Le 4 décembre aura lieu l’Hivernale des Templiers, traditionnellement considérée comme la dernière grande et belle course de fin d’année. Une atmosphère d’ailleurs à départ de Roquefort, rude comme les Grands Causses, mystérieuse comme les cités Templières, au cœur du Larzac Sud, vaste plateau calcaire entaillé par de profondes vallées. Pour vous mettre l’eau à la bouche (et le feu aux jambes), découvrez les sublimes photos de Greg Alric prises lors de l’édition 2021. MAGIQUE !

Hivernale des Templiers : un terrain de jeu envoûtant

C’est un terrain de jeu unique que propose cette Hivernale des Templiers, dans des décors qui semblent tirés de films d’antan. Tout y semble immobile, figé par le temps, et tellement pitoresque. Petits villages, fermes typiques des grands Causses à l’architecture admirable, chaos rocheux, cités templières telles que celles de La Couvertoirade, Le Viala du Pas de Jaux, cirques rocheux tels que ceux de Tournemire et de St Paul des Fonds, les cartes postales s’enchaînent au fil des kilomètres, sans jamais lasser le regard. Clou du spectacle, le fameux Combalou, petit massif et ses grandes falaises ocres dominant Roquefort. Un voyage hors du temps.

Hivernale des Templiers : 6 distances au choix

L’Astragale Trail, 66km et 2300m D+.
Le Marathon de L’Orchis, 35km et 1580m D+.
L’Adonis Trail, 25,6km et 1130m D+.
Le Rock’Shot Trail, 16,2km et 810m D+
La Carline Trail, 12,6km et 610m D+
Les Illuminés de Roquefort Société, 6,5km et 163m D+

Hivernale des Templiers 2021 : le portfolio de Greg Alric

Hivernale des Templiers Photo Greg Alric 1
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Hivernale des Templiers Photo Greg Alric 9

Détail des parcours et inscriptions ICI

Découvrez le film de l’édition 2018

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Entre la Vallée du Scorff, dans le Morbihan, avec ses forêts, ses loutres, saumons et truites, et les volcans et cirques vertigineux de l’île de La Réunion, il y a un monde d’écart. Sauf pour Jonathan Parisé, leader de l’Ouest Trail Tour. En s’imposant sur l’épreuve reine de la 21ème édition du Trail de la Vallée du Scorff, 6e et avant-dernière étape du challenge, il remporte également son dossard pour le Grand Raid de La Réunion 2023. Quant aux 900 participants des différentes courses, ils ont tous apprécié ce week-end de partage de l’esprit du trail.

Trail de la Vallée du Scorff : un parcours hyper technique

Un dossard pour La Réunion, c’est autrement plus motivant qu’une médaille en bois d’arbre authentique, fut-elle gravée avec passion par un artisan local. Autant dire que sur la ligne de départ du 51km et 1400m D+ du TVS, Jonathan Parisé, originaire des Côtes D’Armor et chef de file du trail breton, rêvait de victoire. Et d’un petit rhum arrangé made in Saint-Denis. Il lui « suffisait » en effet de s’imposer à Cléguer pour remporter le Challenge Ouest Trail Tour (OTT), après ses succès aux trails de l’Aber Wrac’h, du Bout du Monde et de Brocéliande.

Cerise sur le gâteau, Parisé connaissait bien le parcours, sur lequel il s’alignait pour la 3e fois. Et qui lui avait déjà sourit. En effet, il s’était imposé en 2015 dans la version 43km, et avait pris une seconde place en 2017 sur une version 45km. « C’est un parcours pas forcément long, mais hyper technique, avec des petits chemins, des sous-bois, des mono-traces. Vraiment un beau trail, très sympa, que j’affectionne particulièrement », avait-il précisé lors de sa seconde participation.

Trail de la Vallee du Scorff Départ Photo Erwan Le Bouhellec
Départ du TVS. Photo Erwan Le Bouhellec

Trail de la Vallée du Scorff : Jonathan Parisé en patron

Auteur d’un départ canon alors qu’il faisait encore nuit, Jonathan Parisé n’a laissé le soin à personne de mener la course. Imposant son rythme de bout en bout, il a mené 2 à 3 minutes devant un petit groupe de poursuivants avant de finir par les faire craquer à partir du 30eme kilomètre, dans les parties plus techniques et les successions de montées et descentes le long du Scorff. Il s’impose dans un temps de 4h 03mn 14s, un chrono d’autant plus remarquable que les chemins avaient été rendus glissants par les pluies. Le podium est complété par Alban Chorin, qui termine à plus de 7 minutes, et Julien Cougnaud, à 10 minutes du vainqueur du jour. Le local de l’étape, Maël Nivinou, prend quant à lui une très belle 7ème place au vu du plateau proposé.

« C’est ma troisième participation à Cléguer et ma seconde victoire. Je suis content de ma performance, réalisée sur un parcours très technique. Mon gros objectif est La Diagonale des Fous l’année prochaine. Je cours et je m’entraîne pour cela. J’ai déjà participé à cette épreuve et j’espère améliorer mon temps », a déclaré Jonathan Parisé à l’arrivée.

Trail de la Vallee du Scorff Jonathan Parisé Photo Fred Christien
Jonathan Parisé en route vers la victoire. Photo Fred Christien

Trail de la Vallée du Scorff : Maud Quéré s’impose chez les féminines

Chez les féminines, victoire de Maud Quéré, originaire de Saint-Nicolas du Pélèm, qui s’est déjà illustrée sur ce genre de course. Elle a en effet cumulé cette année les bons résultats sur les trails du Challenge Ouest Trail Tour, terminant 5ème du Trail de l’Aber Wrac’h et du Guerlédan, et 3ème du Trail du Bout du Monde. Elle s’impose en 5h 04mn 10s, prenant au passage la 22ème place au scratch. Maud Quéré devance Charline Lemaire d’un peu plus de 8 minutes. La 3ème place revient à Emilie Laboyrie, qui termine à 22 minutes de la gagnante.

Trail de la Vallée du Scorff : les résultats des 5 courses

La journée du samedi était consacrée au Noz-Trail, des trails nocturnes proposés sur 2 parcours. La journée du dimanche était quant à elle consacrée aux trois trails de différentes distances, dont l’épreuve phare de 51km pour 1400m D+. Voici les podiums des différentes courses.

Noz Trail – 7,5 km

Classement général
Gautier Le Calvé en 34’38’’
Kilian Le Guern en 35’02’’
Raphael Busson

Classement féminin
Isabelle Méheust en 43’39’’
Juliette Mélin en 46’30’’
Romane Courtin en 48’05’’

TVS_NOZ TRAIL 2022
2022 signait le retour des Noz-Trails, les fameux trails noctures. Photo Erwan Le Bouhellec

Noz Trail – 11 km

Classement général
Ronan Callet en 49’55’’
Laurent Bernard en 51’32’’
Alexandre Caugant en 51’45’’

Classement féminin
Victoire Alzon en 1 h 01’12’’
Jade Violleau en 1 h 04’46’’
Lucie Laplanche en 1 h 06’58’’

TVS – 11 km

Classement général
Benoît Le Flao en 51’14’’
Laurent Bernard en 51’46’’
Pascal Rioual en 52’09’’

Classement féminin
Chloé Bacon en 59’04’’
Marina Botland en 1 h 04’03’’
Lei-Loo Balondrade en 1 h 04’07’’

Trail de la Vallee du Scorff Fées Photo Erwan Le Bouhellec
On voit de tout sur le Trail de la Vallée du Scorff, même des fées… Photo Erwan Le Bouhellec

TVS – 24 km

Classement général
Rémi Le Brech en 1 h 55’02’’
Ronan Callet en 1 h 55’54’’
Valentin Piques en 1 h 59’11’’

Classement féminin
Ghislaine Lerévérend-Duvollet en 2 h 32’56’’
Pauline Caudan en 2 h 38’09’’
Aurélie Kervran en 2 h 46’51’’

TVS – 51 km

Classement général
Jonathan Parisé en 4 h 03’14’’
Alban Chorin en 4 h 10’46’’
Julien Cougnaud en 4 h 13’35’’

Classement féminin
Maud Quéré en 5 h 04’10’’
Charline Lemaire en 5 h 12’34’’
Emilie Laboyrie en 5 h 26’20’’

Les résultats complets de toutes les courses ICI

Trail de la Vallee du Scorff Serre fils Photo Erwan Le Bouhellec
Après les serre-files, plus rien… Photo Erwan Le Bouhellec
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Débutées le 26 octobre, les étapes finales des Golden trail World Series 2022 s’enchaînent jour après jour sur l’île de Madère, à raison d’une course par jour. Si, chez les hommes, Rémi Bonnet se rapproche du titre, Thibaut Baronian continue sa remontada et est 2e après 2 étapes. Chez les femmes, la Néerlandaise Nienke Brinckman assure, tandis qu’Élise Poncet carbure…

Finale des Golden Trail World Series : 1ère étape pour Bonnet et Allie McLaughlin

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Le profil de la 1ère étape.

