Pour Kilian Jornet, un kilomètre vertical (KV) est synonyme de pure performance. Il ne s’agit pas de technique ou de stratégie, mais plutôt de la quantité de travail acharné que vous pouvez fournir et de la force que vous pouvez exprimer. Dans ce court film, suivez Kilian lorsqu’il va finir par réussir à établir un nouveau record personnel en 28 minutes, 48 secondes et 04 centièmes dans les paysages sublimes de Norvège. 4 minutes qui vous laisseront haletant !

Sortie : 2021
Durée : 4 minutes
Langue : anglais

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Les grandes aventures se cachent peut-être dans votre propre jardin. Sortez de chez vous, enfilez vos chaussures et commencez à courir, vous rentrerez chez vous quand vous serez fatigué. C’est la leçon magistrale donnée par Kilian Jornet qui nous entraîne dans un voyage merveilleux sur les sommets qui entourent sa maison norvégienne. Un grand classique inspirant avec le Patron plus nature que jamais.

Sortie : 2019
Durée 12 minutes
Langue : anglais

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Courue sous un beau soleil printanier, la 22ème édition du Ceven’Trail qui s’est déroulée les 1er et 2 mars entre les contreforts du Mont Aigoual et le cirque de Navacelles a consacré deux champions sur sa distance la plus longue, l’Ultra du Bout du Cirque et ses 101 kilomètres et 4500m D+. Retour sur un week-end de rêve dans les Cévennes.

Ceven’Trail : Jean Blancheteau et Charlotte Allain remportent l’Ultra du Bout du Cirque

Il faisait pas loin de 0° à 4 heures du matin sur la ligne de départ de l’Ultra du Bout du Cirque, dans le petit village du Vigan, dans le Gard, mais le ciel dégagé promettait une belle bambée. Jean Blancheteau, dernier vainqueur de l’Intégrale de l’Échappée Belle et 9ème de ce même Ultra du Bout du Cirque en 2023, faisait figure de favori et s’apprêtait à appliquer sa stratégie : partir doucement et remonter les concurrents 1 à 1.

Un plan suivi à la lettre qui lui a permis de prendre la tête à 20 kilomètres de l’arrivée et de s’imposer en 11h15. Il devance d’un peu plus de 4 minutes Simon Bossis et d’un peu plus de 5 minutes François Guyon, qui a mené pendant plus de la moitié de la course avant de céder sur la fin. A noter la belle 6ème place de l’infatigable Antoine Guillon, à une quarantaine de minutes du vainqueur du jour.

Antoine Guillon Photo Ceven'Trail
Antoine Guillon, tout sourire à l’arrivée avec une 6ème place. Photo Ceven’Trail

Chez les femmes, très belle performance de Charlotte Allain qui s’impose en signant le 8ème chrono de l’épreuve (sur 322 partants), en 12h18. Gagnante de l’Ultra Menestrail (104 km et 3500m D+) en décembre dernier, 8ème de la TDS et gagnante de la Trans Aubrac Ultra (107 km et 3450m D+) en 2024, Charlotte Allain a pris la tête de la course féminine vers le 40ème kilomètre et a ensuite fait cavalier seul. Elle devance à l’arrivée Florianne Gautier de plus de 30 minutes et la Roumaine Oana Mihalcea de près d’une heure.

Charlotte Allain Photo Ceven'Trail
Charlotte Allain tout en maîtrise, 1ère féminine et superbe 8ème au général. Photo Ceven’Trail

Ceven’Trail : les résultats des autres courses

Sur le Trail aux Étoiles (63 km), c’est Simon Carrière qui, en 6h00, remporte la course chez les hommes et Aline Coquard, 4ème de la dernière Diagonale des Fous, chez les femmes en 7h08. Martin Kao et Bastien Jannetta font 2 et 3 chez les hommes, tandis que le podium féminin est complété par Kiliane Grenier et Elodie Nicolas.

Le Marathon de la Toureille (42 km) a été dominé par les frères Dan et Tom Aragon, qui font 1 et 2 en 3h48 et 3h49 devant le Corse Louis Vanucci. Sur cette course très relevée, Manu Gault fait 4ème et Ugo Ferrari 6ème. Chez les femmes, la victoire revient à Léa Sellin, 16ème au scratch en 4h38, devant Marie-Charlotte Turco et Béatrice Vezinet.

Voir les résultats complets de toutes les courses ICI

Photo Ceven'Trail 5
Photo Ceven’Trail
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La puissance maximale aérobie (PMA) est un indicateur de la capacité d’un individu à produire un effort physique maximal en utilisant principalement le métabolisme aérobie, c’est-à-dire en utilisant l’oxygène pour générer de l’énergie. Elle représente la capacité maximale d’un coureur à maintenir un effort prolongé sans accumuler de fatigue excessive.

Quel est l’intérêt de développer la Puissance Maximale Aérobie ?

La Puissance Maximale Aérobie, ou PMA, est la puissance musculaire (exprimée en watts) que vous développez au moment où vous atteignez votre pic de consommation d’oxygène (VO2max). À cette intensité d’effort, votre système cardio-pulmonaire fonctionne au maximum de ses capacités, en apportant la plus grande quantité d’oxygène possible à vos muscles. On associe généralement à cet instant donné la notion de VMA (vitesse maximale aérobie). Il s’agit de la vitesse à laquelle vous courez lorsque vous atteignez votre pic de consommation d’oxygène.

