En remportant la Hardrock 100 le 13 juillet dernier, Ludovic Pommeret est entré dans la légende de l’ultra-trail, comme un des rares athlètes à avoir remporté l’UTMB, la Diagonale des Fous et la Hardrock 100. À 49 ans, « Ludo », de sa foulée caractéristique de colosse, s’est même offert le luxe de battre le record de la boucle de Silverton détenu par Kilian Jornet. À lire, l’hommage à la « bête » rendu par Zach Miller, interdit de courir sur cette édition…

Ludovic Pommeret, un monument de l’ultra-trail

Personne n’aurait parié que Ludovic Pommeret serait capable de battre le chrono de Kilian Jornet sur l’une des courses les plus exigeantes du circuit ultra-trail, avec son altitude moyenne de 3200 mètres et ses passages à plus de 4200. Certes le Français, qui aura 49 ans le 22 juillet, est un coureur d’exception, mais l’âge devrait bien commencer à l’émousser, non ? Sa victoire sur l’UTMB remonte à 2016 ! Celle sur la Diagonale des Fous, partagée avec l’Italien Daniel Yung, à 2021. Bien sûr, il y a eu la victoire sur la TDS en 2022, et une folle remontada sur l’UTMB en 2023, pour finir à la 5ème place, dans la foulée des meilleurs. Mais de là à imaginer que sa première expérience sur les sentiers d’altitude de la Hardrock 100 se terminerait par un exploit majeur…

Départ Hardrock 100
Sur la ligne de départ, Ludovic Pommeret et François D’Haene, souriants et détendus. Photo DR

Voir l’arrivée de Ludovic Pommeret en vidéo ICI

Ludovic Pommeret en démonstration

Cette Hardrock 2024, Ludovic Pommeret l’a dominée de la tête et des épaules. Une démonstration. Parti dans le groupe de tête, accompagné par François D’Haene, le Savoyard natif de Valloire, s’est détaché à moins d’un tiers du parcours pour ne plus jamais être rejoint.

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Ludovic Pommeret renseigné par Arthur Joyeux-Bouillon. Photo DR

Fonçant en solo à une vitesse improbable, Ludovic Pommeret na eu de cesse d’augmenter son avance sur ses poursuivants, l’Américain Jason Schlarb, vainqueur ici même en 2016, et le Suisse Diego Pazos. À tel point que lorsqu’il a atteint le poste de ravitaillement de Pole Creek, à moins de 20 miles de l’arrivée, à 22h44 heure locale, les officiels de course et tous les spécialistes qui suivaient sa progression en ligne ont été choqués : s’il continuait à ce rythme infernal, le Frenchy pourrait arriver à Silverton dès 2h34 du matin, soit en à peine 20h34, un chrono inimaginable, plus d’une heure plus rapide que le record de Kilian Jornet. Mais Ludovic Pommeret n’a pas réussi à parcourir les 20 derniers miles aussi rapidement que Jornet l’a fait en 2022, lorsqu’il se battait pour la victoire avec François D’Haene.

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Ludovic Pommeret et son pacer Jérémy Fadda, en route vers la gloire. Photo DR

Le record de Ludovic Pommeret

Ludovic Pommeret a finalement remporté l’épreuve en 21h 33mn 12s, nouveau record en 33 ans d’histoire de la course. Il a battu au passage de 3 minutes le chrono du « Patron » Kilian Jornet, qui avait mis 21h 36mn 24s pour venir à bout de la boucle dans ce sens des aiguilles d’une montre en 2022. Pour être tout à fait exact, Ludovic Pommeret a embrassé le fameux rocher symbolisant l’arrivée en 21h 33mn 07s, mais les officiels de la course, allez savoir pourquoi, lui ont attribué un temps officiel légèrement plus élevé. Le French Kiss n’était-il pas assez appuyé ?

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L’arrivée de Ludovic Pommeret, avec derrière lui la joie de ses pacers, Arthur Joyeux-Bouillon et Jérémy Fadda. Photo Compressport

Hardrock 100 : la victoire d’une équipe

« C’était mon rêve (de la gagner) », a déclaré Ludovic Pommeret au petit groupe de fans et de médias. « J’ai rêvé toute la journée, et je me demandais juste quand y aura-t-il un cauchemar. Mais finalement, il n’y a pas eu de cauchemar. » Et le champion de remercier son équipe, et particulièrement ses pacers de luxe, Jérémy Fadda, avec lequel il a l’habitude de s’entraîner, et son ami Arthur Joyeux-Bouillon, qui ont su le pousser dans ses retranchements sur la dernière section. Sans oublier sa femme, Céline, pour son assistance. « Ils ont été incroyables, a-t-il souligné. Et merci à vous tous. Cette course est, euh, indescriptible, juste tellement cool, sauvage et difficile. »

Ludovic Pommeret remporte la Hardrock 100
Ludovic Pommeret face au rocher de la victoire. Photo DR

L’hommage de Zach Miller

Il devait en être, et affronter Ludovic Pommeret. Mais l’Américain Zach Miller, deuxième de l’UTMB 2023 qu’il avait mené pendant près de 130 km, s’est vu refuser le départ par le conseil d’administration de la Hardrock, après consultation de ses conseillers médicaux. Très fair play, et malgré la déception d’avoir à attendre une année de plus pour participer à cet événement mythique, Zach Miller a déclaré comprendre les problèmes de responsabilité et de sécurité, à la fois pour sa santé et pour les risques accrus d’évacuation sur le parcours en cas de problème. Il était d’ailleurs très présent le long du parcours, notamment en lançant des fastnachts (beignets Amish) depuis sa camionnette à Ouray pour les supporters et les fans de la course.

« Nous savons que Ludo est une bête, mais être une bête aussi longtemps est tellement impressionnant », a-t-il déclaré, admiratif, après la victoire et le record de Ludovic Pommeret. « Il a 49 ans, ce qui est certainement un bon âge dans ce monde d’endurance. Mais chaque fois que quelqu’un de 49 ans fait quelque chose comme ça, ça me laisse rêveur, parce que c’est une performance exceptionnelle pour n’importe qui. Avoir son palmarès, remporter la Diagonale des Fous, l’UTMB et la Hardrock 100, c’est très impressionnant ! »

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8 jours avant le départ de la Hardrock, Zach Miller se faisait opérer en urgence de l’appendicite. Il ne sera pas autorisé à prendre le départ. Photo Instagram Zach Miller

Voir la vidéo de l’arrivée de Ludovic Pommeret

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Il rêvait de cette course et attendait son tour depuis 5 ans. Ce 13 juillet 2024, Ludovic Pommeret est entré dans la légende de la Hardrock 100 en remportant la course avec une avance incroyable sur le second, et en battant le chrono record de Kilian Jornet ! Courtney Dauwalter termine première pour la 3e fois consécutive et bat son propre record. Pour son baptême du feu sur les sentiers du Colorado, Camille Bruyas termine seconde femme et 6ème au scratch. Triste réalité pour François D’Haene, qui a dû abandonner après 90km de course, à bout de forces.