La première étape, d’une distance de 24,5km pour 1540m D+, consistait en une montée sèche de 6km, suivie d’une section en plateau légèrement descendant de 11km, puis une descente pour revenir au point de départ. Sur ce terrain particulièrement propice aux grimpeurs purs, le Suisse Rémi Bonnet n’a pas laissé passer sa chance de briller. Il a ainsi montré qu’il était toujours dans une forme aussi éclatante qu’aux États-Unis, où il avait enchaîné 2 victoires prestigieuses. Le Marocain Elhousine Elazzaoui, qui avait brillé sur les GTWS en début de saison et s’était abstenu de campagne américaine, a pris la seconde place, devançant l’Érythréen Petro Mamu. Thibaut Baronian, avec qui Bonnet s’est entraîné la semaine précédant la compétition, s’offre une belle 4e place, devant l’Espagnol Manuel Merillas.

Rémi Bonnet devant, une habitude en 2022… Photo GTWS

Chez les féminines, petite surprise. Alors que tout le monde attendait la Néerlandaise Nienke Brinckman, c’est l’Américaine Allie McLaughlin qui décroche la victoire. Elle devance la Néerlandaise, tandis qu’Élise Poncet prend une superbe 3e place. Le Top 5 est complété par l’Américaine Sophia Laukli et l’Éthiopienne Philaries Kisang.

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Allie McLaughlin s’impose sur la 1ère étape des finales. Photo GTWS

Finale des Golden Trail World Series : 2ème étape pour Bonnet et Brinckman

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Le profil de la 2ème étape.

On prend les mêmes et on recommence ! La deuxième étape des GTWS, courue le 27 octobre, proposait un parcours de 26,6km et 1425m D+, avec un profil sur lequel se découpaient 3 montées conséquentes. Enchaînant avec sa victoire de la veille, le Suisse Rémi Bonnet a une fois de plus mis tout le monde d’accord, en se détachant dès le 8e kilomètre, pris en chasse par le Marocain Elhousine Elazzaoui. Hélas pour ce dernier, il a dû stopper au 24e kilomètre, victime d’un problème à la cuisse, et a cédé sa place à l’Autrichien Thomas Roach.

Rémi Bonnet s’impose en 2h 08mn 12s, devançant l’Autrichien de plus de 9 minutes. Thibaut Baronian, un temps 3ème, se fait souffler le podium par le Polonais Bart Przedwojewski pour une trentaine de secondes. Le Top 5 est complété par l’Autrichien Manuel Innerhofer. A noter la belle 6e place d’Adrien Michaud, à 16 minutes du vainqueur du jour.

GTWS TOP 5 Jour 2 Photo GTWS
Le Top 5 masculin de la 2ème étape. Photo GTWS

Chez les féminines, Nienke Brinckman a eu vite fait de remettre les pendules à l’heure. En tête du début à la fin, elle s’est imposée en 2h 39mn 55s, avec 3mn 45s d’avance sur Bailey Kowalczyk et une doublette française constituée de Julie Roux et Elise Poncet, respectivement 3ème et 4ème à 4mn 49s et 6mn 06s de la gagnante. L’Éthiopienne Philaries Kisang prend de nouveau la 5ème place.

GTWS Brinckman Photo GTWS
Nienke Brinckman remporte la seconde étape et consolide sa place de leader du classement féminin. Photo GTWS

Classements provisoires : Rémi Bonnet et Nienke Brinckman intouchables

Le classement provisoire prend en compte les points acquis depuis le début de la saison, auxquels viennent s’ajouter les points acquis lors des différentes étapes de la finale. Sur ces étapes, les points distribués vont de 100 points pour le gagnant du jour jusqu’à 2 points pour le 30e du jour.

Grâce à ses résultats sur les 2 premières étapes, Thibaut Baronian s’empare de la 2ème place du classement masculin, derrière l’intouchable Rémi Bonnet, qui se dirige tout droit vers le titre. Le Japonais Ruy Ueda suit à la troisième place. Anthony Felber est toujours 10e.

Côté féminin, Nienke Brinkman caracole en tête devant Sara Alonso et Sophia Laukli. Elise Poncet consolide sa 4ème place, tandis que Julie Roux pointe désormais à la 7ème place et Theres Lebœuf à la 10e. Blandine L’Hirondel, absente pour cause de Mondiaux de Trail en Thaïlande, disparaît du Top 10.

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A 49 ans, Sylvain Kinnen est un passionné de course à pied qui n’a pas peur d’avaler des kilomètres. Avec 40 marathons à son compteur, il est aussi à l’aise sur route que sur sentiers. A son actif, 10 Marathons des Sables, un UTMB, une Diagonale des Fous, un UT4M et quelques autres monuments de l’ultra-trail. Il a déjà couru 4 fois l’Ultra-Trail d’Angkor, entre 2016 et la première édition et 2020 pour sa dernière participation. Autant dire qu’il sait de quoi il parle…

1 – Ultra-Trail d’Angkor : un voyage, des vacances, une course

« C’est en 2015 que j’ai vu passer les premières publicités pour l’Ultra-Trail d’Angkor. Déjà, un nouvel ultra était une info qui m’intéressait. Mais avec les temples cambodgiens du site archéologique d’Angkor, classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité en plus, j’ai tout de suite été intéressé. Ce qui nous a séduits, ma compagne et moi, c’était surtout la possibilité de combiner des vacances avec la visite des temples et, pour moi, la participation à l’ultra. La première fois, nous avons donc combiné des vacances en Thaïlande et la course au Cambodge, la seconde fois nous sommes allés à Hong Kong, la troisième à Singapour et la quatrième au Vietnam. C’est quand même plus sympa que de faire un aller-retour juste pour la course avec 2 jours avant et 2 jours après. »

ULTRA TRAIL ANGKOR PHOTO Regis Binard - SDPO
Photo Régis Binard – SDPO

2 – Ultra-Trail d’Angkor : une organisation au top

« La première fois, je me suis renseigné sur l’organisateur, Jean-Claude Le Cornec. J’avais déjà reçu des propositions pour une autre course qu’il organisait, les Foulées de la Soie, à laquelle je n’ai pas participé, mais du coup il y avait des avis sur lui et l’organisation sur Internet, son Facebook était plutôt bien fait et il était plutôt bien noté. Ça avait l’air à la fois familial et sérieux. Et effectivement, quand nous sommes arrivés sur place, nous avons pu apprécier cette organisation. C’était vraiment bien, avec beaucoup de gentillesse, de l’attention, tout ce qu’il faut. Et un côté très familial aussi, puisque nous étions au début un tout petit groupe. Il y avait à peine une trentaine de partants sur le 128 kilomètres ! »

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Sylvain Kinnen lors de sa 4e participation, en 2020, sur l’UTA 128 kilomètres. Depuis, à l’écoute des coureurs, l’organisation a raccourci l’UTA à 100 kilomètres. Photo DR