Toutefois, deux coureurs ayant la même VMA, c’est-à-dire courant à la même vitesse au moment où ils atteignent leur pic de consommation d’oxygène, ne développent pas, à cet instant donné, la même puissance musculaire. Ce qui revient à dire que l’un des deux coureurs dépense plus d’énergie à cette vitesse que l’autre. Ou que l’un a une meilleure économie de course que l’autre. Ainsi, en améliorant votre PMA, vous optimisez le coût énergétique de votre course.

Sur quels critères joue l’amélioration de la Puissance Maximale Aérobie ?

Développer la PMA est particulièrement utile pour plusieurs raisons :

1. Endurance accrue : Avoir une PMA élevée vous permet de maintenir un effort soutenu sur des distances longues et permet de retarder l’apparition de la fatigue.

2. Efficacité énergétique : Une bonne puissance aérobie permet de mieux utiliser l’oxygène, ce qui réduit la fatigue. Vous pouvez ainsi gérer votre énergie plus efficacement, ce qui est particulièrement important lors des montées et des descentes.

3. Amélioration de la vitesse : En renforçant la PMA, vous pouvez augmenter votre vitesse de course.

4. Préparation à l’effort : Un parcours de trail implique souvent des efforts intermittents avec des variations d’intensité. Une PMA développée vous aide à mieux gérer ces variations et à récupérer plus rapidement entre les efforts intenses.

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Ludovic Pommeret, UTMB 2024. Photo Stéphane Demard

Mesure de Puissance Maximale Aérobie et entraînement

La notion de PMA est essentiellement privilégiée par les cyclistes lors de leurs entraînements, car à l’aide d’un capteur de puissance installé sur leur vélo, ils peuvent mesurer l’intensité de leur effort et savoir précisément quelle valeur ne pas dépasser ensuite lors de compétitions pour ne pas se mettre « dans le rouge ». En vélo, la notion de VMA n’est jamais utilisée, car avec le relief, les développements utilisés, le revêtement… la vitesse de déplacement devient dépendante de trop nombreuses variables.

En course à pied, il est au contraire impossible de mesurer la PMA, excepté en laboratoire et grâce désormais à quelques capteurs développés par les équipementiers, car il est très difficile de mesurer la puissance que vous développez lors de chaque foulée. La vitesse devient alors une valeur plus significative (avec la FCM) pour apprécier l’intensité d’un effort. Cependant, mettre en place des séances d’entraînement qui favorisent son développement s’avère en revanche totalement faisable. Ces séances de type PMA bénéficieront à votre puissance et seront un plus indéniable dans votre préparation, même s’il ne sera pas possible de savoir exactement le nombre de watts que cette préparation vous aura fait gagner.

Méthodes d’entraînement pour développer votre Puissance Maximale Aérobie

Développer la puissance maximale aérobie (PMA) nécessite un entraînement ciblé qui combine des efforts intenses avec des périodes de récupération appropriées. La progression doit être progressive et adaptée à votre niveau de forme physique. Cet entraînement pourra être programmé à distance des périodes de préparation spécifiques si vous visez des épreuves longues (trails longs et ultra-trails). En revanche, concernant des objectifs plus « mesurés » de type trails courts ou cross…, ce type de sollicitation pourra être intégré dans votre planification, juste avant la course objectif.

Séances de fractionné
– Fractionné court (30 secondes à 2 minutes) : Réalisez des intervalles à haute intensité, suivis de périodes de récupération active. Par exemple, sprint de 1 minute à 90-95% de votre effort maximal, suivi de 2 minutes de jogging léger. Répétez ce cycle plusieurs fois.
– Fractionné long (3 à 5 minutes) : Réalisez des intervalles plus longs à une intensité légèrement inférieure, suivis de temps de récupération égaux ou légèrement plus longs.

Entraînement en côte
Courir en montée augmente la demande aérobie et la force musculaire. Choisissez une côte et réalisez des répétitions en montée à un rythme soutenu, puis redescendez en marchant ou en trottinant pour récupérer.

Séances au seuil
Entraînez-vous à votre « seuil anaérobie », c’est-à-dire l’intensité maximale que vous pouvez maintenir sans accumuler de lactate. Cela correspond souvent à environ 80-90% de votre fréquence cardiaque maximale. Tenez cette intensité pendant 20 à 40 minutes.

Entraînement en continu à intensité modérée
Incluez des sorties longues à une intensité modérée (60-75% de votre fréquence cardiaque maximale) pour développer l’endurance générale. Cela aide à améliorer votre capacité aérobie de base.

Renforcement musculaire
Des exercices de renforcement musculaire ciblés (squats, fentes, exercices de gainage) peuvent améliorer la puissance musculaire et l’efficacité de la course, contribuant à une meilleure PMA.

Variabilité d’intensité
Intégrez des séances d’entraînement avec des variations d’intensité, comme des fartleks, où vous alternez entre des phases rapides et des phases plus lentes. Cela aide à simuler les changements d’effort que l’on rencontre en trail.

Récupération
Accordez une attention particulière à la récupération. Une bonne récupération entre les séances intenses est essentielle pour éviter le surentraînement et permettre à votre corps de s’adapter à l’entraînement.

Nutrition
Une alimentation équilibrée et adaptée (carburants avant et après les séances, hydratation adéquate) est cruciale pour soutenir vos efforts d’entraînement.

En intégrant ces méthodes dans votre plan d’entraînement, vous pourrez améliorer efficacement votre puissance maximale aérobie et, par conséquent, vos performances en trail.

