À moins d’une semaine de la Hardrock 100 2024, qui voit le grand retour de François D’Haene et Ludovic Pommeret dans le Colorado, COMPRESSPORT, avec le soutien de SCARPA, présentent un film de Simon Dugué retraçant l’épopée d’Aurélien Dunand-Pallaz, qui avec ce même Ludo Pommeret découvrait l’épreuve et les sentiers mythiques de la ruée vers l’or. Une aventure résumée en 17mn50. Avec, à ne pas manquer, cette séquence où le coureur parvient au sommet de Kroger’s Canteen, à 4000 mètres d’altitude, et se fait servir un bol de soupe, en présence d’un yéti et du célèbre ultra-runner Joe Grant. Passionnant et émouvant.

Voir le film ICI

Hardrock 100 : sur les sentiers de la ruée vers l’or

Lorsqu’on évoque les courses qui ont marqué l’histoire du trail running, la Hardrock 100 Endurance Run mérite une mention toute spéciale. Créée au début des années 1990, cette course de 100 miles (environ 165 kilomètres) et 10000m de D+/D- est imprégnée d’une forte histoire locale. En effet, le territoire du Colorado, marqué par la ruée vers l’or au milieu du XIXe siècle, abrite certaines des montagnes les plus hautes des États-Unis, dans lesquelles bien des hommes ont couru après leurs rêves, jusqu’à y perdre leurs illusions de gloire et de fortune.

Cet univers intriguant fait de la Hardrock 100 Endurance Run une véritable aventure, bien éloignée d’un UTMB, alors que les distances et dénivelés sont proches. Ici, on parle de crêtes nues et arides battues par les vents, de cols à 4300 mètres d’altitude, d’exigence absolue. Tout se passe au-dessus de 2400 mètres d’altitude ! Un monde à part.

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Aurélien Dunand-Pallaz lors de son passage à Kroger’s Canteen, à 4000 mètres d’altitude, avec Joe Grant. Source Film

La ruée vers l’or d’Aurélien Dunand-Pallaz

L’année dernière, Aurélien Dunand-Pallaz s’est aventuré pour la première fois sur les sentiers légendaires de la Hardrock 100, cherchant non seulement le dépassement de soi inhérent à la course d’ultra-distance, mais aussi de nouveaux horizons. Courir à travers de nouvelles montagnes, plus hautes et plus grandioses que celles des Alpes qui l’entourent, mais aussi découvrir une culture complètement différente malgré un sport similaire.

Découvrir la communauté locale, la contre-culture que représente le trail running aux États-Unis, le véritable berceau de l’ultra-running. Partir de Silverton, franchir des cols à des altitudes improbables, boucler cette boucle légendaire tracée à une altitude moyenne de plus de 3000 mètres et revenir embrasser le caillou symbolisant l’arrivée.

Pour ce natif du massif des Bauges, révélé au grand public par sa 2ème place lors de l’UTMB 2021, mais qui avait déjà quelques beaux podiums et victoires à son actif, cette course est devenue une véritable aventure. Une sorte de quête, rappelant celle des mineurs qui, dans leur temps, arpentaient les sentiers à la recherche de l’or caché dans les montagnes hostiles des Rocheuses du Colorado.

Voir le film The Gold Rush, A Story Of Hardrock

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Alors qu’il était supposé revenir à la compétition sur le Marathon du Mont-Blanc, 4ème manche de la Golden Trail Series, après un an d’absence, le champion italien Davide Magnini a dû renoncer à prendre le départ de cette épreuve qu’il connaît parfaitement, et où il a terminé deuxième en 2021 et 2022. La faute à une hanche qui l’avait déjà éloigné des sentiers la saison dernière. Sa blessure, son changement de team annoncé il y a quelques semaines, ses ambitions pour 2024, le niveau de la Golden Trail World Series… : il s’est confié à Mickael Mussard.

Davide, tu étais censé reprendre la compétition sur le Marathon du Mont-Blanc, que s’est-il passé ?

Davide Magnini : Oui, j’avais hâte de reprendre la saison de trail après un an de blessure. J’avais fait une belle préparation et une bonne fin de saison de ski et j’avais de bonnes sensations. Mais il y a environ 20 jours j’ai ressenti une soudaine douleur à la hanche. La même douleur qui m’avait déjà éloigné des sentiers l’année dernière. Depuis j’ai une grosse inflammation et je ne peux plus courir. On a décidé, cette fois-ci, de pousser un peu les examens et on a a priori découvert une fracture de fatigue. Je dois encore passer des examens la semaine prochaine pour le confirmer.

Il s’agit donc de la même blessure que celle de l’année dernière ?

D M : Oui, ce sont exactement les mêmes sensations au même endroit. Je suis déçu parce que j’avais retrouvé de bonnes sensations et j’avais hâte de reprendre, mais pour le moment je vais devoir réaliser les examens et prendre le temps qu’il faut pour retrouver ma santé puis mon niveau. Je veux soigner correctement cette hanche pour revenir plus fort.

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Photo Mickael Mussard

Tu as changé de team il y a quelques semaines, en passant de Salomon à New Balance. Pourquoi cette décision ?

D M : Le trail est en train d’évoluer et devient de plus en plus populaire et professionnel. J’ai vu les choses évoluer chez Salomon et j’ai senti que j’avais besoin d’autre chose, d’un renouveau. Quand j’ai reçu cet appel de chez New Balance qui construisait un projet fort et une nouvelle équipe, j’étais super content. Ça a été un honneur de voir une si grande marque s’intéresser à moi. Je pense que je suis davantage en phase avec la vision à long-terme de New Balance.

Tu as aussi quitté l’équipe nationale italienne de ski alpinisme…

D M : Effectivement, il y a aussi de gros changements dans le ski alpinisme avec notamment l’entrée dans les Jeux olympiques qui modifie un peu la pratique. Nous avons donc décidé qu’il fallait que je quitte l’équipe au moins cette année. On verra ensuite si j’y reviens ou pas.

Et quels sont tes objectifs pour cette saison ?

D M : Tout d’abord, il faut que j’arrive à revenir à l’entraînement et courir sans douleur. J’ai besoin de régler cette blessure une bonne fois pour toute, de comprendre ce qui ne va pas et de la soigner. Ensuite, je mettrai toute mon énergie dans l’entraînement pour revenir à la compétition. Je ne sais pas combien de temps cela prendra mais j’espère être de retour avant la fin de l’été. Je ne sais pas encore quelles courses je ferai, on verra en fonction de tout ça.

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Photo Mickael Mussard

Tu dois donc renoncer à disputer la Golden Trail Series cette année ?

D M : Oui… J’avais prévu de faire le Marathon du Mont-Blanc, Sierre-Zinal, les courses aux États-Unis et la finale. Mais maintenant je dois tout revoir et me focaliser en premier lieu sur mon retour sans blessure.