3 – Ultra-Trail d’Angkor : la magie des temples

« Depuis le temps que nous y allons, ma compagne et moi, nous avons appris à bien connaître les temples. Et si parfois les sites sont envahis par les touristes chinois, d’autres fois, c’est plus calme. Surtout la nuit, quand tu passes dans les ruines que tu éclaires à la frontale, c’est magique. Parfois, c’est même nous qui, en passant, avec nos lumières, allons réveiller des habitants allongés dehors sur un genre de structure en bois… Une année, Jean-Claude avait réussi à privatiser la Terrasse des Éléphants, dans la cité royale d’Angkor Thom, pour donner le départ. C’était génial de l’avoir rien que pour nous. Et pendant que je cours, ma compagne a son propre rituel en allant au Bayon, son temple préféré, avec ses grandes sculptures de visages qui se regardent… Elle prend un livre et elle va se caler là… »

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Prendre le temps d’admirer les temples de la civilisation Khmer… Photo Sylvain Kinnen

Sylvain Kinnen : « 100 kilomètres, ce sera bien suffisant ! »

En ayant appris que la distance de l’épreuve la plus longue de l’Ultra Trail d’Angkor allait passer en 2023 à 100 kilomètres, au lieu des 128 qu’elle comportait, Sylvain Kinnen a trouvé l’idée très bonne. On lui a demandé pourquoi. Entre autres…

Esprit Trail : 128 kilomètres à peu près plats, pour un ultra-traileur ayant fait l’UTMB, c’est rien, non ?

Sylvain Kinnen : (Rires.) Non, ce n’est pas rien ! C’est vrai qu’au niveau du profil il n’y a qu’une petite bosse à peu près au milieu, avec 200 mètres de dénivelé qu’on redescend après, donc ça a l’air facile. Mais dans les faits, c’est surtout la chaleur qui est dure à supporter. Des fois tu as de l’eau, des fois tu n’en as pas ; des fois tu as des rivières, des fois tu n’en as pas… Et puis tu cours souvent sur de la latérite, un terre de couleur rouge qui renvoie la chaleur.

Sur une édition, il faisait tellement chaud que j’avais trouvé une technique : je courais quand il y avait du soleil et dès que j’arrivais à l’ombre des arbres, je marchais pour récupérer. Pour te donner un ordre d’idée, sur mes 4 participations, j’ai dû mettre au minimum 22 heures et au maximum 26 pour les 128 kilomètres. Alors qu’en règle générale sur un 100 en France je mets 12h30.

J’ai lu quelque part que c’est Antoine Guillon et Christophe Le Saux (1er et 3e en 2017), qui ont déjà participé à l’épreuve, qui ont conseillé à Jean-Claude de diminuer la distance. C’est une bonne chose, car ça permet aussi de garder un peu de fraîcheur pour pouvoir faire un peu de tourisme après la course.

UTA GUILLON
Antoine Guillon et Christophe Le Saux tout sourire lors de leur participation à l’UTA. Photo SPDO

Esprit Trail : Tu as participé à 4 éditions sur 6. C’est une drogue ?

Sylvain Kinnen : Comme je le disais, c’est la possibilité de combiner de vraies vacances avec la course qui nous a incité à y retourner, ma compagne et moi. Ça, et également l’organisation, qui est vraiment au top. Lors de la dernière édition, on avait même des policiers qui nous suivaient pour s’assurer qu’on ne se trompait pas d’itinéraire. Très attentifs, au point même que l’un des deux qui nous accompagnait, mon coéquipier et moi, est allé dans un petite échoppe de bord de piste pour « réquisitionner » des boissons pour nous…

Ultra-Trail Angkor Sylvain Kinnen
Pause boisson pour Sylvain Kinnen, à l’ombre d’une échoppe. Photo DR

Esprit Trail : Quel est ton plus beau souvenir de l’Ultra-Trail d’Angkor ?

Sylvain Kinnen : La première édition. Déjà, pour avoir réussi à franchir la ligne d’arrivée, et parce que je suis monté sur le podium de ma catégorie, moi qui n’avais jamais fait un podium de ma vie. Avec le ministre du tourisme qui m’avait remis mon trophée, et moi qui me demandais ce que je faisais là. Ah, et puis un truc amusant : je suis assez sujet aux hallucinations, et lors d’une de mes participations, il y avait des vaches sur le bord du chemin, et moi je pensais que c’était des Bisounours. Mais ça, c’est pour l’anecdote. Sinon, c’est la beauté des temples et la gentillesse des gens que l’on rencontre sur place, accueillants, bienveillants.

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Sylvain Kinnen sur le podium de sa catégorie lors de la première édition de l’UTA, qui lui vaudra de porter le dossard N°1 lors de la 2e édition. Photo DR

Plus d’informations et inscriptions : sdpo@sdpo.com / https://ultratrail-angkor.com/

Découvrir le film de l’édition 2022

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De la souffrance, des hallucinations, des montées abominables : les 165 km et 10250m D+ du Grand Raid de la Réunion 2022 ont fait des ravages, même chez les athlètes élite habitués des ultras. Ce sont eux qui, sur leurs réseaux sociaux, Facebook ou Instagram, le racontent le mieux. De Courtney Dauwalter à Sissi Cussot en passant par Anne-Lise Rousset chez les femmes, de Germain Grangier à Casquette Verte en passant par le plus capé des observateurs, François D’Haene chez les hommes, compilation d’impressions.

Grand Raid de la Réunion 2022 : Courtney Dauwalter et le « parcours de folie »

Première participation, première victoire, mais l’Américaine ne pensait pas souffrir autant. Au point de perdre parfois son légendaire sourire…

Il y a eu des moments pendant la course où je me suis dit « Ce n’est pas possible. Je n’y arriverai pas ». Mais chaque fois que j’avais ces pensées, je souriais et disais à haute voix : « C’est exactement pour ça que tu es venue. » Le Grand Raid de la Réunion n’offre aucun répit ! Les sentiers techniques, l’humidité et les énormes ascensions sont implacables jusqu’à la ligne d’arrivée. C’était 100 miles à pousser et à lutter et à vraiment me battre pour faire chaque section du mieux que je pouvais. Quelle course difficile et quel parcours de folie ! Très reconnaissante de terminer la saison avec un si grand défi. Reposer mes pieds va être vraiment agréable.

Source Instagram Courtney Dauwalter

Pour revivre la course, c’est ICI

Grand Raid de la Réunion Courtney Dauwalter 2 Photo Instagram DR
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Ludovic et Céline Pommeret : la preuve par 30

Vainqueur de la Diagonale en 2021, vainqueur de la TDS sur l’UTMB 2022, Ludovic Pommeret a été monstrueux cette saison. Il avait choisi de courir cette édition des 30 ans avec celle qui partage sa vie depuis 30 ans, Céline. Ils ont tenu 30 heures…

30 ans de Diag’, 30 ans de vie commune, 30 heures et rideau ?
Une belle course partagée avec beaucoup de coureurs, merci à tous pour vos encouragements vos discussions, vos félicitations et vos bons souhaits d’anniversaire tout au long du parcours !
Nous avons pu bien profiter ensemble et passer un peu de temps à papoter avec vous. Le temps passé aux ravitos nous a permis de profiter plus de vous les bénévoles qui êtes au petits soins ! Vous êtes au top !

Côté course, très fier du parcours accompli ! Céline a été au top, physiquement prête, mentalement aussi. Les tendons par contre n’ont pas tenu le coups, les tendinites des deux releveurs ont rendu le plaisir de course de Céline inexistant ! Début des douleurs à 90 kils, ça a tenu jusqu’au 130ème, ensuite nous avons pris la bonne décision pour garder un bon souvenir de cette célébration !
Félicitations à tous les participants et évidemment aux magnifiques vainqueurs Beñat Marmissolle et l’impressionnante Courtney Dauwalter.

Source Instagram Ludovic Pommeret

Pour revivre la TDS 2022 de Ludovic Pommeret, c’est ICI

Grand Raid de la Réunion Céline Pommeret Photo Instagram DR
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Le Grand Raid vu par le grand absent, François D’Haene

4 fois vainqueur de la Diagonale des Fous, François D’Haene n’a pu prendre le départ cette année, blessé au talon. Bien présent sur l’île, le coureur du team Salomon en a profité pour être sur le bord des sentiers et assister Courtney Dauwalter.

