâce à une nouvelle fonctionnalité « Challenges » entièrement gratuite disponible sur l’application On Piste, vous allez pouvoir relever des défis sportifs ou communautaires, mais aussi vous challenger entre amis, quel que soit votre niveau. Et peut-être gagner un des lots mis en jeu. Prêt ? Courez !

Challenges On Piste : le Challenge Trail 30 kilomètres

Distance, durée, dénivelé : ce n’est pas compliqué. À partir de ces 3 paramètres, il est facile d’organiser des challenges simples, mais motivants. Exemple avec le Challenge Trail 30 kilomètres à l’affiche jusqu’au 15 octobre 2023. Le principe : effectuer au moins 30 km en trail-running en une ou plusieurs sorties trail uniquement entre le 13 septembre et le 15 octobre. Avec enregistrement des distances sur l’application On Piste bien sûr.

Header Challenges
Source On Piste

Boucler ce challenge vous donnera une chance d’être tiré au sort parmi les finishers du challenge. A gagner : un sac de trail running 10 litres de la marque Rossignol d’une valeur de 140 euros. Vous pouvez soit effectuer ces 30 kilomètres sur des sentiers de votre choix, soit sur l’un des 600 parcours trail disponibles sur l’appli On Piste. Attention, seules les activités effectuées après l’inscription au challenge seront comptabilisées. Autre originalité : vous pouvez voir en live tous les scores des autres personnes inscrites au challenge. Ainsi, vous pouvez vous inscrire entre amis et essayer de terminer le challenge le premier. Histoire d’ajouter une touche de folie au défi.

Si ce challenge porte sur la distance, les responsables de l’application fourmillent d’idées. Ainsi, vont débarquer des défis portant également sur la durée (exemple : plus de 10 heures de trail) ou sur le dénivelé (exemple : 3000 m D+) sur des périodes prédéterminées. Et parce qu’il n’y a pas que la performance physique dans le trail, certains challenges seront communautaires, comme par exemple les Challenges Photos. Il s’agira d’envoyer les photos les plus sympas représentant l’esprit du trail. Bref, n’hésitez pas à consulter l’onglet Challenges régulièrement pour trouver de nouveaux défis à relever. Et mettre du piment dans vos sorties.

challenge on piste
Le sac Rossignol à gagner sur le Challenge 30km On Piste. Source On Piste

Challenges On Piste : le Challenge Trail in Coëvrons

Autre exemple de challenge dédié aux traileurs : le challenge Trail in Coëvrons. Le principe : cumuler 25 km de trail dans la toute nouvelle Station de Trail de Sainte-Suzanne – Les Coëvrons, en Mayenne. Le tout en une ou plusieurs sorties (enregistrées par l’application on Piste bien sûr), entre le 17 septembre et le 19 novembre 2023. Là encore, le lot qui sera attribué par tirage au sort entre les finishers est motivant : une après-midi spa détente + dîner pour 2 personnes (histoire d’allier sport et réconfort!). Pour relever ce défi, la Station de Sainte-Suzanne – Les Coëvrons propose 10 parcours trail et 3 ateliers permanents. Idéal pour passer un week-end à courir, ou faire un bloc d’entraînement, en joignant l’agréable à l’utile.

challenge on piste 2
Petit avant-goût de ce qui attend le ou la gagnante du Challenge Trail in Coëvrons. Source On Piste

Challenges On Piste : mettez votre appli à jour

Les plus de cette nouvelle fonctionnalité disponible sur l’application : elle est accessible en un clic directement depuis le menu de l’appli, la participation est 100% gratuite et les challenges s’adressent à tous les niveaux, et pas seulement aux meilleurs !

Attention, cette fonctionnalité Challenges est disponible uniquement sur la nouvelle version de l’application. Pensez à la mettre à jour depuis les stores.

Voir la présentation des Challenges en vidéo

Les derniers articles