Vous voulez que Kilian Jornet soit votre entraîneur de course à pied ? Procurez-vous sa nouvelle montre, la COROS APEX 2 Pro Kilian Jornet Edition. Outre son design particulier, elle offre la possibilité d’être sélectionné pour participer à un programme d’entraînement virtuel de 12 semaines avec le maestro en personne. Une opportunité rêvée pour préparer sa saison 2023 !

COROS APEX 2 Pro Kilian Jornet Edition, une collab très attendue

Inutile de présenter Kilian Jornet. Inutile également de parler ici de sa régularité d’entraînement. Ou de ses performances en course à pied, que vous connaissez tous. Ni de sa nourriture ou son sommeil (8 heures en moyenne). Nous avons déjà publié l’intégralité des données de sa saison 2022 il y a quelques semaines, un document écrit par le champion en personne. L’info du jour est tout autre. Elle vient de l’équipementier COROS, qui a annoncé une nouvelle collaboration avec Kilian Jornet et sa société de chaussures et de vêtements NNormal. Résultat : le lancement de l’APEX 2 Pro Kilian Jornet Edition. Un partenariat très attendu depuis que le champion espagnol s’est séparé de Salomon et Suunto, fin 2021, et s’est associé à COROS l’année dernière.

« En travaillant avec les développeurs de COROS, j’ai beaucoup appris sur la création des meilleurs outils à utiliser lors de la course sur sentier, du skimo ou en montagne », a déclaré Kilian Jornet. « Avec cette édition spéciale APEX 2 Pro, nous pouvons optimiser plus encore la façon dont l’équipement COROS peut m’aider – moi ou n’importe qui – à améliorer mon entraînement. »

Lire notre article : Test COROS APEX 2 et APEX 2 Pro ICI

Kilian Coros
Photo Coros / DR

COROS APEX 2 Pro Kilian Jornet Edition, à quoi elle ressemble

Sur le plan purement technique, pas de surprise. L’APEX 2 Pro Kilian Jornet Edition est très similaire à l’APEX 2 Pro. Qui est déjà une montre haut de gamme pour tout coureur de trail. Les « bonus » de cette collaboration existent tout de même. D’abord, avec le fait qu’il y ait 2 bracelets de montre. Le premier, le bracelet en nylon léger, est le même que celui livré avec l’APEX 2 Pro. Le second, un bracelet en silicone, est uniquement pour cette édition. A vous de choisir celui qui vous convient le mieux. Côté coloris, ce sont les tonalités blanc et gris pierre inspirées du lieu de vie de Kilian Jornet, la vallée de Romsdalen en Norvège, qui prédominent. Enfin, dans le package, une casquette légère et minimaliste est incluse. De la marque NNormal, évidemment !

Photo Coros / DR

Et si votre nouveau coach s’appelait Kilian Jornet ?

Le plus intéressant est certainement que toute personne qui achète cette montre devient éligible pour postuler à un programme d’entraînement virtuel gratuit de 12 semaines avec Kilian Jornet lui-même. Rassurez-vous, pas besoin d’être un super athlète ou un ultra-traileur confirmé pour y participer. En effet, le camp d’entraînement personnalisé est conçu pour les coureurs de tous niveaux. Seul bémol, il n’y a que 25 places disponibles.

Selon le site de COROS, les participants acceptés recevront des conseils d’entraînement et des commentaires réguliers de Kilian Jornet via le centre d’entraînement COROS. Il s’agit d’une plateforme interactive qui relie les athlètes et les entraîneurs avec des points de données et la définition d’objectifs. Chaque participant recevra également un équipement de course NNormal complet, d’une valeur de 370 euros. Quant au camp d’entraînement virtuel, il se déroulera du 6 mars au 28 mai 2023. Une période idéale pour préparer la première partie de sa saison de course 😉

Les candidatures sont acceptées jusqu’au 17 février 2023.

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Coros Kilian Jornet
Photo DR
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COROS avait annoncé le renouvellement de la gamme APEX pour la fin d’année. Voilà enfin les APEX 2 et APEX 2 Pro, très semblables, belles et légères. Deux montres quasi parfaites pour le trail développées avec l’expertise d’Emelie Forsberg et Kilian Jornet. Nous avons pu les tester et les comparer aux anciennes versions.

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Ce qui change sur les APEX 2

En nouveauté, l’APEX 2 offre un écran tactile, une nouvelle puce multi GNSS, un nouveau capteur cardio optique, et un capteur électrocardiogramme pour la mesure de la VFC. Plus légère (42g), son autonomie est doublée (45h), avec une plus grande mémoire de stockage (8Go). On peut l’utiliser en lecteur de musique mp3. Pour l’APEX 2 Pro, on notera en complément des mêmes nouveautés, un écran plus grand (33mm), une autonomie doublée (75h) et une bien plus grande mémoire de stockage (32Go).

Une interface habituelle pour les fidèles de COROS

C’est l’interface avec trois boutons, dont celui du milieu qui fait molette. Les stries de la molette ont évolué. Elles sont plus profondes et en biais, permettant ainsi une bonne accroche même avec des gants. COROS a fait une mise à jour logicielle qui permet d’utiliser le tactile sur toutes les interfaces graphiques.

Avec un choix à faire à l’usage : opter ou pas pour le verrouillage automatique évitant un arrêt involontaire des mesures provoqué par la manche ou l’os du poignet. Petit bémol, ce verrouillage nécessite un certain tour de main pour stopper vite le chrono et le remettre en route.

Le bracelet en nylon à scratch est confortable et d’ajustement facile, avec une certaine élasticité assurant le bon fonctionnement du capteur cardio optique.

COROS APEX 2 OPEN
Photo Coros

COROS APEX 2 et APEX 2 Pro : 2 montres typées « course à pied »

Il y a quatre profils pour courir : course, trail, piste et tapis. Au-delà des différents réglages que l’on peut appliquer à chaque profil, la personnalisation des écrans de données se fait facilement depuis l’application d’un Smartphone. Sur l’écran de l’APEX 2, on peut afficher jusqu’à 8 champs de données. Pour faire juste du fractionné, ou chronométrer simplement un segment, cela se fait depuis la montre, dans les réglages du profil sportif.

Un nouveau capteur multifonctions au dos

Le nouveau capteur au dos assume 3 fonctions : la fréquence cardiaque, l’oxygénation sanguine (SpO2) et l’électrocardiogramme (ECG) pour mesurer la variabilité de fréquence cardiaque (VFC). Le boîtier fait fonction d’altimètre barométrique, de boussole et de capteur de température.

Leur autonomie atteint des performances super intéressantes, surtout que la recharge peut se faire même en course sans interrompre l’enregistrement. Il suffit de ranger la montre dans son sac sans interrompre les mesures, branchée à une batterie externe, et de la remettre au poignet après recharge !

APEX 2 VS APEX 2 Pro : quelles différences ?

L’APEX 2 a moins de capacité de stockage, et n’a pas de carte préchargée. On peut les transférer manuellement, mais il faudra garder un œil sur la mémoire libre, voire choisir entre carto et musique car la carto complète de l’Europe fait 3,47Go pour les routes et chemins + 2,69Go pour la topo.

Prix de l’APEX 2 : 479 €
Prix de l’APEX 2 Pro : 579 €

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COROS APEX 2. Photo Coros.
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COROS APEX 2 Pro. Photo Coros.

