Difficile, lorsqu’on s’appelle Jim Walmsley, de ne pas être archi favori de la course. Même si Sébastien Spehler, 2e en 2021, était remonté come une horloge, il n’a rien pu faire contre l’Américain, qui signe un chrono inférieur à 7h. Chez les femmes, Camille Bruyas s’impose devant la double tenante du titre, la Néo-Zélandaise Ruth Croft.
Grand Trail des Templiers : vent, boue et fusée
Dernière des courses du Festival des Templiers, le Grand Trail, la plus ancienne et prestigieuse des épreuves, proposait cette année un parcours de 82 kilomètres pour 3600m D+. Sur le papier, rien de véritablement monstrueux. Mais qui n’a jamais couru les Templiers peut difficilement s’imaginer les sentiers empruntés, et la verticalité de certaines bosses à avaler. Bien sûr, les 5 premiers kilomètres de bitume ont permis aux élites de prendre rapidement le large dans la nuit, mais ensuite, les sentiers tortueux à flanc de falaises des gorges du Tarn, rendus humides par les trombes d’eau tombées vendredi, nécessitaient une bonne vista pied très précis. Sans compter les descentes abruptes, pleines de racines et hyperglissantes. C’est dans ce décor cependant somptueux que Jim Walmsley s’est faufilé à la vitesse de l’éclair, bouclant la boucle à un peu plus de 11km/h.
Grand Trail des Templiers : bataille épique à l’avant
Tout ne fut pas aussi simple qu’il n’y paraît pour l’Américain. Pendant près de 50 kilomètres, Sébastien Spehler lui a donné le change, les 2 hommes prenant tour à tour la tête de l’épreuve. Au ravitaillement du 56e kilomètre, Jim Walmsley ne comptait que 3 petites minutes d’avance sur le Français, avec 2 terribles montées restantes. L’Américain est alors passé en mode turbo, pour se détacher inexorablement. Il l’emporte avec 17 minutes d’avance sur Spehler, une nouvelle fois second, après sa deuxième place de 2021 derrière Jonathan Albon.
Le mano a mano entre Sébastien Spehler et Jim Walmsley aura duré 50km… Photo Instagram Jim Walmsley DRGrand Trail des Templiers – Top 10 Hommes. Livetrail
Grand Trail des Templiers : Camille Bruyas s’impose
Chez les féminines, le défi était de taille pour Camille Bruyas, qui affrontait la double tenante du titre Ruth Croft. Et la lutte aura été sans merci, la Française ne l’emportant sur la Néo-Zélandaise que de 10 petites minutes. Fiona Porte, en tête pendant les 20 premiers kilomètres, termine 3e à 17 minutes.
Grand Trail des Templiers Camille Bruyas Photo Instagram Camille Bruyas DRTop 10 féminin Grand Raid des Templiers. Classement LiveTrail
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/10/grand-trail-des-templiers-Jim-Walmsley-Photo-Instagram-Jim-Walmsley-DR.jpg5701140Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-10-24 09:11:402022-10-26 09:18:34Résultat Grand Trail des Templiers 2022 : Jim Walmsley supersonique
Ils étaient 25000 à acclamer les 2600 coureurs représentant 45 nations au départ de Saint-Pierre, au sud de l’île de la Réunion, pour les 30 ans du Grand Raid de la Réunion. Sur l’épreuve phare, la Diagonale des Fous, 164 km de montagnes russes à travers toute l’île, le Basque Beñat Marmissolle, 3e en 2021, l’emporte au bout du suspense. Il devance son compagnon de course sur plus de 80 km, le Suisse Jean-Philippe Tschumi. Exploit de Courtney Dauwalter, qui prend la 4e place, à moins de 1h30 du vainqueur.
Diagonale des Fous 2022 : Beñat Marmissolle la voulait
Il en rêvait, il l’a fait. Pour clôturer une saison exceptionnelle, qui l’a vu remporter de très belles victoires, dont le Restonica Trail en Corse et la 6000D à La Plagne, et accrocher une belle 6e place à l’UTMB, Beñat Marmissolle avait coché la Diagonale des Fous sur sa « To Win List ». 3ème de l’édition 2021, le Basque avait même refusé une sélection en équipe de France pour les Championnats du Monde de trail en Thaïlande pour être présent à La Réunion.
