Il n’a que 25 ans mais brûle déjà les sentiers ! Champion de France junior de course en montagne dès sa première année de trail, Théo Détienne court avec panache et aime partir à fond, comme lors du dernier Championnat de France de Trail Long à Buis-Les-Baronnies qu’il a mené pendant les premiers kilomètres. Après des années dans le team Salomon, il a suivi Jean-Michel Faure-Vincent dans la nouvelle aventure du team New Balance. Depuis, il s’est imposé par 2 fois, d’abord sur le format long (58 km et 3030m D+) du Trail Nivolet-Revard début mai, et 15 jours plus tard sur l’Ultra-Trail des Païens, format 100K (114 km et 4200m D+) du Trail Alsace Grand Est by UTMB. L’homme qui rêve de courir un jour l’UTMB s’est confié à Serge Moro.

Comment es-tu venu au trail ?

Théo Détienne : J’ai commencé le trail en 2018 quand je suis parti faire mes études de Staps à Font-Romeu, dans les Pyrénées. Jusqu’alors, je faisais du triathlon. Je ne connaissais pas vraiment le trail, ni la montagne. Dans ma famille, personne ne pratiquait, mais les copains autour de moi en faisaient un peu et je me suis dit pourquoi pas tenter. Le déclic est arrivé très tôt quand j’ai été sacré champion de France de course en montagne dans la catégorie junior. Ensuite, tout est allé très vite avec les championnats d’Europe de course en montagne (7ème) et les championnats du monde de course en montagne (15ème).

D’où t’es venue cette passion pour la montagne ?

Théo Détienne : C’est devenu un objectif de vie le jour où je l’ai découverte, et aujourd’hui je veux intégrer le Peloton de Gendarmerie de Haute-Montagne. Je suis attiré par les valeurs que cela véhicule. Le secours en montagne, je le vois comme un Graal. Le cursus est long et pas facile, il faut s’en donner les moyens en cumulant entraînement et formation. Je suis dans la dernière ligne droite et au mois d’août, j’ai deux semaines de tests avec de l’escalade, de l’alpinisme, de l’orientation… Si tout se passe bien, je serai affecté dans un peloton au mois de novembre 2024. Je souhaite bien sûr que cela soit dans les Alpes ! Je vais donc être gendarme de haute-montagne à temps plein. Et bien sûr, je continue à être coureur à pied, mais ce sera la plus importante des choses… secondaires !

theo detienne Photo Jan Kirkham
Photo Jan Kirkham

Malgré cette contrainte de formation, tu es dans un grand team de trail  ?

Théo Détienne : Dès mes premiers résultats, de nombreuses marques m’ont contacté. Il a fallu faire un choix, mais c’était une évidence d’intégrer l’équipe managée par Jean-Michel Faure-Vincent, avec qui on a très vite accroché. Quand il m’a dit qu’il quittait Salomon, je lui ai tout de suite répondu que je voulais le suivre. Il y a entre nous une belle relation de confiance, importante à mes yeux. C’est la personne que je veux suivre, je m’entends bien avec lui, il comprend mes contraintes et ma position, il sait où je veux aller et connaît mes projets. Je ne me voyais pas rester chez Salomon sans lui. Je l’ai donc rejoint chez New Balance. Un nouveau défi !

On t’a vu mener les championnats de France de trail long en avril dernier. Pourquoi cette envie d’être devant malgré une forme précaire ?

Théo Détienne : En début d’année, j’étais en formation pendant cinq semaines à Chamonix. Je n’ai pas couru une seule fois, mais j’ai fait beaucoup de ski de montagne. Je savais donc qu’il me manquait de la distance à pied, mais tant qu’à être là, et comme j’aime faire la course devant et ne pas trop calculer, je suis parti en tête. Mais je cherche désormais à monter sur du plus long, donc il va falloir que je sois plus réfléchi dans ma façon de courir. Je vais apprendre, avec l’expérience.

Qu’est-ce qui fait que tu as envie d’allonger la distance ?

Théo Détienne : J’ai envie d’aller chercher des sensations différentes, d’aller voir autre chose que ce que j’ai l’habitude de faire, même si je me sens loin d’avoir fait le tour des formats marathon. Ce sont des courses où tu es trois heures à bloc, alors que l’ultra, c’est une expérience. Mais je ne veux pas brûler les étapes. En 2023, si le bilan a été globalement positif, à Nice, sur mon objectif principal sur 115 km, cela a été difficile. J’ai mal géré l’hydratation et j’ai dû abandonner au 80ème kilomètre. C’est mon défi complet que de performer sur le long, pour mieux me connaître, mieux gérer mon effort, apprivoiser mes apports énergétiques et hydriques. La performance est plus difficile à réaliser en ultra que sur trois heures. Et le facteur mental y est tellement important ! Je veux explorer mes capacités. C’est mon challenge personnel !

Tu n’as pas d’entraîneur attitré. C’est un choix ?

Théo Détienne : Depuis que j’ai commencé à courir, je construis mon entraînement tout seul. Je ne ressens pas le besoin de me faire aider pour ma préparation. J’arrive à me connaître et à m’écouter durant l’effort. On verra plus tard si cette autonomie à ses limites…

Quels sont tes rêves de coureur ?

Théo Détienne : Toutes les courses d’ultra me font rêver. Il n’y a rien d’écrit, mais j’espère un jour mettre les pieds sur les épreuves les plus mythiques. Le but, c’est de prendre du plaisir et d’être confronté à moi-même. Le résultat, je le vois comme quelque chose de secondaire. Pour moi, l’important, c’est d’avoir une évolution linéaire dans le temps. Je ne me mets pas de pression en me disant qu’il faut que j’aille sur telle ou telle course. Le projet, il est sur le long terme. Je ne veux pas d’une évolution trop brutale, car sinon, tu ne dures pas dans le temps. Dans les prochaines semaines, je vais courir le Trail Alsace Grand Est by UTMB sur le format 116 km, et le 90 km du Mont Blanc fin jiun.

L’UTMB, ça t’inspire ?

Théo Détienne : Le but ultime, c’est d’y participer dans les prochaines années. C’est une course tellement mythique ! Quand j’ai commencé à courir, j’allais sur YouTube et les images de l’UTMB me faisaient rêver. Aujourd’hui, à force de faire des sommets et les sentiers du Mont-Blanc, cela me fait rudement envie de boucler la boucle. Et le fait que les meilleurs coureurs du monde soient à l’UTMB ne peut que me motiver à être un jour à leurs côtés au départ ! Et un peu plus…

Podium du Nivolet-Revard
Podium du Trail Nivolet-Revard 58 km remporté par Théo Détienne. Photo Organisation
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Deuxième de la Golden Trail Series 2023 derrière l’Américaine Sophia Laukli, Caitlin Fielder est de retour à Zegama après une fin de saison 2023 compliquée. Privée de finale de la Golden Trail Series pour cause de Covid, la Néo-Zélandaise a ensuite enchaîné les pépins physiques, dont une mononucléose qui a fortement compliqué sa préparation hivernale. Après plusieurs mois de hauts et de bas, elle a cependant réussi à retrouver son niveau et se sent désormais suffisamment en forme pour s’aligner sur la mythique course basque de Zegama ce week-end. Avec l’envie de retrouver les podiums.