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UTMB 2024. Photo Stéphane Demard

Plan d’entraînement sur 8 semaines pour développer votre Puissance Maximale Aérobie

Ce programme est conçu pour un coureur ayant déjà une base d’endurance. Adaptez les intensités et le volume en fonction de votre niveau de forme physique et de votre expérience. Commencez toujours par un échauffement de 10-15 minutes avant les séances intenses.

Semaine 1
– Lundi : Repos ou activité légère (marche, yoga)
– Mardi : Fractionné court : 6 x 1 min à 90-95% de l’effort maximal, 2 min de récupération entre chaque.
– Mercredi : Course de récupération : 45 min à une intensité modérée.
– Jeudi : Entraînement en côte : 5 x 2 min en montée, récupération en redescendant.
– Vendredi : Repos.
– Samedi : Sortie longue : 1h30 à une intensité modérée.
– Dimanche : Renforcement musculaire : 30-45 min (squats, fentes, gainage).

Semaine 2
– Lundi : Repos ou activité légère.
– Mardi : Fractionné long : 4 x 4 min à 85-90% de l’effort maximal, 3 min de récupération.
– Mercredi : Course de récupération : 45 min.
– Jeudi : Entraînement en côte : 6 x 1 min en montée, récupération en redescendant.
– Vendredi : Repos.
– Samedi : Sortie longue : 1h45 à une intensité modérée.
– Dimanche : Renforcement musculaire.

Semaine 3
– Lundi : Repos ou activité légère.
– Mardi : Fartlek : 5 min échauffement, 20 min de variations d’intensité (1 min rapide, 2 min lente), 5 min de retour au calme.
– Mercredi : Course de récupération : 45 min.
– Jeudi : Entraînement au seuil : 20 min à 80-85% de l’effort maximal.
– Vendredi : Repos.
– Samedi : Sortie longue : 2h à une intensité modérée.
– Dimanche : Renforcement musculaire.

Semaine 4
– Lundi : Repos ou activité légère.
– Mardi : Fractionné court : 8 x 1 min à 90-95%, 1 min de récupération.
– Mercredi : Course de récupération : 45 min.
– Jeudi : Entraînement en côte : 8 x 1 min en montée, récupération en redescendant.
– Vendredi : Repos.
– Samedi : Sortie longue : 2h à une intensité modérée.
– Dimanche : Renforcement musculaire.

Semaine 5
– Lundi : Repos ou activité légère.
– Mardi : Fractionné long : 5 x 3 min à 85-90%, 3 min de récupération.
– Mercredi : Course de récupération : 45 min.
– Jeudi : Entraînement au seuil : 25 min à 80-85%.
– Vendredi : Repos.
– Samedi : Sortie longue : 2h15 à une intensité modérée.
– Dimanche : Renforcement musculaire.

Semaine 6
– Lundi : Repos ou activité légère.
– Mardi : Fartlek : 5 min échauffement, 30 min de variations d’intensité (1 min rapide, 2 min lente), 5 min de retour au calme.
– Mercredi : Course de récupération : 45 min.
– Jeudi : Entraînement en côte : 10 x 1 min en montée, récupération en redescendant.
– Vendredi : Repos.
– Samedi : Sortie longue : 2h30 à une intensité modérée.
– Dimanche : Renforcement musculaire.

Semaine 7
– Lundi : Repos ou activité légère.
– Mardi : Fractionné court : 10 x 1 min à 90-95%, 1 min de récupération.
– Mercredi : Course de récupération : 45 min.
– Jeudi : Entraînement au seuil : 30 min à 80-85%.
– Vendredi : Repos.
– Samedi : Sortie longue : 2h45 à une intensité modérée.
– Dimanche : Renforcement musculaire.

Semaine 8 (Semaine de récupération)
– Lundi : Repos ou activité légère.
– Mardi : Fractionné léger : 4 x 2 min à 70-80%, 2 min de récupération.
– Mercredi : Course de récupération : 30 min.
– Jeudi : Entraînement en côte : 4 x 1 min en montée, récupération en redescendant.
– Vendredi : Repos.
– Samedi : Sortie longue : 1h30 à une intensité modérée.
– Dimanche : Renforcement musculaire léger ou repos.

Les obstacles à l’entraînement PMA

Développer sa Puissance Maximale Aérobie peut être un processus exigeant, et plusieurs difficultés peuvent survenir au cours de cette démarche, auxquelles vous devrez être attentif. Voici quelques-unes des principales:

1. Fatigue et récupération insuffisante :
L’entraînement visant à augmenter la PMA implique souvent des séances d’intensité élevée qui peuvent être éprouvantes. Les efforts intenses peuvent augmenter le risque de blessures, que ce soit par des surcharges musculaires, des déséquilibres corporels, ou des mouvements inappropriés. Une approche progressive et une attention à la technique sont essentielles pour minimiser ce risque. De plus, une récupération insuffisante entre ces séances peut mener à la fatigue accumulée, ce qui pourrait nuire aux performances et augmenter le risque de blessure.

2. Surentraînement :
En cherchant à pousser ses limites, certains coureurs peuvent tomber dans le piège du surentraînement. Cela peut entraîner des baisses de performance, une fatigue chronique, et même des problèmes de santé.

3. Gestion de l’intensité :
Trouver et maintenir le bon niveau d’intensité lors des séances d’entraînement est crucial. Trop d’intensité peut provoquer des blessures, tandis que pas assez peut ne pas suffire à stimuler une amélioration de la PMA.