Hardrock 100 : le départ canon de Ludovic Pommeret

Ludovic Pommeret a fait peur à tout le monde, l’ex-coach des équipes de France de trail Philippe Propage en premier. Ce dernier commentait en effet « Il est parti très vite. Un peu trop à mon goût. » Il est vrai que le départ de Ludo a de quoi interpeller. Dès les premiers kilomètres, le « vieux sage » des sentiers a pris les devants, et de l’avance. De plus en plus. Au point d’avoir, à mi-course, près de 5 kilomètres d’avance sur son poursuivant immédiat, Diego « Speedy » Pazos, et 8 sur la « Présidente » Courtney Dauwalter. Avait-il présumé de ses forces ou allait-il tenir le rythme ?

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Sur la ligne de départ, Ludovic Pommeret (194) règle son chrono, tout comme Diego Pazos (189) et François D’Haene (132). Camille Bruyas, elle, sourit à la caméra ! Photo Organisation

Hardrock 100 : la préparation parfaite de Ludovic Pommeret

La réponse allait venir au fil de la nuit (française), avec une avance qui ne cessait de croître. 6 kilomètres, puis 7, puis 8, la machine Pommeret ne se déréglait pas et avalait les miles les uns après les autres. Et il n’y avait aucun hasard dans cette performance, mais une préparation de course parfaitement maîtrisée. Tout d’abord en ayant fait pacer d’Aurélien Dunand-Pallaz l’an dernier, et en l’ayant donc accompagné lors de sa victoire sur ces sentiers d’altitude, en pleine nuit, alors qu’ils étaient seuls au monde dans les montagnes. Mais aussi et surtout en ayant fait de sérieux repérages cette année.

Arrivé 15 jours avant le départ, Ludovic Pommeret a en effet pris le temps de s’acclimater à l’altitude et de faire 2 fois d’affilée le parcours en 4 jours. Une fois avec la tente et un sac de 12 kilos sur le dos, une fois en équipe avec Camille Bruyas et Marianne Hogan, qui sera sa pacer sur la seconde moitié de course. Un repérage important, car la particularité de cette course est que la boucle change de sens d’une année sur l’autre. Aussi les chemins empruntés l’an dernier par Ludovic Pommeret avec Aurélien Dunand-Pallaz n’étaient pas ceux qu’il emprunterait cette année. Et l’expérimenté ultra-traileur de bientôt 49 ans (le 22 juillet 2024) ne voulait rien laisser au hasard…

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Photo Organisation

Hardrock 100 : une fusée nommée Pommeret

Au 100e kilomètre, l’avance de Ludovic Pommeret sur le second, l’Américain Jason Schlarb, co-vainqueur de la Hardrock 100 avec Kilian Jornet en 2016, était monstrueuse : 1h25. Un écart inimaginable, alors qu’il ne restait « que » 65 km à parcourir. Mais un écueil restait, violent. Ludo avait d’ailleurs prévenu dès le départ qu’il craignait une seule chose : la dernière bosse. « Giant pass, 800 mètres de D+ en moins de 4 kilomètres, un mur ! » Sans jamais se départir de son rythme infernal, Ludovic Pommeret a su passer ce dernier obstacle et filer vers une victoire éclatante, laissant loin derrière lui se dérouler une bataille passionnnante entre Jason Schlarb et le Suisse Diego Pazos, et un peu plus loin Courtney Dauwalter.

Ludovic Pommeret s’impose finalement en 21h 33mn 08s. Le record de Kilian Jornet, établi en 2022 en 21h 36mn 51s, venait d’être battu. Le Suisse au noeud papillon légendaire Diego Pazos s’empare de la deuxième place à plus de 3 heures de Ludo, en 24h 39mn 33s. Jason Schlarb termine troisième, en 24h 48mn 16s.

Hardrock 100 : le calvaire de François D’Haene

Il l’avait lui-même prédit, après sa 5ème place et sa déception sur le Trail 100 Andorra by UTMB, où il avait manqué de jus : il n’était pas entièrement en possession de ses moyens et la Hardrock allait être compliquée. Et c’est effectivement ce qui s’est passé. Parti dans le groupe de tête, François D’Haene a pendant un temps accompagné Ludovic Pommeret avant de comprendre que les choses n’allaient pas être simples et que les forces allaient lui manquer. Il a préféré jeter l’éponge après 90km de course, épuisé.

« Parfois, même avec le meilleur crew à ses côtés, ça ne suffit pas. Il fallait tenter aujourd’hui mais aussi savoir être à l’écoute de son corps », a-t-il commenté. Le long chemin pour retrouver pleinement ses forces continue. Mais la prochaine échéance, le Tor des Géants, ses 330km et 25000m D+, approche à grands pas, et sera exigeante. François D’Haene sera-t-il prêt ? Difficile de le prédire…

Hardrock 100 : Courtney Dauwalter, évidemment

La « Présidente » n’allait pas laisser passer l’occasion d’inscrire une nouvelle fois son nom sur les tablettes. Mais être simplement première n’a guère de sens aujourd’hui pour cette compétitrice hors pair. Après une 6ème place au scratch et un record dans le sens horaire en 26h 44mn 36s en 2022, puis une 4ème place au scratch et un record dans l’autre sens en 26h 14mn 8s en 2023, que pouvait faire de mieux Courtney Dauwalter ? L’emporter, évidemment, mais à quelle place et quel chrono ? Si l’Américaine a de nouveau buté au pied du podium, elle a en revanche amélioré son record absolu en bouclant la boucle en 26h 11mn 49s, soit plus d’une demi-heure plus rapide qu’en 2022 pour la boucle dans le sens horaire. Une performance XXL !

De son côté, Camille Bruyas, pour sa première Hardrock, a longtemps partagé le sentier avec l’Américaine, avant de rentrer dans le dur sur la fin de course. Elle terminera à la lutte avec l’Allemande Katharina Hartmuth pour la seconde place féminine, qu’elle gardera en 29h 28mn 12s. Totalement épuisée, longtemps incapable de parler après son arrivée, mais formidable guerrière !