Départ de Saint-Pierre, au Sud (en haut de la photo) pour une traversée intégrale de l’île jusqu’au Nord, à Saint-Denis. Un profil qui en dit long sur l’exigence de la course…
Beñat Marmissolle et Jean-Philippe Tschumi, le mano a mano
Aux avants-postes dès le début de la course, Beñat Marmissolle a fait une partie de la nuit en tête. Il a ensuite été rejoint après le col du Taïbit, au km 70, par le Suisse Jean-Philippe Tschumi, meilleur index ITRA du plateau, mais qui n’a jamais terminé une Diagonale. Les 2 hommes pointaient ensemble à Grand Place, au 100e kilomètre, après 14 heures de course.
Derrière eux, un trio de chasse composé de Maxime Cazajous, Germain Grangier et Ben Dhiman pointait à 35 minutes. L’Américain Ben Dhiman, 35e de la Diagonale en 2018, auteur de très belles performances en 2021 avec une 2e du Grand Raid des Pyrénées et à l’Ultra-Race de la Maxi-Race, était tout en gestion de course. Tout comme Germain Grangier, très concentré sur son objectif. Quant à Maxime Cazajous, 4e du Grand Raid 2019, il avait réalisé une bonne première partie de course mais il s’était égaré dans la nuit aux environs de Notre Dame, perdant un gros quart d’heure.
Diagonale des Fous 2022 : des abandons de favoris en cascade
Si la course était au départ très ouverte, avec une dizaine de concurrents capables de s’imposer, les premières heures ont entraîné une cascade d’abandons inattendus. Premier super favori à avoir jeté l’éponge, Grégoire Curmer, vainqueur de l’édition 2019. Victime d’une douleur au psoas et épuisé, il a rendu son dossard dans la nuit, après 52 km de course. Second grand favori, Daniel Jung, tenant du titre, vainqueur ex-aequo avec Ludovic Pommeret, abandonnait après 69km de course. Blessé au dos avant la course, il pensait pouvoir tenir le coup mais a dû se rendre à l’évidence : il n’était pas suffisamment remis pour aller au bout.
Très attendu également, le Réunionnais David Hauss pouvait prétendre au podium. Mais alors qu’il était dans le groupe de tête avec 10 coureurs, une erreur de parcours lui a fait perdre du temps et l’a sorti de sa course. Énervé, mentalement touché, il a abandonné peu après à la mi-course, au début du sentier du Taïbit, après 80 kilomètres. Dernier grand favori disparu trop tôt, le Corse Lambert Santelli, recordman du GR20, était 13e lorsqu’il a renoncé après 94 kilomètres de course, victime d’une grosse fatigue.
Diagonale des Fous 2022 : une fin de course palpitante
Dans Mafate, Beñat Marmissolle prenait les devant dans les montées, Jean-Philippe Tschumi revenait dans les descentes. Les 2 hommes poursuivaient leur mano a mano durant plusieurs dizaines de kilomètres, se parlant et se relayant régulièrement. À Deux Bras, à environ 42 kilomètres de l’arrivée, alors qu’il ne restait plus qu’un marathon de montagne à courir, il était impossible de faire un pronostic tant les 2 hommes semblaient déterminés à ne rien lâcher.
Au Chemin Ratinaud, au 130e kilomètre de course, les 2 hommes étaient toujours ensemble. Ils possédaient toujours une heure d’avance sur le premier poursuivants, Germain Grangier et Courtney Dauwalter, fantastique 4e.
Beñat Marmissolle devant Jean-Philippe Tschumi, une image qui a occupé les écrans pendant plus de 70 kilomètres.
Tschumi ou Marmissolle : suspense total
Pourtant, dans l’esprit de chacun des deux champions, un point du nouveau règlement ne cessait de clignoter : impossible d’arriver ensemble. En effet, en cas d’égalité, c’est le plus âgé qui est déclaré vainqueur. En l’occurence, 41 ans pour le Basque contre 40 pour le Suisse… Qui allait attaquer l’autre ? Et quand ? C’était la question qui allait animer toute la fin de course…
On pouvait s’attendre à une attaque dans le sentier de La Kalla, une terrible descente intervenant après après 8000m de D+ et 7000m de D-. Avec ses 400 mètres de D- sur 4 kilomètres, cette zone technique bourrée de racines nécessite en effet de savoir dompter la fatigue pour ne pas faire d’erreur fatale. Une zone idéale pour faire la différence. Mais les deux hommes l’ont descendue ensemble, comme s’ils avaient signé un pacte de non agression.
Même scénario dans le Chemin des Anglais, où aucun des 2 concurrents ne semblait vouloir ou prendre l’ascendant sur l’autre. Ou pouvoir le faire… Pourtant, à 8 kilomètres de l’arrivée, interrogés par des journalistes, Jean-Philippe Tschumi lâchait: “On s’est mis un petit peu d’accord, vous allez voir !”
