Très belle performance collective des Français qui remportent la médaille d’argent par équipe sur le trail court (40km) des Championnats du Monde à Chiang Mai, en Thaïlande, derrière l’Italie. En individuel, le Norvégien Stian Angermund et la Roumaine Denisa Dragomir remportent l’or.
Championnats du Monde de Trail Court : Stian Angermund en or chez les hommes
Il avait coché cette course dans son agenda, il n’a pas manqué son rendez-vous. Le Norvégien Stian Angermund avait le feu aux baskets et a réussi la course parfaite, en tête de bout en bout. A mi-course, un petit groupe de 4 hommes se tenait dans un mouchoir de poche, entre le Britannique Jonathan Albon, Stian Angermund, l’Italien Francesco Puppi et l’Américain Max King. Mais Angermund a fait parler sa puissance dans la deuxième montée pour prendre une minute d’avance sur Puppi et plus de 3 minutes sur Albon et King. Il s’impose finalement en 3h 08mn 29s, avec plus de 3 minutes d’avance sur Francesco Puppi et près de 5 sur Jonathan Albon, en bronze.
Profil de la course de trail court.
Superbe médaille d’argent pour l’équipe de France !
Côté français, Thomas Cardin a assuré son rang mais n’a pu faire mieux que 6e, à 11 minutes de Jonathan Albon. Frédéric Tranchand, 12e, Julien Rancon, 13e, Thimotée Bommier, 15e et Kevin Vermeulen, 17e, signent une belle performance d’ensemble, puisque les 5 Français terminent dans le top 20. Grâce à ce résultat les Tricolores décrochent une superbe médaille d’argent par équipe, derrière l’Italie de Francesco Puppi et devant le Royaume-Uni de Jonathan Albon.
Le Top 10 Hommes
Championnats du Monde de Trail Court : Denisa Dragomir en or, Mathilde Sagnes 12e
Chez les femmes, c’est la Roumaine Denisa Dragomir qui décroche l’or, en s’imposant avec un chrono de 3h 49mn 23s. Toujours bien placée, c’est dans la deuxième partie de la course qu’elle a construit sa victoire, en prenant le meilleur sur ses adversaires. Elle devance la Tchèque Barbora Macurova de 2 minutes. La Suédoise Emilia Brangefält prend la médaille de bronze.
Déception pour le clan français, qui comptait en particulier sur Anaïs Sabrié, la mieux classée au classement ITRA. Hélas, cette dernière n’a jamais été dans le coup et n’a pu faire mieux que 31e, à plus de 35 minutes de la gagnante. La meilleure performance tricolore du jour est à mettre à l’actif de Mathilde Sagnes, qui termine à la 12e place à un peu plus d’un quart d’heure de la tête. Esther Eustache prend la 17e place, Louise Serban Penhoat la 28e et Candice Fertin la 37e.
LeTop 10 femmes.
L’Espagne en or, les Françaises 5e par équipe
Par équipe, c’est l’Espagne qui remporte la médaille d’or, avec les 4e, 5e et 10e places de Nuria Gil, Sheila Aviles et Julia Font Gomez. Elles devancent les Etats-Unis et les Britanniques. Les Françaises héritent de la 5e place, derrière l’Italie, 4e.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/11/Trail-Court-Stian-Angermund.png10542038Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-11-05 08:19:212022-11-05 08:19:33Championnats du Monde de Trail Court : l’argent pour les Bleus
Première des épreuves des Championnats du Monde de Course de Montagne et de Trail disputés à Chiang Mai, en Thaïlande, la montée classique a sacré les Kényans, qui remportent l’or et l’argent. Chez les femmes, victoire de l’Américaine Allie McLaughlin.
Résultat Montée Sèche : doublé kényan chez les hommes, Patrick Kipngeno en or
C’est sous un soleil de plomb et par une chaleur étouffante que s’est disputée la première épreuve des Mondiaux, la montée sèche, sur un parcours de 8,5km et 1014m D+. Grand favori de la course, le Kényan Patrick Kipngeno n’a pas fait mentir les pronostics. Malgré l’ « affaire » Mark Kangogo, confondu pour dopage lors de sa victoire à Sierre-Zinal au mois d’août, scandale qui a jeté la suspicion sur les performances des athlètes kenyans, Patrick Kipngeno, 3e à Sierre-Zinal (et officiellement second après la disqualification de Kangogo) est resté solide mentalement. Il remporte la médaille d’or en s’imposant en 46mn 51s. Il devance son compatriote Philemon Ombogo Kiriago, second en 48mn 24s. La médaille de bronze revient à l’Espagnol Alejandro Garcia Carrillo en 49mn 03s. Côté tricolore, il n’y avait rien à attendre puisqu’aucun Français n’était présent dans cette catégorie.
Montée sèche : le podium Hommes.
Grâce à un beau tir groupé de Cesare Maestri, Xavier Chevrier et Andrea Rostan aux 7, 8 et 17e places, les Italiens remportent l’or par équipe. Le classement par équipe est basé sur les résultats des 3 premiers coureurs. Les Kényans, qui n’avaient que 2 coureurs inscrits, ne pouvaient donc prétendre à l’or par équipe, malgré leurs 2 premières places sur le podium individuel. Les Suisses remportent l’argent et les Espagnols le bronze.
Montée sèche: le Top 10 Hommes.
Résultat Montée Sèche : Allie McLaughlin en or chez les femmes
Chez les femmes, c’est l’Américaine Allie McLaughlin, brillante la semaine dernière lors des finales des Golden Trail World Series à Madère (elle a remporté 2 des 5 courses) qui s’impose en 55mn 15s. Elle devance l’inattendue Autrichienne Andrea Mayr d’un peu moins de 30 secondes. La Suissesse Maude Mathys, favorite de l’épreuve, prend la médaille de bronze en tout juste 56mn.
Côté français, Christel Dewalle, qui avait décroché le bronze aux Championnats d’Europe de montée sèche en juillet dernier, termine à la 8e place. Adeline Martin prend la 15e place, en 1h 01mn 17s. La troisième Tricolore, Clémentine Geoffray, termine 22e.
Montée sèche : le podium femmes.
La performance d’ensemble des Françaises ne leur permet hélas pas d’accrocher le podium, elles terminent à la 4e place, au pied de la boîte. La médaille d’or revient aux Américaines, avec Allie McLaughlin, Lauren Gregory et Rachel Tomajczyk. Les Britanniques prennent l’argent, et les Suisses le bronze.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/11/Montée-sèche-Kipngeno.png11702532Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-11-04 08:22:422022-11-04 08:22:54Résultat Montée Sèche Championnats du Monde de Course de Montagne 2022 : Patrick Kipngeno et Allie McLaughlin médaillés d’or
C’est officiel ! Après 6 étapes réparties sur l’année et une série de 5 courses lors des finales à Madère, le Suisse Rémi Bonnet chez les hommes, et la Néerlandaise Nienke Brinkman chez les femmes, remportent la Golden Trail World Series 2022, circuit de référence mondial. 2 Français et 3 Françaises terminent dans leur Top 10 respectif.
Finale des GTWS, 5e étape : Rémi Bonnet encore et toujours
Il n’y aura guère eu de suspense lors de la 5e et dernière course des finales des GTWS, à Madère. Longue de 30,5km pour 1555m D+, elle a vu, comme lors des 3 précédentes étapes de course en ligne, le Suisse Rémi Bonnet partir en tête et ne jamais être rejoint par ses concurrents. Il termine son séjour à Madère par un impressionnant 4 sur 5, seule l’épreuve contre-la-montre lui ayant échappé au profit du Marocain Elhousine Elazzaoui.
