Avec plus de 200 000 finishers en 10 ans, la Spartan Race est la référence en France en matière de courses d’obstacles, parfait mix entre trail et crossfit, qui attire toujours plus de monde. Cette année encore, 19500 concurrents se sont affrontés lors des épreuves disputées sur 4 destinations, Valmorel l’hiver, Carcassonne au printemps, Morzine cet été et St-Raphaël-Esterel en octobre. À l’origine de tout, un homme, un seul : l’Américain Joe De Sena. Son kiff ? Voir des coureurs ramper dans la boue sous des barbelés, porter des sacs de sable dans des pentes raides et enchaîner les burpees jusqu’à épuisement. Pire, il a réussi à convaincre ses enfants, âgés à l’époque de 7 et 8 ans, de courir les marathons de New York et de Boston. Rencontre avec un dur à cuire.

Spartan Race France : 4 formats pour tous niveaux

Depuis son arrivée en France en 2013, Spartan, leader mondial des courses à obstacles, affiche à son compteur plus de 200 000 finishers répartis sur plus de 40 week-ends d’épreuves. Quatre formats de course internationaux « signature » sont proposés, pour tous les niveaux de condition physique et de compétences.

La première, la plus courte, est la Sprint : 5km et 20 obstacles. Mais n’allez pas croire qu’il s’agit d’une balade. C’est une distance explosive sur laquelle il faut allier vitesse et intensité. C’est d’ailleurs un format sur lequel certains Spartans reviennent chaque année pour tenter un meilleur chrono.

Vient ensuite l’étape numéro deux après la Sprint, ou après avoir couru sur un 10 km classique : la Super, avec ses 13km et 25 obstacles. Ici, la course sur sentier se mêle aux obstacles, avec des parcours tracés dans des sites incroyables, en pleine nature. La Super est un format à la fois exigeant et amusant.

On passe ensuite aux choses très sérieuses avec l’ultime test Spartan : la Beast, un semi-marathon éprouvant agrémenté de 30 obstacles. Le format Beast est un parcours avec du dénivelé, des montées et des descentes abruptes. La Beast est renommée pour sa difficulté.

Dernier format, le pire de tous : l’Ultra. Fondée sur les principes de l’ultra-marathon, la Spartan Ultra fusionne la discipline de la course à obstacles avec des parcours de 60 km et 60 obstacles pour créer une épreuve unique et intense. Il s’agit d’un réel défi sportif d’ultra-distance.

Si ces courses sont réservées aux personnes de plus de 16 ansMais la Spartan s’intéresse aussi aux plus jeunes, avec des courses adaptées, les Spartan Kids pour les 4-15 ans.

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Photo Spartan / DR

Spartan Race et trail : une expérience enrichissante

L’intérêt d’une Spartan Race pour un traileur est que c’est une des activités physiques la plus complète qui soit, nécessitant une préparation à la fois physique et mentale. Ici, pas d’échappatoire : le fameux renforcement physique que vous oubliez régulièrement de travailler devient obligatoire. En effet, lors d’une Spartan Race, tous les muscles sont en action, toutes les chaînes sont sollicitées. De l’équilibre, à la force pure, l’endurance, le cardio, la vitesse, l’agilité… autant de capacités physiques que les athlètes doivent appréhender pour être capables d’améliorer leurs performances et se faire plaisir les jours de course et lors des entraînements exigeants.

À ce titre, ce mix entre course à pied et franchissement d’obstacles variés est idéal pour renforcer à la fois le corps et le mental. Avec ce type d’activité, vous reviendrez sur les sentiers de trail plus fort physiquement et phychologiquement.

Spartan race france
Photo Spartan Race France

Spartan Race : comment tout a commencé

En 2019, une barre symbolique a été franchie : celle du million de participants aux courses Spartan dans le monde. Et depuis, cela s’est encore accéléré. À ce jour, 39 pays organisent des Spartan Races, pour lesquelles il existe un championnat européen et 3 championnats du monde, sur différents formats. Un véritable mouvement, avec sa communauté de fidèles, son cri de ralliement (Aroo) et son fondateur, le génial et terrible Joe De Sena.

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Joe De Sena. Photo Spartan / DR

Joe, racontez-nous les débuts de l’aventure Spartan Race…

Il faut remonter plus loin dans le passé pour comprendre comment j’en suis arrivé là. J’ai grandi dans le Queens, à New York. Cette banlieue, c’était un peu comme dans Le Parrain, il y avait beaucoup de mauvais gars qui faisaient de mauvaises choses. C’est pourquoi les jeunes comme moi à l’époque voulaient être forts, pour ne pas avoir peur. Si on n’est pas assez fort, on peut ne pas s’en sortir. Nombreux sont ceux qui ont fini en prison ou se sont fait tuer. Je pense que l’histoire de la Spartan a commencé là, alors que j’étais très jeune…

Le fait de devoir surmonter des obstacles ?

À l’époque, ma mère s’est prise de passion pour le yoga, le bien-être, la nourriture saine, le véganisme, la méditation. Tout cela, c’était totalement à l’opposé de l’environnement dans lequel nous étions. Nous avons donc déménagé. Elle essayait de nous apprendre ces choses, à mes sœurs et moi, mais nous n’étions pas vraiment à l’écoute. J’étais plutôt branché business et j’ai atterri à Wall Street. C’était également un endroit de malade, plein de fric, de choses malsaines… totalement en contradiction avec les valeurs de ma mère.

Alors je me suis dit que j’allais pousser ces gens de Wall Street à faire du sport, du yoga, et à faire tout ce que ma mère faisait. Je les ai emmenés faire du footing, puis des courses à pied dans les bois. C’était ma touche personnelle, car j’étais différent des autres, je ne voulais pas participer aux nombreux dîners, ou aller boire des verres et tout ce qui va avec.

Et vous les avez convaincus ?

Oui. Du coup, en 2000, j’ai décidé de transformer l’essai en organisant ma première course extrême, un très gros événement. Je faisais déjà de nombreuses courses à travers le monde en tant que participant, mais celle-ci était la toute première que j’organisais et à laquelle je participais également. L’Expédition BVI (pour British Virgin Islands), c’était un truc de dingue, 563 kilomètres. J’ai perdu un participant pendant 8 jours… sur un bateau, il s’est fait emporter, et on pensait qu’il était mort. Les gardes-côtes américains l’ont retrouvé sur une île déserte 240 kilomètres plus loin. Il mangeait des crabes et buvait les bouteilles d’eau de la course qui avaient dérivé avec lui jusqu’à l’île. Ça, c’était ma première course. Elle m’a fait perdre beaucoup d’argent, mais j’ai adoré ça.

Et vous avez donc continué ?

Bien sûr, j’ai continué à organiser des courses complètement folles, et à perdre de l’argent. Jusqu’en 2010, où je me suis dit que je ne pouvais plus continuer comme ça, avec la crise financière par-dessus… Mais je voulais quand même faire ce que j’aimais. Je me suis donc remis en question et j’ai revu mes folies à la baisse. Je me suis dit que si les courses étaient moins extrêmes… Attention, je ne dis pas que les Spartan Races sont faciles, elles sont vraiment très dures, mais ce que j’organisais avant, c’était carrément dingue.

Peut-être que, sur des distances de 6, 12 ou 16 kilomètres, il y aurait plus de participants. Et donc, la première faisait 5 kilomètres. Et 700 personnes sont venues ! Je me suis dit : « C’est incroyable. » Et ce nom, Spartan, il a fait son effet. Pour la seconde course, 1 500 personnes se sont inscrites. Et plus on avançait, plus le nombre de participants grossissait. C’était dingue.

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Joe De Sena. Photo Spartan / DR

Que pensez-vous des autres courses à obstacles ?

Quelles autres courses ? Il n’y a pas d’autres courses ! (Rires.) Non, sérieusement, je pense que c’est une bonne chose. Fondamentalement, tout ce qui peut faire sortir les gens de chez eux et les rendre actifs, c’est très bien. Mais ça reste quelque chose d’épisodique et drôle, ce sont des courses amusantes qui ne s’inscrivent pas sur la durée, car il n’y a pas de discipline liée à ce genre d’amusements. La Spartan, c’est autre chose : c’est un sport à part entière, qui nécessite d’être sportif et de s’entraîner.

Comment concevez-vous un obstacle ?

Chaque chose que l’on propose doit être athlétique par nature. Mais on ne va pas électrocuter les gens ou faire des choses stupides. Et je pense aussi à la façon dont nous devrions vivre si le monde était tel qui était il y a 2 500 ans. D’où le javelot, l’escalade, les passages suspendus, les balanciers… Nous sommes la seule espèce qui ne vit plus dans son habitat originel. Je me suis donc dit qu’il serait bien de rappeler l’homme à sa nature, le remettre dans son environnement.

Vous vous êtes inspiré des entraînements de GI’s ?

À la base, non, bien que ce soit sensiblement la même chose. Les Spartan nécessitent un entraînement du haut du corps qui vient de l’escalade, du franchissement, de la natation. Comme les militaires, qui doivent avoir une musculature développée en haut également, et qu’on ne retrouve pas chez les marathoniens ou les coureurs de fond.