Un finish à suspense, une victoire triomphale
Si la surprise fut à la hauteur du suspense, ce n’est pas celle que l’on attendait. Alors que l’on parlait déjà d’un sprint sur le Stade de la Redoute, c’est dans la dernière descente du Colorado que tout a basculé. Beñat Marmissolle a en effet réussi à distancer le Suisse, qui n’a pas pu le suivre. Le Basque a fini seul et franchi la ligne en 23h 14mn et 47s. Il devance Jean-Philippe Tschumi de moins de 5mn et 19s. “Beñat méritait cette victoire seul, c’est lui qui m’a permis de faire cette course”, a déclaré le Suisse, modeste, à l’arrivée. C’est l’Américain Ben Dihman qui termine à la 3e place, 1h et 6 mn après le vainqueur.
“C’était une course très dure mais très aboutie”, a expliqué Beñat Marmissole. “On ne l’a pas volée, on fait un super chrono. Bien sûr, en étant devant à 2, c’est plus facile.” Le Basque a reconnu que les 2 hommes avaient convenu de faire toutes les ascensions ensemble, et qu’après le Colorado, chacun ferait la dernière descente en donnant tout et que le plus frais l’emporterait.
Beñat Marmissolle embrasse la piste du Stade de la Redoute, à Saint-Denis, après sa victoire.
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Diagonale des Fous 2022 : Courtney Dauwalter souveraine
Elle était peut-être un peu moins souriante que d’habitude, mais sans doute était-ce dû à une concentration extrême et une volonté de faire une performance. Coachée par un certain François D’Haene, son collègue de la team Salomon, elle a préparé méticuleusement cette course qu’elle découvrait et n’a rien laissé au hasard. Présentée comme ultra-favorite, elle a bien géré cette pression qu’il fallait accepter. Tout comme sa rivalité annoncée avec Anne-Lise Rousset, détentrice du recordwoman du GR20 en Corse en juin dernier et autre favorite.
François D’Haene assistant Courtney Dauwalter sur un ravitaillement. Photo DR
Partie dans le groupe de tête, Courtney Dauwalter a parfaitement géré sa nuit et s’est même hissée à un moment en 3e position, dépassant Maxime Cazajous et Germain Grangier dans la sortie de Cilaos avant d’être reprise. Si une chute violente dans Cilaos a fait craindre pour son genou, elle a su gérer sa blessure au genou. Elle pointait ainsi à la 6e place, à 3 minutes du trio de chasse, donc 40 minutes seulement de la tête de course après 100 km ! Elle menait alors largement la course féminine devant Anne-Lise Rousset, qui accusait plus d’1h30 de retard au 100e km, et l’Américaine Sabrina Stanley.
Historique : Courtney Dauwalter au pied du podium !
Après avoir repris Cazajous après 110km, l’Américaine revenait même sur Germain Grangier et se hissait à la 4e place après 120km de course. Dans la foulée, elle rattrapait Ben Dhiman, dans le dur physiquement, et se hissait sur le podium provisoire. Et elle n’était qu’à une heure des 2 leaders ! Une première dans un ultra de cette envergure. Mais alors qu’on commençait à rêver d’un podium pour elle, il restait encore la terrible montée de Dos d’Âne, véritable juge de paix de la fin de course.
Malgré une chute violente à Cilaos, Courtney Dauwalter, le genou ensanglanté, n’a jamais rien lâché.
Rattrapée par Germain Grangier,Courtney Dauwalter allait ensuite voir revenir un Ben Dhiman requinqué. Dans un ultime effort, elle allait reprendre le Français pour terminer finalement à une historique 4e place. Un véritable exploit sur un ultra aussi relevé, avec 2 heures de moins que ,le temps de référence féminin. Après la prouesse de son arrivée à peine 2 heures après François D’Haene sur l’UTMB en 2021, elle confirme son immense talent et relance le débat : un jour prochain, une femme pourra finir devant un homme sur un ultra de premier plan.
Suite à la suspension de Mark Kangogo pour dopage, l’Espagnol Andreu Blanes devient officiellement le vainqueur de Sierre-Zinal 2022. Il remporte l’édition dans un temps de 2h 29mn 19s et entre ainsi dans la légende de la Course des Cinq 4000.
