2000 coureurs ont bravé les 24 et 25 janvier le froid et la neige pour la 9ème édition de la Spartan Winter Race Valmorel, premier événement de la saison Spartan 2025. Deux parcours de course à obstacles étaient proposés, dans une ambiance pleine de passion qui a enthousiasmé le nombreux public présent. Et 2 champions, un chez les hommes et un chez les femmes, se sont distingués !
Spartan Winter Race Valmorel : entre SUPER et SPRINT
Lors de son arrivée en France, la volonté de Spartan était de trouver une destination de montagne et familiale au cœur de la Savoie. Valmorel et les vallées d’Aigueblanche ont très vite séduit les organisateurs : facile d’accès, à proximité des grandes villes de la région Auvergne Rhône-Alpes, de beaux panoramas et la possibilité d’offrir des tracés de qualité aux participants à ces courses, tout était réuni pour que l’événement soit de qualité.
Ainsi, entre sportifs amateurs, athlètes plus aguerris, aficionados et curieux avides de nouvelles sensations, ils étaient très nombreux au cœur de la station savoyarde pour relever le défi Spartan dans de belles conditions hivernales. 2 distances étaient proposées : la SUPER samedi sur 10 km et 25 obstacles pour les mieux entraînés, la SPRINT dimanche sur 5 km et 20 obstacles, un format courte distance plus accessible pour découvrir l’esprit de ces événements ou, pour les plus aguerris, venir chercher un chrono. À noter que sur les 2000 inscrits, près de 200 participants ont réalisé un doublé, en courant les deux courses du week-end.
Les tracés, exigeants, ont été à la hauteur des attentes des coureurs, qui ont unanimement souligné la qualité de l’organisation. De plus, la neige tombée dans la nuit de samedi à dimanche a recouvert le court tracé du dimanche d’une bon manteau de poudreuse, rendant l’expérience encore plus visuelle et magique.
C’est le Genevois Jérémy Gachet, habitué des podiums, qui a remporté le titre de Winter Champion, s’imposant le samedi sur le long parcours et le dimanche sur le court. Même chose côté féminin, où la Norvégienne Katrine Haaland Leveraas, qui a récemment rejoint ce circuit Spartan, s’est imposée sur les 2 courses du week-end.
PODIUM SUPER – 10 KM & 25 obstacles
HOMMES 1 : Jérémie Gachet : 1:41:12 2 : Thibault Jean : 1:41:43 3 : Charly Allerme : 1:42:27
La famille UTMB n’en finit plus de s’agrandir. D’une vingtaine d’événements en 2021, le circuit UTMB World Series va compter 50 épreuves en 2025, dont le fameux Grand Raid Ventoux parmi les 9 nouveaux arrivants. Un nouveau chapitre, de nouveaux défis, on vous résume les nouveautés et la façon de suivre tous les événements.
UTMB World Series 2025 : 9 nouveaux rendez-vous à ne pas manquer
Cette année, 9 nouveaux évènements font leur apparition. Premier d’entre eux, fin janvier, l’Arc of Attrition by UTMB, épreuve phare du trail running britannique, inaugure les UTMB World Series. Pour son entrée dans le circuit à l’occasion de sa 10ème édition, il proposera un plateau élites relevé, un défi sportif dans des paysages magnifiques et des mesures concrètes pour faire de l’événement un rendez-vous accessible à toutes et tous.
Les autres évènements rejoignant le circuit sont :
« Nous sommes aujourd’hui très heureux d’écrire une nouvelle page de l’histoire du circuit UTMB World Series. Cette saison constitue une nouvelle célébration de l’aventure collective qui unit coureuses et coureurs, passionnés et organisateurs à travers le monde. Nous souhaitons plus que tout continuer de faire rêver et d’encourager à se dépasser tout en renforçant nos engagements en faveur de l’environnement, l’inclusion, la diversité et de la solidarité », a déclaré Frédéric Lénart, directeur général d’UTMB Group.
Toutes les épreuves du circuit UTMB WORLD SERIES 2025
4 Majors pour rythmer la saison
Quatre Majors rythmeront la saison, au lieu de 3, avec l’arrivée d’un Major en Australie. Evènements phares du circuit, ces Majors sont des rendez-vous très importants car ils permettent notamment aux participantes et participants de chaque continent de doubler leurs Running Stones près de chez eux, augmentant ainsi leurs chances de participer à l’une des trois finales du circuit. Par ailleurs, ils attirent les élites car ils permettent également aux 10 premiers de chaque catégorie d’obtenir leur qualification pour les finales 50K, 100K et 100M de l’UTMB Mont-Blanc l’année suivante.
Le HOKA UTMB Mont-Blanc, avec ses trois finales emblématiques – l’OCC (50K), la CCC (100K) et l’UTMB (100M) – se tiendra du 25 au 31 août dans le pays du Mont-Blanc. Le tirage au sort des participants aux finales 2025 a eu lieu le 16 janvier 2025. A noter que les autres courses que sont la TDS, la MCC, l’ETC, la YCC et l’iconique PTL sont accessibles à tous, sans système de tirage au sort, ce qui permet à chacun d’avoir la possibilité d’écrire sa propre histoire.
Le départ de l’UTMB Mont-Blanc 2024, à Chamonix. Photo UTMB Group
Comment suivre les UTMB World Series 2025 ?
Lors de cette saison 2025, passionnés de trail, amis, familles ou proches pourront vivre les courses à distance, au plus près de sentiers, par le biais de deux dispositifs :
Toutes les courses peuvent être suivies en live sur live.utmb.world, grâce à LiveTrail, le système de gestion, suivi et chronométrage de course déployé sur l’ensemble des évènements UTMB World Series.
Ce suivi live sera enrichi d’une retransmission vidéo en direct (live streaming) et commentée pour plusieurs évènements UTMB World Series, par le biais du dispositif UTMB Live. Ainsi, vous pourrez suivre notamment le Wildstrubel by UTMB en Suisse, le Nice Côte d’Azur by UTMB en France et le Trail Verbier St-Bernard by UTMB en Suisse également. Bien entendu, les 4 Majors cités précédemment seront aussi retransmis en direct vidéo, de même que les finales du circuit OCC (50K), CCC (100K) et UTMB (100M) lors du HOKA UTMB Mont-Blanc.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/01/utmb24-utmb-fo-00-0810.jpg8001200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2025-01-24 18:18:062025-01-24 18:18:09UTMB World Series : 9 petits nouveaux pour 2025, dont le Ventoux !