Que penses-tu du niveau de la Golden cette année ?

D M : Le niveau n’arrête pas d’augmenter année après année, et il est maintenant très haut. Je ne sais pas où je me situe dans tout ça par rapport à mon niveau avant les blessures. J’aurais adoré pouvoir affronter tous ces athlètes, tous ces gars sont super rapides.

Qui t’impressionne le plus ?

D M : Patrick Kipgneno est vraiment impressionnant dans les montées mais Rémi Bonnet a aussi été vraiment incroyable l’année dernière. Il a encore fait une saison hivernale impressionnante, et durant l’été il écrase tout le monde quand il est en très grande forme. Mais on voit aussi de nouveaux gars qui arrivent comme l’Italien Daniel Pattis ou le Suisse Roberto Delorenzi. Ils font de belles choses et j’espère qu’ils continueront à progresser.

Et si tu ne dois choisir qu’un nom comme favori cette année ?

D M : C’est dur à dire… Mais je pense que Delorenzi peut faire des choses surprenantes !

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Photo Mickael Mussard
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Ultra Trail di Corsica, Restonica Trail, Tavignanu Trail : les 3 distances les plus prestigieuses du terrible Restonica Trail by UTMB ont toutes vu leur record tomber, avec des performances de très haut niveau signées Louison Coiffet, Lambert Santelli et le TGV suisse Rémi Bonnet.

Restonica Trail : l’UTC, un record intouchable ?

On pensait le record de l’UTC (Ultra Trail di Corsica) intouchable. Il faut dire que son détenteur, Lambert Santelli, l’enfant du pays, actuel recordman du GR20, avait placé la barre très haut. Il avait en effet l’an dernier frappé fort en avalant les 108 km et 7200m D+ de sentiers corses en 15h 15mn 31s, un chrono inimaginable lorsqu’on connaît la difficulté du parcours.

Partis jeudi à 23h du cours Paoli, à Corte, à la lueur des fumigènes rouges et sous les ovations de la foule, les 453 participants de cette édition ont eu une météo enfin clémente, après quelques orages la veille, même ici, en ce début d’été. Petit cadeau de l’organisation, le parcours a été légèrement rallongé avec 2 modifications mineures, qui ont porté le kilométrage total à 111km. Très vite, le jeune Louison Coiffet, 25 ans, spécialiste de skyrunning, a pris les devants dans la première terrible montée, 1600m D+ sur les 6 premiers kilomètres de sentier, de quoi se mettre en jambes.

Tout au long de la nuit, l’athlète du team Merrell, second du 90km du Mont-Blanc l’an dernier, n’a fait qu’accroître son avance. 15 minutes, puis 30, puis 40, l’athlète originaire de Vallouise, aux portes du Parc national des Écrins, semblait voler au-dessus des cailloux, tandis qu’à Corte, les « anciens » spéculaient sur ses possibilités de battre Santelli. C’était sûr, le « petit » allait caler sur la fin, disaient-ils…

Restonica Trail
L’univers 100% minéral du Restonica Trail. Photo Organisation

Restonica Trail : l’incroyable performance de Louison Coiffet sur l’UTC

Mais ce fut l’inverse qui se produisit ! Et sur le coup de 13h45, vendredi, les spectateurs attablés au restaurant Pascal Paoli, idéalement situé sur la place centrale, eurent la surprise de voir débouler un jeune coureur à la foulée légère. Après 14h 45mn 09s d’effort, Louison Coiffet a coupé la ligne d’arrivée, les traits détendus, le visage souriant. Le record de Santelli venait d’être pulvérisé d’une demi-heure. Inimaginable. « C’est la plus longue et la plus dure course de toute ma vie », a cependant reconnu le vainqueur, quelques minutes plus tard, une fois revenu sur terre. Derrière Louison Coiffet, Gautier Airiau prend la seconde place à plus d’1h15. Antoine Lainé termine 3ème à près de 2 heures du vainqueur du jour.

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Louison Coiffet à l’arrivée de l’UTC. Photo Esprit Trail

Dans la course féminine, c’est l’Allemande Miria Meinheit qui a survolé la course, menant de bout en bout. Elle s’impose largement, après 19h 58mn 16s de course, prenant la 23ème place au scratch. L’athlète du team Dynafit devance la Japonaise Kimino Miyazaki de 3 heures. La Française Natacha Piecq monte sur la 3ème marche du podium, en 23h 46h 35s.

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Le bonheur de Miria Meinheit, gagnante de l’UTC. Photo DR

Restonica Trail : Lambert Santelli impérial sur le Restonica 69 km

Avec un record perdu sur l’UTC, le Corse Lambert Santelli s’est élancé samedi 6 juillet à 5 heures du matin avec l’envie de remettre les pendules à l’heure. Les 69 km et 3900m D+ du Restonica Trail étaient la cible idéale, sur laquelle il n’avait plus couru depuis 2015. Ces 3 dernières années, tous les vainqueurs se situaient dans une fourchette entre 8h20 et 8h30. 8h 21mn 57s pour Noël Giordano en 2021, 8h 14mn 25s pour Gautier Airiau en 2022, 8h 27mn 35s pour Elie Besson-Pithon en 2023.

Autant dire qu’un chrono en moins de 8h00 paraissait totalement improbable. Et pourtant ! En 7h 53mn 55s, le Corse pulvérise le record de l’épreuve, et rentre un peu plus dans l’histoire du Restonica Trail. Il bat son propre record, datant de 2015, où il avait bouclé la distance en 8h 14mn 03s, même si les comparaisons sont toujours difficiles à établir en raison des modifications de parcours, même légères, d’une année sur l’autre.

Lambert Santelli devance Vincent Viet de plus de 45 minutes (8h 38mn 14s). Sylvain Ferrand prend la 3ème place en 9h 01mn 33s. Un fossé. Un monde…

Chez les femmes, victoire d’Axelle Henry, qui s’impose en 10h 02mn 57s.

LAMBERT SANTELLI
Lambert Santelli, victorieux sur le Restonica 69km. Photo Esprit Trail

Restonica Trail : le show de Rémi Bonnet sur le Tavignanu Trail

La venue du TGV suisse laissait augurer un chrono impressionnant. Et tout le monde s’attendait à ce que les 3h 11mn 34s réalisées par Thibaut Baronian en 2023, record de l’épreuve, soient mis à mal. Rémi Bonnet n’a pas failli à sa réputation, et tout juste remis de sa 2ème place sur le Marathon du Mont-Blanc, il a avalé les 33km et 2270m D+ du Tavignanu Trail en 3h 06mn 01s, battant de plus de 5 minutes le chrono de Thibaut Baronian.