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Pour plus de précision : le COROS POD 2

Ce POD 2 informe sur l’allure d’effort. C’est l’allure ajustée à la pente, en référence à l’allure sur le plat à la même intensité. Ce POD 2 fonctionne de deux manières différentes. Il peut être utilisé comme un accéléromètre pour améliorer la mesure de distance et d’allure. Fixé à la taille, il peut aussi être utilisé comme un capteur de dynamique de course pour mesurer les métriques de course à pied, comme le nombre de foulées et leur stabilité. Il embarque aussi un capteur de température externe et un altibaro pour améliorer les mesures d’altitude !

COROS POD 2
COROS POD 2. Photo Coros.

Ce POD 2 fonctionne selon un système « Dual » où le GPS de la montre est toujours actif, mais est amélioré par le capteur. De cette manière, les deux sont utilisés, de même pour la mesure d’altitude, de dénivelé et de température. Au final, on obtient une mesure plus précise.

Il suffit de courir quelques minutes avec ce POD 2 pour se rendre compte de l’utilité d’un tel accessoire. La qualité et la justesse des données d’allure change carrément la donne lors d’entraînements qualitatifs, surtout sur l’allure instantanée. A noter qu’une charge complète du POD 2 permet de tenir 28h de course. En veille, le capteur offre une autonomie d’environ 50 jours.

Prix du COROS POD 2 : 119 €

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Cet article a été publié dans le magazine Esprit Trail N°129.

Pour commander le magazine complet en version papier ou digitale, c’est ICI

Voir la présentation des 2 montres avec Emelie Forsberg et Kilian Jornet

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Qu’est-ce que la règle des 3 couches ?

Le principe est simple : il s’agit de superposer différentes couches de vêtements ayant chacun des propriétés spécifiques afin de pouvoir rester au chaud pour pratiquer le trail. Les différentes propriétés des vêtements permettront à la fois de s’isoler du froid et du vent, de se protéger de l’humidité extérieure (pluie, neige, brouillard), mais aussi d’évacuer l’humidité générée par le corps avec la transpiration. Bref, de rester au chaud et au sec en plein effort.

– La première couche, la plus proche du corps, permettra d’évacuer la transpiration.
– La deuxième couche, intermédiaire, contribuera à apporter de la chaleur.
– Enfin la troisième couche, elle permettra de se protéger des éléments extérieurs.

Mais vous l’aurez compris, chaque couche de vêtement ayant ses propres propriétés, elle n’est pas conçue comme les autres.

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Le maillot Stratégic Top, 1ère couche Cimalp. Photo DR

Stratégic Top de Cimalp : une première couche douce et chaude

C’est une des couches les plus importantes du dispositif : en contact direct avec la peau, cette première couche est une sorte de sous-vêtement technique qui va à la fois conserver la chaleur et évacuer l’humidité liée à la transpiration pendant l’effort. En gros, c’est à cette première couche que vous devrez en grande partie votre confort. Ou votre inconfort, si cette première couche n’est pas performante. Par exemple, une première couche en coton, et s’est l’assurance d’un inconfort total, puisque le coton va retenir l’humidité.

Le Stratégic Top de Cimalp porte bien son nom. Tout d’abord, parce qu’il procure immédiatement une sensation de douceur et de chaleur, à peine enfilé. La raison ? Il suffit de se pencher sur l’étiquette pour comprendre. La marque française a eu la bonne idée d’intégrer de la soie dans le tissage. A peine un peu plus de 6%, mais l’effet soyeux est remarquable. La soie ayant en plus des propriétés isolantes, le choix est judicieux. Mélangée aux fibres de bambou, cette première couche provoque une vraie sensation de bien-être.

1ère couche Stratégic Top : un tissage intelligent

Question design, rien à redire. C’est une première couche sans couture, 100% stretch, qui agit comme une seconde peau sans pour autant être compressive, ce qui aurait pu être oppressant. A noter que le tissu a un certain poids, puisque cette première couche pèse 275g en taille L.

Au-delà de cette douceur, toujours agréable, on notera des variations de tissage en fonction des zones du corps. La raison : permettre une meilleure régulation de la température, mais également une meilleure évacuation de l’humidité.

Dernier point, et non des moindres : les odeurs ! Et là, pas de panique, Cimalp a fait appel à une technologie qui empêche que la sueur, mélangée avec le textile, crée un environnement propice au développement de bactéries responsables des mauvaises odeurs. Pour la faire courte, cette technologie utilise de faibles concentrations de chlorure d’argent, qui présente des propriétés antimicrobiennes et est naturellement présent dans l’eau et le sol. Cette technologie, intégrée de façon permanente dans le tissu, ne part donc pas au lavage.

Détail de tissage du maillot. Photo DR

1ère couche Stratégic Top : le test en course

Pour avoir un avis complet, nous avons testé le combo 3 couches dans différentes configurations, à savoir sur un footing léger, sur une séance de côte en intensité et avec un sac de trail sur le dos. Côté température lors du test, le thermomètre de l’iPhone indiquait 4° et un ressenti de 2°. Le tout avec des passages en plein soleil (donc un ressenti plus chaud) et d’autres bien à l’ombre, avec un vent glacial en prime (donc un ressenti plus froid). Dans tous les cas, les promesses à l’enfilage se sont avérées réelles. Rien à dire sur la régulation de température et l’évacuation d’humidité, le maillot a gardé sa douceur et son confort pendant tout le test, et même après. Bien sûr, dans la configuration avec un sac de trail qui plaque les 3 couches sur le dos, la transpiration est plus importante et, l’évacuation étant bloquée, le dos reste humide. Mais comment faire autrement ?

Autre point positif : une fois les tests terminés, et les 2 autres couches enlevées, cette première couche ne sent effectivement pas mauvais, et finit de sécher très rapidement. Donc maintient son pouvoir de conserver la chaleur du corps. Bref, vous pouvez même rester habillé avec, sans avoir besoin de l’enlever rapidement, comme cela peut être le cas avec certaines premières couches qui n’évacuent pas bien l’humidité et deviennent vite très désagréables en refroidissant le corps.

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La veste Blizzard modèle French Montagnard, 2ème couche Cimalp. Photo DR

Blizzard de Cimalp : une deuxième couche dont on tombe amoureux

Vous n’allez plus la quitter ! D’abord, parce que son look est canon. Ensuite, parce qu’elle est ultra agréable à porter. Je vous accorde que je ne suis peut-être pas 100% objectif, étant « amoureux » de la collection « French Montagnard » de Cimalp. Je trouve les produits techniquement intelligents, bien conçus, et esthétiquement très réussis. Alors forcément, la 2ème couche Blizzard en coloris French Montagnard, je ne pouvais que succomber.

Essayons néanmoins d’analyser les raisons de la plébisciter. Tout d’abord, parce que c’est une veste chaude et stretch qui autorise une totale liberté de mouvement. Bien taillée aux épaules, suffisamment large pour laisser circuler l’air entre la première couche et la veste, avec un design du tonnerre, elle est parfaite. Seul petit détail, parce qu’il faut bien râler un peu : la poche zippée au niveau de la poitrine, prévue avec un passage de câble à l’intérieur pour des oreillettes ou un casque audio non bluetooth, est trop petite pour la taille de mon iPhone.