Pourquoi avoir imaginé une punition comme les burpees ?

J’étais très soucieux du fait que les gens puissent éviter certains obstacles, qu’ils passent à côté. Je me suis donc demandé quelle serait la pire punition pour ça, et 30 burpees, j’ai trouvé ça pas mal ! Et ça fonctionne : les Spartes préfèrent passer les obstacles. Et ils s’entraînent du coup, pour mettre toutes les chances de leur côté.

Vous aimez souffrir ?

Oui, j’aime souffrir ! Mais tout le monde devrait aimer ça. D’après le stoïcisme dans la Grèce antique, on n’apprécie pas les bonnes choses si on ne souffre pas un peu. Si vous n’avez rien, vous appréciez tout. Si vous avez tout, vous n’aimez plus rien. Et dans nos civilisations actuelles, dans les pays surdéveloppés, il faut bien trouver quelque chose pour donner un sens à sa vie. Il faut se forcer tous les jours à souffrir un peu. Une douche froide, des burpees, un jeûne, porter un poids très lourd… Il faut le faire.

SPARTAN RACE: Spartan Sprint Agrokomplex Nitra
Photo Spartan / DR

Quitte à le faire faire à vos enfants ? Votre fille, Catherine, a couru une Beast à moins de 10 ans, n’est-ce pas ?

Oui, quand elle avait 6 ans, elle a couru une Beast. Mon fils a fait le marathon de Boston à 8 ans. Et mon autre fils, le marathon de New York, à 7 ans.

Et ce sont vos enfants qui demandent, ou vous qui le leur imposez ?

Je ne leur impose rien, je les convaincs de le faire ! (Rires.) Catherine aimait beaucoup ça. Mais quand je lui ai dit que la course faisait 40 kilomètres, elle a commencé à pleurer. Alors je lui ai dit qu’elle pouvait abandonner à partir du 20ème kilomètre, parce que de toute façon, c’était la ligne d’arrivée. On a beaucoup ri.

Votre femme, elle en pense quoi ?

Elle n’est pas d’accord ! (Rires.)

Êtes-vous un sadique ?

Si être un sadique c’est virer les gens de leur canapé et leur retirer leur pop-corn, alors oui, je suis un sadique ! Le matin, j’aime allumer toutes les lumières pour réveiller tout le monde. J’aime appeler mes amis tôt le matin exprès pour les réveiller. Mais ce n’est pas parce que je leur veux du mal, c’est parce que je suis convaincu que ça les rendra plus heureux. S’ils se lèvent tôt, et qu’ils s’entraînent, je sais que ça leur fera du bien. Je ne veux pas faire du mal pour le plaisir, je ne veux de mal à personne, je veux leur bien.

C’est pour ça que tout le monde devrait faire des Spartan ?

Dans un passé lointain pour certaines civilisations, et encore aujourd’hui pour d’autres, il y a des rites de passage. Certains jeunes adultes doivent suivre ces rites pour devenir des hommes. Ils doivent relever un challenge pour devenir meilleurs. Je ne sais pas ce qu’il en est en France mais, aux États-Unis, nous n’avons même plus le service militaire obligatoire. D’ailleurs, il y a des militaires qui viennent me voir et qui me disent : « Tout le monde est gros… » Avec la Spartan, on règle ce problème. Tout le monde devrait penser à sa santé. Avec le sport, on règle de nombreux problèmes, on baisse le coût du système de santé, tous ces gens qui se suicident à petit feu, les problèmes liés aux médicaments. Les gens devraient devenir accros au sport et à rien d’autre !

Le calendrier des Spartan Races 2024

Valmorel – La Spartan en mode Winter

Les 26 janvier 2024, la 1ère station de la Tarentaise accueille le plus gros rendez-vous running en station d’hiver de France. La Spartan Valmorel Winter Sprint et Super n’est pas une course comme les autres. Elle se déroule au cœur des massifs enneigésà moins 2 heures de route de Lyon. Le charme et l’authenticité d’un village de montagne, le dénivelé, les panoramas sur les sommets des Alpes et bien-sûr la neige sont de la partie pour faire de cette course une expérience à part.

Voir la vidéo officielle de 2023 ICI

Carcassonne – La Spartan du Sud-Ouest

Le 4 mai 2024, la Spartan Race fait escale dans le Languedoc-Roussillon à Carcassonne, autour du lac de Cavayère. Cette course s’adresse à un large public, et les variations de terrain en font un lieu encore plus adapté à tous les niveaux, avec du dénivelé pour les plus aguerris et des zones plus plates pour les kids par exemple. En 2022, plus de 3000 athlètes avaient répondu présent pour cette étape.

Voir la vidéo de l’édition 2022 ICI

Morzine – L’étape de haute montagne au cœur de l’été

Le 5 juillet 2024, la Spartan Race se rend en Haute-Savoie, dans la station de Morzine, pour ce qui est peut-être la course la plus difficile de l’année. Et l’une des plus fréquentées, avec 5000 concurrents en moyenne. Sous des chaleurs souvent étouffantes et face à un dénivelé important, les athlètes auront l’opportunité de se mesurer à l’Ultra, un parcours de 60km et 60 obstacles, autrement dit le format de Spartan le plus long et le plus éprouvant.

Voir la vidéo de l’édition 2022 ICI

Esterel Saint-Raphaël – L’été indien sur la Côte d’Azur

Pour la quatrième année consécutive, la saison se concluera en bord de mer Méditerranée, à Estérel – St-Raphaël, le 5 octobre 2024. Plus de 4000 athlètes y traverseront sentiers rocailleux abrupts, avec des points de vue à couper le souffle, des plages de galets et de l’eau turquoise… La dernière chance pour être qualifié pour les Championnats du Monde à Sparte, et sacrer les vainqueurs des France National Series.

Voir la vidéo officielle de l’édition 2022 ICI

Spartan Race Fire
Photo Spartan / DR
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Nouveauté chez Strava ! L’application a annoncé le 16 novembre le lancement d’une nouvelle fonctionnalité pour ses abonnés : les Survols (ou Flyover en anglais). Il s’agit d’une cartographie vidéo en 3D qui restitue les activités effectuées par les utilisateurs. De quoi revivre ses parcours de façon ludique et inspirante.

Le Survol Strava, c’est quoi ?

Le Survol correspond au récapitulatif vidéo d’une activité. Un peu comme si elle avait été filmée à partir d’une vue aérienne. Une façon d’offrir aux abonnés Strava un regard différent sur ce qu’ils ont réalisé. Démarrant par un zoom sur l’itinéraire, Survol affiche la ligne orange caractéristique de Strava qui retrace le parcours suivi tout au long de l’activité. Les Survols sont disponibles pour toutes les activités GPS sur le profil de l’abonné. Et ce, y compris pour les activités antérieures.

Cette nouvelle fonctionnalité est la dernière intégration de la technologie cartographique de FATMAP dans la plateforme Strava. Depuis l’acquisition de cette plateforme en début d’année, Strava a mis en place des fonctionnalités supplémentaires pour les athlètes. Parmi celles-ci, des cartes en 3D pour l’hiver et la création de cartes et d’itinéraires. On peut aussi désormais définir des points de passage personnalisés, et des détails d’itinéraires. Et même générer des photos, via le créateur d’itinéraires en ligne.

Survol Strava 3
Source Strava

Comment accéder aux Survols Strava

Les utilisateurs de Strava peuvent accéder aux Survols en tapant sur la carte d’une activité. Ils ouvrent ainsi un écran de carte détaillée. À partir de là, il suffit de cliquer sur le bouton Survol (ou Flyover en anglais) dans le coin inférieur droit pour que la vidéo démarre. Actuellement disponible sur les appareils Android, Strava précise que la fonctionnalité Survol sera disponible sur tous les appareils iOS d’ici la fin de l’année.

Si vous n’êtes pas abonné, vous pouvez essayer gratuitement l’abonnement en vous rendant sur www.strava.com

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Coureurs avides d’expériences inédites, découvrez notre sélection de trails en Europe, dépaysants à souhait, dont vous ne reviendrez pas qu’avec un tee-shirt ou une médaille de finisher !

Nuts Ylläs Pallas Trail Run (Finlande) : le plus intemporel

L’air le plus pur du monde, dit-on dans cette région de Laponie, au pays du renne. Si la Nuts propose des petits formats (15 et 37km), ce sont les plus longs (66, 100, 160 et 300km) qui empruntent les sentiers de cette région polaire arctique du nord-ouest de la Finlande que nous vous conseillons. Pas de gros dénivelés au menu, les parcours font découvrir un terrain typiquement nordique de forêts de boulots nains, de marais tourbeux traversés de passerelles de bois et de collines couvertes de pierres offrant un paysage dégagé sur la toundra et les multiples lacs qu’elle recèle.

La particularité de ces longs formats, c’est le soleil de minuit, que pourront apprécier les concurrents puisque les courses démarrent toutes en fin de journée. En effet, dans les régions polaires, l’été, le soleil ne se couche pas. Une histoire d’inclinaison de la Terre sur son orbite autour du Soleil… Pendant 1 mois, entre mi-juin et mi-juillet, à la latitude de Ylläs et Pallas, le soleil ne disparaît pas mais offre aux alentours de minuit une très belle lumière rasante, couleur or, qu’on appelle la Golden Hour, avant de remonter dans le ciel. Ainsi, sans nuit, sans repère temporel, vous courez hors du temps, à 2 heures du matin comme en plein jour.