Rémi Bonnet n’aura laissé que des miettes à ses concurrents lors des 5 étapes de ces finales. Photo GTWS
Si sur cette dernière course les enjeux n’étaient pas pour la première place du classement général, déjà attribuée depuis longtemps au Suisse, tout restait possible pour les 2e et 3e places du podium. Thibaut Baronian, 2e à l’issue des 4 premières courses des finales, pouvait encore rêver de médaille d’argent s’il parvenait à rester dans le sillage immédiat d’Elhousine Elazzaoui, en très grande forme. Hélas pour lui, alors que Elazzaoui faisait une course remarquable et terminait second, à 5 minutes de Rémi Bonnet, Baronian ne parvenait pas à faire mieux que 5e derrière Petro Mamu et le Japonais Ruy Ueda et laissait s’échapper la deuxième place du classement général au profit du Marocain pour 6 petits points. Avec 5 Top 5 en 5 courses lors de ces finales, le Français réalise néanmoins une superbe performance.
Très régulier lors de ces finales, Anthony Felber, 9e de la dernière course, se hisse également dans le Top 10 mondial, à la 9e place.
Top 10 général final hommes des GTWS 2022.
Finale des GTWS, 5e étape : Allie McLaughlin devant, Nienke Brinkman sacrée
A l’instar de la course masculine, la 5e et dernière course de ces finales n’offrait aucun suspense pour la 1ère place du classement général, promise depuis longtemps à la Néerlandaise Nienke Brinkman. Mais comme chez les hommes, la bataille faisait rage pour les 2 autres places du podium entre l’Américaine Sophia Laukli et l’Espagnole Sara Alonso. C’est finalement l’Américaine qui, au terme d’une course maîtrisée où elle termine 5e devant Alonso, assure sa 2ème place au général, en conservant 17 points d’avance sur l’Espagnole. Elise Poncet, 9e de cette 5e étape, assure quant à elle sa 4e place au général. A noter, lors de cette dernière course, le remarquable podium de Julie Roux, 3e derrière Allie McLaughlin et l’inévitable Nienke Brinkman.
Allie McLaughlin remporte la 5e étape. Photo GTWS
Avec Elise Poncet, 2 autres Françaises figurent dans le Top 10 du classement général : Julie Roux, 7e, et Theres Lebœuf, 10e.
Top 5 final du classement femmes des GTWS 2022.Nienke Brinkman tout sourire : elle remporte les GTWS 2022. Photo GTWS
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/10/GTWS-rémi-bonnet-vainqueur-Photo-GTWS.png11081974Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-10-31 08:16:222022-10-31 08:16:33Rémi Bonnet et Nienke Brinkman remportent les Golden Trail World Series 2022
Le suspense est total sur les finales des GTWS 2022 qui se déroulent à Madère. Si après 4 étapes, le Suisse Rémi Bonnet et la Néerlandaise Nienke Brinkman sont assurés du titre, ça se bagarre pour le podium. Chez les hommes, Thibaut Baronian, second, n’a plus que quelques points d’avance sur le Marocain Elhousine Elazzaoui et le Japonais Ruy Ueada. Il pourrait être écarté du podium en cas de contreperformance dans la 5e et dernière étape, ce dimanche 30 octobre. Chez les femmes, même suspense entre l’Américaine Sophia Laukli, actuelle seconde, et l’Espagnole Sara Alonso, qui la talonne. Verdict des Golden Trail World Series 2022 le 30 octobre...
GTWS 2022, étape 3 : un contre-la-montre qui change tout
Profil de l’étape 3.
Si, après 2 étapes, le classement général de ces GTWS à Madère semblait se dessiner, la 3e étape, un original contre-la-montre individuel, a bousculé les certitudes. Le principe : les coureurs s’élancent 2 par 2 sur un parcours court mais exigeant de 6,6 kilomètres et 350m D+ pour rallier le plus vite possible la ligne d’arrivée. Et à ce petit jeu, c’est le Marocain Elhousine Elazzaoui qui a été le plus rapide. Blessé à la cuisse la veille lors de la 2ème étape, il était complètement remis et a réussi un chrono épatant de 24mn 54s, reléguant le grandissime favori Rémi Bonnet à 37s. Adversaire direct de Thibaut Baronian pour le podium, le Marocain reprend donc 20 points sur le Français, seulement 5e de l’étape à 1mn 43 du vainqueur. Baronian ne compte alors plus que 30 points d’avance sur Elazzaoui, tandis que Ruy Ueda est à 38 points.
Elhousine Elazzaoui, vainqueur du contre-la-montre de l’étape 3. Photo GTWS
Chez les féminines en revanche, pas de suspense. Archi-dominatrice depuis le début de l’année, ayant gagné toutes les épreuves auxquelles elle a participé à l’exception de la première étape des finales, la Néerlandaise Nienke Brinkman a fait parler sa vitesse. Bouclant le parcours en un peu plus de 30 minutes, elle devance les Américaines Allie McLaughlin et Sophia Laukli de près d’une minute, tandis que l’Espagnole Sara Alonso prend la 4e place.
Côté Français, Julie Roux finit 9e. Au classement général, Nienke Brinkman caracole en tête et ne peut plus être rattrapée, mais Sara Alonso, 2e, voit Sophia Laukli se rapprocher dangereusement, à 15 points seulement. Elise Poncet se retrouve 5e, Julie Roux 7e et Theres Lebœuf entre dans le Top 10.
Il reste alors 2 étapes, dont la 4e, la plus exigeante des finales, à courir.
GTWS 2022, étape 4 : Thibaut Baronian s’accroche
Le profil de la 4e étape.
Les données étaient simples pour cette 4ème étape des finales à Madère, la plus exigeante des 5 : se battre pour conserver sa 2ème place pour Thibaut Baronian, et se battre pour grapiller des places pour ElhousineElazzaoui et Ruy Ueda, déterminés à piquer la place du Français. Les 26,2 kilomètres et 1940m D+ du parcours, avec une première montée redoutable, allaient offrir un spectacle grandiose. Pas de suspense pour la première place, Rémi Bonnet, comme à son habitude, allait faire le show et prendre très rapidement le large. Il s’imposera au final en 2h 22mn 27s, avec près de 8 minutes d’avance sur le second. Mais quel second ?
Après une lutte grandiose, où les hommes ont tour à tour pris le meilleur les uns sur les autres, c’est finalement le Marocain Elhousine Elazzaoui qui a pris la deuxième place, à 7mn 46s de Bonnet. Troisième, le Japonais Ruy Ueda termine à 8mn 43s, et devance d’une minute Thibaut Baronian.
Au classement général, cela se resserre encore un peu plus en tête, avec un Thibaut Baronian qui ne compte maintenant plus que 14 points d’avance sur Elhousine Elazzaoui. Si le Français parvient à rester dans le sillage du Marocain sur la dernière étape, il s’assurera la seconde place. Mais en cas de défaillance, il pourrait glisser sur la 3e marche du podium. De son côté, Anthony Felber gagne une position et se hisse à la 9e place du général.
Le classement général masculin à l’issue de la 4e étape.