2ème couche Blizzard : un tissu innovant

Question technologie, la veste est composée de 2 matières différentes. La première est un tissu spécifique de la marque, Cimaflex, tout doux à l’intérieur, très souple à l’extérieur. L’autre matière est présente dans des empiècements en tissu renforcé noir destinés à prolonger la durabilité du vêtement. Ils sont situés à des endroits stratégiques au niveau de la capuche, sur les flancs et sous les bras. Un peu rugueux au toucher, ils préfigurent une résistance certaine à l’usure.

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On note les 2 matières, avec les empiècements renforcés noirs. Photo DR

2ème couche Blizzard : le test en course

La bonne nouvelle, c’est que cette veste est à la fois d’une grande souplesse, plutôt légère (370g) pour la protection contre le froid fournie et que les renforts sont suffisamment respirants pour bien évacuer l’humidité. D’ailleurs, si on laisse un peu de côté le principe des 3 couches, lorsque la météo est plus clémente, la Blizzard peut largement se suffire à elle-même pour apporter confort et chaleur lors d’entraînements par temps frais et sec.

A noter les poignets avec passe-pouce, très pratiques pour enfiler une troisième couche sans avoir à se contorsionner.

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La veste Storm Pro, 3ème couche Cimalp. Photo DR

Storm Pro de Cimalp : une troisième couche 100% protectrice

Il y a des vêtements, lorsqu’on les enfile, qui vous donnent l’impression d’être à l’abri de tout. C’est le cas de cette Storm Pro. Qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, on sent immédiatement qu’on a la bonne coque protectrice pour affronter les éléments. Et ce, malgré un poids ultra light, puisqu’elle fait moins de 290g en taille M ! La notice d’accompagnement dit d’ailleurs la même chose, mais avec un langage plus technique. Je ne peux m’empêcher de vous en livrer une partie : la Storm Pro est « dotée d’une membrane Ultrashell® dernière génération, l’une des plus performantes au monde ». Et de nous préciser quelques points qui risquent de vous passer autant que moi bien au-dessus de la tête : « Respirabilité de 80’000MVP ; Étanche à 20’000mm d’eau, soit 20’000 Schmerber avec coutures thermo-soudées. » Tout ça pour dire que la Storm Pro est taillée pour les conditions extrêmes, et qu’elle est d’ailleurs homologuée pour les ultra-trails comme l’UTMB. Quant aux raisons qui font que cette veste a des performances de malade, c’est parce que sa structure est dotée de pores ultra fins qui laissent mieux passer l’air tout en étant plus résistants que sur les tissus classiques.

Pour le côté pratique, on appréciera la grande poche poitrine, fermée avec un zip sous rabat. Là, je peux glisser mon portable ! Mais il n’y a pas de trou pour faire passer un câble d’écouteurs… La poche a aussi un petit compartiment pour une clé, ou un gel, ou autre. Bien vu aussi, la possibilité d’ouvrir la veste par le bas grâce au double zippage. Pratique pour atteindre une poche de collant ou short sans avoir à tout ouvrir…

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Photo DR

3ème couche Storm Pro : le test en course

Après le bla bla, l’action. Comme souvent avec les 3e couches protectrices, il faut s’habituer au bruit que produit la veste en mouvement, cette sorte de froissement qui rappelle en permanence sa présence. Quand on aime écouter les bruits de la nature, c’est énervant. Et bien sûr, la Storm Pro ne fait pas exception à la règle. Mais on s’y fait, évidemment. Le pire, c’est la capuche qui se balade. Mais intelligemment, 2 aimants ultra-plats et légers, l’un dans le dos, l’autre dans la capuche, permettent de la fixer pour la maintenir en place en course. Bien joué, très astucieux !

La coupe près du corps est bien ajustée, ce qui permet de limiter la prise au vent et offre une bonne liberté de mouvement. On appréciera également la bonne idée d’avoir un système d’accroche au niveau de la poitrine, qui permet d’entr’ouvrir la veste et de bien ventiler tout en la maintenant sans qu’elle baille.

test 3eme couche cimalp maintien
Astucieux, ce petit système d’accroche, que l’on retrouve sur la 2ème couche, et qui permet de maintenir la veste en l’ouvrant. Photo DR

Question protection contre les éléments, j’ai eu droit à de sacrées rafales de vent, et la Storm Pro a fait le job, impeccable. Mais évidemment, c’est sous la pluie que le test était le plus intéressant. Et comme de la pluie, dans mon coin, il y en a rarement, c’est sous la douche que cette affaire s’est terminée… Verdict après 1 minute de « pluie intense » : même pas mouillé (dessous) ! Certes, cela ne vaut pas un test en conditions de pluie réelle, où on se fait rincer pendant 2 heures, mais ça permet au moins d’éprouver l’imperméabilité instantanée de la veste.

Test Cimalp douche Photo DR
Le test “sous la douche” de la veste Storm Pro. Photo DR

Panoplie 3 couches Cimalp : le verdict et un bonus

Il s’agit indiscutablement d’équipements de qualité, bien pensés et bien dessinés, avec quelques détails très astucieux, comme ces aimants de maintien de la capuche.

J’en rajouterai une couche (la quatrième, donc !) en vous parlant du bas qui va avec la panoplie : le caleçon Winterlight. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne craint pas le froid. Ou plutôt, qu’il tient vraiment très chaud ! Je l’ai testé à plusieurs reprises, dont certains runs avec une température de 7 à 8°, et il est même trop chaud. Donc plutôt pour des températures avoisinant les 0°, voire négatives.

Pour ce qui est de sa structure, il est conçu avec 2 types de tissus, l’un sur l’avant et le bas des jambes, coupe-vent et imperméable, l’autre sur l’arrière, offrant confort et chaleur. L’ensemble est très efficace et agréable à porter. Le caleçon comporte 2 poches latérales positionnées le long des cuisses pour des gels (mais on peut y glisser un téléphone sur un run d’entraînement calme). Il propose aussi une poche de dos zippée pour les clés. Et un cordon de serrage pour assurer le maintien.

Seul bémol, je ne l’ai pas trouvé assez moulant au niveau des cuisses. Mais c’est sans doute parce que je n’ai pas des cuissots suffisamment développés. Faut que je retourne faire des squats !

Tous ces produits sont à retrouver ICI

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Dans la famille Hoka longue distance, la Speedgoat est considérée comme la machine de guerre, moins confortable que les Torrent et Mafate, mais taillée pour la vitesse. On a enfilé les Speedgoat 5 pour vérifier tout ça sur le terrain.

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Test Hoka Speedgoat 5 : un look réussi

La première chose que l’on regarde dans une chaussure, une fois la boîte ouverte, c’est son look. Pas de surprise, on retrouve ici le design caractéristique des Hoka, avec la semelle méga épaisse, même si les décrochés au niveau du dessin latéral de la semelle la rendent moins massive que la Speedgoat 4. Quant au choix des couleurs, le combo jaune et bleu a toujours fonctionné, on valide.

La surprise vient de la matière utilisée pour la tige, un mesh tissé serré qui change de la matière synthétique du modèle précédent, et qui devrait permettre une meilleure respirabilité. Pas de surprise en revanche au niveau de la semelle extérieure, une Vibram qui a déjà fait ses preuves, avec un dessin de crampons à petits picots qui promet une bonne accroche sur tous types de terrains, même sur roches humides et glissantes.