Ce n’est pas un mystère, les descentes sont les sections de parcours qui mettent le plus à mal les muscles. Premiers sollicités, les ischios-jambiers, groupe de 3 muscles situés à l’arrière de la cuisse, antagonistes des quadriceps, font quasiment tout le boulot. Aussi, il est impératif de bien les renforcer pour améliorer la stabilité et prévenir les blessures, ainsi que pour éviter de souffrir dès que le terrain redevient plat ou que le sentier remonte. Si les travailler par des exercices de renforcement musculaire spécifiques à faire en salle ou chez soi est une option, intégrer des exercices spécifiques pour les renforcer lors de vos séances, tout en courant, est tout aussi intéressant. Et plus ludique !
Voici donc 8 exercices simples et efficaces à intégrer lors de vos séances de course à pied pour renforcer vos ischios et améliorer votre technique de course en descente. Pensez toujours à effectuer 10 à 15 minutes d’échauffement avant de débuter les exercices. N’oubliez pas non plus d’inclure des phases de récupération après chaque exercice pour éviter une fatigue excessive.Ne négligez pas non plus le renforcement articulaire, afin d’éviter les blessures.
Exercice de renforcement des ischios en courant N°1 : Les foulées contrôlées
Description : Lors de la descente, concentrez-vous sur des foulées plus courtes et plus contrôlées que celles que vous feriez normalement. Évitez de trop allonger vos pas, ce qui peut générer un impact excessif sur les genoux et les ischio-jambiers. Conseils : Gardez le dos droit et utilisez les bras pour vous équilibrer.
Exercice de renforcement des ischios en courant N°2 : Les descente en talons-fesses
Description : En courant en descente, essayez de tirer vos talons vers vos fesses à chaque foulée, tout en maintenant le contrôle. Cela engage les ischio-jambiers tout en ralentissant votre vitesse. Conseils : Maintenez une cadence régulière et une bonne posture.
Photo EVADICT
Exercice de renforcement des ischios en courant N°3 : Les montées de genoux en descente
Description : Pendant que vous descendez, essayez d’élever vos genoux de manière contrôlée. Cela fera travailler les ischio-jambiers en engageant la chaîne postérieure. Conseils : Gardez une posture droite et utilisez vos bras pour vous aider à maintenir l’équilibre.
Exercice de renforcement des ischios en courant N°4 : Les sauts en descente
Description : Choisissez une pente douce et faites des petits sauts (jump squats) lors de la descente. Cela aide à renforcer les ischio-jambiers tout en améliorant la puissance musculaire. Conseils : Assurez-vous de bien atterrir sur la plante des pieds pour amortir l’impact.
Photo NNormal
Exercice de renforcement des ischios en courant N°5 : Les pas chassés en descente
Description : Effectuez des pas chassés (latéraux) pendant que vous descendez. Cela permet de solliciter les ischio-jambiers ainsi que les muscles stabilisateurs. Conseils : Restez concentré sur la forme et la technique pour éviter les blessures.
Exercice de renforcement des ischios en courant N°6 : Les sprints en descente
Description : Choisissez une section de la descente et faites un sprint rapide tout en contrôlant votre foulée. Cela mettra à l’épreuve les ischio-jambiers en raison de l’accélération et du freinage. Conseils : Concentrez-vous sur l’atterrissage doux et la gestion de l’impact.
Photo EVADICT
Exercice de renforcement des ischios en courant N°7 : Les descentes en pliométrie
Description : Choisissez une pente modérée et essayez de faire des petits sauts ou des foulées rapides, en mettant l’accent sur l’atterrissage contrôlé. Cela engage fortement les ischio-jambiers. Conseils : Prenez soin de bien poser les pieds pour éviter les chocs excessifs.
Exercice de renforcement des ischios en courant N°8 : Le freinage
Description : En descendant, ralentissez progressivement en fléchissant les genoux et en utilisant les ischio-jambiers pour contrôler votre vitesse. Cela peut être fait sur des sections plus douces. Conseils : Concentrez-vous sur la technique et la posture pour éviter les blessures.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/01/Photo-Jose-Miguel-Munoze.jpg8001200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2025-01-23 05:00:002025-01-27 16:03:068 exercices simples et efficaces pour renforcer vos ischios tout en courant
Les Chic-Chocs sont un massif montagneux mythique de l’est du Québec. Le nom vient du mot sigsôg, qui signifie « mur infranchissable » en langue Mi’gmaq. C’est la plus grosse chaîne de montagne du Québec, qui recèle des sentiers sinueux, techniques et isolés. Depuis 2019, l’organisation de l’Ultra-Trail des Chic-Chocs propose différents parcours qui sillonnent le massif. Mais en 2024, ils sont allés encore plus loin… Infranchissable est le film qui raconte cette histoire.
En 2024, 2 nouveaux parcours, un de 170 km et 9500m D+ et un de 88 km et 4380m D+, proposent de traverser le massif dans son entièreté. Ces épreuves pourraient s’inscrire parmi les plus difficiles au monde. Infranchissable est un film de 23mn qui suit 3 athlètes et le directeur de course pendant l’événement. Confrontés à la fatigue, la douleur et la souffrance, les coureurs devront puiser au plus profond d’eux-mêmes pour réaliser l’improbable et franchir …l’infranchissable.
Trail Ciné Club : la newsletter qui va vous faire du bien
Rendons à César ce qui lui appartient, c’est grâce à la newsletter du Trail Ciné Club que nous avons découvert ce film. Si vous ne la connaissez pas, le Trail Ciné Club est une newsletter à destination des passionnés de films de montagne, de trail et d’outdoor. Le concept est simple : chaque dimanche matin, le Trail Ciné Club vous envoie par mail une sélection de 3 films d’aventure en montagne triés sur le volet, gratuits et accessibles à tous. L’objectif ? Faire rêver, éveiller l’envie d’explorer et inspirer chacun à franchir le pas de sa porte, enfiler ses chaussures et partir à son tour à l’aventure.
« Le projet est né d’une envie simple : faire découvrir les meilleurs films autour du trail et des sports outdoor, qu’il s’agisse de trail, de randonnée, de bikepacking ou d’alpinisme par exemple, explique Fabien Maurin, fondateur du Trail Ciné Club. C’est un festival de films de montagne que vous pouvez vivre chaque semaine, gratuitement, depuis votre canapé. Nous veillons à représenter une diversité d’aventures en partageant des récits de femmes et hommes, de jeunes et moins jeunes, d’athlètes professionnels et d’amateurs passionnés, de personnes venues des quatre coins du monde, qui ont tous en commun de repousser leurs limites et d’aller vivre des moments inoubliables dans la nature. »
Créée il y a un an à peine, la newsletter du Trail Ciné Club célèbre son premier anniversaire avec une étape symbolique : la barre des 10 000 abonnés vient d’être franchie !