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Courtney Dauwalter, toujours aussi dominatrice. Photo Organisation
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Avec 3 500 coureurs sur la ligne de départ des différentes épreuves et de nombreux records de parcours battus, la 12ème édition de Québec Mega Trail qui s’est achevé le 7 juillet a prouvé que le Canada avait toute sa place dans l’arène mondiale du trail. À souligner les performances des coureurs locaux, Jean-François Cauchon et Anne Champagne, qui ont livré des courses records sur le QMT-100 MILES (160 km) sur lequel était embarqué l’infatigable Claire Bannwarth. Retour en 10 photos sur les paysages 100% nature sauvage de cette épreuve, qui fait partie du calendrier des World Trail Majors.

Québec Mega Trail : Claire Bannwarth sous le charme, mais pas ses pieds

Juste après son épopée en Guadeloupe, et avant d’aller affronter les terribles sentiers des chercheurs d’or dans le Colorado sur la Hardrock 100, l’increvable Claire Bannwarth a fait un détour par le Québec pour avaler les quelque 100 miles de l’épreuve ultra. Une 6ème place féminine à l’arrivée, en 32h30, qu’elle a commenté avec son sens aiguisé de la formule.

« Pas le résultat imaginé avant ma blessure, mais je suis déjà contente d’avoir pu finir dans un temps correct après m’être déchiré l’adducteur il y a juste deux mois. Je n’ai pas encore récupéré toute ma force dans la jambe droite et ai toujours l’impression d’avoir une jambe de bois, mais ça ressemble un peu plus à de la course. (…) Sinon le QMT était une belle expérience, des bénévoles et des ravitos au top, des sentiers bien boueux et techniques, que j’aurais certainement mieux appréciés si je n’avais pas eu les pieds défoncés avant même la course (mes pieds ont tellement d’ampoules qu’ils éclairent dans le noir !), des belles cascades, des ponts suspendus, et je ne me lasse pas de cet accent québécois ! »

Québec Mega Trail : de la dynamite sur les sentiers !

Directeur général et fondateur de Québec Mega Trail, Jean Fortier n’a pas caché son émotion après la réussite de cette 12ème édition. « Par les records fracassés par nos champions locaux, on a encore prouvé que les coureurs québécois ont de la dynamite dans le ventre ! Nos parcours sont techniques, et on est très heureux de voir que les participants internationaux – de plus en plus nombreux – ont aussi très bien fait dans nos sentiers, et ce, en découvrant ce qui distingue bien notre nature sauvage, typiquement québécoise. Par ailleurs, je suis encore subjugué devant mon équipe ! À chaque édition, tout le monde se surpasse et 2024 met la barre très haute pour les autres événements de trail au Canada ! »

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Photo Alexandra Levesque
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Photo Colin Rousseau
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Photo Sébastien Durocher
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Photo Sébastien Durocher
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Photo Sébastien Durocher
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Photo Sébastien Durocher
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Photo Colin Rousseau
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Tous ceux qui ne s’y sont jamais frottés ne peuvent pas se l’imaginer, et se contentent de dire que les paysages sont exceptionnels, d’après les photos qui circulent sur les réseaux. Et ils ont raison ! Mais les photos ne disent pas tout. Et tous ceux qui l’ont couru peuvent en témoigner : c’est une des courses les plus dures qu’ils aient jamais faites. Jusqu’à dire qu’à côté, la Diagonale des Fous serait “roulante” ! Esprit Trail était sur cette édition de l’Ultra Trail di Corsica, grand format de la Restonica. Retour en photos et explications.

Ultra Trail di Corsica : ce qu’en disent les champions

Ceux qui n’y ont jamais couru peuvent difficilement les imaginer, mais les sentiers corses méritent amplement leur surnom de « salades de cailloux ». La technicité est telle que même les coureurs les plus chevronnés, élites en tête, peinent à progresser et affichent des moyennes horaires bien en deçà de leurs performances habituelles sur des distances et des dénivelés similaires. 7,5km/h pour le record sur le 110, 10,6km/h pour celui sur le 33, les chronos référence se situent quasiment 2km/h plus bas que la « normale » constatée sur les courses aux spécificités de distance et de dénivelé similaires.

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Louison Coiffet à l’arrivée de la course la plus dure de sa vie. Photo Organisation

« C’est la plus dure course de toute ma vie », a reconnu Louison Coiffet, expert en skyrunning et vainqueur de l’UTC 2024, qui découvrait les sentiers corses. Sébastien Camus, 4ème de l’épreuve à 2h36 du vainqueur, était tout aussi affirmatif : « En toute honnêteté, je ne m’attendais pas à ce que cela soit aussi exigeant. C’est un véritable chantier, pas un caillou dans le bon sens ! Ce qui est sûr, c’est que cette épreuve est tout juste unique, rétrogradant la Diagonale à une course roulante ! »

Julien Absalon, qui était également sur l’UTC, a de son côté commenté : « On m’avait prévenu que cette course était un “chantier”, avec des passages ultra raides et interminables dans les cailloux, il faut quelques fois plus d’une heure pour faire un kilomètre ! ». Le double champion olympique et quintuple champion du monde de VTT-cross country a mis près de 22 heures pour boucler les 112 km et décrocher la 30ème place.

110 km en 22h00 pour le 30ème, imaginez le reste du peloton, avec 427 coureurs derrière Absalon. 319 finiront l’aventure, pour 138 abandons. Le dernier finsiher, Alban Torres, aura mis 48h 07mn 33s pour boucler sa boucle. 2,3km/h de moyenne, avec uniquement 2h24 de temps de repos. Nous étions sur la ligne lorsqu’il est arrivé. Titubant. Détruit. Mais héroïque.

Ultra Trail di Corsica : une mise en route qui fait mal

Alors, pourquoi cet ultra est-il si dur ? Suivez-nous, on vous le raconte.

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Un profil en dents de scie, avec des montées terribles.

Au départ de Corte, la mise en route est violente : 1600m D+ sur les 6 premiers kilomètres, en pleine nuit (départ donné à 23h du cours Paoli, aux lueurs des fumigènes, ambiance garantie). Bien sûr, les corps sont encore pleins de vigueur, et la température clémente. Courir n’est pas envisageable, mais marcher vite, oui.

Une fois le PC1 de Padule atteint, après seulement 7,2km, c’est la délivrance. Un dernier coup de cul sur la crête, en plein vent, et il est temps d’allonger la foulée, et de courir, enfin. Jusqu’au PC de Boniacce, c’est l’autoroute : 6 km d’une large piste sans aucun relief. Il faut en profiter, car c’est un des derniers moments de grâce avant… longtemps.