Reste plus qu’à enfiler les chaussures et aller courir quelques kilomètres pour se faire une idée…

Lire aussi à ce sujet : 12 choses à savoir pour bien choisir vos chaussures de trail

Photo Esprit Trail

Test Hoka Speedgoat 5 : les sensations en course

Il n’y a pas besoin de courir longtemps pour « sentir » une chaussure. Bien sûr, je n’irai pas vous raconter que la Speedgoat 5 est idéale pour performer sur un ultra-trail si je n’ai fait qu’une boucle de 20 kilomètres avec. Mais je pourrai en revanche tout de suite décrire comment le pied ressent la chaussure, s’il trouve bien sa place, s’il est à l’aise ou légèrement comprimé, si la sensation de confort est bonne, si le moelleux est au rendez-vous.


En l’occurence, les premiers kilomètres sont plutôt satisfaisants. L’avant-pied est taillé pour que les orteils trouvent leur place, tout en assurant un maintien conférant à la chaussure une bonne précision. J’avoue ne pas ressentir autant de confort qu’avec la Mafate Speed 4 testée précédemment, mais j’ai le sentiment de mieux sentir le sentier, d’en être plus proche, donc d’avoir une foulée d’attaque plus sécurisée et volontaire. Et cette précision, je l’apprécierai plus particulièrement lors des passages en terrains techniques et exigeants.

Lire aussi : Comment bien lacer ses chaussures pour éviter les blessures

Hoka Speedgoat 5 MONTEE Photo Esprit Trail
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Test Hoka SpeedGoat 5 : on a bien aimé…

Petit flash back sur le Trail des 3 Secs, à La Ciotat, mi-novembre. Je suis juste derrière un coureur qui, par trois ou quatre fois, manque de se fracasser dans une descente légèrement humide. Il jure, s’énerve, se déconcentre, je le calme, lui dis de ralentir, de sécuriser sa foulée. Plus tard, sur la ligne d’arrivée, on se retrouve et il m’avoue sa colère d’avoir frôlé par 3 fois l’entorse de la cheville. C’est dans ces moments-là que l’on se rend compte de l’importance d’une bonne adhérence. Chaussé des Speedgoat 5 et de leur semelle Vibram, je n’ai eu aucune alerte, aucune frayeur, même lorsque la pose de mes pieds était en dévers. Ne négligez jamais ce point, ni l’usure de vos semelles, car cela peut vite vous ruiner une course. Quand ce n’est pas vous emmener droit vers la blessure.

Rien à redire non plus côté amorti et dynamisme, la chaussure n’« avale » pas l’énergie. Cela prouve une fois de plus que des semelles épaisses, si elles ne sont pas trop « molles », peuvent très bien restituer l’énergie. Donc que ce n’est pas la taille qui compte… Autre point de satisfaction, malgré cette taille (33mm sous le talon tout de même), je n’ai pas été confronté à des défauts de stabilité latérale au cours de ce test.

Lire aussi : Bien nettoyer ses chaussures de trail, mode d’emploi ICI

Hoka Speedgoat 5 semelle Photo Esprit Trail
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Test Hoka Speedgoat 5 : on a moins aimé…

Si je devais mettre un petit bémol, ce serait au niveau de la protection du pied. En effet, le pare-pierres est costaud mais il est réduit à sa plus simple expression, juste sur le devant du pied, et il n’y a aucune protection en TPU sur les côtés. Et comme l’empeigne est en mesh tissé assez fin, inutile de vous faire un dessin. Résultat : mes métatarsiens se souviennent encore des cailloux venus les heurter lors d’un passage dans les éboulis.

Attention également à ceux qui sont habitués aux drops de 8 à 12 millimètres. La Speedgoat 5 propose un drop de 4 millimètres seulement. Si vous vous embarquez sur du long sans avoir l’expérience du drop réduit, cela risque de tirer un peu sur les mollets et les tendons d’Achille. Mieux vaut vous y habituer progressivement…

Lisez notre article : Drop 0, avantages et limites

Test Hoka Speedgoat 5 : le verdict

La Speedgoat est est considérée comme une des meilleures chaussures d’ultra du marché, et cette réputation est certainement méritée. La chaussure présente un bon combo confort, amorti et dynamisme. Elle aurait mérité un peu plus de protections latérales et sur le dessus du pied, mais l’équipementier a préféré faire le choix d’un mesh plus léger pour gagner en poids et respirabilité. On ne peut pas être parfait à tous les niveaux…

Poids : 291 g en 42
Drop : 4 mm
Prix indicatif site Hoka : 160 €

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Hoka Speedgoat 5 end Photo Esprit Trail
Photo Esprit Trail
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La Lone Peak, best-seller de chez Altra, revient dans sa version 7. Une chaussure polyvalente idéale pour le roulant, plus limitée pour le technique. Notre test en vidéo.

Altra Lone Peak 7 : premières sensations en course

Pas de surprise en enfilant cette paire de Lone Peak : la boîte à orteils est toujours aussi large, mais un laçage précis permet d’obtenir un bon maintien du pied. Petite déception au niveau du confort ressenti dès le début, sur du roulant : ça manque un peu d’amorti. Le stack, de seulement 25mm sous le talon, explique sans doute cette impression, surtout après avoir testé quelques jours auparavant les Hoka Mafate Speed 4 et Speedgoat 5…

Lire aussi : Altra Outroad, la chaussure hybride pour route et chemin

Altra Lone Peak 7 : sur terrain technique caillouteux en montée

Peut-on être précis dans ses trajectoires et ses appuis avec des « palmes » au bout des pieds, diront ceux qui n’aiment pas le côté « large » des Altra. La réponse en images sur un single très technique et en forte pente.

Altra Lone Peak 7 : le test d’adhérence

La nouvelle semelle extérieure de chez Altra propose la technologie MaxTrac, avec un dessin de crampons particulier qui assure une très bonne adhérence, même sur roches glissantes. Test concluant.

Altra Lone Peak 7 : sur terrain technique en descente

Même question que pour la montée, mais en descente rapide, quand il faut savoir analyser très rapidement où poser son pied, aussi large soit-il. La réponse en images dans une descente engagée.

Altra Lone Peak 7 : le principe du drop 0

On profite d’une portion roulante pour rappeler les avantages et les limites du drop 0.

Lire aussi notre article : Drop 0, avantages et limites

Altra Lone Peak 7 : les détails de la chaussure

Petite pause pendant le run pour étudier en détail le chaussant de la Altra Lone Peak 7, et particulièrement son mesh à séchage rapide. Avec une petite réserve sur la protection de l’avant-pied, avec un pare-pierres un peu trop souple à notre goût.

Altra Lone Peak 7 : le verdict

Après une vingtaine de kilomètres, dont environ un tiers sur des sentiers techniques avec de nombreux cailloux, récapitulatif des points forts et des points faibles de cette Lone Peak 7.

Drop : 0
Stack : 25mm
Poids : 314g en 42
Prix site Altra : 160 €

ALTRA LONE PEAK 7 SEMELLE
Photo Esprit Trail
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Avoir une chaussure permettant à la fois de courir sur route et de pratiquer le trail, un défi de taille que la Altra Outroad s’est mis en tête de relever. Avec, en prime, le fameux drop 0 destiné à promouvoir la foulée naturelle. On a enfilé la paire miracle et on vous raconte.