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/01/Infranchissable-Ultra-Trail-Chic-Chocs.jpg8992048Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2025-01-22 05:00:002025-01-23 16:11:26Infranchissable : l’Ultra-Trail des Chic-Chocs à l’assaut de la barrière impénétrable du Québec [Vidéo]
Vous n’avez pas été tiré au sort à la Hardrock Hundred 100 ? Aucune importance, pas besoin d’avoir son ticket pour Silverton pour partir à la découverte de l’univers extraordinaire qui vous attend là-bas. Non seulement il y a d’autres courses (pour les accros du dossard), mais il y a surtout des spots incroyables qui méritent d’être courus une fois dans sa vie. Car oui, le Colorado, c’est l’État outdoor par excellence ! Notre envoyée spéciale Cécile Bertin a défriché le terrain pour vous, et le légendaire Christophe Le Saux, alias le Jaguar, organisateur d’un magnifique trail par étapes dans le Colorado, vous révèle ses spots préférés.
Le Colorado, l’autre Mecque du trail
Si pas mal d’ultra-traileurs américains célèbres ont fait le choix d’y résider à l’année, ce n’est pas un hasard. Entre la « Présidente » Courtney Dauwalter qui vit à Leadville, et le « Messie » Anton Kupricka qui a fait ses études à Colorado Springs avant de s’installer à Boulder, la « Mecque US du trail », il y a des indices concordants…
Forcément, lorsqu’on est traileur, évoquer le Colorado, c’est tout de suite penser à la Hardrock 100 ou la Leadville 100, qui sont devenues en quelques années de véritables légendes de l’ultra-trail. Ce sont d’ailleurs ces épreuves, avec la voisine Western States Endurance Run, qui ont inspiré Gilles Bertrand pour créer en France le Festival des Templiers, il y a un peu plus de 30 ans. Seul souci, pour s’élancer de Silverton le nombre de places est si limité (170 seulement !) et le système de loterie tellement obscur que la Hardrock restera pour bon nombre de coureurs un rêve inaccessible tout au long de leur vie sportive.
Anton Krupicka, l’icône de Boulder, Colorado. Photo La Sportiva
La Leadville 100, l’autre ultra qui fait rêver
Bonne nouvelle cependant pour les amateurs de longues distances, il existe d’autres courses tout aussi légendaires dans l’État du Colorado, et qui sont, elles, beaucoup plus simples d’accès. À commencer par la Leadville 100, qui comme son nom l’indique se court dans la région de la petite ville de Leadville, devenue célèbre parce que c’est là que vit Courtney Dauwalter, surnommée la « Présidente ».
Avec un départ sur la rue principale sous une simple banderole, son format original en mode « aller-retour » et la victoire surprise cette année d’un certain David Roche, quasi inconnu du grand public qui a eu la bonne idée de battre le record de l’épreuve vieux de 19 ans – aurait-il inspiré Vincent Bouillard sur l’UTMB ? -, la Leadville 100 est une course vraiment parfaite pour découvrir l’esprit trail façon Colorado. Bien sûr, une loterie est aussi de mise pour l’inscription, elle est beaucoup plus accessible.
« C’est simple, je me suis inscrit deux fois au tirage au sort, j’ai été tiré au sort les deux fois ! », témoignage Yann Gobert, qui était au départ de l’édition 2024. Mais attention, comme pour la Hardrock 100, il faut avoir en tête que l’altitude est une vraie difficulté et qu’il faudra l’appréhender en l’incluant de façon très sérieuse dans sa prépa.
Autre difficulté, les barrières horaires… « C’est une course où tu cours tout le temps, tu n’as pas le choix, le côté “rando course” ne passe pas sur la Leadville100 », explique Yann Gobert, avant d’ajouter : « Attention aussi aux ravitaillements. Les crews (les assistances) étant non seulement acceptées mais faisant clairement partie de la tradition, les ravitaillements, déjà très à l’américaine (chips, coca, bonbons…) peuvent être parfois un peu plus légers que nécessaire, puisque de toute façon l’entourage sera là pour pallier les manques. »
Attention également à l’hébergement sur place ! Car qui dit petite ville américaine dit capacité hôtelière quasi nulle… Reste le camping, qui est à plusieurs kilomètres, et le logement chez l’habitant, la plupart d’entre eux profitant de l’occasion pour augmenter leurs tarifs.
Sur les sentiers de la Leadville 100
Et puis il y a la Ouray 100 !
Autre course digne d’intérêt, la Ouray 100 que Dorian Cadart, grand voyageur et passionné de trail a testée l’été dernier. Ouray, comme Leadville, tout simplement parce que c’est le nom de la ville de départ, située à quelques kilomètres de Silverton et de sa Hardrock, et organisée la semaine suivante. Un calendrier que Dorian a adoré, puisqu’il a pu jouer les observateurs sur la Hardrock et assister au cavalier seul de Ludovic Pommeret avant de prendre le départ de sa propre course quelques jours plus tard. Et il n’a pas fait le voyage pour rien, parce qu’avec ses 160 km et ses 13 000m de D+, elle a la réputation d’être encore plus dure que sa voisine !
Ce n’est pas une boucle, mais plusieurs aller-retours sur différents chemins avec un total de 14 montées à gravir, pour une altitude moyenne de 3 000 m et un maximum de 4 100m. Avec des ravitaillements tous les 11 km, on peut partir léger, ce qui est loin d’être négligeable sur un ultra de cette distance. Autre attention qui vaut d’être soulignée, la cérémonie de clôture récompense comme toujours le podium, mais pas seulement ! D’autres titres, comme le plus méritant, sont aussi décernés.
Ainsi, cette année, c’est une femme ayant enfin terminé la course après 5 tentatives infructueuses qui s’est vue honorée par l’organisation et tous les participants. Avec plusieurs parties communes à la Hardrock, mais sans sa loterie démoniaque, 52 heures pour boucler la course et une ambiance comme les Américains savent la mettre, c’est une réelle belle option pour vivre l’aventure du Colorado en ultra format.
Et bien entendu, si la Leadville et la Ouray 100 sont en tête de gondole, le calendrier des courses de trail au Colorado est très fourni, et des sites comme runningintheusa.com ou findarace.com vous aideront à faire votre choix. Avec un regret tout de même, les TransRockies Run, autre épreuve très connue aux USA, avec ses courses par étapes de 3 ou 6 jours qui figure dans le top 3 des préférées de Yoann Stuck, s’arrête en 2025. Dommage, car l’organisation offrait une expérience totalement unique sur le célèbre Colorado Trail…
Prenez de l’altitude avec la Ouray 100.
Du trail au tourisme, il n’y a… qu’une foulée !