Tout comme sur les autres courses du week-end, l’écart entre le premier et le second est énorme. Rémi Bonnet devance ainsi Johann Baujard de près de 20 minutes (3h 25mn 25s). Sébastien Poesy prend la 3ème place en 3h 29mn 25s.

Rémi Bonnet
Rémi Bonnet, vainqueur du Tavignanu Trail. Photo DR

Dans la course féminine, la bataille promettait d’être belle entre les deux favorites, la double championne du monde Blandine L’Hirondel et la championne espagnole Sara Alonso, spécialiste des formats courts. C’est la première qui a survolé la course féminine en 3h 44mn, prenant une remarquable 4ème place au scratch. Elle devance l’Espagnole de 9 minutes, 7ème au scratch. La Française Mahauld Granier monte sur la 3ème marche du podium, très loin derrière Blandine L’Hirondel.

Blandine L'Hirondel
Blandine L’Hirondel à l’arrivée du Tavignanu Trail. Photo DR

Les résultats complets de toutes les courses ICI

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Que vous débutiez ou que vous ayez déjà quelques années de trail derrière vous, il y a un accessoire sur lequel aucun compromis n’est permis : la chaussure. Partir sur le sentier avec une chaussure non adaptée au terrain est l’assurance d’une foulée mal stabilisée. Et le chemin royal pour les blessures. Si le prix moyen d’une bonne chaussure de trail polyvalente se situe désormais autour de 160 euros, quelques modèles récents de très bonne qualité sont encore accessibles à moins de 150 euros. Notre sélection « testée et approuvée ».

Kiprun MT3 – 90 euros

Kirpun MT3
Kiprun MT3

Cette baroudeuse du trail combine fiabilité et stabilité avec une partie médio-pied élargie, un déroulé de pied optimisé avec une semelle plus souple intégrant des zones évidées de caoutchouc. Le design de la semelle extérieure a été retravaillé pour assurer une bonne adhérence sur sols mouillés et terrains rocailleux. Le tout à un prix imbattable, la seule paire du marché à moins de 100 euros. Un coup de cœur pour un rapport qualité / prix étonnant.

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Salomon Genesis – 149 euros

Salomon
Salomon Genesis

Dérivée du fameux modèle S-Lab Genesis développé par et pour les athlètes du team Salomon, la Genesis va faire le bonheur des addicts de la marque et des longues distances en mode confort. Sa construction reprend les principales caractéristiques du modèle compétition. Elle propose cependant un fit un peu plus large afin de correspondre à un maximum de pieds. La tige en Matryx tissée, combinant légèreté et respirabilité, est conçue pour résister à l’abrasion et aux déchirures. Sur sentier, la Genesis se révèle à la fois légère et dynamique, offrant des performances équilibrées qui combinent le confort et l’amorti de la mousse Energy Foam avec le maintien dynamique de l’Active Chassis dans le talon. Notre coup de cœur “performance”.

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Brooks Cascadia 17 – 150 euros

Brooks Cascadia
Brooks Cascadia 17

En attendant l’arrivée d’une 18ème version, la Cascadia perpétue la tradition, offrant stabilité, amorti souple et protection. Dernières améliorations : une stabilité tout-terrain accrue grâce à sa semelle avant imitant le sabot d’un chamois, une meilleure traction et un amorti léger. Parfaite pour tous les types de terrains !

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Puma Voyage Nitro 3 – 140 euros

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Puma Voyage Nitro 3

Avec sa mousse Nitron son accroche Pumagrip Atr (All terrain) durable et ses crampons spécifiques, la troisième version de la Voyage Nitro associe réactivité, confort et amorti, avec une adhérence sécurisante sur chemins accidentés en toutes conditions.

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361° Taroko 4 – 130 euros

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361° Taroko 4

Peu connue, la marque chinoise 361°, équivalent d’Ascis en Asie, offre des produits de grande qualité et très performants. Cette nouvelle version de la Taroko bénéficie d’un confort renforcé à l’avant du pied. Le système de laçage Morphit, qui enveloppe le pied, offre un ajustement sûr, confortable et personnalisé. La tige est composé d’un mesh respirant et déperlant, composé à 75% de matière recyclée. Idéal pour découvrir le trail, s’entraîner ou s’aventurer sur des épreuves courtes ou moyennes.

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Rossignol Skypr 2.0 Active – 145 euros

Courez, marchez ou faites de la randonnée. Les chaussures SKPR 2.0 Active de Rossignol offrent une grande polyvalence pour s’adapter à n’importe quelle activité. Leur conception en mesh assure légèreté et respirabilité lors de randonnées et trails légers. Elles sont dotées de la technologie Sensor 3 qui comprend une plaque de densités différentes, avec trois zones distinctes d’amorti sur les points d’appui de base du pied. Cela confère un gain d’énergie et de confort lors de l’utilisation. Les crampons à angles multiples assurent une accroche sûre sur tous les terrains. Outre la performance, cette nouvelle paire met l’accent sur l’intégration de matières responsables. Elle est ainsi fabriquée avec 50% de matériaux bio-sourcés et/ou recyclés.

Rossignol
Rossignol Skypr 2.0 Active

CimAlp X-RACE – 139,50 euros

Bon maintien et confort avec un fit plus étroit au médio-pied et au talon, et un strap de laçage enveloppant pour une foulée précise et dynamique. Semelle intermédiaire SuperLight Eva Vibram légère et sécurisante, semelle extérieure Vibram MegaGrip avec crampons exclusifs pour adhérence maximale.

cimalp
Cimalp X-Race

Scott KINABALU 3 – 149 euros

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Scott Kinabalu 3

Troisième version d’une des chaussures phares de la marque, la Kinabalu 3 offre encore plus de dynamisme grâce à son nouveau design de rocker, et de confort avec sa semelle Ortholite. Assise sur une semelle massive, avec des renforts qui montent haut, tels des boucliers de protection, elle manque un peu de souplesse mais procure un vrai confort sur les chemins roulants et autres pistes forestières. Son nouveau rocker favorise une position réduisant les impacts du talon et augmentant l’efficacité de la foulée, rendue plus dynamisme grâce à la Kinetic Foam, la mousse légère et réactive de la semelle intermédiaire, qui restitue 14% d’énergie en plus que la mousse EVA standard. Rien à redire niveau accroche, même si les crampons sont assez peu prononcés, de l’ordre de 3mm. Un combo idéal entre dynamisme, confort et protection.

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Ça fait des années qu’il en rêvait, il l’a enfin fait. En avril 2024, Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, a fait le grand saut vers le Japon en compagnie de son compère Loïc Jalmin, emportant dans ses bagages son assistante de choc Cécile Bertin, pour courir enfin son premier Ultra Trail du Mont Fuji, ses 174 km et 7200m D+. Mais bien plus qu’une simple épreuve d’ultra-trail, c’est une expérience nippone intégrale qu’il vous invite à découvrir à travers cette vidéo de 23 minutes.