La suite n’est qu’un long chemin parsemé de pierre. Des rondes, des plates, des instables. Y courir, en pleine nuit, est risqué. Mais il faut bien avancer. Les raidillons sont cruels, techniques, mais courts. Les descentes sont abruptes, mais gérables. D’ailleurs, la plupart des coureurs sortiront indemnes de ces 30 premiers kilomètres de course, qui, finalement, laissent espérer une fin heureuse. Certes, la progression est lente, parfois moins de 2 km/h, mais les kilomètres défilent tandis que le jour s’est installé.

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La première montée, à la lueur des frontales. Photo Organisation

Ultra Trail di Corsica : l’enfer de Bocca Crucetta

Un plein d’eau, et c’est le début de l’enfer. La montée jusqu’à Bocca Crucetta s’annonce, 11,1 km et 1657m D+ d’un seul coup, dont une fin d’ascension terrible, dans un pierrier instable. Plus personne ne rigole, le soleil écrase tout, le peloton se disloque. Certains posent tout en se plongent dans les lacs pour se rafraîchir, d’autres pleurent, assis, épuisés et cramés par le soleil.

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Se rafraîchir. Photo Organisation

Mais il n’y a pas d’alternative ! Une fois engagé dans cette montée, il faut atteindre le sommet, coûte que coûte. Les derniers mètres sont épiques, la progression se fait mètre par mètre, deux pas en avant, une glissage en arrière, moins d’1km/h sur cette section.

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Ne jamais se décourager. Photo Organisation

Et puis, en s’aidant des bâtons, des mains, de tout ce que l’on trouve, on arrive enfin au point culminant du parcours, à plus de 2400 mètres d’altitude. Délivrance. Et bonheur ! S’arrêter, pour souffler, mais aussi pour contempler la Méditerranée, au loin.

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Bâtons, mains, tout y passe pour progresser. Photo Organisation

Ultra Trail di Corsica : voir Ciattarinu et dormir

Tous ceux qui ont pensé avoir vaincu l’enfer en franchissant Bocca Crucetta vous le diront : la descente, c’est pire. Un mur de terre et de cailloux, où prendre appui est quasiment impossible. Alors il faut chercher des solutions, trouver la meilleure trajectoire possible pour ne pas fusiller ses cuisses, qui commencent à chauffer sévère. Beaucoup chuteront ici, sur les fesses, sur le dos, en avant. Ils se feront peur, jureront tous les Dieux que plus jamais, mais n’auront pas le choix : avancer, encore et toujours.

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Après les montées infernales, les descentes, encore pires. Photo Organisation

Une fois la descente infernale achevée, guère de répit. Des bergeries de Ballone, au PC6, le chemin se fait plat quelque temps avant qu’une nouvelle muraille de pierre ne se dresse devant les yeux, répétition de la précédente. En moins longue, bien sûr, 3 « petits » kilomètres et 674m D+ « seulement », mais avec une pente tellement obscène que le découragement se fait sentir. D’autant qu’en haut de cette barrière de pierre, à Bocca Foggiale, ce ne sont que 53 kilomètres qui auront été avalés. Même pas la moitié du parcours. 53 kilomètres, que certains auront mis près de 20 heures à parcourir !

Et puis enfin, au bout d’une descente de 6 km dans la haute vallée du Golo puis la forêt de Valdoniello, la base de vie de Ciattarinu. Les plus chanceux retrouvent leur assistance, d’autres simplement leur sac de délestage. Ici, l’ultra-traileur amateur se pose, se change, boit, mange, dort, et s’interroge. Continuer ? C’est le moment de convoquer les forces mentales, de constituer les groupes de braves, ceux qui vous entraîneront plus loin, alors que pour certains la deuxième nuit se profile déjà. Ne pas regarder ceux qui rendent leur dossard, épuisés : ils pourraient vous tenter !

Ultra Trail di Corsica : l’épouvantail de Bocca Alle Porte

De Ciattarinu, il faut traverser la vallée pour entamer la montée vers les rives du lac du Ninu, où paissent les chevaux, vaches et cochons. Du plat relatif au début, mais courir lorsqu’on est épuisé est… épuisant. Et puis enfin se profilent les bergeries de l’Inzecche, sur le mythique GR20. Ici, tout est aéré, sans ombre, mais relativement plat. On respire sur ce plateau herbeux, en direction du refuge de Manganu. La rivière coule, les jambes tirent, mais le moral tient.

Et puis soudain, on arrête de parler. Droit devant, une nouvelle muraille de pierre. Le terrible col de Bocca Alle Porte. Plutôt que parler de col, il faudrait parler de minuscule brèche dessinée dans un énorme rempart, un univers minéral austère qu’il va falloir escalader. Il n’y a plus guère de chemin, juste des cailloux, par milliers. Et de chercher ceux enduits des fameux coups de pinceau rouge et blanc pour trouver son chemin, mètre par mètre.

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Atteindre la brèche, tout là-haut. Photo Esprit Trail

Ultra Trail di Corsica : quand y’en a plus, y’en a encore

Franchir cette brèche de Bocca Alle Porte, encouragé par les bénévoles qui crient pour indiquer le chemin, est une petite victoire. Une de plus. Surtout que la vue, de jour, est exceptionnelle, avec les plus hauts sommets de l’île partout alentour et les lacs d’altitude de Capitellu et Melu à vos pieds.

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Les lacs de Capitellu et Melu. Photo Esprit Trail

Aucune trêve en revanche du côté du sentier, qui continue obstinément d’être fait de cailloux de toutes tailles, instables au possible. Lever le nez impose de s’arrêter, sous peine de chute assurée. Une fois le PC11 atteint, à Bocca Soglia, une longue descente toujours aussi technique et piègeuse n’offre aucun répit jusqu’aux bergeries de Grutelle, où un ravito riche de fromages et charcuteries vous fera enfin sourire de nouveau.

Il ne reste « que » 20 kilomètres à parcourir pour rejoindre Corte et la banderole d’arrivée. 20 km, c’est peu. Mais 20 km à une moyenne de 3 ou 4 km/h, c’est encore 5 à 6 heures de course, alors que vos jambes hurlent de douleur.

Cette fin, que l’on voudrait en descente, le long de la Restonica, pourrait être tellement sympa, si les organisateurs n’avaient pas prévu une dernière difficulté. 800M de D+ sur 3 km, la punition pour monter au plateau d’Alzu. Y arriver, c’est avoir course gagnée. Là-haut, l’ambiance est de feu, et les kinés vous attendent pour vous donner les forces nécessaires pour finir. A la vitesse d’un escargot prudent, vous mastiquez les derniers kilomètres d’une épopée comme jamais vous n’aviez imaginer en vivre une.