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Altra Outroad : hybride et économique

150 euros pour une bonne paire de chaussures de course sur route, la même chose pour une paire de chaussures de trail, et voilà immédiatement une addition qui fait mal à la carte bleue. Alors si, comme bon nombre de pratiquants, vous alternez route un jour, chemins le lendemain, ou que vos tracés de trail comportent d’importantes sections de goudron, la tentation de la chaussure hybride se justifie. Bref, l’idée d’avoir dans son placard une paire polyvalente capable de vous accompagner sur l’un comme sur l’autre des terrains (enfin, du trail « sage », pas du skyrunning !) est séduisante en diable.

Test Altra Outroad : la prise en mains (et en pieds)

Une fois déballées, premier sourire : le look est sympa et le design bien réussi. Pour ma part, j’aime beaucoup les chaussures de la marque américaine, mais ai toujours eu un peu de mal avec la largeur de la « boîte à orteils » et cette impression de « pieds carrés ». C’est d’autant plus énervant qu’il n’y a aucune gêne au niveau de la foulée, juste une impression visuelle qui me perturbe. Alors forcément, quand Altra dessine une chaussure « slim fit » étroitisée à l’avant, je valide. En attendant de les enfiler.

Pour le reste du design, rien à redire, le combo orange et gris fonctionne bien, dans les codes de la marque, et le dessous de la semelle présente toujours sa petite empreinte de pieds, autre signature d’Altra.

ALTRA OUTROAD RUN
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Test Altra Outroad : premiers pas en mode pullman

À peine les chaussures enfilées, le diagnostic se confirme : ce n’est pas avec ce modèle que l’on pourra courir « les doigts de pied en éventail ». Au-delà de l’aspect visuel, plus fin, les sensations aux premières foulées sont également différentes des habituelles Altra. L’avant-pied est plus « tenu », ce qui donne un sentiment de stabilité accru, sans pour autant que le pied soit comprimé.

Ce qui ne change pas, en revanche (et tant mieux!), c’est la sensation de confort que procurent à la fois l’épaisseur de la semelle et la qualité de la mousse utilisée par Altra pour sa semelle intermédiaire. Le ressenti moelleux permet de vite comprendre que si la chaussure n’est pas faite pour le sprint et la performance pure, elle offre un chausson bien agréable pour aligner les kilomètres, critère appréciable quel que soit le terrain.

Quant à l’empeigne, faite d’un mesh alvéolé, elle se révèle bien respirante, sans risque de surchauffe à l’horizon. Entre celle-ci, une languette discrète mais remplissant son office et un laçage ajusté, c’est suffisant pour obtenir un maintien efficace du pied, sans frottement.

Lire aussi notre article : 8 points clés pour reconnaître une bonne paire de chaussures de trail

ALTRA OUTROAD DETAIL
Photo Esprit Trail

Test Altra Outroad : les sensations sur route

Sur route, le moelleux de l’Outroad est indiscutablement des plus agréable. Cependant, on peut se demander si le côté « chamallow » ne risque pas d’atténuer toute velléité de dynamisme dans la foulée. Un peu comme si, à la longue, on se faisait « endormir » par le confort de la chaussure. Mais d’un autre côté, qui choisirait une grosse Harley-Davidson pour rouler en Grand Prix sur circuit ? Il faut bien admettre que cette chaussure n’est pas conçue pour claquer un chrono sur semi ou s’envoyer des séances de fractionné énervées. D’autant que le drop 0 s’oppose à une projection de course vers l’avant. Et qu’avec ses un peu plus de 300 grammes, elle « pèse » un peu trop pour être compétitive face aux fleurons de la route.

Lisez notre article : Drop 0, avantages et limites

Prenons-la donc pour ce qu’elle est censée proposer, à savoir des sessions d’entraînement tranquilles, privilégiant le confort et minimisant les risques de blessures. D’ailleurs, l’épaisseur de la semelle, si elle nuit à l’attaque, permet d’éviter cette sensation de s’écraser au sol de façon répétitive, pas après pas, et de « marteler » la route. Vos cuisses et vos genoux vous en seront reconnaissants, surtout après une vingtaine de bornes.

Test Altra Outroad : les sensations sur sentier

Évidemment, sur chemin, cette même épaisseur qui assure le moelleux de la foulée éloigne le pied du terrain. Donc nuit au dynamisme de la foulée. Mais, nous l’avons déjà souligné, ces chaussures polyvalentes ne sont pas destinées à remplacer des chaussures de trail plus techniques pour terrains très accidentés. Néanmoins, et la différence avec les autres modèles d’Altra est suffisamment grande pour le souligner, l’avant-pied moins large permet un placement plus précis de la pointe du pied sur des chemins parsemés de cailloux. Et ça, c’est bien !

Tout comme il est important de souligner que malgré cette épaisseur de semelle, nous n’avons pas noté de tendance à vriller sur les dévers. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour les chevilles. Côté sécurité, on appréciera la présence du pare-pierres, même s’il est très fin, surtout pour ceux qui ont les bouts d’orteils déjà fragilisés. Enfin, une mention spéciale pour l’adhérence de ce modèle polyvalent. Sa semelle, bien cramponnée, s’apparente indiscutablement plus à une semelle de modèle pur trail que de modèle route. Le tout avec un poids qui est très raisonnable, dans les standards des meilleures chaussures de trail du marché.

Lire aussi : Comment bien lacer ses chaussures pour éviter les blessures

ALTRA OUTROAD SEMELLE
Photo Esprit Trail

Test Altra Outroad : le verdict

Concevoir un modèle polyvalent oblige à faire des choix, privilégier des options. En premier lieu, et parce qu’on ne peut pas tout avoir, il faut bien se mettre dans le crâne que cette paire n’est pas destinée à la performance pure, que ce soit sur sentier comme sur route. Ceci étant dit, l’Outroad est une très bonne chaussure à la polyvalence bien assumée. Même si elle apparaît à mon sens comme un modèle plus abouti pour le sentier. Bref, un bon choix pour effectuer des sorties plaisir quel que soit le terrain, sans avoir à se prendre la tête sur la paire de chaussures à utiliser.

Poids : 305 grammes en 44
Drop : 0 mm
Prix indicatif site Altra : 140 €

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ALTRA DROP 0
Photo Esprit Trail
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Dernière évolution du modèle emblématique de chez Hoka, la Mafate Speed 4 est présentée par la marque comme « une chaussure dotée d’une adhérence extrême et d’un amorti réactif pour affronter les terrains les plus exigeants ». Vérification des arguments sur les sentiers caillouteux de Provence.

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Hoka la révolutionnaire

Il est désormais loin le temps où l’on riait en voyant les énormes semelles de ces nouvelles venues dans le monde de la chaussure de trail nommées Hoka. 14 ans plus tard, la marque s’est taillée une place de choix dans le monde de la course à pied. Elle a bousculé les codes, s’est affranchie des diktats et a tracé son propre chemin. Au point d’être devenue en 2022 le sponsor principal de quelques-unes des épreuves de trail les plus prestigieuses, UTMB en tête.

Pour rappel, 3 révolutions majeures sont à mettre à l’actif d’Hoka.
La première, la semelle, plus épaisse que chez les concurrents, pour mieux absorber les chocs. Et ce sans pour autant être plus lourde.
Deuxième point, le système de « rocker » ou bascule de la chaussure, avec une zone « plate » au contact avec le sol représentant seulement 40%, contre 70% pour les modèles habituels. Un choix technologique radical destiné à favoriser la course vers l’avant.
Enfin, dernière innovation majeure, un chaussant conçu comme un siège baquet de voiture de sport. Pour une meilleure stabilité du pied du coureur, quel qu’il soit.