Voir la vidéo ICI

Arigatô : Casquette Verte et Loïc Jalmin made in Japan

Fini le temps où Alexandre Boucheix débarquait sur la ligne de départ, faisait sa course et repartait aussi sec. Aujourd’hui, le traileur parisien veut profiter, s’imprégner… Et quoi de mieux que le Japon pour se prendre une grande claque de culture différente, où tout est ordonné, orchestré, animé, de jour comme de nuit. Jeux vidéo, gastronomie locale, bières bien sûr, reconnaissance d’une partie de parcours, tentative de soulagement d’une blessure récalcitrante à la cuisse, avant de s’élancer, cette vidéo montre un Casquette Verte prenant le temps de découvrir l’Empire du Soleil Levant en compagnie de son pote. Et d’en profiter pleinement.

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Avec Courtney Dauwalter sur la ligne de départ. Source Arigatô

Arigatô : la course en mode « dents serrées » de Casquette Verte

Petit clin d’œil à Courtney Dauwalter sur la ligne de départ, et hop, déjà des douleurs dès les premiers kilomètres. Alexandre Boucheix le savait, il en a confirmation : avec sa cheville récalcitrante, et les compensations de posture qu’elle induit, il s’est créé tout un tas de nouvelles douleurs handicapantes totalement antinomiques avec l’idée d’une course parfaite. Mais le mental fait parfois des miracles.

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Ravito avec Mama Cécile et sa jolie robe verte. Source Arigatô

Et c’est au fil des kilomètres et des ravitaillements orchestrés au millimètre que l’on découvre un Casquette Verte très lucide, patient, attendant son heure pour venir à bout des 174 kilomètres et 7200m de dénivelé du tracé autour du Mont Fuji. Avec, au final, une 6ème place anecdotique, mais surtout le plaisir de voir son pote Loïc boucler lui aussi l’épreuve, quelque 7 heures plus tard.

Une vidéo confession pour vivre de l’intérieur un rêve de gosse devenu réalité.

Lire le récit de la course de Courtney Dauwalter, 3ème de l’Ultra Trail du Mont Fuji 2024 ICI

Arigatô : l’aventure de Casquette Verte et Loïc Jalmin à l’Ultra Trail du Mont Fuji

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Les 27 et 28 juillet 2024, le Vars Mountain Trail fêtera sa dixième édition, offrant aux coureurs de trail l’occasion de se mesurer à des parcours exigeants dans les Alpes du Sud. Cet événement qui attire des centaines de passionnés de trail, des compétiteurs chevronnés aux débutants, innove cette année avec 2 nouveaux formats, et le retour du KV original et du magnifique parcours du Tour des Crêtes, en version revisitée. À découvrir ou re-découvrir d’urgence !

Vars Mountain Trail : les courses du 27 juillet

NOUVEAU : LA FOULÉE DU CHATEAU, 11 KM / 690 M D+
Pour ce nouveau format de course, le parcours débute à Sainte-Marie et traverse le pont de la Salce, puis se poursuit en direction des villages de Sainte-Catherine et de Saint-Marcellin. Les coureurs passeront à proximité du magnifique lieu-dit « le Château de Vars », situé à 1 818 mètres. Après cette étape, ils traverseront les villages de Sainte-Catherine et de Saint-Marcellin pour franchir l’arrivée au village de Sainte-Marie.

Vars Mountain Trail
Photo Vars Mountain Trail

LE TOUR DES VILLAGES, 3.6 KM / 210 M D+
Pour une expérience chaleureuse et familiale, le Tour des Villages est la course idéale. Cette édition introduit une nouveauté : un biathlon version Tour des Villages. Les participants devront réussir une séance de tir à la carabine, les résultats définiront leur position de départ. Un circuit chronométré qui promet d’enchanter les jeunes et les moins jeunes.

Pour ceux préférant explorer sans la pression du temps, le Tour des Villages est également disponible en mode randonnée.

LE KV DE LA MAYT : 3,7 KM / 930 M D+
Retour aux sources avec le retour de la toute première version du KV. Départ depuis le village de Sainte-Marie. La première partie de l’ascension mènera les traileurs jusqu’au lac de Peyrol. La deuxième partie de course se corse avec la montée en direction du sommet de la Mayt. En guise de récompense : une vue panoramique sur l’arc alpin (Ecrins, Queyras, Parpaillon).

Photo Vars Mountain Trail : Scalpfoto
Photo Vars Mountain Trail / Scalpfoto

Vars Mountain Trail : les courses du 28 juillet

LE TOUR DES CRÊTES : 42 KM / 3100 M D+
Cette année 2024 marquera le grand retour du format marathon du Tour des Crêtes dans une version revisitée ! Le parcours débute par une ascension exigeante vers le Pic de Chabrières et la tête de Paneyron culminant à 2 850m, offrant des vues magnifiques sur les massifs du Queyras et du Chambeyron. Les participants surplomberont ensuite le Vallon Laugier, le Col de Serenne jusqu’à atteindre les crêtes de Vars. Ce spot incontournable, véritable balcon aérien et panoramique, à cheval entre les 2 vallées, promet une expérience unique. La course s’achèvera en beauté dans les bois de la Pinée.

NOUVEAU : LES 5 COLS, 23 KM / 1400 M D+
Le défi de la course des 5 Cols, un nouveau format de course exigeant de 23 km et 1 300 m D+ spécialement conçu pour les passionnés de trail en quête d’aventure et de dépassement. Cette course relie deux points emblématiques : le Col de Vars et le village de Sainte-Marie. Au début du parcours, les coureurs devront affronter la montée la plus longue de 670 m qui les mènera directement à la Tête de Paneyron. Par la suite, ils contourneront le lac de l’Etoile jusqu’à atteindre le col de Serenne. En dernière partie de course, ils arriveront au col de la Coulette pour rejoindre le célèbre panorama des crêtes de Vars. Une vue aérienne et panoramique en guise de récompense, avant de terminer le parcours dans la forêt de la Pinée, juste avant d’arriver au village de Sainte-Marie.

Plus d’informations et inscriptions ICI

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Ils étaient attendus, ils n’ont pas déçus. Le 29 juin 2024, sous une chaleur accablante, Jim Walmsley a atteint le premier de ses deux objectifs de l’année en remportant pour la 4ème fois la Western States Endurance Run, avant de tenter de remporter une 2ème fois l’UTMB Mont-Blanc à Chamonix fin août, un doublé jamais réalisé chez les hommes. Côté féminin, Katie Schide a brillamment tenu son rôle d’archi-favorite en s’imposant et en devenant la deuxième femme la plus rapide de tous les temps sur cette épreuve mythique, derrière l’intouchable Courtney Dauwalter. Mais tout ne fut pas aussi simple qu’il y paraît.