Le petit plaisir en plus : profitez de votre séjour pour passer une soirée au sauna à boire une Lapin Kulta, la bière locale. Il y a 3,3 millions de saunas en Finlande, impossible d’y échapper !

Prochaine édition : 7 au 13 juillet 2024

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NUTSDistance300
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Salomon Maxi Race Etna Trail (Sicile) : le plus volcanique

Courir sur le plus haut volcan actif d’Europe, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, est une expérience qui ne se refuse pas. L’épreuve reine, la plus dure mais la plus excitante, est un parcours de 64km pour 3700m D+ qui se déroule sur la zone nord-est du volcan. Au menu, de fortes pentes, des roches volcaniques à bien négocier, mais une nature fantastique et des vues sur la mer à couper le souffle.

Au départ de Piano Provenzana, à 1800 mètres d’altitude, cette longue boucle débute par la traversée de la Pineta Ragabo, parmi les arbres centenaires et le parfum de résine, puis mène les coureurs de grotte en grotte, traverse d’anciennes coulées de lave noire, monte jusqu’à l’Observatoire volcanologique de Pizzi Deneri, point culminant de la course à 2845m d’altitude, au plus près du cratère de l’Etna, de redescendre vers l’arrivée par le ravin de Quarantore, dans une belle étendue de sable volcanique.

Deux autres formats sont proposés sur cette même zone nord-nord-est de l’Etna, un 24km et 1200m D+ de pure adrénaline sur les flancs du volcan, au cœur des coulées noires, passant également par l’Observatoire de Pizzi Deneri, et un format court de 14km et 650m D+ pour en prendre plein les yeux en économisant ses jambes.

L’autre course à faire : l’organisateur, Etna Trail ASD, propose aussi le 8 juin le Super Maratona dell’Etna, considéré comme le plus beau marathon vertical d’Europe. Il s’agit d’un 42,195km pour aller au sommet de l’Etna en partant du niveau de la mer, à partir de la plage de Marina di Cottone. Soit 3000m de D+ avec vue mer à gogo.

Prochaine édition : 27 et 28 juillet 2024

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ETNA TRAIL
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Run Iceland (Islande) : le plus spectaculaire

Si le Laugavegur Marathon est la course la plus populaire d’Islande, il serait dommage d’aller si loin pour ne courir « que » 55km dans ce qui est sans doute le pays le plus étonnant du monde. Le Run Iceland, course par étapes de 110 kilomètres, est une expérience de trail running inoubliable qui vous permettra de découvrir l’incroyable nature du sud de l’Islande en plusieurs jours. Vous profiterez ainsi des paysages à couper le souffle de volcans, glaciers, chutes d’eau, une variété infinie de terrains, de superbes sentiers peu fréquentés et de couleurs étonnantes pour en prendre plein les yeux.

Si les distances proposées pour chacune des 5 étapes sont accessibles (entre 15 pour la première et 42 kilomètres pour la 4ème), l’enchaînement des distances nécessite de bien gérer ses efforts et surtout ses temps de récupération. Sans oublier de s’adapter à la variété et la rigueur du climat islandais, qui peut parfois être très frais et humide. Mais cela fait aussi partie du charme de l’aventure… Attention, le nombre de places est limité à 50, pour une expérience plus intimiste.

Le bonus : plusieurs animations sont prévues les après-midi précédant les étapes courtes : visites de glaciers et cascades, visite du lagon glaciaire, courtes promenades et la plupart des lieux d’intérêt le long de la côte sud de l’Islande.

Prochaine édition : juin 2024 (dates non encore fixées)

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Le Kerry Way Ultra (Irlande) : le plus vert

La Kerry Way est une boucle de randonnée longue de 214 kilomètres située dans le comté du Kerry, en Irlande, et qui nécessite environ 9 jours de marche. Le circuit, qui longe essentiellement les côtes irlandaises, est une ode à la nature, dans un univers de couleurs alternant camaïeux de verts et de bleus. Dans cette beauté sauvage, où l’on peut croiser les 4 saisons en l’espace d’une seule heure, il fallait forcément créer un ultra.

C’est ce que propose le Kerry Way Ultra, la plus longue des distances de l’événement, avec un itinéraire de 200 kilomètres à travers les montagnes de vieux grès rouge du Kerry, touchant l’histoire irlandaise, l’archéologie et le folklore. Cette boucle au départ de Killarney, mélange de cols de montagne, de sentiers verts, de terrains marécageux et de chemins de campagne, est une course en autosuffisance. Aucune nourriture n’est donc fournie par l’organisation, qui propose uniquement de l’eau sur les CP de contrôle. Deux autres formats sont proposés, l’UltraNite sur 101 km et l’UltraLite sur 58km.

La section de nuit du trail Kerry Way Ultra, située dans la partie sud-ouest de la boucle, est dans une zone qui a reçu en 2014 un Gold Tier Award de l’International Dark-Sky Association, une organisation à but non lucratif dont la mission principale est de faire prendre conscience de la valeur des ciels nocturnes sombres et étoilés et à encourager leur protection. C’est maintenant officiellement la partie la plus sombre de tout l’hémisphère nord ! N’hésitez pas, lorsque vous serez au cœur de la nuit, à éteindre votre frontale pour profiter du spectacle.

Bon à savoir : hors de question de faire de la Kerry Way une autoroute ! La course étant rapidement devenue très populaire non seulement en Irlande, mais également en Europe, les organisateurs ont décidé de minimiser son impact environnemental en limitant le nombre de participants à 500 sur l’ensemble des 4 parcours.

Prochaine édition : 6 et 7 septembre 2024

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Kerry-Ultra
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L’Eiger Ultra Trail (Suisse) : le plus perché

Parlez à n’importe quel alpiniste de l’Eiger, il aura les poils qui se dressent. Cette montagne mythique, qui culmine à 3970 mètres d’altitude, est depuis 10 ans le cadre des épreuves de l’Eiger Ultra Trail. Pour sa 11e édition, 7 épreuves sont au programme, dont le dantesque E250 Unesco Jungfrau-Aletsch Trail, 250km et 20000m D+ en équipe de 2 ou 3. Le format ultra, l’E101, fait 101km et 6700m D+ avec une exceptionnelle traversée au pied de l’impressionnante face nord de l’Eiger.

Vous aimez la montagne ? Vous êtes au bon endroit ! L’E101 est un concentré de tout ce qu’on aime, un trail complexe bourré de monotraces, de cols, de lacs, de cascades, avec d’importantes montées, dont certaines à plus de 30% de pente, et un passage au Faulhorn, à 2680 mètres d’altitude. Vous avez déjà mal aux jambes ? Plusieurs autres formats moins exigeants complètent l’événement, de 16km et 960m D+ à 51km et 3100m D+. Avec un décor toujours aussi somptueux.

Le truc en plus : en vous rendant ICI, vous pourrez découvrir l’intégralité du circuit de l’E101 en immersion totale grâce aux appareils photo à 360° de Google Street View. Idéal pour savoir ce qui vous attend !

Prochaine édition : 17 au 21 juillet 2024

Plus d’infos ICI

EIGER ULTRA TRAIL RUN
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Ultra-runner accompli et aventurier dans l’âme, Christophe Le Saux vient de pulvériser le record de vitesse aller-retour en autonomie totale du plus haut volcan du monde, l’Ojos del Salado, au Chili. 51 km et 3050 m+ en 15h39 pour atteindre les 6893 mètres du sommet, en partant du camp de base situé à 4550 mètres. Il raconte son exploit.

Ojos del Salado : un chrono référence datant de 2019

Le Nevado Ojos del Salado (les yeux enneigés du désert), au Chili, est le plus haut volcan du monde, et le deuxième plus haut sommet d’Amérique après l’Aconcagua. Un cône culminant à 6893m, au cœur de l’Atacama, le désert le plus aride du monde. L’ascension aller-retour n’avait jamais été faite d’une seule traite, selon Antoine Retours et Étienne Loisel, deux alpinistes français qui ont établi un chrono référence le 19 février 2019, en 21h 18mn. Depuis, plus rien. Jusqu’à ce que Christophe Le Saux décide de relever le défi, en cette fin du mois d’octobre. Son récit, de retour des hautes altitudes :

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Le Nevado Ojos del Salado, plus haut volcan du monde, culminant à 6893 m d’altitude. Photo Christophe Le Saux

Le défi de Christophe Le Saux

“Me voilà maintenant redescendu du sommet des dieux, l’Ojos del Salado, le plus haut volcan du monde, à 6893 m d’altitude. L’expédition a été difficile à cause de l’autonomie totale imposée. Le premier jour, entre le camp de base situé à 4550 m et le camp 1, le refuge Atacama, à 5200 m, les membres de l’expédition qui m’accompagnent et moi avons dû marcher 12 km avec nos sacs à dos pleins à craquer, nourriture et eau. Nous avions chacun au moins 30 kg sur le dos.”