GTWS 2022, étape 4 : Sara Alonso piégée
Chez les féminines, Nienke Brinkman n’a pas laissé passer l’occasion de remporter cette nouvelle course. Elle s’impose avec 4 minutes d’avance sur Sophia Laukli et 6 minutes sur une remarquable Elise Poncet. Grande perdante du jour, Sara Alonso fait la mauvaise opération. Avec une 8e place, loin derrière l’Américaine, elle ne marque pas suffisamment de points et laisse Sophia Laukli lui passer devant au général. Mais les 14 points qui les séparent désormais (le même écart qu’entre Thibaut Baronian et Elhousine Elazzaoui !) ne sont pas rédhibitoires. En cas de performance lors de la dernière étape, l’Espagnole pourrait retrouver la deuxième marche du podium. Elise Poncet reprend seule la 4e place du général, Julie Roux est toujours 7e et Theres Lebœuf est désormais 9e.
Le classement général féminin à l’issue de la 4e étape.
Si Rémi Bonnet et Nienke Brinkman sont déjà sacrés champions 2022, la 5e et dernière étape, longue de 29,2 kilomètres et 1613m de D+, sera donc décisive pour les 2 classements, masculins et féminins.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/10/GTWS-Nienke-Brinkman.png12902324Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-10-30 08:47:402022-10-31 16:17:42Finales des GTWS 2022 : Bonnet et Brinkman sacrés, suspense total pour Baronian
Le 4 décembre aura lieu l’Hivernale des Templiers, traditionnellement considérée comme la dernière grande et belle course de fin d’année. Une atmosphère d’ailleurs à départ de Roquefort, rude comme les Grands Causses, mystérieuse comme les cités Templières, au cœur du Larzac Sud, vaste plateau calcaire entaillé par de profondes vallées. Pour vous mettre l’eau à la bouche (et le feu aux jambes), découvrez les sublimes photos de Greg Alric prises lors de l’édition 2021. MAGIQUE !
Hivernale des Templiers : un terrain de jeu envoûtant
C’est un terrain de jeu unique que propose cette Hivernale des Templiers, dans des décors qui semblent tirés de films d’antan. Tout y semble immobile, figé par le temps, et tellement pitoresque. Petits villages, fermes typiques des grands Causses à l’architecture admirable, chaos rocheux, cités templières telles que celles de La Couvertoirade, Le Viala du Pas de Jaux, cirques rocheux tels que ceux de Tournemire et de St Paul des Fonds, les cartes postales s’enchaînent au fil des kilomètres, sans jamais lasser le regard. Clou du spectacle, le fameux Combalou, petit massif et ses grandes falaises ocres dominant Roquefort. Un voyage hors du temps.
Hivernale des Templiers : 6 distances au choix
L’Astragale Trail, 66km et 2300m D+. Le Marathon de L’Orchis, 35km et 1580m D+. L’Adonis Trail, 25,6km et 1130m D+. Le Rock’Shot Trail, 16,2km et 810m D+ La Carline Trail, 12,6km et 610m D+ Les Illuminés de Roquefort Société, 6,5km et 163m D+
Hivernale des Templiers 2021 : le portfolio de Greg Alric
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/10/Hivernale-des-Templiers-Photo-Greg-Alric-OPEN-1.png10882024Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-10-29 11:54:152022-10-29 11:54:26Hivernale des Templiers : la dernière grande course de l’année
Entre la Vallée du Scorff, dans le Morbihan, avec ses forêts, ses loutres, saumons et truites, et les volcans et cirques vertigineux de l’île de La Réunion, il y a un monde d’écart. Sauf pour Jonathan Parisé, leader de l’Ouest Trail Tour. En s’imposant sur l’épreuve reine de la 21ème édition du Trail de la Vallée du Scorff, 6e et avant-dernière étape du challenge, il remporte également son dossard pour le Grand Raid de La Réunion 2023. Quant aux 900 participants des différentes courses, ils ont tous apprécié ce week-end de partage de l’esprit du trail.
Trail de la Vallée du Scorff : un parcours hyper technique
Un dossard pour La Réunion, c’est autrement plus motivant qu’une médaille en bois d’arbre authentique, fut-elle gravée avec passion par un artisan local. Autant dire que sur la ligne de départ du 51km et 1400m D+ du TVS, Jonathan Parisé, originaire des Côtes D’Armor et chef de file du trail breton, rêvait de victoire. Et d’un petit rhum arrangé made in Saint-Denis. Il lui « suffisait » en effet de s’imposer à Cléguer pour remporter le Challenge Ouest Trail Tour (OTT), après ses succès aux trails de l’Aber Wrac’h, du Bout du Monde et de Brocéliande.
Cerise sur le gâteau, Parisé connaissait bien le parcours, sur lequel il s’alignait pour la 3e fois. Et qui lui avait déjà sourit. En effet, il s’était imposé en 2015 dans la version 43km, et avait pris une seconde place en 2017 sur une version 45km. « C’est un parcours pas forcément long, mais hyper technique, avec des petits chemins, des sous-bois, des mono-traces. Vraiment un beau trail, très sympa, que j’affectionne particulièrement », avait-il précisé lors de sa seconde participation.
Départ du TVS. Photo Erwan Le Bouhellec
Trail de la Vallée du Scorff : Jonathan Parisé en patron
Auteur d’un départ canon alors qu’il faisait encore nuit, Jonathan Parisé n’a laissé le soin à personne de mener la course. Imposant son rythme de bout en bout, il a mené 2 à 3 minutes devant un petit groupe de poursuivants avant de finir par les faire craquer à partir du 30eme kilomètre, dans les parties plus techniques et les successions de montées et descentes le long du Scorff. Il s’impose dans un temps de 4h 03mn 14s, un chrono d’autant plus remarquable que les chemins avaient été rendus glissants par les pluies. Le podium est complété par Alban Chorin, qui termine à plus de 7 minutes, et Julien Cougnaud, à 10 minutes du vainqueur du jour. Le local de l’étape, Maël Nivinou, prend quant à lui une très belle 7ème place au vu du plateau proposé.
« C’est ma troisième participation à Cléguer et ma seconde victoire. Je suis content de ma performance, réalisée sur un parcours très technique. Mon gros objectif est La Diagonale des Fous l’année prochaine. Je cours et je m’entraîne pour cela. J’ai déjà participé à cette épreuve et j’espère améliorer mon temps », a déclaré Jonathan Parisé à l’arrivée.
Jonathan Parisé en route vers la victoire. Photo Fred Christien
Trail de la Vallée du Scorff : Maud Quéré s’impose chez les féminines
Chez les féminines, victoire de Maud Quéré, originaire de Saint-Nicolas du Pélèm, qui s’est déjà illustrée sur ce genre de course. Elle a en effet cumulé cette année les bons résultats sur les trails du Challenge Ouest Trail Tour, terminant 5ème du Trail de l’Aber Wrac’h et du Guerlédan, et 3ème du Trail du Bout du Monde. Elle s’impose en 5h 04mn 10s, prenant au passage la 22ème place au scratch. Maud Quéré devance Charline Lemaire d’un peu plus de 8 minutes. La 3ème place revient à Emilie Laboyrie, qui termine à 22 minutes de la gagnante.
Trail de la Vallée du Scorff : les résultats des 5 courses
La journée du samedi était consacrée au Noz-Trail, des trails nocturnes proposés sur 2 parcours. La journée du dimanche était quant à elle consacrée aux trois trails de différentes distances, dont l’épreuve phare de 51km pour 1400m D+. Voici les podiums des différentes courses.