Western States Endurance Run : 2 chronos historiques

14 heures, 13 minutes et 45 secondes. C’est le temps qu’il aura fallu à Jim Walmsley pour parcourir les 160 km et avaler les 6000m D+ de la Western States Endurance Run 2024. À 34 ans, l’Américain s’est imposé pour la 4ème fois, réalisant le 2ème meilleur chrono de l’histoire, à seulement 4 minutes et 17 secondes de son propre record établi en 2019. De son côté, Katie Schide a réalisé la même prouesse en franchissant la ligne d’arrivée en 15 heures, 46 minutes et 57 secondes, améliorant de près son chrono de 2023 et terminant à moins de 17 minutes du record établi par Courtney Dauwalter lors d’une journée moins caniculaire. Car il faut le dire, cette Western States Endurance Run entre Olympic Valley et Auburn, en Californie, s’est déroulée sous un soleil de plomb et n’a pas été aussi simple que le résultat semble le raconter.

Western States Endurance Run : surprenant Jim Walmsley

La première surprise est venue de la tenue de Jim Walmsley au départ de la course. Tout de noir vêtu, short, tee-shirt et gilet d’hydratation inclus, alors que le soleil s’annonçait sans pitié et la chaleur terrible, c’était plutôt risqué et inattendu. Passé dans le groupe de tête au col Emigrant au lever du soleil, après la première ascension, Jim Walmsley n’aura pas été long à rectifier le tir, puisqu’il a profité du poste de ravitaillement du 16ème kilomètre pour changer de tenue et enfiler un tee-shirt blanc et un bob blanc préalablement détrempé à l’eau froide.

Reparti avec ses fameuses bouteilles à la main, le grand Jim made in USA était de retour sur les sentiers, et prenait la tête de la course, suivi à moins d’une minute par un peloton dans lequel on retrouvait les Américains Rod Farvard et Ryan Montgomery et le Chinois Guomin Deng.

Ça allait vite mais Jim Walmsley semblait perturbé, comme gêné dans sa course. Une impression qui fut confirmée lorsqu’il s’arrêta au poste de secours de Dusty Corners, au km 38, pour… se laver les pieds et changer de chaussures, laissant Hayden Hawks et Dan Jones prendre la tête de la course. Il les rattrapera peu avant la mi-course, juste avant une longue montée très exposée en plein soleil, où il allait prendre 2 minutes d’avance, tout en pointant avec 2 minutes de retard sur son chrono record. Mais la chaleur commençait à faire des ravages dans le peloton, éprouvant les organismes comme jamais. Et à tous les ravitaillements, les coureurs étaient à la recherche de glace pour se rafraîchir, devant parfois faire la queue pour en obtenir.

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Jim Walmsley dans le grand bain. Photo WSER

Western States Endurance Run : un challenger nommé Rod Farvard

On dit souvent que la course commence à Forest Hill, au 100ème kilomètre. Et à cet endroit précis, si Jim Walmsley passa en tête, galopant dans son style habituel, grande et ample foulée, la surprise fut totale de voir surgir 10 secondes plus tard un Rod Farvard remonté comme un coucou, déterminé à prouver que sa récente victoire sur le 100km du Canyons Endurance Run n’était pas un hasard. La bataille promettait d’être totale, d’autant que derrière, à 5 minutes à peine, pointaient Dakota Jones, suivi de près par Hayden Hawks, Dan Jones et le Britannique Jonathan Albon.

Et à la grande surprise de tous, Rod Farvard allait prendre la tête de la course à la sortie de Forest Hill, et mettre plus d’une minute à Jim Walmsley dans les 5 kilomètres suivants. La course était-elle en train de basculer ? Jim Walmsley allait-il douter et craquer mentalement ? Car la vérité est que lors de ses 3 premières victoires, le grand Jim n’avait jamais eu de coureur à sa hauteur dans la dernière partie de course.

Western States Endurance Run : une performance historique

Mais l’expérience a porté ses fruits, et petit à petit Jim Walmsley a refait son retard, puis pris des secondes, puis des minutes d’avance, sans jamais regarder en arrière. « Il m’a fait très mal, déclarera d’ailleurs Walmsley à l’arrivée. Pour la première fois, j’ai vraiment été dépassé plusieurs fois… Rod a fait une course incroyable et je suis fier de moi car ça a été vraiment dur. » Et si le Missile termine sans avoir battu son record du parcours, les observateurs sont unanimes : compte tenu des températures bien plus chaudes qu’en 2019, cette performance est historique.

Derrière Jim, la lutte pour le podium a été somptueuse. Rod Farvard, épuisé dans la descente finale vers Auburn, pensait avoir la seconde place assurée, jusqu’à ce que son entraîneur Tim Tollefson voit arriver Hayden Hawks fondant sur lui. Après 160 kilomètres à fond, Farvard a encore été capable d’aller chercher des ressources pour sprinter sur la piste d’athlétisme avant de s’effondrer sur la ligne d’arrivée, deuxième en 14h 24mn 15s, avec seulement 16 secondes d’avance sur Hawks.

Rod Farvard WSER
Rod Farvard s’écroule, 16 secondes avant que Hayden Hawks ne franchisse la ligne à son tour. Photo WSER

À noter que le Français Simon Gosselin, devenu ami et partenaire d’entraînement de Jim Walmsley, a terminé à la 22ème place en 17h 4mn 13s.

Podium WSER
Le podium de la WSER 2024. Photo WSER

Western States Endurance Run : Le top 10 masculin

1. Jim Walmsley, 14:13:45
2. Rod Farvard, 14:24:15
3. Hayden Hawks, 14:24:31
4. Dan Jones, 14:3229
5. Caleb Olson, 14:4012
6. Jon Albon, 14:57:01
7. Tyler Green, 15:05:39
8. Jiasheng Shen, 15:09:49
9. Jon Rea, 15:13:10
10. Chris Myers, 15:18:25

Western States Endurance Run : Katie Schide sans concurrence

La course féminine aura été moins indécise, sauf pour le chrono, Katie Schide ayant longtemps été dans les temps de Courtney Dauwalter. Le record du parcours ne lui a d’ailleurs échappé que dans le dernier tiers de la course, sans doute à cause d’une chaleur excessive. Mais l’Américaine n’a jamais sembler accuser le coup et a terminé en 15h 46mn 57s, le deuxième temps féminin le plus rapide de tous les temps, et 13e au classement général.