L’heure du débrief lé là !
La traversée de l’île intense réserve bien souvent des surprises. C’est ce qu’on aime dans l’ultra trail. Mais cette année, chez les féminines, Courtney Dauwalter a presque tué le suspens en gérant sa course de bout en bout. Même elle et même avec une avance confortable, elle a douté et bataillé. D’abord avec une chute assez tôt (descente du Taïbit) et un genou douloureux, puis en faisant face à ce parcours usant dans la chaleur (relative cette année !) de Mafate. Elle a su conforter son avance au fur et à mesure qu’elle découvrait l’île et a su jouer et flirter avec le podium scratch : CHAPEAU.

Ce n’était pas une surprise pour moi de la voir à ce niveau. Elle nous l’avait déjà prouvé plusieurs fois et c’est même rassurant de la voir de nouveau si proche des meilleurs hommes. Sa course à la Hardrock 100, où elle était plus loin de nous, était plus surprenante pour moi. Ici elle a fait une course pleine. Pleine de sagesse et de talent : c’est impressionnant pour une première sur la Diag’ !
Merci de nous avoir permis de partager cela avec toi et de prendre part à cette fête.
Derrière, Anne-Lise Rousset et Anna Carlsson complètent le podium après des heures pas faciles. Une belle leçon de courage.

La gestion « ultra-consciente » de Courtney a mis en exergue la bataille de la course masculine. Cette bataille a permis à deux hommes de se dégager en tête de course assez rapidement. Dès le milieu de la nuit, Beñat Marmissolle et Jean-Philippe Tschumi se sont retrouvés aux avant-postes. Ils ont très bien géré leur journée, pour arriver ensemble au pied du Colorado et s’expliquer dans la dernière montée. Beñat a su y trouver les ressources nécessaires pour réussir à distancer Jean-Philippe et faire une descente endiablée vers la Redoute. Ben Dihman complète le podium après une journée à batailler avec un valeureux Germain Grangier.

Bravo à tous, la course que vous nous avez offert m’a (presque) fait oublier à quel point j’aurais aimé être sur les chemins avec vous !
Merci la Réunion et à très bientôt ! Nou artrouv !

Source Instagram François D’Haene

GRAND RAID COURTNEY DAUWALTER
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Grand Raid de la Réunion 2022 : le premier 160 km d’Anne-Lise Rousset

Détentrice depuis juin du record du GR20 en Corse, Anne-Lise Rousset s’attaquait à son premier ultra de 160km en compétition. Elle est venue, elle a souffert, elle a survécu. Et termine à une superbe 2ème place.

Diagonale des Fous… mon premier 100 miles. Quelle ambiance incroyable au départ de Saint-Pierre ! La nuit bien froide sera fidèle au plan, je gère et le levé de soleil à Cilaos est magnifique. Je me régale avec un goût de sentier Corse dans la montée Kerveguen. À Cilaos, je retrouve Adri (Adrien Séguret, son mari, entraîneur de l’équipe de France de trail, NDLR) pour prendre ce fameux ticket d’entrée pour Mafate… Mais il est bien cher…

Premier coup de bambou pour rejoindre le pied du Taïbit où Adri m’attend. Je me refais une santé dans la montée au col du Taïbit. Antoine Guillon me rejoint et je tente de suivre ses pas de métronome. Là, ce sera bien fidèle au plan… Je profite et savoure ses moments de plaisirs, toujours dans les pas d’Antoine (Merci mille fois pour tes bons conseils, c’était génial d’être avec toi !). Et puis, arriva ce qui était très prévisible vu mon état d’esprit à quelques jours de départ : le coup de massue à Grande Place… Je suis un fantôme à Roche Plate, je n’ai plus les idées très claires, commence à voir Faustin (son fils, NDLR) dans une poussette à la place d’un arbre…

Sans Adri à Roche Plate, je n’aurais très certainement pas terminé… Il trouve les mots, tout ce chemin parcouru à l’entraînement ne doit pas être vain, et me montre les messages des copains. Faustin m’attend à Dos d’âne… Je repars… La fin sera longue (très longue)… Je ressens une profonde lassitude, une solitude absolue. Quelle libération de gagner la Redoute.


Je n’avais très clairement pas les jambes de juin dernier et surtout, l’obstination du GR 20, mais malgré une fin dans une vraie souffrance je suis contente d’être arrivée au bout de mon premier 100 miles en compétition.

Merci. Merci à mon amour, Adrien, à mon amour Faustin sans qui rien n’est possible.
Et bien sûr, merci à toute l’organisation du Grand Raid de nous avoir permis de vivre une si belle et incroyable aventure.

Source Instagram Anne- Lise Rousset

Pour revivre l’exploit d’Anne-Lise Rousset sur le GR20, c’est ICI

Grand Raid de la Réunion Germain Grangier Photo Instagram DR
Photo Instagram DR

Germain Grangier, entre respect, humilité et patience

Rattrapé par le Covid en plein UTMB, où il a dû abandonner au 90e kilomètre en raison de maux de tête et de vertiges, Germain Grangier a longtemps hésité avant de venir boucler sa saison sur ces sentiers si exigeants. L’histoire lui a donné raison, avec une belle 5e place au général. Il raconte la première partie de son Grand Raid.

Depuis l’UTMB, il a fallu évacuer le virus et j’ai un peu galéré niveau training pour diverses raisons. Du vrai bricolage, et je dis pas ça parce qu’on a refait la cuisine à la maison ! À deux jours du décollage, j’hésite à me rendre sur l’île puis tout rentre dans l’ordre, on garde le cap. J’ai vraiment envie de me tester sur ce parcours. J’aborde ce Grand Raid avec 3 mots d’ordre : respect, humilité et patience. Je n’avais pas prévu de courir ici et j’ai peu d’expérience sur ce parcours, c’est clairement un ogre, un monstre broyeur.


Tout cela me pousse à partir volontairement tranquille pour éviter tous les problèmes de « fausse piste » que l’on connaît dans la partie de nuit sur le parcours. La visibilité est mauvaise un petit voile couplé à un crachin rend la navigation à la frontale pas si fluide, autant être extra lucide et prendre le temps. Je m’arrête plusieurs fois et checke les intersections sur ma Garmin, la petite voie de Dora me dit « je suis la carte, je suis la carte ». Je reste focus, je me dis que c’est long, j’ai confiance, je pense, crois pouvoir revenir de l’arrière plus tard. La nuit se passe bien, je suis souvent seul avec moi-même.


Cilaos est là, km 76. J’aurais tant aimé m’arrêter faire du paddle sur la mare à Jon mais j’ai peur de chopper une infection de nouveau dans cette eau marron. Petit check à François D’Haene, ça fait plaisir de le voir là, tout sourire, même blessé, prêt à blaguer. Je suis alors dans le top 10 à 15 minutes de la tête. Le jour se lève, la machine à laver Grand Raid va commencer son complet programme, à 1200 tours minute bien sûr, essorage séchage compris.

Direction le fameux col du Taïbit. Je me tords la cheville 3 fois en 15 minutes, le con, sur le sentier facile de Bras Rouge. Je croise Katie (Katie Schide, sa compagne, première féminine sur l’UTMB 2022, NDLR), lui transmets mon incertitude de pouvoir continuer étant donné la 3ème torsion violente. J’hésite à me strapper, sort le bandage puis réalise que sans ciseaux je ne vais pas aller loin. En fait, c’est bizarre d’avoir 2,5m de bandage en matériel obligatoire mais rien pour couper. Bref, j’ai pas du tout envie de m’arrêter.