Andreu Blanes après Kilian Jornet
Déclaré officiellement vainqueur par le Comité de course de Sierre-Zinal, Andreu Blanes est le deuxième Espagnol de l’histoire à gagner Sierre-Zinal, après Kilian Jornet et ses 9 victoires. Il devance le Kényan Patrick Kipngeno, l’Érythréen Mamu Petro et l’Espagnol Kilian Jornet. Le premier Français, Anthony Felber, remonte d’un cran échoue à la 11e place, aux portes du Top 10.
La suspension de Mark Kangogo est définitive. L’UIA (Unité d’Intégrité de l’Athlétisme) a en effet indiqué ce 13 octobre que l’athlète concerné « a reconnu l’infraction, accepté une sanction et renoncé à son droit d’appel ». Pour rappel, l’athlète a été contrôlé positif à deux substances interdites par l’agence mondiale antidopage (WADA) lors de la 49ème édition de Sierre-Zinal.
Ultime grand rendez-vous trail avant l’hiver, le Festival des Templiers se tient chaque année lors du dernier week-end d’octobre depuis 1995. Considérée par certains comme la doyenne des grandes compétitions de trail en France, même si la 6000D existe de 1990, cette compétition propose aujourd’hui 13 courses dont certaines partant à l’assaut des Grands Causses, au départ de Millau. Plus de 10000 participants s’y rassemblent chaque année, ainsi que des milliers de spectateurs prêts à encourager les coureurs. Course vedette de l’événement, le Grand Trail des Templiers n’est pas la plus longue, mais, avec ses 80,6 km pour 3520m de D+, elle est celle qui attire le plus les élites. Si l’édition 2021 a été formidable, celle de 2022, avec en vedette Jim Walmsley et Sébastien Spehler, s’annonce royale.
Grand Trail des Templiers 2022 : Jim Walmsley au départ
C’est la surprise de dernière minute : Jim Walmsley, 32 ans, a décidé de participer au Grand Trail des Templiers. Installé en France, dans le Beaufortain, depuis mai 2022, l’Américain avait découvert les paysages de l’Aveyron et de la Vallée du Tarn et avait été séduit. Ainsi, le récent 4e de l’UTMB Mont-Blanc sera sur la ligne de départ à Millau le 23 octobre prochain, bien décidé à faire jouer sa pointe de vitesse sur les sentiers des Causses. Mais il aura fort à faire, car Sébastien Spehler, deuxième de l’édition 2021, ne se laissera sans doute pas impressionner par le palmarès de celui que l’on surnomme “le missile sol-sol”. Une édition 2022 qui confirme que, comme l’an dernier, ce Grand Trail des Templiers attire toujours autant les élites.
Grand Trail des Templiers 2021 : une édition palpitante
Ainsi, sur la ligne de départ de l’édition 2021, se trouvaient des élites internationales telles que les trois premiers de l’OCC courue 2 mois plus tôt à Chamonix : les Britanniques Jonathan Albon, champion du monde de trail 2019, et Robbie Simpson, 2e de l’OCC, et le Suédois Petter Engdahl, 3e de l’OCC 2021. Côté Français, il y avait également du beau monde avec entre autres Sébastien Spehler, Nicolas Martin, Kevin Vermeulen et Benoît Cori, vainqueur du Trail des Templiers en 2014 et 2015.
Chez les féminines, le plateau était également très relevé avec la Néo-Zélandaise Ruth Croft, gagnante Trail des Templiers 2018 et la Sud-Africaine Megan MacKenzie, mais surtout une armada de Françaises très performantes. Parmi elles, figuraient notamment Marilyne Nakache, Julie Roux, Fiona Porte, Laure Paradan, Esther Eustache ou encore Nathalie Mauclair.
Grand Trail des Templiers 2021 : un film à voir et revoir
Le film de l’édition 2021 du Grand Trail des Templiers, d’une durée de 13mn15, est un parfait condensé que ce qu’est l’épreuve : un mélange de frisson, d’excitation, de beauté et d’abnégation. Car si l’organisation travaille depuis des années à réduire le nombre des abandons, en particulier en proposant des plans d’entraînement adaptés, figurer au palmarès est une autre histoire et demande un engagement de tous les instants.
Ce sont à la fois les ressentis de ces athlètes d’élite, la façon dont ils ont vécu leur course, mais aussi les témoignages d’anonymes et l’émotion des finishers, le tout dans des paysages extraordinaires, que nous vous proposons de découvrir dans cette vidéo. Sans doute la plus belle façon de préparer l’édition 2022…
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/10/JIM-WALMSLEY.png7121728Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-10-12 05:00:002022-10-11 15:08:13Grand Trail des Templiers 2022 : Jim Walmsley et Sébastien Spehler en favoris
Plus de 1200 inscrits, dont un quart de femmes, s’étaient donné rendez-vous ce week-end à Cublize pour participer aux courses de la 5e édition de l’Ultra Trail du Beaujolais Vert. Sur l’épreuve reine, le 110 kilomètres, Paul Coquet et Pauline Signeau se sont imposés.