Noz Trail – 7,5 km
Classement général Gautier Le Calvé en 34’38’’ Kilian Le Guern en 35’02’’ Raphael Busson
Classement féminin Isabelle Méheust en 43’39’’ Juliette Mélin en 46’30’’ Romane Courtin en 48’05’’
2022 signait le retour des Noz-Trails, les fameux trails noctures. Photo Erwan Le Bouhellec
Noz Trail – 11 km
Classement général Ronan Callet en 49’55’’ Laurent Bernard en 51’32’’ Alexandre Caugant en 51’45’’
Classement féminin Victoire Alzon en 1 h 01’12’’ Jade Violleau en 1 h 04’46’’ Lucie Laplanche en 1 h 06’58’’
TVS – 11 km
Classement général Benoît Le Flao en 51’14’’ Laurent Bernard en 51’46’’ Pascal Rioual en 52’09’’
Classement féminin Chloé Bacon en 59’04’’ Marina Botland en 1 h 04’03’’ Lei-Loo Balondrade en 1 h 04’07’’
On voit de tout sur le Trail de la Vallée du Scorff, même des fées… Photo Erwan Le Bouhellec
TVS – 24 km
Classement général Rémi Le Brech en 1 h 55’02’’ Ronan Callet en 1 h 55’54’’ Valentin Piques en 1 h 59’11’’
Classement féminin Ghislaine Lerévérend-Duvollet en 2 h 32’56’’ Pauline Caudan en 2 h 38’09’’ Aurélie Kervran en 2 h 46’51’’
TVS – 51 km
Classement général Jonathan Parisé en 4 h 03’14’’ Alban Chorin en 4 h 10’46’’ Julien Cougnaud en 4 h 13’35’’
Classement féminin Maud Quéré en 5 h 04’10’’ Charline Lemaire en 5 h 12’34’’ Emilie Laboyrie en 5 h 26’20’’
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/10/Trail-de-la-Vallee-du-Scorff-Jonathan-Parisé-Photo-Fred-Christien.png11982284Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-10-28 15:17:002022-10-27 19:36:51Trail de la Vallée du Scorff : Jonathan Parisé gagne son dossard pour la Diagonale des Fous 2023
Débutées le 26 octobre, les étapes finales des Golden trail World Series 2022 s’enchaînent jour après jour sur l’île de Madère, à raison d’une course par jour. Si, chez les hommes, Rémi Bonnet se rapproche du titre, Thibaut Baronian continue sa remontada et est 2e après 2 étapes. Chez les femmes, la Néerlandaise Nienke Brinckman assure, tandis qu’Élise Poncet carbure…
Finale des Golden Trail World Series : 1ère étape pour Bonnet et Allie McLaughlin
Le profil de la 1ère étape.
La première étape, d’une distance de 24,5km pour 1540m D+, consistait en une montée sèche de 6km, suivie d’une section en plateau légèrement descendant de 11km, puis une descente pour revenir au point de départ. Sur ce terrain particulièrement propice aux grimpeurs purs, le Suisse Rémi Bonnet n’a pas laissé passer sa chance de briller. Il a ainsi montré qu’il était toujours dans une forme aussi éclatante qu’aux États-Unis, où il avait enchaîné 2 victoires prestigieuses. Le Marocain Elhousine Elazzaoui, qui avait brillé sur les GTWS en début de saison et s’était abstenu de campagne américaine, a pris la seconde place, devançant l’Érythréen Petro Mamu. Thibaut Baronian, avec qui Bonnet s’est entraîné la semaine précédant la compétition, s’offre une belle 4e place, devant l’Espagnol Manuel Merillas.
Rémi Bonnet devant, une habitude en 2022… Photo GTWS
Chez les féminines, petite surprise. Alors que tout le monde attendait la Néerlandaise Nienke Brinckman, c’est l’Américaine Allie McLaughlin qui décroche la victoire. Elle devance la Néerlandaise, tandis qu’Élise Poncet prend une superbe 3e place. Le Top 5 est complété par l’Américaine Sophia Laukli et l’Éthiopienne Philaries Kisang.
Allie McLaughlin s’impose sur la 1ère étape des finales. Photo GTWS
Finale des Golden Trail World Series : 2ème étape pour Bonnet et Brinckman
Le profil de la 2ème étape.
On prend les mêmes et on recommence ! La deuxième étape des GTWS, courue le 27 octobre, proposait un parcours de 26,6km et 1425m D+, avec un profil sur lequel se découpaient 3 montées conséquentes. Enchaînant avec sa victoire de la veille, le Suisse Rémi Bonnet a une fois de plus mis tout le monde d’accord, en se détachant dès le 8e kilomètre, pris en chasse par le Marocain Elhousine Elazzaoui. Hélas pour ce dernier, il a dû stopper au 24e kilomètre, victime d’un problème à la cuisse, et a cédé sa place à l’Autrichien Thomas Roach.
Rémi Bonnet s’impose en 2h 08mn 12s, devançant l’Autrichien de plus de 9 minutes. Thibaut Baronian, un temps 3ème, se fait souffler le podium par le Polonais Bart Przedwojewski pour une trentaine de secondes. Le Top 5 est complété par l’Autrichien Manuel Innerhofer. A noter la belle 6e place d’Adrien Michaud, à 16 minutes du vainqueur du jour.
Le Top 5 masculin de la 2ème étape. Photo GTWS
Chez les féminines, Nienke Brinckman a eu vite fait de remettre les pendules à l’heure. En tête du début à la fin, elle s’est imposée en 2h 39mn 55s, avec 3mn 45s d’avance sur Bailey Kowalczyk et une doublette française constituée de Julie Roux et Elise Poncet, respectivement 3ème et 4ème à 4mn 49s et 6mn 06s de la gagnante. L’Éthiopienne Philaries Kisang prend de nouveau la 5ème place.
Nienke Brinckman remporte la seconde étape et consolide sa place de leader du classement féminin. Photo GTWS
Classements provisoires : Rémi Bonnet et Nienke Brinckman intouchables
Le classement provisoire prend en compte les points acquis depuis le début de la saison, auxquels viennent s’ajouter les points acquis lors des différentes étapes de la finale. Sur ces étapes, les points distribués vont de 100 points pour le gagnant du jour jusqu’à 2 points pour le 30e du jour.
Grâce à ses résultats sur les 2 premières étapes, Thibaut Baronian s’empare de la 2ème place du classement masculin, derrière l’intouchable Rémi Bonnet, qui se dirige tout droit vers le titre. Le Japonais Ruy Ueda suit à la troisième place. Anthony Felber est toujours 10e.
Côté féminin, Nienke Brinkman caracole en tête devant Sara Alonso et Sophia Laukli.Elise Poncet consolide sa 4ème place, tandis que Julie Roux pointe désormais à la 7ème place et Theres Lebœuf à la 10e. Blandine L’Hirondel, absente pour cause de Mondiaux de Trail en Thaïlande, disparaît du Top 10.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/10/GTWS-thibaut-baronian-Photo-GTWS.png12202308Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-10-27 19:35:022022-10-31 16:17:30Finale des Golden Trail World Series : Thibaut Baronian second après 2 étapes !