La montée du Taïbit et ses 1200m D+ se profile pour voir comment ça évolue. Ensuite, je rentrerai dans Mafate et ça sera compliqué d’en ressortir. Je prends la décision d’aller à Marla, je connais un kiné sur place et je me ferai strapper. Je descends en faisant très attention, ça reste fragile et fais le point sur cet arrêt. J’estime que ça va me faire perdre trop de temps, me refroidir et que c’est le coup à me sortir complètement de la course. « Keep moving and pretend it’s fine. » Je commence à me dire qu’aller au bout sera déjà beau. Il faut redoubler de concentration sur chacun de mes pas, plus le droit à l’erreur.

J’évolue dans Mafate avec Max Cazajous, un habitué de la Réunion. Max est un type authentique au fort capital sympathie, excellent descendeur. Je lui laisse le lead et gère la cheville. Deux Américains, Ben et Courtney, nous accompagnent désormais, je ne sais pas ce que j’ai mais je les attire definitively ces Américains ! J’adore leur esprit, toujours motivé, pas sujet à polémiquer pour un rien. « It is what it is, let’s move. » Nous perdons progressivement du temps sur le duo de tête bien que le rythme ne soit pas si mauvais. Beñat et Jean-Philippe sont vraiment solides. Nous ne sommes plus que 3 à Roche Plate, le point de pivot dans le cirque de Mafate, Max s’étant blessé. Ça y est, je ne peux plus parler Français, c’est parti pour le « good job » and « looking great » contest.

Source Instagram Germain Grangier

GRAND RAID GRANGIER
Photo Instagram DR

Sissi Cussot, Grand Raid et anecdotes

Réunionnaise d’adoption, Sylvaine Cussot connaît chaque caillou de l’île, chaque montée, chaque descente. Autant dire que quand elle s’embarque dans cette nouvelle traversée, elle sait qu’elle va souffrir. Mais ça ne l’empêche pas d’y aller. Et de prendre la 5ème place du classement féminin !

Je n’sais même pas quelles photos de cette course folle vous partager, tant on ne peut résumer ces 35h, hors du temps, par des photos ou des mots… Alors oui, on peut tenter de le raconter par des anecdotes. Par des chiffres que certains affectionnent tant. Des chronos, des classements, des allures. Mais j’crois qu’en fait, le Grand Raid ne s’raconte pas. Il se vit. Chacun à sa façon. Par des émotions, des sensations… Tout c’qui se vit hors du temps quoi ! Donc, en dehors de ce « hors du temps », c’que j’peux vous raconter ? Forcément, ce chantier rallongé de 172km/11 000mD+ m’a fait vivre du bon, comme du moins bon.

Le plus drôle ? La chute sur le bitume en me mangeant un trottoir, 30 minutes avant l’départ en allant faire pipi derrière une voiture. Ouais, du coup, j’ai pris l’départ avec le genou et la main en sang !

Le plus frustrant ? Traverser Mafate sous la grisaille et ne pas avoir la chance de vivre la fournaise de ce magnifique cirque.

Le plus pénible ? Arf ! La descente du Bloc. Je la déteste tellement ! Longue, technique, cassante… et dangereuse pour une cascadeuse comme moi ! Rendez-nous Kerveguen svp !

Le plus kiffant ? Ces 15 premiers kms avec cette ambiance de folie furieuse !

Le plus touchant ? Tous ces encouragements sur le bord des sentiers… Merci la Réunion !

Le plus désagréable ? Cette douleur au pied qui est survenue de manière vive dès la descente vers Mare à Boue et qui m’a polluée le cerveau en m’obligeant à constamment à négocier ma pose de pied pour éviter d’avoir mal. (IRM à suivre jeudi.)

Le plus hallucinant ? La course stratosphérique de Courtney, grde vainqueur de cette édition !?￰゚メᆰ? Et l’allure incroyable des 4 sacrées nanas devant moi ! ?￰゚マᄐ

Et je pourrais en écrire des tas… Mais ce que j’retiens à J+1, c’est que j’ai encore une fois vécu plusieurs aventures en une, et que je reviendrai l’an prochain pour retenter d’aller chercher ce que je n’ai pas encore trouvé vendredi. Et vous l’savez, je ne parle pas du classement !

Source Instagram Sissi Cussot

Grand Raid de la Réunion Sissi Cussot Photo Instagram DR
Photo Instagram DR

Grand Raid de la Réunion 2022 : l’hommage de Beñat Marmissolle aux « fous »

Plutôt avare de commentaires, le Basque a remporté à La Réunion la plus prestigieuse victoire de sa carrière. Une émotion intense, qu’il n’a pas hésité à partager.

À tous ceux qui m’ont soutenu je voulais vous faire part de quelques moments forts et inoubliables, à jamais gravés en moi. J’ai la chance d’avoir pu faire connaissance et d’avoir côtoyé des athlètes extraordinaires, tant par le talent que par leur gentillesse.

Mais je voudrais aussi souligner le « combat » et la détermination de certains « fous » que je suis allé encourager après ma première nuit de repos. Je peux vous assurer qu’ils ont autant, voire plus de mérite que moi. J’ai même eu la chance et le privilège d’accompagner les 2 derniers concurrents à franchir la ligne d’arrivée de ce Grand Raid. Des moments très intenses remplis d’émotion. Je vous embrasse.

Source Facebook Beñat Marmissolle

Pour lire l’interview d’après-course accordée par Beñat Marmissolle à sn partenaire Asics, c’est ICI

GRAND RAID REUNION MARMISSOLLE OPEN
Photo Asics DR

Casquette Verte : du Grand Raid à la Grande Galère

Vainqueur de 2 ultras cette saison (Ultra01 et UT4M), encouragé par son Top 20 à l’UTMB, Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, rêvait d’un Top 10 sur la Diagonale. Logique, pour le plus « fou » des traileurs. Manque de bol, une côte cassée 3 semaines avant le départ a sensiblement modifié sa prépa, faite dans la douleur. Et la course n’a rien arrangé. Mais son courage, lui, n’a pas manqué !

FINISHER – DIAGONALE DES FOUS 2022. 103ème. En 35h 01min 35s pour faire les 165 km et 10.240 m D+ de cette course la plus folle du monde. QUELLE AVENTURE ! Mais quelle aventure de dingue ! Pas du tout le temps d’en faire le résumé là, mais en quelques mots clés : un départ en parisien solitaire leader de la course sur 7km / Une chute dans un ravin sur un rocher qui aurait pu être vraiment beaucoup beaucoup plus grave / Impossibilité de courir par la suite / 3-4 h de marche, de frustration et de réflexion (abandonner ou pas ?) / La prise de décision d’abandonner et qui se retourne d’un coup en « Il faut quand même tenter de le faire » / La remontada folle / Mafate sous la pluie / Les 30 derniers km d’un corps meurtri.

Bref, il y a de l’émotion, de la découverte de soi, de la remise en question, de la « pain cave » bien profonde, et aussi de la gestion du personnage Casquette Verte dans l’adversité. Je tente de prendre du temps la semaine prochaine pour vous détailler tout cela par écrit. Ce qu’il faut retenir : Coup de bol, pas de bobo grave à moyen/long terme – Ne pas être l’élite qui abandonne dès qu’il rencontre la moindre contrariété – Venir chercher un top 10, et repartir avec une bonne claquounette de la vie.

En attendant, réparation de mon corps bien en vrac.. car dans 2 semaines c’est un nouvel ultra (100 miles) en Suède, à Kullamannen. Et je compte pas faire une croix dessus ! Comme dirait Cantona : Les douleurs, les injonctions, les fatalismes : « JE VOUS PISSE À LA RAIE ! »

Source Instagram Casquette Verte

Grand Raid de la Réunion Casquette Verte Photo Instagram DR
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En 3 jours, le Festival des Templiers 2022 a accueilli plus de 10000 coureurs répartis sur 10 courses adultes au cœur du Parc Naturel Régional des Grands Causses. Si Jim Walmsley et Camille Bruyas ont mis le feu à l’épreuve phare, de très belles performances ont été enregistrées, notamment les victoires de Blandine L’Hirondel et Nicolas Martin, tous 2 en partance pour les Mondiaux de Trail en Thaïlande dans 15 jours. De la plus longue et ses 106 km à la plus courte et ses 7 km, voici tous les podiums.