Résultat Ultra Trail du Beaujolais Vert 2022 : Le 110km pour Paul Coquet et Pauline Signeau
Paul Coquet, 2e du 53km de l’UTBV l’an dernier, 4e du 52km de l’UTCAM en juillet, remporte l’Ultra Trail en 13h 47mn 17s. En tête de bout en bout, mais au coude à coude jusqu’au 100e kilomètre avec Yvon Digaud, ce n’est que dans les 10 derniers kilomètres que Coquet a réussi à prendre le large pour s’imposer finalement avec 14 minutes d’avance sur ce dernier. Thibault Gozzi prend la 3e place.
Chez les féminines, la victoire revient à Pauline Signeau. Détachée dès le départ, elle coptait déjà plus de 25 minutes d’avance sur sa poursuivante au bout de 40 kilomètres de course. Elle s’impose en 16h 41mn 36s, avec 1h 20mn d’avance sur Aurélie Bouvy, 2e. Marion Rouvet monte sur la 3e marche du podium.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/10/ULTRA-TRAIL-BEAUJOLAIS-VERT-PAUL-COQUET-OPEN.png9761604Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-10-10 11:30:172022-10-10 11:30:19Résultat Ultra Trail du Beaujolais Vert 2022 : Paul Coquet et Pauline Signeau en version grand cru classé
Plus de 200 concurrents se sont élancés le 7 octobre pour tenter de venir à bout des 100 Miles Sud de France. Un ultra exigeant et technique qui a couronné un guerrier, Florent Ghirard, arrivé trempé mais heureux.
100 Miles Sud de France : L’ultra catalan, de la montagne à la mer
La particularité du 100 Miles Sud de France est d’emmener les concurrents de la montagne à la mer dans une traversée unique des paysages catalans. La plus longue distance, le 170km et ses 8500m D+, part de la station catalane de Bolquère – Pyrénées 2000, située à 1800m d’altitude pour rallier la réserve marine du littoral catalan, au cœur des plages d’Argelès-sur-Mer. Au menu, des sentiers parfois très techniques et des passages à plus de 2000 mètres d’altitude, le tout dans des paysages d’exception. 2 distances intermédiaires étaient également proposées, un 120 et un 80 km, pour respectivement 5600 et 3800 de D+.
100 Miles Sud de France : Le 100 Miles pour Florent Ghirard
Épique ! Tel a été le combat qu’ont dû mener les concurrents de l’Ultra Trail catalan, qui ont essuyé un orage diluvien en pleine nuit. La course s’est traduite par un passionnant mano a mano entre Florent Ghirard et Baptiste Cazaux qui ne se sont pas lâchés jusqu’au 120e kilomètre, où Cazaux a été contraint à l’abandon. Il a alors laissé le champ libre au Catalan Florent Ghirard. Pour sa 2e participation après sa 6e place en 2018, Ghirard s’impose en 26h 49mn. Il termine avec plus de 2h20 d’avance sur Sylvain Lebel et 4h sur Ghislain Girouard.
“J’ai pris beaucoup de plaisir, j’avais de bonnes sensations sur les 140 premiers km, ensuite c’est devenu plus compliqué », a expliqué Ghirard une fois la ligne franchie. “L’absence de visibilité compliquait tout, heureusement que le balisage était excellent. L’humidité est terrible. J’avais beau changer de chaussures, elles reprenaient l’eau immédiatement, les pieds gonflent. Dans de pareilles conditions, courir devient douloureux.”
À noter la superbe performance de la Slovaque Lenka Polackova. Elle remporte la course féminine et prend la 7e place au général, à moins de 4h30 du vainqueur. Elle devance Cécile Rossin, deuxième féminine, de plus de 6h.
Sur la 100 Miles relais à 3, les locaux ont fait la loi. Victoire du trio composé de Sébastien Adroit, Grégoire Guicherd et Thibaut Fauconnet en 24h 11mn 48s. Ils devancent le trio Rémi Eychenne, Bérenger Cassu et Axel Pelliser de 30 minutes. Troisième et premier relais mixte, le trio composé de Manon Messen, Axel Fresquet et Hugo Bouhacene.