A 49 ans, Sylvain Kinnen est un passionné de course à pied qui n’a pas peur d’avaler des kilomètres. Avec 40 marathons à son compteur, il est aussi à l’aise sur route que sur sentiers. A son actif, 10 Marathons des Sables, un UTMB, une Diagonale des Fous, un UT4M et quelques autres monuments de l’ultra-trail. Il a déjà couru 4 fois l’Ultra-Trail d’Angkor, entre 2016 et la première édition et 2020 pour sa dernière participation. Autant dire qu’il sait de quoi il parle…
1 – Ultra-Trail d’Angkor : un voyage, des vacances, une course
« C’est en 2015 que j’ai vu passer les premières publicités pour l’Ultra-Trail d’Angkor. Déjà, un nouvel ultra était une info qui m’intéressait. Mais avec les temples cambodgiens du site archéologique d’Angkor, classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité en plus, j’ai tout de suite été intéressé. Ce qui nous a séduits, ma compagne et moi, c’était surtout la possibilité de combiner des vacances avec la visite des temples et, pour moi, la participation à l’ultra. La première fois, nous avons donc combiné des vacances en Thaïlande et la course au Cambodge, la seconde fois nous sommes allés à Hong Kong, la troisième à Singapour et la quatrième au Vietnam. C’est quand même plus sympa que de faire un aller-retour juste pour la course avec 2 jours avant et 2 jours après. »
Photo Régis Binard – SDPO
2 – Ultra-Trail d’Angkor : une organisation au top
« La première fois, je me suis renseigné sur l’organisateur, Jean-Claude Le Cornec. J’avais déjà reçu des propositions pour une autre course qu’il organisait, les Foulées de la Soie, à laquelle je n’ai pas participé, mais du coup il y avait des avis sur lui et l’organisation sur Internet, son Facebook était plutôt bien fait et il était plutôt bien noté. Ça avait l’air à la fois familial et sérieux. Et effectivement, quand nous sommes arrivés sur place, nous avons pu apprécier cette organisation. C’était vraiment bien, avec beaucoup de gentillesse, de l’attention, tout ce qu’il faut. Et un côté très familial aussi, puisque nous étions au début un tout petit groupe. Il y avait à peine une trentaine de partants sur le 128 kilomètres ! »
Sylvain Kinnen lors de sa 4e participation, en 2020, sur l’UTA 128 kilomètres. Depuis, à l’écoute des coureurs, l’organisation a raccourci l’UTA à 100 kilomètres. Photo DR
3 – Ultra-Trail d’Angkor : la magie des temples
« Depuis le temps que nous y allons, ma compagne et moi, nous avons appris à bien connaître les temples. Et si parfois les sites sont envahis par les touristes chinois, d’autres fois, c’est plus calme. Surtout la nuit, quand tu passes dans les ruines que tu éclaires à la frontale, c’est magique. Parfois, c’est même nous qui, en passant, avec nos lumières, allons réveiller des habitants allongés dehors sur un genre de structure en bois… Une année, Jean-Claude avait réussi à privatiser la Terrasse des Éléphants, dans la cité royale d’Angkor Thom, pour donner le départ. C’était génial de l’avoir rien que pour nous. Et pendant que je cours, ma compagne a son propre rituel en allant au Bayon, son temple préféré, avec ses grandes sculptures de visages qui se regardent… Elle prend un livre et elle va se caler là… »
Prendre le temps d’admirer les temples de la civilisation Khmer… Photo Sylvain Kinnen
Sylvain Kinnen : « 100 kilomètres, ce sera bien suffisant ! »
En ayant appris que la distance de l’épreuve la plus longue de l’Ultra Trail d’Angkor allait passer en 2023 à 100 kilomètres, au lieu des 128 qu’elle comportait, Sylvain Kinnen a trouvé l’idée très bonne. On lui a demandé pourquoi. Entre autres…
Esprit Trail : 128 kilomètres à peu près plats, pour un ultra-traileur ayant fait l’UTMB, c’est rien, non ?
Sylvain Kinnen : (Rires.) Non, ce n’est pas rien ! C’est vrai qu’au niveau du profil il n’y a qu’une petite bosse à peu près au milieu, avec 200 mètres de dénivelé qu’on redescend après, donc ça a l’air facile. Mais dans les faits, c’est surtout la chaleur qui est dure à supporter. Des fois tu as de l’eau, des fois tu n’en as pas ; des fois tu as des rivières, des fois tu n’en as pas… Et puis tu cours souvent sur de la latérite, un terre de couleur rouge qui renvoie la chaleur.
Sur une édition, il faisait tellement chaud que j’avais trouvé une technique : je courais quand il y avait du soleil et dès que j’arrivais à l’ombre des arbres, je marchais pour récupérer. Pour te donner un ordre d’idée, sur mes 4 participations, j’ai dû mettre au minimum 22 heures et au maximum 26 pour les 128 kilomètres. Alors qu’en règle générale sur un 100 en France je mets 12h30.
J’ai lu quelque part que c’est Antoine Guillon et Christophe Le Saux (1er et 3e en 2017), qui ont déjà participé à l’épreuve, qui ont conseillé à Jean-Claude de diminuer la distance. C’est une bonne chose, car ça permet aussi de garder un peu de fraîcheur pour pouvoir faire un peu de tourisme après la course.
Antoine Guillon et Christophe Le Saux tout sourire lors de leur participation à l’UTA. Photo SPDO
Esprit Trail : Tu as participé à 4 éditions sur 6. C’est une drogue ?
Sylvain Kinnen : Comme je le disais, c’est la possibilité de combiner de vraies vacances avec la course qui nous a incité à y retourner, ma compagne et moi. Ça, et également l’organisation, qui est vraiment au top. Lors de la dernière édition, on avait même des policiers qui nous suivaient pour s’assurer qu’on ne se trompait pas d’itinéraire. Très attentifs, au point même que l’un des deux qui nous accompagnait, mon coéquipier et moi, est allé dans un petite échoppe de bord de piste pour « réquisitionner » des boissons pour nous…
Pause boisson pour Sylvain Kinnen, à l’ombre d’une échoppe. Photo DR
Esprit Trail : Quel est ton plus beau souvenir de l’Ultra-Trail d’Angkor ?
Sylvain Kinnen : La première édition. Déjà, pour avoir réussi à franchir la ligne d’arrivée, et parce que je suis monté sur le podium de ma catégorie, moi qui n’avais jamais fait un podium de ma vie. Avec le ministre du tourisme qui m’avait remis mon trophée, et moi qui me demandais ce que je faisais là. Ah, et puis un truc amusant : je suis assez sujet aux hallucinations, et lors d’une de mes participations, il y avait des vaches sur le bord du chemin, et moi je pensais que c’était des Bisounours. Mais ça, c’est pour l’anecdote. Sinon, c’est la beauté des temples et la gentillesse des gens que l’on rencontre sur place, accueillants, bienveillants.
Sylvain Kinnen sur le podium de sa catégorie lors de la première édition de l’UTA, qui lui vaudra de porter le dossard N°1 lors de la 2e édition. Photo DR
De la souffrance, des hallucinations, des montées abominables : les 165 km et 10250m D+ du Grand Raid de la Réunion 2022 ont fait des ravages, même chez les athlètes élite habitués des ultras. Ce sont eux qui, sur leurs réseaux sociaux, Facebook ou Instagram, le racontent le mieux. De Courtney Dauwalter à Sissi Cussot en passant par Anne-Lise Rousset chez les femmes, de Germain Grangier à Casquette Verte en passant par le plus capé des observateurs, François D’Haene chez les hommes, compilation d’impressions.