L’Endurance Trail

La plus longue des courses, 106km et 4550m D+.

Classement général
Théo Le Boudec en 11h 06mn 15s
Gwendal Moysan à 12mn 27
Alban Berson à 24mn 52s

Classement féminin
Julie Marini en 13h 31mn 47s
Julia Harnie à 13mn 48s
Céline Finas à 27mn 41s

ENDURANCE TRAIL
Photo Organisation

Le Grand Trail des Templiers

La plus ancienne des courses du Festival, la plus prestigieuse aussi, avec ses 82km et 3530m D+.

Classement général
Jim Walmsley en 6h 56mn 16s
Sébastien Spehler à 16mn 57s
Matthieu Simon à 23mn 05

Classement féminin
Camille Bruyas en 8h 23mn 06s
Ruth Croft à 10mn 42s
Fiona Porte 17mn 38s

Pour revivre la course du Grand Trail des Templiers et la lutte entre Jim Walmsley et Sébastien Spehler, c’est ICI

grand trail des templiers Jim Walmsley Photo Instagram Jim Walmsley DR
Jim Walmsley. Photo Instagram Jim Walmsley DR

L’Intégrale des Causses

Une virée magique entre gorges du Tarn et Causse au départ de Peyreleau pour 66,3km et 2860m D+.

Classement général
Paul Cornut-Chauvinc en 6h 20mn 40s
Romain Bidau à 3mn 39s
Morgan Platet à 16mn 31s

Classement féminin
Agathe Bes en 8h 18mn 38s
Aurélie Darmaillacq à 12mn 45s
Anaïs Duval à 14mn 40s

INTÉGRALE DES CAUSSES
Photo Organisation

La Boffi Fifty

Une distance intermédiaire de 47km et 2290m D+ avec passage sauvage et technique dans l’univers des grandes falaises du Boffi.

Classement général
Thomas Debray en 4h 32mn 10s
Frédéric Poumerol à 5mn 07s
Guillaume Tiphène à 7mn 10s

Classement féminin
Lucille Germain en 5h 12mn
Wiebke Rubke à 35mn 28s
Sabrina Maurette à 45mn 17s

BOFFY FIFTY
Photo Organisation

Le Marathon du Larzac

Un marathon de moins de 42,195 km, c’est possible. Mais ce n’est pas forcément plus facile, et celui du Larzac, avec ses 35,6km et 1450m D+, se mérite.

Classement général
Colin Loones en 3h 19mn 12s
Romain Laurent à 59s
Kevin Billard à 1mn 49s

Classement féminin
Audrey Carrère dit Coustie en 3h 47mn 23s
Sophie Bordères à 3mn 53s
Marjorie Thomas à 15mn 18s

MARATHON DU LARZAC
Photo Organisation

Le Marathon des Causses

Un autre « faux » marathon un peu plus court encore, mais tout aussi technique, de 34,4km et 1600m D+.

Classement général
Dylan Ribeiro en 2h 59mn 32s
Paul Iratzoquy à 7mn 47s
Théo Bourgeois à 12mn 45s

Classement féminin
Marie Perrier en 3h 28mn 28s
Charlotte Dauchot à 15mn 07s
Laura Vignot à 19mn 01s

marathon des causses
Photo Organisation

La Monna Lisa

Une virée sur le Causse Noir de 29,8km et 1184m D+

Classement général
Riccardo Scalet en 2h 13mn 40s
Mael Allaire à 4mn 29s
Loïc Marty à 12mn 17s

Classement féminin
Sandy Paulet en 2h 52mn 02s
Coralie Blanchard à 56s
Charlotte Mahieu à 5mn 59s

Monna Lisa
Photo Organisation

La VO2 Trail

C’est sur ce format court de 17,7km et 702m D+ à flanc de Causse que Nicolas Martin et Blandine L’Hirondel sont venus faire une dernière course de préparation avant de s’envoler pour les Mondiaux de Trail en Thaïlande. Les deux athlètes élite ont tenu leur rang et se sont imposés, Blandine L’Hirondel prenant même la 5e place au général.

Classement général
Nicolas Martin en 1h 13mn 09s
Robin Defever à 6mn 02s
Tristan Calamita à 6mn 02s

Classement féminin
Blandine L’Hirondel en 1h 21mn 55s
Élise Guillot à 16mn 54s
Tiffanie Malleville à 21mn 15s

BLANDINE L'HIRONDEL VO2 TRAIL
Blandine L’Hirondel. Photo Instagram Blandine L’Hirondel DR

Le Trail des Troubadours

Un parcours court agrémenté de 4 jolies petites bosses pour 11,4km et 540m D+.

Classement général
Cédric Flottes en 56mn 55s
Édouard Dirand à 3mn 45s
Audran Saleil à 4mn 30s

Classement féminin
Alexia Coudray en 1h 04mn 50s
Muriel Buffière à 8mn 04s
Emma Toulat à 10mn 33s

Troubadours
Photo Organisation

La Templière

Une course de 7,2km et 290m D+ réservée aux femmes.

Classement général
Julianne Demas en 43mn 50s
Laure Villanova à 53s
Nelly Erhard à 1mn 28s

Résultats complets de toutes les courses ICI

Templiere
Photo Organisation
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Difficile, lorsqu’on s’appelle Jim Walmsley, de ne pas être archi favori de la course. Même si Sébastien Spehler, 2e en 2021, était remonté come une horloge, il n’a rien pu faire contre l’Américain, qui signe un chrono inférieur à 7h. Chez les femmes, Camille Bruyas s’impose devant la double tenante du titre, la Néo-Zélandaise Ruth Croft.

Grand Trail des Templiers : vent, boue et fusée

Dernière des courses du Festival des Templiers, le Grand Trail, la plus ancienne et prestigieuse des épreuves, proposait cette année un parcours de 82 kilomètres pour 3600m D+. Sur le papier, rien de véritablement monstrueux. Mais qui n’a jamais couru les Templiers peut difficilement s’imaginer les sentiers empruntés, et la verticalité de certaines bosses à avaler. Bien sûr, les 5 premiers kilomètres de bitume ont permis aux élites de prendre rapidement le large dans la nuit, mais ensuite, les sentiers tortueux à flanc de falaises des gorges du Tarn, rendus humides par les trombes d’eau tombées vendredi, nécessitaient une bonne vista pied très précis. Sans compter les descentes abruptes, pleines de racines et hyperglissantes. C’est dans ce décor cependant somptueux que Jim Walmsley s’est faufilé à la vitesse de l’éclair, bouclant la boucle à un peu plus de 11km/h.

Grand Trail des Templiers : bataille épique à l’avant

Tout ne fut pas aussi simple qu’il n’y paraît pour l’Américain. Pendant près de 50 kilomètres, Sébastien Spehler lui a donné le change, les 2 hommes prenant tour à tour la tête de l’épreuve. Au ravitaillement du 56e kilomètre, Jim Walmsley ne comptait que 3 petites minutes d’avance sur le Français, avec 2 terribles montées restantes. L’Américain est alors passé en mode turbo, pour se détacher inexorablement. Il l’emporte avec 17 minutes d’avance sur Spehler, une nouvelle fois second, après sa deuxième place de 2021 derrière Jonathan Albon.

walmsley spehler
Le mano a mano entre Sébastien Spehler et Jim Walmsley aura duré 50km… Photo Instagram Jim Walmsley DR
Grand Trail des Templiers - Top 10 Hommes. Livetrail
Grand Trail des Templiers – Top 10 Hommes. Livetrail

Grand Trail des Templiers : Camille Bruyas s’impose

Chez les féminines, le défi était de taille pour Camille Bruyas, qui affrontait la double tenante du titre Ruth Croft. Et la lutte aura été sans merci, la Française ne l’emportant sur la Néo-Zélandaise que de 10 petites minutes. Fiona Porte, en tête pendant les 20 premiers kilomètres, termine 3e à 17 minutes.