4. Motivation et engagement :
Les séances d’entraînement à haute intensité peuvent être difficiles sur le plan mental. La motivation peut fluctuer, surtout lorsque les résultats ne sont pas immédiats. Cela peut rendre difficile le maintien d’une routine d’entraînement régulière.

5. Nutrition :
L’alimentation joue un rôle crucial dans le développement de la PMA. Un apport nutritionnel inadéquat peut affecter la performance. Par exemple, un déficit calorique trop important ou une mauvaise hydratation peuvent nuire à la récupération et à l’énergie disponible pour les entraînements.

6. Manque de connaissances :
Ne pas avoir une bonne compréhension des principes d’entraînement, des méthodes pour développer la PMA ou des techniques de récupération peut limiter les progrès. Il peut être utile de se former ou de travailler avec un entraîneur pour structurer l’entraînement de manière optimale.

7. Adaptabilité et patience :
Chaque individu répond différemment à l’entraînement. Il peut être difficile de trouver le bon équilibre d’entraînement qui convient à son corps et à ses capacités. Cela nécessite souvent des ajustements en cours de route. De plus, le développement de la PMA prend du temps. Les progrès ne sont pas toujours linéaires, et il est important de rester patient et de ne pas se décourager face à des périodes stagnantes.

Pour surmonter ces difficultés, il est important de mettre en place un plan d’entraînement bien structuré, d’écouter son corps, de se concentrer sur la récupération, et éventuellement de rechercher des conseils professionnels. Une approche équilibrée et réfléchie permettra de développer efficacement la PMA tout en minimisant les risques.

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Après avoir couru le HK100 en 2024, Alexandre Boucheix est revenu sur les lieux du crime pour la totale, c’est-à-dire l’enchaînement en 3 jours des 3 courses du HK100, The Third le jeudi, The Half le vendredi et The Legendary HK100 le samedi, avec une supportrice de choix : sa compagne Charlotte, de retour sur les sentiers où elle a débuté le trail. Un kilométrage cumulé de 192 km et 8800m D+ sur l’île de Hong Kong, entre jungle, plages de sable blanc et attaques de gangs de singes que Casquette Verte raconte dans ce film qui parle d’ultra-trail comme on ne l’a jamais fait.

Sortie : 2025
Durée : 36 minutes
Langue : français

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Avec une start list de rêve sur le format 45km et 2600m D+ de la Grande Baume, le Trail de la Sainte-Baume, du côté de Marseille, promettait une belle bagarre. Et ce fut à la fois grandiose… et humide.

Trail de la Sainte-Baume : le faux départ de Noël Giordano

Tout a commencé par un grand éclat de rire. Très concentré sur la ligne de départ, le Corse Noël Giordano, vainqueur en octobre du format Challenge de l’Atlas Quest au Maroc, est soudain parti tout seul, le regard rivé sur sa montre. La raison ? Alors de Kamel, le speaker emblématique des Trails de Provence, parlait au micro, Noël Giordano écoutait la bande-son musicale qui mettait l’ambiance et dans laquelle, à un moment donné, eut lieu un décompte de 9 à GO. Il n’en fallait pas plus pour qu’il détale…

Relevant la tête et s’apercevant après quelques mètres qu’il était seul en piste, le Corse revint vite se placer dans les rangs, à côté de son compère Lambert Santelli, recordman du GR20 et vainqueur de son côté du format ultra-trail de l’Atlas Quest en octobre dernier. Quelque peu chambré par ses adversaires et amis, Giordano garda le sourire pour s’élancer quelques secondes plus tard lorsque Kamel libéra enfin les coureurs.

Parmi eux, on notait également la présence de Sylvain Court, champion du monde de trail 2015, toujours très performant en début de saison, et qui s’était imposé l’an dernier début mars sur le format 75km (écourté à 57 en raison de la météo) du Trail du Ventoux. Et, prémonition, le jeune Enzo Rinaldi, dont Kamel, toujours très bien informé, annonçait qu’il fallait « se méfier de ce jeune qui monte, qui monte » !

SAINTE BAUME Photo Esprit Trail
Noël Giordano s’élance… un peu trop tôt ! Photo Esprit Trail

Trail de la Sainte-Baume : Enzo Rinaldi s’impose

Bravant le froid et la pluie fine qui a rendu le terrain très glissant, c’est finalement le jeune coureur provençal qui a dominé les élites en bouclant les 45km en 4h14, à 10,60km/h de moyenne ! Il a devancé Jonathan Moncany, déjà 2ème en 2017 et 3ème en 2020, de 7 minutes. Et c’est Noël Giordano qui est monté sur la 3ème marche du podium, à 8 minutes du vainqueur du jour. Au pied du podium, on retrouve le vainqueur de 2019 Lambert Santelli, suivi de Sylvain Court.

SAINTE BAUME Photo Stéphane Noël
Un ciel gris et pluvieux pour grimper vers le Pic de Bertagne, sommet du massif de la Sainte-Baume. Photo Stéphane Noël
SAINTE BAUME fin Photo Stéphane Noël
Au côté de l’organisateur, Noël Giordano, 3e, Sylvain Court, 5e et Jonathan Moncany, 2ème. Photo Stéphane Noël

Trail de la Sainte-Baume : Jennifer Hausmann tout en haut

Chez les femmes, la victoire revient à Jenny Hausmann. 2ème l’an dernier derrière Charlotte Klein, elle signe un chrono de 5h31 qui lui vaut la 22ème place au scratch. Manon Campano, gagnante l’an dernier du format 111km de la VVX etdu format 83km du Swiss Canyon Trail, monte sur la 2ème marche du podium, à 7 minutes de la gagnante du jour. Aurore Tual, gagnante en août dernier des 84km du Super Bélier, termine 3ème à 12 minutes !