S’il fait rêver pour ses courses sauvages dans des décors grandioses, le Colorado est surtout un État qu’il faut venir prendre le temps de vivre, été comme hiver, tant l’offre outdoor est dingue ! Et les Texans voisins ne vous diront pas le contraire, qui en ont fait leur « résidence d’été » favorite. Si vous aimez les fameuses « maisons sur roues », vous allez être gâté, on en voit des dizaines qui parcourent le territoire dans tous les sens pour profiter de son immense potentiel.
Arpenter le Colorado, c’est aussi l’occasion de plonger dans l’Histoire du pays. Un passage au cœur du Mesa Verde National Park ou du Chimney Rock vous fera découvrir que contrairement à nos idées reçues, non ! tous les Indiens de la grande époque du Far West ne vivaient pas sous des tepees en toile mais à l’abri de maisons troglodytes et étaient beaucoup plus sédentaires qu’on ne l’imagine. Plus récent, le fameux train à vapeur de Durango, qui servait à l’origine à acheminer les minerais d’argent et d’or extraits dans la région de Silverton, dans les San Juan Mountains, vers la ville de Durango, fait toujours résonner son sifflet dans les montagnes.
Outre Mesa Verde, le Colorado compte trois autres parcs nationaux : Rocky Mountain, le parc le plus célèbre de l’État, Great Sand Dunes pour les nostalgiques du Marathon des Sables et Black Canyon of the Gunnison. Louer une voiture pour partir à leur découverte est nécessaire, et bonne nouvelle, le carburant est toujours moins cher là-bas ! Bon à savoir, il ne faut pas hésiter à choisir une voiture type SUV ou 4×4 si l’on souhaite par exemple suivre la Hardrock ou même tout simplement aller explorer un peu l’État, la notion de route bitumée n’étant pas forcément évidente et les risques de se retrouver coincé bien réels. Mais finalement, le plus gros risque que l’on prend en allant au Colorado, c’est que l’on a très vite plus qu’une idée en tête : y revenir !
Le Mesa Verde National Park. Photo Travel Shooters
Colorado : le City Guide de Cécile Bertin
Silverton
Silverton, la ville de la Hardrock, est en réalité plus un village, avec une offre hôtelière très limitée et surtout très chère durant l’été. The Wyman offre des lits dans des dortoirs de luxe abordables en pleine saison touristique.
Telluride
Telluride n’est pas seulement une base de vie de la course, c’est surtout et avant tout une station de ski réputée qui l’été devient un spot de randonnées très couru. Bon plan : choisir un hôtel au Mountain Village, sur les hauteurs, comme The Peaks Resort pour profiter de la piscine avec vue et « descendre » en ville grâce aux remontées mécaniques totalement gratuites.
Durango
Durango, avec son panorama donnant sur la montagne de San Juan, est dans le pur style US. L’idéal est de choisir un hôtel sur la rivière Animas, comme le DoubleTree by Hilton. Vous serez juste à côté d’un supermarché, d’une station-service et à deux pas du centre-ville. À faire : une excursion en 4×4 avec Mild to Wild, histoire de comprendre les différences notoires entre le Colorado Trail et nos GR, qui offrent de nombreux refuges d’altitude. Ici, il n’y a rien. L’autonomie est donc de mise pour la randonnée itinérante en montagne, en prenant bien en compte les kilomètres nécessaires pour redescendre dans la vallée se ravitailler. Plus original, Mild to Wild propose aussi des excursions en rafting itinérant avec camping et chamallows grillés le soir au coin du feu. So yankee !
Cortez
Cortez, dont le nom vient du conquistador Hernan Cortez, est la ville située au pied de la majestueuse Mesa Verde. Très gros coup de cœur pour une maison d’hôtes exceptionnelle, les Anciens Echoes at Kelly Place, située au sein même du parc naturel à côté d’un site archéologique protégé. La petite balade au lever du soleil au sommet du canyon voisin est un incontournable.
Pagosa Springs
Pagosa Springs est une petite ville connue pour ses sources d’eaux chaudes qui sentent un peu bizarre mais qui sont parfaites pour la récupération après une longue randonnée à pied ou en VTT. Profitez du coucher du soleil avec une Margarita bien glacée avant d’aller déguster des tacos au Kip’s Grill and Cantina. Pour le logement, The Drift, un hôtel original sans réception où un code vous permet d’accéder à votre grande chambre familiale, est le spot parfait avec son barbecue immense et ses vélos en libre-service.
Alamosa
Alamosa est connu pour ses dunes de sable bloquées par la montagne, nées après que la mer s’est retirée. Visiter The Great Sand Dunes Oasis est une activité à ne pas manquer, sans oublier la cascade Zapata à quelques kilomètres de l’entrée. L’hiver, ils organisent un trail blanc sur le Rio Grande gelé et la cascade se transforme en spot à escalade façon esquimau glacé. Mais Alamosa, c’est surtout la ville du cross-country avec un club connu dans tous les États-Unis, où l’on vient du monde entier s’entraîner, et son Campus Café réputé pour ses petits-déjeuners dignes d’un brunch à un prix ultra raisonnable. Bon à savoir, c’est le lieu de ralliement de tous les coureurs pro ou amateurs de la ville après leur entraînement du matin.
Colorado Springs
Colorado Springs n’est pas seulement la ville où Anton Krupicka a fait ses études, c’est aussi un spot idéal pour des activités outdoor en tous genres ! Située à proximité du fameux Pikes Peak culminant à 4 301 mètres d’altitude, vous y trouverez des tonnes de randonnées à faire avec des départs juste en périphérie de la ville. On vous conseillera de partir randonner à vélo ou à pied au Garden Of The Gods Park (ils y organisent un 10 miles en juin d’ailleurs !), et d’en profiter pour vous initier à l’escalade. L’accès au parc est gratuit et il ne faut absolument pas rater le petit film de présentation, très réussi. Si vous êtes en jambes, osez affronter le fameux Manitou Incline et son dénivelé supérieur à 40%, véritable KV local !
Au passage, faites un crochet par le musée de l’Olympisme et les nombreuses activités qu’il propose, car la ville accueille plein d’équipes pour leur préparation en vue des Jeux. Terminez votre séjour par l’inévitable tyrolienne de Adventure Out West, aussi fun pour les petits que les grands enfants que nous sommes tous.
Denver
Denver, capitale de l’État, abrite entre autres le siège social d’Altra Running, et présente surtout l’intérêt d’être accessible en vol direct avec Air France. Ville industrielle à la base, elle est en train de réaliser sa mue avec, comme souvent aux USA, la part belle à de nouveaux quartiers où le street art a libre cours. L’offre de logements est riche, à vous de jouer.