Caitlin, cela fait un moment qu’on ne t’a pas vue sur une course de la Golden, comment vas-tu ?

Caitlin Fielder : Effectivement, je crois que la dernière course que j’ai faite était la Dolomyths l’année dernière et je dois avouer que ce n’était certainement pas la façon dont je voulais terminer ma saison sur la Golden Trail Series… Mais j’ai dû faire face à quelques turbulences et notamment pas mal de maladies. J’ai quand même essayé de m’entraîner mais ça a été compliqué de récupérer.

C’était super frustrant parce que je me sentais mieux puis je recommençais à être malade et je n’arrivais pas à savoir d’où ça venait. On m’a conseillé de faire une prise de sang et on a découvert que j’avais eu la mononucléose.

Mais depuis quelques mois je me sens mieux et je peux enfin m’entraîner. Je mentirais si je disais qu’il n’y a pas eu des moments d’anxiété compliqués à gérer. Mais maintenant j’ai l’impression que tout va bien et j’ai juste envie de profiter dimanche.

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Photo @leo_rsl / GTWS 2024

Comment t’es-tu préparée pour ce retour sur Zegama ?

Caitlin Fielder :J’ai changé pas mal de choses dont mon entraîneur. Je pense que ça m’a stimulée et rassurée face à mes soucis de santé. Je me suis entraînée plus que d’habitude ces derniers mois et ça fait longtemps que je ne me suis pas sentie aussi forte. C’est aussi pour cela que je n’ai pas voulu faire les courses en Asie, parce que j’avais besoin de bien me préparer et de récupérer non seulement physiquement mais aussi mentalement. Je sais que j’ai tendance à faire trop de courses donc c’était une bonne chose, même si ça avait l’air génial là-bas.

Et où penses-tu que se situe ton niveau aujourd’hui ?

Caitlin Fielder :C’est difficile à dire. Parfois on se sent bien mais on ne peut jamais savoir tant qu’on n’a pas franchi la ligne d’arrivée. On peut toujours analyser tout ce qu’on veut – on est submergé de données – mais la vérité se trouve sur les courses. Mais j’ai de bonnes sensations en ce moment, je me sens bien notamment en montée alors que j’ai plutôt tendance à souffrir d’habitude. Je suis contente de ma préparation et de mon état de forme donc on verra, mais si j’arrive à profiter de la course, je suis persuadée que ça se conclura avec un bon résultat.

Et qu’est-ce qui serait un bon résultat exactement pour toi ?

Caitlin Fielder :Je vais être honnête, je n’ai jamais eu l’impression de profiter d’une course en terminant 20e… Je ne vais pas mentir, je veux être sur le podium, voire gagner la course. J’ai toujours cette combativité en moi et bien sûr que j’aimerais être la première à franchir la ligne, mais le top 5, est clairement atteignable selon moi.

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Photo @leo_rsl / GTWS 2024

Quels sont les plans après Zegama ?

Caitlin Fielder :Je veux aller au Marathon du Mont-Blanc qui est une course que je connais vraiment bien puisque ce sera ma quatrième ou cinquième fois là-bas. J’ai l’impression de ne pas avoir pu faire ma course l’année dernière, donc je veux y retourner pour enfin réaliser la course parfaite.

Qui est ta principale rivale cette année sur la Golden Trail Series ?

Caitlin Fielder :Il y a plein de filles très fortes cette année mais je pense que plus je me focalise sur la course des autres et moins je me préoccupe de moi et de mes sensations. Je préfère me concentrer sur moi-même et oublier les autres. Les courses sont longues et parfois on se concentre sur quelqu’un qui va complètement se louper, ce qui va nous sortir de notre propre course ensuite. L’année dernière on n’arrêtait pas de me dire que je devais me battre contre Miao Yao par exemple, mais le plus important est surtout de faire la course que j’ai envie de faire.

Et où te vois-tu au général à la fin de la saison ?

Caitlin Fielder : Si on regarde les dernières saisons, les finales ne se sont pas vraiment bien passées pour moi… L’année dernière j’ai renoncé à cause du Covid, en 2022 à Madère je me suis brisé deux vertèbres, donc ce n’est clairement pas idéal pour bien figurer au général. Mais pour cette année, j’espère faire un top 10, pourquoi pas un top 5. Je vise toujours le meilleur résultat possible de toute façon.

Pour suivre la course dimanche en vidéo sur YouTube, c’est ICI

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Photo @leo_rsl / GTWS 2024
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Il était venu chercher une 10ème victoire pour la 20ème édition du plus mythique des marathons de montagne, et rien ni personne n’allait pouvoir l’arrêter. Alors que le 26 mai 2024 Kilian Jornet prendra le départ pour tenter de décrocher un 11ème titre, découvrez dans cette vidéo de 24 minutes tous les secrets du Marathon de Zegama Aizkorri 2022, entre la préparation des athlètes, les différentes difficultés du parcours, la folie du fameux Sancti Spiritu, au 19ème kilomètre, et surtout la superbe bataille entre Kilian Jornet et l’Italien Davide Magnini, qui lui a tenu tête pendant près de 30 kilomètres. Une leçon de trail, et à l’arrivée un record fabuleux.

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Zegama : nouveau record pour Kilian Jornet

En 2022, non seulement Kilian Jornet venait à Zegama pour chercher une 10ème victoire, mais il avait également en tête la quête du record, dont il avait été dépossédé en 2017 par le Norvégien Stian Angermund.

Le premier chrono de référence fut établi par Rob Jebb en 2005, en 3h 54mn 18s. Il fallu alors attendre 9 ans pour que le 25 mai 2014 Kilian Jornet vienne le battre, en 3h 48mn 38s. Mais le 28 mai 2017, Stian Angermund améliora le chrono du « patron » de 3mn30, en 3h 45mn 08s.

Au prix d’une course exceptionnelle, ce 29 mai 2022, Kilian Jornet allait récupérer son bien en établissant un chrono stratosphérique de 3h 36mn 40s, battant de plus de 8 minutes l’ancienne marque du Norvégien.

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Kilian Jornet félicite Davide Magnini à l’arrivée. Source GTWS vidéo

Zegama : les précédentes courses à revoir en vidéo

Zegama 2023 : pluie, boue et Manuel Merillas enfin !

Il en rêvait, il a enfin réussi à s’imposer. Revivez la victoire de l’Espagnol Manuel Merillas devant le Marocain Elhousine Elazzaoui et le Britannique Jonathan Albon dans des conditions dantesques, tandis que chez les femmes c’est l’Allemande Daniela Oemus qui s’était imposée devant la Néo-Zélandaise Caitlin Fielder et la Suissesse Theres Lebœuf, Blandine L’Hirondel terminant 5ème.

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Manuel Merillas, vainqueur en 2023. Source GTWS vidéo

Zegama 2019 : Kilian Jornet pour la 9ème fois

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Kilian Jornet à l’arrivée de la course en 2019. Source GTWS vidéo

Zegama 2018 : Rémi Bonnet fait le show

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Rémi Bonnet, vainqueur 2018. Source GTWS vidéo
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Chaque apparition de Kilian Jornet sur une compétition de trail est un événement. Cette année, le Catalan sera présent sur deux manches de la Golden Trail World Series, les deux « Z » : Zegama et Sierre-Zinal. Mickaël Mussard a rencontré le « patron » quelques jours avant le premier grand rendez-vous, le marathon de Zegama-Aizkorri, qu’il a déjà remporté 10 fois. En route pour une onzième victoire ?