Hoka Mafate Speed 4
L’épaisseur de la semelle reste une signature caractéristique de la marque Hoka. Photo Esprit Trail

Hoka Mafate Speed, une longue histoire

Né en 2014, le premier modèle de Mafate Speed, clin d’œil au Cirque de Mafate, passage mythique et ô combien technique de la Diagonale des Fous, a fait mouche. La chaussure s’est tout de suite taillée une réputation de performance sur les terrains techniques. En 2022, la Mafate Speed 4 est une nouvelle évolution de ce modèle phare. Plus légère et confortable, encore plus aboutie.

Les trois évolutions majeures de ce dernier modèle, annoncées par le fabricant, résident dans la modification de la semelle intermédiaire, allégée, le choix du mesh technique tissé monocouche et le nouveau design des crampons, pour une meilleure accroche. Cependant, l’idée de ce test n’est pas de vous abreuver des noms des technologies utilisées par Hoka. Elles sont toutes plus complexes les unes que les autres et ne vous parleront sans doute pas (Litebase, EVA, Traction Lugs, etc). Parlons plutôt des sensations baskets aux pieds. Car, au final, les chaussures sont faites pour courir, non ? Alors suivez-nous sur le sentier…

Lire aussi à ce sujet : 12 choses à savoir pour bien choisir vos chaussures de trail

Test Hoka Mafate Speed 4 : comme dans un chausson

Les observateurs positionnés le long du parcours de l’UTMB 2022 l’ont beaucoup vue. Et pour cause : la Hoka Mafate Speed 4 fait partie des chaussures sorties en 2022 les plus adaptées aux longues distances. Si elle est considérée comme un poil moins performante que la Speedgoat, elle convient sans doute beaucoup mieux aux traileurs amateurs pour lesquels le confort reste le critère n°1 dictant leur choix.

Et en la matière, la Mafate Speed 4 est une reine. Dès les premières foulées, les orteils peuvent trouver leur place grâce à un avant-pied suffisamment large, sans non plus être flottant. L’amorti fait le reste de la sensation, bien aidé par une semelle intermédiaire fabriquée dans une mousse légère et réactive dont la marque a le secret. Malgré son aspect assez massif, dû à la taille de la semelle, son poids très raisonnable (295 grammes en 43) lui permet de se faire oublier. Et, au final, c’est paradoxalement une sensation de légèreté que l’on retient.

Hoka Mafate Speed 4-descente
Malgré son aspect massif, c’est une sensation de légèreté qui s’impose. Photo Esprit Trail

Test Hoka Mafate Speed 4 : souplesse, légèreté et protection

Si les notions de dynamisme et de pourcentage de retour d’énergie intéresseront les athlètes élites, le coureur amateur, lui, sera probablement plus sensible aux notions de confort, légèreté, souplesse et protection. Car pour courir longtemps, il est évident qu’il faut ménager ses pieds en premier lieu. À ce titre, la Mafate Speed 4 propose une combinaison pertinente de tous ces critères.

Au fil des kilomètres, la chaussure se révèle souple et réactive sur des singles étroits et pierreux où les changements d’orientation sont fréquents et inopinés. Tout cela sans rien sacrifier à la protection du pied. Et particulièrement de l’avant-pied, avec son pare-pierres. J’insiste sur ce point, car il fait cruellement défaut sur la Hoka Speedgoat. Mes orteils droits s’en souviennent encore. Mais nous y reviendrons dans le test qui leur sera consacré…

Autre point appréciable, le mesh choisi pour la tige de cette Mafate Speed 4. Tissé très serré, il s’ajuste bien au pied sans le comprimer ni avoir la rigidité qu’on aurait pu redouter. Et le fait qu’il vienne en monocouche offre un maintien léger et permet une bonne respirabilité, sans que le pied ne chauffe trop. Un très bon point, qui joue considérablement dans la sensation de confort.

Hoka Mafate Speed 4-protection avant
L’avant de la chaussure, avec son pare-pierres rigide protégeant bien les orteils. Photo Esprit Trail

Test Hoka Mafate Speed 4 : bingo pour l’adhérence !

Le point fort des Mafate Speed a toujours été l’adhérence, et cette nouvelle évolution le confirme. On aimerait bien être une petite souris pour se glisser dans le laboratoire Hoka et assister aux brainstormings qui président au choix de la disposition des crampons pour offrir au coureur une adhérence maximale et une traction efficace et sécurisée, même sur terrains techniques. Toujours est-il que le test est efficace : ces nouveaux crampons de 5mm offrent une très bonne accroche, même sur un terrain de roches humides et glissantes.

Hoka Mafate Speed 4-semelle
Même sur pierres humides, l’adhérence se révèle remarquable. Photo Esprit Trail

Test Hoka Mafate Speed 4 : le verdict

Les allergiques aux semelles épaisses seront déçus, les nouvelles Hoka n’ont pas « maigri ». Avec 33mm sous le talon, difficile de les ignorer. Mais la légèreté du modèle, inférieur à 300 grammes, fait vite oublier ce côté massif caractéristique de la marque. On retiendra surtout le côté confortable du chaussant et l’amorti, qui sont autant de promesses de sorties longues sans désagréments pour les pieds. Une chaussure à recommander aux amateurs désirant allonger la distance.

Poids : 295 g (en 43)
Drop : 4mm
Prix indicatif site Hoka : 180 €

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Lire aussi : Bien nettoyer ses chaussures de trail, mode d’emploi ICI

Hoka Mafate Speed 4-vue générale
Photo Esprit Trail
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Il pleut, il neige, il gèle… C’est l’hiver, mais cela ne doit pas arrêter le traileur. Courir en gardant pieds et chevilles au chaud – et au sec – c’est possible, et c’est un extraordinaire confort quand la température devient négative. Aujourd’hui, certaines marques proposent des modèles qui assurent une protection maximale contre le froid et l’humidité et qui pour autant conservent des qualités de « coureuses ». Dans cette gamme, les équipes d’Esprit Trail ont confronté les La Sportiva Cyklon Cross GTX et les Scarpa Ribelle Run Kalibra G, deux modèles qui vous accompagneront au cœur de l’hiver.

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Accroche

Côté La Sportiva : La semelle comporte des crampons d’environ 5 mm d’épaisseur, en forme de polygones, qui assurent un bon grip. Ils permettent aussi d’y visser des picots métalliques dédiés pour améliorer la traction sur les terrains enneigés et glacés. A noter qu’ils ne sont pas fournis avec les chaussures.

Côté Scarpa : La semelle propose des crampons d’environ 5 mm d’épaisseur surmontés de petits picots en caoutchouc pour une accroche réellement performante.

SCARPA SEMELLE
La semelle de la Scarpa, avec des petits picots de caoutchouc pour une meilleure accroche. Photo DR
LA SPORTIVA DESSOUS
La semelle La Sportiva, avec possibilité de visser des picots métalliques pour la glace (non fournis). Photo DR

Stabilité

La chaussure est stable et le pied bien maintenu pour les 2 modèles.

Confort

Côté La Sportiva : Un système pratique permet d’enfiler les chaussures facilement, mais l’épaisseur de la languette et le zip placé sur le dessus du pied peuvent devenir une gêne sur le cou-de-pied.