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Lors de ses entraînements dans la Vallée de la Mort, au Chili. Photo DR

“Ce fut une journée très éprouvante, mais grâce à notre acclimatation en altitude sur 4 sommets les 10 jours précédents (Tunupa, 5200 m ; Uturuncu, 6010 m ; Licancabour, 5950 m et San Francisco, 6020 m), nous avons pu la digérer. Après 3 jours passés entre 5200 et 5800 m, une fenêtre météo s’ouvre le 20 octobre. C’est la bonne. Je décide de redescendre au camp de base, à 4550 m, afin de m’attaquer le lendemain au record d’Étienne Loisel. 21h18 pour faire l’aller-retour sans assistance extérieure. Un véritable défi. Quant à mes collègues d’expédition, ils décident de dormir à 5837 m au refuge Tejos pour tenter également le sommet de leur côté.”

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Lors de sa préparation, au sommet du Licancabour, à 5950 mètres d’altitude. Photo DR

-30° et des rafales à 100km/h

“Je prends le départ de mon défi à 3h35 du matin, avec sur le dos mon sac de 9 kg avec tout le matériel nécessaire, nourriture et eau. En 5h15, je parcours les 23 premiers kilomètres et avale 1700 m+ pour atteindre le refuge Tejos. Au loin, j’aperçois mes collègues en pleine ascension. Ils sont partis 1h30 avant moi du refuge, mais je les rattrape rapidement, vers 6600 m. Leurs encouragements me motivent énormément. La neige tombée 3 jours auparavant s’est transformée en glace et rend la progression dangereuse. Je décide de mettre mes crampons et de m’armer de mon piolet pour avoir un minimum de sécurité.”

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Durant son défi, Christophe Le Saux rejoint les membres de l’expédition partie elle aussi à l’assaut du sommet, depuis le camp 1. Photo DR

“J’arrive au cratère, à 6800 m d’altitude, avec François, un de mes compagnons d’expédition. Il m’annonce qu’il reste 400 m linéaires, mais je commence vraiment à être fatigué. Je puise en moi pour rester concentré afin de traverser un pierrier très dangereux.Au bout de 9 heures d’efforts, j’arrive sur la partie escalade que je gravis à l’aide de mon piolet et des cordes fixes permanentes. J’enchaîne alors sur l’arête sommitale, à quatre pattes, pour résister à un vent à plus de 100 km/h. J’atteins enfin le sommet, heureux, mais toujours terriblement conscient que l’objectif n’est pas atteint. Il faut maintenant réussir à rentrer vivant au camp de base. Il fait -30°, le temps m’est compté.”

Un record et une immense fatigue

“J’enchaîne sans m’attarder la descente, périlleuse d’abord, plus facile ensuite, pour rejoindre le camp de base. 51 km et 3050 m+ sur ma Garmin Enduro, pour un chrono de 15h39. Près de 6 heures de moins que le précédent record établi par Loisel et Retours.

Je pense que la large différence avec eux est due au manque de temps qu’ils ont eu pour s’acclimater correctement. Franchement, je pense qu’ils auraient pu faire mieux s’ils avaient passé comme moi 3 semaines à plus de 3700 m d’altitude. Aujourd’hui, je me sens un peu fatigué. Rester en haute montagne longtemps n’est pas fait pour l’être humain. On attrape froid, on tombe malade, on tousse beaucoup, les nuits à plus de 5500 m d’altitude sont interminables et votre saturation en oxygène chute. On mange beaucoup moins, juste des plats lyophilisés qui nous apportent un minimum d’énergie, et on perd énormément de masse musculaire. Je vais vite reprendre du poil de la bête et retrouver ma famille dans quelques jours. Ils me manquent énormément après un mois d’absence.”

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Photo DR

Christophe Le Saux, un ultra-runner insatiable

Christophe Le Saux ne sait pas rester en place. Il aime relever des défis pour se dépasser physiquement, psychologiquement, et se sentir vivant. Il aime également partager ces expéditions en faisant des films pour faire rêver les gens. A la suite de son exploit, il nous confie son ambition et ses prochains challenges :

« Tout le monde pense à faire les Seven Summit, les 7 plus hauts sommets de chaque continent. Ce sont souvent des expéditions très coûteuses, avec beaucoup de monde. Moi, j’ai décidé de m’attaquer aux 7 volcans les plus hauts de chaque continent afin d’être autonome sur chaque expédition, sans avoir la foule des expéditions commerciales.

J’aime être seul sur ce genre de défi car je ne dois penser qu’à moi. Si quelqu’un m’accompagne, je m’inquiéterais pour lui. Je connais mes capacités et mes limites, je sais faire demi-tour et renoncer à un défi pour ma sécurité. Dans les moments difficiles et dangereux, je reste très concentré afin de ne pas faire une erreur qui pourrait m’être fatale et je pense très fort à ma petite famille, Tiffany et Logan qui m’attendent à la maison et qui ont encore besoin de moi dans leur vie, et cela me donne énormément d’énergie et de motivation.”

Les 7 volcans
Les 7 volcans les plus hauts de chaque continent.

Des défis solitaires, des expéditions en partage

“Partager mes expéditions avec des copains proches me réconforte, je leur donne la chance de faire des ascensions à leur niveau et on partage des superbes moments pendant la période d’acclimatation. Le jour J, je fais mon défi du camp de base et eux du dernier camp en altitude, comme sur l’Ojos del Salado. Ils ont fait 10 km pendant que j’en faisais 51. C’est une bonne formule. Bien sûr, être à plusieurs sur ce genre d’expédition avec un chrono à la clef pourrait se faire, mais aujourd’hui beaucoup de personnes prennent plus de risques dès qu’il y a de l’adversité et ils ont parfois un mauvais esprit dès qu’ils ont un dossard. C’est dommage.”

Le Saux
Christophe Le Saux, toujours plus haut. Photo DR
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Kilian Jornet a surpris tout le monde en réalisant entre le 2 et le 10 octobre une aventure en solitaire de 444 kilomètres à pied (et 41 à vélo) pour 43000m D+. Son exploit : relier les 177 sommets de plus de 3000 mètres des Pyrénées. Les premières images de son périple montrent un état d’épuisement total et une émotion intense à l’arrivée, qui correspondent à ce qu’il a lui-même dit après coup : « C’était une des choses les plus difficiles que j’aie jamais faites ! »

Revivre les émotions de son enfance

La beauté des Pyrénées a toujours été gravée dans l’esprit de Kilian Jornet. Et ce, depuis son enfance passée dans la montagne, avec ses parents. Il y a d’ailleurs toujours fait allusion, se souvenant avec émotion de ses premières ascensions, alors qu’il n’était qu’un enfant et qu’il se promenait avec sa famille à travers les forêts et les sommets qui se trouvaient à quelques kilomètres seulement de chez lui.

Voir les premières images de Kilian Jornet dans les Pyrénées ICI

Kilian Jornet famille
Kilian Jornet enfant en randonnée en famille dans les Pyrénées. Source Vidéo

C’est sans doute pour revivre ces émotions qu’il s’est lancé début octobre dans cet immense défi : traverser à nouveau le terrain de jeu de son enfance. Tout en y ajoutant une dimension à la hauteur de son talent : enchaîner 177 sommets de 3000 mètres en seulement 8 jours. Une aventure qu’il décrit comme l’une des plus difficiles de sa vie. Si Kilian Jornet précise, business oblige, que ce périple a servi à tester de nombreux équipements de sa marque NNormal, et pas seulement des chaussures, et interroger leur résistance à ces conditions d’utilisation extrêmes, on retiendra surtout le visage du Catalan, extrêmement marqué par la difficulté, et son émotion à l’arrivée, à la Pique d’Estats, dernier sommet de son aventure.

Kilian Jornet Pyrénées
Le parcours de Kilian Jornet sur Strava. Source NNormal

Voir la vidéo résumé de l’aventure pyrénéenne de Kilian Jornet

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BO4 comme Beaufort, ANN6 comme Annecy. Donc BO4ANN6 pour ce off entre Beaufort et Annecy. Entre les 2 villes, 7 sommets, 127km et 9734m D+. Un parcours inédit imaginé par Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, et son complice Loïc Jalmin. En 47 minutes d’un film scénarisé comme un jeu vidéo, avec ses 15 niveaux à finir, découvrez le résumé de leurs 28h 30mn d’aventure, entre rires, doutes et fatigue intersidérale. Un petit bijou d’ultra et d’humour.

BO4ANN6, juste un jeu

Dans cette vidéo divertissante, vous verrez Casquette Verte sans sa casquette verte, Casquette Verte avec sa casquette et des petites lunettes d’intello, Casquette Verte buvant de la bière bien sûr, mais aussi Casquette Verteracontant la frayeur qu’il s’est faite quand il a cru qu’il allait mourir, et qui a été « sauvé » de nuit en pleine falaise par son compère Loïc Jalmin et une corde miraculeuse.