Podium femmes SAINTE BAUME Photo Stéphane Noël
Le podium féminin de la Grande Baume. Photo Stéphane Noël
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44 participants et 320 kilomètres à parcourir en moins de 55 heures. Où ? Dans un tunnel noir et glacé, au fond de la campagne anglaise. Le tout privé de sommeil, à travers deux nuits blanches… Avec 90 % d’abandons, le Tunnel Ultra est considéré par de nombreux adeptes du trail comme la course la plus dure du monde. Un reportage dans l’obscurité, entre exploit sportif exceptionnel et phases d’hallucinations délirantes.

Sortie : mars 2024
Durée : 14 minutes
Langue : français

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En terminant 2ème de la Yukon Arctic Ultra seulement quelques heures après Mathieu Blanchard, Guillaume Grima est entré de plain pied dans la légende de cette course extrême de 600 km dans le Grand Nord canadien, où les températures peuvent atteindre -40 à -50°. De retour « sur terre » après ses 8 jours dans l’enfer du froid, le musher ubayen de 26 ans témoigne.

Comment se passe le retour à la civilisation ?

Guillaume Grima : Ça va ! Une grosse vague de messages et de sollicitations, ce qui est nouveau pour moi. Physiquement, je récupère doucement, je me repose et je mange.

Lire aussi : Mathieu Blanchard remporte la Yukon Arctic Race ICI

Vous étiez coupé du monde durant l’épreuve ?

Guillaume Grima : J’avais mon téléphone pour prendre des photos mais il était en mode avion, je n’avais aucun contact avec l’extérieur. J’envoyais seulement un message par jour à ma copine, via satellite, pour lui dire comment j’étais. C’était un choix d’être déconnecté. 

Vous conseilleriez la Yukon Arctic comme digital detox ?

Guillaume Grima : (Rires.) Ce n’est peut-être pas nécessaire de faire 600 km mais ça fait du bien, parce qu’on se retrouve avec soi-même ! 

GUILLAUME GRIMA Photo Alexander Davydov
Photo Alexander Davydov

Pourquoi y êtes-vous allé ?

Guillaume Grima : J’ai grandi dans les Alpes du Sud, à Barcelonnette. J’ai toujours vécu entre le ski et le froid. Je suis arrivé au Yukon il y a deux ans et demi pour découvrir le milieu des chiens de traîneau. C’est là que j’ai découvert ce genre de course. Comme je fais de l’ultra trail je me suis dit, ça a l’air cool ! J’avais fait les 150 km il y a deux ans. Depuis, je voulais faire la grande pour me challenger, avoir ce côté froid et survie, vivre une aventure en quasi-totale autonomie. 

Ressent-on la différence entre -20 et -40°C ?

Guillaume Grima : Oui ! Jusqu’à -20°C, ce sont les bonnes températures pour évoluer dans ce milieu car on a l’équipement pour lutter contre. Il ne fait pas assez chaud pour transpirer mais ce ne sont pas des températures extrêmes. À partir de -30°c, ça commence à faire froid, on réfléchit quand on enlève les gants, il faut faire les choses vite, installer le bivouac rapidement. En dessous de -40°C, même avec la doudoune d’expédition, on sent le froid. Il faut alors tout le temps être en mouvement, si on s’arrête plus de 20 minutes, ça peut devenir dangereux. 

Avez-vous conservé tous vos orteils ?

Guillaume Grima : J’ai tout ! On a un contrôle médical à tous les checkpoints, soit tous les 45 à 80 km. Ils nous regardent les doigts, les pieds, le nez, les oreilles, vérifient qu’on est encore lucide, si on arrive à refaire nos lacets, etc.

Cette course est-elle plus éprouvante physiquement ou mentalement ?

Guillaume Grima : Jusqu’au 150ème kilomètre, soit les deux premiers jours, c’est beaucoup physique. À partir de là, la fatigue nerveuse et musculaire s’installe et le mental entre en jeu parce qu’on est dans l’inconfort permanent. On est humain, on veut que ça s’arrête. Il faut alors se rappeler pourquoi on est là et ne pas gâcher l’opportunité qu’on s’est créée d’y être. Penser à des réconforts, la famille, les amis, au premier petit-déjeuner après la course avec des bonnes patates et du bacon ! (Rires.)

Vous êtes-vous fait quelques frayeurs  ?

Guillaume Grima : La nuit qui a suivi les aurores, ça a été la plus froide de toute la course. J’avais installé un thermomètre sur la luge et en longeant une rivière, c’est descendu à -48°C… Cette nuit-là, j’avais décidé de ne pas dormir pour atteindre le dernier checkpoint au petit matin, ça a été très éprouvant. J’avais toutes mes affaires sur moi mais je sentais qu’il ne fallait pas que je m’arrête. Avec la fatigue, mes yeux se fermaient et ma vision se troublait. J’ai eu la chance de trouver une cabane de trappeur ouverte. C’était un abri au sec qui m’a autorisé à fermer les yeux 20 minutes. En arrivant au checkpoint, je croise Mathieu Blanchard qui me précédait de quelques heures et on se prend dans les bras. On venait de vivre un enfer de froid. J’ai pleuré, c’était un moment intense.