Grand trail des templiers Camille Bruyas Photo Instagram Camille Bruyas
Grand Trail des Templiers Camille Bruyas Photo Instagram Camille Bruyas DR
Top 10 féminin Grand Raid des Templiers Classement LiveTrail
Top 10 féminin Grand Raid des Templiers. Classement LiveTrail
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Ils étaient 25000 à acclamer les 2600 coureurs représentant 45 nations au départ de Saint-Pierre, au sud de l’île de la Réunion, pour les 30 ans du Grand Raid de la Réunion. Sur l’épreuve phare, la Diagonale des Fous, 164 km de montagnes russes à travers toute l’île, le Basque Beñat Marmissolle, 3e en 2021, l’emporte au bout du suspense. Il devance son compagnon de course sur plus de 80 km, le Suisse Jean-Philippe Tschumi. Exploit de Courtney Dauwalter, qui prend la 4e place, à moins de 1h30 du vainqueur.

Diagonale des Fous 2022 : Beñat Marmissolle la voulait

Il en rêvait, il l’a fait. Pour clôturer une saison exceptionnelle, qui l’a vu remporter de très belles victoires, dont le Restonica Trail en Corse et la 6000D à La Plagne, et accrocher une belle 6e place à l’UTMB, Beñat Marmissolle avait coché la Diagonale des Fous sur sa « To Win List ». 3ème de l’édition 2021, le Basque avait même refusé une sélection en équipe de France pour les Championnats du Monde de trail en Thaïlande pour être présent à La Réunion.

Pour découvrir le parcours dans une vidéo très impressionnante, c’est ICI

GRAND RAID CARTE
Départ de Saint-Pierre, au Sud (en haut de la photo) pour une traversée intégrale de l’île jusqu’au Nord, à Saint-Denis.
PROFIL GRAND RAID
Un profil qui en dit long sur l’exigence de la course…

Beñat Marmissolle et Jean-Philippe Tschumi, le mano a mano

Aux avants-postes dès le début de la course, Beñat Marmissolle a fait une partie de la nuit en tête. Il a ensuite été rejoint après le col du Taïbit, au km 70, par le Suisse Jean-Philippe Tschumi, meilleur index ITRA du plateau, mais qui n’a jamais terminé une Diagonale. Les 2 hommes pointaient ensemble à Grand Place, au 100e kilomètre, après 14 heures de course.

Derrière eux, un trio de chasse composé de Maxime Cazajous, Germain Grangier et Ben Dhiman pointait à 35 minutes. L’Américain Ben Dhiman, 35e de la Diagonale en 2018, auteur de très belles performances en 2021 avec une 2e du Grand Raid des Pyrénées et à l’Ultra-Race de la Maxi-Race, était tout en gestion de course. Tout comme Germain Grangier, très concentré sur son objectif. Quant à Maxime Cazajous, 4e du Grand Raid 2019, il avait réalisé une bonne première partie de course mais il s’était égaré dans la nuit aux environs de Notre Dame, perdant un gros quart d’heure.

Diagonale des Fous 2022 : des abandons de favoris en cascade

Si la course était au départ très ouverte, avec une dizaine de concurrents capables de s’imposer, les premières heures ont entraîné une cascade d’abandons inattendus. Premier super favori à avoir jeté l’éponge, Grégoire Curmer, vainqueur de l’édition 2019. Victime d’une douleur au psoas et épuisé, il a rendu son dossard dans la nuit, après 52 km de course. Second grand favori, Daniel Jung, tenant du titre, vainqueur ex-aequo avec Ludovic Pommeret, abandonnait après 69km de course. Blessé au dos avant la course, il pensait pouvoir tenir le coup mais a dû se rendre à l’évidence : il n’était pas suffisamment remis pour aller au bout.

Très attendu également, le Réunionnais David Hauss pouvait prétendre au podium. Mais alors qu’il était dans le groupe de tête avec 10 coureurs, une erreur de parcours lui a fait perdre du temps et l’a sorti de sa course. Énervé, mentalement touché, il a abandonné peu après à la mi-course, au début du sentier du Taïbit, après 80 kilomètres. Dernier grand favori disparu trop tôt, le Corse Lambert Santelli, recordman du GR20, était 13e lorsqu’il a renoncé après 94 kilomètres de course, victime d’une grosse fatigue.

Diagonale des Fous 2022 : une fin de course palpitante

Dans Mafate, Beñat Marmissolle prenait les devant dans les montées, Jean-Philippe Tschumi revenait dans les descentes. Les 2 hommes poursuivaient leur mano a mano durant plusieurs dizaines de kilomètres, se parlant et se relayant régulièrement. À Deux Bras, à environ 42 kilomètres de l’arrivée, alors qu’il ne restait plus qu’un marathon de montagne à courir, il était impossible de faire un pronostic tant les 2 hommes semblaient déterminés à ne rien lâcher.

Au Chemin Ratinaud, au 130e kilomètre de course, les 2 hommes étaient toujours ensemble. Ils possédaient toujours une heure d’avance sur le premier poursuivants, Germain Grangier et Courtney Dauwalter, fantastique 4e.

GRAND RAID BENAT MARMISSOLLE TSCHUMI
Beñat Marmissolle devant Jean-Philippe Tschumi, une image qui a occupé les écrans pendant plus de 70 kilomètres.

Tschumi ou Marmissolle : suspense total

Pourtant, dans l’esprit de chacun des deux champions, un point du nouveau règlement ne cessait de clignoter : impossible d’arriver ensemble. En effet, en cas d’égalité, c’est le plus âgé qui est déclaré vainqueur. En l’occurence, 41 ans pour le Basque contre 40 pour le Suisse… Qui allait attaquer l’autre ? Et quand ? C’était la question qui allait animer toute la fin de course…

On pouvait s’attendre à une attaque dans le sentier de La Kalla, une terrible descente intervenant après après 8000m de D+ et 7000m de D-. Avec ses 400 mètres de D- sur 4 kilomètres, cette zone technique bourrée de racines nécessite en effet de savoir dompter la fatigue pour ne pas faire d’erreur fatale. Une zone idéale pour faire la différence. Mais les deux hommes l’ont descendue ensemble, comme s’ils avaient signé un pacte de non agression.

Même scénario dans le Chemin des Anglais, où aucun des 2 concurrents ne semblait vouloir ou prendre l’ascendant sur l’autre. Ou pouvoir le faire… Pourtant, à 8 kilomètres de l’arrivée, interrogés par des journalistes, Jean-Philippe Tschumi lâchait: “On s’est mis un petit peu d’accord, vous allez voir !”

Un finish à suspense, une victoire triomphale

Si la surprise fut à la hauteur du suspense, ce n’est pas celle que l’on attendait. Alors que l’on parlait déjà d’un sprint sur le Stade de la Redoute, c’est dans la dernière descente du Colorado que tout a basculé. Beñat Marmissolle a en effet réussi à distancer le Suisse, qui n’a pas pu le suivre. Le Basque a fini seul et franchi la ligne en 23h 14mn et 47s. Il devance Jean-Philippe Tschumi de moins de 5mn et 19s. “Beñat méritait cette victoire seul, c’est lui qui m’a permis de faire cette course”, a déclaré le Suisse, modeste, à l’arrivée. C’est l’Américain Ben Dihman qui termine à la 3e place, 1h et 6 mn après le vainqueur.

“C’était une course très dure mais très aboutie”, a expliqué Beñat Marmissole. “On ne l’a pas volée, on fait un super chrono. Bien sûr, en étant devant à 2, c’est plus facile.” Le Basque a reconnu que les 2 hommes avaient convenu de faire toutes les ascensions ensemble, et qu’après le Colorado, chacun ferait la dernière descente en donnant tout et que le plus frais l’emporterait.

TSCHUMI GRAND RAID
Beñat Marmissolle embrasse la piste du Stade de la Redoute, à Saint-Denis, après sa victoire.