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Casquette Verte en pleine aventure, en mode “par où ça passe ?”
BO4ANN6 Loïc Jalmin
Heureusement que Loïc Jalmin avait des notions de montagne et d’escalade, il a évité le pire…

Aucun exploit, aucune leçon à en tirer, juste une superbe aventure entre 2 potes. Et le message d’Alexandre Boucheix au réalisateur, avant le montage, donne le ton : « Pour le docu, je ne veux pas qu’on essaye de passer un message particulier. C’est juste de la course à pied en montagne. C’est juste Loïc et moi, nos shorts, nos baskets et nos sacs, et notre délire de vouloir aller de Beaufort à Annecy. Il faut vraiment qu’on garde en tête qu’on ne doit pas se prendre au sérieux, que tout ça, au final, c’est juste un jeu ! »

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Juste un jeu, la fin.

BO4ANN6, les 15 « levels » du parcours

Qui dit jeu vidéo dit « levels ». Dans BO4ANN6, ils sont 15, du point de départ à Beaufort (le plus facile!) au point d’arrivée, à Annecy, en passant par tous les sommets, mais aussi la seule grande ville au milieu du parcours, Alberville. 15 levels comme autant de paliers pour mieux suivre leur aventure. Les voici :

1 : Beaufort
2 : Le grand Mont (ou col des Saisies)
3 : Mont Mirantin (ou Mont Brisanne)
4 : Roche pourrie
5 : Albertville
6 : La belle étoile
7 : Pointe de la Sambuy
8 : Pointe de Chaurionde
9 : Arcalod
10 : Tré le Mollard
11 : Jarsy
12 : Le Trelod
13 : Le roc des boeufs
14 : Le Semnoz
15 : Annecy baby !

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À l’arrivée, le score parfait !

BO4ANN6, juste un jeu : voir la vidéo

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Envie de donner un peu de peps à vos sorties trail ? Grâce à une nouvelle fonctionnalité « Challenges » entièrement gratuite disponible sur l’application On Piste, vous allez pouvoir relever des défis sportifs ou communautaires, mais aussi vous challenger entre amis, quel que soit votre niveau. Et peut-être gagner un des lots mis en jeu. Prêt ? Courez !

Challenges On Piste : le Challenge Trail 30 kilomètres

Distance, durée, dénivelé : ce n’est pas compliqué. À partir de ces 3 paramètres, il est facile d’organiser des challenges simples, mais motivants. Exemple avec le Challenge Trail 30 kilomètres à l’affiche jusqu’au 15 octobre 2023. Le principe : effectuer au moins 30 km en trail-running en une ou plusieurs sorties trail uniquement entre le 13 septembre et le 15 octobre. Avec enregistrement des distances sur l’application On Piste bien sûr.

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Source On Piste

Boucler ce challenge vous donnera une chance d’être tiré au sort parmi les finishers du challenge. A gagner : un sac de trail running 10 litres de la marque Rossignol d’une valeur de 140 euros. Vous pouvez soit effectuer ces 30 kilomètres sur des sentiers de votre choix, soit sur l’un des 600 parcours trail disponibles sur l’appli On Piste. Attention, seules les activités effectuées après l’inscription au challenge seront comptabilisées. Autre originalité : vous pouvez voir en live tous les scores des autres personnes inscrites au challenge. Ainsi, vous pouvez vous inscrire entre amis et essayer de terminer le challenge le premier. Histoire d’ajouter une touche de folie au défi.

Si ce challenge porte sur la distance, les responsables de l’application fourmillent d’idées. Ainsi, vont débarquer des défis portant également sur la durée (exemple : plus de 10 heures de trail) ou sur le dénivelé (exemple : 3000 m D+) sur des périodes prédéterminées. Et parce qu’il n’y a pas que la performance physique dans le trail, certains challenges seront communautaires, comme par exemple les Challenges Photos. Il s’agira d’envoyer les photos les plus sympas représentant l’esprit du trail. Bref, n’hésitez pas à consulter l’onglet Challenges régulièrement pour trouver de nouveaux défis à relever. Et mettre du piment dans vos sorties.

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Le sac Rossignol à gagner sur le Challenge 30km On Piste. Source On Piste

Challenges On Piste : le Challenge Trail in Coëvrons

Autre exemple de challenge dédié aux traileurs : le challenge Trail in Coëvrons. Le principe : cumuler 25 km de trail dans la toute nouvelle Station de Trail de Sainte-Suzanne – Les Coëvrons, en Mayenne. Le tout en une ou plusieurs sorties (enregistrées par l’application on Piste bien sûr), entre le 17 septembre et le 19 novembre 2023. Là encore, le lot qui sera attribué par tirage au sort entre les finishers est motivant : une après-midi spa détente + dîner pour 2 personnes (histoire d’allier sport et réconfort!). Pour relever ce défi, la Station de Sainte-Suzanne – Les Coëvrons propose 10 parcours trail et 3 ateliers permanents. Idéal pour passer un week-end à courir, ou faire un bloc d’entraînement, en joignant l’agréable à l’utile.

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Petit avant-goût de ce qui attend le ou la gagnante du Challenge Trail in Coëvrons. Source On Piste

Challenges On Piste : mettez votre appli à jour

Les plus de cette nouvelle fonctionnalité disponible sur l’application : elle est accessible en un clic directement depuis le menu de l’appli, la participation est 100% gratuite et les challenges s’adressent à tous les niveaux, et pas seulement aux meilleurs !

Attention, cette fonctionnalité Challenges est disponible uniquement sur la nouvelle version de l’application. Pensez à la mettre à jour depuis les stores.

Voir la présentation des Challenges en vidéo

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Parfois considéré comme une version plus accessible du Marathon des Sables, le Half Marathon des Sables, HMDS pour les intimes, est une aventure sportive à part entière. Et surtout un format idéal pour expérimenter le concept de course par étapes en autonomie alimentaire en milieu désertique. Si le MDS se cantonne depuis près de 40 ans au Sahara marocain, le HMDS explore quant à lui divers continents, permettant d’allier course à pied et découverte au cœur des plus beaux déserts du monde. Au programme de cette fin d’année, 3 nouvelles éditions. Le Maroc en octobre, la Jordanie et l’Égypte en novembre. Présentation.

La course par étapes en milieu désertique : une expérience hors du commun

Il y a ceux qui en rêvent, et ceux qui osent. Se lancer dans l’aventure d’une course par étapes dans le désert en autonomie alimentaire, c’est accepter de vivre une véritable expérience de diversité et de dépassement de soi. Il fera chaud, il fera froid, il y aura du sable. Ce sera dur, épuisant parfois. Pas d’hôtel 4 étoiles pour les bivouacs, les nuits seront compliquées, dans des petites tentes parfois battues par le vent. Il faudra aussi accepter de ne pas trop se laver, de faire ses besoins dans la nature. Et se nourrir comme on peut… Bref, les candidats à l’aventure devront repousser leurs limites physiques et mentales. Mais quelle récompense, permettant de vivre des moments uniques au sein d’une communauté passionnée et de découvrir des paysages incroyables !

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Photo MIRANDAHDZ / Organisation.

L’autosuffisance alimentaire, comment ça fonctionne ?

L’autosuffisance alimentaire, c’est être capable de s’alimenter soi-même, du petit déjeuner au dîner, en ingérant suffisamment de calories pour supporter l’effort. Concrètement, après une ou deux nuits à l’hôtel, les concurrents qui se lancent dans l’aventure devront traverser les dunes et les paysages désertiques pendant 4 jours en transportant leur propre équipement et leur nourriture dans un sac à dos. Toute leur nourriture, sans exception. Seule l’eau et la tente individuelle sont fournis par l’organisation. La plupart optent pour de la nourriture lyophilisée. Dans ce cas, il est important au préalable de tester ce type d’alimentation, car une fois embarqué dans l’aventure, impossible de trouver une solution de secours.

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Photo Organisation.

Le concept du HMDS : rendre l’aventure accessible

C’est avec l’objectif de rendre l’aventure de la course en milieu désertique en autonomie accessible au plus grand nombre qu’il y a 6 ans ont été créés les HMDS. La première édition a eu lieu en 2017, et on compte 10 éditions déjà réalisées, dont certaines au Pérou ou à Fuerteventura. Depuis 2017, cet événement a gagné en popularité. Au point d’être devenu une référence mondiale en matière de courses d’endurance dans des environnements extrêmes.

Le principe de base du HMDS est simple : proposer 3 formats de distances au choix pour les participants : 70, 100 ou 120 km, répartis sur trois étapes. La première étape, commune à tous, couvre 25 km, à parcourir à son rythme. La deuxième offre une distance variable de 20, 40 ou 60 km au choix, en fonction de la forme de chacun. Une journée de repos est ensuite prévue avant d’entamer la troisième étape, commune à tous également, de 25 km. Les participants peuvent réaliser le HMDS en marchant ou en courant, les épreuves ayant été conçues pour être ouvert et accessible à tous les publics.

Le HMDS est d’ailleurs la seule course au monde à proposer une garantie pour les non-finishers. Le principe : si vous ne parvenez pas à décrocher votre médaille de finisher à la fin des 3 étapes du HMDS, vous êtes invité gratuitement sur la même édition, l’année suivante. 99% des participants au HMDS étant finishers, le risque est limité, mais il est toujours rassurant de voir qu’une organisation de course, consciente que des petits problèmes peuvent survenir pendant l’aventure, soit prête à offrir une seconde chance à ceux qui seraient dans l’obligation de stopper.