« J’ai juste essayé de rester régulière, a déclaré Katie Schide à l’arrivée. Une fois que j’ai eu pris une bonne avance, mon but était de ne rien faire de bêtise et de conserver cette avance. L’objectif était d’arriver ici en premier, c’est fait. »

La Chinoise Fuzhao Xiang a terminé deuxième, signant elle aussi un chrono référence, le troisième temps féminin le plus rapide de tous les temps, en 16h 20mn 03s. Et c’est la Hongroise Eszter Csillag, 4ème des championnats du monde de trail long en Thaïlande en 2022, qui termine troisième en 16h 42mn 17s.

Katie Schide dans la légende. Photo WSER

Western States Endurance Run : Le Top 10 féminin

1. Katie Schide, 15:46:57
2. Fuzhao Xiang, 16:20:03
3. Eszter Csillag, 16:42:17
4. Emily Hawgood, 15:48:43
5. Yngvild Kaspersen, 16:50:39
6. Ida Nilsson, 16:56:52 (master’s course record)
7. Heather Jackson, 17:16:43
8. Rachel Drake, 17:28:35
9. Pricilla Forgie, 17:30:24
10. Leah Yinglang, 17:33:54

Western States Endurance Run : 33 secondes de trop

L’histoire est parfois cruelle. Alors que la barrière horaire est de 30 heures, l’Américain Will Barkan a surgi dans le stade entouré de son équipe, les orteils en sang, le genou brûlé, luttant contre la chaleur. Il ne lui restait plus que quelques secondes pour réaliser son rêve : devenir le premier homme aveugle à finir la Western States Endurance Run. Mais alors qu’il sprintait, supporté par tout le stade, et qu’il ne lui restait plus que 200 mètres à parcourir, l’horloge a sonné. Il a franchi la ligne d’arrivée en 30h 00mn 33s. 33 secondes trop tard pour remporter sa médaille officielle de finisher…

Découvrez le classement complet ICI

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Plus de vitesse, plus d’intensité, plus de kilomètres… À peu près tous les traileurs qui attrapent le virus de la course nature finissent par avoir envie de courir plus et d’allonger la distance, voire d’aller côtoyer le mythique « ultra ». Mais en voulant en faire trop et trop vite, certains en oublient les fondamentaux et négligent certaines séances qu’ils jugent inutiles à leur progression. Parmi elles, le run de récupération, souvent considéré comme des kilomètres inutiles sans valeur ajoutée. Quel est l’intérêt de ralentir quand on essaie d’aller plus vite ? La vérité est que ces runs de récupération, combinés à un repos et un sommeil constants et suffisants, ainsi qu’à une hydratation et une nutrition adéquates, sont tout aussi importants que les séances de fractionné les plus intenses de votre plan d’entraînement. Explications et conseils de mise en pratique.

Run de récupération : en quoi ça consiste ?

Un run de récupération est un effort relativement court et facile que les athlètes effectuent généralement après une séance d’entraînement intense, une course longue ou une compétition. Il ne s’agit pas nécessairement d’atteindre un rythme déterminé, mais votre effort doit être très contrôlé et facile. Votre fréquence cardiaque doit être faible (Zone 1 ou Zone 2 si vous vous entraînez selon la fréquence cardiaque), votre respiration doit être détendue et vous devez facilement pouvoir poursuivre une conversation. Ce n’est pas le propos, mais si on vous disait de courir à ce rythme pendant deux heures, votre rythme devrait être suffisamment facile pour que vous puissiez le faire.

Vous pensez que c’est inutile ? Au contraire, ces runs jouent un rôle essentiel dans l’amélioration de votre condition physique et dans le maintien de la santé de votre corps. En effet, lors de vos séances en intensité ou de vos courses en compétition, vos fibres musculaires sont fortement sollicitées et se décomposent. Elles « flottent » alors autour du système fascial, et il est nécessaire de les drainer hors de votre organisme. C’est justement le rôle du run de récupération !

Run de récupération
Photo DR

Récupération : comment évacuer les fibres endommagées ?

Après une séance intense ou une compétition, il existe deux manières de récupérer :

La première, c’est en adoptant une approche passive, donc sans run de récupération. Votre corps prendra son temps pour se débarrasser tout seul de ces fibres endommagées, sans pour autant les éliminer toutes, ce qui entraînera des muscles raides et endoloris qui pourraient ne pas être complètement préparés à travailler à nouveau lors de votre prochaine course. Conséquence : des courses inefficaces, des sensations douloureuses et des blessures potentielles.

La seconde façon est d’adopter une stratégie plus active en faisant des runs de récupération. Le mouvement contribuera à augmenter le flux de sang et d’oxygène et à extraire les fibres endommagées de votre organisme afin que vos muscles puissent se réparer et se reconstruire.

Loin d’être inutiles, les runs de récupération permettent donc de mettre en place un cycle efficace de régénération des fibres musculaires et de récolter les bénéfices de votre entraînement. Ils sont également susceptibles d’aider à réduire l’inflammation et la douleur que peuvent déclencher un entraînement d’endurance plus intense. Ainsi, si vous vous sentez tendu ou raide le lendemain d’une sortie tempo ou d’une séance en intensité, faire une course facile peut aider à augmenter le flux sanguin et à détendre vos muscles pour soulager les raideurs et les douleurs. En fonctionnant à une intensité bien moindre, les systèmes physiologiques peuvent se reposer tout en étant sollicités, ce qui permet une mobilité tissulaire essentielle qui vous aide à rester en bonne santé.

Run de récupération : les deux principales erreurs à ne pas commettre

1/ Courir trop fort tout le temps

Même si vous pensez que le secret pour devenir plus fort et plus rapide réside dans les entraînements de vitesse, si vous continuez à courir dur à chaque séance, vos muscles se détérioreront et n’auront jamais la chance de se reconstruire et de devenir plus forts. Les runs de récupération sont importants car c’est là que se produisent les adaptations de l’entraînement. Si vos muscles sont toujours en panne sans avoir le temps de se réparer, vous ne deviendrez pas plus fort et vous risquerez des blessures et un épuisement de surentraînement, ce qui ne vous aidera pas non plus à aller plus vite.

2/ Ne pas faire de runs de récupération

Si vous pensez que les runs de récupération en trottinant n’ont pas d’importance dans le cadre de votre progression et de votre objectif de courir plus vite, vous faites une grave erreur. D’abord, parce que vous n’allez pas aider votre organisme à éliminer activement les fibres endommagées – les étirements ou massages avec rouleaux de mousse ne sont pas suffisants ! -, ensuite parce que vous n’accumulez pas de kilomètres supplémentaires, toujours utiles pour progresser en endurance fondamentale en développant votre base aérobie sans trop demander à votre corps et sans augmenter les risques de blessure.

run de récupération. Photo Cyrille Quintard - Cimalp
Photo Cyrille Quintard – Cimalp

Run de récupération : quand le sauter ?