Boulder
Boulder est devenue en quelques années la Mecque du trail, et le fait qu’Anton Krupicka, Scott Jurek ou Joe Grant – pour n’en citer que 3 – s’y soient établis a fait de cette petite ville un lieu de visite incontournable. L’offre hôtelière y est très importante, avec toutes les grandes chaînes américaines, mais si vous avez des envies d’ambiance old USA, le « Foot of the Mountain Motel » est fait pour vous. Un peu à l’écart de la ville, cet établissement rénové offre tout ce qu’on aime : un style rétro à souhait, du bois et la nature juste à côté.
Pour les ravitaillements, on fonce découvrir les adresses préférées d’Anton en espérant le croiser : le Trident Cafe, qui fait aussi librairie, et la Spruce Confections Bakery pour sa terrasse et ses pâtisseries. Une envie de pizza et peut-être d’avoir comme voisin de table Scott Jurek ? C’est chez Alberico qu’il faut foncer ! Pour un burger, pas le choix, c’est chez The Sink. Même Obama a fait un crochet pour y dîner alors qu’il était président et invité à l’université !
Pour aller plus loin : le site de l’office du tourisme colorado.com, indispensable pour préparer son séjour là-bas.
Boulder, au pied des montagnes.
Le Colorado de Christophe Le Saux
Globe-trotteur invétéré, organisateur de nombreux voyages de trail-évasion partout dans le monde, l’ultra-runner Christophe Le Saux, alias le Jaguar, a le Colorado parmi ses destinations de cœur, où il entraîne chaque année des petits groupes à la découverte de son Colorado Trail, un périple de 210 km et 10000m D+ en 8 étapes. Il nous dévoile ses 5 spots préférés.
L’infatigable Jaguar au sommet du Pikes Peak.
Spot Colorado N°1 : Rocky Mountain National Park
Pourquoi : C’est l’un des plus célèbres parcs pour la rando et le trail running. Il offre plus de 570 kilomètres de sentiers, allant de parcours relativement faciles à des montées plus ardues vers des sommets élevés. Les paysages sont spectaculaires, avec des forêts alpines, des prairies et des lacs glaciaires. Pour les coureurs à la recherche de défis, il est possible d’explorer des sommets comme le Longs Peak.
Sentier recommandé : C’est le Chasm Lake Trail. Il est technique et il offre une vue imprenable sur le Longs Peak.
Spot Colorado N°2 : Great Sand Dunes National Park
Pourquoi : Courir sur les plus hautes dunes d’Amérique du Nord est une expérience unique. Le terrain sablonneux apporte un défi supplémentaire aux coureurs, testant l’endurance et l’agilité. Le cadre désertique et les vues panoramiques sur les dunes et les montagnes Sangre de Cristo en arrière-plan sont époustouflants.
Sentier recommandé : On peut créer son propre itinéraire dans les dunes ou suivre des sentiers comme celui menant au High Dune, offrant un défi physique dans un cadre spectaculaire.
Great Sand Dunes National Park. Photo Travel Shooters
Spot Colorado N°3 : Black Canyon of the Gunnison National Park
Pourquoi : Ce parc est connu pour ses falaises abruptes et ses vues incroyables sur le canyon. Les sentiers sont souvent escarpés et techniques, parfaits pour les coureurs à la recherche d’un défi intense dans un cadre moins fréquenté que certains autres parcs.
Sentier recommandé : Le Rim Rock Trail, qui suit le bord du canyon. Les vues sont imprenables tout au long du parcours.
Spot Colorado N°4 : Mesa Verde National Park
Pourquoi : Ce parc offre une expérience unique pour les passionnés de nature et d’histoire. En plus de magnifiques paysages désertiques, les coureurs peuvent explorer des sentiers qui mènent à d’anciennes habitations amérindiennes creusées dans les falaises. Bien que les sentiers soient généralement plus courts, ils sont techniques et offrent une immersion dans une histoire fascinante.
Sentier recommandé : Le Petroglyph Point Trail est un excellent choix, mêlant découvertes archéologiques et vues panoramiques sur les canyons.
Spot Colorado N°5 : Colorado National Monument
Pourquoi : Situé près de Grand Junction, ce parc offre des falaises rouges spectaculaires, des canyons profonds et des formations rocheuses étonnantes. Les sentiers sont une succession de montées raides et des descentes rapides, le tout dans un décor digne des grands parcs de l’Utah voisin.
Sentier recommandé : Le Serpents Trail, qui grimpe sur le flanc d’un canyon, est idéal pour les coureurs cherchant un terrain exigeant avec des vues à couper le souffle.
On le sait, la plupart des traileurs élites habitant en milieu montagnard rangent les baskets l’hiver pour s’adonner au ski alpinisme, une discipline parfaitement complémentaire du trail pour travailler le cardio et l’endurance. Parmi les plus en vue, Kilian Jornet bien sûr, mais aussi François D’Haene, Ludovic Pommeret, Mathieu Blanchard, ou encore Germain Grangier. Et c’est justement sa compagne, Katie Schide, désormais détentrice du record de l’UTMB lors de sa seconde victoire sur la boucle autour du mont-Blanc, en août dernier, qui s’est illustrée le 19 janvier sur l’Alpi Serre Che, où elle s’est imposée chez les féminines, devant les spécialistes de la discipline. Julien Michelon, autre traileur émérite, a raflé la mise chez les hommes.Vincent Laroche était sur place.
Le ski-alpinisme, sport en vue chez les traileurs
La course à pied est un sport à fort impact qui sollicite les systèmes squelettique et musculaire. Le ski alpinisme, qui est un sport à faible impact, permet de développer la base aérobique sans trop de stress sur le corps, donc de faire de l’exercice beaucoup plus longtemps avec un risque de blessure beaucoup plus faible. A titre d’exemple, Kilian Jornet passe généralement 15 à 20 heures par semaine à s’entraîner en course à pied au printemps et en été, tandis qu’il peut passer 25 à 30 heures par semaine sur les skis en hiver.