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Les bivouacs du HMDS, avec les fameuses petites tentes jaunes individuelles. Photo Organisation.

Quelques chiffres clés du HMDS

45 nationalités sont représentées. Cela crée une atmosphère internationale unique, où les cultures se mêlent et où les amitiés se créent au-delà des barrières linguistiques. De la Belgique en passant par l’Italie ou le Royaume-Uni, une mixité européenne est présente tout au long de l’aventure.

Pour chaque édition, entre 300 et 800 coureurs venus du monde entier se lancent dans ce défi. C’est une occasion unique de rencontrer des athlètes de différents pays et de partager leur passion commune pour la course.

Les femmes sont majoritaires. Elles représentent 52% des participants.

L’âge moyen est de 42 ans, avec des participants allant de 16 à 83 ans.

L’allure moyenne au HMDS est de 5,5km/h.

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52% des participants sont des femmes. Photo Alexis Berg.

Le Maroc, pour découvrir le Sahara de l’intérieur

Du 14 au 21 octobre 2023.
Au programme du HMDS Maroc, trois étapes sublimes qui emmèneront les participants dans les plus beaux endroits du Sahara marocain. Un total de 70, 100 ou 120 kilomètres, à parcourir à son rythme, en marchant ou en courant. Au programme, 4 nuits au cœur du Sahara, sur le bivouac du HMDS, ainsi que 3 nuits dans un hôtel situé dans la Province de Ouarzazate (1 nuit avant, 2 nuits après la course). Il sera possible de partir à la découverte du Ksar Aït-Ben-Haddou, un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Épreuve ouverte pour 650 participants.

HMDS MAROC
Le programme du HMDS Maroc.

La Jordanie, à la conquête du désert du Wadi Rum

Du 4 au 10 novembre 2023.
Après une première édition très réussie, le HMDS Jordanie revient en 2023. Direction le somptueux désert du Wadi Rum, pour une semaine hors du temps où les participants cohabiteront avec ces grands espaces, les dromadaires et les bédouins, maîtres des lieux. Ils découvriront aussi la mythique cité de Pétra, l’une des 7 merveilles du monde moderne. Et pour compléter cette aventure exceptionnelle, deux journées au bord de la Mer Morte.
Épreuve ouverte pour 650 participants.

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Le programme du HMDS Jordanie.

L’Égypte, sur les traces des pharaons

Du 18 au 24 novembre 2023.
Le HMDS termine l’année à la découverte des plus beaux déserts du monde avec l’un des trésors cachés d’Égypte : le désert de Fayoum. Pour ce tout premier HMDS Égypte, les participants se laisseront guider sur les déserts aux reliefs spectaculaires, aux étendues de sable et aux célèbres Pyramides de Gizeh. Un site incontournable, symbole de l’Antiquité, abritant notamment la Pyramide de Khéops, unique merveille du monde antique encore debout de nos jours.
Épreuve ouverte pour 450 participants.

HMDS EGYPTE
Le programme du HMDS Égypte.

Plus d’informations ICI

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Photo Organisation.

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Situé dans son intégralité sur le territoire de Vars, dans les Hautes-Alpes, le Val d’Escreins est surnommé le « petit Canada Varsinc ». C’est une réserve naturelle d’exception protégée depuis 1964. Espaces sauvages, forêts luxuriantes, torrents rafraîchissants et biodiversité florissante en font un véritable poumon vert montagnard. Son territoire s’étend de 1 600 m jusqu’à 3 385 mètres d’altitude au pic de la Font Sancte. Un havre de paix à découvrir sur 3 parcours de trail, de débutant à confirmé. Avec la certitude de s’en mettre plein les yeux. On vous emmène…

Petit Canada Varsinc, un poumon vert à (re)découvrir

Riche de légendes et de souvenirs, le Val d’Escreins propose la découverte d’un patrimoine naturel incroyable. Nichées au cœur des montagnes, les ruines d’un ancien village témoignent d’un habitat adapté à la vie en pleine nature. Les premières bâtisses furent érigées à l’initiative de quelques Varsincs (habitants de Vars) ayant constaté que les terrains étaient propices à l’élevage et à la culture céréalière. Les maisons, quant à elles, étaient construites avec les matériaux disponibles sur place. Elles arboraient des bardages en bois de mélèze et des murs en roches calcaires et galets du Rif Bel, un torrent alimenté par la source de la Font Sancte. Cependant, en 1916, le village fut mystérieusement incendié et abandonné, laissant derrière lui quelques ruines, dont la chapelle. Malgré ces aléas du temps qui ont marqué l’histoire, le « poumon vert de Vars » reste un joyau à (re)découvrir.

Petit Canada Varsinc - Vars - Val d'Escreins - Rémi Morel (3)
Photo Rémi Morel

Petit Canada Varsinc, des paysages à couper le souffle

C’est dans cette optique qu’en 1964 la commune a créé la réserve du Val d’Escreins. Objectif : préserver sa richesse naturelle et la protéger de tout urbanisme abusif. La beauté exceptionnelle de ce petit coin de paradis lui a valu son surnom de « Petit Canada Varsinc ». Devenu un lieu de randonnée incontournable, il propose 3 parcours de trail accessibles à tous, du débutant au confirmé. Une occasion rêvée de découvrir la vallée et ses paysages à couper le souffle.

Rémi Loubet, ambassadeur trail de Vars et vainqueur du Tour des Crêtes en 2019 et 2021, en parle le mieux. « En une sortie de trail, il est possible de courir depuis les prairies fleuries jusqu’aux neiges éternelles en passant par les belles forêts de mélèzes. J’ai quand même un coup de cœur pour le sentier des Crêtes. Il permet de profiter de la vue sur tous les massifs environnants, en plein cœur des Alpes du Sud, les Alpes du Soleil. »

Rémi Loubet. Val d'Escreins Vars -Trail - Rémi Morel
Rémi Loubet. Photo Rémi Morel

Petit Canada Varsinc, 3 parcours trail pour tous niveaux

1 – Val’Vert – Niveau débutant. 3,9km et 121m D+/-. Altitude max : 1889m.
Une courte boucle destinée aux débutants ou aux familles. Le parcours est intégralement dans la vallée entre Basse Rua et Cabane des Chalances. Il jalonne les ruines du vieux village et traverse une forêt de mélèzes et de pins.

2 – Val’Bleu – Niveau intermédiaire. 9,2 km et 319m D+/-. Altitude max : 1888m
Un parcours intégralement situé dans la vallée entre le Pont de Vars et la Cabane des Chalances. Il dessine une large boucle afin de découvrir tous les paysages et les richesses du Val d’Escreins.

3 – Val’Rouge – Niveau confirmé. 9,1 km et 788m D+/-. Altitude max : 2552m
Notre coup de cœur ! Très aérien, cet itinéraire dessine une boucle qui permet de faire un grand tour de la vallée. Vous accéderez par le col de la Coulette aux crêtes de Vars pour profiter d’un des plus incroyables paysages varsincs. Ensuite, retour par le Col de la Scie puis le bois de la Pinée. Un panel de ce que la montagne offre de plus beau.

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Le parcours du Val Rouge, passant par les superbes crêtes de Vars.
Val Rouge Thibaut Blais
Vue du Val Rouge. Photo Thibaut Blais

Petit Canada Varsinc, comment y aller ?

Le Val d’Escreins, une des premières réserves municipales de France, est accessible depuis la route du Col de Vars par une petite route en corniche. L’entrée se situe au niveau du Pont de Vars (1601m). La réserve naturelle s’élève jusqu’au Pic de Font Sancte (3385m), généralement enneigé, dans un décor de haute-montagne. Le Val d’Escreins se compose en réalité de deux vallées accessibles à partir du large parking de Basse Rua accessible en voiture, mais aussi par la navette gratuite l’été. À droite, le vallon Laugier, qui mène au Col de Serenne et est parcouru par le torrent de Laugier. À gauche, le vallon de la Selette, qui mène au Col des Houerts et est traversé par le Rif Bel. Des aires de barbecue sont à disposition. De plus, l’été, le Refuge de Basse Rua est ouvert, ainsi que la buvette du parking.

Petit Canada Varsinc, où dormir ?

Pour les amateurs d’expériences insolites, le Refuge de Basse Rua propose des nuitées dans ses « Tipis du Val ». Chaque tipi est équipé de matelas confortables, d’oreillers et de couettes douillettes. Dîner et petit déjeuner seront proposés dans le restaurant traditionnel du refuge.

Petit Canada Varsinc Tipi refuge basse rua
Les tipis du Refuge de Basse Rua. Photo Refuge Basse Rua/DR

Petit Canada Varsinc : et si vous preniez un dossard ?