Grand Raid de la Réunion 2022 : Courtney Dauwalter et le « parcours de folie »
Première participation, première victoire, mais l’Américaine ne pensait pas souffrir autant. Au point de perdre parfois son légendaire sourire…
Il y a eu des moments pendant la course où je me suis dit « Ce n’est pas possible. Je n’y arriverai pas ». Mais chaque fois que j’avais ces pensées, je souriais et disais à haute voix : « C’est exactement pour ça que tu es venue. » Le Grand Raid de la Réunion n’offre aucun répit ! Les sentiers techniques, l’humidité et les énormes ascensions sont implacables jusqu’à la ligne d’arrivée. C’était 100 miles à pousser et à lutter et à vraiment me battre pour faire chaque section du mieux que je pouvais. Quelle course difficile et quel parcours de folie ! Très reconnaissante de terminer la saison avec un si grand défi. Reposer mes pieds va être vraiment agréable.
Vainqueur de la Diagonale en 2021, vainqueur de la TDS sur l’UTMB 2022, Ludovic Pommeret a été monstrueux cette saison. Il avait choisi de courir cette édition des 30 ans avec celle qui partage sa vie depuis 30 ans, Céline. Ils ont tenu 30 heures…
30 ans de Diag’, 30 ans de vie commune, 30 heures et rideau ? Une belle course partagée avec beaucoup de coureurs, merci à tous pour vos encouragements vos discussions, vos félicitations et vos bons souhaits d’anniversaire tout au long du parcours ! Nous avons pu bien profiter ensemble et passer un peu de temps à papoter avec vous. Le temps passé aux ravitos nous a permis de profiter plus de vous les bénévoles qui êtes au petits soins ! Vous êtes au top !
Côté course, très fier du parcours accompli ! Céline a été au top, physiquement prête, mentalement aussi. Les tendons par contre n’ont pas tenu le coups, les tendinites des deux releveurs ont rendu le plaisir de course de Céline inexistant ! Début des douleurs à 90 kils, ça a tenu jusqu’au 130ème, ensuite nous avons pris la bonne décision pour garder un bon souvenir de cette célébration ! Félicitations à tous les participants et évidemment aux magnifiques vainqueurs Beñat Marmissolle et l’impressionnante Courtney Dauwalter.
Le Grand Raid vu par le grand absent, François D’Haene
4 fois vainqueur de la Diagonale des Fous, François D’Haene n’a pu prendre le départ cette année, blessé au talon. Bien présent sur l’île, le coureur du team Salomon en a profité pour être sur le bord des sentiers et assister Courtney Dauwalter.
L’heure du débrief lé là ! La traversée de l’île intense réserve bien souvent des surprises. C’est ce qu’on aime dans l’ultra trail. Mais cette année, chez les féminines, Courtney Dauwalter a presque tué le suspens en gérant sa course de bout en bout. Même elle et même avec une avance confortable, elle a douté et bataillé. D’abord avec une chute assez tôt (descente du Taïbit) et un genou douloureux, puis en faisant face à ce parcours usant dans la chaleur (relative cette année !) de Mafate. Elle a su conforter son avance au fur et à mesure qu’elle découvrait l’île et a su jouer et flirter avec le podium scratch : CHAPEAU.
Ce n’était pas une surprise pour moi de la voir à ce niveau. Elle nous l’avait déjà prouvé plusieurs fois et c’est même rassurant de la voir de nouveau si proche des meilleurs hommes. Sa course à la Hardrock 100, où elle était plus loin de nous, était plus surprenante pour moi. Ici elle a fait une course pleine. Pleine de sagesse et de talent : c’est impressionnant pour une première sur la Diag’ ! Merci de nous avoir permis de partager cela avec toi et de prendre part à cette fête. Derrière, Anne-Lise Rousset et Anna Carlsson complètent le podium après des heures pas faciles. Une belle leçon de courage.
La gestion « ultra-consciente » de Courtney a mis en exergue la bataille de la course masculine. Cette bataille a permis à deux hommes de se dégager en tête de course assez rapidement. Dès le milieu de la nuit, Beñat Marmissolle et Jean-Philippe Tschumi se sont retrouvés aux avant-postes. Ils ont très bien géré leur journée, pour arriver ensemble au pied du Colorado et s’expliquer dans la dernière montée. Beñat a su y trouver les ressources nécessaires pour réussir à distancer Jean-Philippe et faire une descente endiablée vers la Redoute. Ben Dihman complète le podium après une journée à batailler avec un valeureux Germain Grangier.
Bravo à tous, la course que vous nous avez offert m’a (presque) fait oublier à quel point j’aurais aimé être sur les chemins avec vous ! Merci la Réunion et à très bientôt ! Nou artrouv !
Source Instagram François D’Haene
Photo Instagram DR
Grand Raid de la Réunion 2022 : le premier 160 km d’Anne-Lise Rousset
Détentrice depuis juin du record du GR20 en Corse, Anne-Lise Rousset s’attaquait à son premier ultra de 160km en compétition. Elle est venue, elle a souffert, elle a survécu. Et termine à une superbe 2ème place.
Diagonale des Fous… mon premier 100 miles. Quelle ambiance incroyable au départ de Saint-Pierre ! La nuit bien froide sera fidèle au plan, je gère et le levé de soleil à Cilaos est magnifique. Je me régale avec un goût de sentier Corse dans la montée Kerveguen. À Cilaos, je retrouve Adri (Adrien Séguret, son mari, entraîneur de l’équipe de France de trail, NDLR) pour prendre ce fameux ticket d’entrée pour Mafate… Mais il est bien cher…
Premier coup de bambou pour rejoindre le pied du Taïbit où Adri m’attend. Je me refais une santé dans la montée au col du Taïbit. Antoine Guillon me rejoint et je tente de suivre ses pas de métronome. Là, ce sera bien fidèle au plan… Je profite et savoure ses moments de plaisirs, toujours dans les pas d’Antoine (Merci mille fois pour tes bons conseils, c’était génial d’être avec toi !). Et puis, arriva ce qui était très prévisible vu mon état d’esprit à quelques jours de départ : le coup de massue à Grande Place… Je suis un fantôme à Roche Plate, je n’ai plus les idées très claires, commence à voir Faustin (son fils, NDLR) dans une poussette à la place d’un arbre…
Sans Adri à Roche Plate, je n’aurais très certainement pas terminé… Il trouve les mots, tout ce chemin parcouru à l’entraînement ne doit pas être vain, et me montre les messages des copains. Faustin m’attend à Dos d’âne… Je repars… La fin sera longue (très longue)… Je ressens une profonde lassitude, une solitude absolue. Quelle libération de gagner la Redoute.
Je n’avais très clairement pas les jambes de juin dernier et surtout, l’obstination du GR 20, mais malgré une fin dans une vraie souffrance je suis contente d’être arrivée au bout de mon premier 100 miles en compétition.
Merci. Merci à mon amour, Adrien, à mon amour Faustin sans qui rien n’est possible. Et bien sûr, merci à toute l’organisation du Grand Raid de nous avoir permis de vivre une si belle et incroyable aventure.
Germain Grangier, entre respect, humilité et patience
Rattrapé par le Covid en plein UTMB, où il a dû abandonner au 90e kilomètre en raison de maux de tête et de vertiges, Germain Grangier a longtemps hésité avant de venir boucler sa saison sur ces sentiers si exigeants. L’histoire lui a donné raison, avec une belle 5e place au général. Il raconte la première partie de son Grand Raid.