C’était l’UTC…

Lire aussi notre article Restonica 2024 : pluie de records sur les sentiers corses

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À moins d’une semaine de la Hardrock 100 2024, qui voit le grand retour de François D’Haene et Ludovic Pommeret dans le Colorado, COMPRESSPORT, avec le soutien de SCARPA, présentent un film de Simon Dugué retraçant l’épopée d’Aurélien Dunand-Pallaz, qui avec ce même Ludo Pommeret découvrait l’épreuve et les sentiers mythiques de la ruée vers l’or. Une aventure résumée en 17mn50. Avec, à ne pas manquer, cette séquence où le coureur parvient au sommet de Kroger’s Canteen, à 4000 mètres d’altitude, et se fait servir un bol de soupe, en présence d’un yéti et du célèbre ultra-runner Joe Grant. Passionnant et émouvant.

Voir le film ICI

Hardrock 100 : sur les sentiers de la ruée vers l’or

Lorsqu’on évoque les courses qui ont marqué l’histoire du trail running, la Hardrock 100 Endurance Run mérite une mention toute spéciale. Créée au début des années 1990, cette course de 100 miles (environ 165 kilomètres) et 10000m de D+/D- est imprégnée d’une forte histoire locale. En effet, le territoire du Colorado, marqué par la ruée vers l’or au milieu du XIXe siècle, abrite certaines des montagnes les plus hautes des États-Unis, dans lesquelles bien des hommes ont couru après leurs rêves, jusqu’à y perdre leurs illusions de gloire et de fortune.

Cet univers intriguant fait de la Hardrock 100 Endurance Run une véritable aventure, bien éloignée d’un UTMB, alors que les distances et dénivelés sont proches. Ici, on parle de crêtes nues et arides battues par les vents, de cols à 4300 mètres d’altitude, d’exigence absolue. Tout se passe au-dessus de 2400 mètres d’altitude ! Un monde à part.

Aurélien Dunand-Pallaz 4000
Aurélien Dunand-Pallaz lors de son passage à Kroger’s Canteen, à 4000 mètres d’altitude, avec Joe Grant. Source Film

La ruée vers l’or d’Aurélien Dunand-Pallaz

L’année dernière, Aurélien Dunand-Pallaz s’est aventuré pour la première fois sur les sentiers légendaires de la Hardrock 100, cherchant non seulement le dépassement de soi inhérent à la course d’ultra-distance, mais aussi de nouveaux horizons. Courir à travers de nouvelles montagnes, plus hautes et plus grandioses que celles des Alpes qui l’entourent, mais aussi découvrir une culture complètement différente malgré un sport similaire.

Découvrir la communauté locale, la contre-culture que représente le trail running aux États-Unis, le véritable berceau de l’ultra-running. Partir de Silverton, franchir des cols à des altitudes improbables, boucler cette boucle légendaire tracée à une altitude moyenne de plus de 3000 mètres et revenir embrasser le caillou symbolisant l’arrivée.

Pour ce natif du massif des Bauges, révélé au grand public par sa 2ème place lors de l’UTMB 2021, mais qui avait déjà quelques beaux podiums et victoires à son actif, cette course est devenue une véritable aventure. Une sorte de quête, rappelant celle des mineurs qui, dans leur temps, arpentaient les sentiers à la recherche de l’or caché dans les montagnes hostiles des Rocheuses du Colorado.

Voir le film The Gold Rush, A Story Of Hardrock

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Alors qu’il était supposé revenir à la compétition sur le Marathon du Mont-Blanc, 4ème manche de la Golden Trail Series, après un an d’absence, le champion italien Davide Magnini a dû renoncer à prendre le départ de cette épreuve qu’il connaît parfaitement, et où il a terminé deuxième en 2021 et 2022. La faute à une hanche qui l’avait déjà éloigné des sentiers la saison dernière. Sa blessure, son changement de team annoncé il y a quelques semaines, ses ambitions pour 2024, le niveau de la Golden Trail World Series… : il s’est confié à Mickael Mussard.

Davide, tu étais censé reprendre la compétition sur le Marathon du Mont-Blanc, que s’est-il passé ?

Davide Magnini : Oui, j’avais hâte de reprendre la saison de trail après un an de blessure. J’avais fait une belle préparation et une bonne fin de saison de ski et j’avais de bonnes sensations. Mais il y a environ 20 jours j’ai ressenti une soudaine douleur à la hanche. La même douleur qui m’avait déjà éloigné des sentiers l’année dernière. Depuis j’ai une grosse inflammation et je ne peux plus courir. On a décidé, cette fois-ci, de pousser un peu les examens et on a a priori découvert une fracture de fatigue. Je dois encore passer des examens la semaine prochaine pour le confirmer.

Il s’agit donc de la même blessure que celle de l’année dernière ?

D M : Oui, ce sont exactement les mêmes sensations au même endroit. Je suis déçu parce que j’avais retrouvé de bonnes sensations et j’avais hâte de reprendre, mais pour le moment je vais devoir réaliser les examens et prendre le temps qu’il faut pour retrouver ma santé puis mon niveau. Je veux soigner correctement cette hanche pour revenir plus fort.

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Photo Mickael Mussard

Tu as changé de team il y a quelques semaines, en passant de Salomon à New Balance. Pourquoi cette décision ?

D M : Le trail est en train d’évoluer et devient de plus en plus populaire et professionnel. J’ai vu les choses évoluer chez Salomon et j’ai senti que j’avais besoin d’autre chose, d’un renouveau. Quand j’ai reçu cet appel de chez New Balance qui construisait un projet fort et une nouvelle équipe, j’étais super content. Ça a été un honneur de voir une si grande marque s’intéresser à moi. Je pense que je suis davantage en phase avec la vision à long-terme de New Balance.

Tu as aussi quitté l’équipe nationale italienne de ski alpinisme…

D M : Effectivement, il y a aussi de gros changements dans le ski alpinisme avec notamment l’entrée dans les Jeux olympiques qui modifie un peu la pratique. Nous avons donc décidé qu’il fallait que je quitte l’équipe au moins cette année. On verra ensuite si j’y reviens ou pas.

Et quels sont tes objectifs pour cette saison ?

D M : Tout d’abord, il faut que j’arrive à revenir à l’entraînement et courir sans douleur. J’ai besoin de régler cette blessure une bonne fois pour toute, de comprendre ce qui ne va pas et de la soigner. Ensuite, je mettrai toute mon énergie dans l’entraînement pour revenir à la compétition. Je ne sais pas combien de temps cela prendra mais j’espère être de retour avant la fin de l’été. Je ne sais pas encore quelles courses je ferai, on verra en fonction de tout ça.

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Photo Mickael Mussard

Tu dois donc renoncer à disputer la Golden Trail Series cette année ?