« Il est beaucoup plus facile de rester plus longtemps sur des skis en zone 2 que de courir, souligne Kilian Jornet. (La zone de fréquence cardiaque 2 correspond à l’endurance aérobie. Vous êtes capable de maintenir une conversation. Il convient à l’entraînement de base de la fonction cardio-pulmonaire, qui permet d’augmenter principalement la capacité aérobie de base, NDLR.) Vous n’avez pas l’impact mécanique de la course à pied, mais vous bénéficiez toujours des avantages de l’entraînement d’endurance. »
Kilian Jornet en entraînement hivernal, chez lui en Norvège. Photo NNormal
Alpi Serre Che : Katie Schide devant, les autres derrière
Si la double vainqueur de l’UTMB (2022 et 2024) et gagnante de la Diagonale des Fous 2023 n’est pas née dans le ski alpinisme, discipline peu développée aux Etats-Unis d’où elle est originaire, elle a pu, depuis son installation dans le Mercantour avec Germain Grangier, en découvrir tous les plaisirs et bénéfices. Et avec le potentiel d’endurance dont elle fait preuve, Katie Schide s’est rapidement hissée au niveau des meilleures. C’est ainsi qu’elle s’est imposée en 1h 31mn 38s sur le Parcours A de l’Alpi Serre Che, qui comptait comme manche de la Coupe de France de Ski Alpinisme, en reléguant les spécialistes à plus de 10 minutes (Noélie Gautier seconde en 1h 41mn 58s, Marie-Laure Thieux troisième en 1h 52mn 11s).
Pourtant la course n’était pas gagnée d’avance sur ce parcours qui totalisait 1540 mètres de dénivelé positif et négatif, avec deux sections de portage, dont la montée au Cibouit à 2611 mètres d’altitude.
Katie Schide ne cachait pas sa joie sur la ligne d’arrivée de pouvoir ajouter cette manche de coupe de France à son palmarès : « C’était une très belle course, il y avait plus de neige que ce que je pensais. J’avais fait un peu de ski alpinisme aux États-Unis, mais ce n’est réellement qu’en France que je me suis mise à ce sport car aux USA, il n’y a que très peu de courses. Ça fait toujours plaisir de gagner. C’était compliqué de me situer dans la course car en combinaison, il est difficile de dire qui est qui, homme ou femme, mais au final je suis première et je suis donc très contente. »
Podium Femmes Alpi Serre Che. Photo Marie de Araujo
Alpi Serre Che : les traileurs en force chez les hommes
Chez les hommes, les traileurs n’ont pas démérité non plus, avec la victoire de Julien Michelon du Team Élite Hautes Alpes en 1h 17mn 00s. Lui aussi, comme bien d’autres traileurs de haut niveau, aime alterner depuis plusieurs années les deux disciplines, ski alpinisme l’hiver et trail l’été. Sa performance est d’autant plus remarquable que le Haut-Alpin, qui a été victime d’un important accident à vélo courant septembre, n’était pas à son maximum : « Pour moi, c’était la reprise sur les parcours individuels, je m’étais bien préparé en début de saison après mon accident à vélo de route, mais je suis tombé malade avant les championnats de France (les 7 et 8 décembre 2024 à Méribel, NDLR), c’était donc une grosse frustration.
J’ai quand même continué à m’entraîner mais ça m’a un peu calmé, et je vois bien que je ne suis pas revenu à 100%. Mais aujourd’hui j’avais à cœur de reprendre confiance en mes sensations. Je suis parti devant, mais en ski alpinisme rien n’est joué jusqu’à la fin. Il faut donc à la fois pousser fort, mais rester prudent car on peut quand même chuter. De plus, derrière, Valentin Clarys était en forme et n’était pas très loin. » Ce dernier termine second.
À noter derrière la très belle troisième place de Johann Baujard (1h 22mn 53s), et la quatrième place de Germain Grangier, qui finit au pied du podium (1h 24mn 40s).
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/01/Alpi-Serre-Che-Photo-Marie-de-Araujo.png9701200La Rédactionhttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngLa Rédaction2025-01-21 16:15:442025-01-21 16:15:46Katie Schide, gagnante de l’UTMB, s’impose aussi sur les skis à l’Alpi Serre Che
Les addicts de la marque au drop 0 et à la « boîte à orteils » XXL l’attendaient, la voici ! La Lone Peak 9+, modèle performance iconique d’ALTRA, vient d’arriver sur le marché, et intègre une jolie nouveauté : une semelle Vibram. Aperçu.
Lone Peak 9+ d’Altra : innovation continue
Perpétuant l’héritage du modèle emblématique de la marque américaine, bien connu des passionnés de trail en quête de performance sur terrains techniques, Lone Peak 9+ continue d’évoluer. Première grande nouveauté, la chaussure mythique est désormais dotée d’une semelle Vibram Megagrip, offrant une accroche sans équivalent. En effet, cette semelle extérieure, l’une des mieux cotées du marché, est en caoutchouc haute performance qui offre une adhérence incomparable sur les surfaces humides et sèches, une longévité exceptionnelle et adaptabilité optimale.
Photo Altra
Mais l’expérience ne s’arrête pas là, puisque la semelle intermédiaire Altra EGO permet une meilleure connexion avec le sol, à chaque foulée, tout en proposant un amorti réactif et en étant ultra confortable. De plus, ce modèle, conçu sans coutures, dispose d’une tige en mesh ripstop pour une durabilité maximale.
Pour le reste, que les aficionados se rassurent, la Lone Peak 9+ reste fidèle à l’ADN d’Altra, avec son drop 0 et la technologie Original FootShape Fit qui offrent un espace plus spacieux au niveau des orteils et du médio-pied, permettant une liberté de mouvement naturelle.
Altra Lone Peak 9+ : une protection sans compromis
La Lone Peak 9+ est équipée d’un empiècement Stoneguard™ intégré pour fournir une protection sous le pied contre les débris rencontrés sur les terrains accidentés, sans faire de concession sur la sensation de stabilité et de souplesse. Ce modèle est également équipé du système GaiterTrap, une languette auto-agrippante unique, permettant d’attacher facilement une guêtre sans sangle, sans attaches, sans élastiques et sans fixations.
Photo Altra
Lone Peak 9+ d’Altra : les caractéristiques techniques
Utilisation : trail running et randonnée (courte et longue distance) Poids : femme – 263,7g / homme – 327,4g Semelle intermédiaire : Altra EGOTM Semelle extérieure : Vibram Megagrip Amorti : moyen Stack : 25mm Drop : 0 mm Tige : 100 % RPET ripstop FootShape : original Guidage / soutien : neutre Prix : 150 euros
Altra, une histoire originale
Il est toujours plaisant de se souvenir de la naissance d’une marque. Et celle d’Altra est pour le moins originale. En effet, Altra a été fondée dans l’arrière-boutique d’un petit magasin spécialisé dans la course à pied, au cœur des montagnes de Wasatch en Utah. L’objectif était alors de créer des chaussures de course innovantes permettant à tout le monde de courir de manière naturelle. C’est ainsi qu’a été conçue la plateforme unique d’Altra, qui comprend un espace à l’avant du pied appelé Footshape permettant aux orteils d’avoir plus d’espace, ce qui améliore la stabilité et encourage une forme de course naturelle. C’est également pour cette raison que les chaussures de course Altra proposent un drop faible à nul, qui garantit une position de course plus naturelle.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/01/S25_LonePeak9Plus_Mens_AL0A85RG440_-5.jpg8001200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2025-01-21 14:01:362025-02-03 15:09:12Lone Peak 9+ : du nouveau chez le modèle emblématique d’ALTRA
Prévu uniquement sur la course du dimanche, Julien Navarro a eu raison d’avoir faim ! Inscrit à la dernière minute sur la course nocturne du samedi, puis au départ du 10 km du lendemain, le Varois a réalisé un impressionnant doublé lors de la 8ème édition du Serre Chevalier Snow Trail, qui s’est déroulée les 18 et 19 janvier à guichet fermé. Retour sur l’événement.