Depuis l’UTMB, il a fallu évacuer le virus et j’ai un peu galéré niveau training pour diverses raisons. Du vrai bricolage, et je dis pas ça parce qu’on a refait la cuisine à la maison ! À deux jours du décollage, j’hésite à me rendre sur l’île puis tout rentre dans l’ordre, on garde le cap. J’ai vraiment envie de me tester sur ce parcours. J’aborde ce Grand Raid avec 3 mots d’ordre : respect, humilité et patience. Je n’avais pas prévu de courir ici et j’ai peu d’expérience sur ce parcours, c’est clairement un ogre, un monstre broyeur.
Tout cela me pousse à partir volontairement tranquille pour éviter tous les problèmes de « fausse piste » que l’on connaît dans la partie de nuit sur le parcours. La visibilité est mauvaise un petit voile couplé à un crachin rend la navigation à la frontale pas si fluide, autant être extra lucide et prendre le temps. Je m’arrête plusieurs fois et checke les intersections sur ma Garmin, la petite voie de Dora me dit « je suis la carte, je suis la carte ». Je reste focus, je me dis que c’est long, j’ai confiance, je pense, crois pouvoir revenir de l’arrière plus tard. La nuit se passe bien, je suis souvent seul avec moi-même.
Cilaos est là, km 76. J’aurais tant aimé m’arrêter faire du paddle sur la mare à Jon mais j’ai peur de chopper une infection de nouveau dans cette eau marron. Petit check à François D’Haene, ça fait plaisir de le voir là, tout sourire, même blessé, prêt à blaguer. Je suis alors dans le top 10 à 15 minutes de la tête. Le jour se lève, la machine à laver Grand Raid va commencer son complet programme, à 1200 tours minute bien sûr, essorage séchage compris.
Direction le fameux col du Taïbit. Je me tords la cheville 3 fois en 15 minutes, le con, sur le sentier facile de Bras Rouge. Je croise Katie (Katie Schide, sa compagne, première féminine sur l’UTMB 2022, NDLR), lui transmets mon incertitude de pouvoir continuer étant donné la 3ème torsion violente. J’hésite à me strapper, sort le bandage puis réalise que sans ciseaux je ne vais pas aller loin. En fait, c’est bizarre d’avoir 2,5m de bandage en matériel obligatoire mais rien pour couper. Bref, j’ai pas du tout envie de m’arrêter.
La montée du Taïbit et ses 1200m D+ se profile pour voir comment ça évolue. Ensuite, je rentrerai dans Mafate et ça sera compliqué d’en ressortir. Je prends la décision d’aller à Marla, je connais un kiné sur place et je me ferai strapper. Je descends en faisant très attention, ça reste fragile et fais le point sur cet arrêt. J’estime que ça va me faire perdre trop de temps, me refroidir et que c’est le coup à me sortir complètement de la course. « Keep moving and pretend it’s fine. » Je commence à me dire qu’aller au bout sera déjà beau. Il faut redoubler de concentration sur chacun de mes pas, plus le droit à l’erreur.
J’évolue dans Mafate avec Max Cazajous, un habitué de la Réunion. Max est un type authentique au fort capital sympathie, excellent descendeur. Je lui laisse le lead et gère la cheville. Deux Américains, Ben et Courtney, nous accompagnent désormais, je ne sais pas ce que j’ai mais je les attire definitively ces Américains ! J’adore leur esprit, toujours motivé, pas sujet à polémiquer pour un rien. « It is what it is, let’s move. » Nous perdons progressivement du temps sur le duo de tête bien que le rythme ne soit pas si mauvais. Beñat et Jean-Philippe sont vraiment solides. Nous ne sommes plus que 3 à Roche Plate, le point de pivot dans le cirque de Mafate, Max s’étant blessé. Ça y est, je ne peux plus parler Français, c’est parti pour le « good job » and « looking great » contest.
Source Instagram Germain Grangier
Photo Instagram DR
Sissi Cussot, Grand Raid et anecdotes
Réunionnaise d’adoption, Sylvaine Cussot connaît chaque caillou de l’île, chaque montée, chaque descente. Autant dire que quand elle s’embarque dans cette nouvelle traversée, elle sait qu’elle va souffrir. Mais ça ne l’empêche pas d’y aller. Et de prendre la 5ème place du classement féminin !
Je n’sais même pas quelles photos de cette course folle vous partager, tant on ne peut résumer ces 35h, hors du temps, par des photos ou des mots… Alors oui, on peut tenter de le raconter par des anecdotes. Par des chiffres que certains affectionnent tant. Des chronos, des classements, des allures. Mais j’crois qu’en fait, le Grand Raid ne s’raconte pas. Il se vit. Chacun à sa façon. Par des émotions, des sensations… Tout c’qui se vit hors du temps quoi ! Donc, en dehors de ce « hors du temps », c’que j’peux vous raconter ? Forcément, ce chantier rallongé de 172km/11 000mD+ m’a fait vivre du bon, comme du moins bon.
Le plus drôle ? La chute sur le bitume en me mangeant un trottoir, 30 minutes avant l’départ en allant faire pipi derrière une voiture. Ouais, du coup, j’ai pris l’départ avec le genou et la main en sang !
Le plus frustrant ? Traverser Mafate sous la grisaille et ne pas avoir la chance de vivre la fournaise de ce magnifique cirque.
Le plus pénible ? Arf ! La descente du Bloc. Je la déteste tellement ! Longue, technique, cassante… et dangereuse pour une cascadeuse comme moi ! Rendez-nous Kerveguen svp !
Le plus kiffant ? Ces 15 premiers kms avec cette ambiance de folie furieuse !
Le plus touchant ? Tous ces encouragements sur le bord des sentiers… Merci la Réunion !
Le plus désagréable ? Cette douleur au pied qui est survenue de manière vive dès la descente vers Mare à Boue et qui m’a polluée le cerveau en m’obligeant à constamment à négocier ma pose de pied pour éviter d’avoir mal. (IRM à suivre jeudi.)
Le plus hallucinant ? La course stratosphérique de Courtney, grde vainqueur de cette édition !?゚メᆰ? Et l’allure incroyable des 4 sacrées nanas devant moi ! ?゚マᄐ
Et je pourrais en écrire des tas… Mais ce que j’retiens à J+1, c’est que j’ai encore une fois vécu plusieurs aventures en une, et que je reviendrai l’an prochain pour retenter d’aller chercher ce que je n’ai pas encore trouvé vendredi. Et vous l’savez, je ne parle pas du classement !
Source Instagram Sissi Cussot
Photo Instagram DR
Grand Raid de la Réunion 2022 : l’hommage de Beñat Marmissolle aux « fous »
Plutôt avare de commentaires, le Basque a remporté à La Réunion la plus prestigieuse victoire de sa carrière. Une émotion intense, qu’il n’a pas hésité à partager.
À tous ceux qui m’ont soutenu je voulais vous faire part de quelques moments forts et inoubliables, à jamais gravés en moi. J’ai la chance d’avoir pu faire connaissance et d’avoir côtoyé des athlètes extraordinaires, tant par le talent que par leur gentillesse.
Mais je voudrais aussi souligner le « combat » et la détermination de certains « fous » que je suis allé encourager après ma première nuit de repos. Je peux vous assurer qu’ils ont autant, voire plus de mérite que moi. J’ai même eu la chance et le privilège d’accompagner les 2 derniers concurrents à franchir la ligne d’arrivée de ce Grand Raid. Des moments très intenses remplis d’émotion. Je vous embrasse.