100 Miles Sud de France : La Grande Traversée – 120 km pour Aurelian Erdeli
Il aura tremblé jusqu’au bout. En tête dès les premiers kilomètres, Aurelian Erdeli a compté jusqu’à près d’1 heure d’avance sur Arnaud Pereira au 90e kilomètre, avant que ce dernier ne revienne comme une fusée dans les derniers kilomètres. Erdeli s’impose finalement en 18h 05mn 55s. Il devance de moins de 8 minutes Pereira. Benjamin Liotier, longtemps à la lutte pour la seconde place, termine finalement 3e à 20 minutes du vainqueur du jour.
La première féminine, Isabelle Quere, prend la 40e position au général. Elle devance de 19 petites minutes la seconde, Magali Alquier. Marine Plantie prend la 3e place.
En relais trio, victoire de Jonathan Chaubet, Clément Martin et Christophe Chardonal en 15h 15mn 32s. Ils devancent le trio André Begue, Jean-Vincent Carbou et Aristide Begue de 19 minutes. Troisième et premier relais mixte, le trio composé de Karine Liegard, Fabien Vidal et Alexandre Davy.
100 Miles Sud de France : La Traversée – 80 km pour Antoine Giroudière
En tête jusqu’au 65e kilomètre, Miguel Balaven n’a pas pu résister au retour d’Antoine Giroudière, qui s’impose en 9h 26mn 2s. Balaven termine second à 6mn30 du vainqueur. Patrick Bailon monte sur la 3e marche du podium.
Chez les féminines, la victoire revient à Laetitia Seignovert, qui s’impose en 11h 48mn 53s et prend la 15e place au général. Elle devance Marine Beaury et Laurence Blouin.
En relais duo, victoire de la paire mixte composée de Julien Billerach et Doriane Sarabando en 9h 55mn devant Pierre Bares et Alexander Vinas et la paire Méven Philippe et Mael Bourhis.
Pour sa première édition, le Roc Trail du Roc d’Azur a tenu toutes ses promesses. Et a notamment permis aux traileurs de découvrir le fameux Rocher de Roquebrune. Les élites de la discipline se sont imposées avec Julien Chorier, Alexis Poullot et Pau Zamora Peres. À noter l’exploit de Manon Gras sur le 42km.
Roc Trail : succès de la première édition
C’était le pari des organisateurs : introduire le trail dans l’un des plus grands événements VTT du monde, le Roc d’Azur, qui se déroule depuis bientôt 40 ans début octobre du côté de Fréjus, dans le Var. Et c’est un baptême réussi. Cette première apparition du trail dans la famille du Roc d’Azur a séduit les adeptes de la course à pied nature avec près de 700 inscrits sur les trois distances au programme des Roc Trail (16 km, 32 km, 42 km).
Au départ de Roquebrune-sur-Argens, les coureurs se sont d’abord dirigés vers le domaine de la Bergerie avant de franchir le col de Valdingarde, point culminant de la course, puis d’attaquer l’ascension du Rocher de Roquebrune pour enfin revenir vers l’aqueduc des 25 ponts. Au total, il fallait compter sur un peu plus de 1500m de dénivelé positif sur l’épreuve la plus longue, contre 880m sur le 32 km et 515m sur le 16 km. Mais plus que le dénivelé, tous les participants ont été attiré par le plaisir d’explorer de nouveaux horizons.
Résultat Roc Trail : Alexis Poullot enchaîne les victoires
L’histoire retiendra comme premier vainqueur Alexis Poullot en 1h10 sur le 16 km, devant Robin Defever et Eric Rivals. Mention spéciale pour Alexis, qui a enchaîné les victoires ce dernier mois sur les trails de la région de Lyon en s’imposant à la Ronde des Grangeons (27km), puis au Trail de Gi J’Y Monte (31km) et à la Saint So Course (23km). Chez les femmes, c’est Laurie Maleysson qui s’est imposée et a pris la 22e place au général, à 19 minutes du vainqueur du jour.
Julien Chorier prêt à prendre sa revanche sur le Grand Raid de la Réunion 2022
Sur le 32 km, c’est Julien Chorier, victorieux de nombreux ultra-trails à travers le monde dont deux fois le Grand Raid de la Réunion ou l’Ultra Trail du Mont Fuji, qui monte sur la plus haute marche du podium, en 2h39. Il devance de près de 4 minutes Olivier Mansuy et de 6mn30 Fabio Agazzi. Chez les femmes, c’est la Suissesse Emma Bilham, triathlète de niveau mondial, qui s’est imposée. Bilham prend la 10e place au général, à 24mn de Julien Chorier. Une belle dernière course de préparation pour Julien Chorier avant de s’envoler vers La Réunion pour participer à une nouvelle Diagonale des Fous, qu’il a remportée en 2009 et 2011, mais sur laquelle il a abandonné lors de ses 4 dernières participations.