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Diagonale des Fous 2022 : Courtney Dauwalter souveraine

Elle était peut-être un peu moins souriante que d’habitude, mais sans doute était-ce dû à une concentration extrême et une volonté de faire une performance. Coachée par un certain François D’Haene, son collègue de la team Salomon, elle a préparé méticuleusement cette course qu’elle découvrait et n’a rien laissé au hasard. Présentée comme ultra-favorite, elle a bien géré cette pression qu’il fallait accepter. Tout comme sa rivalité annoncée avec Anne-Lise Rousset, détentrice du recordwoman du GR20 en Corse en juin dernier et autre favorite.

GRAND RAID COURTNEY DAUWALTER
François D’Haene assistant Courtney Dauwalter sur un ravitaillement. Photo DR

Partie dans le groupe de tête, Courtney Dauwalter a parfaitement géré sa nuit et s’est même hissée à un moment en 3e position, dépassant Maxime Cazajous et Germain Grangier dans la sortie de Cilaos avant d’être reprise. Si une chute violente dans Cilaos a fait craindre pour son genou, elle a su gérer sa blessure au genou. Elle pointait ainsi à la 6e place, à 3 minutes du trio de chasse, donc 40 minutes seulement de la tête de course après 100 km ! Elle menait alors largement la course féminine devant Anne-Lise Rousset, qui accusait plus d’1h30 de retard au 100e km, et l’Américaine Sabrina Stanley.

Historique : Courtney Dauwalter au pied du podium !

Après avoir repris Cazajous après 110km, l’Américaine revenait même sur Germain Grangier et se hissait à la 4e place après 120km de course. Dans la foulée, elle rattrapait Ben Dhiman, dans le dur physiquement, et se hissait sur le podium provisoire. Et elle n’était qu’à une heure des 2 leaders ! Une première dans un ultra de cette envergure. Mais alors qu’on commençait à rêver d’un podium pour elle, il restait encore la terrible montée de Dos d’Âne, véritable juge de paix de la fin de course.

GRAND RAID DAUWALTER GENOU
Malgré une chute violente à Cilaos, Courtney Dauwalter, le genou ensanglanté, n’a jamais rien lâché.

Rattrapée par Germain Grangier, Courtney Dauwalter allait ensuite voir revenir un Ben Dhiman requinqué. Dans un ultime effort, elle allait reprendre le Français pour terminer finalement à une historique 4e place. Un véritable exploit sur un ultra aussi relevé, avec 2 heures de moins que ,le temps de référence féminin. Après la prouesse de son arrivée à peine 2 heures après François D’Haene sur l’UTMB en 2021, elle confirme son immense talent et relance le débat : un jour prochain, une femme pourra finir devant un homme sur un ultra de premier plan.

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Suite à la suspension de Mark Kangogo pour dopage, l’Espagnol Andreu Blanes devient officiellement le vainqueur de Sierre-Zinal 2022. Il remporte l’édition dans un temps de 2h 29mn 19s et entre ainsi dans la légende de la Course des Cinq 4000.

Andreu Blanes après Kilian Jornet

Déclaré officiellement vainqueur par le Comité de course de Sierre-Zinal, Andreu Blanes est le deuxième Espagnol de l’histoire à gagner Sierre-Zinal, après Kilian Jornet et ses 9 victoires. Il devance le Kényan Patrick Kipngeno, l’Érythréen Mamu Petro et l’Espagnol Kilian Jornet. Le premier Français, Anthony Felber, remonte d’un cran échoue à la 11e place, aux portes du Top 10.

Consultez le nouveau classement Hommes ICI

Andreu Blanes @jsaragossa
@jsaragossa

Mark Kangogo reconnaît l’infraction

La suspension de Mark Kangogo est définitive. L’UIA (Unité d’Intégrité de l’Athlétisme) a en effet indiqué ce 13 octobre que l’athlète concerné « a reconnu l’infraction, accepté une sanction et renoncé à son droit d’appel ». Pour rappel, l’athlète a été contrôlé positif à deux substances interdites par l’agence mondiale antidopage (WADA) lors de la 49ème édition de Sierre-Zinal.

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Ultime grand rendez-vous trail avant l’hiver, le Festival des Templiers se tient chaque année lors du dernier week-end d’octobre depuis 1995. Considérée par certains comme la doyenne des grandes compétitions de trail en France, même si la 6000D existe de 1990, cette compétition propose aujourd’hui 13 courses dont certaines partant à l’assaut des Grands Causses, au départ de Millau. Plus de 10000 participants s’y rassemblent chaque année, ainsi que des milliers de spectateurs prêts à encourager les coureurs. Course vedette de l’événement, le Grand Trail des Templiers n’est pas la plus longue, mais, avec ses 80,6 km pour 3520m de D+, elle est celle qui attire le plus les élites. Si l’édition 2021 a été formidable, celle de 2022, avec en vedette Jim Walmsley et Sébastien Spehler, s’annonce royale.

Grand Trail des Templiers 2022 : Jim Walmsley au départ

C’est la surprise de dernière minute : Jim Walmsley, 32 ans, a décidé de participer au Grand Trail des Templiers. Installé en France, dans le Beaufortain, depuis mai 2022, l’Américain avait découvert les paysages de l’Aveyron et de la Vallée du Tarn et avait été séduit. Ainsi, le récent 4e de l’UTMB Mont-Blanc sera sur la ligne de départ à Millau le 23 octobre prochain, bien décidé à faire jouer sa pointe de vitesse sur les sentiers des Causses. Mais il aura fort à faire, car Sébastien Spehler, deuxième de l’édition 2021, ne se laissera sans doute pas impressionner par le palmarès de celui que l’on surnomme “le missile sol-sol”. Une édition 2022 qui confirme que, comme l’an dernier, ce Grand Trail des Templiers attire toujours autant les élites.

Jim Walmsley UTMB Hoka © P.Verticale
Jim Walmsley, 4e de l’UTMB 2022, son meilleur classement sur le tour du Mont-Blanc. © Hoka / P.Verticale

Grand Trail des Templiers 2021 : une édition palpitante

Ainsi, sur la ligne de départ de l’édition 2021, se trouvaient des élites internationales telles que les trois premiers de l’OCC courue 2 mois plus tôt à Chamonix : les Britanniques Jonathan Albon, champion du monde de trail 2019, et Robbie Simpson, 2e de l’OCC, et le Suédois Petter Engdahl, 3e de l’OCC 2021. Côté Français, il y avait également du beau monde avec entre autres Sébastien Spehler, Nicolas Martin, Kevin Vermeulen et Benoît Cori, vainqueur du Trail des Templiers en 2014 et 2015.

PROFIL GRAND TRAIL DES TEMPLIERS 2022
© Festival des Templiers

Chez les féminines, le plateau était également très relevé avec la Néo-Zélandaise Ruth Croft, gagnante Trail des Templiers 2018 et la Sud-Africaine Megan MacKenzie, mais surtout une armada de Françaises très performantes. Parmi elles, figuraient notamment Marilyne Nakache, Julie Roux, Fiona Porte, Laure Paradan, Esther Eustache ou encore Nathalie Mauclair.

GRAND TRAIL DES TEMPLIERS 2021 LE FILM 4
© Festival des Templiers

Grand Trail des Templiers 2021 : un film à voir et revoir

Le film de l’édition 2021 du Grand Trail des Templiers, d’une durée de 13mn15, est un parfait condensé que ce qu’est l’épreuve : un mélange de frisson, d’excitation, de beauté et d’abnégation. Car si l’organisation travaille depuis des années à réduire le nombre des abandons, en particulier en proposant des plans d’entraînement adaptés, figurer au palmarès est une autre histoire et demande un engagement de tous les instants.

GRAND TRAIL DES TEMPLIERS 2021 LE FILM OPEN
© Festival des Templiers

Ce sont à la fois les ressentis de ces athlètes d’élite, la façon dont ils ont vécu leur course, mais aussi les témoignages d’anonymes et l’émotion des finishers, le tout dans des paysages extraordinaires, que nous vous proposons de découvrir dans cette vidéo. Sans doute la plus belle façon de préparer l’édition 2022

Pour découvrir toutes les courses de l’édition 2022, c’est ICI.

Grand Trail des Templiers 2021, le film

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