Tout d’abord Kilian, comment vas-tu ? Est-ce que ta saison hivernale s’est bien passée ?

Kilian Jornet : Je vais bien ! Ma saison hivernale s’est très bien déroulée, j’ai fait beaucoup de ski et j’en ai aussi profité pour passer des bons moments avec ma famille. J’ai eu une petite blessure à une côte mais j’ai bien récupéré et je me sens prêt et en super forme pour la saison estivale.

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Kilian Jornet lors de Zegama 2022. Photo Sketching the Future

Tu as choisi d’entamer ta saison internationale à Zegama, l’une des manches de la Golden Trail World Series. Pourquoi ce choix ?

Kilian Jornet : Zegama c’est ma maison, une course où je reviens toujours juste parce que j’aime cette épreuve.

Tu as gagné 10 fois en 11 participations, pourquoi vouloir y revenir absolument ?

Kilian Jornet : J’ai toujours dit que « Zegama c’est Zegama » ! C’est compliqué de mettre des mots plus précis sur cette course. Mais l’ambiance, le terrain, la boue, l’organisation, c’est comme passer du temps en famille. J’aime tout de cette course !

Que penses-tu du niveau de cette année ? Y a-t-il quelqu’un que tu considères comme ton principal rival sur cette édition 2024 ?

Kilian Jornet : Tous les ans le niveau est fou à Zegama, et j’ai même l’impression qu’il est de plus en plus impressionnant. Je pense que cette année certains sont particulièrement en forme, comme mon coéquipier chez NNormal Elhousine Elazzaoui, ou Manu Merillas qui connaît très bien le terrain et qui est très fort ici (l’Espagnol Manuel Merillas est le vainqueur de la dernière édition, NDLR). De toute façon, Zegama est un événement si important que l’on sait que tout le monde donnera le meilleur de lui-même.

On a vu sur les réseaux que tu t’étais spécifiquement préparé pour cette course avec notamment un marathon avec 2000 mètres de dénivelé réalisé en moins de 3 heures… Quel était le but de cette séance ?

Kilian Jornet : J’adore pousser mon corps et tester mes limites et je trouvais que c’était une façon assez fun de s’entraîner pour la saison à venir !

On a l’impression que tu es vraiment très fort en ce moment, presque imbattable… Te sens-tu plus fort qu’il y a 5 ou 10 ans ?

Kilian Jornet : Je ne dirai jamais que je suis imbattable parce qu’on ne sait jamais ce qu’il peut se passer sur une course ! Mais c’est vrai que je me sens plus fort qu’il y a quelques années. Je suis en pleine confiance et me sens en forme. Donc voyons ce qu’il va se passer à Zegama…

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Kilian Jornet lors de sa 10ème victoire à Zegama, en 2022. Source GTWS vidéo

Tu seras aussi à Sierre-Zinal, une autre course iconique de la Golden Trail Series. Est-ce que cela signifie que si les choses se passent bien là-bas et à Zegama il y aura une chance que l’on te voit jouer toute la Series ?

Kilian Jornet : Il faudra voir comment les choses se passent, mais pour le moment je suis plus intéressé par courir des courses qui me plaisent et où il y a un gros niveau d’adversité. À cet instant, je ne m’intéresse pas trop aux circuits.

Tu vas être servi dans ce cas à Zegama, puis à Sierre-Zinal en termes d’adversité ! Le combat entre toi et Rémi Bonnet à Zinal est d’ailleurs particulièrement attendu. Si on ajoute les deux Kényans, Patrick Kipngeno et Philemon Kiriago, cela donne une course très excitante en perspective. Est-ce que tu as aussi hâte que nous ?

Kilian Jornet : Oui, clairement ! Comme je l’ai dit, c’est l’une des principales raisons qui me motivent à venir sur une course : aller là où les meilleurs coureurs sont. Car ce sont ces combats qui me donnent envie de progresser, d’avancer !

Tu as vu l’évolution du trail en partie menée par la Golden Trail Series : l’arrivée à la télévision, les « courses en fleurs », la professionnalisation des athlètes… Que penses-tu de tout ça ?

Kilian Jornet : Je pense que c’est bien pour les coureurs d’être plus professionnels car, malheureusement, il y a encore une très grande part des athlètes qui ne peuvent pas vivre de ce sport. Les circuits, comme la Golden Trail Series, aident à développer le sport et apportent justement des opportunités à ces athlètes.

Comment imagines-tu le trail dans 5 ou 10 ans ?

Kilian Jornet : J’espère que nous sommes sur la bonne voie pour que les athlètes deviennent plus professionnels. Les circuits, les marques, les courses travaillent de plus en plus avec les athlètes et les communautés locales pour construire des courses engagées et durables, tout en permettant aux spectateurs de profiter de belles batailles sur ces courses !

En ce qui te concerne, on a l’impression que tu as tout gagné, que tu as coché toutes les cases sur ta to-do-list… Est-ce qu’il y a encore des choses qui te font rêver en montagne ?

Kilian Jornet : Bien sûr ! Comme je le dis toujours, une fois que tu as atteint le sommet de la montagne, il y a toujours un autre sommet à l’horizon. Donc, je pense honnêtement que je n’aurai pas assez de jours dans ma vie pour faire tout ce que j’aimerais faire en montagne !

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Photo NNormal / Sketching the Future
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La deuxième édition du Trail Alsace Grand Est by UTMB s’est achevée après 4 jours rythmés par des performances sportives remarquables au cœur d’une ambiance festive. Plus de 4818 coureurs venus de 65 pays différents ont pris le départ de l’une des quatre courses proposées et ont pu traverser des sites mondialement reconnus tels que les châteaux du Haut-Koenigsbourg et du Hohlandsbourg ou encore l’abbaye du Mont Sainte-Odile, tout en parcourant les vignobles et les forêts verdoyantes de la région. Elites comme amateurs ont terminé leur folle chevauchée, profitant d’une arrivée triomphale à Obernai, où les remparts historiques les ont accueillis dans une ambiance incroyable. Sur le plan sportif, cette deuxième édition s’est surtout distinguée par des performances exceptionnelles et par une pluie de records, à commencer par celui de la distance reine du 100 Miles pour Sébastien Spehler, qui décroche son ticket pour l’UTMB Mont-Blanc 2025 !

Trail Alsace Grand Est by UTMB : Sébastien Spehler de bout en bout sur le 100M

La deuxième édition de l’Ultra-Trail des Chevaliers, épreuve reine du Trail Alsace Grand Est by UTMB, s’est élancée depuis Colmar pour rallier les remparts d’Obernai. Les 637 partants ont vécu un départ spectaculaire aux couleurs médiévales puisque ils ont été accompagnés par le galop des chevaliers en armures.

DÉPART 100M Alsace by UTMB
Photo UTMB Group

Le voyage à travers le riche patrimoine de la région a commencé dès le 12ème kilomètre, avec la traversée de la cour majestueuse du château du Hohlandsbourg. Ce premier arrêt parmi les 20 châteaux forts du parcours a ouvert la voie à une série de découvertes historiques, menant les coureurs à travers le château du Haut-Koenigsbourg, les villes pittoresques de Turckheim et Kaysersberg et les célèbres vignobles alsaciens.