Casquette Verte : du Grand Raid à la Grande Galère
Vainqueur de 2 ultras cette saison (Ultra01 et UT4M), encouragé par son Top 20 à l’UTMB, Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, rêvait d’un Top 10 sur la Diagonale. Logique, pour le plus « fou » des traileurs. Manque de bol, une côte cassée 3 semaines avant le départ a sensiblement modifié sa prépa, faite dans la douleur. Et la course n’a rien arrangé. Mais son courage, lui, n’a pas manqué !
FINISHER – DIAGONALE DES FOUS 2022. 103ème. En 35h 01min 35s pour faire les 165 km et 10.240 m D+ de cette course la plus folle du monde. QUELLE AVENTURE ! Mais quelle aventure de dingue ! Pas du tout le temps d’en faire le résumé là, mais en quelques mots clés : un départ en parisien solitaire leader de la course sur 7km / Une chute dans un ravin sur un rocher qui aurait pu être vraiment beaucoup beaucoup plus grave / Impossibilité de courir par la suite / 3-4 h de marche, de frustration et de réflexion (abandonner ou pas ?) / La prise de décision d’abandonner et qui se retourne d’un coup en « Il faut quand même tenter de le faire » / La remontada folle / Mafate sous la pluie / Les 30 derniers km d’un corps meurtri.
Bref, il y a de l’émotion, de la découverte de soi, de la remise en question, de la « pain cave » bien profonde, et aussi de la gestion du personnage Casquette Verte dans l’adversité. Je tente de prendre du temps la semaine prochaine pour vous détailler tout cela par écrit. Ce qu’il faut retenir : Coup de bol, pas de bobo grave à moyen/long terme – Ne pas être l’élite qui abandonne dès qu’il rencontre la moindre contrariété – Venir chercher un top 10, et repartir avec une bonne claquounette de la vie.
En attendant, réparation de mon corps bien en vrac.. car dans 2 semaines c’est un nouvel ultra (100 miles) en Suède, à Kullamannen. Et je compte pas faire une croix dessus ! Comme dirait Cantona : Les douleurs, les injonctions, les fatalismes : « JE VOUS PISSE À LA RAIE ! »
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/10/Grand-Raid-de-la-Réunion-Courtney-Dauwalter-Photo-Instagram-DR.png12842372Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-10-26 16:17:582022-10-26 16:18:10Grand Raid de la Réunion 2022 : le débrief (et la souffrance) des coureurs
En 3 jours, le Festival des Templiers 2022 a accueilli plus de 10000 coureurs répartis sur 10 courses adultes au cœur du Parc Naturel Régional des Grands Causses. Si Jim Walmsley et Camille Bruyas ont mis le feu à l’épreuve phare, de très belles performances ont été enregistrées, notamment les victoires de Blandine L’Hirondel et Nicolas Martin, tous 2 en partance pour les Mondiaux de Trail en Thaïlande dans 15 jours. De la plus longue et ses 106 km à la plus courte et ses 7 km, voici tous les podiums.
L’Endurance Trail
La plus longue des courses, 106km et 4550m D+.
Classement général Théo Le Boudec en 11h 06mn 15s Gwendal Moysan à 12mn 27 Alban Berson à 24mn 52s
Classement féminin Julie Marini en 13h 31mn 47s Julia Harnie à 13mn 48s Céline Finas à 27mn 41s
Photo Organisation
Le Grand Trail des Templiers
La plus ancienne des courses du Festival, la plus prestigieuse aussi, avec ses 82km et 3530m D+.
Classement général Jim Walmsley en 6h 56mn 16s Sébastien Spehler à 16mn 57s Matthieu Simon à 23mn 05
Classement féminin Camille Bruyas en 8h 23mn 06s Ruth Croft à 10mn 42s Fiona Porte 17mn 38s
Une virée magique entre gorges du Tarn et Causse au départ de Peyreleau pour 66,3km et 2860m D+.
Classement général Paul Cornut-Chauvinc en 6h 20mn 40s Romain Bidau à 3mn 39s Morgan Platet à 16mn 31s
Classement féminin Agathe Bes en 8h 18mn 38s Aurélie Darmaillacq à 12mn 45s Anaïs Duval à 14mn 40s
Photo Organisation
La Boffi Fifty
Une distance intermédiaire de 47km et 2290m D+ avec passage sauvage et technique dans l’univers des grandes falaises du Boffi.
Classement général Thomas Debray en 4h 32mn 10s Frédéric Poumerol à 5mn 07s Guillaume Tiphène à 7mn 10s
Classement féminin Lucille Germain en 5h 12mn Wiebke Rubke à 35mn 28s Sabrina Maurette à 45mn 17s
Photo Organisation
Le Marathon du Larzac
Un marathon de moins de 42,195 km, c’est possible. Mais ce n’est pas forcément plus facile, et celui du Larzac, avec ses 35,6km et 1450m D+, se mérite.
Classement général Colin Loones en 3h 19mn 12s Romain Laurent à 59s Kevin Billard à 1mn 49s
Classement féminin Audrey Carrère dit Coustie en 3h 47mn 23s Sophie Bordères à 3mn 53s Marjorie Thomas à 15mn 18s
Photo Organisation
Le Marathon des Causses
Un autre « faux » marathon un peu plus court encore, mais tout aussi technique, de 34,4km et 1600m D+.
Classement général Dylan Ribeiro en 2h 59mn 32s Paul Iratzoquy à 7mn 47s Théo Bourgeois à 12mn 45s
Classement féminin Marie Perrier en 3h 28mn 28s Charlotte Dauchot à 15mn 07s Laura Vignot à 19mn 01s
Photo Organisation
La Monna Lisa
Une virée sur le Causse Noir de 29,8km et 1184m D+
Classement général Riccardo Scalet en 2h 13mn 40s Mael Allaire à 4mn 29s Loïc Marty à 12mn 17s
Classement féminin Sandy Paulet en 2h 52mn 02s Coralie Blanchard à 56s Charlotte Mahieu à 5mn 59s
Photo Organisation
La VO2 Trail
C’est sur ce format court de 17,7km et 702m D+ à flanc de Causse que Nicolas Martin et Blandine L’Hirondel sont venus faire une dernière course de préparation avant de s’envoler pour les Mondiaux de Trail en Thaïlande. Les deux athlètes élite ont tenu leur rang et se sont imposés, Blandine L’Hirondel prenant même la 5e place au général.
Classement général Nicolas Martin en 1h 13mn 09s Robin Defever à 6mn 02s Tristan Calamita à 6mn 02s
Classement féminin Blandine L’Hirondel en 1h 21mn 55s Élise Guillot à 16mn 54s Tiffanie Malleville à 21mn 15s
Blandine L’Hirondel. Photo Instagram Blandine L’Hirondel DR
Le Trail des Troubadours
Un parcours court agrémenté de 4 jolies petites bosses pour 11,4km et 540m D+.
Classement général Cédric Flottes en 56mn 55s Édouard Dirand à 3mn 45s Audran Saleil à 4mn 30s
Classement féminin Alexia Coudray en 1h 04mn 50s Muriel Buffière à 8mn 04s Emma Toulat à 10mn 33s
Photo Organisation
La Templière
Une course de 7,2km et 290m D+ réservée aux femmes.
Classement général Julianne Demas en 43mn 50s Laure Villanova à 53s Nelly Erhard à 1mn 28s
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/10/GRAND-TRAIL-DES-TEMPLIERS-LE-FILM-OPEN-1-1.png10922152Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-10-25 16:00:002022-10-26 09:14:25Templiers 2022 : tous les résultats