Photo Rising.story
Photo Rising.story

Réalisez-vous la performance sportive que vous venez de faire ?

Guillaume Grima : Un peu… J’essaie de comparer ça à un UTMB et le temps qui me séparerait de Mathieu. Rapporté à la distance, je finis très peu de temps derrière et c’est une énorme surprise pour moi. J’y allais avant tout pour la finir. Je me suis lancé en solitaire dans cette aventure en essayant, sans succès, de trouver des sponsors et partenaires, en m’entraînant sans coach et avec ma pulka. Avec l’engouement et les sollicitations que je reçois, je réalise que c’est une performance !

SOURCE DL

GUILLAUME GRIMA 2 Photo Alexander Davydov
Photo Alexander Davydov
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Réputée comme étant l’une des courses les plus dures au monde, se disputant dans le Grand Nord Canadien par des températures pouvait atteindre -40 à -50°, la Yukon Arctic Ultra 2025 a rendu son verdict après un suspense terrible. Mathieu Blanchard s’est finalement imposé, au bout de l’effort, devançant de seulement 4 heures un autre Français, Guillaume Grima. Seuls 5 coureurs à pied sur 38 partants étaient encore en course au moment où les deux premiers hommes ont franchi la ligne d’arrivée.

Yukon Arctic Ultra : les conseils de Thierry Corbarieu, premier Français à avoir gagné cette course en 2019

Alors que le 2 février les 38 concurrents au départ du format long de la Yukon Arctic Ultra, soit 600 km, s’apprêtaient à partir, Thierry Corbarieu confiait : « Le physique est très important car le parcours est très vallonné et tu dois tirer ta pulka qui pèse 25kg entre 15 et 20 h par jour. Il faut aussi être prêt à peu dormir. Pour ma part, c’était 1 h 30 par jour. C’est une course glaciale où aucun détail ne doit être négligé au péril de sa vie. Elle est vraiment hors catégorie, Il faut un engagement total ou aller sur les formats plus courts. […] Le froid est la principale difficulté bien sûr, avec un départ à -34° et des nuits à-40° sous la tente. Le sommeil est le facteur prédominant avec la débauche d’énergie impressionnante. La distance est aussi très longue et les points de contrôles éloignés. Tu fois être capable de te gérer sans l’organisation. J’ai passé par moment 20h sur la fin sans voir personne, Il faut être prêt là aussi. »

Yukon Arctic Ultra : la frayeur de Mathieu Blanchard

Après s’être porté rapidement en tête, Mathieu Blanchard a connu une énorme frayeur lorsqu’il a dû s’arrêter longuement au CP5, après 293 km de course, après avoir lancé un appel à l’aide URGENT. La raison : il ne parvenait plus à respirer normalement. « C’est comme si je n’avais qu’1/4 de mes poumons disponible », a-t-il indiqué dans son appel à l’aide, espérant pouvoir s’entretenir avec un pneumologue pour faire le point et décider de la suite de son aventure. Après plusieurs heures de repos et avoir pu discuter avec le médecin local pour écarter quelques pistes, Mathieu Blanchard, rejoint par ses poursuivants immédiats, a fini par repartir. Il a rattrapé le Britannique Matt Weighman quelques heures plus tard et repris la tête, pour ne plus la quitter. Le Britannique a de son côté abandonné, victime du froid, les pieds en partie gelés, comme bon nombre de concurrents.

YUKON ARTIC RACE BLANCHARD
Photo DR

Yukon Arctic Ultra : des difficultés insoupçonnées

En cours de route, Mathieu Blanchard a pu communiquer avec son crew, qui postait en retour sur les réseaux sociaux des commentaires de l’athlète qui en disent long sur la difficulté de l’épreuve. Parmi eux, celui-ci, posté après qu’il est arrivé au CP de Shelton Lake, au KM 420 : « Je n’ai jamais rien fait d’aussi difficile dans ma vie. Tout est difficile dans ces conditions de froid extrême. La gestion de la nourriture, de l’eau, du sommeil, de la survie, du froid, des vêtements, de l’humidité dans les équipements. J’ai dormi en tout 13 heures depuis le début. Enfin, pas dormi, je me suis mis 13 heures dans mon sac de couchage, mais je ne dois jamais vraiment dormir dans le froid fait mal et la fatigue physique aussi. Ça fait une moyenne de 2h30 de sommeil par jour. Le parcours est nouveau, l’organisateur ne l’a pas repéré. C’est pas possible. C’est quasi impossible d’avancer dans ces méga pentes raides avec la pulka chargée. Et le pire sur ce dernier tronçon de 80 km, quasi personne n’était passé. La neige n’était pas bien tassée, j’avais l’impression de traîner une ancre de 3 tonnes derrière moi. »

Yukon Arctic Ultra : une épreuve extrême et le message de Mike Horn

« J’ai la peau du visage un peu brûlée, les muscles très endoloris mais c’est normal je crois », a commenté quelques heures plus tard Mathieu Blanchard lors d’un échange avec son crew, avant de faire poster sur son compte un message d’encouragement pour son poursuivant, Guillaume Grima. Ce dernier, ultra-traileur ayant déjà effectué l’UTMB mais inconnu du grand public, avait déclaré au début de l’aventure « J’y vais mais j’ai peur ». Il a prouvé qu’avec force entraînement et humilité, et un mental hors norme, l’humain est capable de se dépasser et de dépasser ses propres craintes.