Château Alsace
Photo UTMB Group

Immédiatement aux avant-postes, l’enfant du pays, Sébastien Spehler, a mené la course de bout en bout pour remporter ainsi son premier format 100 Miles. Le natif de Colmar s’était déjà aligné une fois sur ce format long, en 2022, sur la Western States Endurance Run, mais avait abandonné.

Très en forme cette année, ayant remporté 15 jours plus tôt le format marathon du Trail Napoléon en Corse, l’athlète du team Altore s’est imposé en 17h24mn21s sur le parcours de 171 km et 6300m D+ sans jamais trembler. Ayant réussi à maintenir une allure soutenue pour au long du parcours, il efface au passage l’ancien chrono référence de 2023 de près d’une demi-heure (17h53mn44s). Sébastien Spehler devance de près d’une heure Florian Pierre qui s’est classé 2ème en 18h17mn19s. Clément Desille prend la 3ème place en 18h51mn27s. Sébastien Spehler décroche ainsi son ticket pour les finales de l’UTMB à Chamonix en 2025.

Du côté des femmes, la Suédoise Jenny Josefsson a largement dominé la course en finissant en 24h04mn30s. Elle précède de plus de 2h30 l’Italienne Francesca Canepa (26h35mn). La Belge Isabelle Wasmes termine 3ème en 29h10mn02s.

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Le podium du 100M du Trail Alsace Grand Est by UTMB remporté par Sébastien Spehler. Photo UTMB Group

Trail Alsace Grand Est by UTMB : la réaction de Sébastien Spehler

« Cela faisait un moment que je tenais à me lancer sur du 100M et le faire ici a été très judicieux pour moi car je savais à peu près à quoi m’attendre… Et puis j’ai été très soutenu et c’était ce qu’il me fallait parce que l’endurance reste mon point faible. Je l’ai vu aujourd’hui, jusqu’au kilomètre 120, je n’avais absolument pas mal aux jambes, mais les 40 derniers kilomètres ont été très difficiles. C’est bien de l’avoir fait ici, même si quand tu viens d’arriver tu te dis plus jamais… L’ambiance en Alsace est monumentale ! C’est incroyable le monde qui suit cette course et pour tous ceux qui ne connaissent pas la région, traverser tous ces châteaux, c’est magnifique. »

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Passage sur les remparts pour Sébastien Spehler. Photo UTMB Group

Trail Alsace Grand Est by UTMB : la réaction de Jenny Josefsson

« C’était fou, j’ai du mal à y croire. C’était une bataille, et c’était dur à la fin quand il a commencé à pleuvoir, et il faisait vraiment froid quand le rythme a ralenti à la fin. Je suis super excitée d’avoir ma place pour les finales des UTMB World Series l’année prochaine à Chamonix ! »

Jenny Josefsson
Jenny Josefsson. Photo UTMB Group

Trail Alsace Grand Est by UTMB : Théo Détienne et Anna Carlsson en mode fusée sur le 100K

Au lendemain de la victoire de Sébastien Spehler sur le 100M, c’est le 100K Ultra-Trail des Païens qui a suscité des performances remarquables, avec un nouveau record masculin et féminin. Chez les hommes, Théo Detienne, réputé pour ses départs rapides, n’a pas faibli tout au long des 114km et 4200m D+ du parcours. Il a franchi la ligne d’arrivée en solitaire en 10h12mn25s, battant l’ancien chrono référence de plus de 16 minutes (10h29mn04s en 2023). Il a devancé Régis Ruchaud (10h44mn38s) et le Belge Xavier Diepart (10h52mn35s).

Du côté des femmes, la Suédoise Anna Carlsson, favorite, a dominé la course et établi un record en terminant en 12h26mn01s, battant l’ancien record de plus de 50 minutes (13h16mn16s en 2023). Elle s’impose devant la Française Jennifer Kaiser (13h04mn20s) et l’Allemande Simone Schwarz (13h53mn06s).

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Théo Detienne, vainqueur du format 100K. Source UTMB

Trail Alsace Grand Est by UTMB : le Kényan Sammy Chelangat impressionnant sur le 50K

C’est un podium exceptionnel qui s’est dessiné sur le format 50K (1990m D+) du Trail des Celtes, avec un nouveau record à la clé. Il est l’œuvre du Kényan Sammy Chelangat, arrivé en 03h33mn31s, soit près d’un quart d’heure plus rapidement que les 03h48mn07s de l’année dernière de Grégory Basilico, le favori local. Il est suivi de l’Allemand Benedikt Hoffmann en 03h43mn20s. C’est un autre athlète kényan, Kipsang Cheboi, qui termine 3ème en 03h43mn41s.

Les deux athlètes kényans sont arrivés en France quelques jours avant l’épreuve pour découvrir le territoire du Grand Est, guidés par Christelle Sturtz Froehlicher, dont c’est le terrain de jeu et qu’ils connaissaient grâce à leur coach commun, Julien Lyon. Cette épreuve était leur première course de trail en Europe.

Chez les femmes, la compétition fut tout aussi impressionnante. La Française Marie Goncalves s’est imposée avec un temps remarquable de 04h29mn31s. Elle devance la Sud-Africaine Megan Mackenzie, qui a terminé en 04h38mn15S. Et c’est une autre Tricolore, Diane Rassineux, qui termine 3ème, complétant le podium en 04h48mn31s. 

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Le podium du 50K remporté par Sammy Chelangat. Photo UTMB Group

Trail Alsace Grand Est by UTMB : la réaction de Sammy Chelangat

« Tout d’abord, je remercie Dieu pour cette performance incroyable. Avec Kipsang nous étions bien préparés. Je m’attendais à bien faire, mais je ne m’attendais pas à terminer en première position. C’est ma première visite en Europe, ma première course, mon premier podium. Je suis vraiment, vraiment heureux. La course n’a pas été facile, mais au kilomètre 45, je me sentais bien et j’ai décidé de pousser plus fort. J’ai vu que les autres coureurs n’étaient pas très bons en descente, alors j’ai décidé de pousser fort dans les descentes. À l’entraînement, je fais souvent beaucoup de descentes, et c’est pourquoi je pense que cela m’a aidé à gagner la course. C’est tellement incroyable en France, les gens sont tellement amicaux… Je m’attendais à ce que Kipsang me rattrape et c’était super de le voir monter sur le podium à la 3ème place. »

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L’arrivée triomphale de Sammy Chelangat. Photo UTMB Group

Trail Alsace Grand Est by UTMB : record Dominik Tabor et Émilie Tissot sur le 20K

Le format 20K du Trail des Pèlerins, démarré à Barr, a couronné le Polonais Dominik Tabor, qui a brillamment remporté la course en 02h20mn33s, effaçant l’ancien chrono référence de 2023 de plus de 12 minutes (02h33mn26s). Il devance le Français Dorian Louvet, qui accroche la 2ème place en 02h46mn, après une 3ème place l’année dernière. Il est suivi de près par Ludovic Bour qui complète le podium en 02h48mn35s.