« Sincèrement je suis scotché, a témoigné Julien Chorier. C’est ma première venue sur le Roc d’Azur et j’ai même fait la Canyon Roc Gravel Estérel vendredi. L’organisation est assez dingue avec tous les bénévoles toujours au bon endroit et un balisage parfait. Le parcours du trail était exigeant avec pas mal de relances. Il faut vraiment courir. C’est une très belle découverte. Le trail a parfaitement sa place dans cet événement. »
Exploit de Manon Gras sur le 42km
Sur le 42 km, c’est l’Espagnol Pau Zamora Peres qui s’est imposé en 3h44mn, devant Régis Ruchaud à 19mn. Mais on retiendra surtout la très belle performance de Manon Gras, gagnante entre autres du 52km de l’UTCAM au mois de juillet. Elle l’emporte sur la course féminine, et réalise l’exploit de monter sur la 3e marche du podium au général, à moins de 40 minutes du vainqueur du jour.
Alors que les Alpes vibraient fin août au rythme de l’UTMB, les Pyrénées, plus discrètes, frissonnaient dans le même temps au rythme du Grand Raid des Pyrénées. Moins médiatique que le « Sommet Mondial du Trail » mais tout aussi populaire, la 15e édition du GRP a été marquée par une affluence record sur les 6 épreuves proposées. Grand Raid des Pyrénées 2022, le film raconte cette formidable aventure sportive et humaine au cœur des paysages somptueux des Pyrénées.
Grand Raid des Pyrénées, un pari gagné
Nous sommes en 2008 et 2 passionnés de trail, Simon Accarier et Michel Fropier, se lancent. Après avoir arpenté tous les sentiers pyrénéens et participé à de nombreuses courses pendant 10 ans, ils décident de créer leur propre épreuve. Son nom : le Grand Raid des Pyrénées, tout simplement. Dès la première édition, 400 inscrits sont au rendez-vous. Puis, d’année en année, la notoriété de celui qui est désormais considéré comme le pendant pyrénéen de l’UTMB grandit. De 400, le nombre de participants passe à 1000, puis 2000, et jusqu’à 6000 cette année. Un succès qui ne se dément pas…
Avec de nombreuses vallées pyrénéennes mobilisées, le GRP est un incontestable succès populaire. Si les grosses têtes d’affiche sont à l’UTMB, de nombreux traileurs confirmés et néophytes préfèrent le GRP. Son atout maître : l’ambiance chaleureuse qui règne sur l’événement. À travers ce film de 13 minutes, c’est l’histoire de ce Grand Raid des Pyrénées et des 6 épreuves qui le composent aujourd’hui que vous allez découvrir. De témoignages authentiques en paysages exceptionnels, embarquez pour 13 minutes de plaisir.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/10/GRAND-RAID-DES-PYRENEES-FILM-OPEN.png10962146Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-10-07 11:14:202022-10-07 11:14:22Grand Raid des Pyrénées 2022, le film : 13 minutes de plaisir
C’est du 22 au 25 juin 2023 que se tiendra la prochaine édition du Marathon du Mont-Blanc. Et comme tous les ans, il faudra avoir de la chance pour obtenir un dossard sur une des courses avec tirage au sort, tant elles attirent des coureurs du monde entier. Voici les 3 phases d’ouverture des inscriptions au Marathon du Mont-Blanc 2023.
Coureurs prioritaires sur le 90km du Mont-Blanc suite à l’annulation de l’édition 2022
Les inscriptions seront ouvertes du lundi 10 octobre 2022 à 09h00 au dimanche 16 octobre 2022 à 16h00 pour les coureurs initialement inscrits sur l’édition 2022 du 90km du Mont-Blanc (annulée à cause de la météo) et ayant retiré leur dossard au mois de juin dernier. Bonne nouvelle, ces coureurs pourront se réinscrire prioritairement au 90km du Mont-Blanc 2023 sans passer par le tirage au sort. Si vous êtes concernés, vous n’avez rien à faire pour l’instant : un mail spécifiant la procédure d’inscription vous sera envoyé lundi 10 octobre 2022 à partir de 9h00.