C’est également de l’aventurier Mike Horn, dont Mathieu Blanchard ne se cache pas qu’il l’inspire, qu’est venu un message de soutien inattendu, lorsqu’il s’est adressé à Mathieu Blanchard en lui disant : « On ne lutte pas contre le froid. Il faut l’accepter, l’embrasser. » Un baiser au goût de glace…

Mathieu Blanchard
Photo DR

Yukon Arctic Ultra : une larme (gelée) et du respect

Jusqu’au bout, Guillaume Grima aura poussé Mathieu Blanchard dans ses retranchements, revenant sur lui pour finalement terminer second, 4 heures et 10 minutes plus tard.

A l’arrivée de la course, Mathieu Blanchard a posté sur les réseaux sociaux une photo de lui, une larme coulant sur sa joue avant de se transformer en glace, et ce message :

« Une larme. Elle contient tout.
La douleur, la joie, la folie, la survie, l’accomplissement, le combat, la souffrance, l’euphorie, la peur.
Je viens de finir cette Yukon Arctic Ultra.
7 jours 22 heures.
Ce n’est pas une victoire contre le froid ou la distance. C’est un retour à l’essentiel. À l’instinct. À ma nature sauvage.
»

Quelques heures plus tard, alors que Guillaume Grima venait d’en finir et que les deux hommes sont tombés dans les bras l’un de l’autre, Mathieu Blanchard postait un autre message, de respect celui-ci : « La compétition n’est pas faite pour écraser l’autre, mais pour s’élever grâce à lui. Guillaume, tu es une force mentale et physique incroyables. Tu m’as poussé plus loin que jamais, et c’est grâce à toi que j’ai découvert de nouvelles limites. Merci pour cette aventure. Bravo champion. »

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Yukon Arctic Ultra : des chiffres qui en disent long

Derrière l’exploit des 2 hommes, les chiffres en disent long sur la difficulté de l’épreuve. Pour Mathieu Blanchard, cela donne :

– Km parcourus : 608,7
– Dénivelé total : 6564m
– Distance parcourue par jour : 73,5km
– Temps cumulé en mouvement : 4 jours 11h 35mn
– Temps cumulé à l’arrêt (repos, soins du corps, gestion du froid…) : 3 jours 10h 39mn
– Vitesse moyenne en mouvement : 5,7km/h
– Vitesse moyenne globale : 3,1km/h

Guillaume Grima
Photo DR
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Rien de tel qu’un challenge pour motiver les troupes et « pimenter » le trail en Corrèze. Et celui de 2025 promet d’être très joueur pour les cuissots et les mollets, avec en plus des 3 rendez-vous de 2024 un nouveau venu en épreuve « Bonus » qui ouvrira la saison, le trail des Châtaigniers à Beynat le 9 mars. On vous déroule le menu complet.

Corrèze Destination Trails : comment participer au challenge 2025

Le Challenge 2025 comporte 4 épreuves qui vous feront arpenter les sentiers corréziens toute la saison : une épreuve « Bonus », le trail des Châtaigniers, le 9 mars, et les 3 épreuves principales de l’opération « Corrèze Destination Trails » 2025 que sont le Millevaches-Monédières Trail le 19 avril, le Trail Aquaterra le 12 juillet et le X trail Corrèze-Dordogne le 27 septembre.

Ce challenge est ouvert à tous les coureurs, hommes et femmes, licenciés FFA ou non. La participation au challenge est gratuite et n’implique pas d’inscription spécifique en amont.

Pour concourir, il faut participer impérativement aux 3 trails de l’opération « Corrèze Destination Trails » 2025 sur les distances les plus proches de 25 ou 50 km, soit :
Le Millevaches-Monédières Trail, sur le 25 km ou le 55 km
Le Trail Aquaterra, sur le 27 km ou le 47 km
Le X Trail Corrèze-Dordogne, sur le 26 km ou le 56 km

Corrèze Destination Trails : comment fonctionne le classement du challenge

Chaque épreuve offre, pour les hommes et les femmes, un nombre de points selon le principe suivant :
1er : 200 points,
2ème : 175 points
3ème : 150 points
4ème : 135 points
5ème : 120 points
6ème : 115 points
7ème : 110 points
8ème : 105 points
9ème : 100 points
10ème : 98 points
11ème : 96 points
puis de façon dégressive, au rythme de -2 point par place jusqu’à la 50ème place.
Au-delà de la 50ème place, les coureurs ne rentreront pas dans le classement du Challenge.

L’épreuve « Bonus » du Trail des Châtaigniers rapportera 50 points à tous les finishers des formats 25 et 40 km, quel que soit leur classement.

Seront récompensés les 3 meilleurs coureurs hommes et femmes au classement scratch, c’est-à-dire ceux qui auront participé à chacun des 3 trails de l’opération « Corrèze Destination Trails » 2025 et cumulé le maximum de points.

En cas d’égalité, le ou la vainqueur(e) sera celui ou celle qui aura parcouru le plus de kilomètres dans le cadre du Challenge. En cas de nouvelle égalité, un tirage au sort sera alors effectué.

Quant aux dotations, il est prévu de récompenser les gagnants en séjours insolites et en produits « Origine Corrèze ». De quoi donner envie d’allonger la foulée et de hausser le rythme !