Côté Scarpa : La chaussure s’enfile facilement elle aussi. La languette est fine et bien enveloppante, et le zip remonte sur le côté extérieur du pied, ne provoquant ainsi aucune gêne pour un confort maximum du pied. De plus, le scratch présent tout en haut de la tige permet de renforcer l’étanchéité de la chaussure.

SCARPA PROFIL
Photo DR
LA SPORTIVA PROFIL
Photo DR

Amorti

Réception agréable – et de facture similaire – pour les deux modèles, et ce même sur les sols durs.

Protection

Côté La Sportiva : La membrane GORE-TEX imperméable et respirante conforte la guêtre déperlante pour empêcher la boue et la neige de pénétrer. Appréciable, le pare-pierres en caoutchouc tout autour de la base de l’empeigne qui remonte largement à l’avant sur tous les orteils.

Côté Scarpa : C’est la première chaussure de trail à intégrer la technologie Windbloc de Polartec, un tissu trois couches qui garantit l’imperméabilité, la respirabilité et une meilleure résistance. Pare-pierres en caoutchouc tout autour de la base de l’empeigne et remontant légèrement sur le gros orteil.

SCARPA DOS
Photo DR

Réactivité

La semelle est légèrement plus fine et souple à l’avant sur La Sportiva Cyklon Cross GTX que sur la Scarpa Ribelle Run Kalibra G, mais les sensations en relance restent agréables sur les deux modèles.

Écoresponsabilité

Aucune information particulière des marques sur cet aspect.

Drop

4 mm aussi bien pour la La Sportiva que pour la Scarpa.

Lire aussi : 12 critères pour bien choisir vos chaussures de trail

Poids

Côté La Sportiva : 295g en 38,5, 355g en 42,5 (taille un peu petit, prendre une demi-pointure de plus que d’habitude)

Côté Scarpa : 320g en 38,5, 380g en 42,5

Laçage

Côté La Sportiva : Équipée du disque L6 BOA, facile à resserrer en course, moins facile à desserrer.

Côté Scarpa : Dotée du nouveau disque BOA Li2 : le serrage et le relâchement de la tension des lacets se font simplement en tournant le disque dans un sens ou dans l’autre.

Adhérence (qualité de la gomme)

Côté La Sportiva : Semelle en FriXion White, un mélange qui offre une adhérence de grande qualité.

Côté Scarpa : Semelle en caoutchouc suffisamment souple pour bien adhérer.

Durabilité

Confection très soignée et solide sur les deux modèles. Seule interrogation, la vitesse d’usure des petits picots en caoutchouc qui surmontent les crampons de la Scarpa.

Prix

Côté La Sportiva : 239 €

Côté Scarpa : 250 €

Conclusion

Ces deux modèles ont énormément de points communs. Ceux qui prévoient de courir beaucoup sur de la neige plus ou moins dure et glacée choisiront les La Sportiva pour la possibilité qu’elles offrent d’y visser des picots métalliques (à acquérir en plus). Ceux qui auront un usage plus polyvalent préfèreront les Scarpa pour une plus grande liberté du cou-de-pied et la possibilité de desserrer d’un seul geste la chaussure en course.

Cet article est paru dans le magazine Esprit Trail N°128.

Pour commander le magazine complet en version papier ou digitale, c’est ICI

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Vous êtes à la recherche de chaussures spécifiques pour performer en Skyrunning ? Avec les nouveaux modèles, véritables Formule 1 taillées pour la sensation, le contact au sol, l’accroche et le renvoi d’énergie, vous allez être gâté. En revanche, on vous prévient, le confort et la durabilité ne sont pas des critères pour ces bolides qui nécessiteront de pouvoir / savoir les conduire. Dans cette gamme, les équipes d’Esprit Trail ont confronté les Dynafit Sky DNA et les Merrell MLT Skyfire 2, deux modèles pour les coureurs athlétiques qui recherchent la performance sur des formats inférieurs à 3 heures de course.

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Accroche

Côté Dynafit : Une semelle Vibram classique et efficace, hyper cramponnée, qui donne confiance en toutes circonstances sur parties en terre, boue, pierriers.

Côté Merrell : Une semelle Vibram spécialement conçue avec des crampons de 5 mm qui confèrent une tenue de bonne facture sur les terrains difficiles, aussi bien dans des conditions humides que sèches, tout en étant encore plus durable.

Adhérence (qualité de la gomme)

Côté Dynafit : Testée sur feuille mortes mouillées posées sur dalles de pierres lisses, un must pour la glisse. Verdict : un très bon point pour ce modèle qui a fait le job.

Côté Merrell : Pour réduire encore le poids, le caoutchouc inutile a été retiré du profil des crampons. Sans obérer l’adhérence, cela ajoute un poil de sensations pour aider le pied dans la gestion de l’antiglisse.

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Accroche et adhérence, les Dynafit Sky DNA sont redoutables sur terrains techniques. Photo DR

Stabilité

Côté Dynafit : Près du sol, avec une semelle intermédiaire assez solide qui ne s’affaisse pas, on ressent une vraie sécurité, même dans les dévers.

Côté Merrell : Une plaque sous le talon court sous toute la chaussure en s’évidant à l’avant du pied pour garantir une stabilité supérieure à la moyenne pour ce type de dispositif. En ce qui concerne les coureurs hyper pronateurs ou hyper supinateurs, la semelle intermédiaire, assez souple, peut s’affaisser après 300 à 400 km sous le talon. À surveiller pour ne pas se blesser.

Confort

Côté Dynafit : Spartiate, avec un choix de ne pas proposer de semelle de propreté pour une sensation accrue du pied au sol. Tout le contraire d’une pantoufle !

Côté Merrell : Assez douce à l’enfilage, elle se porte avec aisance sans ressentir le côté brut du modèle.

Lire aussi : 12 critères pour bien choisir vos chaussures de trail

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La Merrell MLT Skyfire 2, gagnante d’un IPSO Award 2022 saluant les innovations du produit. Photo DR

Amorti

Côté Dynafit : Il faut de la puissance au sol pour ressentir un soupçon d’amorti, avec une semelle intermédiaire assez compacte et raide.

Côté Merrell : Dotée d’une semelle intermédiaire plus douce, même armée de sa plaque de renvoi, elle est plus permissive en cas d’appui moins maîtrisé.

Protection

Côté Dynafit : La chaussure protège parfaitement le pied, bien tenu dans une empeigne fine et assez rigide.

Côté Merrell : Le mesh de l’empeigne est fin, et l’absence de pare-pierre n’apporte aucune protection particulière, si ce n’est votre habileté à éviter les roches et la végétation.

Réactivité

Côté Dynafit : Une chaussure qui vous renverra l’énergie que vous fournirez, ni plus, ni moins. Pas de perte d’énergie, et un renvoi brut.

Côté Merrell : C’est le point fort du modèle, avec un effet réel de la plaque intégrée à la semelle qui procure un ressenti de réactivité assez tonique.

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Photo DR

Écoresponsabilité

Aucune information transmise par les marques à ce sujet.

Drop

Côté Dynafit : 4 mm, soit un drop plutôt bas.

Côté Merrell : 6 mm.

Poids

Côté Dynafit : 239 g en 42,5

Côté Merrell : 200 g en 42,5

Laçage

Côté Dynafit : Un système de laçage complexe qui demande beaucoup d’attention pour réussir le bon réglage. La pochette de rangement est trop étroite et trop près du cou-de-pied pour permettre un rangement qui ne gêne pas.