Chez les femmes, les deux premières places sont françaises avec Émilie Tissot qui s’impose en 02h58mn12s, nouveau chrono référence (03h10mn13s en 2023). Elle devance Noémie Le Govic en 03h10mn46s. La Belge Stéphanie Cappelle finit 3ème en 03h18mn53s.

Résultats Alsace Grad Est by UTMB
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Ce sont des images qui font frémir ! À 13 kilomètres de l’arrivée du tour de l’île de Minorque long de 185km, Antoine Guillon était second à 23 minutes du leader du Trail Menorca Cami de Cavalls 2024. Et pourtant, “Monsieur Diagonale” a réussi l’exploit de remporter son 7ème titre sur l’île au prix d’un finish incroyable. Récit tout en images d’une course folle folle folle, où Claire Bannwarth a réussi à s’imposer pour la 4ème fois en faisant les 50 derniers kilomètres sur une jambe. Et pas d’inquiétude, si les commentaires sont en espagnol, Claire et Antoine parlent bien français dans cette vidéo de 12 minutes dans les paysages de rêve.

Trail Menorca : Antoine Guillon pour 38 secondes !

Un sprint incroyable, et une victoire pour 38 secondes, après 185 km et plus de 19 heures et 19 minutes d’effort. C’est l’exploit réalisé par Antoine Guillon, qui a remporté pour la 7ème fois le Trail Menorca Cami de Cavalls. Alors qu’il était encore à 23 minutes du leader à 13 km de l’arrivée, l’inusable « Monsieur Diagonale » a sorti un finish d’anthologie dont lui-même ne revient pas pour venir coiffer sur le poteau l’Espagnol Pablo Ibanez Garcia, épuisé, qui a vu son rêve s’envoler à moins de 200 mètres de la ligne d’arrivée. La beauté et la cruauté du sport…

Voir le film ICI

ANTOINE GUILLON
Le moment où Antoine Guillon rattrape Pablo Ibanez Garcia, alors que l’arche d’arrivée est en vue, après 185 km de course…

Trail Menorca : Claire Bannwarth victorieuse sur une jambe

Une semaine après sa 4ème place femmes sur le 115 km du Madeira Island Ultra Trail (MIUT), Claire Bannwarth a enchaîné sur l’île de Minorque pour s’imposer pour la 4ème fois sur le Trail Menorca Cami de Cavalls. Mais la chose ne fut pas aisée, une cheville douloureuse l’obligeant à finir les 50 derniers kilomètres sur une jambe. Là où tout le monde aurait abandonné, elle a choisi d’aller au bout. Increvable, insubmersible, impressionnante !

TRAIL MENORCA CLAIRE
En course sur 2 jambes…
TRAIL MENORCA CLAIRE BANNWARTH
À l’arrivée sur une jambe, 4ème couronne à Minorque.

Voir le film du Trail Menorca Cami de Cavalls 2024

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Établir une prévision de chrono sur une course ayant un profil montagne avec du dénivelé, que ce soit pour les temps de passage aux ravitos pour l’assistance ou pour le chono final, nécessite de pouvoir estimer sa vitesse sur les différentes sections du parcours. Si sur les portions plates le calcul est simple, en fonction de votre vitesse de base, c’est sur les sections en montée qu’il est le plus compliqué de planifier son chrono. Surtout qu’entre une pente à 10% et un mur à 50%, votre vitesse moyenne au kilomètre peut être divisée par 5. À l’aide de ce tableau élaboré grâce à un algorithme spécifique, découvrez votre vitesse en montée selon la pente en fonction de votre vitesse de base sur 10 km plat.

Vitesse en montée : quels facteurs sont en jeu ?

Les performances en course en montée sont parmi les plus faciles à évaluer, car elles n’impliquent pas beaucoup de technique et de réactivité comme la course à plat ou en descente. Mais il ne s’agit pas seulement de notre « moteur », d’autres facteurs affectent la vitesse à laquelle nous grimpons les pentes.

Par rapport à la course à plat, la montée se caractérise par une fréquence de pas plus élevée, un travail mécanique interne accru, une durée de phase aérienne plus courte et un temps durant lequel chaque pied reste au sol plus important. De plus, le corps sera un peu penché en avant pour rapprocher le centre de gravité du sol. Si en course à plat la vitesse est produite en grande partie par l’élasticité des muscles (connexion intra et inter dans les muscles du bas de la jambe) et que le travail mécanique est important au niveau des ischio-jambiers, lorsque nous grimpons, les muscles des membres inférieurs effectuent un travail mécanique plus important pour augmenter l’énergie potentielle du corps.

A lire : 8 conseils pour progresser en montée (même lorsque vous vivez là où c’est plat)

Vitesse en montée : inclinaison et puissance

Les exigences de travail accrues à mesure que l’inclinaison de la pente augmente nécessitent d’accroître la puissance de réponse au niveau de toutes les articulations, en particulier celles des hanches. La course en montée implique donc une plus grande activité musculaire, surtout au niveau des mollets, des quadriceps et du psoas. De plus, avec l’inclinaison, les angles de pose du pied changent, avec une adoption progressive de la zone de contact du milieu vers l’avant-pied.

Quant au coût énergétique, il augmente avec la pente. Il est d’ailleurs intéressant de noter que ce coût énergétique diminue en descente jusqu’à une pente de -20%, où il recommence à augmenter, probablement par le travail de rétention excentrique des muscles.

Coût énergétique de la course en fonction de la pente, de - 45 à + 45%
Coût énergétique de la course en fonction de la pente, de – 45 à + 45%

Vitesse en montée : une combinaison de vitesse horizontale et vitesse verticale

Courir en montée est une combinaison de vitesse horizontale et de vitesse verticale. Des études montrent que dans les pentes jusqu’à 20%, la vitesse horizontale est plus importante que la vitesse verticale. Donc l’amplitude et la flexibilité des hanches et des muscles postérieurs reste prépondérante. En revanche, dans des inclinaisons plus raides, sur des pentes à partir de 30%, la vitesse horizontale est presque résiduelle et la performance provient en majorité de la vitesse verticale. La force excentrique-concentrique des muscles des membres inférieurs joue alors un rôle beaucoup plus important.

À lire : Montées raides, faut-il se pencher pour grimper mieux ?

C’est une des raisons pour lesquelles des coureurs ayant une élasticité musculaire importante seront capables de générer une grande vitesse verticale sur des pentes inférieures à 30%, mais risquent de manquer de force musculaire et de cadence sur des pentes supérieures à 30%, lorsque la marche devient plus efficace que la course.

Vitesse horizontale et verticale en fonction de l'inclinaison de la pente.
Vitesse horizontale (HS) et verticale (VS) en fonction de l’inclinaison de la pente, de 0° à 50%.

Calculez votre vitesse en montée en fonction de la pente et de votre vitesse moyenne sur 10km plat

VITESSE EN MONTÉE ESPRIT TRAIL
Source Esprit Trail
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Julie Roux, 30 ans, a fait carton plein en 2023 en remportant deux ultras majeurs : le Grand Trail des Templiers et la SaintéLyon, quelques mois seulement après son deuxième accouchement. Et elle a commencé l’année 2024 en force, remportant le format marathon du Ceven’Trail en mars puis devenant vice-championne de France de trail long en avril, décrochant sa place pour les Championnats d’Europe de Trail d’Annecy début juin. Preuve qu’on peut être une maman et une championne bien dans ses baskets.