La destination vous tente ? Prenez un dossard pour la 9ème édition du Vars Mountain Trail, les 29 et 30 juillet 2023. 4 courses sont au programme au départ de la station, dont le Tour des Crêtes, un parcours exigeant mais superbe de 44km et 2800m D+ qui vous fera monter à 2800m, traverser des forêts, passer par le Val d’Escreins et monter sur ces fameuses crêtes qui dominent tout (possible en relais). Les autres courses sont la Boucle de Peynier (24km et 1400m D+), les Foulées de Peyrol (13km et 500m D+) et le Tour des Villages (4km et 200m D+). Autre attraction de cet événement, le KV-KL, une montée sèche en contre la montre sur la mythique piste de Chabrières, où sont régulièrement battus les records du monde de ski de vitesse. 3,3km pour 850m de D+, et des cuisses en feu garanties à l’arrivée.

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Une densité de population dix fois supérieure au reste du territoire français, un point le plus haut qui culmine à l’altitude vertigineuse de 216 mètres, des horaires de bureau et un trafic routier qui font rentrer chez soi à des heures indécentes, des sollicitations sociales innombrables, une offre sportive illimitée… Paris et l’Île-de-France ne semblent à première vue pas taillée pour les traileurs. Et pourtant, entre Thomas Balabaud et Casquette Verte, de purs Parisiens s’illustrent régulièrement sur les grandes courses internationales. Quel est leur secret ? Pour Esprit Trail, Frédéric Pradon a mené l’enquête.

Comment peut-on être parisien et traileur ?

C’est la question qui revient régulièrement dans la bouche des traileurs vivant en province, de préférence au pied des massifs pyrénéens, vosgiens ou alpins. Comment concilier un environnement pas franchement adapté, voire carrément hostile, avec des objectifs de performance ? Comment ces gens-là, qui n’ont que quelques escaliers et maigres collines à se mettre sous la dent, peuvent-ils espérer rivaliser avec les traileurs des pays montagneux ? En premier lieu, il faut évacuer l’idée fausse selon laquelle le territoire francilien n’est qu’urbanisation…

Trail paris Photo Bruno Nascimento
Le trail en montagne, version Île-de-France ? Photo Bruno Nascimento

L’Île-de-France, c’est 80% d’espaces ruraux !

Si les surfaces agricoles, pas passionnantes pour la pratique du trail, couvrent 50% du territoire, il reste 25% de forêts, soit environ 250 000 ha. Et ce, dès les portes de Paris. Christine Selman, l’Américaine du collectif Asics Forrunner, l’a bien compris : « J’aime le trail d’abord car j’aime la montagne. Pourtant, depuis que j’ai découvert le Bois de Vincennes il y a douze ans, c’est mon quotidien et j’adore ! J’en connais tous les singles. » Cet entraînement made in 12e arrondissement lui a permis de finir 3e de la Saintélyon 2021 et de gagner l’UT4M 100K cette année !

Alexandre Boucheix, dit Casquette Verte, incarne davantage encore cet amour contradictoire de Paris et de la course en montagne : « J’ai toujours habité près du Bois de Vincennes. Je suis le Mowgli de cette forêt. Et si je kiffe m’échapper un week-end dans les Alpes, je suis très content de retrouver Paris le lundi ! » Oui, il est donc possible de s’entraîner en pleine nature dans la capitale !

Parc Floral de Paris
Le Parc Floral de Paris, dans le Bois de Vincennes. Photo Mairie de Paris / DR

Vincennes, Boulogne, mais pas que…

Si les Bois de Vincennes et de Boulogne font le bonheur des Parisiens, on trouve également un grand ensemble des forêts dans les Hauts-de-Seine, Saint-Cloud, Chaville et Meudon, qui sont les terres de l’Ecotrail chaque mois de mars. En RER, on atteint facilement les immenses forêts de Montmorency et du Vexin au Nord, de Fontainebleau au Sud, de Rambouillet et de la vallée de Chevreuse à l’Ouest, de la vallée du Grand Morin à l’Est. Pas d’excuse donc, les terrains d’entraînement existent.

Et ces espaces sont d’une variété absolument exceptionnelle. Ainsi, le Parc naturel régional de la vallée de Chevreuse offre à lui tout seul des chemins roulants, des singles joueurs, des descentes techniques dans les chaos de grès, des points de vue époustouflants depuis les hauteurs, et un patrimoine historique rare, entre lavoirs, châteaux, anciennes carrières… C’est d’ailleurs en exploitant ce terrain des Yvelines que Jonathan Duhail, du Team Outdoor Poli, a terminé 3e des championnats de France de trail en 2016 !

Question dénivelé, en cherchant bien, on trouve !

Si certaines forêts sont désespérément plates (Rambouillet, Vincennes, Boulogne, Notre-Dame…), d’autres offrent un relief particulièrement intéressant, comme Meudon, Montmorency ou Fontainebleau… L’itinéraire le plus emblématique, en termes de ratio distance / D+ est le mythique circuit des 25 Bosses, dans le massif des Trois Pignons, en forêt de Fontainebleau. « Sur 17km de up and down, on cumule plus de 850m de dénivelé positif ! Et le terrain est particulièrement technique : du sable, des marches, des sauts, des rochers piégeux… J’adore ça, c’est vraiment un jeu ! », explique Thomas Balabaud, du Team Outdoor Poli. Suivre le balisage rouge du parcours est un exercice de fractionné en tant que tel. On n’a encore trouvé personne pour battre le record de Thomas : 1h 33mn pour le tour complet ! Les plus joueurs pourront même s’attaquer au record du nombre de boucles : 8, pour Casquette Verte.

Voir une présentation vidéo du circuit des 25 Bosses ICI

De nombreuses courses franciliennes offrent ainsi des ratios dignes des régions de montagne. Par exemple, le parcours de 43km du Trail des 40 Bosses, en forêt de Montmorency, cumulait 2 050m de D+ sur l’édition 2022. Et le Maxicross de Bouffémont, l’Imperial Trail ou le Trail des Châtaignes ne sont pas en reste…

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Parcours des 25 Bosses, dans la forêt de Fontainebleau. Photo Organisation Les 25 Bosses / DR

Comment s’entraîner pour les courses alpines ?

C’est LA question qui brûle les lèvres. Surtout quand on ne connaît pas une côte en Île-de-France offrant d’une traite 100m de D+. C’est très simple : on fait des navettes. Si l’on n’a pas la chance d’aller jouer dans les 25 Bosses, dont l’accès nécessite un véhicule, on négocie montées et descentes sur le coteau d’une forêt plus proche. Et quand on n’a pas ce profil sous la main, on fait des allers-retours sur une même côte. Alex Boucheix a ainsi rendu célèbre sur les réseaux sociaux le fameux V de Gravelle, dans le bois de Vincennes : 30m de D+ à chaque montée, à répéter… jusqu’à 200 fois dans son cas ! Agnès Duhail, la manager du Team Outdoor Poli, raconte y avoir passé des heures à s’entraîner à monter avec des bâtons ! Un exercice clairement ingrat, mais qui lui a permis de gagner la TDS en 2012.

Casquette Verte V de Gravelle
Alexandre Boucheix dans le V de Gravelle, dans le Bois de Vincennes, un de ses spots d’entraînement. Photo DR

La Butte Montmartre, spot parisien pour les séances en côtes

Et puis il y a bien sûr la Butte Montmartre, qui a son Urban Trail et même son ultra-trail (Ultra-Trail MontMartre, ou UTMM, sur Facebook). À n’importe quelle heure du jour, voire de la nuit, ignorant les hordes de touristes, on y croise des traileurs équipés pour la montagne, avec manchons de compression et gilet d’hydratation. Pour Alexandre Boucheix, habitué des lieux, ce format « navettes » peut même être un atout : « Grâce à cet entraînement, je suis habitué à tout courir. L’absence de montagne autour de chez moi ne change rien. En course, je ne perds pas de temps dans les montées. » Par ailleurs, la plupart des coureurs élites interrogés sont d’accord : ce que l’on n’a pas en terme de dénivelé pour s’entraîner, il faut le compenser par un renforcement musculaire spécifique, fondé sur le développement de la puissance.

Aurélien Collet, du team Hoka, venait du monde du VTT avant d’atterrir dans le Val d’Oise. Il explique avoir mis trois ans à adapter son corps à l’effort spécifique du trail running. « Mes meilleures perfs, analyse-t-il, je les ai réalisées sans avoir effectué aucune séance de vitesse, mais en ayant travaillé ma puissance tout l’hiver. » Il parle de semaines à 6000m de D+ derrière chez lui, dans la forêt de Montmorency, où la côte la plus raide n’offre pas plus de 60m de D+ ! C’est là qu’il organise la course de référence de la région, le Maxicross de Bouffémont, qui rassemble chaque année plus de 3000 adeptes des bains de boue…

UTMM Photo organisation
Concurrents de l’UTMM, l’ultra-trail de la Butte Montmartre. Photo Organisation

Thomas Balabaud : « Optez pour les entraînements croisés »

« Quand j’ai commencé à courir, j’enquillais jusqu’à 150km par semaine », raconte pour sa part Thomas Balabaud, qui a à son palmarès des 2e places sur le format 85km (et 4780m D+) du Madeira Island Ultra-Trail (MIUT), sur le 73km (et 3870m D+) du Tour des Glaciers de la Vanoise ou encore sur le Grand Trail du Sancy (63km et 3500m D+) en 2022, pour ne citer que ses plus récents exploits.