D M : Oui… J’avais prévu de faire le Marathon du Mont-Blanc, Sierre-Zinal, les courses aux États-Unis et la finale. Mais maintenant je dois tout revoir et me focaliser en premier lieu sur mon retour sans blessure.

Que penses-tu du niveau de la Golden cette année ?

D M : Le niveau n’arrête pas d’augmenter année après année, et il est maintenant très haut. Je ne sais pas où je me situe dans tout ça par rapport à mon niveau avant les blessures. J’aurais adoré pouvoir affronter tous ces athlètes, tous ces gars sont super rapides.

Qui t’impressionne le plus ?

D M : Patrick Kipgneno est vraiment impressionnant dans les montées mais Rémi Bonnet a aussi été vraiment incroyable l’année dernière. Il a encore fait une saison hivernale impressionnante, et durant l’été il écrase tout le monde quand il est en très grande forme. Mais on voit aussi de nouveaux gars qui arrivent comme l’Italien Daniel Pattis ou le Suisse Roberto Delorenzi. Ils font de belles choses et j’espère qu’ils continueront à progresser.

Et si tu ne dois choisir qu’un nom comme favori cette année ?

D M : C’est dur à dire… Mais je pense que Delorenzi peut faire des choses surprenantes !

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Photo Mickael Mussard
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Ultra Trail di Corsica, Restonica Trail, Tavignanu Trail : les 3 distances les plus prestigieuses du terrible Restonica Trail by UTMB ont toutes vu leur record tomber, avec des performances de très haut niveau signées Louison Coiffet, Lambert Santelli et le TGV suisse Rémi Bonnet.

Restonica Trail : l’UTC, un record intouchable ?

On pensait le record de l’UTC (Ultra Trail di Corsica) intouchable. Il faut dire que son détenteur, Lambert Santelli, l’enfant du pays, actuel recordman du GR20, avait placé la barre très haut. Il avait en effet l’an dernier frappé fort en avalant les 108 km et 7200m D+ de sentiers corses en 15h 15mn 31s, un chrono inimaginable lorsqu’on connaît la difficulté du parcours.

Partis jeudi à 23h du cours Paoli, à Corte, à la lueur des fumigènes rouges et sous les ovations de la foule, les 453 participants de cette édition ont eu une météo enfin clémente, après quelques orages la veille, même ici, en ce début d’été. Petit cadeau de l’organisation, le parcours a été légèrement rallongé avec 2 modifications mineures, qui ont porté le kilométrage total à 111km. Très vite, le jeune Louison Coiffet, 25 ans, spécialiste de skyrunning, a pris les devants dans la première terrible montée, 1600m D+ sur les 6 premiers kilomètres de sentier, de quoi se mettre en jambes.

Tout au long de la nuit, l’athlète du team Merrell, second du 90km du Mont-Blanc l’an dernier, n’a fait qu’accroître son avance. 15 minutes, puis 30, puis 40, l’athlète originaire de Vallouise, aux portes du Parc national des Écrins, semblait voler au-dessus des cailloux, tandis qu’à Corte, les « anciens » spéculaient sur ses possibilités de battre Santelli. C’était sûr, le « petit » allait caler sur la fin, disaient-ils…

Restonica Trail
L’univers 100% minéral du Restonica Trail. Photo Organisation

Restonica Trail : l’incroyable performance de Louison Coiffet sur l’UTC

Mais ce fut l’inverse qui se produisit ! Et sur le coup de 13h45, vendredi, les spectateurs attablés au restaurant Pascal Paoli, idéalement situé sur la place centrale, eurent la surprise de voir débouler un jeune coureur à la foulée légère. Après 14h 45mn 09s d’effort, Louison Coiffet a coupé la ligne d’arrivée, les traits détendus, le visage souriant. Le record de Santelli venait d’être pulvérisé d’une demi-heure. Inimaginable. « C’est la plus longue et la plus dure course de toute ma vie », a cependant reconnu le vainqueur, quelques minutes plus tard, une fois revenu sur terre. Derrière Louison Coiffet, Gautier Airiau prend la seconde place à plus d’1h15. Antoine Lainé termine 3ème à près de 2 heures du vainqueur du jour.

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Louison Coiffet à l’arrivée de l’UTC. Photo Esprit Trail

Dans la course féminine, c’est l’Allemande Miria Meinheit qui a survolé la course, menant de bout en bout. Elle s’impose largement, après 19h 58mn 16s de course, prenant la 23ème place au scratch. L’athlète du team Dynafit devance la Japonaise Kimino Miyazaki de 3 heures. La Française Natacha Piecq monte sur la 3ème marche du podium, en 23h 46h 35s.

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Le bonheur de Miria Meinheit, gagnante de l’UTC. Photo DR

Restonica Trail : Lambert Santelli impérial sur le Restonica 69 km

Avec un record perdu sur l’UTC, le Corse Lambert Santelli s’est élancé samedi 6 juillet à 5 heures du matin avec l’envie de remettre les pendules à l’heure. Les 69 km et 3900m D+ du Restonica Trail étaient la cible idéale, sur laquelle il n’avait plus couru depuis 2015. Ces 3 dernières années, tous les vainqueurs se situaient dans une fourchette entre 8h20 et 8h30. 8h 21mn 57s pour Noël Giordano en 2021, 8h 14mn 25s pour Gautier Airiau en 2022, 8h 27mn 35s pour Elie Besson-Pithon en 2023.

Autant dire qu’un chrono en moins de 8h00 paraissait totalement improbable. Et pourtant ! En 7h 53mn 55s, le Corse pulvérise le record de l’épreuve, et rentre un peu plus dans l’histoire du Restonica Trail. Il bat son propre record, datant de 2015, où il avait bouclé la distance en 8h 14mn 03s, même si les comparaisons sont toujours difficiles à établir en raison des modifications de parcours, même légères, d’une année sur l’autre.

Lambert Santelli devance Vincent Viet de plus de 45 minutes (8h 38mn 14s). Sylvain Ferrand prend la 3ème place en 9h 01mn 33s. Un fossé. Un monde…

Chez les femmes, victoire d’Axelle Henry, qui s’impose en 10h 02mn 57s.

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Lambert Santelli, victorieux sur le Restonica 69km. Photo Esprit Trail

Restonica Trail : le show de Rémi Bonnet sur le Tavignanu Trail

La venue du TGV suisse laissait augurer un chrono impressionnant. Et tout le monde s’attendait à ce que les 3h 11mn 34s réalisées par Thibaut Baronian en 2023, record de l’épreuve, soient mis à mal. Rémi Bonnet n’a pas failli à sa réputation, et tout juste remis de sa 2ème place sur le Marathon du Mont-Blanc, il a avalé les 33km et 2270m D+ du Tavignanu Trail en 3h 06mn 01s, battant de plus de 5 minutes le chrono de Thibaut Baronian.