Tu es dans le Team Salomon depuis 2021, qu’est-ce que cela t’a apporté ?

Julie Roux : Outre le support matériel, cela m’a montré que des gens croyaient en moi et ça m’a donné de la confiance. Cela m’a aussi permis de rencontrer les autres athlètes et de partager des expériences. C’est très stimulant.

En regardant dans le rétroviseur, que dirais-tu des grandes étapes de ton parcours ?

Julie Roux : Je ne viens pas du tout de l’athlétisme mais du kayak-polo que j’ai pratiqué à haut-niveau de mes 16 à 25 ans. Puis, en 2011, lorsque j’ai déménagé à Grenoble (je suis née à Montpellier) pour faire mes études, j’ai commencé à faire du trail, mais doucement : je montais à la Bastille, maintenant, c’est la récup ! Quand j’ai eu mon premier enfant, en 2018, j’ai arrêté le kayak, pour me mettre à fond dans la course. Et c’est en 2019 que j’ai réalisé ma première grande performance en me qualifiant pour les championnats du monde grâce à une cinquième place.

Julie Roux SaintéLyon Photo Victor Barcus : Petzl
Julie Roux lors de la SaintéLyon. Photo Victor Barcus / Petzl

Ton passé de kayakiste t’a-t-il aidé à aborder la course à pied ?

Julie Roux : Même si c’est très différent, cela m’a appris le goût de l’effort, de la compétition, la gestion du stress, des blessures, etc. Mais je reste dans le plaisir, j’ai toujours bien aimé la compétition.

Comment te définirais-tu en tant qu’athlète ?

Julie Roux : Je pense être assez polyvalente. Je n’excelle nulle part, mais je me débrouille bien sur tous les terrains. J’aime bien les courses complètes variées, les terrains un peu techniques. En termes de distance, j’ai envie d’aller sur du plus long. L’an passé, en 2023, j’ai enchaîné deux 80 km avec succès : le Grand Trail des Templiers et la SaintéLyon. J’ai vraiment bien aimé.

Quels sont tes projets pour 2024 ?

Julie Roux : Je viens de participer aux championnats de France de trail où j’ai fini 2ème. J’irai donc aux championnats d’Europe à Annecy du 31 mai au 2 juin. En fin de saison, j’aimerais me tester sur une distance plus longue, pourquoi pas lors des 100 km du Salomon Ultra Pirineu, le 4 octobre.

Tu es jeune maman et tu travailles à 80% comme ingénieur en micro-électronique. Comment t’organises-tu pour les entraînements ?

Julie Roux : En hiver, ça va, je ne fais pas énormément de volume, autour de 10 heures par semaine de course. Et je fais pas mal de ski, à raison de deux à trois fois par semaine. Après, quand j’ai des grosses courses, j’accélère. Pour les Templiers par exemple, j’ai fait des semaines à 20-25 heures en y mêlant deux séances d’intensité hebdomadaires. Et tant que je peux je reste le mercredi avec mes deux garçons de cinq ans et sept mois. Comme mon conjoint est aussi coureur, on s’organise, je vais souvent m’entraîner entre midi et deux. Quand je vais passer au volume d’entraînement supérieur, je poserai des journées de temps en temps !

Julie Roux Photo Cyrille Quintard : Festival des Templiers
Julie Roux lors de sa victoire au Grand Trail des Templiers. Photo Cyrille Quintard

Tu as remporté deux courses majeures, les Templiers et la SaintéLyon quelques mois après ton deuxième accouchement. Tu as un message à faire passer autour de la maternité des sportives ?

Julie Roux : J’ai recouru huit jours après mon accouchement en y allant très progressivement, en fréquence, en intensité et en durée. Il m’a fallu trois mois pour me sentir en pleine possession de mes moyens comme avant la grossesse. Et je constate qu’après mon deuxième enfant, je récupère plus vite, je vais plus facilement à l’entraînement, je supporte plus les moments durs en course. Le fait de l’emporter cette année-là aux Templiers est un symbole fort pour toutes les mamans et futures mamans. Cela prouve qu’on peut réussir et s’épanouir dans tous les domaines : professionnel, sportif et familial ! Et dans ce parcours, Salomon me soutient pleinement, sans pression.

Pour finir, quelle est l’innovation Salomon qui a changé ta course ?

Julie Roux : La paire de S/Lab Genesis. On peut la porter sur tous les terrains, on sait que ça passera bien !

Julie Roux, la bio expres

Née le 29/12/1993
Cote ITRA : 774
Palmarès 2023 :
1ère de la SaintéLyon
1ère du Grand Trail des Templiers
3ème du Rdv en Trail Inconnu (Grand Trail de Serre-Ponçon)
3ème du Trail du Mont Guillaume (Grand Trail de Serre-Ponçon)

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Avec plus de 3600 épreuves organisées sur tout le territoire, la France est l’un des plus grands terrains de jeu pour le trail en Europe. Mais choisir LA course qui va vous faire découvrir un terroir authentique et vous offrir une expérience inoubliable n’est pas forcément simple. Alors profitez de notre sélection, issue de notre numéro spécial Les 101 plus beaux trails de France paru en mars, et vous ne serez pas déçu !

Trail de l’Île d’Yeu – 15 juin 2024

Rendez-vous en Vendée, sur un bout de paradis au paysage préservé planté dans le golfe de Gascogne, à 17km au large de La Barre- de-Monts, pour un trail côtier unique : le Trail de l’Île d’Yeu. Son grand format de 45 km vous en mettra plein les yeux et les poumons.

C”est par 15 km au plus près de l’Atlantique, entre côtes escarpées et petites plages, que débute la distance phare historique de ce trail, afin de rejoindre la pointe Sud de l’île. Il est alors temps de rentrer dans les terres en remettant cap à l’Ouest, puis d’effectuer 10 km plus loin un nouveau virement de bord pour foncer plein Sud-Est en direction du phare de la Pointe des Corbeaux. Un ultime demi-tour plus tard, il ne reste plus qu’à rejoindre la ligne d’arrivée située au complexe sportif de l’Île d’Yeu. En chemin, criques, plages de sable, caps, pointes et gouffres, château, grottes, tout ce que ce petit joyau compte se sera offert aux yeux des coureurs. Mais avant tout cela, pensez à réserver votre bateau pour la traversée.

Parcours : 45 km / 250m D+
1e édition en 2010
Départ : L’Île-d’Yeu (85)

Les autres courses :
23 km / 160m D+
15 km / 87m D+

Site : https://www.trail-yeu.fr/

Trail Ile d'Yeu
Photo DR

Tour des Glaciers de la Vanoise – 6 et 7 juillet 2024

C’est un des plus beaux trails de France qui depuis plus de 20 ans se déroule dans le Parc national de la Vanoise, premier parc national créé en France en 1963. Un immense territoire où tout est préservé : faune, flore et monde minéral.