« Puis suite à un TFL, j’ai été contraint d’intégrer du vélo à mes entraînements, pour me préserver. L’effet a été immédiat : j’ai progressé en course à pied ! En 2020, suite à une périostite et limité par le confinement, je me suis mis au crossfit. À haute dose. J’ai passé six mois sans faire une séance sérieuse de running, mais j’ai tellement gagné en puissance que j’ai franchi un énorme cap dans le D+ ! Maintenant, une semaine normale, c’est trois séances de course à pied et trois séances de crossfit/vélo. »

Thomas Balabaud Poli Photo DR
Thomas Balabaud, du Team Outdoor Poli. Photo DR

Vincent Viet : « À Paris, une ingrate séance de navettes, ça ne peut être que sérieux ! »

Vincent Viet, ancien du team New Balance qui vient d’intégrer les équipes de Salomon, insiste aussi sur l’importance du vélo : « C’est un sport porté, donc beaucoup moins traumatisant. On peut rouler 200 km et faire une séance de seuil le lendemain sans risquer la blessure. C’est aussi fondamental pour la récupération : pour enchaîner les séances de qualité, il faut savoir récupérer. » En outre, cette discipline un peu contrainte permet de développer une qualité fondamentale en trail, et plus encore quand on prétend à l’ultra : le mental.

En quittant la région parisienne pour s’installer du côté d’Annecy, Vincent Viet explique qu’il a découvert que les locaux s’entraînaient moins que ce qu’il imaginait : « L’accès à la montagne est presque trop facile, et beaucoup de traileurs se contentent d’aller courir, portés par le plaisir, oubliant finalement de s’entraîner. » À Paris, on ne peut pas se laisser dominer par la contemplation. Une ingrate séance de navettes, ça ne peut être que sérieux ! Le coureur y gagne forcément en rigueur et l’entraînement en efficacité.

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Vincent Viet, tête d’affiche du film Ultra Dad racontant sa Western States 2022. Photo DR

Casquette Verte, un cas à part

En région parisienne, impossible de reproduire l’effort correspondant à grimper d’une traite 1000m de D+. C’est encore plus problématique en ce qui concerne le D- : « On ne peut pas travailler réellement l’aspect physique propre à la descente, ainsi que la gestion de l’appréhension, regrette Alex Boucheix. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la perte de temps dans le très technique est marginale. C’est aux descentes roulantes et longues que notre entraînement ne peut pas nous préparer. »

Pour pallier à cela, les élites franciliennes sont unanimes : il faut s’organiser plusieurs « week-ends chocs » dans l’année. Cela consiste à enchaîner les sorties alpines intenses pendant 3 ou 4 jours. « Sans ça, en course, tu es foutu ! », rigole Thomas Balabaud. Alexandre Boucheix fait cependant exception : ses week-ends chocs, ce sont les courses. Son entraînement quotidien consiste à faire du volume sans vitesse, et à multiplier les séances de navettes comme seul travail réellement qualitatif. La multiplication des ultras dans son programme annuel suffit pour compenser l’absence de montagne à Saint-Mandé.

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Pour Casquette Verte, pas de week-end choc mais des ultras chocs ! Photo Facebook Ultra01 / DR

L’Île-de-France, un terrain idéal pour travailler sa vitesse

Agnès Duhail préfère faire d’un inconvénient un avantage. Les traileurs franciliens sont moins bons en descente, faute de terrain de jeu adéquat ? Ils seront meilleurs que les savoyards sur les portions roulantes ! « Notre VMA, c’est notre force ! En réalité, on peut travailler plus de choses chez nous qu’en montagne, et s’appuyer sur notre vitesse. » Céline Finas, qui a intégré l’année dernière le Team Evadict de Philippe Propage, tient le même discours : « J’étais sur le circuit national de course d’orientation avant de commencer le trail. J’ai donc moins besoin de travailler le tout-terrain. À Paris, je me concentre sur ma vitesse, car c’est mon point faible. Philippe m’a fait réduire mon volume, fait faire plus de qualité. »

Nicolas Duhail, du Team Outdoor Poli, assume complètement les contraintes de son terrain d’entraînement. En travaillant sa vitesse, il a réalisé en 2022 la 9ème performance française de tous les temps sur 100 km route, en 6h 46mn. Si sa victoire en 2022 sur les 80km de l’Ecotrail, qui n’offre que 1500mD+, s’inscrit dans cette dynamique roulante, il s’est montré capable de transférer ses qualités sur des terrains beaucoup plus techniques. En 2018, il avait fini 7e de la TDS. Et sûrement pas grâce son agilité en descente !

Parisien et excellent traileur, c’est possible !

Pour Agnès Duhail, il suffit d’y croire : « La seule barrière est mentale. » C’est aussi ce qu’affirme Vincent Viet, qui s’est longtemps entraîné dans les forêts de l’Ouest parisien. « Je performais en habitant en Île-de-France, puisque j’ai fait 5ede la CCC en 2016. Il suffit de s’en donner les moyens, en n’oubliant pas de faire de la musculation. Travail excentrique et pliométrie sont indispensables. Une séance de 45mn en salle, sous la presse, c’est un gain immense. »

C’est avec cette idée de prouver que le trail, même de haut niveau, est un sport francilien à part entière, que David Mathieu a créé l’UBBC – Ultra Boucles Buttes Chaumont. « On voulait inventer quelque chose qui ait la forme d’un gros événement, avec une com calquée sur celle de l’UTMB, mais qui garde avant tout l’esprit du « off ». On voulait que les coureurs viennent vivre une expérience vraiment dure, mais officieuse, et surtout sans aucun sponsor. Pour la première édition, en 2015, sans aucune autorisation formelle, on avait donné rendez-vous dans le parc des Buttes Chaumont depuis Facebook, pensant regrouper 15 copains. Résultat, on était 150 ! Depuis, tous les ans, on passe la nuit à tourner sur une boucle hors sentier, avec un solide dénivelé et des passages nature qui ressemblent à du vrai trai ! »

L’événement est formidablement convivial. « À chaque boucle, qui fait 5km, les coureurs passent au ravito qu’ils ont eux-mêmes contribué à alimenter : chacun amène du fromage, de la charcuterie, des gâteaux maison… Il y a toujours trois fois trop. Au matin, on distribue tout ce qui reste aux SDF du quartier. » Un message à passer ? « On cherche des bénévoles pour nous rejoindre et permettre à cet événement unique de perdurer ! »

Parcours ultra boucles buttes chaumont
Le parcours de l’Ultra Boucles Buttes Chaumont. Photo DR

Trail à Paris : la meilleure solution pour se motiver : courir en groupe !

Reste le problème de la motivation. Car aller courir du côté de Paris, dans la grisaille, en rentrant (tard) du boulot ou après s’être tapé des heures d’embouteillage, il faut le vouloir. Le secret, c’est alors le groupe. Avec 250 adhérents, le Team Trail Paris est le plus gros club d’athlétisme intra-muros. Et il est pourtant exclusivement consacré au trail running. « On pourrait être le double, explique son président, Samuel Urtado. On est obligé de refuser du monde ! » Depuis sa création en 2014, le club s’est structuré et offre aujourd’hui un programme efficace d’entraînements collectifs. « Il y a trois séances hebdomadaires, gérées par des coachs diplômés, et quatre stages annuels loin de Paris. On est un club fédéral qui promeut la performance, pas un organisateur de social runs ! Pour développer la culture trail parisienne, on organise des conférences avec des pros, on diffuse des films… »

Il revient lui-aussi sur les sollicitations de la vie parisienne : « On veut faire de notre faiblesse une force. Si l’environnement social peut te piéger dans tes ambitions sportives, nous, on fait en sorte qu’il t’aide ! » C’est également ce que promeut Christine Selman dans son groupe Asics Frontrunner : « On se retrouve une fois par semaine, on est une petite famille ! Voir des amis qui se dépassent, ça te pousse. » Cette émulation collective est aussi un fondement du Team Outdoor Poli. « J’appartiens au TOP depuis 4 ans, raconte Thomas Balabaud, et j’adore. Quand on voit les autres performer, ça pousse à aller s’entraîner. Même quand tu es blessé, tu restes dans la dynamique du groupe. Mon passage de 766 à 865 ITRA, c’est aussi le TOP. Ça lève des verrous ! » Son palmarès récent en témoigne…

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Courir en groupe, une motivation supplémentaire. Photo DR

“Franciliens, mobilisez-vous !” L’appel de Casquette Verte

Le dernier conseil sera donné par Casquette Verte : « Il faut s’inscrire à des ultras, ne pas hésiter. C’est 70% du chemin. Une fois enregistré, tu es bien obligé d’aller courir. Et si tu prends une claque la première fois, tu t’entraînes davantage pour la prochaine ! J’en appelle à la mobilisation. Ii faut des jeunes Franciliens de plus en plus forts pour aller défier les montagnards sur leur terrain ! »

Cet article est paru dans le magazine Esprit Trail N°130.

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Photo Instragram Casquette Verte / DR
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