Tout comme sur les autres courses du week-end, l’écart entre le premier et le second est énorme. Rémi Bonnet devance ainsi Johann Baujard de près de 20 minutes (3h 25mn 25s). Sébastien Poesy prend la 3ème place en 3h 29mn 25s.

Rémi Bonnet
Rémi Bonnet, vainqueur du Tavignanu Trail. Photo DR

Dans la course féminine, la bataille promettait d’être belle entre les deux favorites, la double championne du monde Blandine L’Hirondel et la championne espagnole Sara Alonso, spécialiste des formats courts. C’est la première qui a survolé la course féminine en 3h 44mn, prenant une remarquable 4ème place au scratch. Elle devance l’Espagnole de 9 minutes, 7ème au scratch. La Française Mahauld Granier monte sur la 3ème marche du podium, très loin derrière Blandine L’Hirondel.

Blandine L'Hirondel
Blandine L’Hirondel à l’arrivée du Tavignanu Trail. Photo DR

Les résultats complets de toutes les courses ICI

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Que vous débutiez ou que vous ayez déjà quelques années de trail derrière vous, il y a un accessoire sur lequel aucun compromis n’est permis : la chaussure. Partir sur le sentier avec une chaussure non adaptée au terrain est l’assurance d’une foulée mal stabilisée. Et le chemin royal pour les blessures. Si le prix moyen d’une bonne chaussure de trail polyvalente se situe désormais autour de 160 euros, quelques modèles récents de très bonne qualité sont encore accessibles à moins de 150 euros. Notre sélection « testée et approuvée ».

Kiprun MT3 – 90 euros

Kirpun MT3
Kiprun MT3

Cette baroudeuse du trail combine fiabilité et stabilité avec une partie médio-pied élargie, un déroulé de pied optimisé avec une semelle plus souple intégrant des zones évidées de caoutchouc. Le design de la semelle extérieure a été retravaillé pour assurer une bonne adhérence sur sols mouillés et terrains rocailleux. Le tout à un prix imbattable, la seule paire du marché à moins de 100 euros. Un coup de cœur pour un rapport qualité / prix étonnant.

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Salomon Genesis – 149 euros

Salomon
Salomon Genesis

Dérivée du fameux modèle S-Lab Genesis développé par et pour les athlètes du team Salomon, la Genesis va faire le bonheur des addicts de la marque et des longues distances en mode confort. Sa construction reprend les principales caractéristiques du modèle compétition. Elle propose cependant un fit un peu plus large afin de correspondre à un maximum de pieds. La tige en Matryx tissée, combinant légèreté et respirabilité, est conçue pour résister à l’abrasion et aux déchirures. Sur sentier, la Genesis se révèle à la fois légère et dynamique, offrant des performances équilibrées qui combinent le confort et l’amorti de la mousse Energy Foam avec le maintien dynamique de l’Active Chassis dans le talon. Notre coup de cœur “performance”.

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Brooks Cascadia 17 – 150 euros

Brooks Cascadia
Brooks Cascadia 17

En attendant l’arrivée d’une 18ème version, la Cascadia perpétue la tradition, offrant stabilité, amorti souple et protection. Dernières améliorations : une stabilité tout-terrain accrue grâce à sa semelle avant imitant le sabot d’un chamois, une meilleure traction et un amorti léger. Parfaite pour tous les types de terrains !

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Puma Voyage Nitro 3 – 140 euros

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Puma Voyage Nitro 3

Avec sa mousse Nitron son accroche Pumagrip Atr (All terrain) durable et ses crampons spécifiques, la troisième version de la Voyage Nitro associe réactivité, confort et amorti, avec une adhérence sécurisante sur chemins accidentés en toutes conditions.

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361° Taroko 4 – 130 euros

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361° Taroko 4

Peu connue, la marque chinoise 361°, équivalent d’Ascis en Asie, offre des produits de grande qualité et très performants. Cette nouvelle version de la Taroko bénéficie d’un confort renforcé à l’avant du pied. Le système de laçage Morphit, qui enveloppe le pied, offre un ajustement sûr, confortable et personnalisé. La tige est composé d’un mesh respirant et déperlant, composé à 75% de matière recyclée. Idéal pour découvrir le trail, s’entraîner ou s’aventurer sur des épreuves courtes ou moyennes.

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Rossignol Skypr 2.0 Active – 145 euros

Courez, marchez ou faites de la randonnée. Les chaussures SKPR 2.0 Active de Rossignol offrent une grande polyvalence pour s’adapter à n’importe quelle activité. Leur conception en mesh assure légèreté et respirabilité lors de randonnées et trails légers. Elles sont dotées de la technologie Sensor 3 qui comprend une plaque de densités différentes, avec trois zones distinctes d’amorti sur les points d’appui de base du pied. Cela confère un gain d’énergie et de confort lors de l’utilisation. Les crampons à angles multiples assurent une accroche sûre sur tous les terrains. Outre la performance, cette nouvelle paire met l’accent sur l’intégration de matières responsables. Elle est ainsi fabriquée avec 50% de matériaux bio-sourcés et/ou recyclés.

Rossignol
Rossignol Skypr 2.0 Active

CimAlp X-RACE – 139,50 euros

Bon maintien et confort avec un fit plus étroit au médio-pied et au talon, et un strap de laçage enveloppant pour une foulée précise et dynamique. Semelle intermédiaire SuperLight Eva Vibram légère et sécurisante, semelle extérieure Vibram MegaGrip avec crampons exclusifs pour adhérence maximale.

cimalp
Cimalp X-Race

Scott KINABALU 3 – 149 euros

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Scott Kinabalu 3

Troisième version d’une des chaussures phares de la marque, la Kinabalu 3 offre encore plus de dynamisme grâce à son nouveau design de rocker, et de confort avec sa semelle Ortholite. Assise sur une semelle massive, avec des renforts qui montent haut, tels des boucliers de protection, elle manque un peu de souplesse mais procure un vrai confort sur les chemins roulants et autres pistes forestières. Son nouveau rocker favorise une position réduisant les impacts du talon et augmentant l’efficacité de la foulée, rendue plus dynamisme grâce à la Kinetic Foam, la mousse légère et réactive de la semelle intermédiaire, qui restitue 14% d’énergie en plus que la mousse EVA standard. Rien à redire niveau accroche, même si les crampons sont assez peu prononcés, de l’ordre de 3mm. Un combo idéal entre dynamisme, confort et protection.