Serre Chevalier Snow Trail : à guichet fermé
600 dossards disponibles, 600 dossards attribués ! Pour sa 8ème édition, le Serre Chevalier Snow Trail a fait un carton plein, confirmant son rang de trail blanc populaire des Hautes-Alpes. Et blanc, il l’était, avec une météo en adéquation, puisque parfois le sentier se confondait avec le ciel chargé de nuages, qui en profitèrent pour saupoudrer encore un peu plus les parcours déjà fortement enneigés en totalité. Heureusement, les températures clémentes et l’absence de vent ont rendu les trois épreuves agréables malgré tout. Quant aux trois courses du week-end, elles ont sans surprise consacré des athlètes habitués aux efforts soutenus, rendus encore plus difficiles sur le sol aux appuis instables.
Photo Olivier Gaucher / Pierre Delery
Serre Chevalier Snow Trail : le doublé de Julien Navarro
Dès la première course nocturne du samedi soir, un 8km avec 200m D+, Julien Navarro a marqué son territoire, en s’imposant avec un chrono de 37mn 15s, et ce après avoir skié toute la journée ! L’envie de courir a été la plus forte, même après une journée de ski, a-t-il confié le soir-même. Il a devancé Luc Matray de 41s, et Nathan Richard de 1mn 53s.
Chez les féminines, c’est Alexandra Louison Worms qui s’est distinguée, l’emportant en 46mn 12s, 12ème au scratch. Elle a largement devancé Philippine Paris (55mn 00s) et Manon Vergnes (55mn 48s).
Photo Olivier Gaucher / Pierre Delery
Même s’il a surtout fait parler de lui récemment pour son titre de vice-champion de France de marathon 2024, Julien Navarro, au-delà de la course sur route (qui a un PR à 2h 15mn 43s sur marathon à Valence en 2023 !), a aussi un palmarès de trail crédité de nombreux podiums. Ainsi, en 2024, on a pu le voir en haut de la boîte sur le 21km du trail des Maures en mai, sur la deuxième marche sur le KV du Vars Mountain Trail en juillet ou encore de nouveau vainqueur sur le 42km du Défi des Vignes, dans la région de Lalonde-les-Maures, en octobre dernier. Une vraie machine.
Après sa victoire du samedi soir, Julien Navarro a donc a remis dès le lendemain. Cette course du dimanche avait la particularité d’autoriser de choisir son parcours au km 4,7. Deux distances étaient alors possibles, le « petit parcours de » 10 km et 600m D+ ou le « grand parcours » de 20 km et ses 1100m D+. C’est sur le « petit » que Julien Navarro a foncé, pour s’imposer en 59mn 46s. Il a devancé Tristan Coquelin (1h 01mn 04s) et Joris Jouffrey (1h 04mn 58s).
Côté féminin, la victoire est revenue à Guillemette Chapuy en 1h 13mn 48s, belle 9ème place au général. Elle a devancé Dorianne Parry (1h 15mn 57s) et Clara Lagrange (1h 35mn 58s).
Photo Olivier Gaucher / Pierre Delery
Serre Chevalier Snow Trail : le grand parcours pour Mathieu Esmieu et Marie Houdousse
Sur le grand parcours de 20km, c’est Mathieu Esmieu, vainqueur sur le 10km en 2024, qui a empoché le titre en bouclant la distance en 1h 46mn 05s. Il devance Maxime Angelini d’un peu plus de 5 minutes. Jeroen Snick termine 3ème en 1h 55mn 07s.
Le podium Hommes du 20km. Photo Olivier Gaucher / Pierre Delery
Chez les féminines, Marie Houdousse accroche la première place en 2h 36mn 52s, à la 38ème place au général. Elle devance Elise Decouty (2h 38mn 23s) et Camille Irlinger (2h 39mn 26s).
Le podium Femmes du 20km. Photo Olivier Gaucher / Pierre Delery
Si le renforcement musculaire est un passage obligé pour performer en trail, aller à la salle ou déblayer un coin de son salon pour faire des squats, des fentes et autres exos de renfo n’est pas forcément très réjouissant. Mais saviez-vous qu’il existe des exercices spécifiques pour vous faire travailler certains groupes de muscles lors de vos séances, tout en courant ? Courir et se muscler en même temps, le combo gagnant. Voici 7 exercices à intégrer lors de vos séances de course à pied en côte pour renforcer vos quadriceps, devenir un meilleur grimpeur et gagner en endurance. Pensez toujours à effectuer 10 à 15 minutes d’échauffement avant de débuter les exercices. N’oubliez pas non plus d’inclure des phases de récupération après chaque exercice, surtout après les sprints ou les montées plus intenses.Ne négligez pas non plus le renforcement articulaire, afin d’éviter les blessures.
Exercice de renforcement des quadriceps en courant N°1 : Les montées de genoux
– Description : En courant en côte, élevez les genoux le plus haut possible à chaque foulée. Cela sollicite intensément les quadriceps ainsi que les fléchisseurs de la hanche. – Conseils : Gardez un bon équilibre en utilisant les bras et essayez de maintenir une cadence rapide.
Exercice de renforcement des quadriceps en courant N°2 : Les fentes en montée
– Description : Au lieu de courir normalement, effectuez des fentes en montant la côte. Avancez une jambe et fléchissez les genoux pour descendre en position de fente, puis remontez en poussant sur le talon de la jambe avant. Enchaînez en progressant. – Conseils : Alternez les jambes et essayez de garder le buste droit pendant l’exercice.
Exercice de renforcement des quadriceps en courant N°3 : Les côtes en skipping
– Description : En montant la côte, faites des « skips », c’est-à-dire levez les genoux à hauteur des hanches tout en avançant. Cela permet de travailler les quadriceps ainsi que la coordination. – Conseils : Gardez un rythme régulier et essayez de maintenir une bonne posture.