Parfois, un repos total au lieu d’une course de récupération peut être approprié, voire recommandé. Par exemple, si vous vous sentez plus fatigué, endolori ou lent que d’habitude un jour ou deux après grosse séance ou une compétition, il peut être préférable de prendre une journée complète de repos. Vous pouvez aussi privilégier l’entraînement croisé en faisant du vélo, ou en allant nager, ou marcher. Sauter un run de récupération peut également être prudent si vous ressentez les symptômes d’une blessure due à une sur-sollicitation, comme une tendinite d’Achille ou le syndrome de l’essuie-glace. Enfin, les jours de repos total jouent un rôle essentiel dans tout plan d’entraînement pré-établi. De nombreux athlètes élite, en tête desquels l’Américaine Courtney Dauwalter, « The Machine », prennent ainsi un jour de repos total chaque semaine ou tous les dix jours à deux semaines pour une réinitialisation physique et mentale totale.

Réussir une séance de récupération, mode d’emploi

Si vous êtes à l’écoute de votre corps, vous connaissez la différence entre un effort facile et un effort difficile. Mais si vous n’êtes pas à l’aise avec ce ressenti intuitif, gardez un œil sur votre montre pour pouvoir suivre votre fréquence cardiaque et votre rythme. Assurez-vous que vous effectuez réellement des courses de récupération avec un effort facile, dans la Zone 1 ou 2.

Si ce genre de course ne vous enthousiasme pas, essayez d’augmenter le facteur plaisir, par exemple en allant courir avec un ami pour discuter pendant la séance, ou en profitant de celle-ci pour écouter un podcast, ou encore en allant courir dans un endroit que vous aimez bien et où vous n’avez généralement pas le temps de contempler le paysage – avec une préférence pour les surfaces souples et les profils d’élévation plutôt plats.

Et surtout, car c’est bien là le principal, n’oubliez pas que ces runs de récupération sont un élément à part entière de votre entraînement et un levier de progression essentiel. Il y a beaucoup de choses dans la course à pied que nous n’aimons pas faire, comme les séances de fractionné à haute intensité où on se sort les tripes, ou les séances de récup en trottinant à faible allure, mais c’est le fait de respecter les étapes de ce processus d’entraînement et de faire preuve de discipline dans leur réalisation qui nous permet de devenir un coureur plus fort à tous les niveaux.

Photo The North Face - Jame Poole
Photo The North Face – Jame Poole
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4ème manche de la Golden Trail World Series, le 42km du Marathon du Mont-Blanc a attiré les meilleurs mondiaux à Chamonix. Parmi eux, le Suisse Rémi Bonnet et l’Américaine Sophia Laukli, vainqueurs de l’épreuve en 2023 et tenants du titre de la GTWS, annoncés comme favoris. Mais une course n’est jamais gagnée d’avance…

Résultat Marathon du Mont-Blanc : Elhousine Elazzaoui plus fort que Rémi Bonnet

On attendait Rémi Bonnet, on a eu Elhousine Elazzaoui ! Le Marocain a signé, ce dimanche 30 juin 2024, sa première victoire au Marathon du Mont-Blanc, pour sa 4ème participation (en 2022 il prenait la 4ème place) au terme d’une bataille de chaque instant avec le suisse Rémi Bonnet, vainqueur l’année dernière avec plus de 5mn d’avance. Le duel annoncé en conférence de presse la veille a donc bien eu lieu ! C’est dans la dernière descente très humide et glissante que le Marocain, toujours au contact du Suisse, a réussi à faire la différence, aidé sans doute aussi par une légère pluie en fin de course et une température plutôt fraîche qu’il affectionne.

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Elhousine Elazzaoui. Photo Florian Legrand

Elhousine Elazzaoui coupe la ligne en 3h 30min et 10s, 46 secondes devant Rémi Bonnet qui lui fera le plus bel hommage en affirmant préférer sa 2ème place à l’issue d’une telle empoignade que sa victoire de 2023, moins disputée. La troisième place s’est jouée entre Roberto Delorenzi et les deux Kenyans. Le Suisse a su juguler les grandes foulées du Kényan Kévin Kibet et assurer le podium dans la dernière descente sur Chamonix. Il franchit l’arrivée en 3h 33min 07s, devançant Kevin Kibet (3:35:05) et Ezekiel Rutto (3:37:23).

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Le Top 5. Photo Florian Legrand

Résultat Marathon du Mont-Blanc : les réactions des athlètes

Elhousine ELAZZAOUI (MAR) 1er :
« Cette victoire représente beaucoup pour moi, ça fait un moment que je voulais remporter le Marathon du Mont-Blanc. Ça va m’apporter encore plus de confiance pour la suite, je sais que je suis capable de faire encore mieux. Aujourd’hui Rémi était très fort mais je suis resté calme et je l’ai attaqué au 36e kilomètre pour aller chercher la victoire. »

Rémi BONNET (SUI) 2ème :
« Je suis content, pour mon premier marathon de l’année je pense que je ne pouvais pas faire mieux. Si tu regardes les temps que l’on a réalisé aujourd’hui ça a été beaucoup plus vite que l’année dernière. Ça montre que le niveau augmente chaque année et que cette deuxième place vaut encore mieux que ma victoire de l’année dernière. Elhousine était très fort aujourd’hui donc bravo à lui. »

Roberto DELORENZI (SUI) 3ème :
« Je suis content du déroulé de la course aujourd’hui. L’allure était raisonnable au début et j’ai pu rester avec Rémi, mais quand il a accéléré dans la première montée j’ai préféré garder de l’énergie pour la deuxième partie. J’ai ensuite réussi à garder de la vitesse pour devancer les Kényans et je suis très content avec ce podium et surtout avec le chrono. Je l’avais dit après l’Asie, je n’étais pas en forme en début de saison, mais je savais que je pouvais remonter sur le podium. »

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Rémi Bonnet. Photo Florian Legrand

Résultat Marathon du Mont-Blanc : Judith Wyder super descendeuse

Chez les femmes, un trio de tête s’est rapidement formé entre Judith Wyder, l’athlète suisse qui signait cette année sa première participation au Marathon du Mont-Blanc, la Roumaine Madalina Florea, peu habituée des longues distances et l’Américaine Sophia Laukli, tenante du titre et vainqueur de la Golden Trail World Series 2023.

Madalina Florea, en bronze lors des championnats d’Europe de course en montagne et trail le mois dernier et déjà vainqueur de la finale de GTWS 2023 en Italie en octobre dernier, a pris les commandes de la course après le col des Montets. Son entraînement particulier cette année dans les descentes a payé mais n’a pas permis de distancer durablement Judith Wyder, qui est restée dans ses traces puis s’est échappée avant la ligne d’arrivée à la faveur d’une dernière descente héroïque.