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Ça fait des années qu’il en rêvait, il l’a enfin fait. En avril 2024, Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, a fait le grand saut vers le Japon en compagnie de son compère Loïc Jalmin, emportant dans ses bagages son assistante de choc Cécile Bertin, pour courir enfin son premier Ultra Trail du Mont Fuji, ses 174 km et 7200m D+. Mais bien plus qu’une simple épreuve d’ultra-trail, c’est une expérience nippone intégrale qu’il vous invite à découvrir à travers cette vidéo de 23 minutes.

Voir la vidéo ICI

Arigatô : Casquette Verte et Loïc Jalmin made in Japan

Fini le temps où Alexandre Boucheix débarquait sur la ligne de départ, faisait sa course et repartait aussi sec. Aujourd’hui, le traileur parisien veut profiter, s’imprégner… Et quoi de mieux que le Japon pour se prendre une grande claque de culture différente, où tout est ordonné, orchestré, animé, de jour comme de nuit. Jeux vidéo, gastronomie locale, bières bien sûr, reconnaissance d’une partie de parcours, tentative de soulagement d’une blessure récalcitrante à la cuisse, avant de s’élancer, cette vidéo montre un Casquette Verte prenant le temps de découvrir l’Empire du Soleil Levant en compagnie de son pote. Et d’en profiter pleinement.

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Avec Courtney Dauwalter sur la ligne de départ. Source Arigatô

Arigatô : la course en mode « dents serrées » de Casquette Verte

Petit clin d’œil à Courtney Dauwalter sur la ligne de départ, et hop, déjà des douleurs dès les premiers kilomètres. Alexandre Boucheix le savait, il en a confirmation : avec sa cheville récalcitrante, et les compensations de posture qu’elle induit, il s’est créé tout un tas de nouvelles douleurs handicapantes totalement antinomiques avec l’idée d’une course parfaite. Mais le mental fait parfois des miracles.

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Ravito avec Mama Cécile et sa jolie robe verte. Source Arigatô

Et c’est au fil des kilomètres et des ravitaillements orchestrés au millimètre que l’on découvre un Casquette Verte très lucide, patient, attendant son heure pour venir à bout des 174 kilomètres et 7200m de dénivelé du tracé autour du Mont Fuji. Avec, au final, une 6ème place anecdotique, mais surtout le plaisir de voir son pote Loïc boucler lui aussi l’épreuve, quelque 7 heures plus tard.

Une vidéo confession pour vivre de l’intérieur un rêve de gosse devenu réalité.

Lire le récit de la course de Courtney Dauwalter, 3ème de l’Ultra Trail du Mont Fuji 2024 ICI

Arigatô : l’aventure de Casquette Verte et Loïc Jalmin à l’Ultra Trail du Mont Fuji

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Les 27 et 28 juillet 2024, le Vars Mountain Trail fêtera sa dixième édition, offrant aux coureurs de trail l’occasion de se mesurer à des parcours exigeants dans les Alpes du Sud. Cet événement qui attire des centaines de passionnés de trail, des compétiteurs chevronnés aux débutants, innove cette année avec 2 nouveaux formats, et le retour du KV original et du magnifique parcours du Tour des Crêtes, en version revisitée. À découvrir ou re-découvrir d’urgence !

Vars Mountain Trail : les courses du 27 juillet

NOUVEAU : LA FOULÉE DU CHATEAU, 11 KM / 690 M D+
Pour ce nouveau format de course, le parcours débute à Sainte-Marie et traverse le pont de la Salce, puis se poursuit en direction des villages de Sainte-Catherine et de Saint-Marcellin. Les coureurs passeront à proximité du magnifique lieu-dit « le Château de Vars », situé à 1 818 mètres. Après cette étape, ils traverseront les villages de Sainte-Catherine et de Saint-Marcellin pour franchir l’arrivée au village de Sainte-Marie.

Vars Mountain Trail
Photo Vars Mountain Trail

LE TOUR DES VILLAGES, 3.6 KM / 210 M D+
Pour une expérience chaleureuse et familiale, le Tour des Villages est la course idéale. Cette édition introduit une nouveauté : un biathlon version Tour des Villages. Les participants devront réussir une séance de tir à la carabine, les résultats définiront leur position de départ. Un circuit chronométré qui promet d’enchanter les jeunes et les moins jeunes.

Pour ceux préférant explorer sans la pression du temps, le Tour des Villages est également disponible en mode randonnée.

LE KV DE LA MAYT : 3,7 KM / 930 M D+
Retour aux sources avec le retour de la toute première version du KV. Départ depuis le village de Sainte-Marie. La première partie de l’ascension mènera les traileurs jusqu’au lac de Peyrol. La deuxième partie de course se corse avec la montée en direction du sommet de la Mayt. En guise de récompense : une vue panoramique sur l’arc alpin (Ecrins, Queyras, Parpaillon).

Photo Vars Mountain Trail : Scalpfoto
Photo Vars Mountain Trail / Scalpfoto

Vars Mountain Trail : les courses du 28 juillet

LE TOUR DES CRÊTES : 42 KM / 3100 M D+
Cette année 2024 marquera le grand retour du format marathon du Tour des Crêtes dans une version revisitée ! Le parcours débute par une ascension exigeante vers le Pic de Chabrières et la tête de Paneyron culminant à 2 850m, offrant des vues magnifiques sur les massifs du Queyras et du Chambeyron. Les participants surplomberont ensuite le Vallon Laugier, le Col de Serenne jusqu’à atteindre les crêtes de Vars. Ce spot incontournable, véritable balcon aérien et panoramique, à cheval entre les 2 vallées, promet une expérience unique. La course s’achèvera en beauté dans les bois de la Pinée.

NOUVEAU : LES 5 COLS, 23 KM / 1400 M D+
Le défi de la course des 5 Cols, un nouveau format de course exigeant de 23 km et 1 300 m D+ spécialement conçu pour les passionnés de trail en quête d’aventure et de dépassement. Cette course relie deux points emblématiques : le Col de Vars et le village de Sainte-Marie. Au début du parcours, les coureurs devront affronter la montée la plus longue de 670 m qui les mènera directement à la Tête de Paneyron. Par la suite, ils contourneront le lac de l’Etoile jusqu’à atteindre le col de Serenne. En dernière partie de course, ils arriveront au col de la Coulette pour rejoindre le célèbre panorama des crêtes de Vars. Une vue aérienne et panoramique en guise de récompense, avant de terminer le parcours dans la forêt de la Pinée, juste avant d’arriver au village de Sainte-Marie.

Plus d’informations et inscriptions ICI

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