Exercice de renforcement des quadriceps en courant N°4 : Les sprints en côte
– Description : Choisissez une section de la côte et faites des sprints de 20 à 30 secondes. L’effort intense sollicitera fortement vos quadriceps. – Conseils : Concentrez-vous sur une foulée puissante et utilisez vos bras pour vous aider à propulser votre corps.
Photo roastmedia_Scarpa
Exercice de renforcement des quadriceps en courant N°5 : Les pas chassés en montée
– Description : En montant la côte, réalisez des pas chassés (latéraux) au lieu de courir en ligne droite. Cela sollicite les muscles des jambes, y compris les quadriceps. – Conseils : Prenez soin de bien ancrer vos pieds et de garder une bonne posture.
Exercice de renforcement des quadriceps en courant N°6 : Les course en talons-fesses
– Description : En courant en côte, essayez de ramener vos talons vers vos fesses à chaque foulée. Cela nécessite une flexion accrue des genoux et sollicite les quadriceps. – Conseils : Prenez un rythme modéré pour maintenir la forme.
Exercice de renforcement des quadriceps en courant N°7 : Les montées en cadence
– Description : Sur une portion de la côte, concentrez-vous sur une cadence de foulées rapide tout en gardant une amplitude de mouvement. Cela implique une action rapide des jambes et renforce les quadriceps. – Conseils : Utilisez les bras pour aider à maintenir une cadence rapide.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/01/@roastmedia_Scarpa-RIBELLE-RUN-KALIBRA-HT_13_Ribelle-Run-Kalibra-HT-_-Lime-Green-Deep-Lagoon.jpg8001200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2025-01-20 05:00:002025-01-27 16:02:487 exercices originaux pour renforcer vos quadriceps tout en courant
En remportant en août dernier pour la 10ème fois la course Sierre-Zinal au prix d’un finish étourdissant face à Philemon Kiriago, Kilian Jornet a prouvé à la planète trail qu’il était l’un des meilleurs descendeurs du monde. Et la descente, ce n’est pas qu’une question de force, mais aussi de pieds et de vision. Voici 5 exercices proposés par le “Patron” pour apprendre à mieux descendre en course
Les descentes selon Kilian Jornet
Précisons d’emblée les choses : quand Kilian Jornet parle d’exercices en descente, il parle de descentes techniques, lorsque la pente ou les obstacles sur le chemin nous obligent à ralentir et à bien choisir notre trajectoire. Ce sont selon lui les plus ludiques, car elles imposent de savoir « danser » avec les éléments. L’important n’est alors plus la force, mais la visualisation, la coordination et la position des pieds.
La règle générale dans ce type de descente technique est de chercher à voir le plus loin possible. Plus on anticipe, plus on peut aller vite. Mais pour cela, il faut être capable de mémoriser le terrain jusqu’à l’endroit où le regard va chercher. Ainsi, l’accent devra être mis sur l’alternance entre la visualisation de ce qui est près et de ce qui est loin, et ce de façon assez rapide.
Photo NNormal
Descente : quelle pose de pied pour quelle surface ?
Selon le type de terrain que vous foulerez, vous poserez vos pieds et appliquerez le poids de votre corps de différentes manières.
En général, sur des surfaces dures et glissantes (glace, roche mouillée, gros rochers…), on essaiera d’appliquer une force verticale (pousser vers le bas, pas vers l’avant ni vers l’arrière) pour ne pas glisser et de faire des petites foulées courtes en mettant le moins de poids possible.
À l’inverse, sur un terrain meuble et glissant (boue, neige, éboulis…), on peut utiliser la glissade pour avancer plus vite, et dans les pentes raides les foulées peuvent être un peu plus longues, avec une pression pouvant varier de faible à forte selon l’endroit où l’on pose le pied.
Sur terrain dur, on posera plutôt le médio-pied ou l’avant du pied, tandis que sur terrain mou (herbe, boue, gravier…) on privilégiera une pose de l’arrière-pied.
Enfin, sur terrain accidenté, il s’agira de courir en étant le plus léger possible, en appliquant une pression douce (en fléchissant les genoux au contact) mais courte et pour ne pas laisser le temps à la couche dure de se modifier ou de bouger.
Trouvez une pente raide et bien dégagée. Étudiez-la attentivement et cherchez à mémoriser les obstacles (rochers, virages, obstacles…). Réfléchissez ensuite aux endroits où vous voulez mettre les pieds, à la longueur de vos foulées et à la pression que vous souhaitez mettre sur le sol. Par exemple, une foulée courte jusqu’au premier rocher, un appui léger, puis un grand saut un peu à droite pour éviter cet autre rocher, puis un virage à gauche et des petites foulées rapides car c’est glissant, etc.
Faites la descente une première fois en regardant bien où vous mettez les pieds, pour vérifier votre hypothèse de trajectoire, puis remontez et refaites la descente sans regarder sous vos pieds. Plus vous répèterez, plus vous serez capable de descendre rapidement.
Répétez ensuite sans vous arrêter en haut de la descente pour réfléchir et regarder, mais en essayant de faire le processus d’analyse pendant votre course.
Photo DR
Exercice en descente 2 : Fermez les yeux
Lors d’une descente que vous avez au préalable étudiée, fermez les yeux le temps de trois ou quatre foulées en essayant de visualiser ce qu’il y a sous vos pieds dans votre mémoire.
Exercice en descente 3 : Dansez dans la pente
En descendant, faites quelques 360°, dont un les bras le long du corps, tapez les mains sur le dos, bougez le haut du corps en dansant ou encore les jambes en faisant quelques sauts « Heidi ». Cela permet de travailler la position du corps dans l’espace et le relâchement du haut du corps.
Exercice en descente 4 : Suivez quelqu’un
Courir dans la foulée d’un autre coureur est un bon exercice pour améliorer la rapidité des réflexes en course. Soyez le plus près possible du coureur qui vous précède, à quelques centimètres seulement de ses pieds, pour avoir très peu de temps pour réagir et couper toute possibilité de visualisation et d’anticipation.
Exercice en descente 5 : À la frontale
Un dernier exercice intéressant pour travailler le « près-loin-près-loin » est de s’entraîner en descente de nuit, à la frontale. Choisissez une pente pas trop raide mais comportant quelques obstacles – racines, rochers – et descendez-la le plus rapidement possible. Pour bien faire, vous serez obligé de diriger le faisceau de la frontale à la fois au loin pour voir où vous allez et devant vos pieds pour éclairer les obstacles immédiats.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/01/Kilian-Jornet-Zegama-2024-PHOTO-leo_rsl_GTWS_Zegama_26-05-07.jpg8001200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2025-01-17 18:57:062025-01-17 18:57:365 exercices de Kilian Jornet pour mieux descendre en course