Sophia Laukli a malheureusement accusé une baisse de régime en fin de parcours et a perdu de vue ses deux concurrentes après la montée de la Flégère. Elle a même vu s’envoler la 3ème place dans la dernière descente au profit de la Chinoise Miao Yao.

Au final, Judith Wyder s’impose au terme d’une course de 4h 11min 12s, avec une confortable avance de 2mn 30 (4h 13min 42s) sur Madalina Florea au comble de la joie sur la ligne d’arrivée. Miao Yao s’offre quant à elle la 3ème place en 4h 18mn 30s.

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Judith Wyder. Photo David Gonthier

Résultat Marathon du Mont-Blanc : les réactions des athlètes

Judith WYDER (SUI) 1ère :
« Je suis contente de ma stratégie aujourd’hui. Je me sentais forte sur les parties roulantes, mais j’avais plus de mal dans les montées raides. Malgré tout, si je pouvais rester au contact des filles devant je savais que je pouvais ensuite aller chercher la victoire et c’est ce que j’ai fait. »

Madalina FLOREA (ROU) 2ème :
« C’était mon premier marathon en trail et je suis super fière de ma course. J’ai essayé d’aller chercher la victoire, j’ai joué dans la dernière montée, mais les 6 ou 7 derniers kilomètres m’ont paru vraiment longs… Je suis très contente, pour moi cette deuxième place a autant de valeur qu’une victoire. »

Miao YAO (CHN) 3ème :
« Dans la descente je voyais que je pouvais revenir sur Sophia, je la voyais au loin et ça m’a donné de la motivation. Je me disais qu’il fallait continuer de pousser pour tenter d’aller chercher le podium. C’est finalement sur la partie finale que j’ai réussi à la rattraper et je suis très contente de ce podium. »

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Madalina Florea. Photo David Gonthier

Voir les résultats complets ICI

Voir le classement de la Golden Trail Series après 4 épreuves ICI

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45 ans !!!! La course historique du Marathon du Mont-Blanc, qui a rassemblé 2 038 coureurs samedi 29 juin 2024, reste toujours aussi emblématique avec sa distance exigeante mais accessible de 23km, avalée en 2h 4mn 55s pour le premier et en 6h00 pour les derniers (barrière horaire). Si la star de la course a été Thomas Cardin, le récent champion d’Europe, qui a dominé l’épreuve, la surprise est venue d’Anaëlle Bondoux, grand espoir du biathlon français, qui a survolé la course et établi un chrono incroyable de 2h 22mn 56s, prenant la 15ème place au scratch !

23 km du Mont-Blanc : Thomas Cardin au sprint dans le dernier kilomètre

Il était en grande forme et avait décidé de faire le show. Thomas Cardin s’est ainsi offert un dernier kilomètre quasi en sprint, pour boucler une performance de qualité à une moyenne de 12,13 km/h ! Son chrono : 2h 04mn 55s.

La 2ème place revient à l’Espagnol Alex Garcia Carrillo, arrivé 4mn33 après Thomas Cardin en 2h 09mn 28s. Il devance Johann Baujard (2h 10mn 22s) et deux sérieux espoirs français, Mael Allaire et Romain Discher.

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Thomas CARDIN devant Alex GARCIA CARRILLO. Photo David Gonthier
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Le Top 4 du 23km du Mont-Blanc. Photo David Gonthier

23 km du Mont-Blanc : le débrief de Thomas Cardin

« Je suis parti sans pression aujourd’hui car les championnats d’Europe étaient derrière moi donc aujourd’hui c’était un bonus. Je me suis fait plaisir et j’ai écouté les sensations pour accélérer quand je le sentais par rapport aux adversaires. En fait, j’ai surtout maintenu l’allure, j’ai réussi à garder la même intensité dans la montée et j’ai pu aussi faire la différence dans la dernière descente.

Je suis un coureur de distance un peu plus longue donc je savais que plus la course avançait, plus je serai en aisance. À la fin, j’ai eu envie de faire le show pour mes amis et partenaires, boosté par l’adrénaline de la victoire. Maintenant, je vais me reposer un peu car que je pars en vacances avec mon épouse donc si je ne suis pas en forme, je vais me faire tirer les oreilles. »

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Photo David Gonthier

23 km du Mont-Blanc : incroyable Anaëlle Bondoux

Thomas Cardin s’est quasiment fait souffler le haut de l’affiche par la toute menue Anaëlle Bondoux, grand espoir du biathlon français. Non seulement son chrono de 2h 22mn 56s et sa 15e place au scratch sont stupéfiants, mais aussi le fait qu’elle a laissé la championne de France de trail court, Julie lelong, à plus de 8mn ! Et ce, pour son premier trail sur une « longue » distance alors qu’elle n’est encore qu’en catégorie espoir !

Julie Lelong prend donc la deuxième place en 2h 31mn 10s. Et c’est l’Italienne Martina Bilora qui vient compléter le podium, en 2h 40mn 22s, pile une minute avant l’expérimentée Amandine Ferrato.

23 km du Mont-Blanc : le débrief d’Anaëlle Bondoux

« C’est une première expérience pour moi en trail, j’avais seulement couru sur une distance plus courte et un profil moins alpin. C’est un super parcours, j’ai vraiment aimé, je me suis fait plaisir. J’adore courir même si je suis une biathlète et grâce à mon sponsor Salomon, je peux participer à des événements comme celui-ci, quelques fois dans l’été, c’est juste pour le plaisir. Là, c’est parfait on est en plein dans la préparation physique avec l’Equipe de France, c’est beaucoup de volume pour nous, notamment en course à pied. »

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Photo David Gonthier

23 km du Mont-Blanc : le biathlète Émilien Jacquelin 23ème

Autre biathlète emblématique de l’équipe de France, Émilien Jacquelin est venu prendre une belle 23ème place. Il a commenté sa course : « Je suis là pour m’entraîner car on est en plein cycle de volume. Le but ici, c’est de travailler un petit peu différemment, je pense que la course à pied surtout en bosses, ça peut vraiment aider pour mes capacités de VO2max pour bien grimper l’hiver. Le fait qu’il n’y ait pas de récupération possible avec des schuss comme en ski de fond est très intéressant aussi.

La durée max de mon effort habituellement est de 45 mn donc j’explore. Le plus dur c’est musculairement entre 1h et 1h30 puis je passe au-dessus et retrouve mes qualités d’endurance. Mon mental m’aide, j’arrive à garder mon calme même quand c’est dur. Je me suis amélioré par rapport à l’année dernière en temps et j’ai aussi réussi à moins perdre de temps dans les descentes. J’en profite aussi pour être avec mes partenaires, faire autre chose que du biathlon. On reste des amoureux de sport avant tout. »

Voir tous les résultats du 23 km du Mont-Blanc ICI

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