Côté Merrell : Un laçage classique qui a fait ses preuves et qui permet d’ajuster facilement le serrage du pied. Une astuce intéressante : une sangle de rangement des lacets en oblique sur la languette pour ne pas créer une masse gênante sur le cou-de-pied. Bravo !

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La sangle de rangement de la Merrell MTL Skyfire 2 permet de ne pas avoir les lacets sur le cou-de-pied. Photo DR

Durabilité

Côté Dynafit : Le modèle est robuste, tant au niveau de l’empeigne que de la semelle extérieure. Elles n’avaient pas bougé après 300 km de sentiers périlleux.

Côté Merrell : Un modèle qu’il faudra préserver pour qu’il reste optimal lors de vos compétitions. La semelle extérieure et la stabilité du talon seront vos points de vigilance.

Prix

Côté Dynafit : 170 €

Côté Merrell : 200 €

Conclusion

Ces deux modèles seront parfaits pour courir des épreuves engagées sur des terrains techniques, mais à deux conditions : être assez léger et être entraîné. Car si elles vous rendront parfaitement vos qualités athlétiques, elles ne vous feront en revanche aucun cadeau si votre foulée s’affaisse et surtout si votre pied perd sa tonicité. La Dynafit Sky DNA trouvera son terrain de prédilection dans les kilomètres verticaux et les courses de montagne alpine d’un format inférieur à deux heures. Les Merrell MLT Skyfire 2 permettront de courir jusqu’à 3 heures, mais manqueront de protection sur les pierriers ou les terrains rocailleux où leur fragilité sera un handicap.

Cet article est paru dans le magazine Esprit Trail N°128.

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Vous voulez être tendance ? Chaussez des mœlleuses, des épaisses, des robustes ! En 2023, comme en 2022, les marques proposent des modèles « tout confort » qui offrent de la douceur même en milieu hostile ! Destinées à tous les gabarits, et pour toutes les envies de trail, ces chaussures permettront de pratiquer en toute sécurité, de la petite promenade pour aller trottiner au parc du coin de la rue jusqu’à l’ultra trail engagé en montagne. Dans cette gamme, les équipes d’Esprit Trail ont confronté les New Balance Hierro V7 et les Brooks Caldera 6, deux modèles qui vous emmèneront loin sans brutaliser vos pieds.

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[all4affiliates id=”4577″ title=”Brooks Caldera 6″]

Accroche

Côté New Balance : Une semelle Vibram bien plane, avec des crampons marqués qui s’adapteront à toutes les conditions de terrains.

Côté Brooks : Une très large semelle qui vous offrira un appui franc et massif au sol. L’arrière est évidé en son centre pour offrir plus de souplesse, sans obérer l’accroche.

Drop

Côté New Balance : avec un drop standard de 8 mm, cette Hierro V7 permet un usage facile pour la majorité des coureurs.

Côté Brooks : Même chose pour la Caldera 6, qui affiche un drop de 6 mm.

BROOKS CALDERA 6 FACE
La Caldera 6 : une semelle énorme et un drop de 6mm.

Adhérence (qualité de la gomme)

Côté New Balance : La semelle extérieure en Vibram fait parfaitement le job, un des meilleurs rendus en adhérence pure.

Côté Brooks : Le caoutchouc avec du nitrogène injecté est d’une grande qualité, garantissant une adhérence même sur pierres plates mouillées.

NEW BALANCE HIERRO V7 EXTERNE
La semelle extérieure de la New Balance offre une adhérence exceptionnelle.

Stabilité

Côté New Balance : Le montage très classique de l’empeigne, avec une large languette attenante, permet un enveloppement optimal du pied qui restera hyper stable dans la chaussure.

Côté Brooks : L’empeigne s’ajuste facilement à diverses formes de pied, et assure un maintien très correct du pied. Un bémol : la plateforme de la semelle est tellement élargie qu’il faudra être attentif dans les dévers pour justement ne pas « déverser ».

Poids

Côté New Balance : 305g en 42

Côté Brooks : 300g en 42

Lire aussi : 12 critères pour bien choisir vos chaussures de trail

Amorti

Côté New Balance : La semelle intermédiaire faite d’un unique bloc de mousse absorbe tous les impacts avec le sol, au risque d’une perte de sensation et d’envie de relance.

Côté Brooks : La semelle intermédiaire spécifique à la marque, composée d’azote infusé, offre un amorti puissant qui garde toutes ses qualités au fil des heures, et assure une relance de bonne facture.

BROOKS CALDERA 6_PROFIL
La semelle intermédiaire de la Brooks, intégrant de l’azote infusé, offre un moelleux et un amorti incomparables.

Confort

Côté New Balance : C’est le point fort de cemodèle qui peut concurrencer la meilleure des pantoufles ! Confortable dès le premier enfilage…

Côté Brooks : On se sent très vite à l’aise dans ce modèle où le pied peut s’épanouir sans aucun point de friction.

Protection

Côté New Balance : Le pare-pierres assez rigide et qui court sur le flanc intérieur fait bien le job et assure une vraie protection du pied dans ses parties les plus fragiles.

Côté Brooks : L’épaisseur de l’empeigne et l’insert de picots rigides sur le pourtour de la chaussure permet une protection de grande qualité.

NEW BALANCE HIERRO V7 EXTERNE SEMELLE
Confort et protection, 2 atouts majeurs de la Hierro V7.

Laçage

Côté New Balance : Laçage classique et efficace avec des lacets plats solides. Pas de système de range-lacets.

Côté Brooks : Laçage classique avec un élastique range-lacets, simple mais efficace.

Réactivité

Côté New Balance : Le retour d’énergie de la semelle intermédiaire est juste correct, mais respecte le naturel de votre foulée.

Côté Brooks : La semelle intermédiaire met l’accent sur la réactivité, et cela fonctionne bien pour peu que l’on dynamise sa foulée.

Durabilité

Côté New Balance : L’empeigne résiste bien à l’abrasion et la semelle ne se fatiguera qu’après plus de 1000 km .

Côté Brooks : Le modèle est robuste et durable et vous accompagnera longtemps.

BROOKS CALDERA 6 SEMELLE
La Caldera 6, une chaussure pour aller loin…

Écoresponsabité

Côté New Balance : Même si elle le revendique, la marque semble n’avoir que peu de démarches écoresponsables.

Côté Brooks : La marque déclare acheter des compensations carbone depuis 2021 et vouloir atteindre la neutralité carbone nette d’ici 2040.

Prix

Côté New Balance : 160 €

Brooks : 150 €

Conclusion

Même s’ils concourent dans la même catégorie des moelleuses, ces deux modèles sont très différents dans la conception et le ressenti à l’usage. Côté New Balance, on s’inscrit dans le traditionnel, avec un modèle solide, confortable, très stable et qui garantit de pouvoir faire un très long chemin sans encombre ni mauvaise surprise. Côté Brooks, le modèle est plus clivant, avec une semelle hyper large, qui assure un vrai confort d’amorti mais qui doit trouver sa place sur le chemin, qui nécessitera de plus vous engager pour en extraire les indéniables qualités.

À vous de faire votre choix entre tradition sécurisante et innovation parfois surprenante.

Cet article est paru dans le magazine Esprit Trail N°128.

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