Marathon du Mont-Blanc 2023 : tirage au sort pour le 23km, le 42km et le 90km
Les coureurs souhaitant participer au 90km, 42km ou 23km du Mont-Blanc 2023 pourront s’inscrire gratuitement au tirage au sort du lundi 17 octobre 2022 à 9h00 au jeudi 3 novembre 2022 à 16h00. Attention, il ne sera possible de s’inscrire qu’à une seule des trois courses, en groupe ou en individuel (résultat du tirage identique pour tous les membres du groupe).
Les résultats du tirage au sort seront communiqués par mail entre le lundi 7 et le mercredi 9 novembre 2022. Les coureurs sélectionnés au tirage au sort auront ensuite jusqu’au lundi 21 novembre 2022 à minuit pour finaliser leur inscription en effectuant leur paiement (une procédure spécifique leur sera envoyée par mail).
Inscriptions pour toutes les courses non soumises au tirage au sort
Ces courses sont la Duo étoilé, le 10km, le KMV, la Young Race et le Mini Cross. Les inscriptions seront ouvertes à partir du jeudi 10 novembre 2022 à 9h00. L’inscription sera possible sans passer par un tirage au sort jusqu’à épuisement des places disponibles.
Marathon du Mont-Blanc 2023 : les dossards solidaires « Soutenez les projets sportifs des enfants »
Les dossards solidaires permettent aux coureurs de garantir leur inscription à l’une des courses du Marathon du Mont-Blanc sans passer par le tirage au sort, en faisant un don direct auprès de l’association dans le but d’aider les enfants dans leurs projets sportifs. Les tarifs cumulent le droit d’inscription et le don à l’association.
23km = 400€ par dossard (45€ de droits d’inscription + 355€ de don minimum)
42km = 600€par dossard (75€ de droits d’inscription + 525€ de don minimum)
90km = 600€par dossard (135€ de droits d’inscription + 465€ de don minimum)
Duo étoilé = 400€ par dossard (80€ de droits d’inscription + 320€ de don minimum)
Le « Club des Sports de Chamonix » est une association déclarée “d’utilité publique” et peut fournir un justificatif de don pour alléger les déclarations des revenus. En France le donateur bénéficie d’une déduction fiscale de 66% du montant donné, dans la limite de 20% de son revenu imposable.
En 2023, 150 dossards solidaires (répartis sur le Duo étoilé, le 42km, le 23km, et le 90km du Mont-Blanc) sont proposés. Les places étant limitées, elles seront attribuées dans l’ordre des demandes, dans la limite des places disponibles.
Pour réserver un dossard solidaire, vous pouvez écrire dès maintenant à l’adresse suivante : club@chamonixsport.com
C’est en septembre que se sont déroulées sur le territoire américain les deux dernières étapes des Golden Trail World Series 2022. Avec, pour le vertigineux Pikes Peak Ascent culminant à 4300m d’altitude comme pour le Flagstaff et sa terrible pente, un même verdict : les victoires du Suisse Rémi Bonnet et de la Néerlandaise Nienke Brinckman. Avant les finales à Madère fin octobre, on vous propose le résumé vidéo de ces 2 courses somptueuses, illuminées également par les exploits des Français du Team Sidas Matryx.
GTWS 2022 : la montée infernale de la Pikes Peak Ascent
Avec ses 21km pour 2382m D+, la Pikes Peak Ascent n’est pas une course comme les autres. En effet, le parcours qui emmène sur une longue ascension les coureurs de Manitou Springs jusqu’au sommet de Pikes Peak à 4302 m, est extrêmement exigeant physiquement par rapport aux autres courses, surtout du fait de l’altitude. Mais sa physionomie est aussi spéciale : avec une pente moyenne de 11 %, le Barr Trail de Pikes Peak emprunté par les coureurs est unique. Il s’agit d’un sentier souvent étroit, sinueux ou escarpé et constitué de graviers, de rochers ou de terre, avec des virages serrés et des changements brusques d’élévation ou de direction.
GTWS 2022 : le Flagstaff Sky Peaks, course de montagne ultime
Pour sa première apparition dans le calendrier des Golden Trail World Series, cette épreuve disputée sur le bord volcanique des San Francisco Peaks a fait des dégâts. Il faut dire que le parcours, 26km pour 1266m D+ composé d’une très longue montée de 11,5km jusqu’à une altitude de 3500m, suivi d’une descente non stop de 14,5km, était très exigeant et ne permettait aucun répit.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/10/GTWS-2022.png11402154Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-10-06 05:10:002022-10-03 18:10:37GTWS 2022 : Pikes Peak et Flagstaff, la vidéo des exploits de Rémi Bonnet et Nienke Brinckman