Défi sportif exceptionnel, le Tour des Glaciers de la Vanoise est un trail où la beauté du parcours est à la hauteur de sa difficulté. Dans un vrai esprit montagne, la boucle qui contourne laplus grande calotte glaciaire d’Europe occidentale se déroule quasiment en permanence au-dessus de 2000 mètres d’altitude, flirtant souvent avec les 2500m et culminant à 2764m au col de Chavière, dernière difficulté avant de plonger vers l’arrivée. Des sentiers techniques, de l’engagement, mais des panoramas d’exception.

Parcours : 73 km / 3800m D+
1e édition en 2002
Départ : Pralognan-la-Vanoise (73)

Les autres courses :
L’incontournable : 41 km / 2850m D+
Pralo vu du Ciel : 25 km / 1750m D+
Tour de l’Aiguille de la Vanoise : 15 km / 1100m D+


Site : https://trailsvanoise.fr/les-trails/week-end-du-tgv

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Photo Sibotrails

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Trail de Bozel Mont-Jovet15 et 16 juin 2024

Au cœur de la Savoie, en Tarentaise, la vallée de Bozel est veillée par le mont qui la domine de ses 2558 mètres et offre un formidable terrain de jeu pour les traileurs amoureux de grands espaces. C’est ici qu’est tracé le parcours du Trail des Crêtes du Mont-Jovet, à découvrir pour sa ligne de crête somptueuse.

Mont de la Guerre, Roc du Bécoin, Crêtes des Étroits et Mont-Jovet : c’est un trail plutôt exigeant dans sa configuration qui attend les coucurrents du Trail des Crêtes du Mont-Jovet, la plus longue des distances. Si le tracé fait 32 km et 2150m de D+ au total, 2100 de ces mètres de D+ sont rassemblés sur les 19 premiers kilomètres, soit un ratio impressionnant qui pique les quadriceps. Mais le passage dans les alpages par une ligne de crêtes à couper le souffle vaut bien de s’employer, afin de profiter de la vue à 360° qui offre une large perspective sur les Alpes. Quant à la descente, très roulante, elle finira d’achever les cuisses. Mais le lac de Bozel saura les revigorer…

Parcours : 32 km / 2150m D+
1e édition en 2015
Départ : Bozel (73)

Les autres courses :
Trail des Bois : 20km / 1400m D+
Trail des Hameaux de Bozel : 10 km / 500m D+
Verticale de Bozel : 10 km / 1670m D+ (en 2 segments)

Site : https://trailbozel.com/

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Photo DR

Trail des Mélèzes du Mercantour20 et 21 juillet 2024

Né en 2004, devenu biénnal en alternance avec le Trail du Val d’Allos en 2010, le Trail des Mélèzes du Mercantour, fort de son succès, est redevenu annuel depuis 2022, pour le plus grand bonheur des amoureux du Haut-Verdon Val d’Allos, au cœur des Alpes du Sud et du Mercantour. On a flashé pour son grand format 50KM, le Trail des Mélèzes, idéal pour se remplir les poumons de l’odeur des mélèzes.

On y vient pour faire le plein d’oxygène et de nature sauvage, on en repart ressourcé et rempli. C’est tout l’objectif de René Rovera, le directeur de course, qui a imaginé une boucle de 50 km privilégiant les chemins monotraces emmenant les concurrents dans les espaces sauvages de cette vallée du Haut-Verdon, bien moins connue que les gorges de ce même Verdon, mais riche de superbes paysages de forêts, cascades, montagnes et villages alpins au cœur desquels serpente le Verdon. Et de mélèzes, unique conifère européen perdant ses aiguilles durant la saison hivernale !

Le parcours débute par une longue montée de 10 km jusqu’au sommet de l’Autapie, sur une crête à plus de 2400m d’altitude, qui donne le ton. Le tracé file ensuite plein Nord vers Le Seignus, dominant le village médiéval d’Allos, avec de mettre cap au Sud avec de superbes passages en balcon dans la Forêt de Saint-Jean, puis de remonter par la Forêt domaniale du Haut-Verdon vers le point de départ.

Parcours : 50 km / 3080m D+
1e édition en 2004
Départ : Colmars-les-Alpes (04)

Les autres courses :
25 km / 1600m D+
10 km / 560m D+

Site : https://traildesmelezes.fr/

Voir le teaser de l’édition 2024 ICI

Trail Mélèzes Mercantour Photo DAMIANO BENEDETTO
Photo DAMIANO BENEDETTO

UltraChampsaur – 29 et 30 juin 2024

Parcourir la vallée du Champsaur par ses lignes les plus esthétiques et les plus sauvages, tel est le propos de l’UltraChampsaur, dans les Hautes-Alpes, aux portes du Parc naturel national des Écrins. La plus belle vallée du monde, aime-t-on dire là-bas. Le Tour de la Muande, son grand format, pour découvrir la Vallée des Merveilles.

L’épreuve reine de l’UltraChampsaur, d’une soixantaine de kilomètres, change de parcours au fil des ans pour découvrir différentes facettes de la vallée du Champsaur. Cette année, le départ se fera de Molines-en-Champsaur, aux portes du massif des Écrins, avec une première moitié de parcours présentant deux cols hors catégorie, le Col du Viallet (2240m) et le Col de la Venasque (2485m), avant de rejoindre la vallée du Drac au niveau du village des Borels. Le tracé suit alors le GR du Tour du Vieux Chaillol et offre, en fin de parcours, de magnifiques panoramas sur le Champsaur lors de la traversée d’Autane !

Vous pourrez ensuite contourner le Cuchon pour rejoindre la ligne d’arrivée dans le village d’Ancelle. Au programme, des lacs d’altitude, des passages en crêtes, des traversées de pâturages au milieu des marmottes,, des sentes sous les mélèzes, le tout sur des sentiers de randonnée parfois peu parcourus.

Parcours : 60 km / 3920m D+
1e édition en 2009
Départ : Molines-en-Champsaur (05)

Les autres courses :
Le parcours du Drac Blanc : 30 km / 1920m D+
Le Tour de Frustelle : 10 km / 350m D+

Site : https://ultrachampsaur.com/

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Photo UltraChampsaur / DR

Val Tho Summit Games2 au 4 août 2024

Située dans le massif alpin de la Vanoise, Val Thorens est la station la plus haute d’Europe, avec un village culminant à 2300 mètres d’altitude. Événement outdoor renommé, le Val Tho Summit Games propose plusieurs expériences sportives originales, parmi lesquelles le trail a la part belle, tant pour les coureurs aguerris que pour les familles et les enfants. Notre chouchou : le VT Trail Pursuit 42 km.

Véritable usine à fabriquer des globules rouges, où de nombreux sportifs viennent s’entraîner en altitude, la station de Val Thorens est le point de départ d’une boucle haut perchée, avec un parcours quasi intégralement au-dessus de 2000m d’altitude. Dans ce paysage escarpé fait de glaciers et reliefs variés, le plus long des parcours, un format maratrail, entraîne les coureurs vers les Aiguilles de Péclet, puis effectue un grand tour pour rejoindre les hauteurs des Ménuires en passant par quelques lacs d’altitude, dont le superbe Lac du Lou, plus grand et plus beau lac de la vallée des Belleville, niché dans un vallon préservé, avant de remonter en direction de Val Thorens en passant sous le Mont de la Chambre.