Corrèze Destination Trails : Trail des Châtaigners , 9 mars 2025

Petit nouveau du challenge Corrèze Destination Trails 2025 présenté en épreuve bonus, ce trail épouse les contours très vallonnés du Sud corrézien, à 20 km de Brive. Les coureurs alterneront les passages techniques et exigeants dans les vallées avec des portions plus roulantes sur les crêtes, et prendront même de la hauteur au superbe site de Roche de Vic, à 636 m d’altitude ! Amateurs de singles sauvages et surprenants, ce joli coin de Corrèze est fait pour vous, entre ruisseaux, cascades, points de vue et bâti de caractère.

Au départ de Beynat
15 km et 470m D+
25 km et 730m D+
40 km et 1260m D+
(Seules les distances 25 et 40 km donnent des points pour le Challenge)

Informations complémentaires ICI

Inscriptions ICI

Trail des Châtaigniers
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Corrèze Destination Trails : Millevaches Monédières Trail le 19 avril

3 nouveaux parcours tracés au cœur du Parc Naturel Régional de Millevaches emmèneront les coureurs à travers forêts, tourbières et landes de bruyères autour de Bugeat. Depuis Alain Mimoun, illustre bugeacois d’adoption, la course à pied fait partie de l’ADN du territoire et permet de découvrir ces chemins « souples » qu’il aimait tant et où il a forgé sa victoire au marathon olympique de Melbourne en 1956. Pour les plus motivés, c’est l’occasion idéale pour préparer un ultra !

Au départ du Bugeat
Cross Country trail avec challenge entreprises : 13 km et 250 m D+
Trail des Mille Sources : 25 km et 900 m D+
Olympic Trail des Bruyères : 55 km et 2000 D+ (relais à 2 possible)
(Seules les distances 25 et 55 km donnent des points pour le Challenge)

Informations complémentaires ICI

Inscriptions ICI

Millevaches-Monedieres-Raidlight-Trail
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Corrèze Destination Trails : Trail Aquaterra le 12 juillet

Un barrage et un lac gigantesques, un château romantique au milieu des eaux, des orgues basaltiques démesurées et des panoramas à couper le souffle… Pour sa 14ème édition, l’Aquaterra, avec pour fil rouge la retenue du barrage de Bort les Orgues et la rivière Dordogne, va vous en mettre plein la vue ! L’acheminement jusqu’aux départs des 27 et 47 km se fait en vedettes panoramiques. A noter que les distances 8, 15 et 27 km peuvent également se faire en randonnée, et que simultanément se dérouleront 3 swimrun dans le cadre du championnat de France de la spécialité.

Au départ de Bourt-les-Orgues
La trace de l’Ecureuil : 8 km et 280 D+
Le Pier’Fit Tour : 15 km et 450 m D+
L’Artensiel : 27 km et 1000 m D+
Trail des Manants de Port Dieu : 47 km et 2000 m D+
Ultra Trail L’EDFi du Lac : 80 km (solo ou relais 2, 3, 4) et 3500 m D+
(Seules les distances 27 et 47 km donnent des points pour le Challenge)

Informations complémentaires ICI

Aquaterra
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Corrèze Destination Trails : X Trail Corrèze Dordogne le 27 septembre

Le Xtrail fleure bon l’histoire en arpentant la mystérieuse Xaintrie, cette « terra incognita » corrézienne. Pour fêter dignement ses 10 ans, avec des parcours revus et des nouveautés au programme, les coureurs prendront d’assaut les sites médiévaux des Tours de Merle et Carbonnières et connaîtront le vrai frisson de l’aventure au fil des gorges sauvages de la Maronne et de la Dordogne. Pas de route, peu de chemins, beaucoup de singles, du dénivelé à la mode « montagnes russes corréziennes » et un repas gastronomique et festif pour clôturer le tout : la bonne recette d’un trail inoubliable.

Au départ d’Argentat-sur-Dordogne
14 km et 410m D+
26 km et 950m D+
56 km et 2500m D+
85 km et 3500m D+
(Seules les distances 26 et 56 km donnent des points pour le Challenge)

Informations complémentaires ICI

x-trail-correze-dordogne
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Ils ont dit : les vainqueurs du challenge Corrèze Destinations Trails 2024 racontent

Clotilde Raclet, 41 ans, assistante sociale résidant sur la commune de Saint-Sauves d’Auvergne dans le Puy de Dôme, licenciée à l’athlétisme club Artense, gagnante du Challenge féminin :
« Je m’étais fixé comme objectif de participer au 3 trails pour me classer au challenge. J’ai découvert de magnifiques paysages et des organisations au top sur lesquelles j’ai pris beaucoup de plaisir à participer. »

Clotilde Raclet
Clotilde Raclet. Photo DR


Jérôme Astruc, 38 ans, technico-commercial habitant Ussel en Corrèze, membre du club l’Elan Ussel, gagnant du Challenge en 2022 et en 2024 :
« Cette année je voulais absolument jouer la victoire car je souhaite maintenant faire moins de trail et partir plus sur la route. Je les trouve bien organisés et d’un bon niveau. En Lozère, il y a un challenge sur des courses (route-trail ou urban trail) en semi-nocturne pendant l’hiver et je trouve que ça pourrait être une idée sympa à retenir chez nous. »

Jérôme Astruc
Jérôme Astruc. Photo DR

Pour tout savoir sur le trail en Corrèze, c’est ICI

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