Parcours : 42 km / 2200m D+
1e édition en 2015
Départ : Val-Thorens (73)

Les autres courses :
20 km / 1000m D+
10 km / 500m D+
La VT Speed 3200 (le KV de Val Thorens) : 4,6 km / 1000m D+

Site : https://www.valthosummitgames.com/

Photo OT Val Thorens
Photo OT Val Thorens

Trail des Gets20 et 21 juillet 2024

C’est dans un écrin sauvage, préservé et emblématique des Gets, sur le versant du Mont Chéry et autour du mythique Roc d’Enfer, que se déroulent les différentes épreuves du Trail des Gets. Un terrain de jeu fait de traversées d’alpages, sentiers de crêtes et passages en sous-bois de toute beauté. On a craqué pour le grand format du Trail Rouge.

Grand format du Trail des Gets, le parcours du Trail Rouge propose un itinéraire très diversifié entre traversées d’alpages, pistes forestières et singles techniques en forêt, avec en fond d’écran la vallée d’Aulps et les sommets emblématiques des massifs environnants : le Mont-Blanc, la chaîne des Aravis, les Dents du Midi et quelques 4000 suisses. Le tracé contourne la Pointe d’Uble par le sud pour rejoindre le col de la Ramaz, puis grimpe vers le col de Chalune, point culminant du parcours à 1888 mètres d’altitude, avant d’effectuer une boucle autour de L’Encrenaz puis d’aller s’attaquer au Mont Chéry et des 1826 mètres d’altitude. 42 km de pure montagne et de panoramas d’exception.

Parcours : 42 km / 2570m D+
1e édition en 2019
Départ : Les Gets (74)

Les autres courses :
21 km / 1100m D+
11 km / 550m D+

Site : https://www.lesgets.com/traildesgets/

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Photo Manon Guenot

Trail de la Vallée des Lacs29 juin 2024

Ce sont les bords du lac de Gérardmer qui ont accueilli les Championnats de France 2017, mettant en lumière le Trail de la Vallée des Lacs et les Hautes-Vosges comme des terres de trail authentiques et chaleureuses. Un succès qui ne se dément pas. Son trail Long, qui avec ses 43 km n’est pas la plus longue des distances, est une petite pépite de maratrail.

Au cœur du Parc naturel régional des Ballon des Vosges, le Trail de la Vallée des Lacs propose depuis plus de 20 ans de sillonner les sentiers reliant les lacs de Gérardmer, Longemer, Lispach, Schiessrothried, Altenweiher, Blanchemer ou encore des Cordeaux. En 2024, l’équipe organisatrice a décidé de se réinventer et propose un format maratrail inédit au départ du lac de Longemer, qui permettra de découvrir les deux versants du massif vosgien au fil de lieux préservés, entre lacs remarquables, chaumes et hêtraies-sapinières.

Parcours : 43 km / 2200m D+
1e édition en 2002
Départ : Xonrupt-Longemer (88)

Les autres courses :
Le Grand Trail : 82 km / 4200m D+ (existe aussi en relais)
Le trail Court : 24 km / 1200m D+
La Naturelle de Marie : 13 km / 700m D+

Site : https://trailvalleedeslacs.com/

Trail de la Vallée des Lacs
Photo DR

Millet XTrail Courchevel4 août 2024

C’est un concept unique en France : 6 distances (11, 22, 33, 44, 55 et 66 km) mais un seul tarif d’inscription et un seul départ. C’est pendant la course que vous choisirez votre format en fonction des barrières horaires, et vous serez remboursé à l’arrivée par rapport au parcours effectué.

Né de plusieurs années de réflexion au sein de l’équipe d’organisation du club Courchevel Sports Outdoor, le concept « Find your limit » du Millet XTrail Courchevel est une formule idéale pour s’initier à la longue distance en montagne au milieu de paysages exceptionnels, dont un passage dans le Parc national de la Vanoise. C’est à 5h30 du matin, à la lueur de la frontale, que s’élance l’ensemble du peloton.

La suite, c’est à la carte. En effet, en arrivant sur les différentes barrières horaires réparties le long du parcours, chaque coureur a la possibilité de poursuivre sur une distance plus longue ou de basculer sur un parcours inférieur. Quant au traileur arrivé hors délai, il est automatiquement orienté sur le parcours inférieur. De 11 km et 630m D+ pour le plus court, 33 km et 2180m D+ pour la distance intermédiaire et jusqu’à 66 km et 4120m D+ pour le plus exigeant. Simple, ludique et terriblement challengeant.

Parcours : de 11 à 66 km
1e édition en 2007
Départ : Courchevel – Le Praz (73)
Pourquoi y aller : pour aller le plus loin possible.

Site : https://www.courchevelsportsoutdoor.com/evenements/11

Courchevel Photo Stéphane Demard
Photo Stéphane Demard

Ultra Trail du Vercors7 septembre 2024

Au cœur du Parc Naturel du Vercors, l’association CAP Vercors concocte depuis plus de 10 ans des parcours inédits alternant villages typiques, alpages, lacs et bois d’épicéas, falaises et lapiaz. Un cadre idyllique et une organisation animée par de belles valeurs et un fort désir de féminisation de l’ultra-distance font de l’Ultra Trail du Vercors une épreuve idéale pour faire ses premiers pas dans le très long.

C’est une démarche qui mérite d’être saluée qu’ont engagée les organisateurs de l’UTV, avec un désir d’accueillir plus de femmes sur leur ultra-trail, et sur les ultras en général. Leur constat : entre 5% et 15% seulement des inscrits dans les ultras sont des femmes, même si elles sont finisheuses à 67%, soit l’équivalent des hommes (70%). S’ils sont conscients que de nombreux « points de blocage » se trouvent pour la plupart en amont de la course (charge mentale familiale, frein sociologique, sentiment d’insécurité, d’illégitimité, rapport différent à la performance, etc), les membres de l’UTV planchent donc pour plus d’inclusivité et de femmes dans l’ultra-trail.

Un engagement qui passe par la communication (mise en avant des femmes) et des actions concrètes sur le terrain (toilettes en nombre, tentes pour se changer, lots équivalents, facilités de désinscription…) destinées à faciliter la pratique au féminin, et qui devrait porter ses fruits dès la prochaine édition.

Côté course, l’Ultra du Vercors, avec ses 80 km et ses 4250m D+, sera une fois de plus la vedette de l’événement, avec un parcours en boucle au départ et à l’arrivée de Lans-en- Vercors. Après un début vers les grandes barres rocheuses de l’Est, avec un passage au pic Saint-Michel (1966m d’altitude) et la montée vers La Petite Moucherolle, point culminant du parcours, à 2156 mètres, les participants emprunteront de nouveaux sentiers qui les emmèneront du côté du Vercors drômois, vers Saint-Martin et Saint-Julien-en-Vercors, pour une deuxième partie moins exigeante. Entre petits singles montagnards, pistes forestières ombragées et passages inoubliables sur les crêtes avec vues sur Grenoble au pied du massif, cet ultra est assurément une pépite à découvrir en solo ou en relais à 4.

Parcours : 80 km / 4250m D+
1e édition en 2011
Départ : Lans-en-Vercors (38)

Les autres courses :
Trail des 4 montagnes : 52 km / 2850m D+

Site : https://www.ultratrailvercors.com/

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Photo David Boudin
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